Service de greffe du Sénat [informations nationales et lois]

Rezzacci

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<center>Service de greffe du Sénat</center>

<center>Répartition idéologique du Sénat de Stalagmanque

[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121204040431381851.png][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/12/04/121204040431381851.png[/img][/url]</center>

<center>La Partitura
Sine musica anima mori

609 sénateurs</center>

Plus spirituels que leurs adversaires, ils restent très attachés aux traditions, au passé et à la culture. Ils n’imaginent pas un univers sans l’Eglise comme tuteur, la Soffitta comme pivot et la Loi comme carcan. Bercés d’imagination et de chansons, ils abordent le monde d’un œil très ouvert, mais la plupart du temps trop distant avec la réalité.

Les Spettatori (187 sénateurs)
La ligne de conduite des Spettatori est l’amorphie générale, la non-action continue, le néant absolu. Ils partent du postulat que si on ne fait rien, on ne fait rien de regrettable ou de préjudiciable, et que, si ça fonctionnait hier, ça fonctionnera demain. Formant un corps important au sein du Sénat, c’est le groupe le plus conservateur et qui n’avancera jamais. Il est fort évident qu’il sera impossible de les faire entrer dans une coalition politique.

Les Doppiezza (92 sénateurs)
Aujourd’hui seulement on a pu mesurer l’étendue de la tentaculaire et infinie famille des Doppiezza. 92 sénateurs appartiennent à cette illustre famille, et, contrairement à de nombreuses autres familles, ils continuent à parler d’une seule et même voix. On en sait peu sur leurs ambitions, et il font tout pour qu’elles restent secrètes.

Les Travesti (125 sénateurs)
Troisième groupe le plus influent, il part sur l’idée que Stalagmanque n’aurait jamais dû devenir un Etat continental, mais rester une thalassocratie, comme elle l’a toujours été et le sera toujours. Ils sont pour une relance de la reconquête des comptoirs commerciaux, pour un commerce à plus grande échelle et pour une plus grande implication diplomatique et d’espionnage sur la scène internationale.

Les Coloraturas (105 sénateurs)
Les Coloraturas virent que la révolution naquit du fait que la culture stalagmantine se délitait considérablement. L’Etat se devait donc, en tant que République, et non plus en tant que somme de riches individus, de s’investir davantage dans la culture du pays, de créer un socle de valeurs communes. En outre, les Coloraturas sont très attachées au principe de religion nationale, et veulent donc une réaffirmation du catholicisme comme seul culte valable dans la République, et exigent une plus grande sévérité de la part de l’Inquisition.

Les Solisti (10 sénateurs)
Très vieux parti en tant que groupe idéologique, ils militent pour que le patriciat devienne héréditaire. En effet, un addendum dans le Code pourrait parfaitement pallier à ce problème et permettre de garder un plus grand élitisme, et donc une moindre corruption de l’Etat. La Sérénissime doit devenir un pays plus minarchiste que jamais si elle veut garder sa souveraineté.

Les Buffoni (45 sénateurs)
Le problème essentiel du pays, selon les Buffoni, est que le Sénat est trop éloigné du peuple, et par conséquent il faut s’en rapprocher, mieux assimiler sa culture aux Beaux-Arts de la capitale. Seule une réconciliation des provinces et de la capitale pourrait éviter de tels débordements comme ceux que l’on a pu observer sur le continent et en Nursie.

Les Amministratori (25 sénateurs)
Véritable paradoxe au sein de la Partitura, ils sont pour une bureaucratisation et une hiérarchisation de l’administration stalagmantine, afin d’exercer un plus grand pouvoir sur le peuple. Ce qui les différencie des Libretti est qu’ils veulent classer tout ce qu’ils voient selon une nomenclature musicale et artistique. Ils gardent une vision très poétique et lyrique du monde ; mais rien ne dit que la poésie et le lyrisme ne peuvent s’épancher dans de jolis classeurs biens tabulés.

Les Banditori (20 sénateurs)
Et si on supprimait le principe d’Etat-nation ? Telle est la question de base des Banditori. Leur projet est de faire en sorte que la culture devienne mondiale, sous indication stalagmantine, bien évidemment – faut pas déconner non plus. Ceci permettrait un meilleur dialogue, et un commerce menant vers une plus grande prospérité commune.

<center>Les Libretti
Pecunia mundo imperat

170 sénateurs</center>

Diamétralement opposés à la Partitura, ils n’envisagent le monde que sous l’angle utile et pratique. Combien avons-nous gagné, combien sommes-nous en train de perdre ? Combien reste la question fondamentale, devant le comment et le pourquoi. Tout peut se résumer, en somme, à un problème plus ou moins complexe d’arithmétique. La Raison et la Logique sont au cœur des outils de pensée, et on évite de perdre son temps en divagations.

Les Sordi (20 sénateurs)
L’étranger, c’est le mal. Vivons en autarcie, fermons nos frontières, et isolons-nous. Si rien ne vient du dehors, il n’y a pas d’éléments perturbateurs, pas de frottements, et tout fonctionne parfaitement selon une mécanique bien huilée, et ce pour les siècles et les siècles. Et si un problème survient, il est bien plus aisé de l’identifier.
Voilà le leitmotiv des Sordi.

Les Padroni (70 sénateurs)
Les Padroni veulent mettre en place une économie d’Etat. Ils veulent que le domaine de la production et de l’industrie ne soit pas plus du domaine privé, et souhaitent que certains domaines, notamment les stratégiques – architecture, armement, énergie, santé – soient nationalisés.

Les Maestri (30)
Le problème de la révolution vient du fait que le peuple bénéficiait de bien trop de libertés. La solution est donc la diminution, voir la suppression totale de ces libertés. Que le Sénat impose un véritable totalitarisme sur les sujets, et le pays ne pourra s’en tirer que mieux, disent-ils.

Les Moderni (50)
Etonnement nombreux, les Moderni sont des « révolutionnaires » sociaux. Ils veulent une plus grande libéralisation des mœurs, une couverture sociale, et pourquoi pas enfreindre les Lois en donnant au peuple un certain pouvoir, et intégrer un peu de démocratie en Stalagmanque. La laïcisation du pays est aussi un de leurs buts.

Les 181 sénateurs sénateurs restants se sont eux-mêmes nommés les Loggionisti. Ils n’ont, à proprement parler, aucun avis, mais ne se gênent pas pour critiquer celui des autres. Ils ne proposent rien, ne sont pour rien, détestent tout, mais au moins ils pointent les défauts majeurs des autres idées.
Rezzacci

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<center>Code des Lois de la Sérénissime République de Stalagmanque</center>

A compléter...
Rezzacci

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<center>Journaux, revues et périodiques de Stalagmanque</center>


La presse stalagmantine est entièrement indépendante, chacun ayant droit de publier ce qu'il souhaite. Néanmoins, pour l'impression, ils doivent passer par la Guilde des Métiers du Livre, qui peut faire une sélection sur les publications (sauf pour les Carnets du Sénat).
Ici vous verrez les publications des six journaux principaux de la République (on passera volontairement sur La Revue Dominicale des Philatélistes et Numismates du Canal des Orfèvres, Miam-miam : la chronique de cuisine de la cloche de la Sérénissime, ou Comptes-rendus de la société secrète, jurisconsultière, monarchique et nihiliste mais néanmoins licite de la Glorieuse Compagnie Confédérée de l'Ordre Chrématistiquer des Saint-Alphonsistes de l'Etoile Vespérale, sous-branche occidentale des Bâcles, ces journaux n'ayant qu'un intérêt limité à l'internationale.)

Les Carnets du Sénat : Appartenant à la République, et sous la couverture du service de greffe, ils relatent les informations officielles du pays : informations économiques, institutionnelles, traités, activités des magistrats d'Etat. Mais son activité principale est la publication des Lois de Stalagmanque.

Le Héraut : Principal journal, sa vocation est l'énumération des faits qui ne sont pas du ressort de l'Etat. Peu d'intérêt, mais permet de manière assez efficace de se tenir de manière objective au courant des faits et gestes du pays.

Le Phileas : Indépendant mais directement en communication avec le servie de greffe, il fait le lien entre les nouvelles extérieures et la Sérénissime.

La Guilde des Métiers du Livre : Ce journal a pour vocation de renseigner le peuple sur les novuelles économiques, surtout en ce qui concerne l'Entrepôt Vermillon et le Dôme Argenté.

Le Souffle : Un peu à côté de la plaque et désaxé de ce monde, le Souffle se contente d'affaires culturelles, cultuelles, artistiques, intellectuelles et artistiques. Néanmoins, c'est le journal le plus lu, au vu de l'importance de l'Opéra dans Stalagmanque.

Mi-figue mi-raisin : Journal satirique mais toujours politiquement et moralement correct, il est apprécié par sa grande objectivité (comprenez : tout le monde passe sous sa plume acerbe). On lui accorde son style assez léger et peu sérieux, apportant un regard neuf et enfantin sur les aspects sérieux de la République.
Rezzacci

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<center>Guilde des Métiers du Livre
Edition du 24 septembre 2018</center>

Fondation d'une nouvelle guilde

La nouvelle vient de tomber, annoncée par Basilio DiConce, préposé au bureau des brevets des Guildes, à l'Entrepôt Vermillon. Le sieur Willem van Huizijn, bourgeois nursien, habitant au 27 canal de Grachtdam, Stalagmanque, aurait déposé aujourd'hui même le formulaire pour la fondation d'une guilde. Selon le témoignage de Basilio DiConce, le formulaire est rempli en bonne et due forme, et a été envoyé pour récolter les signatures des juges de Stalagmanque.
La nouvelle guilde seraient connue sous le nom de Guilde des Raffineurs d'hydrocarbures, dont le rôle sera le raffinage principalement du pétrole ainsi que du gaz naturel en plus faible quantité. La guilde se propose également comme protectrice et mécène des gisements pétroliers.
Le Syndic de la guilde serait composé de six individus : Willem van Huizijn, Gerardus van der Hoep, Harmen Harmenszoon van Locq, Antonius van Tulpdam, Jan van Rijk et Léopold van Zimmerman, tous d'éminents et riches bourgeois de Grachtdam.
Il va sans dire que quelques contestations s'élèvent. Les premières viennent bien sûr des guildes des Verriers, des Distilleurs et professions assimilées, et des Purificateurs des Pierres et Métaux précieux, ces trois corporations pratiquant selon un consensus tacite le raffinage du pétrole à niveau artisanal pour le pays. De plus, certains ecclésiastiques affirmeraient que le monopole de cette source d'énergie dans un syndic néerlandophone serait un problème pour la stabilité catholique du pays. De plus, le Syndic a clairement annoncé son envie de pénétrer la sphère internationale. Basilio DiConce nous a fait part de son inquiétude, nous affirmant que si cette guilde devenait trop importante, elle risquerait d'éclisper toutes les autres, de s'emparer de tous les pouvoirs industriels par d'improbables et illégales fusions-acquisitions d'un capitalisme sauvage, et pourrait par trop fléchir sur le pouvoir sénatorial.
De notre côté, nous accueillons avec plaisir cette nouvelle. En effet, d'un point de vue rationel, jamais ces calvinistes moustachus ne pourront se développer suffisament pour renverser le pouvoir. La guilde des Orfèvres, Joailliers, Bijoutiers et Horlogers s'y est déjà tant de fois risquée que l'on sait le vain esprit d'une telle entreprise. De plus, cela nous permettra de faire notre trou sur la scène économique internationale.
Certains économistes affirment que les profits générés par les taxes pour l'Etat par cette guilde pourrait atteindre le milliard de ducats. De quoi relâcher la bride des contestataires.
Rezzacci

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<center>Le Souffle
Edition du 25 septembre 2018</center>

Programme de la Soffitta pour le mois d’octobre 2018

1, 2 et 3 : l’Odissea Australe in Fa bémolle (l’Odyssée Australe en Fa bémol), œuvre en 7 actes, de Vitali-Caracolo
4, 5 et 6 : l’Imbranataa e il Rospo (la Gourde et le Crapaud), œuvre en 3 actes, d’Ordenar-Polienski
7 et 8 : I Due Maghi (les Deux Mages), œuvre en 1 acte, de Torrentapri-Passero
9, 10, 11, 12 et 13 : Moralmente sbagliato (Moralement répréhensible), œuvre en 1 actes, de Rezzacci-van Hanijms
14 : l’Odissea Australe in Fa bémolle (l’Odyssée Australe en Fa bémol), œuvre en 3 actes, de Vitali-Caracolo
15, 16 et 17 : Mastro Zatathias (Maître Zatathias), œuvre en 2 actes, de Torrentapri-Scapello
18 et 19 : il Viceré (le Vice-roi), œuvre en 3 actes, de Torrentapri-Scapello
20, 21, 22, 23, 24, 25 et 26 : la Voliera de Don Melchiorre (la Volière de Don Melchior), œuvre en 3 actes, de Violini-Gazpacho
27 : l’Anello del Mercante (l’Anneau du Marchand), œuvre en 2 actes, anonyme.
28, 29, 30 et 31 : Perduti ! (Perdus ! ), œuvre en 2 actes, de Violini-Gazpacho.

<center>Une œuvre en détail</center>

Moralmente sbagliato
Causons de l’œuvre
Créée au début du XXe siècle, elle est typique des dissensions qui existèrent à l’époque entre les traditionalistes et les progressistes. Elle met le point sur un débat toujours d’actualité : quand il y a une nouvelle technologie, les traditionalistes la juge moralement répréhensible, et veulent l’interdire, comme la machine à vapeur au XIXe siècle ou, plus récemment, le téléphone portable. Ces conservateurs sont en rogne quand ils échouent. Mais que ce serait-il passé si ces mêmes gens d’époques antérieures avaient réussi sur d’autres technologies ? S’ils avaient réussi à interdire l’électricité, la médecine, l’écriture, la roue ou le feu ? C’est cet aspect du conservatisme qui est mis en avant dans cette œuvre.
Ouverture
Deux voisins de Bel Proximus, M. Giuseppe et M. Martin, sortent de chez eux et chantent leur bonheur de vivre où ils sont, mais se plaignent de leurs voisins. M. Giuseppe, éducateur très bigot, se supporte plus M. Martin, imprimeur fanatique des nouvelles technologies. L’ouverture se termine sur M. Giuseppe qui affirme qu’il mettra un terme aux agissements de M. Martin.
Premier acte
Dans Bel Proximus, M. Martin se réveille et remarque que sa machine est sabotée. Il voit M. Giuseppe à coté et lui demande des explications. Celui-ci lui dit qu’il en avait le droit, puisqu’une loi municipale oubliée autorisait à chaque citoyen de détruire tout ce qui est moralement répréhensible (moralmente sbagliato). M. Martin se venge en lui libérant ses chevaux, l’empêchant ainsi de se rendre à la messe, car retenir des chevaux en captivité est moralement répréhensible. Et, sur ce leitmotiv de « moralement répréhensible », la cascade de l’horreur va commencer, et grandir de jours en jours. M. Giuseppe bloque l’accès au charbon à la ville, M. Martin casse les vitres des maisons, M. Giuseppe casse les lunettes de son voisin, M. Martin décoiffe M. Giuseppe, qui empêche l’accès à l’eau courante, M. Martin interdit l’accès au dispensaire… La ville est rapidement envahie par cette fièvre, et la ville risque même d’être détruite lorsque MM. Martin et Giuseppe, d’un commun accord, veulent faire sauter la ville avec de la poudre car les bâtiments sont moralement répréhensibles. Ils sont rapidement arrêtés, jugés puis exilés par les autorités municipales, et la loi en question est abrogée, sous le prétexte qu’elle est moralement répréhensible.

<center>Quelques autres œuvres</center>

L’Odissea Australe in Fa bemolle
Argument : Aloysius van de Rek, explorateur de Grachtdam, tente vainement de partir pour découvrir une nouvelle route pour acquérir des épices. Il en sera sempiternellement empêché par une foultitude de personnages cocasses et loufoques, le retenant pour diverses raisons : Wilhelmine, son épouse inquiète ; Jan, Peter et Gus, ses assistants qui ne veulent partir vers une mort certaine ; Handergenus van Marijns, bourgmestre de Grachtdam ; le capitaine de port ; le commerçant stalagmantin ; l’usurier juif ; le capitaine rostov ; le médecin loquace ; le pasteur calviniste et le prêtre catholique ennemis ; et ainsi de suite, durant sept actes qui s’achèveront par le navire qui coulera à sa place initiale, sans avoir avancer d’un poil.
Autour de l’œuvre : véritable tableau vivant de l’époque, il donne un témoignage de la société que l’on pouvait trouver dans les ports nursiens au XVIe siècle, ainsi que certaines nationalités facilement observables dans les alentours stalagmantins de l’époque. Tiré d’une légende grachtdamoise, c’était surtout une violente critique à l’égard de ces explorateurs et commerçants qui, sur des idées folles, faisaient perdre des milliers aux gouvernements dans de vaines explorations.

L’Imbranataa e il Rospo
Argument : Mercedes et Guadalupe, deux étudiantes en voyage en Transyldavie, se retrouvent en panne devant un curieux et étrange château. Accueillies par José, le laquais poisseux, elles passent une douce nuit où il était prévu qu’elles meurent. Curieuses de ces étranges phénomènes, elles décident de visiter le village persécuté par la maîtresse du château, la terrible Señora. Après une petite enquête chantée, les deux amies retournent au château. Après quelques scènes fantastiques, elles démasquent la Señora – une vieille dame s’amusant à terroriser son entourage – et obtiennent d’elle de l’argent en échange de leur silence.
Autour de l’œuvre : Militante de la vénalité des personnages (il n’y a aucune morale : l’argent a acheté le silence, et les populations sont toujours terrorisées), elle n’a pas de véritable morale. Elle se distingue principalement par son style, étant le précurseur du Mécanisme-Symphonique, un genre très rigide et rythmique, utilisant flopée d’effets spéciaux.

I Due Maghi
Argument : Deux mages, Zirconius et Gomdebul, se disputent la suprématie sur un village. Cet opéra est composé uniquement de quatre chants : le premier, dans l’ouverture, met en scène la situation et les deux mages qui se rencontrent ; le deuxième est un double chant où chacun lance ses formules de son côté, sur des airs différents (Zirconius sur un air lent et épique, Gomdebul légèrement et bucolique) ; le troisième sont une tentative de régler à l’amiable, par un jeu de cartes, le différend ; celui-ci échouant, les deux mages se lancent dans le dernier chant qui est aussi l’ultime bataille, où ils finiront en s’exterminant dans un sublime duo grandiloquent et entraînant.
Autour de l’œuvre : première œuvre de Torrentapri, on y retrouve ses caractéristiques qui le suivront sur sa carrière : musique entraînante, rythmique, endiablée. L’argument (vieux conte racontée dans les provinces) est d’une simplicité ici uniquement pour servir la musique.
Rezzacci

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<center>Mi-figue mi-raisin
Edition du 27 septembre 2018


Sauvons les greniers</center>

Ô, temps, suspends ton vol ! C’est en ces termes que le temps a consacrés comme pompeux que les membres de la Soffitta désireraient affubler leur institution. Nul en cette terre, excepté les provinciaux et diables d’étrangers, n’est ignorant de la crise qui frappe de plein fouet mais avec une douceur toute administrative cette institution séculaire qui, pendant des lustres, berçant nos cœurs et nos âmes, perd son Souffle dont les derniers servent à l’agonie sévère de ces festifs hérétiques. Inutile de dire que, telles les inlassables partitions dont ils sont les pantins, ils suivent avec la régularité du métronome leurs rituels poncifs, plutôt que de s’éveiller en fanfare pour déclamer au monde entier le profond désespoir où elle s’enlise de jour en jour.
Cependant, tout le monde le sait, par un miracle des plus extraordinaires, les réservations pour le mois d’octobre afficheront complet en quelques jours. Certains affirmeraient donc que ces réservations combleraient entièrement les besoins de la réalisation. La rédaction s’est donc amusée à faire quelques petits calculs*. Connaissez-vous le cachet moyen d’un ténor médiocre ? Le prix de couture d’un costume aux dorures boursouflées ? L’entretien d’un orchestre d’octante instruments, d’une scène séculaire, de coulisses branlantes, d’un lustre précaire et de places assises élimées ? En vérité, c’est juste un véritable miracle que la Soffitta n’ai pas dû mettre la clef sous la porte il y a longtemps. Peut-être brûlera-t-elle comme son ancêtre, et espèrera toucher son assurance-incendie.
Les mécènes désertent les uns après les autres, ne supportant plus la lourde charge qu’ils doivent supporter en un nombre de plus en plus restreint. La Soffitta devra bientôt se contenter de la protection d’Erato et Euterpe, mais il est du sens commun que les personnifications allégoriques ont souvent le porte-monnaie plein d’échinidés.
Qu’importe la dignité ! Ce n’est pas la nôtre que nous foulons par notre appel de désespoir. Pour la survie et le bonheur de notre patrimoine culturel périclitant, nous demandons à tous, riches comme pauvres, bons comme mauvais, patriciens comme plébéiens, et même, en ultime extrémité, aux étrangers nantis, d’ouvrir la bourse et de se ruiner afin de sauvegarder un patrimoine national d’une inutilité flagrante.

*Pour les calculs en détails, veuillez vous adresser à la rédaction du journal, au 82bis canal du Potron-minet, Stalagmanque, nos valeurs nous interdisant de publier des chiffres dans le journal, mais uniquement les commentaires qu’ils méritent.
Rezzacci

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<center>Le Héraut
Edition du 27 septembre 2018


Programme spatial</center>

Nous le savions déjà depuis quelques mois, l’Université Pontificale de Stalagmanque a lancé, le 12 janvier 2018, le début de son programme spatial nommé « Aristarque », mené par le docteur Léonardo Uiberléi. Un communiqué de l’institution nous aurait informé que toute la phase théorique et de calcul serait terminée, et que l’équipe allait entamer la phase la plus importante : celle de la confection de l’engin spatial. Pour ce faire, nous avons obtenu une interview extraordinaire avec le docteur Léonardo Uiberléi.

Le Héraut : Dottore Uiberléi, est-ce vrai que la phase théorique est terminée ?
Dr. Léonardo Uiberléi : Bien entendu. Nous conservons quelques mathématiciens et machines sur la vérification et de possibles améliorations, mais nous pouvons affirmer que cette phase est terminée et que nous pouvons passer à la suite.
L.H. : Justement, quelle est cette suite ? Est-ce bien la phase de construction de la fusée spatiale ?
Dr. L.U. : Et oui. Car il est bien beau de faire des calculs, nous n’irons pas loin. En tant que plus vieille république du monde, nous nous devons de faire notre place dans ce monde. La quatrième dimension nous attend, monsieur.
L.H. : Certains disent que vous auriez bâclé la première phase, celle des calculs. Est-ce vrai ?
Dr. L.U. : Monsieur, nous sommes en 2018. Nous ne sommes plus à l’aube du IIIe millénaire, et la Sérénissime reste l’une des pionnières en recherche mathématique. Nous excellons dans les Arts Libéraux, dont le cinquième est, rappelez-vous, l’arithmétique.
L.H. : Comme vous le savez, la République est très pauvre en gaz naturels. Comptez-vous faire appel à des entreprises étrangères pour vous fournir en hydrogène ?
Dr. L.U. : Nous ne comptons pas utiliser de l’hydrogène en grande quantité.
L.H. : Mais comment comptez-vous faire décoller la fusée ? Nulle autre source d’énergie ne peut fournir autant de vitesse et d’énergie à un engin pareil !
Dr. L.U. : Là, c’est parce que vous faîtes la même erreur que n’importe quel diable d’étranger : confondre puissance et vitesse. Ce qu’il faut juste donner à la fusée, c’est suffisamment de puissance pour décoller, et non de vitesse. Nous estimerons notre vitesse moyenne à une dizaine de kilomètres par heure pour sortir de l’atmosphère.
L.H. : Mais à cette vitesse, on ne peut aller nulle part, n’est-ce pas ? Les envoyés manqueront d’oxygène et de vivres rapidement ?
Dr. L.U. : Pour l’oxygène, nous aurons un système de régénération de dioxygène par photosynthèse. Et pour la nourriture, il y aura – outre de la nourriture déshydraté en cas extrême – des poules, de la viande surgelée, une importante réserve de quinoa et de l’hydrogène et oxygène sous pression pour fabriquer de l’eau.
L.H. : Donc vous utiliserez bien l’énergie hydrogène.
Dr. L.U. : Oui, pour nous déplacer dans l’espace et produire de l’eau. Mais pour sortir de l’atmosphère, nous utiliserons des ballons remplis d’hélium. Nous monterons à une altitude suffisante où l’attraction terrestre se fait moindre, et là nous utiliserons des moteurs à pétrole pour quitter définitivement l’aire d’influence. Les réservoirs seront vidés, et, une fois dans l’espace, une simple poussée dans une direction, et nous voguons pour des kilomètres.
L.H. : Maintenant que nous avons abordé les points techniques, pouvez-vous nous dire quel sera le but de la mission ?
Dr. L.U. : Si les tests en orbite sont fiables, alors nous lancerons la phase deux : aller sur la Lune.
L.H. : La Lune ?
Dr. L.U. : Oui. Nous ne voyons pas pourquoi cet astre céleste ne pourrait être foulé par le pied hautement supérieur du Stalagmantin.
L.H. : Comptez-vous recevoir de l’aide étrangère ?
Dr. L.U. : Bien sûr, pourquoi pas.
L.H. : Vraiment ? Ce sera bien la première fois.
Dr. L.U. : Bien sûr que non ! C’était une blague ! Le projet « Aristarque » est un projet purement stalagmantin. Et nous vous prions de retirer cette observation : l’Université est prête à tout partenariat de recherche, si cela peut accélérer notre développement, tant que notre intégrité n’est pas mise à l’épreuve. Maintenant, veuillez m’excuser, mais le devoir m’appelle, et je refuse de vous en dire d’avantage sur ce projet. Le reste des opérations doit rester secret afin de pallier à toute copie et tout sabotage.

C’est ainsi que s’achève cet interview. Nous ne savons pas dans combien de temps sera prête la fusée, mais une chose est sûre : connaissant l’opiniâtreté des universitaires, il est certain que, dans peu de temps, un stalagmantin pose le pied sur la Lune et face rentrer Stalagmanque au rang des nations supérieures. Selon un communiqué de l’Université : « qu’importe l’énergie nucléaire. Qu’importe l’alphabétisation. Qu’importe la puissance économique, ou nucléaire. Pour rentrer dans le concert des grandes puissances, il faut passer par l’espace, et c’est par là que Stalagmanque percera ».
Rezzacci

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<center>Carnets du Sénat
Edition du 28 septembre 2018</center>

[quote]<center>Traité de non-agression et de partenariat économique, technologique et culturel entre la Sérénissime République de Stalagmanque et la République Technocratique-Démocratique d’Azude

Préambule
Nous, patriciens de Stalagmanque et Administrateur National d’Azude, avons décidé, en ce jour du vingt-huitième jour du mois de septembre en l’an de grâce deux mille dix-huit après la naissance de notre sauveur, de clarifier nos relations diplomatiques, afin de rapprocher nos deux peuples, et mener nos pays respectifs sur le chemin de la paix, de la prospérité et du progrès, en raison de quoi nous signons aujourd’hui ce Traité de non-agression et de partenariat économique, technologique et culturel.
Puisse-t-il durer pour l’éternité.

Partie I : De la non-agression</center>

Article I : Les Républiques de Stalagmanque et d’Azude reconnaissent leurs frontières actuelles et s’engagent à respecter la souveraineté de chacun sur son territoire ;
Article II : Les Républiques de Stalagmanque et d’Azude s’engagent à conserver une entente cordiale ;
Article III : Les Républiques de Stalagmanque et d’Azude s’engagent à ne pas se déclarer mutuellement la guerre, même en cas d’alliances extérieures ;
Article IV : Les Républiques de Stalagmanque et d’Azude s’engagent à préserver leur intérêts communs ;

<center>Partie II : Des dispositions économiques</center>

Article V : La Guilde des Orfèvres, Joailliers, Bijoutiers et Horlogers de Stalagmanque s’engage à intégrer le marché azudien pour en faire profiter ses citoyens ;
Article VI : La République d’Azude proposera, au prix du marché, cinquante mille tonnes de bois et dix milles tonnes de charbon par an au peuple stalagmantin ;
Article VII : Les Républiques de Stalagmanque et d’Azude s’engagent à ouvrir une ligne aéroportée fixe entre leurs pays respectifs, dans l’aéroport de leur choix ;

<center>Partie III : Du partenariat technologique</center>

Article VIII : Les autorités scientifiques de Stalagmanque et d’Azude s’engagent de s’entraider dans les domaines scientifiques suivants :
a. Electromagnétisme : la production, l’emmagasinement, et la recherche fondamentale ;
b. Médecine : recherche fondamentale et appliquée ;
c. Energie : partenariat pour atteindre la puissance nucléaire civile ;

<center>Partie IV : Des échanges culturels</center>

Article IX : Les Républiques de Stalagmanque et d’Azude s’engagent à assurer la libre circulation des personnes sur leurs territoires respectifs ;
a. La République de Stalagmanque s’engage à ne pas égarer les ressortissants azudiens sous sa juridiction, et à ne pas les laisser traverser les frontières de son territoire ;

Article X : Azude offre à Stalagmanque plusieurs copies de tableaux typiques de l’art azudien ;

Article XI : Stalagmanque permet à Azude d’avoir accès à certains opéras ;

Article XII : La République d’Azude s’engage à devenir un des mécènes de la Soffitta ;
a. Le montant des dons seront laissés à la discrétion d’Azude ;
b. Le statut de mécène de la Soffitta peut être retiré et révoqué à la demande des dirigeants d’Azude ;

<center>Partie V : Des dispositions du traité</center>

Article XIII : Toutes les dispositions prises dans ce traité sont valides tant que le traité n’est pas révoqué, sauf dispositions particulières ;
Article XIV : Ce traité ne peut être rompu ;
a. Sauf en cas de force majeure (danger de la sécurité nationale, troubles majeurs, scénario post-apocalyptique…) ;
b. En cas de décision mutuelle du Sénat de Stalagmanque et de l’Administrateur National d’Azude ;

<center>Signature du Doge de Stalagmanque
[url=http://www.casimages.com/img.php?i=120730105348206952.png][img]http://nsa29.casimages.com/img/2012/07/30/120730105348206952.png[/img][/url]

Signature de l’Administrateur National d’Azude
[/quote]
Rezzacci

Message par Rezzacci »

<center>Le Souffle
Edition du 31 octobre 2018</center>

Programme de la Soffitta pour le mois de novembre 2018

1er : Perduti ! (Perdus ! ), œuvre comique, 2 actes, italien, de Violini-Gazpacho.
2, 3, 4 et 5 : Traduzione meravigliosa (Merveilleuse traduction), oeuvre spirituelle, 3 actes, italien, de Garibaldi-Ochardo.
6 et 7 : Il Gigante dei Sette Giorni (le Géant des Sept Jours), oeuvre mythologique, 7 actes, italien, de Seccatore-Bibendum.
8, 9 et 10 : Ach, große schlacht (Hélas, grande bataille), oeuvre sérieuse, 3 trois actes, allemand, de Furtozetti-Von Bergwald.
11 : Entracte exceptionnelle.
12, 13, 14, 15, 16 et 17 : Presto, i miei sali (Vite, mes sels), oeuvre comique, 2 actes, italien, de Bonicuardo-Vertaccura.
18, 19 et 20 : I pentiti di San-Giuseppe (le repenti de Saint-Joseph), oeuvre religieuse, 2 actes, italien, de Scarafaggio-Laudanum.
21, 22 et 22 : Scherzi, nuvoletta (Gambade, petit nuage), oeuvre bucolique, 1 acte, italien, de Torrentapri-Scapello.
23 et 24 : L'Astuce du Destin, oeuvre comique, 4 actes, français, Torrentapri-Hauchard.
25, 26 et 27 : Presto, i miei sali (Vite, mes sels), oeuvre comique, 2 actes, italien, de Bonicuardo-Vertaccura.
28 : Entracte exceptionnelle
29 et 30 : Presto, i miei sali (Vite, mes sels), oeuvre comique, 2 actes, italien, de Bonicuardo-Vertaccura.
Rezzacci

Message par Rezzacci »

<center>Carnets du Sénat
Edition du 14 novembre 2018</center>

[quote]<center>Traité coopératif de premières relations entre le Royaume de Coorland et la Sérénissime République de Stalagmanque</center>

Article I : Le Coorland et Stalagmanque reconnaissent mutuellement leur existence, leur souveraineté et l’intégrité de leurs frontières.
Article II : Le Coorland et Stalagmanque acceptent l’établissement permanent d’ambassades dans leurs pays respectifs.
Article III : Le Coorland accepte l’établissement de filiales de la Guilde des Orfèvres, Joailliers, Bijoutiers et Horlogers ;
a. Le Coorland accepte d’ouvrir, au prix du marché, ses ressources aurifères pour ladite Guilde.
Article IV : Stalagmanque s’engage à laisser les usines coors à vendre des alcools locaux, tant que celles-ci s’engagent à ne pas s’installer sur le territoire stalagmantin.
Article V : Le Coorland et Stalagmanque s’engagent à ouvrir des lignes commerciales maritimes et aériennes entre leurs pays.
Article VI : Stalagmanque s’engage à laisser les Highland Games se dérouler en sa nation.
Article VII : La Soffitta de Stalagmanque s’engage à offrir, sans demande de droits d’auteurs, une dizaine d’opéras laissés à la discrétion de la Soffitta.
Article IX : les Universités coors et l’Université de Stalagmanque s’engagent :
a. A ouvrir un programme d’échanges universitaires, d’étudiants et d’enseignants, si les conseils des universités sont en accord avec les capacités des étudiants et enseignants échangés.
b. A ouvrir des programmes de recherches ponctuels.

<center>Signature du Doge de Stalagmanque
[url=http://www.casimages.com/img.php?i=120730105348206952.png][img]http://nsa29.casimages.com/img/2012/07/30/120730105348206952.png[/img][/url]

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/290988sceau.png[/img]</center>[/quote]
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