<center>[img]http://1.bp.blogspot.com/_RHWKpWLULeI/SaYS7Bi4GyI/AAAAAAAABWI/zMhSFQ1VZvw/s400/Colonial+building+in+Brisbane.jpg[/img]</center>
L'ancienne maison du gouverneur est un lieu de tradition, centre historique de la Colonie d'Akron. Le pavillon central a été construit en 1701, et agrandi plusieurs fois, jusqu'à devenir le grand complexe de style ancien que l'on connait actuellement. Après avoir abrité pendant cinquante-trois ans le ministère de la guerre (1874-1927), elle est redevenue la demeure des dirigeants de Ravendel, ce qu'elle n'a cessé d'être depuis.
L'actuel chef de l'Etat est le président Frederick Saint-Luys
Son directeur de cabinet personnel est Larissa Makelobo-Cornelius
Dans l'aile ouest se trouvent les services du chef du gouvernement.
Governershaus - Résidence des services du chef de l'Etat
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Frederick St-Luys
Les services du chef de l'Etat et de celui du gouvernement publièrent un communiqué de presse en fin de soirée:
[quote]Récemment des documents vidéos ont étés publiés dans lesquelles des ressortissants raksasans s'expriment au sujet de possibles actions relevant du génocide pratiquées sur l'île d'Eunice. Ces ressortissants sont d'anciens membres des forces armées raksasanes et auraient révélé ces faits après avoir quitté leur pays à destination du Ravendel à bord d'un bateau de croisière, le CS Pearl's Pride. Le CS Pearl's Pride a accosté hier dans le port de Saint-Siméon, au Ravendel, et les ressortissants en question ont étés admis au titre d'un visa touristique sur notre territoire.
Si ces individus le désirent, ils pourront demander l'asile au Ravendel. Leurs dossiers seront alors traités comme il se doit par nos services. Ceux-ci prendront alors en compte les conclusions de la commission présidée par le célèbre juriste schlessois jan Von Krönz sur la question des massacres supposés sur l'île d'Eunice.
Les actions de l'association Amnesty International seront considérées comme celles de toute autre association de personnes et distinguées de l'affaire des ressortissants raksasans dans la mesure où ceux-ci ne sont pas membres de ladite association.
Les tribunaux du Ravendel demeurent ouverts à toute action en justice de la part des parties concernées par cette affaire.
Le président et le gouvernement de la république de Ravendel n'ont pour l'instant aucune position officielle concernant ces allégations et agiront en conséquences des résultats des travaux de la commission d'examen de la question.
Pour la république de Ravendel,
Frederick Saint-Luys, Président de la république de Ravendel
Karl Matheos, Président du Conseil des ministre de la République de Ravendel.[/quote]
[quote]Récemment des documents vidéos ont étés publiés dans lesquelles des ressortissants raksasans s'expriment au sujet de possibles actions relevant du génocide pratiquées sur l'île d'Eunice. Ces ressortissants sont d'anciens membres des forces armées raksasanes et auraient révélé ces faits après avoir quitté leur pays à destination du Ravendel à bord d'un bateau de croisière, le CS Pearl's Pride. Le CS Pearl's Pride a accosté hier dans le port de Saint-Siméon, au Ravendel, et les ressortissants en question ont étés admis au titre d'un visa touristique sur notre territoire.
Si ces individus le désirent, ils pourront demander l'asile au Ravendel. Leurs dossiers seront alors traités comme il se doit par nos services. Ceux-ci prendront alors en compte les conclusions de la commission présidée par le célèbre juriste schlessois jan Von Krönz sur la question des massacres supposés sur l'île d'Eunice.
Les actions de l'association Amnesty International seront considérées comme celles de toute autre association de personnes et distinguées de l'affaire des ressortissants raksasans dans la mesure où ceux-ci ne sont pas membres de ladite association.
Les tribunaux du Ravendel demeurent ouverts à toute action en justice de la part des parties concernées par cette affaire.
Le président et le gouvernement de la république de Ravendel n'ont pour l'instant aucune position officielle concernant ces allégations et agiront en conséquences des résultats des travaux de la commission d'examen de la question.
Pour la république de Ravendel,
Frederick Saint-Luys, Président de la république de Ravendel
Karl Matheos, Président du Conseil des ministre de la République de Ravendel.[/quote]
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Frederick St-Luys
<center>Communiqué des bureaux du chef de l'Etat</center>
Le président Saint-Luys recevra demain matin à 11h00 le chef d'orchestre Turien (Nord d'Arkon) Paulus Klerk, au retour du musicien du Numancia, où l'homme de 68 ans s'est vu remettre le prix de la Musique Classique et Philarmonique, consacrant l'excellence de la musique ravendelienne à l'international pour la première fois depuis Ringvaard Strotius en 1981.
M. Klerk a été pendant sept à la tête de l'Orchestre Philarmonique d'Akron, où il a été remplacé par le prodige (et son protégé) Charles Larseel. Ensuite, il s'est consacré à des tournées internationales avec l'Orchestre National du Ravendel, qui l'ont amené à interpréter avec brio Brahms, Schumann et Schubert dans les grandes capitales du monde.
Le président Saint-Luys présentera au musicien ses félicitations, avant de l'inviter à une garden party en présence d'autres représentants de la scène culturelle ravendelienne.
Le président Saint-Luys recevra demain matin à 11h00 le chef d'orchestre Turien (Nord d'Arkon) Paulus Klerk, au retour du musicien du Numancia, où l'homme de 68 ans s'est vu remettre le prix de la Musique Classique et Philarmonique, consacrant l'excellence de la musique ravendelienne à l'international pour la première fois depuis Ringvaard Strotius en 1981.
M. Klerk a été pendant sept à la tête de l'Orchestre Philarmonique d'Akron, où il a été remplacé par le prodige (et son protégé) Charles Larseel. Ensuite, il s'est consacré à des tournées internationales avec l'Orchestre National du Ravendel, qui l'ont amené à interpréter avec brio Brahms, Schumann et Schubert dans les grandes capitales du monde.
Le président Saint-Luys présentera au musicien ses félicitations, avant de l'inviter à une garden party en présence d'autres représentants de la scène culturelle ravendelienne.
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Frederick St-Luys
Une atmosphère agitée régnait dans les locaux du Governershaus. Le chef de l'Etat avait annulé une visite dans le sud du pays pour revenir à la capitale, suite à un évènement international important, et, après avoir consulté de façon téléphonique les partenaires régionaux du Ravendel, avait convoqué la presse et les médias dans la salle d'Honneur, non loin de la magnifique véranda de style colonial.
Sur une estrade drapée des couleurs nationales, accompagné de son chef de cabinet du numéro 2 du gouvernement, le vice-commandant en chef des forces armées Général d'Armée Gustav Cemadan,
Le président Saint-Luys s'avança vers le petit pupitre, ignora le verre d'eau, et posa ses notes. Il attendit quelques instants que le brouhaha en provenance de la foule s'apaise, puis commença:
<center>[img]http://img839.imageshack.us/img839/8224/fernandodelarc3baaconba.jpg[/img]</center>
-Mesdames, messieurs, je vous ai convoqué ici aujourd'hui afin de vous faire part de mon inquiétude à l'égard dedl'opération dénommée "005C" menée par les Etats-Unis de Pelabssa, et qui se caractérise par une levée de masse de populations pauvres et/ou désocialisées dans tout le tiers monde, et en particulier sur notre continent. Moi-même et mon gouvernement pensent qu'il s'agit d'une action éthiquement douteuse à l'égard des peuples en question, qui entrainera de graves conséquences pour les structures sociales des pays concernés tout comme de l'Albion, de même que ma pensée va pour les malheureux qui, ainsi embrigadés par la nécessité des choses, iront mourir en Alméra pour une cause qui n'est pas la leur. De même, la situation interne en Albion risquerait d'être fortement déstabilisée si, par hasard, cette population s'installerait après le conflit, créant d'importants risques de tensions ethniques, culturelles et sociales, crise dont les pays de notre continent pâtiraient par effet de ricochet.
Aussi, c'est au nom du gouvernement et du peuple du Ravendel que je demanderai lors du prochain sommet de l'OCZ à ce que les pays membres reçoivent de solides garanties quant au traitement dont feront l'objet les volontaires originaires de ces nations. Nous considérons la qualité de nos relations avec les USP comme essentiels, de même que nous comprenons que les nécessités militaires puissent rendre pareille mesure utile, voire nécessaire, toutefois notre place sur ce continent pâtirait d'une inaction désormais, aussi espérons pouvoir mettre en place une gestion de la situation qui sauvegarder les deux dans le respect des populations et dans une gestion efficace de la crise actuelle. Je ne prendrai pas de questions, merci.
Saint-Luys quitta vivement l'estrade, et, escorté par le général Cemadan, disparut par une porte à l'arrière.
Sur une estrade drapée des couleurs nationales, accompagné de son chef de cabinet du numéro 2 du gouvernement, le vice-commandant en chef des forces armées Général d'Armée Gustav Cemadan,
Le président Saint-Luys s'avança vers le petit pupitre, ignora le verre d'eau, et posa ses notes. Il attendit quelques instants que le brouhaha en provenance de la foule s'apaise, puis commença:
<center>[img]http://img839.imageshack.us/img839/8224/fernandodelarc3baaconba.jpg[/img]</center>
-Mesdames, messieurs, je vous ai convoqué ici aujourd'hui afin de vous faire part de mon inquiétude à l'égard dedl'opération dénommée "005C" menée par les Etats-Unis de Pelabssa, et qui se caractérise par une levée de masse de populations pauvres et/ou désocialisées dans tout le tiers monde, et en particulier sur notre continent. Moi-même et mon gouvernement pensent qu'il s'agit d'une action éthiquement douteuse à l'égard des peuples en question, qui entrainera de graves conséquences pour les structures sociales des pays concernés tout comme de l'Albion, de même que ma pensée va pour les malheureux qui, ainsi embrigadés par la nécessité des choses, iront mourir en Alméra pour une cause qui n'est pas la leur. De même, la situation interne en Albion risquerait d'être fortement déstabilisée si, par hasard, cette population s'installerait après le conflit, créant d'importants risques de tensions ethniques, culturelles et sociales, crise dont les pays de notre continent pâtiraient par effet de ricochet.
Aussi, c'est au nom du gouvernement et du peuple du Ravendel que je demanderai lors du prochain sommet de l'OCZ à ce que les pays membres reçoivent de solides garanties quant au traitement dont feront l'objet les volontaires originaires de ces nations. Nous considérons la qualité de nos relations avec les USP comme essentiels, de même que nous comprenons que les nécessités militaires puissent rendre pareille mesure utile, voire nécessaire, toutefois notre place sur ce continent pâtirait d'une inaction désormais, aussi espérons pouvoir mettre en place une gestion de la situation qui sauvegarder les deux dans le respect des populations et dans une gestion efficace de la crise actuelle. Je ne prendrai pas de questions, merci.
Saint-Luys quitta vivement l'estrade, et, escorté par le général Cemadan, disparut par une porte à l'arrière.
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Frederick St-Luys
La salle de guerre du souterrain du palais présidentiel était peu éclairée. Un grand écran seul était prêt à montrer les informations qu'on désirait y voir. Du reste, des éclairages indirects mettaient en lumière la table C située en son centre, avec peut-être l'équivalent de deux places de vide entre les barres du C. Les visages des personnes présentes restaient dans une pénombres qui rendait le déchiffrement des expressions malaisé.
Il y avait là les hommes les plus puissants du pays qui s'étaient réunis: au milieu, le président Frederick Saint-Luys, bien évidemment, réveillé au beau milieu de la nuit et à la mine grise, malgré son costume impeccable, à sa gauche, le numéro 1 de l'armée, le général Gustav Cemadan, président du premier cercle militaire, dans son uniforme gris et vert sombre, les mains croisées sur la table, Henrico Felstaf, directeur-général de la Sûreté du Ravendel, les tout-puissants services secrets nationaux, et puis le général Jan Vestorniek, le grand patron de la Division 21 de la Sûreté - l'unité "spéciale", chargée des tâches qui ne pouvaient être menées ouvertement.
A droite du chef d'Etat, il y avait Demetrios Vanazos, le ministre des affaires étrangères, l'homme qui formait avec les deux officiers de la sûreté le trio des pontes du renseignement et de l'action extérieure. Il fallait dire que lui-même avait en son temps été à la Sûreté. A droite, encore, trois autres individus, deux hommes et la seule femme de la pièce, qui étaient tout juste entrés parlaient jusqu'il y a peu ensemble, silencieusement. Habillés en civils, ils avaient des visages impassibles.
Saint-Luys eut un geste à l'intention d'un des hommes du service, qui fit ferme les portes de la salle, et baisser encore un peu davantage l'éclairage.
-Je pense que je n'ai à rappeler à personne l'actualité, messieurs - madame.
Il avait parlé sèchement, bien plus vivement que d'habitude, où il jouait sur sa voix profonde et coulante. Ca n'était clairement pas le type d'intonation que les électeurs auraient aimé entendre chez un candidat. Sur l'écran, des images des cités dévastées du Lochlann étaient visibles.
-Les pelabssiens ont montré qu'ils étaient prêts à aller jusqu'au bout si nécessaire à leurs objectifs politiques. Un certain nombre de bouleversements dans les rapports de force en Alméra occidental sont à attendre. Demetrios?
Le ministère enchaîna:
-Mes services prévoient que les almérans, notamment les puissances conservatrices, seront contraintes de se limiter dans leurs initiatives sur leur continent, à présent que les supériorités rostoves et pelabsiennes sont de nouveau installées. Les négociations concernant les cessez-le-feu voir armistices sont probablement déjà entamées. Il est à crainte qu'ils redéploient leurs efforts vers le nord de notre continent.
-Il faut à tout prix limiter les ingérences dans notre banlieue directe. Vous avez tous à quoi je pense.
La femme du groupe de droite laissa glisser bruyamment sa main sur la table, et dit:
-Poseidonium.
-Précisément. Considérant l'appui du mouvement des exilés simeioniens, notre position se renforce de jour en jour. Je n'ai pas l'intention de laisser qui que ce soit empêcher la réalisation de notre projet. Général Felstaff, quelle est la situation sur place?
L'image sur l'écran principal se modifia, montrant plusieurs cartes schématiques du Cecopia (F21): d'abord, une avec les ethnies.
<center>[img]http://i48.servimg.com/u/f48/16/88/48/41/cecopi11.png[/img] [img]http://i48.servimg.com/u/f48/16/88/48/41/cecopi10.png[/img]</center>
-Elle empire. Depuis l'an dernier, le désordre s'est encore accrû, notamment dans le sud et le nord-est du pays. Nos hommes on calculé une hausse comprise entre 20% et 50% du nombre d'homicides, déjà extrêmement élevé, associé à une croissance proche de zéro. Le chômage atteint dans la plupart des régions plus de 10%, et certains paysans souffrent de malnutritions dans le centre et le sud du pays. A cela se couple une instabilité chronique, qui dégénère en chaos total dans certaines régions.
Le régiment actuel est une dictature sous la coupe du président César Gilbert L'Baraku, et de son parti, le Parti du Peuple et du Progrès (PPP), depuis la fin d'une sanglante guerre civile dans les années 70. Or, le président, comme tous les ministres et les hauts cadres du parti et de l'Etat, est originaire de l'ouest du pays, de l'ethnique Okidvoro pour être précis, ethnie qui ne représente que 8,4% de la population, mais a été systématiquement privilégiée par le président. Durant les années 1990, L'Baraku s'est attaqué au groupe le plus important du Cecopia - les simeioniens [HRP: = est-ravendeliens], qui tenaient la plupart des positions dans l'économie, l'armée, l'agriculture et l'administration. L'"épuration nationale" comme elle a été appelée s'est traduite jusqu'à aujourd'hi par des spoliations et des violations des droits de l'homme, par une immigration massive vers le Ravendel - et notre position jusqu'ici a été insuffisamment ferme contre cet état de fait.
Le général Cemadan hocha ostensiblement la tête. Verstorniek resta impassible.
-Mais revenons au Cecopia. Nous avons donc six ethnies majeures et deux groupes additionnels:
-Les simeioniens, représentant encore 30,7% de la population, occupent les régions traditionnelles de l'est et du nord-est, notamment les cités de Kalibseia et Salornion. Ces régions sont les cinq anciens thèmes de Tessinavis, des Strophiloi, d'Epaminondas, de Strymon et d'Argyrokastron ([url=http://i48.servimg.com/u/f48/16/88/48/41/thames10.png]carte[/url]), plus quelques enclaves à l'intérieur des terres. Ils sont la population globalement la plus urbaine et la plus riche du pays, et ont formé l'élite de la région, même durant la période coloniale sionvigienne, les sionvigiens ayant laissé l'ancienne élite en place, se contenant d'une organisation de type protectorat. C'est une population quasi-exclusivement orthodoxe.
Compte tenu du fait que cette population est identique à celle de l'est du Ravendel, lui apporter un soutient fort est essentiel. De plus, il ne faut pas négliger les tendances unionistes, qui militent en faveur d'une annexion pure et simple des cinq thèmes historiques, plus les enclaves à l'intérieur du pays, au Ravendel.
Ils ont étés systématiquement persécutés sous la dictature de César L'Baraku, et feront tout pour s'en débarrasser. Seule la force des milices Okidvoro permet encore au président de contrôler ces régions.
-Les métis ["coloured" sud-africains IRL] sont le deuxième groupe, et composent un peu moins d'un quart du tout, à 24,3%. Ils sont issus des mariages mixtes entre simeioniens et populations indigènes, Bantoues comme N'Tek'Ekwiennes. Ils forment la classe moyenne du pays souvent, ainsi qu'une épine dorsale de petits cultivateurs. Ils n'ont pas autant souffert des persécutions que les simeioniens, mais pris entre deux feux, et taillables à souhait, ils sont dans une situation économique précaire. Les paysans notamment souffrent beaucoup de la pénurie alimentaire. C'est une population globalement orthodoxe.
Si on lui propose de meilleurs conditions de vie, elle se ralliera à quiconque.
-Les N'Tek'Ekwa forment la population originelle du zanyane méridional [Khoïsans IRL]. Ils sont zanyanais, mais non bantous, leur couleur de peau est sombre, mais plutôt astarienne. Leurs traits ne sont pas négroïdes, et ils parlent une langue différente des langues centre-zanyanaises. Ils sont encore très présents dans le sud du pays, et forment 14% de la population cecopienne. Le président L'Baraku a tenté de leur imposer une politique de "cecopianisation" forcée, ce qui a été très mal perçu, et a entraîné une réaction brutale avec l'émergence du Front N'Tek'Ekwa de Libération (FNL), qui lutte contre le gouvernement et les paramilitaires, principalement dans le sud-ouest. Il reçoit de l'aide des communautés N'Tek'Ekwa du Ravendel, par le biais du Laran (F22). Nous avons jusqu'ici fermé les yeux sur cette activité, qui n'est pas notre fait.
Ils sont modérément religieux, principalement orthodoxes et catholiques. Les missionnaires thorvaliens auraient atteint quelques résultats parmi eux.
Assurément une réunification avec notre population et la fin de la politique d'assimilation serait bien vus.
-Les Cekoba ont donné leur nom au pays, même s'ils ne forment que 11% de sa population. Ils sont une peuplade de type centre-zanyanaise, qui s'est installée au XVIIème siècle dans la région, refoulant vers le sud les N'Tek'Ekwa, et créant le Royaume de Cekoba, tributaire du despotat du Simeionion, puis conquis par le Sionvig. Ils ont étés globalement bien traités par le gouvernement de César L'Baraku, principalement parce que ce dernier avait besoin de la sécurité sur les gisements de bauxite, situés sur le territoire de cette ethnie. Toutefois, une population de colonisation larvée par les Okidvoro, ainsi que la marginalisation politique ont causé des tensions ces dernières années. De même, l'anarchie intérieur a crée des frustrations. Un retour à l'ordre et une égalisation politique seraient bienvenus.
Cette population est orthodoxe, mâtinée d'animisme.
-Les Okidvoro sont depuis la la fin des années 70 l'ethnie disposant du pouvoir politique. C'est un peuple de guerriers, arrivé depuis le centre-Zanyane au XVIIIème siècle, et qui a notamment gagné ses terres aux détriment des Cekoba et des Tevdoros dans l'ouest et le centre du pays. Ils se sont considérablement enrichis sous la dictature de L'Baraku, et contrôlent la plupart des postes-clés de l'Etat, notamment au sein du clan du président, le clan S'Tuku.
Toutefois, une population faible (8,4% du total national, les mariages hors de l'ethnie étant refusés), une politique brutale à l'égard des autres groupes, et enfin des rivalités inter-clans rendent cette ethnie instable comme assise du pouvoir. Notamment le dernier cas; parmi les trente-et-un clans des Okidvoro, trois factions sont rivales depuis des siècles, et un armistice tendu est le seul gage de sécurité pour L'Baraku, qui distribue avec adresse gages et argent à son ethnie. Toutefois, les clans différents de celui du président ne se gênent pas pour lever des troupes et écumer les terres des autres ethnies, attisant la haine contre eux.
Ils sont quasi-exclusivement animistes, et auraient déjà lynchés plusieurs missionnaires thorvaliens.
Ils prendraient très mal un changement - qui se ferait presque forcément en leur défaveur.
-Les Tevdoros sont des N'Tek'Ekwa convertis à l'orthodoxie au XVIème siècle et ayant entamé une vie pieuse et agricole dans les plaines du centre du pays, leur communauté étant tributaire du despotat. Toutefois leur quiétude a été troublée par les invasions Okidvoro, et leur pacifisme les a conduit a être une cible privilégiée. Malgré les campagnes punitives d'abord simeioniennes puis sionvigiennes, la triste tradition consistant pour un guerrier Okidvoro à enlever une femme Tevdoro (sans même que ça soit dans un but de reproduction, la pureté du sang étant essentielle chez les Okidvoro) a perduré jusqu'à aujourd'hui. C'et uniquement grâce à leur exceptionnelle dynamique démographique qu'ils ont persisté, et représentent encore aujourd'hui 5,5% de la population du pays. Ethnie éternellement persécutée, les Tevodoros se rattachent à leur foi et à l'espoir qu'un jour on vienne les délivrer.
Ce sont des orthodoxes dévots.
Ils accueilleraient avec une grande joie un changement au Cecopia.
-Des Almérans se sont installés dans la région à diverses époques, principalement après 1800. Principalement d'origine schlessoirse, quantarienne, ou laaglandaise, la région voisinant aux possessions de ces nations, ces groupes étaient jadis beaucoup plus importants, mais ont connu face aux persécutions du régime L'Baraku un fort mouvement de retour vers l'Alméra. les communautés restantes se concentrent dans le nord du pays, ou alors ont étés assimilées par le simeioniens. Ils représentent 3,9% de la population, et accueilleraient avec joie la fin du régime. Ils sont majoritairement catholiques et orthodoxes.
-Les Makarans, représentant 2,2% de la population nationale, sont un reste de la domination coloniale sionvigienne. Ils sont une population urbaine et marchande, très pproche des simeioniennes et autres almérans. Ils sont principalement originaires des actuels Raksasa et Kaiyuan.
Ils sont musulmans et bouddhistes/confucéens, et considéreraient un changement de régime comme profitables pour les affaires.
-Il y a donc un nombre extrêmement élevés d'insatisfaits, et les rapports de nos services sont catégoriques: le gouvernement de L'Baraku est affaibli. Dans les régions économiques significatives de l'est, ainsi que dans son fief ethnique de l'ouest, il a réussi à se maintenir, principalement grâce à ses milices nationales populaires (MNP), connues pour leurs brutalités. Ce sont des soudards, rien de plus, mais étant donné que la population n'a pas de moyen de résister militairement, en dehors du Front N'Tek'Ekwa de Libération dans le sud, ils parviennent à mâter le mécontentement. Toutefois, L'Baraku devient âgé. On présent son fils pour lui succéder, mais la phase de transition sera probablement extrêmement critique. Les frustrations risquent d'exploser, aussi bien parmi les différentes ethniques que parmi les clans de l'ethnie dominante.
Regardons déjà la carte du contrôle:
<center>[img]http://img267.imageshack.us/img267/774/cecopiacontrle.png[/img]</center>
-Chaque gradation en % correspond au degrés de contrôle. La tranche <25% correspond de facto à une anarchie totale, et à l'absence d'autorité de l'Etat. Les tranches intermédiaires sont surtout caractérisées par la présence de groupes mobiles de MNP qui pillent et écrasent toute résistance, exproprient ou se combattent parfois même entre eux! Le contrôle effectif du président se situe dans la tranche 75%<, mais reste extrêmement brutal.
La situation au Cecopia est donc catastrophique. La question d'une intervention ravendelienne pour restaurer l'ordre et les droits des populations ne se pose plus; c'est son timing qui est en sujet à discussion.
Le général se rassit. Saint-Luys reprit la parole:
-Merci beaucoup pour votre présentation très exhaustive. C'est bien mon avis, j'ai examiné moi-même ces données. De plus, la pression politique s'accroît également. Plusieurs associations d'exilés cecopiens manifestent toutes les semaines à Saint-Siméon pour obtenir notre intervention, et les sondages indiquent que l'opinion est globalement d'avis qu'il est temps de mettre un terme à la mascarade que constitue la dictature de L'Baraku. Général Cemadan, je veux que vous veniez ici dans une semaine à notre prochaine réunion, avec un plan afin de mettre à exécution l'opération Gloire Polaire. Elle devra fonctionner de façon parallèle et complémentaire à Crépuscule et Poseidonium.
Il y avait là les hommes les plus puissants du pays qui s'étaient réunis: au milieu, le président Frederick Saint-Luys, bien évidemment, réveillé au beau milieu de la nuit et à la mine grise, malgré son costume impeccable, à sa gauche, le numéro 1 de l'armée, le général Gustav Cemadan, président du premier cercle militaire, dans son uniforme gris et vert sombre, les mains croisées sur la table, Henrico Felstaf, directeur-général de la Sûreté du Ravendel, les tout-puissants services secrets nationaux, et puis le général Jan Vestorniek, le grand patron de la Division 21 de la Sûreté - l'unité "spéciale", chargée des tâches qui ne pouvaient être menées ouvertement.
A droite du chef d'Etat, il y avait Demetrios Vanazos, le ministre des affaires étrangères, l'homme qui formait avec les deux officiers de la sûreté le trio des pontes du renseignement et de l'action extérieure. Il fallait dire que lui-même avait en son temps été à la Sûreté. A droite, encore, trois autres individus, deux hommes et la seule femme de la pièce, qui étaient tout juste entrés parlaient jusqu'il y a peu ensemble, silencieusement. Habillés en civils, ils avaient des visages impassibles.
Saint-Luys eut un geste à l'intention d'un des hommes du service, qui fit ferme les portes de la salle, et baisser encore un peu davantage l'éclairage.
-Je pense que je n'ai à rappeler à personne l'actualité, messieurs - madame.
Il avait parlé sèchement, bien plus vivement que d'habitude, où il jouait sur sa voix profonde et coulante. Ca n'était clairement pas le type d'intonation que les électeurs auraient aimé entendre chez un candidat. Sur l'écran, des images des cités dévastées du Lochlann étaient visibles.
-Les pelabssiens ont montré qu'ils étaient prêts à aller jusqu'au bout si nécessaire à leurs objectifs politiques. Un certain nombre de bouleversements dans les rapports de force en Alméra occidental sont à attendre. Demetrios?
Le ministère enchaîna:
-Mes services prévoient que les almérans, notamment les puissances conservatrices, seront contraintes de se limiter dans leurs initiatives sur leur continent, à présent que les supériorités rostoves et pelabsiennes sont de nouveau installées. Les négociations concernant les cessez-le-feu voir armistices sont probablement déjà entamées. Il est à crainte qu'ils redéploient leurs efforts vers le nord de notre continent.
-Il faut à tout prix limiter les ingérences dans notre banlieue directe. Vous avez tous à quoi je pense.
La femme du groupe de droite laissa glisser bruyamment sa main sur la table, et dit:
-Poseidonium.
-Précisément. Considérant l'appui du mouvement des exilés simeioniens, notre position se renforce de jour en jour. Je n'ai pas l'intention de laisser qui que ce soit empêcher la réalisation de notre projet. Général Felstaff, quelle est la situation sur place?
L'image sur l'écran principal se modifia, montrant plusieurs cartes schématiques du Cecopia (F21): d'abord, une avec les ethnies.
<center>[img]http://i48.servimg.com/u/f48/16/88/48/41/cecopi11.png[/img] [img]http://i48.servimg.com/u/f48/16/88/48/41/cecopi10.png[/img]</center>
-Elle empire. Depuis l'an dernier, le désordre s'est encore accrû, notamment dans le sud et le nord-est du pays. Nos hommes on calculé une hausse comprise entre 20% et 50% du nombre d'homicides, déjà extrêmement élevé, associé à une croissance proche de zéro. Le chômage atteint dans la plupart des régions plus de 10%, et certains paysans souffrent de malnutritions dans le centre et le sud du pays. A cela se couple une instabilité chronique, qui dégénère en chaos total dans certaines régions.
Le régiment actuel est une dictature sous la coupe du président César Gilbert L'Baraku, et de son parti, le Parti du Peuple et du Progrès (PPP), depuis la fin d'une sanglante guerre civile dans les années 70. Or, le président, comme tous les ministres et les hauts cadres du parti et de l'Etat, est originaire de l'ouest du pays, de l'ethnique Okidvoro pour être précis, ethnie qui ne représente que 8,4% de la population, mais a été systématiquement privilégiée par le président. Durant les années 1990, L'Baraku s'est attaqué au groupe le plus important du Cecopia - les simeioniens [HRP: = est-ravendeliens], qui tenaient la plupart des positions dans l'économie, l'armée, l'agriculture et l'administration. L'"épuration nationale" comme elle a été appelée s'est traduite jusqu'à aujourd'hi par des spoliations et des violations des droits de l'homme, par une immigration massive vers le Ravendel - et notre position jusqu'ici a été insuffisamment ferme contre cet état de fait.
Le général Cemadan hocha ostensiblement la tête. Verstorniek resta impassible.
-Mais revenons au Cecopia. Nous avons donc six ethnies majeures et deux groupes additionnels:
-Les simeioniens, représentant encore 30,7% de la population, occupent les régions traditionnelles de l'est et du nord-est, notamment les cités de Kalibseia et Salornion. Ces régions sont les cinq anciens thèmes de Tessinavis, des Strophiloi, d'Epaminondas, de Strymon et d'Argyrokastron ([url=http://i48.servimg.com/u/f48/16/88/48/41/thames10.png]carte[/url]), plus quelques enclaves à l'intérieur des terres. Ils sont la population globalement la plus urbaine et la plus riche du pays, et ont formé l'élite de la région, même durant la période coloniale sionvigienne, les sionvigiens ayant laissé l'ancienne élite en place, se contenant d'une organisation de type protectorat. C'est une population quasi-exclusivement orthodoxe.
Compte tenu du fait que cette population est identique à celle de l'est du Ravendel, lui apporter un soutient fort est essentiel. De plus, il ne faut pas négliger les tendances unionistes, qui militent en faveur d'une annexion pure et simple des cinq thèmes historiques, plus les enclaves à l'intérieur du pays, au Ravendel.
Ils ont étés systématiquement persécutés sous la dictature de César L'Baraku, et feront tout pour s'en débarrasser. Seule la force des milices Okidvoro permet encore au président de contrôler ces régions.
-Les métis ["coloured" sud-africains IRL] sont le deuxième groupe, et composent un peu moins d'un quart du tout, à 24,3%. Ils sont issus des mariages mixtes entre simeioniens et populations indigènes, Bantoues comme N'Tek'Ekwiennes. Ils forment la classe moyenne du pays souvent, ainsi qu'une épine dorsale de petits cultivateurs. Ils n'ont pas autant souffert des persécutions que les simeioniens, mais pris entre deux feux, et taillables à souhait, ils sont dans une situation économique précaire. Les paysans notamment souffrent beaucoup de la pénurie alimentaire. C'est une population globalement orthodoxe.
Si on lui propose de meilleurs conditions de vie, elle se ralliera à quiconque.
-Les N'Tek'Ekwa forment la population originelle du zanyane méridional [Khoïsans IRL]. Ils sont zanyanais, mais non bantous, leur couleur de peau est sombre, mais plutôt astarienne. Leurs traits ne sont pas négroïdes, et ils parlent une langue différente des langues centre-zanyanaises. Ils sont encore très présents dans le sud du pays, et forment 14% de la population cecopienne. Le président L'Baraku a tenté de leur imposer une politique de "cecopianisation" forcée, ce qui a été très mal perçu, et a entraîné une réaction brutale avec l'émergence du Front N'Tek'Ekwa de Libération (FNL), qui lutte contre le gouvernement et les paramilitaires, principalement dans le sud-ouest. Il reçoit de l'aide des communautés N'Tek'Ekwa du Ravendel, par le biais du Laran (F22). Nous avons jusqu'ici fermé les yeux sur cette activité, qui n'est pas notre fait.
Ils sont modérément religieux, principalement orthodoxes et catholiques. Les missionnaires thorvaliens auraient atteint quelques résultats parmi eux.
Assurément une réunification avec notre population et la fin de la politique d'assimilation serait bien vus.
-Les Cekoba ont donné leur nom au pays, même s'ils ne forment que 11% de sa population. Ils sont une peuplade de type centre-zanyanaise, qui s'est installée au XVIIème siècle dans la région, refoulant vers le sud les N'Tek'Ekwa, et créant le Royaume de Cekoba, tributaire du despotat du Simeionion, puis conquis par le Sionvig. Ils ont étés globalement bien traités par le gouvernement de César L'Baraku, principalement parce que ce dernier avait besoin de la sécurité sur les gisements de bauxite, situés sur le territoire de cette ethnie. Toutefois, une population de colonisation larvée par les Okidvoro, ainsi que la marginalisation politique ont causé des tensions ces dernières années. De même, l'anarchie intérieur a crée des frustrations. Un retour à l'ordre et une égalisation politique seraient bienvenus.
Cette population est orthodoxe, mâtinée d'animisme.
-Les Okidvoro sont depuis la la fin des années 70 l'ethnie disposant du pouvoir politique. C'est un peuple de guerriers, arrivé depuis le centre-Zanyane au XVIIIème siècle, et qui a notamment gagné ses terres aux détriment des Cekoba et des Tevdoros dans l'ouest et le centre du pays. Ils se sont considérablement enrichis sous la dictature de L'Baraku, et contrôlent la plupart des postes-clés de l'Etat, notamment au sein du clan du président, le clan S'Tuku.
Toutefois, une population faible (8,4% du total national, les mariages hors de l'ethnie étant refusés), une politique brutale à l'égard des autres groupes, et enfin des rivalités inter-clans rendent cette ethnie instable comme assise du pouvoir. Notamment le dernier cas; parmi les trente-et-un clans des Okidvoro, trois factions sont rivales depuis des siècles, et un armistice tendu est le seul gage de sécurité pour L'Baraku, qui distribue avec adresse gages et argent à son ethnie. Toutefois, les clans différents de celui du président ne se gênent pas pour lever des troupes et écumer les terres des autres ethnies, attisant la haine contre eux.
Ils sont quasi-exclusivement animistes, et auraient déjà lynchés plusieurs missionnaires thorvaliens.
Ils prendraient très mal un changement - qui se ferait presque forcément en leur défaveur.
-Les Tevdoros sont des N'Tek'Ekwa convertis à l'orthodoxie au XVIème siècle et ayant entamé une vie pieuse et agricole dans les plaines du centre du pays, leur communauté étant tributaire du despotat. Toutefois leur quiétude a été troublée par les invasions Okidvoro, et leur pacifisme les a conduit a être une cible privilégiée. Malgré les campagnes punitives d'abord simeioniennes puis sionvigiennes, la triste tradition consistant pour un guerrier Okidvoro à enlever une femme Tevdoro (sans même que ça soit dans un but de reproduction, la pureté du sang étant essentielle chez les Okidvoro) a perduré jusqu'à aujourd'hui. C'et uniquement grâce à leur exceptionnelle dynamique démographique qu'ils ont persisté, et représentent encore aujourd'hui 5,5% de la population du pays. Ethnie éternellement persécutée, les Tevodoros se rattachent à leur foi et à l'espoir qu'un jour on vienne les délivrer.
Ce sont des orthodoxes dévots.
Ils accueilleraient avec une grande joie un changement au Cecopia.
-Des Almérans se sont installés dans la région à diverses époques, principalement après 1800. Principalement d'origine schlessoirse, quantarienne, ou laaglandaise, la région voisinant aux possessions de ces nations, ces groupes étaient jadis beaucoup plus importants, mais ont connu face aux persécutions du régime L'Baraku un fort mouvement de retour vers l'Alméra. les communautés restantes se concentrent dans le nord du pays, ou alors ont étés assimilées par le simeioniens. Ils représentent 3,9% de la population, et accueilleraient avec joie la fin du régime. Ils sont majoritairement catholiques et orthodoxes.
-Les Makarans, représentant 2,2% de la population nationale, sont un reste de la domination coloniale sionvigienne. Ils sont une population urbaine et marchande, très pproche des simeioniennes et autres almérans. Ils sont principalement originaires des actuels Raksasa et Kaiyuan.
Ils sont musulmans et bouddhistes/confucéens, et considéreraient un changement de régime comme profitables pour les affaires.
-Il y a donc un nombre extrêmement élevés d'insatisfaits, et les rapports de nos services sont catégoriques: le gouvernement de L'Baraku est affaibli. Dans les régions économiques significatives de l'est, ainsi que dans son fief ethnique de l'ouest, il a réussi à se maintenir, principalement grâce à ses milices nationales populaires (MNP), connues pour leurs brutalités. Ce sont des soudards, rien de plus, mais étant donné que la population n'a pas de moyen de résister militairement, en dehors du Front N'Tek'Ekwa de Libération dans le sud, ils parviennent à mâter le mécontentement. Toutefois, L'Baraku devient âgé. On présent son fils pour lui succéder, mais la phase de transition sera probablement extrêmement critique. Les frustrations risquent d'exploser, aussi bien parmi les différentes ethniques que parmi les clans de l'ethnie dominante.
Regardons déjà la carte du contrôle:
<center>[img]http://img267.imageshack.us/img267/774/cecopiacontrle.png[/img]</center>
-Chaque gradation en % correspond au degrés de contrôle. La tranche <25% correspond de facto à une anarchie totale, et à l'absence d'autorité de l'Etat. Les tranches intermédiaires sont surtout caractérisées par la présence de groupes mobiles de MNP qui pillent et écrasent toute résistance, exproprient ou se combattent parfois même entre eux! Le contrôle effectif du président se situe dans la tranche 75%<, mais reste extrêmement brutal.
La situation au Cecopia est donc catastrophique. La question d'une intervention ravendelienne pour restaurer l'ordre et les droits des populations ne se pose plus; c'est son timing qui est en sujet à discussion.
Le général se rassit. Saint-Luys reprit la parole:
-Merci beaucoup pour votre présentation très exhaustive. C'est bien mon avis, j'ai examiné moi-même ces données. De plus, la pression politique s'accroît également. Plusieurs associations d'exilés cecopiens manifestent toutes les semaines à Saint-Siméon pour obtenir notre intervention, et les sondages indiquent que l'opinion est globalement d'avis qu'il est temps de mettre un terme à la mascarade que constitue la dictature de L'Baraku. Général Cemadan, je veux que vous veniez ici dans une semaine à notre prochaine réunion, avec un plan afin de mettre à exécution l'opération Gloire Polaire. Elle devra fonctionner de façon parallèle et complémentaire à Crépuscule et Poseidonium.