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[center] Censure, Propagande et Politiques de Sécurité au Lianwa [/center]
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/3/1525842701-chine-police-surveillance.jpg[/img][/center]
[justify]Sous des apparences de république libérale ouverte sur le monde, le Lianwa se révèle au quotidien et pour la majorité de ses habitants comme un Etat sécuritaire dans lequel les services de sécurité intérieure, le Censorat, participe à la répression de toute dissidence et de toute contestation du régime mis en place à la fin de années 1950. Contrôle d'Internet et des réseaux sociaux, censure de la presse, système politique favorisant le parti majoritaire, le Lianwa possède tout un arsenal assurant le maintien d'une société où les valeurs traditionnelles, couplées à la volonté de maintenir le contrôle de la population, s'intègrent dans le discours officiel à travers [url=https://simpolitique.net/posting.php?mode=reply&f=945&t=13418#pr329870]l'harmonisme[/url].[/justify]
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L'école au service de l'harmonisme
L'école apparaît au Lianwa comme le premier lieu d'apprentissage des concepts et valeurs qu'entend défendre la République afin d'assurer la pérennité de ses institutions et la structure inégalitaire et autoritaire de son système politique. Respect de l'autorité, modération de l'individualité et entrainement de l'esprit collectif, apprentissage de textes traditionnels religieux - si tant est que l'on peut qualifier l'harmonisme et ses sources d'inspiration - et quête de l'excellence et de la valeur du mérite sont autant d'outils afin de façonner les jeunes générations pour qu'elles intègrent le plus rapidement possible le schéma harmoniste. Peu de place est ainsi fait dans le cursus au développement de l'esprit critique, et les manuels présentent généralement un parti pris évident pour des étrangers.
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Le mérite comme échelle de contrôle
Au sein du monde professionnel, les salaires servent de moyen de contrôle et de promotion selon les actions et comportement des individus. En plus d'un contrôle des savoirs techniques acquis durant le parcours scolaires et académiques, l'Etat et ses entreprises, un peu moins dans les sociétés privées ou étrangères présentes au Lianwa vérifie également la conformité des employés aux normes harmonistes. Un employé jugé plus vertueux se verra ainsi plus facilement récompensé par un poste à responsabilités et un salaire plus élevé. Compétences et excellence morale forment ainsi un duo permettant de contrôler les individus, l'échelle socio-professionnelle n'étant que le reflet du respect des valeurs morales de l'individu.
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Des médias sous contrôle de l'Etat
A l'heure où les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus important, servant de site d'informations parfois très critiquées pour leur manque d'objectivité et leur orientation, le Lianwa contrôle activement les informations accessibles sur son territoire. Si la presse étrangère reste tolérée et appréciée, les journaux locaux sont exclusivement détenus par la Xinlian Corporation, éditeur de la Xinlian Press Agency. Les journaux indépendants restent rares, et les quelques blogs indépendants sont généralement strictement limités, l'accès internet de ces sites étant bloqué. Malgré des articles jugés de qualité, la Xinlian ne critique que très rarement le régime en place, même si elle se fait le relais des crises et des affaires frappant le monde politique ou économique. Les critiques sont généralement adressées aux individus, responsables d'un manquement envers les valeurs harmonistes et le peuple lianwadais, qu'au système lui-même. La récente modification de la gestion des infrastructures numériques et de l'offre Internet autorise cependant l'Etat à opérer un meilleur contrôle en amont grâce à la censure des fournisseurs Internet au risque de la perte de leur licence.
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L'omniprésence de la technologie
Des caméras de rues aux fichiers centraux de l'OCC pour les criminels recherchés, les autorités du Lianwa utilisent abondement la technologie dans leur politique de sécurité. On estime aujourd'hui qu'une caméra surveille tous les 5 mètres, et la couverture ne cesse d'augmenter. Bien que l'utilisation de tels systèmes de surveillance fasse débat quant à sa réelle efficacité, les chiffres de la criminalité lianwadaise et la satisfaction des autorités, couplés à la joie des entreprises comme Lianxiang ou Black Lotus de vendre de appareils en masse, témoignent d'un engouement pour la technologie de vidéo-surveillance. Désormais, les officiers de police pourront d'ailleurs être équipés de lunettes à reconnaissance faciale, amenant le contrôle à un stade plus avancé encore en dépendant de plus en plus de programmes informatiques complexes et parfois vulnérables.
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Le trio de la surveillance
- LMA : La Lianwa Media Authority possède les infrastructures de télécommunication du pays, les sociétés internet et de téléphonie exploitantes devant une redevance pour leurs utilisations. En plus de cette tâche, elle veille à ce que l'utilisation des ses infrastructures ne servent pas à déstabiliser la société lianwadaise, notamment à travers la critique de la politique harmoniste
- Censorat : Premier organe de contrôle, le Censorat dirige les services de sécurité intérieure et extérieure du Lianwa. Très peu d'informations filtrent d'une agence qui apparaît tantôt comme des services secrets, police politique, police des polices et "homme de main à tout faire" du Directoire. Le Grand Censeur est en effet directement désigné par le Président.
- L'armée : Les Forces Armées ne procèdent pas à une surveillance directe, mais coopère intensivement avec le Censorat. Avec le retour en 2037 du service militaire au Lianwa, le rôle formateur et de surveillance des comportements de l'armée prendra assurément une place plus importante dans le système de répression et de contrôle des masses. Reste qu'une trop forte pression mise sur la jeunesse pourrait au final entraîner un effet inverse avec rébellion et rejet des normes établies ; aucun régime ne peut y échapper.
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