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Posté : dim. déc. 17, 2017 8:58 pm
par Ostendo
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Partis Politiques Lianwadais[/center]
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/50/7/1513540573-urne-electorale-illustration.jpg[/img][/center]
[justify]Le Parti Indépendantiste, fondé durant les années de la Grande Guerre par Zhui Shang, est aujourd'hui le premier parti politique au Lianwa. Il revient toutefois au père-fondateur de la République et maître de l'indépendance, Yu Ling Lao d'avoir donné au parti son importance sur le plan politique alors que l'ancienne colonie britonnique obtenait d'avantage d'autonomie au sein de l'Empire. Malgré la prédominance du PI, le système républicain lianwadais repose malgré tout sur une pluralité des partis, plus ou moins proches du pouvoir et plus ou moins populaires selon la situation interne du Lianwa.[/justify]
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Parti Indépendantiste | PI
- Date fondation : 1941
- Leader : Mai Huazi
- Idéologie : Conservatisme, libéralisme économique, méritocratie, multi-racialisme, harmonisme
- Position politique : Centre-droit
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Parti National Républicain | PNR
- Date fondation : 1956
- Leader : Chang Shengkun
- Idéologie : Conservatisme, capitalisme d'Etat, méritocratie, sécularisme, multi-racialisme, souverainisme
- Position politique : Droite
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Parti Traditions et Nature | PTN
- Date fondation : 1985
- Leader : Ashi Guangong
- Idéologie : Ecologisme, conservatisme social, méritocratie, confucianisme d'Etat, interventionnisme économique
- Position politique : Centre-vert
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Parti Libéral | PL
- Date fondation : 1991
- Leader : Meng Astar-Yong
- Idéologie : Libéralisme économique, démocratisme, méritocratie, multi-racialisme, sécularisme
- Position politique : Centre progressiste
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Parti Social-Démocrate | PSD
- Date fondation : 1954
- Leader : Amitav Vajpayee
- Idéologie : Sociale-démocratie, démocratisme, anti-capitalisme, pacifisme, écologie
- Position politique : Centre-gauche
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Nationalism for Unity Security & Sovereignty | NUSS
- Date fondation : 2034
- Leader : Shui Nihua
- Idéologie : Conservatisme, capitalisme d'Etat, militarisme, souverainisme, confucianisme d'Etat, anti-immigration
- Position politique : Extrême-droite
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Posté : mar. déc. 19, 2017 10:30 pm
par Ostendo
[quote][center]Philosophie et pensée politique au Lianwa[/center]
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/51/2/1513715998-320-2010004201105004k-royal-ancestral-rite-and-ritual-music-of-jongmyo-shrine.jpg[/img][/center]
[justify]La République du Lianwa se fonde sur de nombreux corpus de textes, anciens et contemporains, et bénéficie d'une riche histoire de tentatives d'institutionnalisation de certains concepts plus ou moins fructueuses. Les crises les plus marquantes dans l'histoire du pays furent ainsi les plus riches en terme de développement d'une pensée purement lianwadaise, notamment lors de la crise agricole de la Seconde République d'Aravinda (772 à 1133) et la période des Neuf Royaumes (1697 à 1819). La pensée contemporaine repose donc sur un héritage important, et reste considérée aujourd'hui comme la synthèse réussie de l'ensemble des influences, l'Harmonisme.[/justify]
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Légisme : [justify]La pensée légiste a dominé plusieurs périodes de l'histoire ancienne du Lianwa, notamment lors des deux Républiques d'Aravinda. La puissance du sénat durant ces épisodes a entraîné une importante activité législative dont il reste de nombreux textes témoins. Le concept de loi, d'ailleurs central dans le légisme, non pas en tant que conformité aux rites et traditions, mais comme outil opérant sur le réel, a d'ailleurs été formalisé sous la Seconde République. La pensée des légistes part de l'homme et de la société tels qu'ils sont et non pas comme ils devraient être. Ils font table rase du passé, de la tradition et réfléchissent par rapport au monde dans lequel ils vivent, un monde considéré comme troublé et politiquement instable par nature. Cette conception de la société et du pouvoir a ainsi entraîné une modernisation de l'appareil administratif et répressif, puisqu'au concept de loi, s'ajoute celui de la force et du contrôle. Bien qu'elle ne fasse pas l'objet d'un culte en tant que tel, du fait d'une certaine impopularité historique et de sa nature gouvernementale, la pensée légiste revêt une importance fondamentale dans la compréhension du modèle politique lianwadais contemporain.[/justify]
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Confucianisme : [justify]Importé d'Uhamli et du Kaiyuan, le confucianisme représente une religion à part entière au Lianwa, dotée d'un culte, d'un clergé et de textes fondateurs que chaque adepte confucéen se doit de maîtriser. La pensée de Confucius se fonde sur un idéal d’harmonie par le perfectionnement moral de l’homme s’exprimant également de manière esthétique et artistique. Pour atteindre cette harmonie, l’apprentissage est sans doute la voie la plus importante pour devenir jun-zi ou homme de bien. L’Homme, et en premier lieu le prince doit devenir un jun-zi. Il peut y parvenir par des exercices de tenue rituelle, par des principes de perfectionnement individuel: la maîtrise de ses gestes, de ses actions, de ses sentiments. Les maîtres de cérémonie et leurs sous-officiers sont ainsi chargés de transmettre le savoir et la justesse des rites, tandis que l'apprentissage des valeurs se fait par un important travail d'intériorisation et d'exégèse des classiques. Malgré cet aspect solitaire, le clergé - très largement issu de la State Academy of Lianwa et il n'est pas rare que des politiciens possèdent la double étiquette d'édiles et de maître de cérémonie - accompagne le fidèle dans son étude et son travail de réflexion sur lui-même. Un guide personnel bienveillant autant qu'un contrôleur de la conformité des rites et de l'interprétation des textes.
Face au confucianisme officiel, la pensée contemporaine a eu comme soucis constant de démontrer sa compatibilité avec la démocratie en invoquant plusieurs valeurs centrales au confucianisme qui favorisent la démocratie. A commencer par le principe conférant au souverain une responsabilité à l’égard de son peuple, vu comme “la racine” selon Mencius, disciple de Confucius. Il est même question du droit légitime à renverser un prince si ce dernier venait à manquer à ses devoirs, dont certains consistent à écouter les conseils et les critiques. L’importance accordée à l’étude est également un facteur favorable puisque le niveau d’instruction influence la santé d’une démocratie. La pensée, l’esprit et la personnalité de Confucius paraissent compatibles avec la vision du citoyen modèle et éduqué des démocraties, avec le principe de l’incessant dialogue nécessaire au pluralisme. Enfin, son inquiétude envers les plus faibles le rend également partisan des droits de l’homme.[/justify]
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[quote]Harmonisme : [justify]L'Harmonisme pourrait être défini comme le syncrétisme orchestré par l'Etat entre confucianisme, légisme et philosophie politique occidentale, surtout celle latine antique. Tandis que l'Etat se met en scène par le biais des rites confucéens et tente de transmettre des valeurs d'ordre et de mérite en dirigeant l'interprétation des classiques, les organes de la République et la loi lianwadaise témoignent d'une dureté et d'un autoritarisme qui n'est pas sans rappeler la pensée légiste. La peine de mort, les exigences au mérite, les freins à l'ascension pour les individus qui sortiraient du système sont autant de témoignages légistes. Les fêtes et jours fériés lianwadais officiels sont ainsi toujours associés à un principe confucéen (jour des ancêtres, des parents, de purification, d'études, etc.) Encourageant à une quête de richesses personnelle et à la réussite sociale, accompagnant ainsi le capitalisme d'Etat longtemps prôné par le Directoire, l'Harmonisme vise également à opérer un contrôle social sur toutes les couches de la population et d'éviter les excès (corruption, népotisme, grève). C'est d'ailleurs dans cette optique que le ministère des affaires sociales (santé, éducation) se nomme ministère de l'harmonisme. Mais cette pensée organisée par l'Etat laisse peu de place à une quelconque spiritualité intérieure pour l'individu, qu'il tentera de combler par le biais d'autres "religion", notamment le bouddhisme, un confucianisme plus populaire ou le taoïsme.[/justify] [/quote]
Posté : mer. déc. 20, 2017 11:16 pm
par Ostendo
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[center] Lian Hua Tao [/center]
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/51/3/1513806575-8550463595-e35941e3ed-b.jpg[/img][/center][center]Le Garuda, emprunté à la mythologie hindoue, est également le gardien de la loi et du savoir au Lianwa[/center]
[justify]La Voie du Lotus est le texte légiste le plus important du Lianwa. Ecrit en 1728 en compilant de nombreux discours et textes plus anciens, le Lian Hua Tao a servi de source d'inspiration pour les fondateurs de la République moderne. Le nom actuel du pays en alphabet latin dérive d'ailleurs du Lian Hua Tao, dont la prononciation signifie aussi bien Voie du Lotus que République du Lotus selon les caractères utilisés.[/justify]
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Extraits :
[justify]21. Chue s'adressa à Lian. Le monde est ainsi fait que tout objet repose sur un support ; la feuille à l'arbre, l'arbre à la terre, la terre à l'univers. Les mots mêmes sont autant d'objets et de supports pour l'homme et sa pensée. Sache que la Loi est le support du Pouvoir autant qu'il en est l'objet, et le Pouvoir l'objet et le support de la Loi. Justice, privilège, des mots dont l'existence ne repose sur aucune définition, ils sont objets dont le support se modifie au gré des rois et des puissants [...] Le pouvoir est aussi instable que le cycle des saisons, mais immanent et perpétuel, il ne saurait disparaître. Loi, Force et Pouvoir correspondent aux principes fondateurs de l'ordre universel, et l'homme s'emplit du divin à chaque inspiration. Il n'attend que l'action de la Loi pour demeurer intégré au cycle éternel des astres. [/justify]
[justify]58. Confucius déclara que chaque homme se devait d'être à sa place, et de ne prendre celle d'un ordre ni par zèle ou par paresse. L'apprentissage personnel n'est freiné que par la nature humaine, chaotique et troublée, comme la nature de l'univers, perpétuellement instable et changeant lorsque la Loi fait défaut [...] Seul la Force du châtiment et la portée de la Loi permettent aux individus d'apprendre. Quand la Loi est cohérente, elle devient un ensemble de règles uniques, suivies par les fonctionnaires. Quand la Loi est claire, les fonctionnaires peuvent ajuster leur action sur Elle. Sinon, ils La méprisent et font à leur guise [...] La crise du pays commence par là
61. Tous les anciens rois qui réussirent à vaincre le monde avaient vaincu d'abord leurs peuples ; ceux qui réussissent à triompher de leurs ennemis ont d'abord triomphé de leurs sujets. Le point crucial pour vaincre le peuple consiste à le dissuader.
65. La Loi doit être la règle stable de l'administration du pays. Par conséquent, il est défendu aux sophistes de préconiser ce que la Loi interdit, aux fonctionnaires et aux intellectuels d'accomplir des exploits et de fonder leur réputation en dehors de la Loi.[/justify][/quote]
Posté : mer. mai 30, 2018 10:07 pm
par Ostendo
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[center] Censure, Propagande et Politiques de Sécurité au Lianwa [/center]
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/3/1525842701-chine-police-surveillance.jpg[/img][/center]
[justify]Sous des apparences de république libérale ouverte sur le monde, le Lianwa se révèle au quotidien et pour la majorité de ses habitants comme un Etat sécuritaire dans lequel les services de sécurité intérieure, le Censorat, participe à la répression de toute dissidence et de toute contestation du régime mis en place à la fin de années 1950. Contrôle d'Internet et des réseaux sociaux, censure de la presse, système politique favorisant le parti majoritaire, le Lianwa possède tout un arsenal assurant le maintien d'une société où les valeurs traditionnelles, couplées à la volonté de maintenir le contrôle de la population, s'intègrent dans le discours officiel à travers [url=https://simpolitique.net/posting.php?mode=reply&f=945&t=13418#pr329870]l'harmonisme[/url].[/justify]
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L'école au service de l'harmonisme
L'école apparaît au Lianwa comme le premier lieu d'apprentissage des concepts et valeurs qu'entend défendre la République afin d'assurer la pérennité de ses institutions et la structure inégalitaire et autoritaire de son système politique. Respect de l'autorité, modération de l'individualité et entrainement de l'esprit collectif, apprentissage de textes traditionnels religieux - si tant est que l'on peut qualifier l'harmonisme et ses sources d'inspiration - et quête de l'excellence et de la valeur du mérite sont autant d'outils afin de façonner les jeunes générations pour qu'elles intègrent le plus rapidement possible le schéma harmoniste. Peu de place est ainsi fait dans le cursus au développement de l'esprit critique, et les manuels présentent généralement un parti pris évident pour des étrangers.
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Le mérite comme échelle de contrôle
Au sein du monde professionnel, les salaires servent de moyen de contrôle et de promotion selon les actions et comportement des individus. En plus d'un contrôle des savoirs techniques acquis durant le parcours scolaires et académiques, l'Etat et ses entreprises, un peu moins dans les sociétés privées ou étrangères présentes au Lianwa vérifie également la conformité des employés aux normes harmonistes. Un employé jugé plus vertueux se verra ainsi plus facilement récompensé par un poste à responsabilités et un salaire plus élevé. Compétences et excellence morale forment ainsi un duo permettant de contrôler les individus, l'échelle socio-professionnelle n'étant que le reflet du respect des valeurs morales de l'individu.
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Des médias sous contrôle de l'Etat
A l'heure où les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus important, servant de site d'informations parfois très critiquées pour leur manque d'objectivité et leur orientation, le Lianwa contrôle activement les informations accessibles sur son territoire. Si la presse étrangère reste tolérée et appréciée, les journaux locaux sont exclusivement détenus par la Xinlian Corporation, éditeur de la Xinlian Press Agency. Les journaux indépendants restent rares, et les quelques blogs indépendants sont généralement strictement limités, l'accès internet de ces sites étant bloqué. Malgré des articles jugés de qualité, la Xinlian ne critique que très rarement le régime en place, même si elle se fait le relais des crises et des affaires frappant le monde politique ou économique. Les critiques sont généralement adressées aux individus, responsables d'un manquement envers les valeurs harmonistes et le peuple lianwadais, qu'au système lui-même. La récente modification de la gestion des infrastructures numériques et de l'offre Internet autorise cependant l'Etat à opérer un meilleur contrôle en amont grâce à la censure des fournisseurs Internet au risque de la perte de leur licence.
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L'omniprésence de la technologie
Des caméras de rues aux fichiers centraux de l'OCC pour les criminels recherchés, les autorités du Lianwa utilisent abondement la technologie dans leur politique de sécurité. On estime aujourd'hui qu'une caméra surveille tous les 5 mètres, et la couverture ne cesse d'augmenter. Bien que l'utilisation de tels systèmes de surveillance fasse débat quant à sa réelle efficacité, les chiffres de la criminalité lianwadaise et la satisfaction des autorités, couplés à la joie des entreprises comme Lianxiang ou Black Lotus de vendre de appareils en masse, témoignent d'un engouement pour la technologie de vidéo-surveillance. Désormais, les officiers de police pourront d'ailleurs être équipés de lunettes à reconnaissance faciale, amenant le contrôle à un stade plus avancé encore en dépendant de plus en plus de programmes informatiques complexes et parfois vulnérables.
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Le trio de la surveillance
- LMA : La Lianwa Media Authority possède les infrastructures de télécommunication du pays, les sociétés internet et de téléphonie exploitantes devant une redevance pour leurs utilisations. En plus de cette tâche, elle veille à ce que l'utilisation des ses infrastructures ne servent pas à déstabiliser la société lianwadaise, notamment à travers la critique de la politique harmoniste
- Censorat : Premier organe de contrôle, le Censorat dirige les services de sécurité intérieure et extérieure du Lianwa. Très peu d'informations filtrent d'une agence qui apparaît tantôt comme des services secrets, police politique, police des polices et "homme de main à tout faire" du Directoire. Le Grand Censeur est en effet directement désigné par le Président.
- L'armée : Les Forces Armées ne procèdent pas à une surveillance directe, mais coopère intensivement avec le Censorat. Avec le retour en 2037 du service militaire au Lianwa, le rôle formateur et de surveillance des comportements de l'armée prendra assurément une place plus importante dans le système de répression et de contrôle des masses. Reste qu'une trop forte pression mise sur la jeunesse pourrait au final entraîner un effet inverse avec rébellion et rejet des normes établies ; aucun régime ne peut y échapper.
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