Posté : lun. sept. 16, 2019 3:04 pm
[center]Les élections sénatoriales au Makengo
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[center][img]https://i.imgur.com/PTrwjQi.jpg[/img][/center]
[justify]Tous les 5 ans, les makengais sont appelés à voter pour élire 181 des 200 sénateurs qui siègeront au Sénat et voteront les lois de la nation (les 19 restant sont désignés par le Président de la république). De nombreuses règlementations régissent ces élections qui ont énormément changées au cours du temps, accompagnant l’histoire récente makengaise et les oppositions politiques.
A l’origine dans la première république makengaise (1963-1970) le Sénat national makengais était composé suite aux élections de sénats régionaux. Ainsi, chaque région possédait son sénat qui envoyait au sénat national un nombre proportionnel à sa population de sénateurs, pour 6 ans, suite à un vote interne (donnant la part belle aux partis majoritaires). A partir de 1970, avec la prise de pouvoir de Samuel Kilama (1970-1997), le multipartisme est interdit et les pouvoirs du sénat sont suspendus. Ainsi, de fait, le sénat national n’est plus qu’une chambre d’enregistrement des décisions présidentielles, et les sénats régionaux n’ont plus qu’un rôle de représentation du pouvoir national dans les régions.
Après l’ère Kilama, la République démocratique du Makengo, née d’une transition de deux ans en 1999 et d’un consensus national, instaure le retour du Sénat national, mais acte la disparition des sénats régionaux. Le Sénat makengais est directement élu au suffrage universel. Dans les premières élections, chaque région élit, proportionnellement à sa population, un certain nombre de sénateurs.
Cette première formule permet à de très nombreux groupes politiques locaux et ethniques d’entrer au parlement, mais permet difficilement d’obtenir une majorité nationale hors coalition.
Youssouf Botamba arrive au pouvoir suite à des troubles politiques et ethniques en 2008 et réforme le système électorale makengais : le mandat de sénateur passe de 6 à 5 ans, et seul 181 des 200 sénateurs sont élus par la population, les 19 autres étant choisit par le président lui-même. Autre grande nouveauté, les élections sont nationales, et non plus régionales et proportionnelle à la population régionale. Avec un seuil d’entrée au sénat fixé à 1% des voix exprimées, l’entrée dans la sénature est ainsi beaucoup plus compliqué et limité aux grandes formations politiques nationales. De très nombreuses formations et groupes politiques locaux disparaissent de la scène politique nationale.
Ce système perdure depuis 2008, et seul les grandes formations politiques sont ainsi représentées. Les petites formations locales et ethniques ont cependant depuis quelques années choisit de se rassembler au niveau national sous l’appellation « Sans Etiquette et partis régionaux », pour permettre l’entrée au sénat. Souvent, ce sont des représentants des régions nord-ouest ou nord-est du pays, historiquement opposées à l’unionisme et au pouvoir central de Lunda, qui se regroupent sous ces appellations, les autres petites formations locales préfèrent s’allier aux grandes formations nationales ou choisir de ne simplement plus tenter d’entrer dans la sénature.
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A l’origine dans la première république makengaise (1963-1970) le Sénat national makengais était composé suite aux élections de sénats régionaux. Ainsi, chaque région possédait son sénat qui envoyait au sénat national un nombre proportionnel à sa population de sénateurs, pour 6 ans, suite à un vote interne (donnant la part belle aux partis majoritaires). A partir de 1970, avec la prise de pouvoir de Samuel Kilama (1970-1997), le multipartisme est interdit et les pouvoirs du sénat sont suspendus. Ainsi, de fait, le sénat national n’est plus qu’une chambre d’enregistrement des décisions présidentielles, et les sénats régionaux n’ont plus qu’un rôle de représentation du pouvoir national dans les régions.
Après l’ère Kilama, la République démocratique du Makengo, née d’une transition de deux ans en 1999 et d’un consensus national, instaure le retour du Sénat national, mais acte la disparition des sénats régionaux. Le Sénat makengais est directement élu au suffrage universel. Dans les premières élections, chaque région élit, proportionnellement à sa population, un certain nombre de sénateurs.
Cette première formule permet à de très nombreux groupes politiques locaux et ethniques d’entrer au parlement, mais permet difficilement d’obtenir une majorité nationale hors coalition.
Youssouf Botamba arrive au pouvoir suite à des troubles politiques et ethniques en 2008 et réforme le système électorale makengais : le mandat de sénateur passe de 6 à 5 ans, et seul 181 des 200 sénateurs sont élus par la population, les 19 autres étant choisit par le président lui-même. Autre grande nouveauté, les élections sont nationales, et non plus régionales et proportionnelle à la population régionale. Avec un seuil d’entrée au sénat fixé à 1% des voix exprimées, l’entrée dans la sénature est ainsi beaucoup plus compliqué et limité aux grandes formations politiques nationales. De très nombreuses formations et groupes politiques locaux disparaissent de la scène politique nationale.
Ce système perdure depuis 2008, et seul les grandes formations politiques sont ainsi représentées. Les petites formations locales et ethniques ont cependant depuis quelques années choisit de se rassembler au niveau national sous l’appellation « Sans Etiquette et partis régionaux », pour permettre l’entrée au sénat. Souvent, ce sont des représentants des régions nord-ouest ou nord-est du pays, historiquement opposées à l’unionisme et au pouvoir central de Lunda, qui se regroupent sous ces appellations, les autres petites formations locales préfèrent s’allier aux grandes formations nationales ou choisir de ne simplement plus tenter d’entrer dans la sénature.
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