Page 2 sur 3

Posté : lun. nov. 23, 2015 2:23 pm
par Nicotine09
Pendant que le président parla, l'expression du roi passa par un très léger mouvement du sourcil, le président ne le remarqua qu'avec peine et ne semblait pas savoir pourquoi. Il demanderait surement à l'un de ses secrétaires ce qu'il en penserait au moment du "débriefing".
A la fin de sa phrase, le roi pencha la tête sur le côté, mouvement traduit par une réflexion sur ses dernières paroles.
Il y répondit rapidement et le président également.

Hattori Yumita : Je suis prêt à demander à certaines universités endoa l'ouverture de classes afin d'apprendre et d'enseigner les rudiments de votre culture et je suis également favorable à la mise en relation de correspondances scolaires entre vos étudiants et les notre.

Après avoir dis cela, l'un de ses conseillers lui chuchota à l'oreille.
L'un deux s'était rendu compte qu'il n'avait pas répondu à l'une des propositions du roi étranger.
Pour le coup, il n'aurait pas à demander lors du "débriefing" et remercia son conseiller.

Hattori Yumita : *s'éclaircissant la voix après avoir bu une gorgé d'eau* Excusez moi, j'ai oublié de vous répondre à l'une de vos propositions.
En effet, nous pouvons faire cela. Je vous en prie, veuillez commencer. Nous vous écoutons.

Posté : lun. nov. 23, 2015 4:27 pm
par poivronmaudit
Le Président s'était souvenu de la proposition du Roi. C'était une très bonne nouvelle: il n'avait pas ignoré celle ci, mais elle fut oubliée, surement à cause de la discution qui avait tendance à sauter du coq à l'âne. Le Roi se détendit, il nota le savoir vivre du peuple Endoa.

Lazak'TarrBien, je vais dire à mon ministre de l'éducation de prendre contact avec votre gouvernement, pour la mise en place de cette collaboration culturelle et linguistique. De même, j'ai une idée concernant les médias qui entreraient dans ce projet: mettre en place une chaîne TV mixte présentant reportages et informations sur les deux cultures.

Le Roi fit alors venir une jeune femme, la trentaine, cheveux blancs/gris et le visage caché sous une épaisse couche de maquillage noir et blanc. Elle lui apporta une feuille, il la remercia. Il reprit la parole.

Lazak'Tarr:Concernant le commerce, j'aimerais premièrement le stimuler entre nos deux pays. Je souhaiterais l'importation de biens en terre casti. En effet, notre économie est largement primitive, essentiellement dominée par l'agriculture. Notre monnaie est une monnaie forte, ce qui fait en rentrée de devises plus importante. Nous recherchons tout type de contrat: infrastructures, bâtiments/constructions, biens de consommation et enfin des infrastructures de communication (radio/tv). Enfin, nous souhaitons favoriser l'ouverture de filiales de vos entreprises sur notre territoire.

Le roi avait formulé là une proposition importante à ses yeux. Le marché intérieur casti était certes peu développé, mais les couts et investissements seraient faibles et négociables. Il garda cependant cela pour lui, estimant avoir déjà beaucoup parlé. Il demanda un verre s'il pouvait avoir un verre, d'une boisson alcoolisée de préférence.

Posté : lun. nov. 23, 2015 6:08 pm
par Nicotine09
Après avoir écouter toutes les demandes et propositions du roi Lazak'Tarr, le président réfléchis quelques secondes.
Le projet d'une chaîne télévisuelle mixte était tentant mais difficilement applicable et le président se devait de demander quelques précisions.

Le roi fit alors signe à une jeune femme sur-maquillé et aux cheveux d'argent, malheureusement un peu terne. L'âge était difficile à estimer suite aux couches de maquillage mais elle ne devait pas avoir plus de 40 ans. Chose qui surpris le président, le roi remercia cette jeune femme. Il ne s'y attendait pas.
Cependant, sans sourciller, il repris sa concentration afin d'écouter les paroles du Castihan.

Une proposition commerciale était une bonne chose, aussi bien pour l'économie locale qu'internationale. Cependant, cela se devait d'être accompagné par des questions. Et cela se voyait par les mines intéressées des représentants de plusieurs entreprises endoa. Une main-d’œuvre et une zone stratégique en plus de facilités fiscales... Cela était suffisant pour eux.

Le roi demanda alors un autre verre, occasion pour le majordome et les serviteurs d'amener quelques chariots remplis de collations provenant des différentes communautés. Gâteaux au miel, gâteaux de riz, pâtisseries alméranes, barebjaliennes. La plupart des mets sucrés typiques de la multi-ethnicité étaient présents.
De plus, des boissons étaient à disposition. Boissons plates ou gazeuses, sucrées ou non, café, thé ou encore plusieurs types d'alcool.
L'idée était venue du majordome, expérimenté et ayant servis les plus grands du pays et d'autres nations lors de visites et rencontres officielles. Le président souffla intérieurement, il faudra le féliciter encore une fois pour ses excellentes idées.
Après avoir servi tout le monde, le président prit la parole.

Hattori Yumita : Ce projet médiatique est fort intéressant, et vous trouverez sans doute des sociétés dans ce domaine qui accepteront cela.
Cependant, comment pensez vous créer cela ? Par la mise en place d'une société mixte avec actions ? Par la mise sous-tutelle étatique ?
Selon la manière, des difficultés pourraient survenir. Pourriez vous m'en dire plus sur ce projet ?

Concernant l'exportation de biens manufacturés, cela est possible, le commerce étant un point important de notre politique extérieure.
De nombreux objets, du simple stylo à la machine à laver en passant par des produits électroniques, sont produits ici même, en République d'Endo.
Il me semble que des voitures vous ont été déjà envoyé de même que des armes.
Concernant la recherche de contrats, voici les représentants de plusieurs entreprises qui pourraient vous satisfaire. BTP, média, entreprises industrielles en tout genres. Vous pouvez dès maintenant leur poser des questions ou bien attendre et les recontacter ultérieurement.
Pour l'ouverture de filiales d'entreprises privées sur votre territoire, comment le favoriseriez vous ?

Posté : lun. nov. 23, 2015 11:29 pm
par poivronmaudit
Le Roi vit s'avancer les chariots que les serviteurs apportaient. Tout y était, tout... Ah et de l'alcool ! Le Roi ne put s'empêcher de crier intérieurement "oui!!". Il goûtait depuis avant un alcool local qui faisait preuve de grande saveur. Visiblement, ces peuples savaient faire des choses de qualité, autre chose que l'infâme aprhey, alcool casti tirant à 93°.
Le Roi ne savait pas qui avait eu l'idée de ces collations, il supposa que c'était le Président. Au moment de le féliciter pour cette idée, ce dernier pris la parole. Il écouta attentivement, prenant garde à se tenir sérieux.
Une fois terminées les paroles du Président, il réfléchis un instant. Il précisa:

Lazak'Tarr:Juste un instant je dois réfléchir...

Il lui suffisait de quelques secondes pour trancher, faire ses choix. Réflexe d'ancien combattant.

Lazak'Tarr:Pour la chaîne TV, nous pourrions mettre en place une entreprise 50/50 mais cela impliquerait l'ouverture aux investisseurs pour votre partie. Je pense que vous serez d'accord pour que les diffusions doivent être contrôlées. On ne peut laisser faire un présentateur dénonçant l'autre culture ou essayant de nuit à la stabilité d'un état. Non... A moins que l'état Endoa prenne possession des 50% qui lui sont destinés. Je suppose que vous avez les moyens d'assurer le contrôle d'une entreprise gouvernementale par votre administration. Quand aux 50% destinés à mon pays, je les achèterais personnellement.

Le Roi repris son souffle, il ne savait absolument pas comment allait agir le Président. Peut-être n'était-il pas familier de ce genre de partage.

Lazak'Tarr: Je me permets de poursuivre pour vous répondre correctement. Pour les véhicules et les armes en effet, nous apprécions leurs qualités. Elles seront mises sur le marché sous peu. J'aimerais parler avec les responsables de ces entreprises à la fin de cette discution sur le commerce si vous le voulez bien, je pense que de juteux contrats n'attendent que d'être signés. Enfin, les filiales. Notre politique économique assure des avantages notables. Pour commencer, leur création doit être validée par mon administration, je peux donc, si elles souhaitent avoir un monopole vis à vis des autres pays étrangers, le leur accorder si elles se montrent généreuses. L'accès à la main d'oeuvre (presque gratuite) est aisé. Elles doivent obligatoirement utiliser les services de la Banque Royale, ma banque. Si des transactions douteuses devaient être effectuées, silence garanti. Et les taxes sont plus faibles: il n'y a pas de taxe d'importation et les matières premières industrielles (hors pétrole) sont exonérées. En retour, elles sont possédées à 51% par un castihan (légalement, le partage financier des bénéfices ne dépend pas de cela, mais un accord à part), sont limitées à 30% d'esclaves et d'étrangers. Dernière chose, mais hors sujet, merci pour collations, vous avez eu une excellente idée... Quelles sont vos questions?

Posté : mar. nov. 24, 2015 6:12 pm
par Nicotine09
Le chef de l'état endoa remercia le roi et se promit d'offrir une prime au majordome et à toute l'équipe de serviteurs et domestiques de la présidence.
Il lui semblait même qu'un domestique allait avoir un enfant, la prime s'ajoutera aux quatre mois de congé payé parentale.

Hattori Yumita : Que pensez vous plutôt de cela, 51% en faveur de la société endoa qui fournira les cadres et connaissances liés à la production, l'édition et la diffusion des émissions présentes sur la chaine. En échange de quoi, nous interviendrons sur la chaine afin d'encadrer et de limiter si nécessaire, les informations recueillies et pouvant être compromettantes sur votre pays. Créer une chaîne publique combinant des informations sur nos deux pays n'est malheureusement pas possible, mais nous avons des droits de regards sur les activités d'acteurs privés. Ainsi, nous pouvons vous orienter vers la Hatana Media, qui vous fournira l'expertise nécessaire ainsi que l'équipement et les infrastructures pour la production de documentaires.
Concernant la seconde proposition, je laisse les représentants vous répondre. Ils sont, je pense, mieux placé pour poser des questions les impliquant directement


Yumitshika Shiratori : Bonjour monsieur. *légère révérence, marque de respect*. Je suis Yumitshika Shiratori, et je suis le porte-parole des représentants ici présent. *montrant du regard les cadres venus représenter les divers entreprises de la République d'Endo*. J'aimerais vous poser quelques questions. Tout d'abords, quelle est la valeur de votre monnaie comparé au $Rak, monnaie internationale de référence. En plus de cela, quelle est la valeur moyenne de votre main-d’œuvre ?
Ensuite, qu'entendez vous par l'obligation d'utiliser vos services bancaires ? Et qu'entendez-vous par transactions douteuses ?
Même si les taxes sont faibles, quel serait le pourcentage de la valeur de la marchandise produite dans votre pays ? Et y aura-t-il une obligation d'alimenter le marché intérieur où bien le marché extérieur ?
Sans les connaissances nécessaires, nous ne pouvons envisager d'implanter de filiales dans votre pays, encore moins si ces filiales nous sont dépossédés. Cela sera à négocier au cas par cas selon les entreprises. Concernant le pourcentage d'employés de statuts différents, cela sera négocié au cas par cas également, selon les volontés des représentants des différentes entreprises.

Posté : mar. nov. 24, 2015 7:04 pm
par poivronmaudit
Le Roi était surpris par le signe de respect témoigné par Yumitshika Shiratori, le porte-parole. Il n'était pas surpris par la réplique endoa, et répondit alors:

Lazak'Tarr: Bien...

Il réfléchit un instant et ajoute:

Lazak'Tarr: Ce partage ne me parait pas équitable dans le sens ou d'une chaine mixte nous passons à une chaine endoa avec investissement casti... Je suis cependant prêt à accepter. J'ai cependant une condition: la formation de personnel casti afin de permettre la mise en place de deux chaines nationales casti.

Il se tourna alors vers le Porte-parole.

Lazak'Tarr: Je vais répondre à vos questions. Notre monnaie est forte, 1 oud vaut 0.8 $Rak. Le marché casti est donc adapté à l'importation (de biens produits en terre endoa ou de matières premières). Concernant la main d'oeuvre, le salaire minimal est fixé à 650$Rak. C'est cependant à relativiser du fait que les esclaves ne sont pas concernés par cette limite, ils coutent en moyenne 150$Rak par mois. Et chez vous quels sont les revenus?
Les taxes sont faibles, la TVA est de 15% et aucune taxe d'exportation ni douane. Concernant le marché intérieur, je pense que du fait du taux de change, vous aurez envie de l'alimenter. Je précise aussi que c'est filiales ne peuvent pas vous êtres spoliées, si l'investisseur casti est majoritaire, vous êtes propriétaire de vos parts. Et je m'engage à faire appliquer cela. Si la mise en place de ces entreprises vous gênent, nous sommes aussi demandeurs de transferts technologiques et sommes ouverts à toute proposition. Je terminerais par vous préciser l'obligation bancaire. La Banque Royale est la seule banque du pays, pour exporter les richesses générées sur le sol casti, vous devrez forcément passer par elle. Ses services sont gratuits (hors prêts) et elle garanti l'anonymat total à ses clients. En résumé, nous recherchons des transferts technologique ou la mise en place d'entreprises mixtes ou l'achat pur et simple de biens produits dans votre pays.


Le Roi attendait alors une réponse, il n'arrivait pas à discerner si ses interlocuteurs étaient intéressés ou exaspérés.

Posté : mar. nov. 24, 2015 10:03 pm
par Nicotine09
Hattori Yumita : Les cadres et manageurs casti seront formés dans les écoles et universités endoa. Les enseignants, endoa, raksasan, biturigeois ou encore kaiyuanais sont nombreux et fort compétents. La formation prodiguera un enseignement afin qu'il ait les capacités suffisantes pour améliorer aussi bien votre administration que toute entreprise ayant besoin de personnes compétentes et qualifiées. Quant au personnel technique, une formation pourra leur être prodigué pour qu'ils y obtiennent les bases, une formation avancée demandera un coût supplémentaire.
Qu'en pensez vous ? Je pense que l'offre d'apprentissage du personnel Casti compense quelques peu le pourcentage d'actions dans cette entreprise.


Le oud était une monnaie forte, très forte, et elle était parfaite pour l'importation. Mais l'exportation ainsi que la main-d’œuvre était cher, trop cher pour ce quelle était et elle devait être formée. Il était plus efficace d'en faire des filiales de vente afin d'écouler un stock de biens manufacturés et ne demandant alors qu'une main-d’œuvre sous-qualifié à la formation extrêmement rapide d'un ou deux mois.
Concernant la TVA locale, elle était plus élevée de 5% qu'en République d'Endo et cela était déjà un signe important pour les représentants qui étaient encore moins susceptibles d'accepter d'implanter une filiale en Casti. Concernant les taxes d'exportations et de douane, étant nulles, elles étaient favorablement admises mais la République d'Endo n'avait pas non plus de taxes concernant l'exportation de biens, seules les taxes douanières existaient et seulement avec certains pays.
Concernant les filiales, selon les lois endoa ayant pour sujet le commerce, elles indiquent que "lorsqu'une société possède plus de la moitié du capital d'une autre société, la seconde est considérée comme filiale de la première". Chose difficile lorsque 51% de la filiale était possédé de manière personnelle à un castihan ou par une entreprise locale. Même si les bénéfices pouvaient être négociés, la propriété était de fait, castihan et des investissements de la sorte n'était pas favorables aux entreprises. Cependant, des investissements endoa dans des entreprises castihannes pouvaient être possible.
Concernant les transferts technologiques, cela dépendrait des entreprises castihannes et des investissements endoa.
Au final, l'exportation de produits et de biens de consommation était une solution communément admise par tout les représentants.

Yumitshika Shiratori : Vos informations nous ont été précieuses mais malheureusement, la création de filiales ou d'usines de production dans votre pays est fort peu probable. Les entreprises que représente ces hommes d'affaires ont de meilleures conditions ici, en République d'Endo.
Laissez moi vous expliquer pourquoi ainsi que des solutions et vous pourrez ensuite nous convaincre que nous avons tort ou bien accepter nos propositions.

Tout d'abord, votre monnaie. La devise du oud est extrêmement élevée et est parfaite pour l'importation de biens, cependant, l'exportation s'en voit réduit. Hors, si nous implantions une filiale qu'une partie de sa production se devait être exporté ensuite dans un autre pays, cela serait problématique aussi bien pour nous que pour vous. Le pays achèterais moins mais payant plus.

Ensuite, votre main-d’œuvre. La main-d’œuvre non-servile est sous-qualifiée aux moyens techniques et coûte cher pour ce quelle est et pour votre main-d’œuvre servile que sont vos esclaves, malgré leur coût très réduit même si mensuel alors qu'esclave, leur engagement est limité au pourcentage ainsi que nos propres expatriés. Ce qui en ferait une filiale industrielle, peu productive. Certains groupes seraient cependant d'accord d'implanter des filiales de ventes afin d'écouler des stocks de marchandises dans votre pays.

Les taxes et la TVA sont également plus favorable en République d'Endo qu'aux Provinces-Unies Casti. Par exemple, la TVA est de 10% en République d'Endo là où elle coûte 15% dans votre pays, même si il est vrai que nous pourrions y pallier par une augmentation des prix, cela provoquerait la perte d'une partie du marché intérieur castihan. De même, la taxe d'exportation pourrait être problématique, à moins que toute la production théorique, d'une filiale industrielle tout aussi théorique, ne soit écoulé dans votre marché intérieur.

Enfin, le cas des filiales. Selon nos lois, une filiale est une entreprise secondaire dont plus de 50% appartiennent à une autre entreprise appelée "entreprise mère". Cela exclue donc la possession de 51% des actions d'une entreprise étrangère implantée sur vos terres. Même si les bénéfices ne sont pas liés, la part des actions en fait le possesseur légal et l'actionnaire majoritaire décide de la direction de ladite entreprise.

Cependant, la fermeture complète de votre marché n'est pas envisagée et si j'ai bien compris, l'un des buts de cette rencontre est également la modernisation de votre pays par des transferts technologiques. Chose que certaines entreprises peuvent envisager sous-plusieurs conditions.
Tout d'abords, soit par la possession d'une filiale avec 51% des actions appartenant à une "entreprise mère", soit par la possession d'une entreprise locale à 51%.
Ensuite, selon le domaine et le marché intérieur et extérieur du pays, les investissements endoa pourront s'intensifier et donc accélérer un processus d'obtention de ladite technologie. En République d'Endo, un système de brevetage est en place afin de protéger les propriétés intellectuelles. Nous espérons que cela est aussi mis en place dans votre pays et garantira que la technologie transféré sera uniquement lié à l'entreprise pour une durée défini de 5 ans. Le transfert technique ou technologique pouvant elle même prendre plusieurs années, 3 à 5 ans selon les produits tel que des véhicules.
Un autre système privilégie est le système du BOT, ou Build-Own-Operate Transfer, c'est à dire Construction– possession-exploitation-Transfert.
Ceci est une offre de service qui peut être proposée lorsque le client (collectivité locale, province, État ou même groupe industriel) souhaite une implication complète du partenaire privé dans la gestion du projet, allant jusqu’à la prise en charge du financement. En contrepartie, le client s’engage à rémunérer le service qui lui est fourni, au travers d’un tarif couvrant l’activité d’exploitation de l’usine mais également l’amortissement des capitaux engagés. L’usine est transférée au client au terme du contrat, en général d’une durée de 20 à 30 ans.
Également favorable, tout les représentants sont favorable à des transactions commerciales et fournissant ainsi, votre marché intérieur en exportant des produits jusqu'à votre pays.

Posté : mar. nov. 24, 2015 11:33 pm
par poivronmaudit
Le Roi écouta attentivement le discours des endoa, un exposé à vrai dire. Il comprit aussitôt que les lois protectionnistes mises en place sous la pression de l'aristocratie allaient être en frein. Il allait devoir miser sur un autre cheval pour arriver à ses objectifs: la modernisation de l'économie et des technologies arriérées castihanes.

Il répondit alors au Président:

Lazak'Tarr:

Je suis d'accord.

Le Roi inclina légèrement la tête pour acquiescer, lentement. Il se tourna alors vers les investisseurs:

Lazak'Tarr:

Je comprends parfaitement ce choix. Je m'y attendais.
Aussi, je vais vous proposer ceci: si une filiale endoa ouvre sur le sol casti, elle appartiendra effectivement a 51% à son entreprise-mère. Mais vous vous doutez bien que je ne peux pas transgresser ouvertement nos lois. Si aux yeux du public elle appartiendra majoritairement à un casti, les documents officiels attesteront la véritable répartition des actions. Il en sera de même pour les proportions de la main-d'oeuvre ou vous jouirez officiellement d'avantages (plus d'esclaves ou d'endoa), écrit noir sur blanc, mais non révélé. Mon administration sait très bien quand fermer les yeux, et pourquoi.

Quand à l'ouverture d'entreprises sur le sol casti, nous pouvons appliquer les même règles. Concernant le transfère technologique, aucune loi ne protège la propriété intellectuelle. Mais c'est prévu pour bientôt. Si ça peut vous rassurer, les contrevenants seront condamnés à mort. J'ajouterais aussi que je peux me montrer très généreux pour développer vos filiales et augmenter leur production. Sachez qu'un réforme de l'esclavage est aussi prévue afin d'en augmenter le rendement et le nombre, par l'élevage intensif.
Les conditions exactes de l'implantation d'entreprises et de transfert technologique sera négocié au cas par cas, lorsque vous souhaiterez vous installer chez nous. Le marché casti va être très juteux et se compte en milliards, alors dites moi pourquoi je dois vous accorder des avantages à vous plutôt qu'à d'autres entreprises? Car vous aurez accès à un quasi-monopole sur au moins plusieurs années.

J'aborde rapidement au sujet des contrats à venir, l'importation de vos bien. A l'avenir mon gouvernement passera beaucoup de commandes, BTP, infrastructures, matériel... Voulez vous aborder ce point lors de cette réunion ou plus tard, au cas par cas?


Le Roi avait changé de visage. Il était alors plus sérieux et parlait calmement. Sa voie était douce et son regard pénétrant. Il repris un verre d'une boisson alcoolisée. Décidément délicieuse. l'alcool n'avait pas d'effet sur son comportement pour le moment, il en était un grand consommateur. Il craignait avant tout une sorte de colonisation économique. Il attendait alors la réponse endoa pour être fixé.

Posté : mer. nov. 25, 2015 12:38 pm
par Nicotine09
Le président avait écouté les arguments du représentant des intérêts privés et il en était satisfait. Tout en étant clair sur la situation, cet homme avait réussi à se créer une porte afin d'accéder à un nouveau marché. Pas mal.

Après un simple "Je suis d'accord", le roi inclina la tête. Marque de respect ? Afin d'acter l'accord ? Le président ne savait que dire.
Cependant il reprit le fil de la discussion. Lazak'Tarr était entrain de convaincre par plusieurs concessions plutôt intéressantes.

Et la réplique du représentant ne se fit pas attendre car les objectifs privés lui étaient déjà transmis.

Yumitshika Shiratori : Si vous nous confirmez vos avantages concernant la garde de 51% des actions de la filiale ainsi que de l'augmentation des proportions de la main d’œuvre servile, certaines entreprises envisageront effectivement l'implantation de filiales de production.
Mais une question me chiffonne, pouvons nous ou devons nous acheter des esclaves ? Ou seront ils fournit en échange d'une rémunération au maitre ?

Lorsque ces lois sur la propriété intellectuelle seront mis en place, nous investirons dans votre pays.
Que la peine soit lourde est appréciable mais ce que nous voulons est un panel de lois nous protégeant.
Concernant vos esclaves, qu'entendez vous par "augmenter le rendement" ?

L'avantage que nous avons comparé aux autres entreprises étrangères ? Notre volonté de s'implanter dans un pays non-aligné, sous un gouvernement corrompu et donc instable pour nos affaires, en plus de produits peu chers et à la qualité de plus en plus importante tout en accompagnant votre modernisation par de possibles transferts techniques. Cependant, le fait est que vous annoncez ouvertement que votre pays est corrompu, qu'avez vous pour nous protéger ?

Et une rencontre au cas par cas sera nécessaire afin de mettre en place chaque particularité pour les entreprises susceptibles d'implanter une filiale chez vous.


Le regard de son interlocuteur était... dérangeant et sa voix, ne lui semblait pas normale. Presque trop douce. Il en était certain, il était dangereux.

Posté : mer. nov. 25, 2015 2:12 pm
par poivronmaudit
Le Roi commençait à être fatigué de ces négociations, il n'était pas un marchand de tapis. Mais l'affaire allait sûrement être fort lucrative pour tout le monde. Il comprenait les craintes de ses interlocuteurs et de son point de vue elles étaient futiles. Il est en effet plus habitué à s'imposer si la situation tourne en sa défaveur qu'a se laisser entrainer devant un fait accompli. Il répondit:

Lazak'Tarr:

Pour les esclaves, je crains qu'il faille les louer. Voyez vous notre société régit le statu de chacun, son rang social et une certaine hiérarchie. Et tout ceci est régi par un code, le Raj. Les étrangers n'y figurent pas, vous ne pouvez donc en acheter. Sachez cependant que leur cout est très faible, 120$ en moyenne. Mais si vous décidez de vous implanter pour des projets ambitieux, j'y investirais une part, et fournirais une main d'oeuvre exonérée de toute charge. Le rendement des esclaves est leur capacité de production. Elle est uniquement manuelle et basique, il faut les former. Notez qu'ils illettrés et que nombreux sont ceux qui ont leur langue coupée afin d'assurer une certaine docilité...

Pour vous protéger je peux vous apporter des garanties légales signées de ma main. Je ne pense pas que mon gouvernement soit corrompu, il fait seulement les choix les plus adaptés. Je choisis mes alliés pour leur fidélité et je les récompense. Je m'engage aussi à leur être fidèle, je ne suis pas un menteur. Les lois sur la propriété intellectuelle seront gérés par un organisme gouvernemental de même que les brevets. Chaque brevet aura sa propre protection. Sachez aussi que l'ouverture chaque entreprise est soumise à l'accord gouvernemental.

Je suis d'accord avec le reste sinon. Je terminerais par ceci: si vous êtes incapables de me faire confiance, il vaut mieux en rester là. Je ne suis pas là non plus pour brader mon royaume. Je pense de plus en plus à simplement acheter vos biens, et les écouler moi même sur le marché casti par le biais de mes entreprises.


Le Roi avait parlé sur un ton calme et posé, mais sèchement. Il savait très bien qu'il pourrait développer son pays sans le brader, mais c'était pour lui un axe centrale à sa volonté de collaboration avec le gouvernement de la République d'Endo.