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Posté : lun. avr. 08, 2019 10:20 am
par Galaad
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23. Oktober 2038

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Images de synthèse du tunnel de Skøve[/center]

C'est un projet pharaonique auquel le Statsrådet vient de donner son aval. La nouvelle a eu l'effet d'une bombe, tant son contenu et l'existence de discussion autour d'une pareille ambition étaient jalousement gardés secrets. Ce n'est que via un communiqué de presse du ministère des Transports, des Infrastructures, des Communications et du Numérique que la presse en a eu vent. En effet, dans un large partenariat entre plusieurs entreprises privées et l'Etat, le Jernland va lancer la construction d'un tunnel sous-marin de plusieurs kilomètres entre le Hovedland et le Midtøya, qui ne sont reliés à ce jour que par plusieurs lignes de transbordeurs. Produits principalement dans les années 2010, ces ferries ne répondent plus aux impératifs qu'a fixés le gouvernement pour la circulation dans le détroit de Sargerrak qui sépare les deux principales terres jernlander.

En effet, avec l'augmentation du soutien du ministère de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Environnement et des Forêts à l'activité piscicole dans les eaux du Jernland, les allers-retours incessant s de ces navires ont tendance à éloigner les poissons de leur espace naturel de vie et de reproduction. C'est d'ailleurs le combat que menaient les quelques (et rares) associations de pêcheurs autorisées par le Statsrådet. Ces dernières défendaient les intérêts des pêcheurs et petites et moyennes entreprises du secteur qui dénonçaient depuis dix ans les effets particulièrement indésirables de cette activité humaine. Après près de trois ans de discussions en coulisse et de consultation avec les professionnels, de la pêche et du transport maritime, ce sont donc finalement les premiers qui auront eu gain de cause, ouvrant la voie aux projets alternatifs.

Si c'est finalement un tunnel sous-marin qui sera construit, la construction d'un grand [url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/06/%C3%96resundsbron_fr%C3%A5n_Lernacken.jpg]pont à haubans[/url] a un temps été envisagée. Les études d'impact avaient toutefois mis en avant que les risques pour la biosphère n'en seraient que très partiellement réduits. Autre point qui a son importance, l'édification d'un tel ouvrage d'art aurait compliqué la tâche du gouvernement qui souhaite faire du détroit de Sargerrak un point de passage majeur du trafic maritime, et aurait nécessité de faire appel à plusieurs entreprises étrangères maîtrisant parfaitement cette technique. C'est donc finalement Nasjonal Stålverk AS, associée avec le cimentier jernlander Figgjo AS au seind 'une joint-venture créée pour l'occasion - la Semalm - qui vont être maître d'ouvrage sur ce chantier gigantesque. Le cahier des charges le prévoyant, la coentreprise fera appel assez largement à d'autres entreprises locales plus modestes, mais également à un tissu industriel et d'entreprises de taille intermédiaire.

Dans le détail, le projet, dont le coût est estimé à plus de 50 milliards de dalers (soit environ 5Mrd$ universels), devrait s'étaler sur au moins six ans et mobiliser jusqu'à 9 000 ouvriers. Pour faire face à cette très importante demande de main d'oeuvre sur tout le territoire et ne devrait pas exclure l'appel à des ouvriers au delà des frontières nationales. Le tunnel routier comptera une route rapide de 2x2 voies ainsi qu'une partie ferroviaire à grande vitesse à double sens, mais permettant également le fret. Sur ce tronçon pour train rapide, il n'est pas exclu de faire appel à la concurrence internationale - avec le Gänsernberg en bonne position pour remporter le marché public - le Jernland ne maîtrisant pas cette technologie.

A terme, il est également prévu d'installer un champ de panneaux photovoltaïques à l'entrée du tunnel pour l'alimenter en énergie et électricité pour les trains qui circuleront sur le tronçon. Avec les recherches actuellement en cours et soutenues par l'Etat, cette technologie devrait permettre de réduire l'empreinte carbonique de l'ouvrage et donc son effet indésirable sur l'écosystème local.

Pour le rentabiliser, le Statsrådet a fixé comme contrainte la création d'uns société d'exploitation, dans laquelle l'Etat détiendra un tiers des parts, le reste allant à la coentreprise Semalm, ainsi qu'aux entreprises de ferries, afin de les accompagner dans leur transition et celle de l'emploi qu'elles représentent. L'objectif du gouvernement est de certes créer de nouveaux emplois via ce grand projet, mais également d'aider les salariés actuellement occupés par les traversées et le transport de marchandises maritimes à se reconvertir à l'horizon 2044, date prévue d'entrée en exploitation du tunnel.

Posté : mar. avr. 09, 2019 8:51 am
par Galaad
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26. oktober 2038

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Campus de la Samfunnsøkonomi Høyskole[/center]

La Samfunnsøkonomi Høyskole (Ecole supérieure des sciences économiques et la Sentral Teknisk Høyskole (collègue central technique) ont lancé à la rentrée 2038 leur premier cursus commun en sciences économiques et en ingénierie. Avec une quarantaine d’étudiants, c’est actuellement le seul programme de formation de ce niveau d’excellence qui combine les deux disciplines. Si jusqu’ici les deux écoles étaient déjà particulièrement réputées à l’intérieure des frontières du Jernland dans leurs disciplines respectives, l’objectif est de doter le pays d’un parcours duale qui reprennent les enseignements clefs de chacune des écoles.

Après seulement un mois et demi de cours, les deux directeurs ont tiré un bilan conjoint de l’expérience et ont répondu dans une interview commune aux questions de la rédaction du Dagposten.

Dagposten - La Samfunnsøkonomi Høyskole et la Sentral Teknisk Høyskole ont lancé à la rentrée 2038 leur première promotion commune qui rassemble déjà une quarantaine d'étudiants. Qu'est ce qui vous a motivé à rapprocher vos parcours de formation pour proposer ce cursus un peu inhabituel ?

Nos deux écoles sont respectivement parmi les meilleures du Jernland en sciences économiques et en sciences de l'ingénieur. Nous formons tous les ans des centaines d'étudiants qui font ensuite carrière dans la haute administration, l'armée ou dans les directions des grandes entreprises nationales. Par ailleurs, nos étudiants sont reconnus nationalement comme de très bons techniciens dans leur domaine de compétence. Nous aurions pu nous reposer sur nos lauriers et continuer de travailler à l'excellence en économie et en ingénierie.

Mais nous avons fait en 2035 un constat partagé que de plus en plus d'entreprises sont à la recherche de profils nouveaux, plus interdisciplinaires, capables de comprendre, certes, les enjeux de leur domaine de compétence et de spécialité, mais aussi des sujets proches sans pour autant être directement dépendant d'eux. Le Jernland qui se construit change rapidement et appelle une plus forte transversalité des enseignements.

Plutôt que de créer chacun un nouveau cursus, nous avons pensé qu'il serait plus opportun et surtout plus efficace de nous appuyer sur nos savoirs respectifs et de les ouvrir aux étudiants de la Samfunnsøkonomi Høyskole et de la Sentral Teknisk Høyskole. C'est la genèse de notre projet. Une fois fait ce constat, nous avons travaillé dur pour mettre sur pied ce parcours de formation, assez inédit. Notre volonté a été de placer les savoirs fondamentaux des deux écoles au cœur du programme d'enseignement.

Dagposten - Et concrètement, quelle forme prend ce cursus et surtout quels sont les apports pédagogiques nouveaux par rapport à un double diplôme classique comme il peut en exister dans d'autres écoles et universités ?

L'approche est radicalement différente. Il ne s'agit pas ici de proposer aux étudiants de sortir de l'école avec deux diplômes en poche au lieu d'un seul. Nous avons vraiment voulu sortir de cette logique de partager cinq années d'étude en deux pour faire suivre la moitié des cours dans l'une des universités et l'autre dans la seconde. Ici, il s'agit vraiment d'un diplôme à part. Après les cinq ans de scolarité, passés certes dans les deux établissements, l'étudiant quitte l'école avec une formation unique. Nous avons créé une plaquette pédagogique nouvelle, unique dans son genre ; écrite à quatre mains en somme.

Pour parvenir à ce programme innovant, nous avons commencé par identifier quelles sont les enseignements qui se prêtes le mieux à un parcours commun, de par leur complémentarité, et leur apport en connaissances à l'ensemble. Ainsi, les mathématiques et sciences "dures" sont par exemple utiles tant pour les hautes études d'ingénieur que dans les sciences économiques. A ces matières principales, nous avons ajouté ce qui fait l'identité des parcours classiques à la Samfunnsøkonomi Høyskole ou à la Sentral Teknisk Høyskole. C'est comme ça que nous sommes parvenus à une plaquette pédagogiques d'une quinzaine, voire une vingtaine d'heures d'enseignements par semaines, selon les spécialités et options retenues par l'étudiant.

Certains enseignements sont dispensés uniquement dans ce parcours atypique, tandis que d'autres sont communes aux promotions des nos deux écoles. Nous voulions privilégier un brassage avec les autres étudiants, parce qu'il permet une émulation intellectuelle et un enrichissement personnel au travers des expériences des uns et des autres. Le partage et le travail en commun dans les groupes de projet dans telle ou telle matière nous a semblé être primordial.

Comprenez bien, notre objectif est de former la future élite du pays, mais aussi de préparer les étudiants à se confronter à des expériences qu'ils n'ont peut-être pas eu eux-mêmes. Nous avons souhaité voir aussi au delà des frontières nationales et éventuellement rendre ces profils intéressants pour les entreprises étrangères, qui verront éventuellement en eux de beaux potentiels pour leurs ambitions.

Dagposten - Alors justement, en quoi les futurs diplômés de ce cursus pourront-ils intéresser au delà des frontières nationales ? Quel peut être leur apport au développement d'une grande entreprise lébirienne ou enissoise par exemple ?

Deux choses évidentes à notre avis.

Tout d'abord le socle de connaissances particulièrement solide que nous construisons. Mêler les enseignements n'a à aucun moment signifier réduire les exigences et les attentes vis-à-vis du travail des élèves de nos écoles. Au contraire, avec en moyenne jusqu'à 20% de temps de cours en plus par rapport à un parcours classiques dans nos établissements, les futurs diplômés de ce master "sciences économiques supérieures" auront acquis une capacité de travail et une résilience à la charge importante de projets attendus d'eux. Le voie d'accès est particulièrement sélective et seuls 5% des candidats ont été retenus pour cette première promotion. C'est inférieur à la moyenne de sélectivité des deux écoles. Nous n'avons pas souhaité rogner sur la qualité.

Le deuxième point, c'est l'enrichissement très fort des étudiants au travers justement de ce brassage dont nous vous parlions. Intellectuel et personnel. Alors nous ne parlons pas forcément de brassage culturel - à ce stade l'intégralité de nos futurs diplômés sont jernlander - mais bien de confrontation de personnalités parfois fortes et d'expériences très variées. Nous prêtons une attention toute particulière à ce dernier aspect.

Avec une capacité d'adaptation très marquée et des connaissances parmi les plus pointues en Dytolie actuellement, nous espérons marquer les esprits et intéresser les recruteurs. Ajoutez à cela la participation de certains étudiants de nos écoles à des programmes de recherches financés par l'Etat et des grandes entreprises nationales et vous obtiendrez un cocktail plutôt prometteur.

Dagposten - Pour conclure, et en un mot, quelles ambitions pour l'avenir ?

Elargir. Assurément, nous voulons, en cas de succès de cette expérimentation, accroître les capacités de cette formation. D'ici cinq ans, nous ambitionnons d'avoir doublé les places disponibles dans ce master. Et pourquoi pas d'en proposer d'autres avec des majeures éventuellement différentes.

Aucun de nous ne s'interdit d'ailleurs de reproduire cette expérience avec d'autres écoles et grandes universités. Cela dépendra aussi de l'évolution du monde du travail, et des besoins, y compris internationaux.

Posté : mer. avr. 10, 2019 8:26 am
par Galaad
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29. oktober 2038

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Le gouvernement entend doper l’activité des ETI[/center]

Alors que l’attention se focalise ces derniers temps beaucoup sur les grandes entreprises comme Altek, géants technologique du numérique, la Nasjonal Stålverk Aksjeselskap, Den Nordisk Kjemiskfabrikk ou même MinneDexa, le Statsrådet a présenté hier après-midi son projet de soutien aux petites et moyennes entreprises, ainsi qu'aux entreprises de taille intermédiaire. Alors qu'elles représentent à peine moins de 10% de l'emploi salarié national, l'objectif est d'accroître leur nombre pour le profit de tout l'écosystème jernlander. Aujourd'hui, le Jernland en compterait environ 2 500 réparties sur tout le territoire ; un nombre très faible au regard des objectifs que se fixent le gouvernement.

En effet, les entreprises de tailles intermédiaires - c'est à dire celles qui comptent entre 250 et 4999 salariés et qui réalisent moins de quinze milliards de dalers (1,5Mrd$) de chiffre d'affaires - sont un maillon essentiel de la chaîne de production du pays. Elles jouent souvent le rôle de fournisseurs ou de sous-traitants pour les plus grands groupes et elles contribuent à dynamiser le tissu des petites entreprises et des artisans, en faisant à leur tour appel à eux. Pourtant, interrogées, les grandes entreprises déplorent la faiblesse de cette partie de l'économie nationale ; elles même dépendant très fortement de l'accroissement de leur nombre pour augmenter leur carnet de commandes et leur taille. Réputées particulièrement dynamiques et solides (hors grandes entreprises, ce sont les ETI qui sont le moins concernées par les défaillances d'entreprises), les entreprises de taille intermédiaire sont une cible du Statsrådet pour lesquels le ministère de l'industrie, de l’énergie et du travail a préparé un plan sur-mesure.

Ainsi, l'une des premières mesures contenues dans la nouvelle réglementation concerne les délais de paiement réglementaires duquel peuvent se prévaloir les clients auprès de leur fournisseurs. Si auparavant, il excédait souvent deux semaines pour les plus grands groupes, ces derniers devront faire un effort important en s'acquittant de leurs factures auprès de leurs sous-traitants et fournisseurs dans un délai réduit à présent à maximum dix jours. Ce sont donc principalement les sociétés de plus de 2 000 salariés qui seront concernées par ces mesures qui devraient permettre déjà de réduire les défaillances d'entreprises plus modestes qui n'ont pas toujours la trésorerie pour faire face à des retards de paiement aussi importants. En effet, on estime qu'une faillite sur 4 parmi les moyennes entreprises serait explicable par ces retards. Mais à côté de ces mesures particulièrement fortes, le ministère de l'économie et des finances présentera en décembre un projet de budget qui prévoit de refondre la fiscalité du capital pour stabiliser l'actionnariat et faciliter la transmission des entreprises familiales, de sorte qu'elles soient pérennes sur plus de 2 générations ; condition principale pour l'émergence de nouvelles entreprises de taille intermédiaire. Le gouvernement souhaite en effet privilégier le maintien du capital plutôt que sa revente, créatrice d'instabilité. C'est à cette condition que le nombre d'entreprises intermédiaires et familiales, ou du middelstand augmentera.

Exigence phare des représentants des entreprises moyennes et de taille intermédiaire, elle sera combinée à un report de charges patronales jusqu'à deux ans, pour permettre à des PME de franchir le seuil des 250 salariés et ainsi devenir des ETI. L'Etat se portera ainsi garant auprès des banques pour qu'elles avancent à la place des entreprises les baisses en question, sur la base d'un prêt à taux zéro, en réalité uniquement indexé sur l'inflation. C'est d'ailleurs dans l'industrie que ce plan de soutien, qui prévoit aussi la fin des seuils pour les cotisations et les impôts sur les sociétés en fonction de la taille des entreprises (en dessous de 5000 salariés), s'adresse surtout à l'industrie, principale filière de potentiels pour les futures entreprises de taille intermédiaire. La croissance attendue y est en effet la plus forte, avec une exploitation du fer, du tungstène et du charbon en pleine explosion, mais également l'arrivée massive de nouveaux minerais suite aux accords avec la Valdaquie, le Kars ou les voisins tötterns (cuivre, zinc, etc.).

L'activisme international et diplomatique du Jernland ces dernières semaines contribue effectivement à accroître l'activité industrielles, y compris de transformation ; par exemple dans la production d'engins de chantier ou l'industrie automobile et l'informatique. Altek mais également MinneDexa sont ainsi parmi les premiers clients des entreprises d'extraction. Et le futur grand chantier du tunnel de Skøve commence déjà à doper leur activité, avec en parallèle une forte augmentation des besoins en énergie. A terme, le Statsrådet estime que grâce à ses mesures et la montée en puissance de l'économie du Jernland, et son positionnement comme un véritable carrefour dans le commerce via les voies navigables du nord du globe, devrait permettre l'émergence de nouvelles entreprises, la création de centaines de milliers d'emplois, et la réalisation de l'objectif de plus de cinq mille entreprises de taille intermédiaire ou du middelstand.

Manufacture, industrie de transformation, industrie lourde, transformation agro-alimentaire, ou encore entreprises du numérique... Toutes sont concernées.

Posté : jeu. avr. 11, 2019 3:04 pm
par Galaad
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03. november 2038

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Le nouveau dispositif devrait être opérationnel dans un an[/center]

La municipalité de Røros a confirmé l'information dans une conférence de presse convoquée depuis trois jours. Le métro de la métropole, jusqu'ici accessible avec des tickets papier, sera d'ici un an également accessible grâce à son smartphone. Le projet avait été lancé il y a deux ans et visait à simplifier l'accès au métropolitain pour les utilisateurs. Avec une entrée en fonction d'ici 2039, c'est un beau cadeau d'anniversaire que la municipalité fait au service de transport en commun qui fêtera justement ses 100 ans d'existence. En effet, avant 1939, les habitants de l'époque devaient se contenter du tramway et des bus. Depuis cette date, le métro ne cesse de continuer de s'étendre et de se moderniser. Avec la généralisation de l'utilisation des téléphones intelligents en remplacement des traditionnels tickets achetés par carnet ou à l'unité, c'est une nouvelle étape qui est franchie.

Mais avant de voir se multiplier ce nouveau moyen de paiement, les habitants de la capitale vont devoir encore prendre un petit peu leur mal en patience. En effet, avant l'ouverture à un public large, la capitale a décidé d'expérimenter pendant un an ce mode de validation des titres de transports sur la base de 10 000 volontaires. Un grand appel à manifestation d'intérêt a donc été lancé, que ce soit auprès des entreprises, ou des particuliers pour que ceux-ci se déclarent candidats à ces essais. La seule condition est d'être résident permanent de Røros ou de sa périphérie (en gros, d'être un utilisateurs quasi quotidien du métro de la métropole), et de disposer d'un appareil intelligent de communication Altek. Le géant des ordinateurs, téléphone et systèmes d'exploitation a en effet été retenu pour équiper l'ensemble des bornes de validation avec ses logiciels et capteurs. Ainsi, pour un fonctionnement parfait, mieux vaut être équipé de ses téléphones. A l'issue de la phase d'appel à candidature, la municipalité fera le tri parmi les intéressés pour n'en retenir que le contingent annoncé.

Les heureux bénéficiaires seront ainsi les cobayes de cette expérimentation grandeur réelle, avec comme gain notable une réduction de 10% sur le prix mensuel de leur abonnement. A terme, cette innovation devrait permettre à la compagnie exploitant le réseau métropolitain de transport en commun pour le compte de la municipalité de réaliser jusqu'à 10% d'économies, grâce notamment à la baisse des coûts liés à l'émission de tickets papier. Cette baisse des frais d'exploitation devrait d'ailleurs être profitable également aux clients qui se sont vus promettre une adaptation du prix de l'abonnement mensuel et annuel. Pour ceux ne disposant pas d'un appareil Altek, il leur faudra continuer d'utiliser le fameux carnet de tickets.

Le fonctionnement de cette innovation est d'ailleurs assez simple, puisqu'il suffit de télécharger l'application de R-Banen, la société qui exploite le métro de la capitale, et d'y créer un compte. Le client pourra y charger un moyen de paiement et profitera ainsi du prélèvement automatique de son abonnement sans avoir à se soucier de faire la queue tous les mois aux bornes dans les stations. De même, une fonction devrait être prévue pour les touristes afin qu'ils puissent s'y fournir en carnet, tickets à l'unité ou de formules week-end et semaine, selon leur besoin. Mais là encore, seul impératif, disposer d'un terminal produit par Altek, ou sous licence. L'entreprise, géant jernlander, espère grâce à ce nouveau service séduire davantage encore de clients, éventuellement tentés par une autre marque de téléphones, éventuellement étrangère.

Fredrik Nygaard, PDG d'Altek, estime d'ailleurs qu'il s'agit d'une révolution du mode de transport, puisqu'à partir de l'année prochaine il n'y aura plus besoin de se préoccuper de son ticket ou de son abonnement. Et dans le cas où le téléphone n'aurait plus de batterie, aucune crainte à avoir, puisque le système prévoit une capacité de lecture de l'abonnement, y compris avec l’appareil éteint. Mais cette nouveauté présente également l'avantage d'être compatible avec les derniers modèles de téléphone d'Altek, de sorte que malgré une généralisation seulement à partir de l'an prochain, les clients peuvent déjà anticiper sans avoir besoin de se soucier de changer d'outil encore une fois dans un an.

Tout cela contribue à renforcer encore une position dominante d'Altek au Jernland, avec une volonté marquée de se renforcer encore à l'international. Ainsi, l'entreprise a déjà annoncer être en mesure d'équiper d'autres installations, y compris étrangères si des commandes devaient émerger. De quoi réjouir les investisseurs, puisque cette annonce a renchéri le coût de l'action d'Altek qui a pris 1,35% avant la clôture des marchés nationaux.

Posté : ven. avr. 12, 2019 9:17 am
par Galaad
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05. november 2038

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L'agriculture du jernland a été plus productive que jamais[/center]

Selon le rapport-bilan du ministère de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Environnement et des Forêts, l'agriculture du jernland a réussi à dépasser ses précédents records de production agricole. Les rendements des grandes cultures sont ainsi en progression de près de 2%, tandis que l'élevage réalise un résultat historique, puisque pour la première fois depuis 15 ans, les exploitations d'élevage réalisent en moyenne des chiffres d'affaires en hausse de presque +1,5%, après trois années consécutives de baisse. La pêche et la pisciculture quant à elle ont réalisé des résultats moins enthousiasmant - +,03% - mais s'expliquant par la réforme en cours de la réglementation. La montée en puissance des nouveaux dispositifs de soutien du Statsrådet, ainsi que l'extension annoncées des zones de pêches, parfois au delà des zones économiques exclusives du Jernland vers les zones plus boréales, devraient doper dès l'année prochaine ce secteur de l'agriculture nationale.

Autre effet de l'augmentation du chiffre d'affaires moyen des exploitations, le revenu net des agriculteurs et des pêcheurs a également augmenté. Alors qu'il était plutôt stable au cours de la dernière décennie, plusieurs soubresauts et hausses mineures laissaient espérer un décollage du revenu net. Le gel de l'augmentation des principales taxes et des impôts sur les sociétés, ainsi que la baisse ou suppression d'autres prélèvements obligatoires ont contribué à dégager des marges supplémentaires pour les exploitants. Grâce à l'action volontariste du gouvernement, le ministère estime que le gain moyen par exploitant, une fois l'inflation compensée, serait de près de 2%. Cette forte progression, en comparaison aux années précédentes, donne un peu d'air aux agriculteurs qui réclamaient depuis quelques temps une intervention des autorités. Notamment pointée du doigts les pratiques de certains transformateurs et grossistes qui pressaient à la baisse les prix d'achat auprès des exploitants, réalisant ensuite des marges conséquentes. C'est d'ailleurs la raison qui a conduit le Statsrådet a intervenir en réunissant tous les acteurs au sein d'un organisme de surveillance des prix et des pratiques commerciales.

Toutefois, loin de se reposer sur ces résultats encourageants, le ministère de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Environnement et des Forêts entend profiter de cette dynamique positive pour renforcer encore les exploitations jernlander. Il a ainsi annoncé que le budget pour 2039, actuellement en finalisation et pour lequel les derniers arbitrages sont en train d'être pris au niveau de la présidence, prévoirait un plan massif de 5 milliards de dalers (500 Mio$) sur trois ans pour soutenir les agriculteurs jernlander dans leur transformation et leur modernisation. Cette enveloppe servira à subventionner partiellement l'achat de nouveaux matériels, d'utilisation d'engrais plus performants, mais également plus respectueux de l'environnement, et pour acheter des plants plus résistants et plus adaptés aux climats nordiques. Ainsi, dans le cadre d'un partenariat avec Den Nordisk Kjemiskfabrikk, principale entreprise de l'industrie chimique, de l'agronomie et de la pharmaceutique du Jernland, certains produits et pratiques seront particulièrement soutenues, afin d'encourager à la transition vers une agriculture capable de mieux répondre aux exigences du développement qui se profile et que le gouvernement construit. De même, cette enveloppe servira également à terme les agriculteurs à diversifier leurs revenus, en installant par exemple des panneaux solaires sur le bâti agricole ou en intégrant une part d'élevage dans les exploitations de grandes cultures. En effet, sans élevage, difficile de réussir la transition vers une agriculture plus verte.

En effet, une enveloppe complémentaire de 2,5 milliards de dalers (250 Mio$) servira éventuellement à compléter les fonds débloqués sur trois ans, à l'expiration de cette période transitoire, pour renforcer les effets attendus de la réforme agricole. Toutefois, ces milliards supplémentaires, loin d'être automatiquement mis à disposition, serviront surtout pour la transition vers une agriculture biologique et à cette fin, autant aux agriculteurs qui feront le choix de renoncer aux intrants, mais également à Den Nordisk Kjemiskfabrikk pour faire également cette transition en développant des souches plus résistantes et ne nécessitant pas de pesticides et engrais chimiques. Ainsi, en anticipant tous les cas de figures, le Statsrådet prépare l'avenir et une alimentation de meilleure qualité et une agriculture capable de produire suffisamment pour assurer la souveraineté alimentaire du Jernland.

Posté : lun. avr. 15, 2019 9:05 am
par Galaad
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14. november 2038

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La construction immobilière connaît une forte augmentation[/center]

Les récentes décisions gouvernementales semblent pour l'instant porter leurs fruits. En faisant le choix de soutenir massivement l'activité économique, le Statsråd est en train de réussir son pari, à savoir relancer la machine productive jernlander. Pour cela, tous les outils ont été mis à contribution. Ainsi, depuis le deuxième semestre 2038, les charges et impôts sur les sociétés ont été abaissés, parfois au risque de déséquilibrer un petit peu le budget de l'Etat (le gouvernement table sur des recettes accrues par l'élargissement de l'assiette dans un contexte d'expansion économique), de grands projets ont été engagés, notamment avec le lancement des travaux de construction du tunnel de Skøve pour relier le Hovedland au Midtøya, ou encore des réformes structurelles dans l'agriculture, l'exploitation des minerais sous-terrains, et les dispositifs d'incitation à la recherche et l'innovation. Le secteur primaire et secondaire, dont l'agriculture et la transformation dans l'industrie agroalimentaire, a également reçu un fort soutien gouvernemental qui devrait encore s'accroître dans les prochains jours, avec la publication du décret sur les mesures complémentaires pour l'agriculture et la pisciculture jernlander.

Dans ce contexte de fort développement de l'activité, le ministère des Transports, des Infrastructures, des Communications et du Numérique a lancé le programme « Leve i morgen » (Habiter demain) qui prévoit la construction des quartiers des trois prochaines décennies. L'objectif est de moderniser le parc locatif et immobilier national, qui pour beaucoup date encore du début du siècle, voire du siècle précédent. Dans le cadre de ce programme ambitieux où les grands centres urbains concentrent déjà une part importante de la population, principalement dans des immeubles bétonnés et pas forcément toujours bien fonctionnel et visuellement agréables, le ministère estime qu'il faudrait débloquer jusqu'à 150 milliards de dalers (soit la coquette somme de 15 Mrd$ !) pour mener à bien ce projet de réaménagement immobilier. Pour éviter de trouer complètement les finances publiques, le gouvernement a donc décidé de faire appel à des entrepreneurs privés, qui supporteront une part des coûts de construction, en contrepartie de la propriété de certains immeubles. Étalés sur environ 5 ans - le temps de construire et aménager les bâtiments, le programme immobilier permettra d'augmenter le parc locatif, mais surtout de détruire et reconstruire certains des logements les plus anciens.

Ainsi, pour répondre aux défis de demain, le Statsråd a intégré dans le cahier des charges des conditions particulièrement strictes et des exigences en matière de pollution visuelle et de standards numériques. Le consortium d'entreprises, rassemblant des géants de la construction et de l'informatique comme Altek, Ørsta-gruppen AS, ou [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350008#p350008]la co-entreprise Semalm[/url], impliquée dans le tunnel de Skøve, a souhaité répondre en commun, pour augmenter ses chances de remporter un plus grand nombre de lots. Ainsi, il propose de mieux aménager les bâtiments neufs pour mieux les intégrer dans le réseau de transport en commun et proposer un habitat plus vert et respectueux de l'environnement. LA végétalisation des constructions est donc largement mise en avant, avec un coût carbone réduit ; la production électrique étant en partie garantie par les panneaux photovoltaïques qui seront disposés sur et autour des immeubles. L'ensemble devrait avoir un impact carbone proche de la neutralité, voire même réussir à être positif, selon l'avancement des recherches nationales autour des panneaux solaires. Mais loin de vouloir reproduire certaines erreurs du passé, le cahier des charges prévoit l'encadrement très stricte de la hauteur des constructions et l'intégration dans un écosystème de commerces de proximité et de services, pour éviter toute ghettoïsation au fil des années.

Autres point fort du programme « Leve i morgen », la grande sécurité prévue dans ces quartiers. En effet, Altek a mis l'ensemble de ses connaissances et savoirs au service de la réponse à l'appel d'offre en misant sur les dernières technologies de la surveillance et du suivi de la délinquance en temps réel. Directement relié aux services de contrôle de la Militærpoliti. Cela renforcera ses capacités d'intervention rapide tout en dissuadant largement les potentiels fauteurs de troubles. Dans un pays où la criminalité est déjà particulièrement basse, notamment grâce à une omniprésence policière et un système pénal parmi les plus ferme du continent, la multiplication des caméras et engins de vidéosurveillance ne choque plus grand monde.

Cette forte stimulation de l'immobilier résidentiel et de bureaux est à l'image d'un phénomène économique plus vaste et qui concerne de plus en plus de citoyens jernlander. Si l'objectif est d'améliorer les conditions de vie en ville, aucun projet pour attirer forcément plus d'habitants ruraux. Les mesures fiscales et d'aide à l'acquisition prises pour encourager les habitants à maintenir leur résidence à la campagne et des les périphéries vertes des centres urbains devraient d'ailleurs être maintenues, voire renforcées. C'est d'ailleurs le sens des taux d'intérêts particulièrement bas de la Jernlander Bank, banque centrale du pays, qui encourage les banques privées à prêter à bas taux aux primo-acquérants (en priorité les jeunes couples et familles, mais également la classe oyenne émergente dans le pays). Et cette politique profite naturellement aussi aux entreprises, puisque ces dernières peuvent financer à très bon marché leurs investissements et leurs projets de R&D. Du gagnant-gagnant en somme, entre un Etat qui voit sa croissance (et donc ses recettes fiscales) augmenter, et des investisseurs particuliers et entreprises qui réussissent à trouver des liquidités à prix raisonnable. Le gouverneur de la banque centrale a toutefois averti que l'institution continuerait à se montrer vigilante pour maintenir l'inflation à un niveau supportable pour le pouvoir d'achat des Jernlander et le fonctionnement de l'économie nationale.

Posté : mar. avr. 16, 2019 12:06 pm
par Galaad
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17. november 2038

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Porte-conteneurs traversant les mers arctiques à la fonte des glaces[/center]

Le Jernland est un pays déjà connu pour son climat tempéré pendant la belle saison, et son mercure descendant bien en-dessous du zéro lors des longs mois d'hiver. Toutefois, même lorsque les hivers sont les plus froids, on reste assez loin des gels des mers les plus septentrionales du globe. Ainsi, c'est une bonne partie de la route maritime qui longe les côtes dytolo-natoliques qui se retrouve prise par la glace pendant une bonne partie de l'année. Ce phénomène naturel complique forcément les flux maritimes et commerciaux par cette artère économique majeure pour le commerce entre la Dytolie occidentale et la Natolique orientale. Décrite comme stratégique par de nombreux observateurs et analystes internationaux, elle représente pour le Jernland une formidable opportunité économique et géopolitique.

L'Académie du Principat de Caskar a d'ailleurs récemment publié [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350034#p350034]un rapport sur l'état de la piraterie dans le monde et les principaux flux commerciaux[/url]. Si dans l'ensemble le document présente une lecture intéressante de la situation, et réaliste pour sa majorité, le document laisse malheureusement de côté quelques éléments qui auraient vraisemblablement mérité d'être soulignés. Ainsi, la question de la non permanence des voies de circulation dans les mers polaires, formant l'océan le plus septentrional du monde n'est pas véritablement étudiée. Pourtant, cette situation tend à compliquer bien souvent l'acheminement des marchandises via les voies maritimes situées au-delà du cercle polaire septentrional.

Si durant les mois hivernaux, et donc de grand froid, les routes maritimes sont gelées et impraticables, lorsque reviennent les températures estivales et survient la fonte des glaces, le ballet des navires cargos et portes conteneurs reprend. En effet, on estime que le passage par l’océan arctique ferait économiser plusieurs jours, voire semaines sur tout autre itinéraire (non aérien) dans l’acheminement des marchandises entre les deux extrémités continentales. Le Jernland qui se situe au croisement des routes conduisant de la République d’Ennis, et des Iles Lorthon, à la Valdaquie ou à la Natolique pourrait tout à fait tirer son épingle du jeu en devenant un hub pour tout le commerce dytolien et avec le monde.

Avec une mer constamment dégagée dans le détroit de Sargerrak, le Jernland dispose d’atouts sérieux pour devenir cette plaque tournante commerciale. C'est d'ailleurs dans cette perspective que les autorités portuaires d'Ålesund ont entrepris depuis cinq ans d’investir massivement dans le grand port commercial national, le premier par la taille et le tonnage de marchandises qui y transitent. Et l’objectif est bien d’accroître aussi bien le volume des biens transitant par le Jernland que le nombre de navires entrant dans le port commercial. Pour réussir ce pari de l’attrait des investisseurs étrangers, plusieurs mesures ont déjà été prises, en plus d’une grande attention portée à la sécurité des infrastructures et des personnes.

Doté des installations de vidéoprotection de dernière génération et d’un centre de commandement opérationnel spécifique de la Militærpoliti, le port d'Ålesund sera à partir de janvier 2039, la première zone franche du Jernland à bénéficier de dispositifs fiscaux avantageux et différenciés. Ainsi, malgré une main d’œuvre déjà plutôt bon marché, les cotisations patronales et salariales seront revues encore à la baisse pour améliorer encore la compétitivité coût de cette zone. De plus, toute la zone portuaire sera entièrement exonérée de droits de douanes à l’import. L’ambition est d’inciter les investisseurs à choisir le port d'Ålesund comme lieu de transformation des marchandises ayant vocation à ensuite être vendues sur le continent dytolien. Le Statsråd compte sur des créations d’emplois et l’installation d’entreprises supplémentaires pour gonfler la croissance et les recettes fiscales jernlander, mais surtout faire du détroit de Sargerrak un lieu de transit et de passage majeur dans le commerce et les échanges mondiaux.

Posté : mer. avr. 17, 2019 11:02 am
par Galaad
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20. november 2038

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Le barrage hydroélectrique de Nygårds dans le fylke de Heldmark[/center]

Alors que l'activité économique s'envole et que le niveau de vie des Jernlander s'améliore petit à petit, la consommation d'énergie progresse également. Ainsi, fin 2038, on estime les besoins nationaux à environ 13,2 Mtep, soit l'équivalent d'environ 153,575 TWh pour tout le pays. Si ces données parlent assez peu à la majorité de nos lecteurs, il faut bien s'imaginer que produire autant d'électricité constitue un très fort défis pour les installations énergétiques actuellement en exploitation. Ainsi, les six réacteurs nucléaires, répartis sur deux sites, ainsi que les nombreux barrages hydroélectriques et centrales thermiques à charbon produisent l'essentiels des besoins nationaux.

En effet, au Jernland l'électricité provient à 25,8% des deux seules centrales nucléaires en fonctionnement, et dont cinq réacteurs ont moins d'une dizaine d'années et qui devraient encore pouvoir être exploitées au moins pendant trente ans (le sixième réacteur ayant quant à lui 15 ans). Les centrales hydroélectriques, installées tout le long des cours d'eau, alimentés par les fontes de neiges et les glaciers, mais également les lacs et rivières, permettent de produire l'équivalent de 60,3% de la consommation nationale. Le reste, à savoir 13,9%, est assuré par l'énergie fossile que représente le charbon. Ainsi, au Jernland, la consommation par habitant s'élève à 4 725 kWh (hrp : la moyenne mondiale IRL s'établit à 3 110 kWh/habitant), soit un niveau supérieur à la moyenne mondiale qui s'explique largement par la très forte demande de l'industrie, qui fait s'envoler la consommation moyenne par habitant.

Ces éléments sont toutefois à mettre en relation avec la très forte capacité hydraulique du pays, puisque cette dernière atteint presque 145 TWh à elle seule. Ainsi, si les centrales hydroélectriques tournaient à pleine puissance systématiquement, le pays serait en mesure d'exporter jusqu'à 50 TWh annuellement. Cette situation contribue à faire baisser le prix de l'électricité pour les ménages ainsi que pour les entreprises et facilite ainsi l'augmentation de la production à moindre coût. C'est d'ailleurs le phénomène qui s'observe depuis le début de l'année 2038, avec une explosion de la demande des professionnels, qui sont responsables à eux seuls de près d'un tiers de l'augmentation de la demande électrique nationale.

Face à cette situation relativement inédite, le Statsråd réfléchit à profondément revoir le modèle qui fonctionne sur ces bases depuis maintenant une décennie et demie et à intégrer encore davantage les énergies renouvelables. C'est justement le sens des travaux actuellement subventionnés par l'Etat sur les panneaux photovoltaïques qui devraient permettre d'accroître la part d'électricité propre, au détriment du charbon. Sur ce point en particulier, le ministère des Transports, des Infrastructures, des Communications et du Numérique, qui a également la tutelle de l'énergie a déjà déclaré que « l'objectif que nous nos fixons est de réduire fortement notre dépendance aux énergies fossiles ; et cela concerne autant les hydrocarbures que le charbon, dont nous sommes pourtant producteur ». Ce choix en faveur d'énergies renouvelables s'explique aussi par une volonté de décarboner la production électrique, dans un contexte où les émissions imputables aux activités industrielles est en constante augmentation depuis maintenant presque cinq ans.

Pour atteindre ce but, le gouvernement entend s'appuyer plus largement sur les plus de 1 100 centrales hydroélectriques que compte le Jernland, mais également sur les technologies nouvelles comme l'éolien, y compris marémoteur, ou encore le solaire, dans une moindre mesure. « Nous voulons que dans 10 ans, notre pays soit capable de produire une énergie 100% renouvelable et 100% verte. Ce n'est pas une lubie écologiste comme on peut en voir dans les démocraties parfois dégénérées qui cherchent à se donner bonne conscience alors qu'elles saccagent leur environnement plusieurs fois millénaire, mais bel et bien parce que depuis la nuit des temps, déjà à l'époque viking et des rites préchrétiens, les Jernlander entretiennent une relation quasiment filiale avec la nature ».

Posté : jeu. avr. 18, 2019 11:57 am
par Galaad
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23. november 2038

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Chaîne de montage d'Uendelig, le constructeur jernlander[/center]

Le conseil d'administration d'Uendelig, le principal constructeur automobile du Jernland, a validé la construction d'une nouvelle usine d'assemblage pour [url=https://vroomassets.akamaized.net/articles/20/10/7/201804301231442018volvoxc401(1).jpg]son modèle AT40[/url]. Cette classe, qui n'existait pas jusqu'à présent dans le catalogue du fabricant de voitures, sera ainsi entièrement produite et équipée dans le fylke (comté) d'Innsjøerland, au coeur du pays. Après le lancement réussit de sa [url=http://www.automotomagazine.net/wp-content/uploads/2018/05/t8.jpg]K60, véhicule break[/url], pensé pour les familles citadines, Uendelig souhaite se positionner auprès d'un public plus rural, qui représente encore une très importante part de la population nationale. La commercialisation, dès l'été prochain, de la variante tout-terrain de sa K40, succès commercial au Jernland, devrait lui permettre de se positionner comme un acteur majeur en Dytolie occidentale.

Pour réussir le pari d'une mise en production d'ici huit mois, Uendeling a mis les moyens de ses ambitions dans la construction d'une usine moderne en se fournissant notamment auprès des producteurs ennissois et valdaques. En effet, le constructeur jernlander a décidé de mettre près de dix milliards de dalers, soit environ un milliard de dollars, pour construire la plateforme de production. Pour faire face à cette dépense importante, le groupe compte s'appuyer sur son bon résultat d'exploitation des trois derniers semestres pour débloquer les fonds bancaires nécessaires. La part d'autofinancement de l'opération représentera ainsi entre 15% et 20% du total de l'acquisition selon les premières sources proches du dossier. De quoi rassurer dans un premier temps les potentiels investisseurs institutionnels. Mais pour faire face à d'autres besoins de financement, Uendeling envisage également une augmentation du capital, combiné à une ouverture d'une partie à l'actionnariat flottant.

Dans un échange avec un membre du conseil d'administration - qui a souhaité conserver pour l'instant son anonymat, il est ressorti que lors de la dernière réunion de l'instance décisionnaire, la direction de l'entreprise a reçu le feu vert pour mandater plusieurs cabinets de conseil. L'objectif est de disposer d'ici la fin 2039 d'une étude consolidée sur les potentiels gains/coûts d'une entrée en bourse du constructeur jernlander. Gros acteur du secteur sidérurgique, au travers de la réalisation de véhicules, Uendeling pourrait être valorisé plusieurs dizaines de milliards de dollars si l'on en croit les projections les plus optimistes. Il faudra toutefois attendre encore plusieurs mois avant d'être fixé. Et la réussite du lancement d'une nouvelle gamme de véhicules pourrait fortement influer sur ces estimations.

En attendant, dans un communiqué de presse, l'entreprise a détaillé sa stratégie pour les prochaines années, insistant largement sur le renforcement du marché du Jernland, et de la Dytolie occidentale. Avant d'envisager éventuellement une commercialisation plus vaste à travers le monde. En parallèle de cette accélération sur les quantité, le constructeur automobile mise également sur une montée progressive en qualité, avec des véhicules mieux équipés, avec davantage d'électronique et surtout des systèmes de sécurité renforcés. Et sur le sujet de la sécurité des passagers, Uendeling a mis le paquet, en promettant une voiture 100% sûre d'ici 15 ans, avec l'objectif de zéro mort parmi les passagers, et zéro mort dans un accident impliquant un véhicule du [url=https://zupimages.net/up/19/16/r0pr.png]constructeur à la flèche (en référence au logo de la marque)[/url]. Si l'ambition est énorme, elle n'en est pas pour autant moins réalisable. En témoigne les essais déjà prévu pour le développement d'un airbag piéton, pour lequel les premiers brevets sont déposés depuis maintenant quelques jours. En cas de succès sur ce pari, Uendeling pourrait rapidement devenir un concurrent notable pour certaines majors du secteur automobile, qui reste un cercle encore très fermé et plutôt concurrentiel.

Posté : ven. avr. 19, 2019 10:54 am
par Galaad
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26. november 2038

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Altek a remporté l'appel d'offre pour la messagerie cryptée du Statsråd[/center]

Depuis quelques jours maintenant les agents du gouvernement sont invités à se rendre sur l'AltStore, plateforme de téléchargement pour les applications compatibles avec les appareils Altek, pour y télécharger la nouvelle application Refleks. Il s'agit d'une application de messagerie instantanée, cryptée, développée tout spécialement pour les communications entre les fonctionnaires de l'Etat. Elle doit désormais acheminer les échanges internes pour éviter de passer par des solutions étrangères, considérées comme peu fiables et ne répondant pas aux besoins du Statsråd.

L'application présente plusieurs atouts qui devraient rapidement en faire un outil incontournable dans les sphère de décisions et de l'armée et des institutions. En effet, avec son chiffrement de bout en bout, elle répond aux standards de confidentialité que le Statsråd a fixés. Sa nouveauté, par rapport à d'autres applications moins connues ou de concurrents, c'est la possibilité de créer un groupe de conversation intégrant des clés de chiffrement partagées entre les différents participants. Il s'agit d'un supplément notable, alors que d'autres fournisseurs ne prévoit un chiffrement qu'entre deux appareils, et guère plus. Toujours au rayon de la sécurité, les serveurs seront localisés au Jernland, réduisant de ce fait la dépendance vis-à-vis de tiers pays. D'autres entreprises du secteur informatique et de l'électronique ont mis la main à la pâte pour rendre l'application encore plus sûre.

Du côté de la fonctionnalité, l'application est compatible avec la majorité des téléphones intelligents actuellement commercialisés sur le marché national. Toutefois, en l'installant sur un support de la marque Altek, elle offre quelques options complémentaires, comme la possibilité de faire appel à un verrouillage par mot de passe de l'application ; pour davantage de sécurité. Elle servira cependant principalement à échanger des informations sensibles, ou moins sensibles, mais ne relevant pas du secret d'Etat. En effet, pour ces derniers, les hauts fonctionnaires et responsables gouvernementaux et militaires continueront d'utiliser d'autres canaux électroniques, comme les téléphones entièrement cryptés, dont la commercialisation est encore réservée aux seuls institutions d'Etat.

Si les fonctionnaires ont pu bénéficier d'un lancement en avant-première, les particulières du Jernland et mondiaux pourront bientôt également faire appel aux services d'Altek et télécharger gratuitement l'application sur AltStore, mais aussi celle des autres constructeurs de téléphones intelligents. La firme, dont le logo n'est rien d'autre que le symbole de l'infini, s'est fixé comme objectif de devenir d'ici 2042 le premier fournisseur de téléphones portables en Dytolie, et ne s'interdisant plus d'aller éventuellement en concurrencer d'autres sur leur propre marché. Soutenu par Telenorse, l'opérateur historique du Jernland, Altek intègre systématiquement dans ses appareils les dernières technologies relatives à l'amélioration des réseaux de téléphonie, pour être toujours à la pointe technologique. C'est d'ailleurs aussi pourquoi, l'ensemble des appareils qu'elle commercialise sont compatibles entre eux et communique avec les ordinateurs ou tablettes de la marque, grâce notamment à Skyen, son service de stockage en nuage gratuit (jusqu'à 10 GB, puis 10 dalers mensuels (1$) pour 1 TB).

Et pour séduire encore davantage d'utilisateurs, également dans les pays en développement, où le coût d'une communication peut vite représenter un poids financier, Altek a intégré une fonction appel dans son application Refleks, entièrement gratuit, à condition de disposer d'un accès à un réseau mobile de quatrième génération, ou à un réseau WiFi. De quoi surement faire réfléchir certains clients, dont les hors forfait et factures ont tendance à rapidement s'envoler.