Institut Général d'Hylè
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Alderande
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/714/senateseal.png/][img]http://img714.imageshack.us/img714/1362/senateseal.png[/img][/url]
[img]http://img267.imageshack.us/img267/5342/estituthule.png[/img]
L'Institut Général d'Hylè regroupe toutes les informations générales relatives à l'Hylè.<center>
[img]http://img267.imageshack.us/img267/5342/estituthule.png[/img]
L'Institut Général d'Hylè regroupe toutes les informations générales relatives à l'Hylè.<center>
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Alderande
<center>I. Vue générale d’Hylè
Généralités
Lois en vigueur dans la Confédération
Découpage administratif et politique de la Confédération
II. Géographie
Situation géographique
Paysages et climats
III. Démographie, Société et Population
Population
États
Villes
IV. Culture, langue et patrimoine
La culture hyléenne
La langue hyléenne
Le patrimoine hyléen
V. Économie
Informations générales
Secteurs d’activité et grandes firmes hyléennes
VI. Situation diplomatique
Organisations internationales
Ambassades
Accords et Traités
VII. Situation militaire
Informations générales
Le Pacte de Tyyr
L'Armée en chiffre
VIII. Histoire ancienne
Antiquité
Moyen-Âge
Renaissance et Ancien Régime
Époque moderne
IX. Histoire contemporaine
Chancellerie d'Urs Lüthi
Chancellerie d'Aeon Lebara
Chancellerie de Lynn Amber Thoden</center>
Généralités
Lois en vigueur dans la Confédération
Découpage administratif et politique de la Confédération
II. Géographie
Situation géographique
Paysages et climats
III. Démographie, Société et Population
Population
États
Villes
IV. Culture, langue et patrimoine
La culture hyléenne
La langue hyléenne
Le patrimoine hyléen
V. Économie
Informations générales
Secteurs d’activité et grandes firmes hyléennes
VI. Situation diplomatique
Organisations internationales
Ambassades
Accords et Traités
VII. Situation militaire
Informations générales
Le Pacte de Tyyr
L'Armée en chiffre
VIII. Histoire ancienne
Antiquité
Moyen-Âge
Renaissance et Ancien Régime
Époque moderne
IX. Histoire contemporaine
Chancellerie d'Urs Lüthi
Chancellerie d'Aeon Lebara
Chancellerie de Lynn Amber Thoden</center>
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Alderande
<center>I. VUE GÉNÉRALE D'HYLÈ</center>
<center>Généralités</center>
Nom officiel : La République Confédérale d’Hylè
Capitale : Ctesiphon
Plus grande villes : Ctesiphon (14 611 374 hab.) et Vertigo (4 817 866 hab.)
Population : 116 600 316 (0,5% de croissance démographique)
116 050 667 habitants (2018) / 115 443 000 habitants (2017) ; 114 330 000 habitants (2016)
Superficie : 492 233 km²
Densité de population : 236,2 hab./km²
235,76 hab./km² (2018) / 234,5 hab./km² (2017) ; 232,26 habitants/km² (2016)
Langue officielle : Hyléen
Régime politique : République parlementaire monocamérale
Système politique : Fédération d’États
Devise : Le Peuple, les États et le Sénat
Hymne national : L’Hymne de Bataille de la République
Monnaie : Olocron
Indice boursier : Teletheth
Gentilé : Hyléen(s) / Hyléenne(s)
Domaine internet : .hy
Indicateur téléphonique : + 010
Assemblée législative : Le Sénat de la République
Chancelière Suprême : Cyprius Dante Yularen
Premier Commissaire : Markus Hstaal
Préfet du Prétoire : Regin Dolfüs
Rang militaire : 24/49 (2019)
20e/35 (2016)
Rang économique (PIB) : 18e/53 (2019)
/ 20e/42 (2017) ; 17e/35 (2016)
Croissance : 30% (2019)
30% (2018) / 15% (2017)
PIB : 97 175 000 000 $ (2019)
74 750 000 000 $ (2018) / 57 500 000 000 $ (2017) ; 50 000 000 000 $ (2016)
PIB/habitant : 833$/hab. (2019)
644$/hab. (2018) / 498$/hab. (2017) ; 437$/hab. (2016)
Rang démographique : 9e pays le plus peuplé du monde (2017)
Note FMI : B (2018)
<center>Lois générales en vigueur dans la Confédération</center>
Liberté d'expression : Reconnue
Liberté de la presse et des médias : Reconnue
Liberté de culte : Reconnue
Liberté de réunion : Reconnue
Liberté de déplacement : Reconnue
Contraception : Autorisée
Avortement : Autorisé
Euthanasie : Interdite
Prostitution : Autorisée
Polygamie : Interdite
Port d'arme à feu : Interdit
Droit de grève : Reconnu
Vote des femmes : Reconnu
Homesexualité : Autorisée
Mariage homosexuel : Reconnu
Adoption par couple homosexuel : Reconnue
Racisme : Condamné
Travail des enfants : 16 ans
Majorité : 18 ans
Peine de mort : Abolie
Tabac : Libre
Drogue : Interdite
Alcool : Libre (interdit aux mineurs)
<center>Découpage politique de la Confédération
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/821/hyle.jpg/][img]http://img821.imageshack.us/img821/9903/hyle.jpg[/img][/url]
Carte des États de la République Confédérale d'Hylè avec les différentes capitales.</center>
La Confédération regroupe trente-deux États encore largement autonomes et disposant de prérogatives importantes ; les différences sont encore notables d'un État à un autre. Chaque État dispose d'une Constitution qui lui est propre, d'un gouvernement et d'une ou plusieurs assemblées législatives élues selon des modalités spécifiques pour chaque État.
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/233/hyledcoupageelectionssn.jpg/][img]http://img233.imageshack.us/img233/1519/hyledcoupageelectionssn.jpg[/img][/url]
Carte des Grandes Provinces Électorales regroupant chacune 8 États.</center>
De plus, les États de la Confédération sont regroupée en Grandes Provinces Électorales (GPE) en vue des Élections Partielles organisées chaque année aux mois de mai-juin, (la dernière Élection Générale ayant été organisée en mai 2014 suite au changement de Constitution) ; ainsi, tous les ans, une de ces GPE renouvelle l'ensemble de ses représentants au Sénat. Ce système permet un renouvelle annuel d'une partie du Sénat et se veut ainsi capable de donner une représentation plus exacte des dynamismes de la société hyléenne même s'il est aussi critiqué pour rendre le scrutin politique beaucoup plus instable puisque chaque année un changement de majorité peut advenir.
<center>Généralités</center>
Nom officiel : La République Confédérale d’Hylè
Capitale : Ctesiphon
Plus grande villes : Ctesiphon (14 611 374 hab.) et Vertigo (4 817 866 hab.)
Population : 116 600 316 (0,5% de croissance démographique)
116 050 667 habitants (2018) / 115 443 000 habitants (2017) ; 114 330 000 habitants (2016)
Superficie : 492 233 km²
Densité de population : 236,2 hab./km²
235,76 hab./km² (2018) / 234,5 hab./km² (2017) ; 232,26 habitants/km² (2016)
Langue officielle : Hyléen
Régime politique : République parlementaire monocamérale
Système politique : Fédération d’États
Devise : Le Peuple, les États et le Sénat
Hymne national : L’Hymne de Bataille de la République
Monnaie : Olocron
Indice boursier : Teletheth
Gentilé : Hyléen(s) / Hyléenne(s)
Domaine internet : .hy
Indicateur téléphonique : + 010
Assemblée législative : Le Sénat de la République
Chancelière Suprême : Cyprius Dante Yularen
Premier Commissaire : Markus Hstaal
Préfet du Prétoire : Regin Dolfüs
Rang militaire : 24/49 (2019)
20e/35 (2016)
Rang économique (PIB) : 18e/53 (2019)
/ 20e/42 (2017) ; 17e/35 (2016)
Croissance : 30% (2019)
30% (2018) / 15% (2017)
PIB : 97 175 000 000 $ (2019)
74 750 000 000 $ (2018) / 57 500 000 000 $ (2017) ; 50 000 000 000 $ (2016)
PIB/habitant : 833$/hab. (2019)
644$/hab. (2018) / 498$/hab. (2017) ; 437$/hab. (2016)
Rang démographique : 9e pays le plus peuplé du monde (2017)
Note FMI : B (2018)
<center>Lois générales en vigueur dans la Confédération</center>
Liberté d'expression : Reconnue
Liberté de la presse et des médias : Reconnue
Liberté de culte : Reconnue
Liberté de réunion : Reconnue
Liberté de déplacement : Reconnue
Contraception : Autorisée
Avortement : Autorisé
Euthanasie : Interdite
Prostitution : Autorisée
Polygamie : Interdite
Port d'arme à feu : Interdit
Droit de grève : Reconnu
Vote des femmes : Reconnu
Homesexualité : Autorisée
Mariage homosexuel : Reconnu
Adoption par couple homosexuel : Reconnue
Racisme : Condamné
Travail des enfants : 16 ans
Majorité : 18 ans
Peine de mort : Abolie
Tabac : Libre
Drogue : Interdite
Alcool : Libre (interdit aux mineurs)
<center>Découpage politique de la Confédération
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/821/hyle.jpg/][img]http://img821.imageshack.us/img821/9903/hyle.jpg[/img][/url]
Carte des États de la République Confédérale d'Hylè avec les différentes capitales.</center>
La Confédération regroupe trente-deux États encore largement autonomes et disposant de prérogatives importantes ; les différences sont encore notables d'un État à un autre. Chaque État dispose d'une Constitution qui lui est propre, d'un gouvernement et d'une ou plusieurs assemblées législatives élues selon des modalités spécifiques pour chaque État.
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/233/hyledcoupageelectionssn.jpg/][img]http://img233.imageshack.us/img233/1519/hyledcoupageelectionssn.jpg[/img][/url]
Carte des Grandes Provinces Électorales regroupant chacune 8 États.</center>
De plus, les États de la Confédération sont regroupée en Grandes Provinces Électorales (GPE) en vue des Élections Partielles organisées chaque année aux mois de mai-juin, (la dernière Élection Générale ayant été organisée en mai 2014 suite au changement de Constitution) ; ainsi, tous les ans, une de ces GPE renouvelle l'ensemble de ses représentants au Sénat. Ce système permet un renouvelle annuel d'une partie du Sénat et se veut ainsi capable de donner une représentation plus exacte des dynamismes de la société hyléenne même s'il est aussi critiqué pour rendre le scrutin politique beaucoup plus instable puisque chaque année un changement de majorité peut advenir.
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Alderande
<center>II. GÉOGRAPHIE</center>
<center>Situation géographique</center>
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/850/hylegeographie.jpg/][img]http://img850.imageshack.us/img850/9181/hylegeographie.jpg[/img][/url]
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/710/hylegeographietatscapit.jpg/][img]http://img710.imageshack.us/img710/9378/hylegeographietatscapit.jpg[/img][/url]</center>
<center>Climats</center>
<center>Paysages</center>
Le Nord-Ouest d'Hylè : Les grands Lacs, le Plateau Sogdien, les Monts Mandaloriens, la Plaine d'Armandache, les Axes
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/52/armandache01.jpg/][img]http://img52.imageshack.us/img52/5048/armandache01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/52/armandache02.jpg/][img]http://img52.imageshack.us/img52/1750/armandache02.jpg[/img][/url]
Les grandes plaines de l'Armandache dans la région de Sadma / La côte de l'Armandache près de Scoreten
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/525/korriban01.jpg/][img]http://img525.imageshack.us/img525/1766/korriban01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/843/korriban02.jpg/][img]http://img843.imageshack.us/img843/5634/korriban02.jpg[/img][/url]
Culture extensive dans le Korriban / Le lac Klotena dans l'Uskar
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/209/korriban03.jpg/][img]http://img209.imageshack.us/img209/8272/korriban03.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/196/lhumbes01.jpg/][img]http://img196.imageshack.us/img196/7638/lhumbes01.jpg[/img][/url]
La baie d'Elgefran et le lac Surpren dans le Korriban / La plage de la ville de Cafalgar dans les Lhumbes
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/403/valachie01.jpg/][img]http://img403.imageshack.us/img403/4678/valachie01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/406/mandalore02.jpg/][img]http://img406.imageshack.us/img406/7631/mandalore02.jpg[/img][/url]
Village perché de Dentçiekucj dans les Axes en Valachie / Les falaises près de Prygutyr au Mandalore
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/21/uskar02.jpg/][img]http://img21.imageshack.us/img21/7485/uskar02.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/826/uskar.jpg/][img]http://img826.imageshack.us/img826/6982/uskar.jpg[/img][/url]
Région de Parnagur près du Lac Sxien en Uskar / La région près de Vüttah en Uskar</center>
Le Nord-Est d'Hylè : Monts Corstrisians, Plateau Tarsien, Montagnes Épirotes
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/820/corstris01.jpg/][img]http://img820.imageshack.us/img820/3523/corstris01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/268/epire01.jpg/][img]http://img268.imageshack.us/img268/3628/epire01.jpg[/img][/url]
Les « Dents de Lvet » dans le Corstris / Le village perché de Tardiva dans les Monts Épirotes en Épire
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/689/milivoje01.jpg/][img]http://img689.imageshack.us/img689/2695/milivoje01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/843/pyrrhon01.jpg/][img]http://img843.imageshack.us/img843/8793/pyrrhon01.jpg[/img][/url]
Les Gorges du Dract dans le Milivoje / Les ruines du château de Gulah-Ganter dans le Pyrrhon
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/705/tarsos01.png/][img]http://img705.imageshack.us/img705/9758/tarsos01.png[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/100/tarsos01.jpg/][img]http://img100.imageshack.us/img100/4448/tarsos01.jpg[/img][/url]
Les collines du Plateau Tarsien près de Traben dans le Tarsos / Zone sauvage sur le Plateau Tarsien </center>
Le Centre d'Hylè : les Monts Taxis, la Plainte Parthe, le Plateau de Bactriane, le Plateau Alderaan
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/824/csertan01.jpg/][img]http://img824.imageshack.us/img824/7366/csertan01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/600/deleatur01.jpg/][img]http://img600.imageshack.us/img600/6875/deleatur01.jpg[/img][/url]
Les Gorges du Méandre dans le Csertan / Un domaine viticole dans les Monts du Jyiven près de Hieras dans le Deleatur
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/823/heletron01.jpg/][img]http://img823.imageshack.us/img823/3188/heletron01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/24/jyiventhor01.jpg/][img]http://img24.imageshack.us/img24/4917/jyiventhor01.jpg[/img][/url]
Un confluent du fleuve Lethè près de Serdig dans l'Heletron / Le village de Sardens dans les Monts Jyiven près de Carcès dans le Jyiventhor
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/337/partha01.jpg/][img]http://img337.imageshack.us/img337/3076/partha01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/822/partha02.jpg/][img]http://img822.imageshack.us/img822/2948/partha02.jpg[/img][/url]
La région des Monts Taxis en Partha / La région proche de Pasargadès en Partha
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/259/taxis02.jpg/][img]http://img259.imageshack.us/img259/5227/taxis02.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/39/trente01.jpg/][img]http://img39.imageshack.us/img39/667/trente01.jpg[/img][/url]
Région de Tüxen dans les Monts Taxis dans le Taxis / Agriculture intensive dans le nord de la Trente près de Oth</center>
Le Sud d'Hylè : les Monts du Jyiven, la Plaine de Bactriane
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/703/alder01.jpg/][img]http://img703.imageshack.us/img703/2403/alder01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/7/fryge01.jpg/][img]http://img7.imageshack.us/img7/2792/fryge01.jpg[/img][/url]
La côte de l'Alderë dans la région de Fulsa / La côte de la Fryge vers Tyyr
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/542/portn01.jpg/][img]http://img542.imageshack.us/img542/445/portn01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/820/portn02.jpg/][img]http://img820.imageshack.us/img820/7287/portn02.jpg[/img][/url]
Le Mont Portôn dans les Monts de Jyiven dans le Portôn / Le village d'Exeltender dans les Monts Jyiven dans le Portôn
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/804/stanceepirus.jpg/][img]http://img804.imageshack.us/img804/6120/stanceepirus.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/204/valh01.jpg/][img]http://img204.imageshack.us/img204/3515/valh01.jpg[/img][/url]
Les marais de la Stance dans la Plaine de Bactriane / Monts Gès dans les Monts de Jyiven dans le Valh
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/835/mandalore01.jpg/][img]http://img835.imageshack.us/img835/4703/mandalore01.jpg[/img][/url]
La campagne près de Yittreas dans les Monts du Jyiven dans la Krante</center>
Île de Magnésie (partie nord) : les Monts Magnésiens, les Plateaux Illyriens
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/266/illyrie01.jpg/][img]http://img266.imageshack.us/img266/405/illyrie01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/171/pergam.jpg/][img]http://img171.imageshack.us/img171/7573/pergam.jpg[/img][/url]
Plaine de Treptycos en Illyrie / Ruines helladiennes d'Efez dans le Pergam</center>
<center>Situation géographique</center>
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/850/hylegeographie.jpg/][img]http://img850.imageshack.us/img850/9181/hylegeographie.jpg[/img][/url]
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/710/hylegeographietatscapit.jpg/][img]http://img710.imageshack.us/img710/9378/hylegeographietatscapit.jpg[/img][/url]</center>
<center>Climats</center>
<center>Paysages</center>
Le Nord-Ouest d'Hylè : Les grands Lacs, le Plateau Sogdien, les Monts Mandaloriens, la Plaine d'Armandache, les Axes
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/52/armandache01.jpg/][img]http://img52.imageshack.us/img52/5048/armandache01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/52/armandache02.jpg/][img]http://img52.imageshack.us/img52/1750/armandache02.jpg[/img][/url]
Les grandes plaines de l'Armandache dans la région de Sadma / La côte de l'Armandache près de Scoreten
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Culture extensive dans le Korriban / Le lac Klotena dans l'Uskar
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/209/korriban03.jpg/][img]http://img209.imageshack.us/img209/8272/korriban03.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/196/lhumbes01.jpg/][img]http://img196.imageshack.us/img196/7638/lhumbes01.jpg[/img][/url]
La baie d'Elgefran et le lac Surpren dans le Korriban / La plage de la ville de Cafalgar dans les Lhumbes
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Village perché de Dentçiekucj dans les Axes en Valachie / Les falaises près de Prygutyr au Mandalore
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Région de Parnagur près du Lac Sxien en Uskar / La région près de Vüttah en Uskar</center>
Le Nord-Est d'Hylè : Monts Corstrisians, Plateau Tarsien, Montagnes Épirotes
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/820/corstris01.jpg/][img]http://img820.imageshack.us/img820/3523/corstris01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/268/epire01.jpg/][img]http://img268.imageshack.us/img268/3628/epire01.jpg[/img][/url]
Les « Dents de Lvet » dans le Corstris / Le village perché de Tardiva dans les Monts Épirotes en Épire
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Les Gorges du Dract dans le Milivoje / Les ruines du château de Gulah-Ganter dans le Pyrrhon
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Les collines du Plateau Tarsien près de Traben dans le Tarsos / Zone sauvage sur le Plateau Tarsien </center>
Le Centre d'Hylè : les Monts Taxis, la Plainte Parthe, le Plateau de Bactriane, le Plateau Alderaan
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/824/csertan01.jpg/][img]http://img824.imageshack.us/img824/7366/csertan01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/600/deleatur01.jpg/][img]http://img600.imageshack.us/img600/6875/deleatur01.jpg[/img][/url]
Les Gorges du Méandre dans le Csertan / Un domaine viticole dans les Monts du Jyiven près de Hieras dans le Deleatur
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Un confluent du fleuve Lethè près de Serdig dans l'Heletron / Le village de Sardens dans les Monts Jyiven près de Carcès dans le Jyiventhor
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La région des Monts Taxis en Partha / La région proche de Pasargadès en Partha
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Région de Tüxen dans les Monts Taxis dans le Taxis / Agriculture intensive dans le nord de la Trente près de Oth</center>
Le Sud d'Hylè : les Monts du Jyiven, la Plaine de Bactriane
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La côte de l'Alderë dans la région de Fulsa / La côte de la Fryge vers Tyyr
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Le Mont Portôn dans les Monts de Jyiven dans le Portôn / Le village d'Exeltender dans les Monts Jyiven dans le Portôn
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Les marais de la Stance dans la Plaine de Bactriane / Monts Gès dans les Monts de Jyiven dans le Valh
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La campagne près de Yittreas dans les Monts du Jyiven dans la Krante</center>
Île de Magnésie (partie nord) : les Monts Magnésiens, les Plateaux Illyriens
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/266/illyrie01.jpg/][img]http://img266.imageshack.us/img266/405/illyrie01.jpg[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/171/pergam.jpg/][img]http://img171.imageshack.us/img171/7573/pergam.jpg[/img][/url]
Plaine de Treptycos en Illyrie / Ruines helladiennes d'Efez dans le Pergam</center>
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Alderande
<center>III. DÉMOGRAPHIE ET POPULATION</center>
<center>Population
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/690/grafdmographie.png/][img]http://img690.imageshack.us/img690/4838/grafdmographie.png[/img][/url]</center>
L’Hylè est un pays très peuplé relativement à sa superficie, le pays abrite en effet plus de 114,6 millions d’habitants avec une densité de 232,26 habitants/km². La population vit majoritairement dans des villes de plus de 10000 habitants (à 80%) et se concentre principalement dans des villes de taille importante puisqu'on compte 12 villes de plus d'1 million d'habitants et 83 villes de plus de 100 000 habitants. Ainsi, sur les 114 millions d'habitants, environ 70 millions habitent dans une ville de plus de 100 000 habitants. Cependant, certaines régions restent très rurales (les États non-continentaux, le nord-ouest et l'extrême nord-est principalement) assurant un secteur agricole exigeant une main d’œuvre abondante et peu qualifiée. Les côtes du sud restent plus denses et plus peuplées que le reste du pays, les côtes sont de fait plus riches et plus dynamiques profitant de l’attractivité de grands ports industriels (Ostend, Smyrno, Vertigo, Sohbe), de centres d’affaires (Teluskano, Vertigo) ou du pôles touristiques (Lyos, Leptès, Tyyr, Telefuthë).
L’Hylè a connu une transition démographique rapide et le taux de natalité reste cependant assez élevé (environ 3% en 2016) assurant une population relativement jeune ; le solde migratoire reste assez équilibré, le pays connaissant depuis les années 1950 une relative émigration face aux difficultés sociales et économiques. L’espérance de vie reste cependant un problème se hissant en dessous des pays développés et si la qualité de vie reste bonne elle cache de très nombreuses inégalités de richesse.
Religion et société
Bien que le pays soit relativement athée, la religion garde une place très importante dans la vie de nombreux hyléens (40% de la population affirme pratiquer une religion), la morale garde ainsi une certaine prédominance et le taux de divorce n’atteint pas celui des pays développés par exemple. L’égalité entre les hommes et les femmes est un grave problème de société et les mentalités restent assez conservatrices. Les écarts entre certains États sont très importants sur les questions de société comme le féminisme ou la défense des droits des homosexuels ; si les lois sont souvent en avance sur les mentalités, elles frustrent bien souvent les populations les moins acquises à ce genre de questions et les éloignent du pouvoir fédéral.
Langues
Il existe de nombreuses langues régionales en Hylè dont la persistance est due à une décentralisation historique importante et un manque de politique de centralisation et d'uniformisation au cours de l'Histoire récente du pays. L'Hyléen Standard (qui mélange des racines grecques et germaniques) est parlé par la grande majorité de la population et est l'unique langue officielle de la République ; elle est parlée dans les administrations et dans le système éducatif notamment. Face à la prédominance de l'Hyléen Standard il existe de nombreuses langues parlées par des minorités importantes mais elles ne bénéficient pas de considération officielle : on parle ainsi le Français (dans le nord-est, l'est et un peu le centre), le Grec (dans les États non-continentaux proches de l'Hellas) et des survivances d'origine slave (Valaque) ou germanique (Mandalorien). La disparité de ces langues et de ces cultures s'expliquent par l'histoire mouvementée de l'Hylè qui a reçu de nombreuses vagues d'immigration d'abord grecque puis germanique et franque.
Immigration
Historiquement, le pays a connu des vagues d’immigration venant du nord et de l’ouest de l’Alméra caractérisant un métissage important et une culture originale entre le monde hellénistique et le monde germanique. Le pays connaît depuis le début du XXème siècle une immigration plus locale venant des pays limitrophes du nord et de la Zanyane (Camouska notamment) tout proche posant de nombreux problèmes d’intégration et d’inégalité. Le pays attire peu d’immigrés diplômés et ces populations intègrent le marché du travail dans des conditions difficiles assurant bien souvent de la main d’œuvre peu qualifiée pour l’industrie, l’agriculture et le bâtiment.
<center>Les États</center>
La République d’Hylè est une Confédération regroupant trente-deux États dont la Constitution garantie la relative autonomie. Les écarts culturels, sociaux et politiques restent importants et les lois peuvent changer de façon radicale entre les États. La Constitution garantit une représentation des États au Sénat par niveau de population à raison d’un Sénateur pour une circonscription de 114 330 habitants, elle garantit cependant une représentation égale des États au sein du Prétoire à raison d’un Préteur pour un État.
La Confédération reste une entité fragile et la Constitution actuelle semble être le compromis le plus adéquat pour combler la volonté d’autonomie de chaque État et la nécessité de présenter l’Hylè comme un pays unique et cohérent sur la scène économique et politique internationale. Les différences sont aussi bien politiques (certaines États sont des républiques, d’autres des monarchies constitutionnelles), culturelles (les dialectes sont très différents entre différents États et certains États ont aussi leur langue propre) qu’économiques (les lois économiques sont très différentes, les écarts de richesses aussi) et ces différences et ces tensions apparaissent très nettement dans le débat politique au niveau confédéral (certains États sont très attachés à leur autonomie, d’autres au contraire rêvent d’une union et d’une cohésion plus forte à tous les niveaux.).
La Grande Bactriane
Les États du nord-ouest(le Mandalore, le Korriban, l’Uskar, l’Armandache, la Valachie, les Lhumbes, la Trente et l’Heletron) sont des Etats relativement attachés à leur autonomie et très conservateurs. S’ils affichent une certaine cohérence culturelle et politique, ces Etats se sentent souvent éloignés des débats du reste de la Confédération. Leur économie est basée sur un secteur primaire omniprésent qui, bien qu’efficace, n’obtient que peu l’attention des pouvoirs politiques confédéraux plus proches des milieux des affaires et de la finance. Ces Etats concentrent une plus importante population rurale (30% au lieu des 20% de la moyenne nationale) qui forme la base électorale d’une classe politique largement conservatrice, attachées aux valeurs morales et à l’efficacité pragmatique et militant pour la sauvegarde de l’autonomie et des originalités politiques et culturelles de chaque Etat. Ces élus fustigent largement le pouvoir confédéral et critiquent sa technocratie et sa bureaucratie qu’ils jugent inefficaces et peu promptes à répondre aux attentes de ses habitants attachés à leur mode de vie traditionnel et plutôt simple. Ces Etats restent pourtant dynamiques, leur économie reste solide et efficace mais les politiques douanières très restrictives imposent une inflation importante et cachent bien souvent des inégalités importantes notamment entre les grands groupes agroalimentaires (Corporation Czerka, Consortium Santhe) et les petits producteurs. L’Uskar abrite notamment la deuxième université la plus importante et la plus prestigieuse de tout le pays.
La Fédération Parthe
Les États du centre (la Partha, le Taxis, le Cseran, le Jyiventhor, la Krante, le Deleatur, le Gordium, le Valh et le Portôn) sont des Etats relativement urbains mais qui disposent de peu de très grandes agglomérations, la majorité de la population vivant dans des villes de taille moyenne au rayonnement économique restreint. Les quelques grandes villes drainent une économie efficace mais dont le secteur industriel connaît un important ralentissement. Quelques pôles d’excellence existent comme à Ctesiphon dans les affaires et la finance, à Hos dans le tourisme, à Halikarnassus dans l’industrie pharmaceutique ou à Damascus dans le secteur de l’assurance et le transport de fret. De grandes entreprises profitent des avantages de ces Etats : les banques fleurissent à Sèd parce que le Deleatur bénéficie d’une exception fiscale faisant de l’Etat un véritable paradis fiscal et la Fédération du Commerce est installée dans le Csertan. Ces Etats sont politiquement acquis aux idéaux de la gauche unioniste, prônant une cohésion politique et économique plus forte dans toute la Confédération. Les initiatives interétatiques sont nombreuses et les projets de standardisation économique et politique sont souvent en avance sur les projets au niveau confédéral : ces Etats ont par exemple été les premiers à se doter d’un système éducatif commun calqué sur les normes et les standards internationaux.
Le Malastare
Les États du sud et de la côte (l’Alderë, Vertigo, la Fryge, le Lavengès, Smyrno, le Luskan et la Stance) sont des régions très peuplées, dynamiques et attractives. Ils abritent aussi bien une industrie efficace voire de pointe qu’un secteur tertiaire développé notamment dans les affaires et la finance (Vertigo, Teluskano) et le tourisme (Telefuthë, Tyyr, Leptès). Smyrno fait office d’exception et connaît de nombreuses difficultés économiques avec un secteur industriel ralentit par manque d’efficacité. Ces Etats sont très progressistes et libéraux, acquis aux idéaux unionistes et prônant le libre-échange et l’insertion plus nette dans la vie économique international, le port de Vertigo par exemple tente avec plus ou moins de succès de s’imposer sur la scène internationale comme un port marchand d’importation et d’exportation bénéficiant d’une situation stratégique (pont entre l’est et l’ouest de l’Alméra et position géographique sur un détroit) et d’un marché intérieur important (l’Hylè compte 110 millions d’habitants).
Les États du nord-est
Le nord-est(le Pyrrhon, l’Epire, le Tarsos, le Milivoje et le Corstris) est relativement peu peuplé et ne bénéficie pas de pôles urbains d’importance. La situations géographique de ces Etats, entre la mer et bien implantés dans les terres avec des zones très montagneuses, n’a pas permis le développement d’un réseau de transport nécessaire à l’attractivité économique et ces Etats sont très souvent délaissés par les investissements tant privés que publics. Quelques pôles industriels se dégagent pourtant : Praha abrite le siège sociale des très riches Industries Lokhart qui bénéficient de gisements de charbon, de mercure et de matières premières nécessaire à la création de matériau pour le bâtiment et abondant dans tout l’Etat du Tarsos, la région de Tür est abondante en uranium et la position stratégique de Sohbe en fait un port d’exportation important. Néanmoins ces Etats restent relativement pauvres et les richesses profitent à peu de personnes et à quelques entreprises. Ces Etats ont aussi un fort sentiment d’indépendance et les conservateurs y trouvent une base électorale confortable : attachement à la morale, au terroir et à l’identité régionale, respect des traditions, méfiances vis-à-vis des institutions.
La partie nord de l'Île de Magnésie
Les États de l'Île de Magnésie (le Pergame, le Lotha et l’Illyrie) restent très marginalisés sur tous les plans : ils sont économiquement plus pauvres, bénéficiant de peu de ressources et de peu d’investissements et sont très mal intégrés tant au niveau géographique (faiblesse du réseau de transport et difficulté d’accès) que culturel et politique. Les habitants restent principalement ruraux et ont une langue et sont de culture plutôt helladienne (et de langue grecque) vue leur proximité avec l'Hellas mais lors de l'indépendance de l'Hellas en 1830, ces anciens dèmes ont choisi de rester en Hylè. Conscients de leur éloignement et de leur dépendance avec le continent, ces États sont attachés à l’unionisme et voient dans la Confédération un espoir et un idéal mais aussi une opportunité pour relancer l’économie et garantir un service public plus efficace.
<center>Les Villes
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/191/hylvilles.jpg/][img]http://img191.imageshack.us/img191/6382/hylvilles.jpg[/img][/url]</center>
L’Hylè est un pays relativement urbain, le dernier recensement indique que 80% de la population vit dans une agglomération de plus de 2000 habitants. L’ouest est plus rural que le reste du pays et les Etats comme le Korriban, l’Armandache, l’Uskar ou la Trente ont les pourcentages de population urbaine les plus bas (environ 70%) ; on explique ces écarts par le caractère résolument agricole et artisanal de leur économie. Les Etats méridionaux (tels que le Vertigo, le Gordium, la Fryge, le Lavengès, le Smyrno, le Luskan et la Stance) sont les plus urbains, bénéficiant d’une culture historique urbaine plus prononcée, et les Etats du centres regroupent beaucoup de moyennes agglomérations dont quelques villes se distinguent par une population nettement plus importante.
On compte 83 villes de plus de 100 000 habitants et 12 villes de plus d'1 million d'habitants qui totalisent à elles seules environ 30 millions d'individus. La capitale Ctesiphon se hisse nettement au-dessus et elle totalise presque 20% de la population totale du pays.
Ctesiphon : 14 611 374,00 habitants.
Vertigo : 4 817 866,20 hab.
Memnôn : 2 922 274,80 hab.
Smyrno : 2 801 085,00 hab.
Telefuthë : 2 423 796,00 hab.
Damascus : 1 646 352,00 hab.
Dresda : 1 371 960,00 hab.
Thèb : 1 327 371,30 hab.
Hsur : 1 314 795,00 hab.
Teluskano : 1 189 032,00 hab.
Damaara : 1 183 315,50 hab.
Heydari : 1 006 104,00 hab.
Ctesiphon-Memnôn, aire urbaine de 17,5 millions d’habitants.
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/716/coruscant06.jpg/][img]http://img716.imageshack.us/img716/4675/coruscant06.jpg[/img][/url]
Ctesiphon est la capitale de la République d’Hylè et la capitale de l’Etat de la Partha, elle est la plus grande ville du pays avec 10,3 millions d’habitants ; son aire urbaine Ctesiphon-Qeta-Necratë regroupe 14,6 millions d’habitants et avec la ville de Memnôn (qui regroupe 2,9 millions d'habitants) elle abrite 17,5 millions d'habitants soit prêt de 15% de la population hyléenne, faisant d'elle la plus grosse agglomération régionale et une des plus grandes villes du monde. La ville de Ctesiphon même est découpée administrativement en trente-cinq arrondissements regroupés en cinq districts (Vieux Ctesiphon, Hsedra, Tannhäuser, Gëred et Scyfon). Le centre de la ville s’est peu à peu déplacé vers l’ouest faisant du Vieux Ctesiphon un quartier périphérique et de Hsedra le centre administratif qui abrite les grandes institutions de la République. La ville est relativement plus riche que le reste du pays et abrite le plus grand centre d’affaires et de finances du pays dans le district de Scyfon. La ville bénéficie d’une activité culturelle assez dynamique, elle abrite de nombreuses écoles d’arts réputées et l’université la plus importante et prestigieuse du pays.
Vertigo-Erevant-Velprintalar, aire urbaine de 5,3 millions d’habitants.
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/266/coruscant03redim.jpg/][img]http://img266.imageshack.us/img266/6770/coruscant03redim.jpg[/img][/url]
Vertigo est le premier port de l’Hylè tant par la taille que par le niveau de transit des marchandises. Elle est le premier port importateur et exportateur et l’ensemble de la ville est rythmé par l’incessante activité portuaire et industrielle. Elle accueille en effet un important complexe industriel, notamment pétrochimique. La ville est la capitale de l’Etat qui porte le même nom et son aire urbaine recouvre les ¾ de l’Etat avec quelques agglomérations importantes comme Velprintalar et Erevant. Vertigo a su préserver son autonomie en s’édifiant comme un Etat à part entière et elle a longtemps bénéficié de politiques avantageuses comme l’implantation de nombreuses zones franches. Elle abrite aussi la bourse nationale du Teletheth qui regroupe les plus grandes entreprises du pays.
Smyrno-Hsur-Sarda, aire urbaine de 4,8 millions d’habitants.
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/194/falzonemichelerotterdam.jpg/][img]http://img194.imageshack.us/img194/2065/falzonemichelerotterdam.jpg[/img][/url]
Smyrno est une ville chaotique et très urbanisée et beaucoup regrette le manque de cohérence et de volontarisme des politiques publiques concernant la qualité de vie et l’efficacité de son réseau routier. Considérée dans les années 1990 et 2000 comme la ville la plus corrompue d'Hylè, la ville est minée par un intense marché noir et des activités illicites liées au grand banditisme. Smyrno est le second port du pays en terme d’activité marchande et elle abrite un ensemble industriel important mais qui manque bien souvent d’efficacité et est écrasé par la concurrence extérieure. Son économie est protégée par des restrictions douanières aux frontières du petit État que représente la ville et sa banlieue et des taxes relativement importantes pour l’importation mais avantageuses pour l’exportation et la ville craint que ses avantages ne soient remis en cause. Le secteur secondaire, dominant, reste ainsi fragile et les reconversions sont difficiles. La ville reste peu attractive pour le secteur des services et le milieu de la finance qui préfèrent Teluskano mais elle bénéficie d’une industrie pétrochimique qui reste relativement efficace. La qualité de vie reste plutôt déplorable avec des taux de criminalité et d’inégalités importants mais la ville connaît depuis quelques années un rebond avec une scène musicale et artistique novatrice, originale et dynamique.
Telefuthë, aire urbaine de 2,4 millions d’habitants.
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Capitale de l’Alderë, la ville de Telefuthë est considérée pour beaucoup comme la plus belle ville du pays et c’est elle qui attire le plus de touristes par an. Elle bénéficie d’un microclimat appréciable et allie les joies de la ville à celle de la mer et de la montagne très proche. Ses immenses plages de sables fins sont réputées et celles du centre-ville restent propres et huppées malgré l’intense activité de la ville. Telefuthë est une ville relativement prospère et elle accueille aussi une large clientèle riche notamment dans ses somptueux hôtels du centre-ville. Une récente enquête a montré que Telefuthë était la ville où il faisait le plus bon vivre de tout le pays : elle dispose d’un centre historique important, l’activité culturel y est dynamique et très ouverte (elle organise tous les ans le Festival du Cinéma Hyléen) et les activités sportives font la joie de nombreux touristes (pour ses plages et son accès facile à la montagne). Le port marchand est plutôt modeste et Telefuthë reste une ville tournée vers l’intérieur avec un réseau importants de transport sur le littoral (jusqu’à Vertigo notamment), les montagnes et l’intérieur de l’Alderë.
Damascus-Mykenö, aire urbaine de 2 millions d’habitants.
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/214/denverskyline.jpg/][img]http://img214.imageshack.us/img214/9233/denverskyline.jpg[/img][/url]
Damascus est la capitale du Csertan, État relativement peuplé. La ville s’appuie sur une économie tertiaire largement orienté vers le secteur des assurances et elle dispose d’une position stratégique au centre du pays. Elle dispose ainsi de nombreuses gares de fret reliant l’ensemble du pays et elle s’étend sur deux bras du fleuve le plus large d’Hylè, le Lèthë, qui accueille une circulation fluviale importante ; c’est tout naturellement qu’elle abrite le siège de la très influente Fédération du Commerce qui organise le transport de marchandises au sein de la République. La ville garde une certaine attractivité économique mais aussi culturelle et son passé historique en fait un centre touristique important. La qualité de vie y reste agréable et bien que le climat soit assez aride et sec, notamment en été, la ville bénéficie de nombreux parcs et jardins faisant sa réputation de ville aérée et étendue.
<center>Population
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/690/grafdmographie.png/][img]http://img690.imageshack.us/img690/4838/grafdmographie.png[/img][/url]</center>
L’Hylè est un pays très peuplé relativement à sa superficie, le pays abrite en effet plus de 114,6 millions d’habitants avec une densité de 232,26 habitants/km². La population vit majoritairement dans des villes de plus de 10000 habitants (à 80%) et se concentre principalement dans des villes de taille importante puisqu'on compte 12 villes de plus d'1 million d'habitants et 83 villes de plus de 100 000 habitants. Ainsi, sur les 114 millions d'habitants, environ 70 millions habitent dans une ville de plus de 100 000 habitants. Cependant, certaines régions restent très rurales (les États non-continentaux, le nord-ouest et l'extrême nord-est principalement) assurant un secteur agricole exigeant une main d’œuvre abondante et peu qualifiée. Les côtes du sud restent plus denses et plus peuplées que le reste du pays, les côtes sont de fait plus riches et plus dynamiques profitant de l’attractivité de grands ports industriels (Ostend, Smyrno, Vertigo, Sohbe), de centres d’affaires (Teluskano, Vertigo) ou du pôles touristiques (Lyos, Leptès, Tyyr, Telefuthë).
L’Hylè a connu une transition démographique rapide et le taux de natalité reste cependant assez élevé (environ 3% en 2016) assurant une population relativement jeune ; le solde migratoire reste assez équilibré, le pays connaissant depuis les années 1950 une relative émigration face aux difficultés sociales et économiques. L’espérance de vie reste cependant un problème se hissant en dessous des pays développés et si la qualité de vie reste bonne elle cache de très nombreuses inégalités de richesse.
Religion et société
Bien que le pays soit relativement athée, la religion garde une place très importante dans la vie de nombreux hyléens (40% de la population affirme pratiquer une religion), la morale garde ainsi une certaine prédominance et le taux de divorce n’atteint pas celui des pays développés par exemple. L’égalité entre les hommes et les femmes est un grave problème de société et les mentalités restent assez conservatrices. Les écarts entre certains États sont très importants sur les questions de société comme le féminisme ou la défense des droits des homosexuels ; si les lois sont souvent en avance sur les mentalités, elles frustrent bien souvent les populations les moins acquises à ce genre de questions et les éloignent du pouvoir fédéral.
Langues
Il existe de nombreuses langues régionales en Hylè dont la persistance est due à une décentralisation historique importante et un manque de politique de centralisation et d'uniformisation au cours de l'Histoire récente du pays. L'Hyléen Standard (qui mélange des racines grecques et germaniques) est parlé par la grande majorité de la population et est l'unique langue officielle de la République ; elle est parlée dans les administrations et dans le système éducatif notamment. Face à la prédominance de l'Hyléen Standard il existe de nombreuses langues parlées par des minorités importantes mais elles ne bénéficient pas de considération officielle : on parle ainsi le Français (dans le nord-est, l'est et un peu le centre), le Grec (dans les États non-continentaux proches de l'Hellas) et des survivances d'origine slave (Valaque) ou germanique (Mandalorien). La disparité de ces langues et de ces cultures s'expliquent par l'histoire mouvementée de l'Hylè qui a reçu de nombreuses vagues d'immigration d'abord grecque puis germanique et franque.
Immigration
Historiquement, le pays a connu des vagues d’immigration venant du nord et de l’ouest de l’Alméra caractérisant un métissage important et une culture originale entre le monde hellénistique et le monde germanique. Le pays connaît depuis le début du XXème siècle une immigration plus locale venant des pays limitrophes du nord et de la Zanyane (Camouska notamment) tout proche posant de nombreux problèmes d’intégration et d’inégalité. Le pays attire peu d’immigrés diplômés et ces populations intègrent le marché du travail dans des conditions difficiles assurant bien souvent de la main d’œuvre peu qualifiée pour l’industrie, l’agriculture et le bâtiment.
<center>Les États</center>
La République d’Hylè est une Confédération regroupant trente-deux États dont la Constitution garantie la relative autonomie. Les écarts culturels, sociaux et politiques restent importants et les lois peuvent changer de façon radicale entre les États. La Constitution garantit une représentation des États au Sénat par niveau de population à raison d’un Sénateur pour une circonscription de 114 330 habitants, elle garantit cependant une représentation égale des États au sein du Prétoire à raison d’un Préteur pour un État.
La Confédération reste une entité fragile et la Constitution actuelle semble être le compromis le plus adéquat pour combler la volonté d’autonomie de chaque État et la nécessité de présenter l’Hylè comme un pays unique et cohérent sur la scène économique et politique internationale. Les différences sont aussi bien politiques (certaines États sont des républiques, d’autres des monarchies constitutionnelles), culturelles (les dialectes sont très différents entre différents États et certains États ont aussi leur langue propre) qu’économiques (les lois économiques sont très différentes, les écarts de richesses aussi) et ces différences et ces tensions apparaissent très nettement dans le débat politique au niveau confédéral (certains États sont très attachés à leur autonomie, d’autres au contraire rêvent d’une union et d’une cohésion plus forte à tous les niveaux.).
La Grande Bactriane
Les États du nord-ouest(le Mandalore, le Korriban, l’Uskar, l’Armandache, la Valachie, les Lhumbes, la Trente et l’Heletron) sont des Etats relativement attachés à leur autonomie et très conservateurs. S’ils affichent une certaine cohérence culturelle et politique, ces Etats se sentent souvent éloignés des débats du reste de la Confédération. Leur économie est basée sur un secteur primaire omniprésent qui, bien qu’efficace, n’obtient que peu l’attention des pouvoirs politiques confédéraux plus proches des milieux des affaires et de la finance. Ces Etats concentrent une plus importante population rurale (30% au lieu des 20% de la moyenne nationale) qui forme la base électorale d’une classe politique largement conservatrice, attachées aux valeurs morales et à l’efficacité pragmatique et militant pour la sauvegarde de l’autonomie et des originalités politiques et culturelles de chaque Etat. Ces élus fustigent largement le pouvoir confédéral et critiquent sa technocratie et sa bureaucratie qu’ils jugent inefficaces et peu promptes à répondre aux attentes de ses habitants attachés à leur mode de vie traditionnel et plutôt simple. Ces Etats restent pourtant dynamiques, leur économie reste solide et efficace mais les politiques douanières très restrictives imposent une inflation importante et cachent bien souvent des inégalités importantes notamment entre les grands groupes agroalimentaires (Corporation Czerka, Consortium Santhe) et les petits producteurs. L’Uskar abrite notamment la deuxième université la plus importante et la plus prestigieuse de tout le pays.
La Fédération Parthe
Les États du centre (la Partha, le Taxis, le Cseran, le Jyiventhor, la Krante, le Deleatur, le Gordium, le Valh et le Portôn) sont des Etats relativement urbains mais qui disposent de peu de très grandes agglomérations, la majorité de la population vivant dans des villes de taille moyenne au rayonnement économique restreint. Les quelques grandes villes drainent une économie efficace mais dont le secteur industriel connaît un important ralentissement. Quelques pôles d’excellence existent comme à Ctesiphon dans les affaires et la finance, à Hos dans le tourisme, à Halikarnassus dans l’industrie pharmaceutique ou à Damascus dans le secteur de l’assurance et le transport de fret. De grandes entreprises profitent des avantages de ces Etats : les banques fleurissent à Sèd parce que le Deleatur bénéficie d’une exception fiscale faisant de l’Etat un véritable paradis fiscal et la Fédération du Commerce est installée dans le Csertan. Ces Etats sont politiquement acquis aux idéaux de la gauche unioniste, prônant une cohésion politique et économique plus forte dans toute la Confédération. Les initiatives interétatiques sont nombreuses et les projets de standardisation économique et politique sont souvent en avance sur les projets au niveau confédéral : ces Etats ont par exemple été les premiers à se doter d’un système éducatif commun calqué sur les normes et les standards internationaux.
Le Malastare
Les États du sud et de la côte (l’Alderë, Vertigo, la Fryge, le Lavengès, Smyrno, le Luskan et la Stance) sont des régions très peuplées, dynamiques et attractives. Ils abritent aussi bien une industrie efficace voire de pointe qu’un secteur tertiaire développé notamment dans les affaires et la finance (Vertigo, Teluskano) et le tourisme (Telefuthë, Tyyr, Leptès). Smyrno fait office d’exception et connaît de nombreuses difficultés économiques avec un secteur industriel ralentit par manque d’efficacité. Ces Etats sont très progressistes et libéraux, acquis aux idéaux unionistes et prônant le libre-échange et l’insertion plus nette dans la vie économique international, le port de Vertigo par exemple tente avec plus ou moins de succès de s’imposer sur la scène internationale comme un port marchand d’importation et d’exportation bénéficiant d’une situation stratégique (pont entre l’est et l’ouest de l’Alméra et position géographique sur un détroit) et d’un marché intérieur important (l’Hylè compte 110 millions d’habitants).
Les États du nord-est
Le nord-est(le Pyrrhon, l’Epire, le Tarsos, le Milivoje et le Corstris) est relativement peu peuplé et ne bénéficie pas de pôles urbains d’importance. La situations géographique de ces Etats, entre la mer et bien implantés dans les terres avec des zones très montagneuses, n’a pas permis le développement d’un réseau de transport nécessaire à l’attractivité économique et ces Etats sont très souvent délaissés par les investissements tant privés que publics. Quelques pôles industriels se dégagent pourtant : Praha abrite le siège sociale des très riches Industries Lokhart qui bénéficient de gisements de charbon, de mercure et de matières premières nécessaire à la création de matériau pour le bâtiment et abondant dans tout l’Etat du Tarsos, la région de Tür est abondante en uranium et la position stratégique de Sohbe en fait un port d’exportation important. Néanmoins ces Etats restent relativement pauvres et les richesses profitent à peu de personnes et à quelques entreprises. Ces Etats ont aussi un fort sentiment d’indépendance et les conservateurs y trouvent une base électorale confortable : attachement à la morale, au terroir et à l’identité régionale, respect des traditions, méfiances vis-à-vis des institutions.
La partie nord de l'Île de Magnésie
Les États de l'Île de Magnésie (le Pergame, le Lotha et l’Illyrie) restent très marginalisés sur tous les plans : ils sont économiquement plus pauvres, bénéficiant de peu de ressources et de peu d’investissements et sont très mal intégrés tant au niveau géographique (faiblesse du réseau de transport et difficulté d’accès) que culturel et politique. Les habitants restent principalement ruraux et ont une langue et sont de culture plutôt helladienne (et de langue grecque) vue leur proximité avec l'Hellas mais lors de l'indépendance de l'Hellas en 1830, ces anciens dèmes ont choisi de rester en Hylè. Conscients de leur éloignement et de leur dépendance avec le continent, ces États sont attachés à l’unionisme et voient dans la Confédération un espoir et un idéal mais aussi une opportunité pour relancer l’économie et garantir un service public plus efficace.
<center>Les Villes
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/191/hylvilles.jpg/][img]http://img191.imageshack.us/img191/6382/hylvilles.jpg[/img][/url]</center>
L’Hylè est un pays relativement urbain, le dernier recensement indique que 80% de la population vit dans une agglomération de plus de 2000 habitants. L’ouest est plus rural que le reste du pays et les Etats comme le Korriban, l’Armandache, l’Uskar ou la Trente ont les pourcentages de population urbaine les plus bas (environ 70%) ; on explique ces écarts par le caractère résolument agricole et artisanal de leur économie. Les Etats méridionaux (tels que le Vertigo, le Gordium, la Fryge, le Lavengès, le Smyrno, le Luskan et la Stance) sont les plus urbains, bénéficiant d’une culture historique urbaine plus prononcée, et les Etats du centres regroupent beaucoup de moyennes agglomérations dont quelques villes se distinguent par une population nettement plus importante.
On compte 83 villes de plus de 100 000 habitants et 12 villes de plus d'1 million d'habitants qui totalisent à elles seules environ 30 millions d'individus. La capitale Ctesiphon se hisse nettement au-dessus et elle totalise presque 20% de la population totale du pays.
Ctesiphon : 14 611 374,00 habitants.
Vertigo : 4 817 866,20 hab.
Memnôn : 2 922 274,80 hab.
Smyrno : 2 801 085,00 hab.
Telefuthë : 2 423 796,00 hab.
Damascus : 1 646 352,00 hab.
Dresda : 1 371 960,00 hab.
Thèb : 1 327 371,30 hab.
Hsur : 1 314 795,00 hab.
Teluskano : 1 189 032,00 hab.
Damaara : 1 183 315,50 hab.
Heydari : 1 006 104,00 hab.
Ctesiphon-Memnôn, aire urbaine de 17,5 millions d’habitants.
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/716/coruscant06.jpg/][img]http://img716.imageshack.us/img716/4675/coruscant06.jpg[/img][/url]
Ctesiphon est la capitale de la République d’Hylè et la capitale de l’Etat de la Partha, elle est la plus grande ville du pays avec 10,3 millions d’habitants ; son aire urbaine Ctesiphon-Qeta-Necratë regroupe 14,6 millions d’habitants et avec la ville de Memnôn (qui regroupe 2,9 millions d'habitants) elle abrite 17,5 millions d'habitants soit prêt de 15% de la population hyléenne, faisant d'elle la plus grosse agglomération régionale et une des plus grandes villes du monde. La ville de Ctesiphon même est découpée administrativement en trente-cinq arrondissements regroupés en cinq districts (Vieux Ctesiphon, Hsedra, Tannhäuser, Gëred et Scyfon). Le centre de la ville s’est peu à peu déplacé vers l’ouest faisant du Vieux Ctesiphon un quartier périphérique et de Hsedra le centre administratif qui abrite les grandes institutions de la République. La ville est relativement plus riche que le reste du pays et abrite le plus grand centre d’affaires et de finances du pays dans le district de Scyfon. La ville bénéficie d’une activité culturelle assez dynamique, elle abrite de nombreuses écoles d’arts réputées et l’université la plus importante et prestigieuse du pays.
Vertigo-Erevant-Velprintalar, aire urbaine de 5,3 millions d’habitants.
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/266/coruscant03redim.jpg/][img]http://img266.imageshack.us/img266/6770/coruscant03redim.jpg[/img][/url]
Vertigo est le premier port de l’Hylè tant par la taille que par le niveau de transit des marchandises. Elle est le premier port importateur et exportateur et l’ensemble de la ville est rythmé par l’incessante activité portuaire et industrielle. Elle accueille en effet un important complexe industriel, notamment pétrochimique. La ville est la capitale de l’Etat qui porte le même nom et son aire urbaine recouvre les ¾ de l’Etat avec quelques agglomérations importantes comme Velprintalar et Erevant. Vertigo a su préserver son autonomie en s’édifiant comme un Etat à part entière et elle a longtemps bénéficié de politiques avantageuses comme l’implantation de nombreuses zones franches. Elle abrite aussi la bourse nationale du Teletheth qui regroupe les plus grandes entreprises du pays.
Smyrno-Hsur-Sarda, aire urbaine de 4,8 millions d’habitants.
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/194/falzonemichelerotterdam.jpg/][img]http://img194.imageshack.us/img194/2065/falzonemichelerotterdam.jpg[/img][/url]
Smyrno est une ville chaotique et très urbanisée et beaucoup regrette le manque de cohérence et de volontarisme des politiques publiques concernant la qualité de vie et l’efficacité de son réseau routier. Considérée dans les années 1990 et 2000 comme la ville la plus corrompue d'Hylè, la ville est minée par un intense marché noir et des activités illicites liées au grand banditisme. Smyrno est le second port du pays en terme d’activité marchande et elle abrite un ensemble industriel important mais qui manque bien souvent d’efficacité et est écrasé par la concurrence extérieure. Son économie est protégée par des restrictions douanières aux frontières du petit État que représente la ville et sa banlieue et des taxes relativement importantes pour l’importation mais avantageuses pour l’exportation et la ville craint que ses avantages ne soient remis en cause. Le secteur secondaire, dominant, reste ainsi fragile et les reconversions sont difficiles. La ville reste peu attractive pour le secteur des services et le milieu de la finance qui préfèrent Teluskano mais elle bénéficie d’une industrie pétrochimique qui reste relativement efficace. La qualité de vie reste plutôt déplorable avec des taux de criminalité et d’inégalités importants mais la ville connaît depuis quelques années un rebond avec une scène musicale et artistique novatrice, originale et dynamique.
Telefuthë, aire urbaine de 2,4 millions d’habitants.
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/715/nabooredim.jpg/][img]http://img715.imageshack.us/img715/6306/nabooredim.jpg[/img][/url]
Capitale de l’Alderë, la ville de Telefuthë est considérée pour beaucoup comme la plus belle ville du pays et c’est elle qui attire le plus de touristes par an. Elle bénéficie d’un microclimat appréciable et allie les joies de la ville à celle de la mer et de la montagne très proche. Ses immenses plages de sables fins sont réputées et celles du centre-ville restent propres et huppées malgré l’intense activité de la ville. Telefuthë est une ville relativement prospère et elle accueille aussi une large clientèle riche notamment dans ses somptueux hôtels du centre-ville. Une récente enquête a montré que Telefuthë était la ville où il faisait le plus bon vivre de tout le pays : elle dispose d’un centre historique important, l’activité culturel y est dynamique et très ouverte (elle organise tous les ans le Festival du Cinéma Hyléen) et les activités sportives font la joie de nombreux touristes (pour ses plages et son accès facile à la montagne). Le port marchand est plutôt modeste et Telefuthë reste une ville tournée vers l’intérieur avec un réseau importants de transport sur le littoral (jusqu’à Vertigo notamment), les montagnes et l’intérieur de l’Alderë.
Damascus-Mykenö, aire urbaine de 2 millions d’habitants.
[url=http://imageshack.us/photo/my-images/214/denverskyline.jpg/][img]http://img214.imageshack.us/img214/9233/denverskyline.jpg[/img][/url]
Damascus est la capitale du Csertan, État relativement peuplé. La ville s’appuie sur une économie tertiaire largement orienté vers le secteur des assurances et elle dispose d’une position stratégique au centre du pays. Elle dispose ainsi de nombreuses gares de fret reliant l’ensemble du pays et elle s’étend sur deux bras du fleuve le plus large d’Hylè, le Lèthë, qui accueille une circulation fluviale importante ; c’est tout naturellement qu’elle abrite le siège de la très influente Fédération du Commerce qui organise le transport de marchandises au sein de la République. La ville garde une certaine attractivité économique mais aussi culturelle et son passé historique en fait un centre touristique important. La qualité de vie y reste agréable et bien que le climat soit assez aride et sec, notamment en été, la ville bénéficie de nombreux parcs et jardins faisant sa réputation de ville aérée et étendue.
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<center>VI. SITUATION DIPLOMATIQUE</center>
<center>Organisations internationales</center>
- Assemblée des États (AdE) à Santilloz
L'Hylè est membre de l'AdE depuis mai 2017.
Son Excellence Santer Payargeon est Ambassadeur de la République Confédérale d'Hylè à l'Assemblée des Etats.
Saera Hona Heladora est Haut Commissaire de l'AdE au Liberta depuis juillet 2017.
- Organisation Mondiale de Lutte contre la Pauvreté (OMLP) à Fuxianji
L'Hylè est membre de l'OMLP depuis janvier 2018.
Son Excellence Ilias Baenre, Ambassadeur de la République Confédérale d'Hylè à l'OMLP.
1,2% du budget de l'État est alloué au fond de développement de l'OMLP ce qui représente 379 500 000 $ pour l'année 2018.
<center>Accords et Traités</center>
Pour les accords bilatéraux, voir la section [url=http://www.simpolitique.com/topic5761.html]Accords et Traités Internationaux[/url].
<center>Organisations internationales</center>
- Assemblée des États (AdE) à Santilloz
L'Hylè est membre de l'AdE depuis mai 2017.
Son Excellence Santer Payargeon est Ambassadeur de la République Confédérale d'Hylè à l'Assemblée des Etats.
Saera Hona Heladora est Haut Commissaire de l'AdE au Liberta depuis juillet 2017.
- Organisation Mondiale de Lutte contre la Pauvreté (OMLP) à Fuxianji
L'Hylè est membre de l'OMLP depuis janvier 2018.
Son Excellence Ilias Baenre, Ambassadeur de la République Confédérale d'Hylè à l'OMLP.
1,2% du budget de l'État est alloué au fond de développement de l'OMLP ce qui représente 379 500 000 $ pour l'année 2018.
<center>Accords et Traités</center>
Pour les accords bilatéraux, voir la section [url=http://www.simpolitique.com/topic5761.html]Accords et Traités Internationaux[/url].
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<center>VII. SITUATION MILITAIRE</center>
<center>Informations militaires générales</center>
L’armée de la République d’Hylè est numériquement importante mais ses forces restent très mal entraînées et ses technologies pour la plupart obsolètes. Aucune réforme d'envergure n'a pu moderniser l'ensemble des forces armées de manière efficace ; cela est en partie dû à la décentralisation maximale de la gestion de l'armée et du poids important de la bureaucratie. L'armée hyléenne est considérée en janvier 2017 comme la 20e puissance militaire du monde sur 35 nations.
Le système confédéral empêche la République d’avoir une armée véritablement unie et les règles diffèrent d’un Etat à un autre et les Etats gardent les prérogatives concernant la défense c’est-à-dire que les forces armées dépendent directement des gouvernements des Etats. S’il existe un état major centralisé au niveau fédéral – Le Décaméron – celui-ci n’est effectif qu’en temps de guerre. En temps de paix, les Etats disposent librement de leurs forces armées.
Il existe un débat important sur la question en Hylè. L’armée reste un bastion conservateur largement acquis à l’autonomie des Etats et toute réforme visant plus de centralisation est bloquée par les Etats conservateurs d’une part et part les militaires eux-mêmes. La tentative infructueuse du Commissaire Helad Pelleas en 2014 de proposer une Réforme de l’Armée allant dans ce sens et sa démission en sont un bel exemple.
<center>Le Pacte de Tyyr</center>
En juillet 2016, quinze Etats de la Confédération (sur trente-deux) ont signé un Pacte visant à la centralisation des forces armées en une armée commune dépendant directement d’un état major placé juste sous l’état major fédéral (le Décaméron). Les Etats ont gardé leur droit de retrait mais les soldats sont mélangés aléatoirement et dispersés dans des casernes dans tous les Etats du Pacte de Tyyr sans distinction. Cette réforme a permis, en plus d’économies considérables, de normaliser la hiérarchie militaire entre tous les Etats et de permettre à cette armée d’être plus efficace et rapide en cas d’urgence. A lui seul, le Pacte de Tyyr comptabilise 33% des forces militaires de la Confédération.
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/444/pactedetyyr.jpg/][img]http://img444.imageshack.us/img444/3684/pactedetyyr.jpg[/img][/url]</center>
<center>L’armée en chiffre</center>
- Armée Confédérale : 198 000 soldats
- Flotte Confédérale : 77 000 effectifs
- Marine Confédérale : 88 000 effectifs
- Garde Prétorienne : 500 effectifs
- Civils : 66 000 effectifs
<center>L'armée hyléenne à l'étranger</center>
- Force d'Intervention de l'Assemblée des États au Liberta (FIADEL) : 10 000 soldats hyléens depuis janvier 2019.
- Force d'Intervention de l'Assemblée des États dans les Territoires d'Urba (FIADETU) : 7 000 soldats hyléens depuis décembre 2018.
- Force d'Intervention de l'Assemblée des États en d'Al-Jwar (FIADEAJ): 5 000 soldats hyléens depuis juillet 2018.
- Bases militaires en Biturige : 5000 soldats dans deux bases militaires.
<center>Informations militaires générales</center>
L’armée de la République d’Hylè est numériquement importante mais ses forces restent très mal entraînées et ses technologies pour la plupart obsolètes. Aucune réforme d'envergure n'a pu moderniser l'ensemble des forces armées de manière efficace ; cela est en partie dû à la décentralisation maximale de la gestion de l'armée et du poids important de la bureaucratie. L'armée hyléenne est considérée en janvier 2017 comme la 20e puissance militaire du monde sur 35 nations.
Le système confédéral empêche la République d’avoir une armée véritablement unie et les règles diffèrent d’un Etat à un autre et les Etats gardent les prérogatives concernant la défense c’est-à-dire que les forces armées dépendent directement des gouvernements des Etats. S’il existe un état major centralisé au niveau fédéral – Le Décaméron – celui-ci n’est effectif qu’en temps de guerre. En temps de paix, les Etats disposent librement de leurs forces armées.
Il existe un débat important sur la question en Hylè. L’armée reste un bastion conservateur largement acquis à l’autonomie des Etats et toute réforme visant plus de centralisation est bloquée par les Etats conservateurs d’une part et part les militaires eux-mêmes. La tentative infructueuse du Commissaire Helad Pelleas en 2014 de proposer une Réforme de l’Armée allant dans ce sens et sa démission en sont un bel exemple.
<center>Le Pacte de Tyyr</center>
En juillet 2016, quinze Etats de la Confédération (sur trente-deux) ont signé un Pacte visant à la centralisation des forces armées en une armée commune dépendant directement d’un état major placé juste sous l’état major fédéral (le Décaméron). Les Etats ont gardé leur droit de retrait mais les soldats sont mélangés aléatoirement et dispersés dans des casernes dans tous les Etats du Pacte de Tyyr sans distinction. Cette réforme a permis, en plus d’économies considérables, de normaliser la hiérarchie militaire entre tous les Etats et de permettre à cette armée d’être plus efficace et rapide en cas d’urgence. A lui seul, le Pacte de Tyyr comptabilise 33% des forces militaires de la Confédération.
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/444/pactedetyyr.jpg/][img]http://img444.imageshack.us/img444/3684/pactedetyyr.jpg[/img][/url]</center>
<center>L’armée en chiffre</center>
- Armée Confédérale : 198 000 soldats
- Flotte Confédérale : 77 000 effectifs
- Marine Confédérale : 88 000 effectifs
- Garde Prétorienne : 500 effectifs
- Civils : 66 000 effectifs
<center>L'armée hyléenne à l'étranger</center>
- Force d'Intervention de l'Assemblée des États au Liberta (FIADEL) : 10 000 soldats hyléens depuis janvier 2019.
- Force d'Intervention de l'Assemblée des États dans les Territoires d'Urba (FIADETU) : 7 000 soldats hyléens depuis décembre 2018.
- Force d'Intervention de l'Assemblée des États en d'Al-Jwar (FIADEAJ): 5 000 soldats hyléens depuis juillet 2018.
- Bases militaires en Biturige : 5000 soldats dans deux bases militaires.
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<center>VIII. HISTOIRE ANCIENNE ET MODERNE</center>
<center>L'ANTIQUITÉ (du IIème millénaire avant J-C. à 330 après J-C.) </center>
Préhistoire et époque mycénienne (IIème millénaire – VIIIème siècle av. J-C)
Si le peuplement d’Hylè est attesté depuis le IIIème millénaire avant J-C, les découvertes archéologiques témoignent d’une présence humaine plus intense à partir du début du IIème millénaire. Des nécropoles attestent de la présence d’un peuplement d’origine dorienne en lien avec la civilisation mycénienne d’Hellade qui s’organise en quelques grands royaumes centralisés. La vie sociale s’organise autour de palais imposants et pourvus d’enceintes épaisses dont la présence prouverait à la fois une nécessité de défense importante mais aussi une nécessité de délimiter clairement les limites d’une zone privilégiée. La vie hors de ces palais est peu connue mais il semble que chacun d’entre eux administre une zone allant de quelques kilomètres à une centaine de kilomètres tout au plus. Le palais est le lieu où l’on administre les biens communs, on y comptabilise les récoltes, le commerce s’y organise et la justice y est rendue ; certains sites peuvent ainsi faire plusieurs milliers de kilomètres carrés et peuvent ressembler à de petites villes.
Dès le XIIème siècle avant J-C, le peuplement se concentre dans les terres, les côtes étant peu à peu désertées à cause de l’intensification de la piraterie où de la venue d’autres peuples du sud et de l’est. La civilisation mycénienne et le modèle palatial perdurent ainsi plus longtemps en Hylè qu’en Hellas et on retrouve des palais et des villes de type mycénien jusqu’au Xème siècle. Cette période est suivie d’une époque mal connue qualifiée de « siècle obscurs » qui connaissent un ralentissement important des villes au profit de structures rurales et clairsemées : on note un effondrement politique progressif, une chute démographique importante et un repli communautaire dans des villages plus modestes et moins centralisés.
La période archaïque (VIIIème – Vème siècles av. J-C)
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/803/hylehistoire01archaque.jpg/][img]http://img803.imageshack.us/img803/5844/hylehistoire01archaque.jpg[/img][/url]</center>
La période archaïque à partir du VIIIème siècle connaît une sorte de renaissance : les différents peuples d’origine dorienne connaissent un renouveau économique et ses sociétés connaissent la montée en puissance d’une aristocratie guerrière centrée autour de l’oikos, maisonnée fortifiée appartenant à une famille puissante, influente et riche. Cette domination sociale de grandes familles et tribus guerrières et agricultrices caractérise pendant longtemps le modèle dorien basé sur la guerre, l’honneur et la virilité. Ces oikos polarisent la main d’œuvre rurale autour de grands domaines agricoles et de petits pôles artisanaux qui rappelle le modèle palatial antérieur dans une moindre mesure et de manière moins centralisée politiquement. Les peuples doriens restent relativement désunis et connaissent de nombreux conflits de plus ou moins grande envergure qui annonce la naissance des grandes épopées. Si les Sogdiens et les Myciens se partagent le nord-ouest, les Bactriens, les Pamphyliens, les Phrygiens, les Cariens et les Lydiens se partagent le centre et le sud alors que les Lyciens, les Parthes, les Épirotes, les Macédoniens et les Thraces habitent le nord-est. Quelques centres urbains réapparaissent dans ces régions et forment parfois de véritable capitale de royaumes plus ou moins importants : Opulos puis Vespès deviennent la capitale du Royaume de Phrygie au VIIème et VIème siècles, Kolossès est fondée pour unir le peuple de Bactriane en -703, Pydna est fondée par le roi des Myciens en -670, Éthésiphon est la capitale des Parthes dès le VIème siècle, de même pour Aigès et Carcès en Pamphylie et Dascylion et Epidamne en Épire.
Cette période est aussi marquée par une nouvelle vague de colonisation ionienne d’origine helladienne. La cité-état d’Hellas colonise le nord de l’île de Corcyre (Corfou actuelle) qui prend le nom d’Illyrie et fondent quelques grandes villes comme Sardès, Pesnôntès, Miletos et Korinthis. Les Ioniens colonisent aussi le continent avec de nombreux ports comme Myonta et Lyos à l’ouest, Smyrno et Tyyr au sud et Kolophon à l’est en territoire épirote. La plupart de ces comptoirs restent longtemps sous la domination culturelle et politique de leur cité-mère alors que d’autres affirment rapidement une autonomie plus nette comme Lyos, Smyrno et Tyyr. Ces villes deviennent de véritables cité-états gouvernées là encore par une oligarchie de propriétaires terriens. Ce modèle connait peu a peu de nombreuses crises agraires qui profitent finalement aux classes populaires. Des citoyens-soldats d’origine modeste s’insèrent dans le jeu politique contre l’aristocratie traditionnelle et soutiennent la mise en place de tyrannie comme Denys à Sardès, Procratès à Lyos et Podalydès à Tyyr. Ces tyrannies et les nombreuses réformes juridiques ioniennes (calquées sur le modèle de Dracon et Solon d’Hellas) sont la première ébauche du modèle démocratique qui s’impose finalement aux siècles suivants.
La période classique (Vème – IVème siècles av. J-C)
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/59/hylehistoire02classique.jpg/][img]http://img59.imageshack.us/img59/8656/hylehistoire02classique.jpg[/img][/url]</center>
Le Vème siècle voit l’intensification de la colonisation helladdienne sur tout le sud et voit l’émergence de nouvelles colonies plus puissantes comme Vestigeo (Vertigo actuelle) et Priène (actuelle Teluskano) sous la domination de la ville ionienne d’Hellas. Ces colonies en Hylè forment une entité désunie mais relativement semblable qui prend rapidement le nom de Grande Hellade. Ces différentes cités-états participent aux guerres qui secouent le monde helladdien notamment lors des guerres médiques contre les Barebjaliens comme lors des différentes guerres intestines helladdiennes (entre Lacédémone et Hellas notamment). Au début du IVème siècle, ces colonies acquièrent une indépendance de plus en plus grande et deviennent des foyers culturels autonomes importants (Lyos, Priène, Pesnôntès, Tyyr et Leptès). Le modèle de la polis et de la démocratie s’impose dans la plupart de ces cités-états qui s’organisent en différentes tribus de citoyens-soldats réunis en assemblée pour décider des grandes décisions.
Le reste du pays appartient à la même ethnè issue de la colonisation dorienne d’avant le VIIIème siècle qui fait perdurer le modèle oligarchique ou monarchique mais certains territoires sont plus hellénisés que d’autres. Les territoires de l’est restent éminemment influencés par la colonisation ionienne au sud mais assument leur spécificité politique : la Carie se forme en royaume avec pour capitale Halicarnasse (l’actuelle Halikarnassus), de même pour la Lydie autour d’Eleftherios et de la Lycie avec Sediscante ; l’Épire reste divisée en cités-états oligarchiques comme Kolophon, Epidamne ou Dascylion. Les autres territoires sont considérés comme « barbares » par les cités ioniennes : la Bactriane, la Sogdiane, la Partha et la Macédoine assument un modèle encore largement aristocratique et monarchique. Ces grands royaumes sont gouvernés par des rois encadrés par une caste aristocratique importante et la société est largement militariste, agricole et rurale et est organisée autour de quelques pôles urbains comme Pella en Macédoine, Pydna en Sogdiane, Kolossès en Bactriane et Éthesiphon en Partha.
Le territoire hyléen actuel est donc divisé en deux civilisations différentes : les royaumes d’origine dorienne au nord, les cités-états démocratiques d’origine ionienne de la Grande Hellade au sud et sur l’île de Corcyre (Corfou actuelle). Chacune de ces régions connaît un foisonnement culturel et artistique ainsi qu’une relative prospérité économique malgré quelques grands conflits militaires. Le poète Métastase de Priène popularise le terme d’« Hylè » (prononcer « hulè ») pour désigner le nord dorien considéré comme plus « barbare » et moins civilisé par la célèbre formule : « ils sont la matière (hylè) et nous sommes la forme (morphè) ».
La période hellénistique (IVème – IIème siècles av. J-C)
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/546/hylehistoire03336avjc.jpg/][img]http://img546.imageshack.us/img546/9353/hylehistoire03336avjc.jpg[/img][/url]</center>
Au début du IVème siècle, le roi Philippe II de Macédoine stabilise les frontières du nord de son royaume (jusqu’au Corstris actuel), envahit l’Épire, la Partha, la Lycie et la Lydie et menace Halicarnasse. Ses efforts se portent ensuite à l’ouest et il défait à plusieurs reprises les rois de Sogdiane et le souverain de Bactriane. Ambitieux et belliqueux, il souhaite refonder la société macédonienne en diminuant le pouvoir de l’aristocratie : il élargit le koinon (les assemblées des citoyens-soldats) à une large partie de la population qui accède à la citoyenneté et agrandit ainsi considérablement l’armée dont il réorganise la structure en phalange. Conforté par le petit peuple après plusieurs réformes agraires et des redistributions de terres dans les territoires conquis, il réorganise l’administration en imposant une certaine forme de centralisation et supervise de grands travaux dans sa capitale, Pella (actuelle Praha) qui connaît un rayonnement important à la hauteur d’Ephèse, Halicarnasse ou Priène. À sa mort en 336 avant J-C, il lègue à son fils Alexandre III un royaume consolidé, prospère et doté d’une armée importante et disciplinée. Dès l’année de son couronnement, Alexandre se lance dans de grandes campagnes militaires : il défait la Sogdiane à la bataille du Mont Axès et la Bactriane en prenant Kolossès, il impose sa domination sur la Carie après le siège difficile d’Halicarnasse puis sur les cités-états du sud malgré la « Coalition de Hièras » et le leadership de Priène, il conquiert finalement les colonies illyriennes de l’île de Corcyre puis menace l’Hellade en 335. Après un an de guerre d’usure, affaiblies par des luttes intestines et des ambitions partisanes, les cités-états indépendantes d’Hellade consentent à l’archè hyléenne et Alexandre le Grand s’impose comme le médiateur idéal et révéré et s’installe un temps à Ephèse puis à Hellas. Ses conquêtes continuent au nord jusqu’à défier l’Empire Lochlannais qui est finalement battu en trois ans de guerre (334-330) au prix de trois batailles épiques (Granique, Issos, Gaugamèles). Jusqu’en 327, il tente d’imposer sa domination sur les satrapies de l’Alméra centrale mais doit bientôt renoncer, forcé par ses armées épuisées. Brièvement de retour en Hylè en 325, il réorganise l’administration de son empire par un syncrétisme original qui associe les populations dominées à l’exercice du pouvoir et organise la construction d’une nouvelle capitale sur l’île de Corcyre : Alexandrie de Magnésie. De là, il réorganise l’Empire et sait s’appuyer sur les élites conquises pour maintenir sa domination : le système des satrapies est maintenu et généralisé et il organise des mariages entre l’aristocratie hyléenne et les élites des territoires dominés. Malgré ces conquêtes fulgurantes et ses initiatives révolutionnaires, son règne est court (de 336 à 323) et il meurt sans avoir pu finaliser son projet d’empire universel bientôt dilapidé entre ses généraux et en proie à des luttes de succession. Cet épisode marque cependant durablement l’histoire de l’Alméra en tentant l’unification de l’héritage helladdien et hyléen d’une part et nordique d’autre part dans une première ébauche d’unification almérane.
Les décennies qui suivent le règne d’Alexandre marquent une période prospère d’échanges commerciaux intensifiés et d’épanouissement culturel et si l’empire ne perdure pas, la culture hellénistique s’impose hors des frontières de l’Hylè et de l’Hellade. Le général Lysandre hérite du territoire hyléo-helladien mais son assassinat en 313 marque la fin de son éphémère royaume : les cités-états et les différents royaumes reprennent leur indépendance. À cette époque, la distinction entre le sud hellénisé et le nord « barbare » tend à s’estomper grâce à l’unification d’Alexandre et à la nette hellénisation de tous les territoires hyléens. Cependant, le sud se caractérise toujours pas sa culture urbaine et certaines cités s’imposent au-dessus des autres : Halicarnasse impose sa domination militaire sur les côtés cariennes, lyciennes et lydiennes jusqu’en Épire, Tyyr et Leptès deviennent des centres culturels de premier ordre alors que Priène, Ephèse et Dascylion s’imposent par leur puissance commerciale. Au nord, la domination macédonienne reste importante mais est limitée par la refondation des royaumes sogdien et bactrien à l’ouest et par le dynamisme de la Carie au sud et de l’Épire à l’est. Les arts fleurissent (théâtre, poésie épique et lyrique, sculpture et architecture de style corinthien) alors que de nouvelles philosophies naissent (Lycée et Portique), que les idées voyagent et qu’on édifie les premières grandes bibliothèques (Ephèse, Leptès, Tyyr).
La domination neapolitaine (143 avant J-C – 330 après J-C)
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La période hellénistique prend fin lors de l’invasion par Neapolis au IIème siècle av. J-C. D’abord puissance de médiation dans différents conflits locaux, les armées neapolitaines s’installent durablement dès -160 en Sogdiane où elles s’allient aux koinon régionaux. Le conflit en Bactriane contre la Macédoine et la victoire écrasante de l’alliance entre la Sogdiane et la République de Neapolis à Pyrrhon (en -151) crée une réaction unifiée des villes et royaume hyléens contre l’envahisseur neapolitain. Malgré la « Coalition de Nika » menée par le roi de Carie Mausole VI, les forces hyléennes sont battues à Aigès (-144) puis à Pydna (-143) imposant la domination neapolitaine. Il faut attendre dix années supplémentaires pour que la Macédoine ne se plie finalement, elle aussi, à l’impérialisme neapolitain avec la chute de Pella en -132. L’Hylè est ainsi rattaché à l’Empire de Neapolis comme province à part entière et est satellisé de façon durable. Sur le plan politique, Halicarnasse, Ephèse, Pella, Dascylion et Priène restent dynamiques et influentes mais la domination neapolitaine permet à d’autres cités (comme Vestigeo, Ctesiphon, Damascus et Buthrote) de gagner en autonomie face au rééquilibrage politique imposé par le gouvernement impérial de Neapolis. Les cités du sud et les anciens royaumes sont soumis à la présence militaire neapolitaine mais la domination militaire fait lentement place à un pouvoir civil plus pacifique dès le milieu du Ier siècle avant J-C et les autorités traditionnelles sont maintenus tant qu’elles restent dociles. Les sept gouvernements militaires impériaux sont remplacés en 50 avant J-C par deux proconsulats sénatoriaux : la Grande Macédoine au nord et la Grande Hellade au sud (réunis en un seul Proconsulat en 177 après J-C). Bien plus, en 75 après J-C, 50000 hyléens accèdent à la citoyenneté neapolitaine : on les retrouve au Sénat de Neapolis et plus généralement dans l’administration impériale à de hautes fonctions ; la prestigieuse gens Turtoria, originaire de Priène, accède même au trône impérial au IIème siècle.
En plus d’une paix civile durable (la pax neapolitana), la domination neapolitaine ouvre de nouveaux horizons commerciaux grâce à l’importante étendue de l’Empire. Cette mobilité accrue a aussi d’autres conséquences : les populations voyagent et se mélangent, les religions s’hybrident et la culture hyléo-helladdienne continue de bénéficier d’un prestige important auprès des élites neapolitaines qui viennent entamer leur éducation culturelle et philosophique à Ephèse, Halicarnasse ou Hellas. Cette période de paix et de prospérité est finalement menacée dès le milieu du IIIème siècle avec la pression de plus en plus importante des peuples germaniques (Mandaloriens, Uskains, Valaques, Corstrisians, Alderaans) aux limes du nord et par de nombreux bouleversements démographiques et sociaux. La riche Priène est peu à peu délaissée après deux importants pillages (en 271 et 320) au profit de Smyrno, considérée comme plus sûre et plus facilement défendable, elle est complètement vidée de ses habitants au VIIème siècle et est supplanté par la nouvelle ville « barbare » de Teluskan (Teluskano actuelle). Halicarnasse perd son influence économique au profit du port de Vertigo et se vide peu à peu de sa population : le siège de 270 par les Mandaloriens et sa destruction partielle mettent un coup d’arrêt à son prestige et à sa domination. En 247, Ctesiphon est mise à sac (puis une seconde fois en 272) puis c’est Vertigo en 303 et en 310. Les peuples germaniques s’installent peu à peu sur les territoires hyléens et forcent les autorités impériales à réagir. Malgré la reprise en main du Consul Aetius dans les années 310, la prise définitive de Ctesiphon en 317 par les Corstrisians force la prise de pouvoir du proconsul Marius qui s’autoproclame Consul de Grande Hellade et de Macédoine. Même si l’autorité de Neapolis ne s’exerce plus sur l’Hylè depuis la prise de Ctesiphon, l’Empereur Neapolitain décide la scission de l’Empire en deux territoires en 330 et la partie orientale (Hylè compris) revient à Constantin II qui reprend Ctesiphon en 338 et rétablit l’autorité impériale du nouvel Empire Neapolitain d’Orient qui se veut la continuation symbolique et politique du premier.
Les Grandes Invasions (330 – 570)
Intégré à l’Empire, les différentes tentatives de centralisation échouent finalement malgré la mise en place d’une administration importante. Le système militaire impérial rénové montre ses lacunes et ne parvient pas à protéger le territoire des raids barbares. L’Hylè et l’Hellade sont subdivisés en trois thèmes centralisés autour de trois capitales que sont Pella pour la Macédoine, Halicarnasse pour la Grande Hellade et Hellas pour l’Hellade mais les anciennes rivalités ne sont pas estompées pour autant. Le territoire ne résiste pas longtemps aux pressions des peuples germaniques qui s’imposent finalement sur l’ensemble du territoire dès les années 450. L’administration impériale est peu à peu remplacée par des seigneurs de guerre étrangers désireux de trouver une terre d’accueil et des accords sont trouvés avec le régime impérial dont l’autorité leur est finalement peu à peu déléguée au nom de l’Empereur. Les populations autochtones et hellénisées se métissent avec les peuples envahisseurs et les seigneurs germaniques sont séduits par l’art de vivre et la culture helladdienne encore vivace malgré la fin progressive du paganisme. Ce métissage donne naissance à la véritable population et culture hyléennes issues à la fois du monde helladdien et du monde germanique.
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L’Hylè échappe finalement à l’autorité impériale avec le Traité de Buthrote en 496 qui impose à l’Empereur de déléguer l’entièreté de son autorité aux différents rois barbares. Ceux-ci s’implantent durablement sur l’ensemble du territoire, exception faite de l’île de Corfou et de certaines provinces largement hellénisées qui restent attachés à l’Empire : l’Hellade, l’Illyrie, la Tyyrie et l’Épire. Les Corstrisians s’intallent dans le nord-est, les Mandaloriens au nord-est, les Alderaans à l’est, les Csertans et les Valaques au centre, les Krantois et les Gordéens au sud. L’Hylè se scinde ainsi en de nombreuses entités différentes alors que les guerres intestines commencent pour l’hégémonie.
<center>LE MOYEN-ÂGE (570-1433) </center>
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L'ère Do'Urden (570 – 917)
De 566 à 570, la Première Guerre du Trône oppose le roi Mandalorien Theodron Do’Urden au Prince Palatin d’Épire Theodoros Tyrell, chacun revendiquant le titre de sæstrepe, dirigeant hégémonique d’Hylè. La bataille de Lepotembæn en 570 impose la Trêve de Gorþote (Gorthote) où la plupart des seigneurs engagés dans la guerre doivent jurer allégeance à la Maison Do’Urden lors d’une cérémonie au château de Meduselde ; cérémonie qui sera réitérée à chaque nouveau sacre. L’ère Do’Urden est marquée par une importante décentralisation et une forte instabilité politique. Depuis le château de Meduselde au Mandalore, la Maison Do’Urden parvient difficilement à imposer sa domination sur l’ensemble du territoire hyléen. Si la plupart des autres Maisons lui accordent le titre de sæstrepe après la Trêve de Gorþote en 570, chacune peut régner en paix sur ses terres. De droit, la Maison Do’Urden règne sur tout le nord-ouest, le centre jusqu’à Llorda et Pyros et une partie des seigneuries de l’ouest jusqu’en Épire mais dans les faits, son influence directe s’arrête aux derniers villages mandaloriens dans la plaine d’Armandache. Les cités du Jyiven et des côtes du sud restent totalement indépendantes et sont plus riches grâce à leur commerce maritime et fluvial plus important. La tentative de Dærodon Do’Urden (qui règne de 749 à 757) d’imposer une domination plus active se solde par la Seconde Guerre du Trône (753-757) et les autres Maisons lui imposent finalement un Maire du Palais et la tenue d’une Diète Royale qui se réunie deux fois par an à Meduselde afin de limiter ses prérogatives. La puissance de la Maison Do’Urden s’affaiblie rapidement à partir de cette époque et les Maires du Palais, souvent désignés par les autres Maisons, concentrent peu à peu les rennes du pouvoir royal. Ils restent suffisamment dociles jusqu’à la fin de la période malgré quelques tentatives centralisatrices rapidement évincées par les autres seigneurs et barons désireux d’indépendance. Le Maire du Palais Egon Tüxen reste une figure éminente de la fin de la période avec une première tentative de centralisation pacifique. Il règne de fait à la place de trois souverains successifs de 881 à 915 : il crée notamment une nouvelle caste aristocratique de baronnets dociles et impose la création de comtés et de marquisats, nouvelles entités administratives dirigées par une noblesse jeune et fidèle.
Le système féodal est bien implanté dès le VIIème siècle dans les milieux ruraux et la vie rurale s’organise autour de petites villes fortifiées et de châteaux seigneuriaux. Quelques grandes villes échappent à ce système féodal et acquièrent peu à peu une certaine autonomie avec la création de « franchise » accordée par les seigneurs ou imposée par les marchands. Ainsi, en 898, la Charte Royale d’Heydari accorde à la ville et à son ban une indépendance politique et économique totale. Suivent Damar (Damaara actuelle), Ctesiphon, Damascus et bien d’autres. Les bourgeois s’y organisent en république via les différentes guildes marchandes représentées à un conseil municipal présidé par le Prévôt des Marchands. Les villes du sud et de l’ouest maintiennent leur autonomie, elles restent plus riches et plus peuplées mais leur prédominance reste surtout financière, économique et démographique comme pour Vertigo, Leptès et Ragusa au sud et Buthrote et Dascylion à l’ouest. Leurs conflits incessants et leur guerre économique permanente les orientent plutôt vers la mer et les côtes helladiennes, numanciennes et zanyanaises et les empêchent bien souvent de se coaliser contre la domination Do’Urden au nord, tout aussi pressante qu’elle puisse être pendant la période. D’autres territoires maintiennent une certaine originalité face à la puissance des grandes Maisons nobles ou des cités du sud : les baronnies du Csertan restent indépendantes et savent se coaliser pour défendre leur autonomie alors que les cantons des montagnes du Jyiven s’accordent en un ensemble de républiques solidaires.
Au niveau culturel, de nombreuses abbayes sont fondées avec le foisonnement de nouveaux ordres mendiants et monastiques. Les premiers Collèges, qui forment une élite intellectuelle de clercs et de laïcs, apparaissent à la fin de la période aussi bien dans les grandes villes (Collège de Taxis en 907) que dans les campagnes (Collège de Sorthote en 920) et perdurent jusqu’à la Renaissance. L’architecture de style roman naît dans les villes du nord alors que le sud reste influencé par une architecture moins monumentale et plus ornementale et décorative d’origine méridionale. Les cités du sud voient naître le premier esprit de cour qui attire artistes et artisans qualifiés. Le nord parle essentiellement des dialectes germaniques et le mandalorien s’implante finalement jusque dans les comtés épirotes alors que le sud parle grec. Le nord reste encore très largement une culture de l’oralité (poésie chantée en musique, droit jurisprudentiel, théâtre populaire) alors que le sud est un territoire de culture écrite (traités philosophiques, droit codifié, culture savante).
« Bealocwealm, hafað fréone, frecan forth onsended. Giedd sculon singan gléomenn sorgiende on Meduselde þæt he ma no wære his dryhtne dyrest and mæga deorost. » / « La mort terrible a désigné le noble guerrier. Une chanson doit être chantée à Meduselde par les ménestrels attristés pour annoncer à son seigneur le plus cher et à ses proches les plus aimés qu’il n’est plus. »
Première Guerre du Trône (566-570)
Theodron Do’Urden (570-582)
Theodred Do’Urden (582-601)
Belocwelm Do’Urden (601-613)
Theodron II Do’Urden (613-615)
Régence d’Ortha Do’Urden (615-621)
Theodron III Do’Urden (621-654)
Theodæn Do’Urden (654-678)
Theodæn II Do’Urden (678-683)
Theodron IV Do’Urden (683-687)
Theodron V Do’Urden (687-703)
Belocwelm II Do’Urden (703-749)
Dærodron Do’Urden (749-757)
Seconde Guerre du Trône (753-757)
Dærodron II Do’Urden (757-765)
Theodred II Do’Urden (765-780)
Dærodron III Do’Urden (780-789)
Theodron VI Do’Urden (789-824)
Theodæn II Do’Urden (824-845)
Dærodron III Do’Urden (845-877)
Theodron VII Do’Urden (877-899)
Theodred III Do’Urden (899-911)
Belocwelm III Do’Urden (911-917)
Troisième Guerre du Trône (911-917)
L'ère Baratheon (917-1433)
À la mort du roi mandalorien Belocwelm III Do’Urden en 911, la Maison Baratheon revendique le trône et entame la Troisième Guerre du Trône (911-917) au nom de la veuve Do’Urden et fille du seigneur Baratheon, et contre le cousin du défunt roi. En 917, Llyossos Baratheon défait la Maison Do’Urden et ses alliés (Baenre, Tarsus et Thoden) aux Champs des Pentes ; la mort de l’héritier Do’Urden assure à Llyossos le titre de sæstrepe et il reçoit les hommages de ses nouveaux vassaux dans son fief d’Ulmelde (Ulm actuelle) en Bactriane. La Maison Do’Urden tombe finalement en déshérence et le château de Meduselde est en ruine dès le tournant du millénaire mais c’est la Maison cousine des Pharnabaze qui récupère le trône mandalorien au détriment des Baratheon. Les premiers Baratheon mettent fin au régime des Maires du Palais et de la Diète et tentent de briser les solidarités féodales pour imposer leur autorité. Cependant, de nombreuses rébellions mettent fin à leurs tentatives. Le règne de Llyossos VI Baratheon de 1133 à 1166 marque un tournant avec la volonté de ne pas usurper les prérogatives de ses vassaux tout en maintenant un pouvoir monarchique de plus en plus fort. Il réussit à évincer certains seigneurs trop puissants grâce à un habile jeu diplomatique et une main mise sur la Diète Royale (qui deviendra le Parlement) qu’il rétablit en 1114 pour mieux contrôler ses vassaux. Il impose un impôt royal sur l’ensemble des terres de ses vassaux, il parvient à agrandir considérablement le domaine royal et il réussit à imposer sa domination sur certains des fières cités du sud. Il établit pour longtemps l’institution royale et le modèle monarchique en fondant les prémices de l’État hyléen notamment via la création de certaines institutions qui perdurent jusqu’au XVIIIème siècle voire au-delà (Conseil d’En Haut, Chancellerie, Argenterie, Connétablie, Sénéchalat et Diète Royale qui deviendra le Parlement). Enfin, il fait de Ctesiphon la première « Ville Royale » en dehors même des limites de sa propre seigneurie de Bactriane : c’est un premier pas vers l’instauration d’une capitale fixe et fédérative de l’ensemble du royaume. Cependant, il faut un certain temps pour que la ville ne se soumette entièrement au pouvoir royal et elle reste rebelle tout le long de son histoire : la révolte du Prévôt des Marchands Estenne Martel de 1334 à 1337 unifie les forces traditionnelles contre les tentatives de centralisation du pouvoir royal. Malgré les réussites de la dynastie Baratheon pour imposer le pouvoir royal, les jeux d’alliance restent nombreux et suscitent des conflits : les Guerres Mandaloriennes (1187-1190, 1204-1210 et 1297-1304) ne parviennent pas à soumettre le Mandalore, les baronnies du Csertan maintiennent leur autonomie malgré deux tentatives de 1254 à 1256 et de 1332 à 1333, les seigneurs du nord-est motivés par les Tyrell d’Épire, les Velde de Tür et les Herty du Corstris s’attaquent à plusieurs reprises au pouvoir des Baratheon (les deux guerres d’usurpation).
Alors que le nord connaît une paix relative, les villes du sud traversent une période de troubles politiques mais l’économie et le commerce restent prospères. Le modèle de la république marchande est peu à peu remis en cause par des alliances fratricides entre différentes familles et entre différentes villes. À Ragusa une guerre oppose les partisans de la république autour de la famille Caducce et les partisans de la monarchie des Kepulate ; Smyrno, Sorodine et Erevant connaissent les mêmes troubles alors que Vertigo, Ostend et Buthrote parviennent à se tailler un empire maritime dans le reste de l’Alméra et du nord de la Zanyane.
Le XIIème siècle connaît un renouveau artistique et intellectuel précurseur de la Renaissance : de nouveaux Collèges fleurissent et les Universités de Damaara et de Ctesiphon accèdent à une autonomie totale qui les libère du carcan ecclésiastique et royal. Les textes anciens sont redécouverts grâce à une plus grande facilité et sûreté de déplacement, la logique formelle et la scholastique connaissent un essor important. Le grec reste la langue savante mais elle évolue beaucoup au contact des dialectes germaniques du nord : dès le milieu du XVème siècle l’hyléen moyen est déjà la langue commune à de nombreux hyléens et mélanges les racines linguistiques germaniques (principalement mandaloriennes) et grecques (helladiennes). Au niveau économique, les villes drainent de plus en plus de richesses créant des familles bourgeoises puissantes et bien implantées et l’on voit apparaître les premiers établissements banquiers et les grandes foires annuelles.
Llyossos Baratheon (917-932)
Dæl Baratheon (932-957)
Llyossos II Baratheon (957-979)
Llyossos III Baratheon (979-1006)
Theryl Baratheon (1006-1034)
- Première Guerre des Usurpateurs (1023-1027)
Dæl II Barahton (1034-1037)
Llyossos IV Baratheon (1037-1043)
Régence de Lessa Baratheon (1043-1047)
Dæl III Baratheon (1047-1070)
Llyossos V Baratheon (1070-1095)
Dæl IV Baratheon (1095-1121)
Dæl V Baratheon (1121-1133)
Llyossos VI Baratheon (1133-1166)
Llyossos VII Baratheon (1166-1192)
- Première Guerre Mandalorienne (1187-1190)
Theryl II Baratheon (1192-1204)
Dæl VI Baratheon (1204-1249)
- Seconde Guerre Mandalorienne (1204-1210)
Llyossos VIII Baratheon (1249-1291)
- Première Guerre du Csertan (1254-1256)
Dæl VII Baratheon (1291-1318)
- Troisième Guerre Mandalorienne (1297-1304)
Theryl III Baratheon (1318-1355)
- Seconde Guerre du Csertan (1332-1333)
- Révolte d’Estene Martel à Ctesiphon (1334-1337)
Bartolom Baratheon (1355-1387)
Llyossos IX Baratheon (1387-1405)
Bartolom II Baratheon (1405-1433)
- Seconde Guerre des Usurpateurs (1412-1418)
<center>LA RENAISSANCE ET L'ANCIEN RÉGIME (1433-1803) </center>
L'ère DeVir (1433-1580)
En 1427, le comte de Krante Anton DeVir, gendre du roi Bartolom II Baratheon, monte sur le trône. Soucieux d’assurer une continuité avec la dynastie précédente, il s’installe dès sa première année de règne à Ctesiphon et maintien la plupart des institutions royales fondées par les Baratheon. Ses successeurs maintiennent la même politique centralisatrice malgré l’autonomie que gagne le Parlement de Ctesiphon. D’autres Parlements sont créés dans les différentes régions pour palier les prérogatives des différentes Maisons : le Parlement de Sohbe est créé en 1456, le Parlement d’Heydari en 1488 et le Parlement de Damaara en 1502. Le domaine royal s’étend sur l’ensemble de l’Heletron et de la Krante et s’y ajoute la Partha grâce à une alliance matrimoniale entre le roi Cséus II DeVir et l’héritière Alderil en 1515. Au sud, les petites cités indépendantes au Moyen-Âge sont satellisés par le pouvoir royal ou par les autres grandes cités portuaires qui restent indépendantes comme Telefuthë, Vertigo, Smyrno, Tyyr, Ragusa, Teluskano et Lyos. Trois révoltes seigneuriales de 1436 à 1440, de 1476 à 1501 puis de 1515 à 1533 tentent de déstabiliser la dynastie DeVir sans réussite malgré la faiblesse et la brièveté de certains règnes (notamment de 1479 à 1511 où se succèdent Cséus Ier, Anton II, Llyossos IX et Llyossos X avec une longue régence de six années). À partir du milieu du XVIème siècle, le conflit contre l’Église par les évangélistes protestants met le pouvoir à rude épreuve jusqu’à des conflits ouverts entre les seigneurs loyalistes de la Ligue et les barons de l’Alliance notamment de 1562 à 1581.
Malgré ces années d’épreuves et de conflits violents, la cour des DeVir s’impose comme une des plus brillantes d’Alméra avec un rayonnement culturel et scientifique indéniable. Le protocole est institué de manière stricte donnant plus de prestige à la famille royale, la vie de cour devient de plus en plus réglée et attire de plus en plus de courtisans dans les nombreux châteaux et palais que se font construire les différents souverains DeVir. La littérature connaît un rayonnement important avec la formation de nombreux cercles de poètes qui s’inspirent des formes antiques et savent aussi inventer (sonnet, rondeau, poésie élégiaque, lyrique et érotique), la peinture et l’architecture baroques et maniéristes connaissent un essor retentissant alors que la musique profane connaît de nombreuses innovations (madrigaux, airs de cour, ballades, premiers opéras). Cette période connaît un renouveau scientifique et technique important, d’abord avec l’importation des premières imprimeries d’Alméra du nord (en 1441 à l’Université de Damaara) puis avec de nouvelles innovations notamment dans le génie civil et l’agriculture. Les théories s’enrichissent d’une redécouverte des thèses philosophiques antiques et un esprit de curiosité universelle s’empare des nombreux érudits qui échappent au système de la scholastique universitaire toujours sous la domination des clercs. Les Collèges médiévaux, qui palliaient la formation universitaire scholastique, sont peu à peu remplacés par des structures plus petites mais plus nombreuses où l’on enseigne de nouvelles matières et de nouveaux domaines. L’Université de Thèb brille pour son enseignement en droit, celle de Prandodias pour la médecine alors que celles de Damaara et de Ctesiphon gardent une autorité indéniable sur le plan religieux. Ainsi, à côté de ces grandes structures sous influence ecclésiastique, les collèges de la Renaissance qui se créent dans les grandes villes enseignent de nouvelles matières comme la philosophie, la mnémotechnique ou la rhétorique, quitte à recevoir parfois des interdits religieux ; en 1451 l’Université de Ctesiphon condamne le Collège de Deldt pour avoir dispensés des enseignements considérés comme hérétiques.
Anton DeVir (1433-1457)
- Révolte des barons (1436-1440)
Bartolom III DeVir (1457-1479)
Fronde des deux ducs (1476-1501)
Cséus DeVir (1479-1482)
Anton II DeVir (1482-1489)
Llyossos X DeVir (1489-1493)
Régence de Thera DeVen (1493-1499)
Anton III DeVir (1493-1511)
Cséus II DeVir (1511-1533)
Fronde des Princes (1515-1534)
Lyossos XI DeVir (1533-1571)
Guerre de l’Alliance et de la Ligue (1562-1581)
Cséus III DeVir (1571-1580)
L’ère Baenre (1580-1649)
Cséus IV Baenre (1580-1592)
Bartolom IV Baenre (1592-1610)
Cséus V Baenre (1610-1638)
Régence de Mettera Baenre (1638-1643)
Cséus VI Baenre (1643-1649)
L’ère Tyrell (1649-1803)
Llyossos XII Tyrell (1649-1702)
Llyossos XIII Tyrell (1702-1745)
Cséus VII Tyrell (1745-1792)
Llyossos XIV Tyrell (1792-1803)
Puis la Restauration Monarchique avec Cséus VIII Tyrell (1813-1817)
<center>LA PÉRIODE MODERNE (1803-2014)</center>
Le Gand Despotat et l’échec de l’unionisme autoritaire (1803-1893)
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/685/1830.jpg/][img]http://img685.imageshack.us/img685/4941/1830.jpg[/img][/url]</center>
La chute de la monarchie en 1803 laisse un vide central difficile à combler. Les différentes provinces s’éclatent en Etats indépendants et prompts à accentuer leur désunion : la livre royale est abolie dès 1805 dans la plupart des Etats et différentes monnaies réapparaissent. En 1806 Heleon Malaparte prend le pouvoir à Sohbe, capitale de la nouvelle Épire, il impose une nouvelle constitution pour contrer l’influence encore importante des royalistes et se maintient au pouvoir de manière autoritaire face à des parlementaires parfois rebelles (coups d’état de 1806, 1807 et 1810). Il entame une « guerre antiroyaliste » aux nouveaux Etats voisins : le Pyrrhon est annexé en 1811 après le siège de Prashant où s’est réfugiée l’armée royaliste. La Restauration Monarchique de 1813 à Ctesiphon provoque un renouveau royaliste dans toute la région isolant définitivement l’Épie de Malaparte : la Partha, le Csertan, le Taxis, la Trente, l’Alderë, le Pyrrhon, le Tarsos et le Grand Corstris rejoignent la monarchie restaurée de Cséus VIII. Malaparte déclare la guerre au nouveau royaume de Partha cette même année 1813 et celle-ci dure jusqu’en 1817. L’Épire impose finalement sa domination sur tout le royaume grâce à de nombreux généraux républicains d’origine parthe, corstrisienne et alderaane (Søren Valorum, Cyprien de Velde, Los Vabben). La prise de Ctesiphon et l’exil de Cséus VIII donne une immense marge de manœuvre à Malaparte : il propose une nouvelle Constitution (1819), établit le plébiscite (1820), décide d’un armistice général (1822) puis décide finalement de revenir s’établir dans la capitale historique qu’est Ctesiphon pour apaiser les rancœurs dans une volonté d’union nationale (1823). Il décide habilement de réorganiser administrativement les neuf anciens États en dix-sept Provinces (1819) pour contrer l’influence de l’aristocratie traditionnelle et fonde une nouvelle élite avec la Noblesse du Despotat (1820). C’est finalement lors de la « Déclaration de Mai » en 1823 à Ctesiphon que l’« unification » est terminée mais Malaparte garde cependant une mainmise absolue sur l’ensemble du pays et de ses institutions notamment grâce à la fidélité de l’armée et grâce à son immense popularité dans les milieux populaires. Le territoire est unifié et finalement apaisé et le Grand Despotat d’Épire devient le Grand Despotat d’Hylè en 1823 car Malaparte compte continuer l’expansion du pays sur tout le territoire et rétablir l’unité historique d’Hylè : la Valachie est annexée suite à une terrible guerre (1825-1830) mais l’échec de l’expansion dans le sud avec la guerre du Gordium (1844) et l’enlisement au Deleatur (1846-1847) marquent la fin des expansions territoriales du Grand Despotat. Sur le plan extérieur la situation est difficile : le régime doit faire face à la révolte puis à la guerre d’indépendance de l’Hellas arrachée finalement en 1830, le coup au prestige du Grand Despostat est immense et l’Hylè perd sa domination coloniale en Hellas acquise depuis 1453. Heleon Malaparte meurt en 1846 et la Régence ne parvient pas à mobiliser contre les premières contestations. Damascus s’insurge en 1851, Peç en 1854 et 1857 et Sidar en 1859 ; le Corstris parvient même à destituer son Préfet et défend son indépendance pendant trois ans (1859-1863). Le Sénat Conservateur accueille de plus en plus d’élus opposés au régime et l’Acte Constitutionnel de 1864 décidé par le Régent Lockë Hseddenoter impose une réforme autoritaire impopulaire. Heleon II monte finalement sur le trône en 1867 mais la période est troublée et les contestations sont constantes : la révolte de Telefuthë en 1887 marque un coup d’arrêt décisif et l’Alderë déclare finalement son indépendance laissant le pouvoir impuissant. Le pouvoir se maintient pourtant encore quelques années mais la guerre contre la Société Sèd de 1891 à 1893 et l’acharnement du Président Pter Pettreas contre le Grand Despotat signent finalement sa chute. Le 3 novembre 1893 le peuple de Ctesiphon se révolte et destitue dans la nuit même le Despote.
La Société Sèd : le premier élan unioniste républicain (1867-1934)
En 1867, les dirigeants du Lavengès, du Portôn, du Luskan, du Valh, du Jyiventhor, du Déléatur, du Gordium et de la Fryge signent le Traité du Printemps qui fonde la Société Sèd. Celle-ci instaure une constitution commune qui garantie l’autonomie de tous les États tout en esquissant un début d’état confédéral. Sèd accueille dès lors le Conseil des Cent chargé de régler les litiges entre les États de la « Société » et abrite le siège de la Présidence Suprême dont Ervë Yllies assure le premier mandat (1867-1871). La Société se consolide peu à peu : alliance militaire et unification des forces armées en 1869, monnaie unique en 1871 puis suppression des gouvernements des États au profit d’une assemblée fédérale (l’Assemblée de la Société) en 1876. La Société Sèd devient un pays unique dès la révolution de 1877 qui amène au pouvoir une nouvelle génération d’hommes politiques qui adhère aux théories fédéralistes : les anciennes institutions sont abrogées en 1878 et le droit est finalement unifié en 1884. L’union s’agrandit de trois nouveaux États : Smyrno en 1871, Vertigo en 1880 et l’Alderë en 1888. La Présidence de Pter Pettreas (1888-1894) et la guerre contre le Grand Despotat (1891-1893) marquent la victoire des idéaux fédéralistes. La chute du Grand Despotat en 1893 et le morcellement des Etats du Nord-Est qui l’accompagne ouvre une période d’espoir pour les confédéralistes en tout genre. En 1895, le Csertan entre dans la Société puis en 1899 le Taxis. En 1905 l’Illyrie, le Pergame et le Lotha entrent à leur tour dans l’union par référendum.
L’Union du Nord : le républicanisme autoritaire (1892-1934)
Les Etats du Nord-Ouest (Grand Mandalore, Uskar et Armandache) résistent à tout fédéralisme jusqu’en 1890. Les guerres mandaloriennes (1830-1833 et 1877-1878) assurent la prédominance du Mandalore sur ces États : le Korriban est annexé en 1833 et l’Armandache perd les 2/3 de son territoire au terme de la seconde guerre mandalorienne en 1878. L’Uskar et les Lhumbes résistent et forment en 1877 l’Alliance du Nord pour contrer l’influence mandalorienne dans la région. Ces deux États sont rejoints en 1894 par la Valachie puis en 1896 par la Trente, deux États nouvellement indépendants suite à la chute du Grand Despotat. L’Alliance s’inspire peu à peu d’idéaux fédéralistes avec la signature d’une Charte de l’Alliance en 1892 et l’institution de la Chancellerie. Le Chancelier Sergen Segur (1893-1902) réussit à convaincre les États de la nécessité de s’agrandir pour contrer l’influence croissante de la Société Sèd au sud : la troisième guerre mandalorienne (1897-1899) anéantit l’influence du Mandalore sur l’Uskar et l’Armandache qui rejoingnent finalement l’Alliance du Nord en 1900 et 1902. Le Grand Heletron résiste aux pressions de l’Alliance, l’assassinat du Prince-Président Georg DeKlerk en 1904 déstabilise la république autoritaire qui ne parvient pas à trouver un leader assez fort et charismatique pour résister plus longtemps. Le Sénat Conservateur d’Ulm engage des tractations avec l’Alliance du Nord et le Chancelier Segur parvient à réformer la Charte de l’Alliance en une Charte de l’Union pour garantir à l’Heletron une relative autonomie. En 1905, la Charte est signée entre tous les Etats et les Etats du Grand Heletron entrent dans la nouvelle Union du Nord.
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La Première Confédération (1934-1941)
En 1934, le Président Fergus Hadès de la Société Sèd et le Chancelier Heleon von Moltke de l’Union du Nord signent le Traité de Hos qui est ratifié par les assemblées respectives des deux États et qui est finalement accepté par un référendum national. Le Traité abolit les frontières, crée une monnaie unique et crée la Confédération dont la capitale est Ctesiphon (ancienne capitale historique), il crée aussi de nouvelles institutions confédérales comme le Sénat Confédéral et le Chancelier Suprême. Les premières élections législatives de novembre 1934 bouleversent le rapport de force habituel avec une majorité nettement socialiste. À l’élection d’Alexes Yuul à la Chancellerie, les États conservateurs du Nord réagissent par les « insurrections de décembre » mais le pouvoir fédéral se montre ferme et solide et la situation est rétablie dès le mois de février. De grandes réformes sociales (conventions collectives, droit de vote des femmes et congés payés) et économiques (nationalisation de l’industrie de l’armement et de la Banque d’Hylè) bouleversent la société et le pouvoir est consolidé par un soutien populaire et ouvrier massif. L’alliance politique tient jusqu’en 1936 où Yuul perd le soutient de son aile centriste inquiétée par la crise économique. Les cabinets suivants du conservateur modéré Hergus Theron-Tyn (1936-1939) et du centriste Maximilien de Saillance (1939-1940) se montrent moins audacieux et ne tentent pas d’imposer de grandes réformes. La période connaît la menace fasciste bloquée par l’élection de Yuul mais qui se fait de plus en plus forte dès 1936 avec plusieurs tentatives de déstabilisation comme les manifestations violentes du 4 février 1937 à Ctesiphon et le coup d’état manqué de Dresda en mars 1939. Theron-Tyn est rappelé en 1940 face à la menace de plus en plus marquée de l’extrême droite soutenue implicitement par les autonomistes. L’assassinat de l’ancien Chancelier von Moltke par un militant autonomiste en juillet 1940 à Damascus provoque une grave crise sociale (insurrection d’Elgefran et grèves de Smyrno) et les élections étatiques de septembre 1940 marquent un virage sensible à droite dans les États alors que le Sénat Confédéral est acquis au centre gauche. Le 27 janvier 1941, le gouvernement mandalorien est renversé par une insurrection populaire de l’extrême droite et le pouvoir fédéral tarde à réagir face à ce qu’on appelle déjà la Sécession Mandalorienne. Dès février, la Valachie, le Korriban, l’Uskar et les Lhumbes passent à l’extrême droite et déclarent leur indépendance en s’unissant à la nouvelle République du Mandalore ; l’invasion de l’Armandache en mars provoque finalement la guerre civile.
La guerre civile (1941)
La République Mandalorienne envahit progressivement l’Armandache, l’Heletron, le Taxis puis le Csertan alors que le Sénat Confédéral et la Chancellerie déménagent dans l’urgence à Hos en avril. Le Chancelier Theron-Thyn obtient les pleins pouvoirs tardivement le 7 mai alors qu’en face, le nouveau Président mandalorien Elleas Eldofüs dispose de toute latitude politique et militaire depuis février. Il remporte d’importantes batailles ; l’esprit défaitiste, la mauvaise organisation de l’armée et le manque de discipline politique forcent les loyalistes à la reddition puis à l’armistice du 8 août 1941 : Eldofüs obtient la destitution de Theron-Thyn et le Sénat est dissout de force le 13 août. Le 3 septembre, l’ensemble du territoire hyléen est sous le contrôle mandalorien et le 20, Eldofüs impose une nouvelle Constitution et devient Consul Suprême de la nouvelle République Consulaire qui se veut « conservatrice et autoritaire ».
La République Consulaire et la Grande Guerre (1941-1949)
La nouvelle Constitution impose un régime républicain très nettement conservateur. Si le suffrage universel est respecté, les partis politiques sont très contrôlés et les mouvances communistes et socialistes sont interdites dès le mois de novembre 1941. Le Consul Suprême Elleas Eldofüs organise une répression farouche des « décadentistes » : la traque des résistants est sévère et on organise le procès de nombreuses personnalités politiques de l’ancien régime comme Alexes Yuul et Hergus Theron-Thyn. Le régime est définitivement consolidé dès janvier 1942 avec la création d’une police politique et d’une propagande active : la population est encadrée dès le plus jeune âge, les étrangers très étroitement surveillés, les professions doivent s’organiser en corporations, les syndicats sont interdits, la liberté d’expression est limitée par la censure, les libertés d’association et de réunion sont abrogées. Malgré quelques crises importantes comme les grèves de 1943 et l’insurrection de Vertigo en 1944, le régime semble très stable. La menace de la guerre mondiale dès la fin de l’année 1942 force la dissolution du Sénat Consulaire en juillet 1943 et Elleas Eldofüs concentre tous les pouvoirs dès mars 1943 et c’est lui qui décide de l’entrée en guerre en septembre 1945 au côté des forces impériales rostoves, eranéennes et torvaliennes. Les quatre années de guerre affaiblissent le régime qui doit faire face à une résistance active et passive de plus en plus importante. En juin 1947, alors que le pouvoir doit faire face à des émeutes à Damascus, Ctesiphon et Vertigo, Eldofüs meurt d’un cancer foudroyant et son fidèle allié Sirius Krôn (qui dirigeait jusque-là la police politique) s’autoproclame Consul Suprême et élimine ses adversaires. Il doit rappeler le Sénat Consulaire de 1943 pour se donner une légitimité suffisante alors qu’à l’extérieur les batailles sont de plus en plus rudes. En septembre, les grandes villes hyléennes sont bombardées régulièrement et Krôn ne parvient pas à éradiquer la résistance intérieure. Le 17 décembre 1948, Vertigo réussit à expulser les forces militaires du régime et rejoint les Alliés permettant aux forces lochlannaise et adéliennes de débarquer sur les côtes de l’Alderë en janvier 1949. Finalement, les résistants alliés aux forces étrangères prennent Ctesiphon en mars et libèrent l’ensemble du pays sauf le nord-est et le Mandalore qui résistent jusqu’en avril. Sirius Krôn se suicide le 3 mai alors que l’armistice est finalement signé le 6 mai 1949.
Le Gouvernement Provisoire (1949-1950)
La résistance organise un Gouvernement Provisoire de la Résistance le 17 février 1949 alors même que l’ensemble du pays n’est pas libéré. Le Général Hector de Darëns est désigné Président du Gouvernement Provisoire. Dès la Libération les décrets et les lois de la République Consulaire sont abrogés et on organise les élections pour la formation d’une Assemblée Constituante ; réunie en août, elle présente une nouvelle Constitution et se dissout en septembre. La Constitution est approuvée début novembre par voie référendaire et les législatives de décembre imposent une large majorité à gauche. Darëns laisse la place à un politicien socialiste et résistant, Cséus de Ballanthë, qui organise la mise en place de la Constitution. Le Sénat nouvellement élu ouvre sa première session le 19 janvier 1950 et proclame la Seconde Confédération d’Hylè.
La Seconde Confédération d’Hylè (1950-2014)
Ballanthë est élu à la tête de la Confédération comme Chancelier Suprême et supervise la reconstruction avec une majorité très nettement socialiste et communiste. La menace internationale du communiste force finalement à une scission politique avec l’ultra gauche et le ralliement de la Confédération au Traité d’Hellington en 1952. Déstabilisé par sa propre politique anticommuniste, Ballanthë est remplacé rapidement par Darëns qui revient en politique grâce à son prestige. Le pays est déjà doté d’un système de sécurité sociale original et efficace alors que les syndicats se sont réorganisés et que la presse est de nouveau libre. La Confédération connaît alors une période de croissance importante due à la reconstruction et à l’innovation technique. Les élections de 1954 renouvellent un Sénat très sensiblement à gauche alors que le communisme gagne encore des voix. La loi des apparentements et le changement des modes de scrutin favorisent les alliances au centre et c’est l’idéologie modérée de l’unionisme centriste et du centre droite qui s’imposent politiquement alors que les communistes remportent jusque dans les années 1970 le plus grand nombre de voix. La croissance économique sera grandissante jusqu’au premier krach boursier de 1973 alors que le centre gauche et le centre droit continuent d’alterner dans des gouvernements de coalition très volatiles et souvent instables. Le personnel politique change peu alors que le jeu politique continue à se jouer au centre : Ballanthë est deux fois Chancelier Suprême de 1950 à 1952 et de 1960 à 1967, Chancelier de 1971 à 1976, Phnent revient de 1980 à 1985 et de 1988 à 1991, de même pour le conservateur Shvar qui est Chancelier de 1976 à 1980 et de 1991 à 1993.
En 1982, la crise économique frappe de nouveau le pays qui doit faire face à un surendettement important et à une inflation galopante. Le Chancelier Phidias Phnent impose une politique de rigueur qui est suivie par ses successeurs Sades Kenet, Oberon Vespa et Lilian Shvar. Le désengagement de l’État provoquera une crise beaucoup plus importante dès la fin des années 1980 ainsi qu’une instabilité sociale importante. La fin de l’influence communiste, la hausse grandissante de l’extrême droite et des autonomistes déstabilisent la Confédération et les pouvoirs politiques font des choix graves et stratégiquement dangereux qui seront très dommageables. En 1988, le Chancelier Suprême Phnent est rappelé une troisième fois et décide de mettre fin à la logique libérale en choisissant une politique économique protectionniste et en se retirant du Traité d’Hellington. La loi des apparentements est abrogée en mai 1988, le mode de scrutin proportionnel est rétabli en juin favorisant la montée des extrémistes au Sénat dès les élections de 1991. En mai 1990, des émeutes renversent de nombreux gouvernements locaux et menacent la stabilité de la Confédération. Phnent obtient les pleins pouvoirs et impose la loi martiale sur tout le territoire : les prix ont augmenté de plus de 100% à cause de la crise et des mesures protectionnistes, l’Olocron continue de perdre de la valeur, le chômage dépasse les 15% en avril 1990, l’écart entre riche et pauvre et multiplié par quatre entre 1982 et 1992 alors que la dépression économique s’intensifie (-6% en 1990). Le monde politique ne parvient pas à trouver une ligne de conduite fixe et le retour provisoire au libéralisme en 1992 ne fait qu’empirer la situation alors que dans les États des politiques contradictoires sont parfois menées. De nouvelles émeutes éclatent en septembre 1991, juin et novembre 1992 et mars 1993 alors que le système de sécurité social est finalement démantelé et que l’armée doit sécuriser les grandes agglomérations. Le mandat du Chancelier Seran Yllies marque finalement un retour à la stabilité avec le retrait de l’État fédéral et le renouveau de l’autonomie des États avec la Loi constitutionnelle sur les prérogatives de l’État de septembre 1994 mais le pouvoir fédéral doit éponger des dettes énormes sans aucune sources de revenu. Le retour des conservateurs aux législatives de 1994 fait perdurer cette politique de retrait alors que la situation sociale ne s’améliore guère et que le surendettement continue de poser problème. Finalement, le Chancelier Theodore Finis proclame la banqueroute de l’État en juin 1995 et il lance une politique de prêt public dès janvier 1996 puis en novembre 1999 ce qui améliore relativement la situation économique. Son successeur conservateur Payam Leonides continue cette politique et refuse d’engager l’État dans de grands projets sociaux et économiques laissant aux États de la Confédération une grande autonomie mais privant le pays d’un grand plan de relance et de directives économiques au niveau fédéral. La mince victoire des socialistes unionistes permet l’arrivée au pouvoir d’un socialiste héritier politique de Ballanthë, Sirius Valorum, mais il ne bénéficie pas d’un appui suffisant au Sénat. Après quelques tentatives et l’instauration d’une Commission au Plan en 2004, il doit démissionner un an plus tard et de nouvelles élections rappellent les conservateurs avec la première femme élue à la Chancellerie, Vespasa Pies, qui continue la politique de retrait de l’État de ses prédécesseurs et intensifie la politique libérale sur le plan intérieur pendant les quatre ans de son mandat. Valorum revient finalement grâce aux élections de 2009 et élabore de nouveaux grands projets au niveau fédéral notamment grâce au Second Plan Économique de 2010. Au congrès unioniste de 2012 il impose sa vision politique à ses alliés politiques socialistes et unionistes et propose finalement un changement de constitution allant vers moins d’autonomie pour les États et plus de marge de manœuvre pour le pouvoir fédéral. Malgré une farouche opposition au Sénat, son projet séduit le centre et le centre-droit et l’élection d’une Assemblé Constituante est organisée en septembre 2013. La Constitution est ratifiée en janvier 2014 par référendum et les premières élections législatives de la Troisième Confédération sont organisées en mai 2014 avec l'élection du Chancelier Suprême de centre-gauche Urs Lüthi.
<center>L'ANTIQUITÉ (du IIème millénaire avant J-C. à 330 après J-C.) </center>
Préhistoire et époque mycénienne (IIème millénaire – VIIIème siècle av. J-C)
Si le peuplement d’Hylè est attesté depuis le IIIème millénaire avant J-C, les découvertes archéologiques témoignent d’une présence humaine plus intense à partir du début du IIème millénaire. Des nécropoles attestent de la présence d’un peuplement d’origine dorienne en lien avec la civilisation mycénienne d’Hellade qui s’organise en quelques grands royaumes centralisés. La vie sociale s’organise autour de palais imposants et pourvus d’enceintes épaisses dont la présence prouverait à la fois une nécessité de défense importante mais aussi une nécessité de délimiter clairement les limites d’une zone privilégiée. La vie hors de ces palais est peu connue mais il semble que chacun d’entre eux administre une zone allant de quelques kilomètres à une centaine de kilomètres tout au plus. Le palais est le lieu où l’on administre les biens communs, on y comptabilise les récoltes, le commerce s’y organise et la justice y est rendue ; certains sites peuvent ainsi faire plusieurs milliers de kilomètres carrés et peuvent ressembler à de petites villes.
Dès le XIIème siècle avant J-C, le peuplement se concentre dans les terres, les côtes étant peu à peu désertées à cause de l’intensification de la piraterie où de la venue d’autres peuples du sud et de l’est. La civilisation mycénienne et le modèle palatial perdurent ainsi plus longtemps en Hylè qu’en Hellas et on retrouve des palais et des villes de type mycénien jusqu’au Xème siècle. Cette période est suivie d’une époque mal connue qualifiée de « siècle obscurs » qui connaissent un ralentissement important des villes au profit de structures rurales et clairsemées : on note un effondrement politique progressif, une chute démographique importante et un repli communautaire dans des villages plus modestes et moins centralisés.
La période archaïque (VIIIème – Vème siècles av. J-C)
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/803/hylehistoire01archaque.jpg/][img]http://img803.imageshack.us/img803/5844/hylehistoire01archaque.jpg[/img][/url]</center>
La période archaïque à partir du VIIIème siècle connaît une sorte de renaissance : les différents peuples d’origine dorienne connaissent un renouveau économique et ses sociétés connaissent la montée en puissance d’une aristocratie guerrière centrée autour de l’oikos, maisonnée fortifiée appartenant à une famille puissante, influente et riche. Cette domination sociale de grandes familles et tribus guerrières et agricultrices caractérise pendant longtemps le modèle dorien basé sur la guerre, l’honneur et la virilité. Ces oikos polarisent la main d’œuvre rurale autour de grands domaines agricoles et de petits pôles artisanaux qui rappelle le modèle palatial antérieur dans une moindre mesure et de manière moins centralisée politiquement. Les peuples doriens restent relativement désunis et connaissent de nombreux conflits de plus ou moins grande envergure qui annonce la naissance des grandes épopées. Si les Sogdiens et les Myciens se partagent le nord-ouest, les Bactriens, les Pamphyliens, les Phrygiens, les Cariens et les Lydiens se partagent le centre et le sud alors que les Lyciens, les Parthes, les Épirotes, les Macédoniens et les Thraces habitent le nord-est. Quelques centres urbains réapparaissent dans ces régions et forment parfois de véritable capitale de royaumes plus ou moins importants : Opulos puis Vespès deviennent la capitale du Royaume de Phrygie au VIIème et VIème siècles, Kolossès est fondée pour unir le peuple de Bactriane en -703, Pydna est fondée par le roi des Myciens en -670, Éthésiphon est la capitale des Parthes dès le VIème siècle, de même pour Aigès et Carcès en Pamphylie et Dascylion et Epidamne en Épire.
Cette période est aussi marquée par une nouvelle vague de colonisation ionienne d’origine helladienne. La cité-état d’Hellas colonise le nord de l’île de Corcyre (Corfou actuelle) qui prend le nom d’Illyrie et fondent quelques grandes villes comme Sardès, Pesnôntès, Miletos et Korinthis. Les Ioniens colonisent aussi le continent avec de nombreux ports comme Myonta et Lyos à l’ouest, Smyrno et Tyyr au sud et Kolophon à l’est en territoire épirote. La plupart de ces comptoirs restent longtemps sous la domination culturelle et politique de leur cité-mère alors que d’autres affirment rapidement une autonomie plus nette comme Lyos, Smyrno et Tyyr. Ces villes deviennent de véritables cité-états gouvernées là encore par une oligarchie de propriétaires terriens. Ce modèle connait peu a peu de nombreuses crises agraires qui profitent finalement aux classes populaires. Des citoyens-soldats d’origine modeste s’insèrent dans le jeu politique contre l’aristocratie traditionnelle et soutiennent la mise en place de tyrannie comme Denys à Sardès, Procratès à Lyos et Podalydès à Tyyr. Ces tyrannies et les nombreuses réformes juridiques ioniennes (calquées sur le modèle de Dracon et Solon d’Hellas) sont la première ébauche du modèle démocratique qui s’impose finalement aux siècles suivants.
La période classique (Vème – IVème siècles av. J-C)
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/59/hylehistoire02classique.jpg/][img]http://img59.imageshack.us/img59/8656/hylehistoire02classique.jpg[/img][/url]</center>
Le Vème siècle voit l’intensification de la colonisation helladdienne sur tout le sud et voit l’émergence de nouvelles colonies plus puissantes comme Vestigeo (Vertigo actuelle) et Priène (actuelle Teluskano) sous la domination de la ville ionienne d’Hellas. Ces colonies en Hylè forment une entité désunie mais relativement semblable qui prend rapidement le nom de Grande Hellade. Ces différentes cités-états participent aux guerres qui secouent le monde helladdien notamment lors des guerres médiques contre les Barebjaliens comme lors des différentes guerres intestines helladdiennes (entre Lacédémone et Hellas notamment). Au début du IVème siècle, ces colonies acquièrent une indépendance de plus en plus grande et deviennent des foyers culturels autonomes importants (Lyos, Priène, Pesnôntès, Tyyr et Leptès). Le modèle de la polis et de la démocratie s’impose dans la plupart de ces cités-états qui s’organisent en différentes tribus de citoyens-soldats réunis en assemblée pour décider des grandes décisions.
Le reste du pays appartient à la même ethnè issue de la colonisation dorienne d’avant le VIIIème siècle qui fait perdurer le modèle oligarchique ou monarchique mais certains territoires sont plus hellénisés que d’autres. Les territoires de l’est restent éminemment influencés par la colonisation ionienne au sud mais assument leur spécificité politique : la Carie se forme en royaume avec pour capitale Halicarnasse (l’actuelle Halikarnassus), de même pour la Lydie autour d’Eleftherios et de la Lycie avec Sediscante ; l’Épire reste divisée en cités-états oligarchiques comme Kolophon, Epidamne ou Dascylion. Les autres territoires sont considérés comme « barbares » par les cités ioniennes : la Bactriane, la Sogdiane, la Partha et la Macédoine assument un modèle encore largement aristocratique et monarchique. Ces grands royaumes sont gouvernés par des rois encadrés par une caste aristocratique importante et la société est largement militariste, agricole et rurale et est organisée autour de quelques pôles urbains comme Pella en Macédoine, Pydna en Sogdiane, Kolossès en Bactriane et Éthesiphon en Partha.
Le territoire hyléen actuel est donc divisé en deux civilisations différentes : les royaumes d’origine dorienne au nord, les cités-états démocratiques d’origine ionienne de la Grande Hellade au sud et sur l’île de Corcyre (Corfou actuelle). Chacune de ces régions connaît un foisonnement culturel et artistique ainsi qu’une relative prospérité économique malgré quelques grands conflits militaires. Le poète Métastase de Priène popularise le terme d’« Hylè » (prononcer « hulè ») pour désigner le nord dorien considéré comme plus « barbare » et moins civilisé par la célèbre formule : « ils sont la matière (hylè) et nous sommes la forme (morphè) ».
La période hellénistique (IVème – IIème siècles av. J-C)
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Au début du IVème siècle, le roi Philippe II de Macédoine stabilise les frontières du nord de son royaume (jusqu’au Corstris actuel), envahit l’Épire, la Partha, la Lycie et la Lydie et menace Halicarnasse. Ses efforts se portent ensuite à l’ouest et il défait à plusieurs reprises les rois de Sogdiane et le souverain de Bactriane. Ambitieux et belliqueux, il souhaite refonder la société macédonienne en diminuant le pouvoir de l’aristocratie : il élargit le koinon (les assemblées des citoyens-soldats) à une large partie de la population qui accède à la citoyenneté et agrandit ainsi considérablement l’armée dont il réorganise la structure en phalange. Conforté par le petit peuple après plusieurs réformes agraires et des redistributions de terres dans les territoires conquis, il réorganise l’administration en imposant une certaine forme de centralisation et supervise de grands travaux dans sa capitale, Pella (actuelle Praha) qui connaît un rayonnement important à la hauteur d’Ephèse, Halicarnasse ou Priène. À sa mort en 336 avant J-C, il lègue à son fils Alexandre III un royaume consolidé, prospère et doté d’une armée importante et disciplinée. Dès l’année de son couronnement, Alexandre se lance dans de grandes campagnes militaires : il défait la Sogdiane à la bataille du Mont Axès et la Bactriane en prenant Kolossès, il impose sa domination sur la Carie après le siège difficile d’Halicarnasse puis sur les cités-états du sud malgré la « Coalition de Hièras » et le leadership de Priène, il conquiert finalement les colonies illyriennes de l’île de Corcyre puis menace l’Hellade en 335. Après un an de guerre d’usure, affaiblies par des luttes intestines et des ambitions partisanes, les cités-états indépendantes d’Hellade consentent à l’archè hyléenne et Alexandre le Grand s’impose comme le médiateur idéal et révéré et s’installe un temps à Ephèse puis à Hellas. Ses conquêtes continuent au nord jusqu’à défier l’Empire Lochlannais qui est finalement battu en trois ans de guerre (334-330) au prix de trois batailles épiques (Granique, Issos, Gaugamèles). Jusqu’en 327, il tente d’imposer sa domination sur les satrapies de l’Alméra centrale mais doit bientôt renoncer, forcé par ses armées épuisées. Brièvement de retour en Hylè en 325, il réorganise l’administration de son empire par un syncrétisme original qui associe les populations dominées à l’exercice du pouvoir et organise la construction d’une nouvelle capitale sur l’île de Corcyre : Alexandrie de Magnésie. De là, il réorganise l’Empire et sait s’appuyer sur les élites conquises pour maintenir sa domination : le système des satrapies est maintenu et généralisé et il organise des mariages entre l’aristocratie hyléenne et les élites des territoires dominés. Malgré ces conquêtes fulgurantes et ses initiatives révolutionnaires, son règne est court (de 336 à 323) et il meurt sans avoir pu finaliser son projet d’empire universel bientôt dilapidé entre ses généraux et en proie à des luttes de succession. Cet épisode marque cependant durablement l’histoire de l’Alméra en tentant l’unification de l’héritage helladdien et hyléen d’une part et nordique d’autre part dans une première ébauche d’unification almérane.
Les décennies qui suivent le règne d’Alexandre marquent une période prospère d’échanges commerciaux intensifiés et d’épanouissement culturel et si l’empire ne perdure pas, la culture hellénistique s’impose hors des frontières de l’Hylè et de l’Hellade. Le général Lysandre hérite du territoire hyléo-helladien mais son assassinat en 313 marque la fin de son éphémère royaume : les cités-états et les différents royaumes reprennent leur indépendance. À cette époque, la distinction entre le sud hellénisé et le nord « barbare » tend à s’estomper grâce à l’unification d’Alexandre et à la nette hellénisation de tous les territoires hyléens. Cependant, le sud se caractérise toujours pas sa culture urbaine et certaines cités s’imposent au-dessus des autres : Halicarnasse impose sa domination militaire sur les côtés cariennes, lyciennes et lydiennes jusqu’en Épire, Tyyr et Leptès deviennent des centres culturels de premier ordre alors que Priène, Ephèse et Dascylion s’imposent par leur puissance commerciale. Au nord, la domination macédonienne reste importante mais est limitée par la refondation des royaumes sogdien et bactrien à l’ouest et par le dynamisme de la Carie au sud et de l’Épire à l’est. Les arts fleurissent (théâtre, poésie épique et lyrique, sculpture et architecture de style corinthien) alors que de nouvelles philosophies naissent (Lycée et Portique), que les idées voyagent et qu’on édifie les premières grandes bibliothèques (Ephèse, Leptès, Tyyr).
La domination neapolitaine (143 avant J-C – 330 après J-C)
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La période hellénistique prend fin lors de l’invasion par Neapolis au IIème siècle av. J-C. D’abord puissance de médiation dans différents conflits locaux, les armées neapolitaines s’installent durablement dès -160 en Sogdiane où elles s’allient aux koinon régionaux. Le conflit en Bactriane contre la Macédoine et la victoire écrasante de l’alliance entre la Sogdiane et la République de Neapolis à Pyrrhon (en -151) crée une réaction unifiée des villes et royaume hyléens contre l’envahisseur neapolitain. Malgré la « Coalition de Nika » menée par le roi de Carie Mausole VI, les forces hyléennes sont battues à Aigès (-144) puis à Pydna (-143) imposant la domination neapolitaine. Il faut attendre dix années supplémentaires pour que la Macédoine ne se plie finalement, elle aussi, à l’impérialisme neapolitain avec la chute de Pella en -132. L’Hylè est ainsi rattaché à l’Empire de Neapolis comme province à part entière et est satellisé de façon durable. Sur le plan politique, Halicarnasse, Ephèse, Pella, Dascylion et Priène restent dynamiques et influentes mais la domination neapolitaine permet à d’autres cités (comme Vestigeo, Ctesiphon, Damascus et Buthrote) de gagner en autonomie face au rééquilibrage politique imposé par le gouvernement impérial de Neapolis. Les cités du sud et les anciens royaumes sont soumis à la présence militaire neapolitaine mais la domination militaire fait lentement place à un pouvoir civil plus pacifique dès le milieu du Ier siècle avant J-C et les autorités traditionnelles sont maintenus tant qu’elles restent dociles. Les sept gouvernements militaires impériaux sont remplacés en 50 avant J-C par deux proconsulats sénatoriaux : la Grande Macédoine au nord et la Grande Hellade au sud (réunis en un seul Proconsulat en 177 après J-C). Bien plus, en 75 après J-C, 50000 hyléens accèdent à la citoyenneté neapolitaine : on les retrouve au Sénat de Neapolis et plus généralement dans l’administration impériale à de hautes fonctions ; la prestigieuse gens Turtoria, originaire de Priène, accède même au trône impérial au IIème siècle.
En plus d’une paix civile durable (la pax neapolitana), la domination neapolitaine ouvre de nouveaux horizons commerciaux grâce à l’importante étendue de l’Empire. Cette mobilité accrue a aussi d’autres conséquences : les populations voyagent et se mélangent, les religions s’hybrident et la culture hyléo-helladdienne continue de bénéficier d’un prestige important auprès des élites neapolitaines qui viennent entamer leur éducation culturelle et philosophique à Ephèse, Halicarnasse ou Hellas. Cette période de paix et de prospérité est finalement menacée dès le milieu du IIIème siècle avec la pression de plus en plus importante des peuples germaniques (Mandaloriens, Uskains, Valaques, Corstrisians, Alderaans) aux limes du nord et par de nombreux bouleversements démographiques et sociaux. La riche Priène est peu à peu délaissée après deux importants pillages (en 271 et 320) au profit de Smyrno, considérée comme plus sûre et plus facilement défendable, elle est complètement vidée de ses habitants au VIIème siècle et est supplanté par la nouvelle ville « barbare » de Teluskan (Teluskano actuelle). Halicarnasse perd son influence économique au profit du port de Vertigo et se vide peu à peu de sa population : le siège de 270 par les Mandaloriens et sa destruction partielle mettent un coup d’arrêt à son prestige et à sa domination. En 247, Ctesiphon est mise à sac (puis une seconde fois en 272) puis c’est Vertigo en 303 et en 310. Les peuples germaniques s’installent peu à peu sur les territoires hyléens et forcent les autorités impériales à réagir. Malgré la reprise en main du Consul Aetius dans les années 310, la prise définitive de Ctesiphon en 317 par les Corstrisians force la prise de pouvoir du proconsul Marius qui s’autoproclame Consul de Grande Hellade et de Macédoine. Même si l’autorité de Neapolis ne s’exerce plus sur l’Hylè depuis la prise de Ctesiphon, l’Empereur Neapolitain décide la scission de l’Empire en deux territoires en 330 et la partie orientale (Hylè compris) revient à Constantin II qui reprend Ctesiphon en 338 et rétablit l’autorité impériale du nouvel Empire Neapolitain d’Orient qui se veut la continuation symbolique et politique du premier.
Les Grandes Invasions (330 – 570)
Intégré à l’Empire, les différentes tentatives de centralisation échouent finalement malgré la mise en place d’une administration importante. Le système militaire impérial rénové montre ses lacunes et ne parvient pas à protéger le territoire des raids barbares. L’Hylè et l’Hellade sont subdivisés en trois thèmes centralisés autour de trois capitales que sont Pella pour la Macédoine, Halicarnasse pour la Grande Hellade et Hellas pour l’Hellade mais les anciennes rivalités ne sont pas estompées pour autant. Le territoire ne résiste pas longtemps aux pressions des peuples germaniques qui s’imposent finalement sur l’ensemble du territoire dès les années 450. L’administration impériale est peu à peu remplacée par des seigneurs de guerre étrangers désireux de trouver une terre d’accueil et des accords sont trouvés avec le régime impérial dont l’autorité leur est finalement peu à peu déléguée au nom de l’Empereur. Les populations autochtones et hellénisées se métissent avec les peuples envahisseurs et les seigneurs germaniques sont séduits par l’art de vivre et la culture helladdienne encore vivace malgré la fin progressive du paganisme. Ce métissage donne naissance à la véritable population et culture hyléennes issues à la fois du monde helladdien et du monde germanique.
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L’Hylè échappe finalement à l’autorité impériale avec le Traité de Buthrote en 496 qui impose à l’Empereur de déléguer l’entièreté de son autorité aux différents rois barbares. Ceux-ci s’implantent durablement sur l’ensemble du territoire, exception faite de l’île de Corfou et de certaines provinces largement hellénisées qui restent attachés à l’Empire : l’Hellade, l’Illyrie, la Tyyrie et l’Épire. Les Corstrisians s’intallent dans le nord-est, les Mandaloriens au nord-est, les Alderaans à l’est, les Csertans et les Valaques au centre, les Krantois et les Gordéens au sud. L’Hylè se scinde ainsi en de nombreuses entités différentes alors que les guerres intestines commencent pour l’hégémonie.
<center>LE MOYEN-ÂGE (570-1433) </center>
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L'ère Do'Urden (570 – 917)
De 566 à 570, la Première Guerre du Trône oppose le roi Mandalorien Theodron Do’Urden au Prince Palatin d’Épire Theodoros Tyrell, chacun revendiquant le titre de sæstrepe, dirigeant hégémonique d’Hylè. La bataille de Lepotembæn en 570 impose la Trêve de Gorþote (Gorthote) où la plupart des seigneurs engagés dans la guerre doivent jurer allégeance à la Maison Do’Urden lors d’une cérémonie au château de Meduselde ; cérémonie qui sera réitérée à chaque nouveau sacre. L’ère Do’Urden est marquée par une importante décentralisation et une forte instabilité politique. Depuis le château de Meduselde au Mandalore, la Maison Do’Urden parvient difficilement à imposer sa domination sur l’ensemble du territoire hyléen. Si la plupart des autres Maisons lui accordent le titre de sæstrepe après la Trêve de Gorþote en 570, chacune peut régner en paix sur ses terres. De droit, la Maison Do’Urden règne sur tout le nord-ouest, le centre jusqu’à Llorda et Pyros et une partie des seigneuries de l’ouest jusqu’en Épire mais dans les faits, son influence directe s’arrête aux derniers villages mandaloriens dans la plaine d’Armandache. Les cités du Jyiven et des côtes du sud restent totalement indépendantes et sont plus riches grâce à leur commerce maritime et fluvial plus important. La tentative de Dærodon Do’Urden (qui règne de 749 à 757) d’imposer une domination plus active se solde par la Seconde Guerre du Trône (753-757) et les autres Maisons lui imposent finalement un Maire du Palais et la tenue d’une Diète Royale qui se réunie deux fois par an à Meduselde afin de limiter ses prérogatives. La puissance de la Maison Do’Urden s’affaiblie rapidement à partir de cette époque et les Maires du Palais, souvent désignés par les autres Maisons, concentrent peu à peu les rennes du pouvoir royal. Ils restent suffisamment dociles jusqu’à la fin de la période malgré quelques tentatives centralisatrices rapidement évincées par les autres seigneurs et barons désireux d’indépendance. Le Maire du Palais Egon Tüxen reste une figure éminente de la fin de la période avec une première tentative de centralisation pacifique. Il règne de fait à la place de trois souverains successifs de 881 à 915 : il crée notamment une nouvelle caste aristocratique de baronnets dociles et impose la création de comtés et de marquisats, nouvelles entités administratives dirigées par une noblesse jeune et fidèle.
Le système féodal est bien implanté dès le VIIème siècle dans les milieux ruraux et la vie rurale s’organise autour de petites villes fortifiées et de châteaux seigneuriaux. Quelques grandes villes échappent à ce système féodal et acquièrent peu à peu une certaine autonomie avec la création de « franchise » accordée par les seigneurs ou imposée par les marchands. Ainsi, en 898, la Charte Royale d’Heydari accorde à la ville et à son ban une indépendance politique et économique totale. Suivent Damar (Damaara actuelle), Ctesiphon, Damascus et bien d’autres. Les bourgeois s’y organisent en république via les différentes guildes marchandes représentées à un conseil municipal présidé par le Prévôt des Marchands. Les villes du sud et de l’ouest maintiennent leur autonomie, elles restent plus riches et plus peuplées mais leur prédominance reste surtout financière, économique et démographique comme pour Vertigo, Leptès et Ragusa au sud et Buthrote et Dascylion à l’ouest. Leurs conflits incessants et leur guerre économique permanente les orientent plutôt vers la mer et les côtes helladiennes, numanciennes et zanyanaises et les empêchent bien souvent de se coaliser contre la domination Do’Urden au nord, tout aussi pressante qu’elle puisse être pendant la période. D’autres territoires maintiennent une certaine originalité face à la puissance des grandes Maisons nobles ou des cités du sud : les baronnies du Csertan restent indépendantes et savent se coaliser pour défendre leur autonomie alors que les cantons des montagnes du Jyiven s’accordent en un ensemble de républiques solidaires.
Au niveau culturel, de nombreuses abbayes sont fondées avec le foisonnement de nouveaux ordres mendiants et monastiques. Les premiers Collèges, qui forment une élite intellectuelle de clercs et de laïcs, apparaissent à la fin de la période aussi bien dans les grandes villes (Collège de Taxis en 907) que dans les campagnes (Collège de Sorthote en 920) et perdurent jusqu’à la Renaissance. L’architecture de style roman naît dans les villes du nord alors que le sud reste influencé par une architecture moins monumentale et plus ornementale et décorative d’origine méridionale. Les cités du sud voient naître le premier esprit de cour qui attire artistes et artisans qualifiés. Le nord parle essentiellement des dialectes germaniques et le mandalorien s’implante finalement jusque dans les comtés épirotes alors que le sud parle grec. Le nord reste encore très largement une culture de l’oralité (poésie chantée en musique, droit jurisprudentiel, théâtre populaire) alors que le sud est un territoire de culture écrite (traités philosophiques, droit codifié, culture savante).
« Bealocwealm, hafað fréone, frecan forth onsended. Giedd sculon singan gléomenn sorgiende on Meduselde þæt he ma no wære his dryhtne dyrest and mæga deorost. » / « La mort terrible a désigné le noble guerrier. Une chanson doit être chantée à Meduselde par les ménestrels attristés pour annoncer à son seigneur le plus cher et à ses proches les plus aimés qu’il n’est plus. »
Première Guerre du Trône (566-570)
Theodron Do’Urden (570-582)
Theodred Do’Urden (582-601)
Belocwelm Do’Urden (601-613)
Theodron II Do’Urden (613-615)
Régence d’Ortha Do’Urden (615-621)
Theodron III Do’Urden (621-654)
Theodæn Do’Urden (654-678)
Theodæn II Do’Urden (678-683)
Theodron IV Do’Urden (683-687)
Theodron V Do’Urden (687-703)
Belocwelm II Do’Urden (703-749)
Dærodron Do’Urden (749-757)
Seconde Guerre du Trône (753-757)
Dærodron II Do’Urden (757-765)
Theodred II Do’Urden (765-780)
Dærodron III Do’Urden (780-789)
Theodron VI Do’Urden (789-824)
Theodæn II Do’Urden (824-845)
Dærodron III Do’Urden (845-877)
Theodron VII Do’Urden (877-899)
Theodred III Do’Urden (899-911)
Belocwelm III Do’Urden (911-917)
Troisième Guerre du Trône (911-917)
L'ère Baratheon (917-1433)
À la mort du roi mandalorien Belocwelm III Do’Urden en 911, la Maison Baratheon revendique le trône et entame la Troisième Guerre du Trône (911-917) au nom de la veuve Do’Urden et fille du seigneur Baratheon, et contre le cousin du défunt roi. En 917, Llyossos Baratheon défait la Maison Do’Urden et ses alliés (Baenre, Tarsus et Thoden) aux Champs des Pentes ; la mort de l’héritier Do’Urden assure à Llyossos le titre de sæstrepe et il reçoit les hommages de ses nouveaux vassaux dans son fief d’Ulmelde (Ulm actuelle) en Bactriane. La Maison Do’Urden tombe finalement en déshérence et le château de Meduselde est en ruine dès le tournant du millénaire mais c’est la Maison cousine des Pharnabaze qui récupère le trône mandalorien au détriment des Baratheon. Les premiers Baratheon mettent fin au régime des Maires du Palais et de la Diète et tentent de briser les solidarités féodales pour imposer leur autorité. Cependant, de nombreuses rébellions mettent fin à leurs tentatives. Le règne de Llyossos VI Baratheon de 1133 à 1166 marque un tournant avec la volonté de ne pas usurper les prérogatives de ses vassaux tout en maintenant un pouvoir monarchique de plus en plus fort. Il réussit à évincer certains seigneurs trop puissants grâce à un habile jeu diplomatique et une main mise sur la Diète Royale (qui deviendra le Parlement) qu’il rétablit en 1114 pour mieux contrôler ses vassaux. Il impose un impôt royal sur l’ensemble des terres de ses vassaux, il parvient à agrandir considérablement le domaine royal et il réussit à imposer sa domination sur certains des fières cités du sud. Il établit pour longtemps l’institution royale et le modèle monarchique en fondant les prémices de l’État hyléen notamment via la création de certaines institutions qui perdurent jusqu’au XVIIIème siècle voire au-delà (Conseil d’En Haut, Chancellerie, Argenterie, Connétablie, Sénéchalat et Diète Royale qui deviendra le Parlement). Enfin, il fait de Ctesiphon la première « Ville Royale » en dehors même des limites de sa propre seigneurie de Bactriane : c’est un premier pas vers l’instauration d’une capitale fixe et fédérative de l’ensemble du royaume. Cependant, il faut un certain temps pour que la ville ne se soumette entièrement au pouvoir royal et elle reste rebelle tout le long de son histoire : la révolte du Prévôt des Marchands Estenne Martel de 1334 à 1337 unifie les forces traditionnelles contre les tentatives de centralisation du pouvoir royal. Malgré les réussites de la dynastie Baratheon pour imposer le pouvoir royal, les jeux d’alliance restent nombreux et suscitent des conflits : les Guerres Mandaloriennes (1187-1190, 1204-1210 et 1297-1304) ne parviennent pas à soumettre le Mandalore, les baronnies du Csertan maintiennent leur autonomie malgré deux tentatives de 1254 à 1256 et de 1332 à 1333, les seigneurs du nord-est motivés par les Tyrell d’Épire, les Velde de Tür et les Herty du Corstris s’attaquent à plusieurs reprises au pouvoir des Baratheon (les deux guerres d’usurpation).
Alors que le nord connaît une paix relative, les villes du sud traversent une période de troubles politiques mais l’économie et le commerce restent prospères. Le modèle de la république marchande est peu à peu remis en cause par des alliances fratricides entre différentes familles et entre différentes villes. À Ragusa une guerre oppose les partisans de la république autour de la famille Caducce et les partisans de la monarchie des Kepulate ; Smyrno, Sorodine et Erevant connaissent les mêmes troubles alors que Vertigo, Ostend et Buthrote parviennent à se tailler un empire maritime dans le reste de l’Alméra et du nord de la Zanyane.
Le XIIème siècle connaît un renouveau artistique et intellectuel précurseur de la Renaissance : de nouveaux Collèges fleurissent et les Universités de Damaara et de Ctesiphon accèdent à une autonomie totale qui les libère du carcan ecclésiastique et royal. Les textes anciens sont redécouverts grâce à une plus grande facilité et sûreté de déplacement, la logique formelle et la scholastique connaissent un essor important. Le grec reste la langue savante mais elle évolue beaucoup au contact des dialectes germaniques du nord : dès le milieu du XVème siècle l’hyléen moyen est déjà la langue commune à de nombreux hyléens et mélanges les racines linguistiques germaniques (principalement mandaloriennes) et grecques (helladiennes). Au niveau économique, les villes drainent de plus en plus de richesses créant des familles bourgeoises puissantes et bien implantées et l’on voit apparaître les premiers établissements banquiers et les grandes foires annuelles.
Llyossos Baratheon (917-932)
Dæl Baratheon (932-957)
Llyossos II Baratheon (957-979)
Llyossos III Baratheon (979-1006)
Theryl Baratheon (1006-1034)
- Première Guerre des Usurpateurs (1023-1027)
Dæl II Barahton (1034-1037)
Llyossos IV Baratheon (1037-1043)
Régence de Lessa Baratheon (1043-1047)
Dæl III Baratheon (1047-1070)
Llyossos V Baratheon (1070-1095)
Dæl IV Baratheon (1095-1121)
Dæl V Baratheon (1121-1133)
Llyossos VI Baratheon (1133-1166)
Llyossos VII Baratheon (1166-1192)
- Première Guerre Mandalorienne (1187-1190)
Theryl II Baratheon (1192-1204)
Dæl VI Baratheon (1204-1249)
- Seconde Guerre Mandalorienne (1204-1210)
Llyossos VIII Baratheon (1249-1291)
- Première Guerre du Csertan (1254-1256)
Dæl VII Baratheon (1291-1318)
- Troisième Guerre Mandalorienne (1297-1304)
Theryl III Baratheon (1318-1355)
- Seconde Guerre du Csertan (1332-1333)
- Révolte d’Estene Martel à Ctesiphon (1334-1337)
Bartolom Baratheon (1355-1387)
Llyossos IX Baratheon (1387-1405)
Bartolom II Baratheon (1405-1433)
- Seconde Guerre des Usurpateurs (1412-1418)
<center>LA RENAISSANCE ET L'ANCIEN RÉGIME (1433-1803) </center>
L'ère DeVir (1433-1580)
En 1427, le comte de Krante Anton DeVir, gendre du roi Bartolom II Baratheon, monte sur le trône. Soucieux d’assurer une continuité avec la dynastie précédente, il s’installe dès sa première année de règne à Ctesiphon et maintien la plupart des institutions royales fondées par les Baratheon. Ses successeurs maintiennent la même politique centralisatrice malgré l’autonomie que gagne le Parlement de Ctesiphon. D’autres Parlements sont créés dans les différentes régions pour palier les prérogatives des différentes Maisons : le Parlement de Sohbe est créé en 1456, le Parlement d’Heydari en 1488 et le Parlement de Damaara en 1502. Le domaine royal s’étend sur l’ensemble de l’Heletron et de la Krante et s’y ajoute la Partha grâce à une alliance matrimoniale entre le roi Cséus II DeVir et l’héritière Alderil en 1515. Au sud, les petites cités indépendantes au Moyen-Âge sont satellisés par le pouvoir royal ou par les autres grandes cités portuaires qui restent indépendantes comme Telefuthë, Vertigo, Smyrno, Tyyr, Ragusa, Teluskano et Lyos. Trois révoltes seigneuriales de 1436 à 1440, de 1476 à 1501 puis de 1515 à 1533 tentent de déstabiliser la dynastie DeVir sans réussite malgré la faiblesse et la brièveté de certains règnes (notamment de 1479 à 1511 où se succèdent Cséus Ier, Anton II, Llyossos IX et Llyossos X avec une longue régence de six années). À partir du milieu du XVIème siècle, le conflit contre l’Église par les évangélistes protestants met le pouvoir à rude épreuve jusqu’à des conflits ouverts entre les seigneurs loyalistes de la Ligue et les barons de l’Alliance notamment de 1562 à 1581.
Malgré ces années d’épreuves et de conflits violents, la cour des DeVir s’impose comme une des plus brillantes d’Alméra avec un rayonnement culturel et scientifique indéniable. Le protocole est institué de manière stricte donnant plus de prestige à la famille royale, la vie de cour devient de plus en plus réglée et attire de plus en plus de courtisans dans les nombreux châteaux et palais que se font construire les différents souverains DeVir. La littérature connaît un rayonnement important avec la formation de nombreux cercles de poètes qui s’inspirent des formes antiques et savent aussi inventer (sonnet, rondeau, poésie élégiaque, lyrique et érotique), la peinture et l’architecture baroques et maniéristes connaissent un essor retentissant alors que la musique profane connaît de nombreuses innovations (madrigaux, airs de cour, ballades, premiers opéras). Cette période connaît un renouveau scientifique et technique important, d’abord avec l’importation des premières imprimeries d’Alméra du nord (en 1441 à l’Université de Damaara) puis avec de nouvelles innovations notamment dans le génie civil et l’agriculture. Les théories s’enrichissent d’une redécouverte des thèses philosophiques antiques et un esprit de curiosité universelle s’empare des nombreux érudits qui échappent au système de la scholastique universitaire toujours sous la domination des clercs. Les Collèges médiévaux, qui palliaient la formation universitaire scholastique, sont peu à peu remplacés par des structures plus petites mais plus nombreuses où l’on enseigne de nouvelles matières et de nouveaux domaines. L’Université de Thèb brille pour son enseignement en droit, celle de Prandodias pour la médecine alors que celles de Damaara et de Ctesiphon gardent une autorité indéniable sur le plan religieux. Ainsi, à côté de ces grandes structures sous influence ecclésiastique, les collèges de la Renaissance qui se créent dans les grandes villes enseignent de nouvelles matières comme la philosophie, la mnémotechnique ou la rhétorique, quitte à recevoir parfois des interdits religieux ; en 1451 l’Université de Ctesiphon condamne le Collège de Deldt pour avoir dispensés des enseignements considérés comme hérétiques.
Anton DeVir (1433-1457)
- Révolte des barons (1436-1440)
Bartolom III DeVir (1457-1479)
Fronde des deux ducs (1476-1501)
Cséus DeVir (1479-1482)
Anton II DeVir (1482-1489)
Llyossos X DeVir (1489-1493)
Régence de Thera DeVen (1493-1499)
Anton III DeVir (1493-1511)
Cséus II DeVir (1511-1533)
Fronde des Princes (1515-1534)
Lyossos XI DeVir (1533-1571)
Guerre de l’Alliance et de la Ligue (1562-1581)
Cséus III DeVir (1571-1580)
L’ère Baenre (1580-1649)
Cséus IV Baenre (1580-1592)
Bartolom IV Baenre (1592-1610)
Cséus V Baenre (1610-1638)
Régence de Mettera Baenre (1638-1643)
Cséus VI Baenre (1643-1649)
L’ère Tyrell (1649-1803)
Llyossos XII Tyrell (1649-1702)
Llyossos XIII Tyrell (1702-1745)
Cséus VII Tyrell (1745-1792)
Llyossos XIV Tyrell (1792-1803)
Puis la Restauration Monarchique avec Cséus VIII Tyrell (1813-1817)
<center>LA PÉRIODE MODERNE (1803-2014)</center>
Le Gand Despotat et l’échec de l’unionisme autoritaire (1803-1893)
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/685/1830.jpg/][img]http://img685.imageshack.us/img685/4941/1830.jpg[/img][/url]</center>
La chute de la monarchie en 1803 laisse un vide central difficile à combler. Les différentes provinces s’éclatent en Etats indépendants et prompts à accentuer leur désunion : la livre royale est abolie dès 1805 dans la plupart des Etats et différentes monnaies réapparaissent. En 1806 Heleon Malaparte prend le pouvoir à Sohbe, capitale de la nouvelle Épire, il impose une nouvelle constitution pour contrer l’influence encore importante des royalistes et se maintient au pouvoir de manière autoritaire face à des parlementaires parfois rebelles (coups d’état de 1806, 1807 et 1810). Il entame une « guerre antiroyaliste » aux nouveaux Etats voisins : le Pyrrhon est annexé en 1811 après le siège de Prashant où s’est réfugiée l’armée royaliste. La Restauration Monarchique de 1813 à Ctesiphon provoque un renouveau royaliste dans toute la région isolant définitivement l’Épie de Malaparte : la Partha, le Csertan, le Taxis, la Trente, l’Alderë, le Pyrrhon, le Tarsos et le Grand Corstris rejoignent la monarchie restaurée de Cséus VIII. Malaparte déclare la guerre au nouveau royaume de Partha cette même année 1813 et celle-ci dure jusqu’en 1817. L’Épire impose finalement sa domination sur tout le royaume grâce à de nombreux généraux républicains d’origine parthe, corstrisienne et alderaane (Søren Valorum, Cyprien de Velde, Los Vabben). La prise de Ctesiphon et l’exil de Cséus VIII donne une immense marge de manœuvre à Malaparte : il propose une nouvelle Constitution (1819), établit le plébiscite (1820), décide d’un armistice général (1822) puis décide finalement de revenir s’établir dans la capitale historique qu’est Ctesiphon pour apaiser les rancœurs dans une volonté d’union nationale (1823). Il décide habilement de réorganiser administrativement les neuf anciens États en dix-sept Provinces (1819) pour contrer l’influence de l’aristocratie traditionnelle et fonde une nouvelle élite avec la Noblesse du Despotat (1820). C’est finalement lors de la « Déclaration de Mai » en 1823 à Ctesiphon que l’« unification » est terminée mais Malaparte garde cependant une mainmise absolue sur l’ensemble du pays et de ses institutions notamment grâce à la fidélité de l’armée et grâce à son immense popularité dans les milieux populaires. Le territoire est unifié et finalement apaisé et le Grand Despotat d’Épire devient le Grand Despotat d’Hylè en 1823 car Malaparte compte continuer l’expansion du pays sur tout le territoire et rétablir l’unité historique d’Hylè : la Valachie est annexée suite à une terrible guerre (1825-1830) mais l’échec de l’expansion dans le sud avec la guerre du Gordium (1844) et l’enlisement au Deleatur (1846-1847) marquent la fin des expansions territoriales du Grand Despotat. Sur le plan extérieur la situation est difficile : le régime doit faire face à la révolte puis à la guerre d’indépendance de l’Hellas arrachée finalement en 1830, le coup au prestige du Grand Despostat est immense et l’Hylè perd sa domination coloniale en Hellas acquise depuis 1453. Heleon Malaparte meurt en 1846 et la Régence ne parvient pas à mobiliser contre les premières contestations. Damascus s’insurge en 1851, Peç en 1854 et 1857 et Sidar en 1859 ; le Corstris parvient même à destituer son Préfet et défend son indépendance pendant trois ans (1859-1863). Le Sénat Conservateur accueille de plus en plus d’élus opposés au régime et l’Acte Constitutionnel de 1864 décidé par le Régent Lockë Hseddenoter impose une réforme autoritaire impopulaire. Heleon II monte finalement sur le trône en 1867 mais la période est troublée et les contestations sont constantes : la révolte de Telefuthë en 1887 marque un coup d’arrêt décisif et l’Alderë déclare finalement son indépendance laissant le pouvoir impuissant. Le pouvoir se maintient pourtant encore quelques années mais la guerre contre la Société Sèd de 1891 à 1893 et l’acharnement du Président Pter Pettreas contre le Grand Despotat signent finalement sa chute. Le 3 novembre 1893 le peuple de Ctesiphon se révolte et destitue dans la nuit même le Despote.
La Société Sèd : le premier élan unioniste républicain (1867-1934)
En 1867, les dirigeants du Lavengès, du Portôn, du Luskan, du Valh, du Jyiventhor, du Déléatur, du Gordium et de la Fryge signent le Traité du Printemps qui fonde la Société Sèd. Celle-ci instaure une constitution commune qui garantie l’autonomie de tous les États tout en esquissant un début d’état confédéral. Sèd accueille dès lors le Conseil des Cent chargé de régler les litiges entre les États de la « Société » et abrite le siège de la Présidence Suprême dont Ervë Yllies assure le premier mandat (1867-1871). La Société se consolide peu à peu : alliance militaire et unification des forces armées en 1869, monnaie unique en 1871 puis suppression des gouvernements des États au profit d’une assemblée fédérale (l’Assemblée de la Société) en 1876. La Société Sèd devient un pays unique dès la révolution de 1877 qui amène au pouvoir une nouvelle génération d’hommes politiques qui adhère aux théories fédéralistes : les anciennes institutions sont abrogées en 1878 et le droit est finalement unifié en 1884. L’union s’agrandit de trois nouveaux États : Smyrno en 1871, Vertigo en 1880 et l’Alderë en 1888. La Présidence de Pter Pettreas (1888-1894) et la guerre contre le Grand Despotat (1891-1893) marquent la victoire des idéaux fédéralistes. La chute du Grand Despotat en 1893 et le morcellement des Etats du Nord-Est qui l’accompagne ouvre une période d’espoir pour les confédéralistes en tout genre. En 1895, le Csertan entre dans la Société puis en 1899 le Taxis. En 1905 l’Illyrie, le Pergame et le Lotha entrent à leur tour dans l’union par référendum.
L’Union du Nord : le républicanisme autoritaire (1892-1934)
Les Etats du Nord-Ouest (Grand Mandalore, Uskar et Armandache) résistent à tout fédéralisme jusqu’en 1890. Les guerres mandaloriennes (1830-1833 et 1877-1878) assurent la prédominance du Mandalore sur ces États : le Korriban est annexé en 1833 et l’Armandache perd les 2/3 de son territoire au terme de la seconde guerre mandalorienne en 1878. L’Uskar et les Lhumbes résistent et forment en 1877 l’Alliance du Nord pour contrer l’influence mandalorienne dans la région. Ces deux États sont rejoints en 1894 par la Valachie puis en 1896 par la Trente, deux États nouvellement indépendants suite à la chute du Grand Despotat. L’Alliance s’inspire peu à peu d’idéaux fédéralistes avec la signature d’une Charte de l’Alliance en 1892 et l’institution de la Chancellerie. Le Chancelier Sergen Segur (1893-1902) réussit à convaincre les États de la nécessité de s’agrandir pour contrer l’influence croissante de la Société Sèd au sud : la troisième guerre mandalorienne (1897-1899) anéantit l’influence du Mandalore sur l’Uskar et l’Armandache qui rejoingnent finalement l’Alliance du Nord en 1900 et 1902. Le Grand Heletron résiste aux pressions de l’Alliance, l’assassinat du Prince-Président Georg DeKlerk en 1904 déstabilise la république autoritaire qui ne parvient pas à trouver un leader assez fort et charismatique pour résister plus longtemps. Le Sénat Conservateur d’Ulm engage des tractations avec l’Alliance du Nord et le Chancelier Segur parvient à réformer la Charte de l’Alliance en une Charte de l’Union pour garantir à l’Heletron une relative autonomie. En 1905, la Charte est signée entre tous les Etats et les Etats du Grand Heletron entrent dans la nouvelle Union du Nord.
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La Première Confédération (1934-1941)
En 1934, le Président Fergus Hadès de la Société Sèd et le Chancelier Heleon von Moltke de l’Union du Nord signent le Traité de Hos qui est ratifié par les assemblées respectives des deux États et qui est finalement accepté par un référendum national. Le Traité abolit les frontières, crée une monnaie unique et crée la Confédération dont la capitale est Ctesiphon (ancienne capitale historique), il crée aussi de nouvelles institutions confédérales comme le Sénat Confédéral et le Chancelier Suprême. Les premières élections législatives de novembre 1934 bouleversent le rapport de force habituel avec une majorité nettement socialiste. À l’élection d’Alexes Yuul à la Chancellerie, les États conservateurs du Nord réagissent par les « insurrections de décembre » mais le pouvoir fédéral se montre ferme et solide et la situation est rétablie dès le mois de février. De grandes réformes sociales (conventions collectives, droit de vote des femmes et congés payés) et économiques (nationalisation de l’industrie de l’armement et de la Banque d’Hylè) bouleversent la société et le pouvoir est consolidé par un soutien populaire et ouvrier massif. L’alliance politique tient jusqu’en 1936 où Yuul perd le soutient de son aile centriste inquiétée par la crise économique. Les cabinets suivants du conservateur modéré Hergus Theron-Tyn (1936-1939) et du centriste Maximilien de Saillance (1939-1940) se montrent moins audacieux et ne tentent pas d’imposer de grandes réformes. La période connaît la menace fasciste bloquée par l’élection de Yuul mais qui se fait de plus en plus forte dès 1936 avec plusieurs tentatives de déstabilisation comme les manifestations violentes du 4 février 1937 à Ctesiphon et le coup d’état manqué de Dresda en mars 1939. Theron-Tyn est rappelé en 1940 face à la menace de plus en plus marquée de l’extrême droite soutenue implicitement par les autonomistes. L’assassinat de l’ancien Chancelier von Moltke par un militant autonomiste en juillet 1940 à Damascus provoque une grave crise sociale (insurrection d’Elgefran et grèves de Smyrno) et les élections étatiques de septembre 1940 marquent un virage sensible à droite dans les États alors que le Sénat Confédéral est acquis au centre gauche. Le 27 janvier 1941, le gouvernement mandalorien est renversé par une insurrection populaire de l’extrême droite et le pouvoir fédéral tarde à réagir face à ce qu’on appelle déjà la Sécession Mandalorienne. Dès février, la Valachie, le Korriban, l’Uskar et les Lhumbes passent à l’extrême droite et déclarent leur indépendance en s’unissant à la nouvelle République du Mandalore ; l’invasion de l’Armandache en mars provoque finalement la guerre civile.
La guerre civile (1941)
La République Mandalorienne envahit progressivement l’Armandache, l’Heletron, le Taxis puis le Csertan alors que le Sénat Confédéral et la Chancellerie déménagent dans l’urgence à Hos en avril. Le Chancelier Theron-Thyn obtient les pleins pouvoirs tardivement le 7 mai alors qu’en face, le nouveau Président mandalorien Elleas Eldofüs dispose de toute latitude politique et militaire depuis février. Il remporte d’importantes batailles ; l’esprit défaitiste, la mauvaise organisation de l’armée et le manque de discipline politique forcent les loyalistes à la reddition puis à l’armistice du 8 août 1941 : Eldofüs obtient la destitution de Theron-Thyn et le Sénat est dissout de force le 13 août. Le 3 septembre, l’ensemble du territoire hyléen est sous le contrôle mandalorien et le 20, Eldofüs impose une nouvelle Constitution et devient Consul Suprême de la nouvelle République Consulaire qui se veut « conservatrice et autoritaire ».
La République Consulaire et la Grande Guerre (1941-1949)
La nouvelle Constitution impose un régime républicain très nettement conservateur. Si le suffrage universel est respecté, les partis politiques sont très contrôlés et les mouvances communistes et socialistes sont interdites dès le mois de novembre 1941. Le Consul Suprême Elleas Eldofüs organise une répression farouche des « décadentistes » : la traque des résistants est sévère et on organise le procès de nombreuses personnalités politiques de l’ancien régime comme Alexes Yuul et Hergus Theron-Thyn. Le régime est définitivement consolidé dès janvier 1942 avec la création d’une police politique et d’une propagande active : la population est encadrée dès le plus jeune âge, les étrangers très étroitement surveillés, les professions doivent s’organiser en corporations, les syndicats sont interdits, la liberté d’expression est limitée par la censure, les libertés d’association et de réunion sont abrogées. Malgré quelques crises importantes comme les grèves de 1943 et l’insurrection de Vertigo en 1944, le régime semble très stable. La menace de la guerre mondiale dès la fin de l’année 1942 force la dissolution du Sénat Consulaire en juillet 1943 et Elleas Eldofüs concentre tous les pouvoirs dès mars 1943 et c’est lui qui décide de l’entrée en guerre en septembre 1945 au côté des forces impériales rostoves, eranéennes et torvaliennes. Les quatre années de guerre affaiblissent le régime qui doit faire face à une résistance active et passive de plus en plus importante. En juin 1947, alors que le pouvoir doit faire face à des émeutes à Damascus, Ctesiphon et Vertigo, Eldofüs meurt d’un cancer foudroyant et son fidèle allié Sirius Krôn (qui dirigeait jusque-là la police politique) s’autoproclame Consul Suprême et élimine ses adversaires. Il doit rappeler le Sénat Consulaire de 1943 pour se donner une légitimité suffisante alors qu’à l’extérieur les batailles sont de plus en plus rudes. En septembre, les grandes villes hyléennes sont bombardées régulièrement et Krôn ne parvient pas à éradiquer la résistance intérieure. Le 17 décembre 1948, Vertigo réussit à expulser les forces militaires du régime et rejoint les Alliés permettant aux forces lochlannaise et adéliennes de débarquer sur les côtes de l’Alderë en janvier 1949. Finalement, les résistants alliés aux forces étrangères prennent Ctesiphon en mars et libèrent l’ensemble du pays sauf le nord-est et le Mandalore qui résistent jusqu’en avril. Sirius Krôn se suicide le 3 mai alors que l’armistice est finalement signé le 6 mai 1949.
Le Gouvernement Provisoire (1949-1950)
La résistance organise un Gouvernement Provisoire de la Résistance le 17 février 1949 alors même que l’ensemble du pays n’est pas libéré. Le Général Hector de Darëns est désigné Président du Gouvernement Provisoire. Dès la Libération les décrets et les lois de la République Consulaire sont abrogés et on organise les élections pour la formation d’une Assemblée Constituante ; réunie en août, elle présente une nouvelle Constitution et se dissout en septembre. La Constitution est approuvée début novembre par voie référendaire et les législatives de décembre imposent une large majorité à gauche. Darëns laisse la place à un politicien socialiste et résistant, Cséus de Ballanthë, qui organise la mise en place de la Constitution. Le Sénat nouvellement élu ouvre sa première session le 19 janvier 1950 et proclame la Seconde Confédération d’Hylè.
La Seconde Confédération d’Hylè (1950-2014)
Ballanthë est élu à la tête de la Confédération comme Chancelier Suprême et supervise la reconstruction avec une majorité très nettement socialiste et communiste. La menace internationale du communiste force finalement à une scission politique avec l’ultra gauche et le ralliement de la Confédération au Traité d’Hellington en 1952. Déstabilisé par sa propre politique anticommuniste, Ballanthë est remplacé rapidement par Darëns qui revient en politique grâce à son prestige. Le pays est déjà doté d’un système de sécurité sociale original et efficace alors que les syndicats se sont réorganisés et que la presse est de nouveau libre. La Confédération connaît alors une période de croissance importante due à la reconstruction et à l’innovation technique. Les élections de 1954 renouvellent un Sénat très sensiblement à gauche alors que le communisme gagne encore des voix. La loi des apparentements et le changement des modes de scrutin favorisent les alliances au centre et c’est l’idéologie modérée de l’unionisme centriste et du centre droite qui s’imposent politiquement alors que les communistes remportent jusque dans les années 1970 le plus grand nombre de voix. La croissance économique sera grandissante jusqu’au premier krach boursier de 1973 alors que le centre gauche et le centre droit continuent d’alterner dans des gouvernements de coalition très volatiles et souvent instables. Le personnel politique change peu alors que le jeu politique continue à se jouer au centre : Ballanthë est deux fois Chancelier Suprême de 1950 à 1952 et de 1960 à 1967, Chancelier de 1971 à 1976, Phnent revient de 1980 à 1985 et de 1988 à 1991, de même pour le conservateur Shvar qui est Chancelier de 1976 à 1980 et de 1991 à 1993.
En 1982, la crise économique frappe de nouveau le pays qui doit faire face à un surendettement important et à une inflation galopante. Le Chancelier Phidias Phnent impose une politique de rigueur qui est suivie par ses successeurs Sades Kenet, Oberon Vespa et Lilian Shvar. Le désengagement de l’État provoquera une crise beaucoup plus importante dès la fin des années 1980 ainsi qu’une instabilité sociale importante. La fin de l’influence communiste, la hausse grandissante de l’extrême droite et des autonomistes déstabilisent la Confédération et les pouvoirs politiques font des choix graves et stratégiquement dangereux qui seront très dommageables. En 1988, le Chancelier Suprême Phnent est rappelé une troisième fois et décide de mettre fin à la logique libérale en choisissant une politique économique protectionniste et en se retirant du Traité d’Hellington. La loi des apparentements est abrogée en mai 1988, le mode de scrutin proportionnel est rétabli en juin favorisant la montée des extrémistes au Sénat dès les élections de 1991. En mai 1990, des émeutes renversent de nombreux gouvernements locaux et menacent la stabilité de la Confédération. Phnent obtient les pleins pouvoirs et impose la loi martiale sur tout le territoire : les prix ont augmenté de plus de 100% à cause de la crise et des mesures protectionnistes, l’Olocron continue de perdre de la valeur, le chômage dépasse les 15% en avril 1990, l’écart entre riche et pauvre et multiplié par quatre entre 1982 et 1992 alors que la dépression économique s’intensifie (-6% en 1990). Le monde politique ne parvient pas à trouver une ligne de conduite fixe et le retour provisoire au libéralisme en 1992 ne fait qu’empirer la situation alors que dans les États des politiques contradictoires sont parfois menées. De nouvelles émeutes éclatent en septembre 1991, juin et novembre 1992 et mars 1993 alors que le système de sécurité social est finalement démantelé et que l’armée doit sécuriser les grandes agglomérations. Le mandat du Chancelier Seran Yllies marque finalement un retour à la stabilité avec le retrait de l’État fédéral et le renouveau de l’autonomie des États avec la Loi constitutionnelle sur les prérogatives de l’État de septembre 1994 mais le pouvoir fédéral doit éponger des dettes énormes sans aucune sources de revenu. Le retour des conservateurs aux législatives de 1994 fait perdurer cette politique de retrait alors que la situation sociale ne s’améliore guère et que le surendettement continue de poser problème. Finalement, le Chancelier Theodore Finis proclame la banqueroute de l’État en juin 1995 et il lance une politique de prêt public dès janvier 1996 puis en novembre 1999 ce qui améliore relativement la situation économique. Son successeur conservateur Payam Leonides continue cette politique et refuse d’engager l’État dans de grands projets sociaux et économiques laissant aux États de la Confédération une grande autonomie mais privant le pays d’un grand plan de relance et de directives économiques au niveau fédéral. La mince victoire des socialistes unionistes permet l’arrivée au pouvoir d’un socialiste héritier politique de Ballanthë, Sirius Valorum, mais il ne bénéficie pas d’un appui suffisant au Sénat. Après quelques tentatives et l’instauration d’une Commission au Plan en 2004, il doit démissionner un an plus tard et de nouvelles élections rappellent les conservateurs avec la première femme élue à la Chancellerie, Vespasa Pies, qui continue la politique de retrait de l’État de ses prédécesseurs et intensifie la politique libérale sur le plan intérieur pendant les quatre ans de son mandat. Valorum revient finalement grâce aux élections de 2009 et élabore de nouveaux grands projets au niveau fédéral notamment grâce au Second Plan Économique de 2010. Au congrès unioniste de 2012 il impose sa vision politique à ses alliés politiques socialistes et unionistes et propose finalement un changement de constitution allant vers moins d’autonomie pour les États et plus de marge de manœuvre pour le pouvoir fédéral. Malgré une farouche opposition au Sénat, son projet séduit le centre et le centre-droit et l’élection d’une Assemblé Constituante est organisée en septembre 2013. La Constitution est ratifiée en janvier 2014 par référendum et les premières élections législatives de la Troisième Confédération sont organisées en mai 2014 avec l'élection du Chancelier Suprême de centre-gauche Urs Lüthi.