[RP] Activités internes (Utilisable sous autorisation)
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Zaldora
Montrez leurs !
(19 mars 2013)
Les rayons du soleil avaient réussi à percer les nuages et même s'il faisait encore froid, la journée était parfaite pour se aller au parc, après la messe du dimanche. Pour cela, je me rendis à l'arrêt de bus d'en face. Seul un vieillard y était. Je m'assis à coté de lui et décida d'engager la conversation.
Jens : Vous attendez depuis longtemps ?
Vieillard : Environ cinq minutes. Cela risque d'être encore long si on en croit l'écran.
Je regarda l'écran...
Jens : Vingt minutes !
Vieillard : Et oui, c'est comme ça le dimanche.
De l'autre coté de la rue, sur le trottoir d'en face, un homme d'une vingtaine d'années, l'air plutôt inquiet, distribuait des tracts. La majorité des passants ne lui prêtait guère attention et j'eus un peu pitié. Pas loin, une bande de jeunes arrivait vers lui.
Jens : Il n'a pas un grand succès l'autre là-bas.
Vieillard : On se demande bien pourquoi ! Il y a une raison à toute chose, rien n'est dû au hasard.
L'un des jeunes s'était saisi d'un tract qui trainait au sol. Il le lut rapidement avant de le froisser et lancer un regard noir a celui qui le distribuait. Le groupe se dirigea vers lui, et l'entoura de toute part. Un flot d'insulte débuta.
Jens : Regardez-moi ces lâches qui le prennent à partir à cinq contre un ! Je vais l'aider !
Le vieillard m'attrapa le bras et me rassit avec une force insoupçonnée.
Vieillard : Ne t'en mêles pas. S'ils le frappent, c'est pour une bonne raison. Je l'aurais bien fait moi même d'ailleurs.
Jens : Mais quelle est-elle ?
Vieillard : Voici ce qu'il distribue. Lis !
Il sortit une feuille de papier de sa poche, ou était écrit un simple texte, sans logo, ni aucune autre mise en page.
Jens : Depuis toujours, la religion est la principale cause de vos souffrances. Elle a provoqué plus de guerres, de massacres et de catastrophes que tout les gouvernements réunis de ce dernier siècle. Le dogme chrétien vous empêche d'être libre et de prendre en main vous même votre destinée. Le Thorval ne pourra plus jamais être une puissance s'il ne se libère pas des chaines de la religion. Dites NON aux prêtres ! Dites NON à l'Église.... pas de signature.
Vieillard : Tu vois. C'est un pourri d'athée qui veut nous changer ! Mais qui est-il pour nous dire comment nous comporter ? Le Thorval est chrétien depuis toujours, cela fait partis de notre identité et de nos gènes. On ne doit pas laisser les rouges nous laver le cerveau avec leurs conneries d'humanisme, de nihilisme ou je ne sais quoi encore... collectivisme ?
Jens : Pensez-vous qu'il s'agisse d'un membres de l'Ordre du Serpent ?
Vieillard : Avec les conneries qu'il déblatère sur le tract, cela ne fait pas de doute. Kirov et Gak soutiennent ces malades mentaux, j'en suis certain !
Après avoir reçu insultes et crachas, le distributeur fut jeté au sol. Les jeunes se mirent a le tabasser sans pitié partout sur le corps. Les passants, eux, déambulaient comme si de rien n'était. Une voiture de police déboula soudainement sur le lieu de l'agression. Des policiers en sortirent.
Jeune : Attendez ! C'est un putain d'athée ! Regardez ce qu'il distribuait.
Le jeune montra un bout de papier au chef de patrouille.
Policier : Hum, d'accord. Les gars, on retourne à la voiture.
Les policiers reprirent place dans la voiture et laissèrent le lynchage continuer. Même si le distributeur méritait sa punition, j'étais choqué par un tel acharnement.
Jens : La police n'intervient pas ?
Vieillard : Elle le fera dans cinq minutes.
Jens : Ne croyez-vous pas que les jeunes vont trop loin ? Le gars pisse le sang...
Vieillard : Il n'avait qu'à pas vouloir nous séparer de Dieu.
Les policiers étaient toujours dans la voiture et lisait le journal. Le chef regarda sa montre, puis le groupe de jeune. Il décida ensuite de faire intervenir ses hommes.
Policier : Allez, ça suffit les jeunes ! Dispersez-vous maintenant, on s'en occupe !
Les jeunes obéirent sans broncher, bien heureux d'avoir put péter la gueule à un athée. Les policiers mirent les menottes a l'agressé et le balancèrent sur le siège arrière, direction le commissariat.
Vieillard : Ces gens ont détruit des églises, agresser des prêtres, ils ne méritent aucune compassion.
Jens : Je suis d'accord sur ce point mais pas sur la méthode. Au lieu de les battre, ne ferait-on pas mieux de les éduquer ?
Vieillard : Ils ont été endoctriné, c'est peine perdu.
Jens : Au faite, j'ai été surpris par la force avec laquelle vous m'avez retenu.
Vieillard : Je suis vétéran de la guerre de la Péninsule.
Jens : Ah oui ? Et vous êtes revenu au Thorval ?
Vieillard : Bien sûr ! J'étais un soldat de l'armée régulière thorvalienne, pas un de ces VB ! Le mercenariat n'est pas fait pour moi !
Jens : Ah d'accord. Je vois.
Vieillard : La Reine est d'ailleurs beaucoup trop gentille avec les mercenaires ! Si j'étais à sa place, je les aurais déclaré traitres à la nation ! Ces imbéciles ont renié leurs racines !
Jens : Vous avez raison.
Le bus tourna au coin de la rue...
(19 mars 2013)
Les rayons du soleil avaient réussi à percer les nuages et même s'il faisait encore froid, la journée était parfaite pour se aller au parc, après la messe du dimanche. Pour cela, je me rendis à l'arrêt de bus d'en face. Seul un vieillard y était. Je m'assis à coté de lui et décida d'engager la conversation.
Jens : Vous attendez depuis longtemps ?
Vieillard : Environ cinq minutes. Cela risque d'être encore long si on en croit l'écran.
Je regarda l'écran...
Jens : Vingt minutes !
Vieillard : Et oui, c'est comme ça le dimanche.
De l'autre coté de la rue, sur le trottoir d'en face, un homme d'une vingtaine d'années, l'air plutôt inquiet, distribuait des tracts. La majorité des passants ne lui prêtait guère attention et j'eus un peu pitié. Pas loin, une bande de jeunes arrivait vers lui.
Jens : Il n'a pas un grand succès l'autre là-bas.
Vieillard : On se demande bien pourquoi ! Il y a une raison à toute chose, rien n'est dû au hasard.
L'un des jeunes s'était saisi d'un tract qui trainait au sol. Il le lut rapidement avant de le froisser et lancer un regard noir a celui qui le distribuait. Le groupe se dirigea vers lui, et l'entoura de toute part. Un flot d'insulte débuta.
Jens : Regardez-moi ces lâches qui le prennent à partir à cinq contre un ! Je vais l'aider !
Le vieillard m'attrapa le bras et me rassit avec une force insoupçonnée.
Vieillard : Ne t'en mêles pas. S'ils le frappent, c'est pour une bonne raison. Je l'aurais bien fait moi même d'ailleurs.
Jens : Mais quelle est-elle ?
Vieillard : Voici ce qu'il distribue. Lis !
Il sortit une feuille de papier de sa poche, ou était écrit un simple texte, sans logo, ni aucune autre mise en page.
Jens : Depuis toujours, la religion est la principale cause de vos souffrances. Elle a provoqué plus de guerres, de massacres et de catastrophes que tout les gouvernements réunis de ce dernier siècle. Le dogme chrétien vous empêche d'être libre et de prendre en main vous même votre destinée. Le Thorval ne pourra plus jamais être une puissance s'il ne se libère pas des chaines de la religion. Dites NON aux prêtres ! Dites NON à l'Église.... pas de signature.
Vieillard : Tu vois. C'est un pourri d'athée qui veut nous changer ! Mais qui est-il pour nous dire comment nous comporter ? Le Thorval est chrétien depuis toujours, cela fait partis de notre identité et de nos gènes. On ne doit pas laisser les rouges nous laver le cerveau avec leurs conneries d'humanisme, de nihilisme ou je ne sais quoi encore... collectivisme ?
Jens : Pensez-vous qu'il s'agisse d'un membres de l'Ordre du Serpent ?
Vieillard : Avec les conneries qu'il déblatère sur le tract, cela ne fait pas de doute. Kirov et Gak soutiennent ces malades mentaux, j'en suis certain !
Après avoir reçu insultes et crachas, le distributeur fut jeté au sol. Les jeunes se mirent a le tabasser sans pitié partout sur le corps. Les passants, eux, déambulaient comme si de rien n'était. Une voiture de police déboula soudainement sur le lieu de l'agression. Des policiers en sortirent.
Jeune : Attendez ! C'est un putain d'athée ! Regardez ce qu'il distribuait.
Le jeune montra un bout de papier au chef de patrouille.
Policier : Hum, d'accord. Les gars, on retourne à la voiture.
Les policiers reprirent place dans la voiture et laissèrent le lynchage continuer. Même si le distributeur méritait sa punition, j'étais choqué par un tel acharnement.
Jens : La police n'intervient pas ?
Vieillard : Elle le fera dans cinq minutes.
Jens : Ne croyez-vous pas que les jeunes vont trop loin ? Le gars pisse le sang...
Vieillard : Il n'avait qu'à pas vouloir nous séparer de Dieu.
Les policiers étaient toujours dans la voiture et lisait le journal. Le chef regarda sa montre, puis le groupe de jeune. Il décida ensuite de faire intervenir ses hommes.
Policier : Allez, ça suffit les jeunes ! Dispersez-vous maintenant, on s'en occupe !
Les jeunes obéirent sans broncher, bien heureux d'avoir put péter la gueule à un athée. Les policiers mirent les menottes a l'agressé et le balancèrent sur le siège arrière, direction le commissariat.
Vieillard : Ces gens ont détruit des églises, agresser des prêtres, ils ne méritent aucune compassion.
Jens : Je suis d'accord sur ce point mais pas sur la méthode. Au lieu de les battre, ne ferait-on pas mieux de les éduquer ?
Vieillard : Ils ont été endoctriné, c'est peine perdu.
Jens : Au faite, j'ai été surpris par la force avec laquelle vous m'avez retenu.
Vieillard : Je suis vétéran de la guerre de la Péninsule.
Jens : Ah oui ? Et vous êtes revenu au Thorval ?
Vieillard : Bien sûr ! J'étais un soldat de l'armée régulière thorvalienne, pas un de ces VB ! Le mercenariat n'est pas fait pour moi !
Jens : Ah d'accord. Je vois.
Vieillard : La Reine est d'ailleurs beaucoup trop gentille avec les mercenaires ! Si j'étais à sa place, je les aurais déclaré traitres à la nation ! Ces imbéciles ont renié leurs racines !
Jens : Vous avez raison.
Le bus tourna au coin de la rue...
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Zaldora
Les Gardiens de la Morale.
(11 mai 2013)
La rue du Renouveau de Celtown était commerçante. On y trouvait divers types de boutiques. Afin d'arrondir les fins de mois, certains commerçants se lançaient dans une seconde activité qu'ils ne déclaraient, généralement, pas. C'était le cas d'Erik. Depuis trois ans, ce dernier vendait des vidéos pornographiques dans son arrière boutique. Le bouche a oreille lui avait amené trois cents clients au total, ce qui lui suffisait amplement ! Malheureusement pour Erik, son secret avait été entendu par des personnes qui ne cautionnaient en rien son petit business occulte. Ils s'apprêtaient à le lui faire comprendre.
Un groupe de cinq hommes se tenaient au coin de la rue. Ils étaient munis de battes de baseball et de cocktails molotov.
Inconnu I : Vous avez bien compris ? Je lui parle pendant que deux d'entre vous iront détruire le stock à l'arrière, et deux autres ravageront la boutique. Mettez vos cagoules. C'est partie !
La bande pénétra, cagoulé, dans la boutique. Alors que les autres s'occupaient, soit de défoncer les lieux, soit de brûler les cassettes pornos, le chef, lui, se concentrait sur Erik. Il l'attrapa par le colle et le plaqua contre le mur.
Erik : Mais, qu'est-ce-que vous me voulez ? Qui êtes-vous ?
Inconnu I : Oh rien, du moins si tu étais resté dans le droit chemin.
Erik : Je ne comprends pas...
Inconnu I : LES CASSETTES PORNO ! DÉGÉNÉRÉ ! Tu es payé par l'Ouest pour rependre sa dépravation sur le Thorval !
Erik : Non. J'ai..j'ai des travaux à faire et pour cela, il me faut plus d'argent, c'est tout. Je comptais arrêter bientôt. S'il vous plait, dites à votre ami d'arrêter de tout détruire !
Inconnu I : NON, c'est ta punition ! Et tu n'arrêtera pas ton commerce satanique bientôt mais tout de suite ! Tu sens l'odeur de brûlé ? C'est ton stock qui est entrain de partir en fumé !
Erik : D'accord, très bien mais s'il vous plait, ne me tuez pas !
Inconnu I : Ne t'en fais pas, tu resteras en vie pour témoigner et faire passer notre message à tes autres amis malades mentaux : la milice des gardiens de la morale vous traquera partout, tous autant que vous êtes, pour vous remettre dans le droit chemin, celui de la morale chrétienne. Nous sommes désormais votre pire cauchemars.
Sur ces paroles il assomma Erik qui s'écroula.
Inconnu I : C'est bon ! On se casse avant que les flics ne rappliquent.
Les gardiens de la morale quittèrent la boutique dans une voiture qui était arrivé quelques minutes avant leur sortie. L'opération avait été planifié à la perfection.
(11 mai 2013)
La rue du Renouveau de Celtown était commerçante. On y trouvait divers types de boutiques. Afin d'arrondir les fins de mois, certains commerçants se lançaient dans une seconde activité qu'ils ne déclaraient, généralement, pas. C'était le cas d'Erik. Depuis trois ans, ce dernier vendait des vidéos pornographiques dans son arrière boutique. Le bouche a oreille lui avait amené trois cents clients au total, ce qui lui suffisait amplement ! Malheureusement pour Erik, son secret avait été entendu par des personnes qui ne cautionnaient en rien son petit business occulte. Ils s'apprêtaient à le lui faire comprendre.
Un groupe de cinq hommes se tenaient au coin de la rue. Ils étaient munis de battes de baseball et de cocktails molotov.
Inconnu I : Vous avez bien compris ? Je lui parle pendant que deux d'entre vous iront détruire le stock à l'arrière, et deux autres ravageront la boutique. Mettez vos cagoules. C'est partie !
La bande pénétra, cagoulé, dans la boutique. Alors que les autres s'occupaient, soit de défoncer les lieux, soit de brûler les cassettes pornos, le chef, lui, se concentrait sur Erik. Il l'attrapa par le colle et le plaqua contre le mur.
Erik : Mais, qu'est-ce-que vous me voulez ? Qui êtes-vous ?
Inconnu I : Oh rien, du moins si tu étais resté dans le droit chemin.
Erik : Je ne comprends pas...
Inconnu I : LES CASSETTES PORNO ! DÉGÉNÉRÉ ! Tu es payé par l'Ouest pour rependre sa dépravation sur le Thorval !
Erik : Non. J'ai..j'ai des travaux à faire et pour cela, il me faut plus d'argent, c'est tout. Je comptais arrêter bientôt. S'il vous plait, dites à votre ami d'arrêter de tout détruire !
Inconnu I : NON, c'est ta punition ! Et tu n'arrêtera pas ton commerce satanique bientôt mais tout de suite ! Tu sens l'odeur de brûlé ? C'est ton stock qui est entrain de partir en fumé !
Erik : D'accord, très bien mais s'il vous plait, ne me tuez pas !
Inconnu I : Ne t'en fais pas, tu resteras en vie pour témoigner et faire passer notre message à tes autres amis malades mentaux : la milice des gardiens de la morale vous traquera partout, tous autant que vous êtes, pour vous remettre dans le droit chemin, celui de la morale chrétienne. Nous sommes désormais votre pire cauchemars.
Sur ces paroles il assomma Erik qui s'écroula.
Inconnu I : C'est bon ! On se casse avant que les flics ne rappliquent.
Les gardiens de la morale quittèrent la boutique dans une voiture qui était arrivé quelques minutes avant leur sortie. L'opération avait été planifié à la perfection.
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Zaldora
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Zaldora
Les fourberies de Bødker.
(12 juin 2013)
Philipp Bødker était maire de Tversted depuis 1990. La longue mainmise qui était la sienne sur la mairie était plus dû à ses nombreuses magouilles plutôt qu'à sa popularité auprès des habitants. Personne n'osait le toucher dans la région et il avait réussi à s'attirer les faveurs de tout les Chefs d'État jusque là, des libéraux jusqu'à Annabelle en passant par Thomas X. Son sens de la communication et son charisme en faisait une personne très persuasive. Actuellement, Bødker était membre du Parti Monarchie et Patriotisme au pouvoir. Il l'avait rejoint au moment de sa création en juin dernier, plus par opportunisme qu'autre chose. Et même si avoir atteint les sommets de la gouvernance locale était pour lui une grande réussite, il n'était pas pour autant rassasier. Bødker visait beaucoup plus haut.
Résidence principale de Bødker, Tversted - 20h30.
Bødker : Je suis maire depuis vingt trois longue années. J'ai tout ce que je veux entre mes mains, le pouvoir, la richesse, la reconnaissance et pourtant je ne suis pas satisfait. Mon vieux Bäckman, il va falloir passer à la vitesse supérieure.
Bäckman : Que voulez-vous dire ?
Bødker : Ah ! Après quinze ans de bons et loyaux services comme adjoint, tu ne me connais toujours pas ! Voyons, c'est claire comme de l'eau de roche, je me sens à l'étroit dans ce costume de maire. J'en veux plus.
Bäckman : Vous voulez entrer au gouvernement ?
Bødker : Oh, oui tout à fait mais cela ne sera qu'une étape. Mon ascension ne s'arrêtera pas là.
Bäckman : Je crois comprendre. Cependant, de quelle manière souhaitez-vous arriver à vos fins ? Le parcours est semé d'embûche.
Bødker : Ne t'en fait pas pour moi, j'ai toutes les qualités nécessaires pour réussir ! Je suis charismatique, menteur, fourbe et vaniteux ! J'ai un plan.
Bäckman : Quelque soit ce plan, il va falloir passer au dessus de la Couronne et ça ne sera pas chose facile.
Bødker : Tout à fait d'accord. C'est pourquoi, nous allons attendre que la Reine s'absente pour débuter nos opérations. Son congé maternité va lui couter sa couronne !
Bäckman : Pardonnez moi Monsieur, mais je suis septique.
Bødker : Tu l'es tout le temps de toute façon ! On fera avec !
(12 juin 2013)
Philipp Bødker était maire de Tversted depuis 1990. La longue mainmise qui était la sienne sur la mairie était plus dû à ses nombreuses magouilles plutôt qu'à sa popularité auprès des habitants. Personne n'osait le toucher dans la région et il avait réussi à s'attirer les faveurs de tout les Chefs d'État jusque là, des libéraux jusqu'à Annabelle en passant par Thomas X. Son sens de la communication et son charisme en faisait une personne très persuasive. Actuellement, Bødker était membre du Parti Monarchie et Patriotisme au pouvoir. Il l'avait rejoint au moment de sa création en juin dernier, plus par opportunisme qu'autre chose. Et même si avoir atteint les sommets de la gouvernance locale était pour lui une grande réussite, il n'était pas pour autant rassasier. Bødker visait beaucoup plus haut.
Résidence principale de Bødker, Tversted - 20h30.
Bødker : Je suis maire depuis vingt trois longue années. J'ai tout ce que je veux entre mes mains, le pouvoir, la richesse, la reconnaissance et pourtant je ne suis pas satisfait. Mon vieux Bäckman, il va falloir passer à la vitesse supérieure.
Bäckman : Que voulez-vous dire ?
Bødker : Ah ! Après quinze ans de bons et loyaux services comme adjoint, tu ne me connais toujours pas ! Voyons, c'est claire comme de l'eau de roche, je me sens à l'étroit dans ce costume de maire. J'en veux plus.
Bäckman : Vous voulez entrer au gouvernement ?
Bødker : Oh, oui tout à fait mais cela ne sera qu'une étape. Mon ascension ne s'arrêtera pas là.
Bäckman : Je crois comprendre. Cependant, de quelle manière souhaitez-vous arriver à vos fins ? Le parcours est semé d'embûche.
Bødker : Ne t'en fait pas pour moi, j'ai toutes les qualités nécessaires pour réussir ! Je suis charismatique, menteur, fourbe et vaniteux ! J'ai un plan.
Bäckman : Quelque soit ce plan, il va falloir passer au dessus de la Couronne et ça ne sera pas chose facile.
Bødker : Tout à fait d'accord. C'est pourquoi, nous allons attendre que la Reine s'absente pour débuter nos opérations. Son congé maternité va lui couter sa couronne !
Bäckman : Pardonnez moi Monsieur, mais je suis septique.
Bødker : Tu l'es tout le temps de toute façon ! On fera avec !
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Zaldora
Les fourberies de Bødker (suite).
(16 juin 2013)
Le vieux Bødker en était fière : il avait réussi à persuader le Haut Commissaire Royal actuel, de dîner avec lui. Le maire comptait jouer le beau parleur (encore une fois) afin de s'attirer les faveurs de celui qui sera régent durant l'absence de la Reine.
Restaurant de Luxe Isabel Ière, Adursted - 21h45.
Bødker : Notre bon vieux Thorval en a fait du chemin depuis la chute de Thomas X ! Pour avoir l'habitude de me rapprocher des couches populaires, je peux vous dire qu'elles pensent exactement la même chose.
S.E Gudmund : En effet, les sondages d'opinions récents le confirment. Cependant, il est important de ne pas s'endormir sur ses lauriers. Contrairement à la Reine, notre popularité fluctue beaucoup, il est par exemple possible d'être tout en haut le lundi et se retrouver plus bas que terre la semaine suivante. Telle est la vie d'un politicien !
Bødker : Je suis tout à fait d'accord avec vous. Au fond, nous ne sommes que de simples serviteurs de la Reine et c'est pourquoi, il est important de rester humble et intègre. Vous disposez de ces qualités par ailleurs.
S.E Gudmund : Merci ! Je fais de mon mieux.
Bødker : Être humble ne veut pas dire se sous-estimer. En un an de mandat, vous avez tenu beaucoup plus de promesse que Thomas X en dix ans. Ce n'est pas un mince exploit ! Je suis dans la politique depuis trente longues années et laissez moi vous dire que vous figurez parmi les meilleurs que le Thorval n'ait jamais eu. Parole d'un vieil homme expérimenté.
S.E Gudmund : Je vous remercie encore une fois ! Néanmoins, le mérite ne doit revenir qu'à moi. Il y a la Reine aussi qui travaille dur, ainsi que l'ensemble du gouvernement.
Bødker : Ah mais tout à fait, je n'en doute pas une seule seconde. Vous êtes vraiment un homme spécial Monsieur Gudmund. Le politicien moyen aurait tirer la couverture à lui tout seul, mais pas vous. J'admire profondément cet état d'esprit.
S.E Gudmund : Je suis certain que vous me ressemblez Monsieur Bødker !
Bødker : C'est vrai ! Si je n'étais pas de la sorte, je ne serais plus maire aujourd'hui. Au faite, comment est ce de travailler avec la Reine ?
S.E Gudmund : Agréable. Sa Majesté a un langage policé et nous traite avec dignité et respect. Il ne semble y avoir aucune once d'arrogance en elle, ce qui est remarquable pour une personne de son statut. Par ailleurs, elle est gentille mais ferme à la fois et dispose d'un mental très solide et de convictions bien ancrées.
Bødker : Très bien, vous confirmez donc l'image que je m'en faisais. Je suis content de ne pas m'être trompé. Vous savez, j'ai soixante-douze ans et mon rêve serait de terminer ma carrière en apothéose.
S.E Gudmund : Que signifie en apothéose pour vous ?
Bødker : Tout simplement, servir la Reine dans son gouvernement. C'est le but de tout homme politique de ce pays et c'est le mien également. Si un jour l'opportunité se présentait, ne doutez pas de moi. Plutôt mourir qu'échouer.
S.E Gudmund : Et bien, j'en prends note. Si un jour la Reine souhaite remanier le gouvernement, je lui parlerais de vous.
Bødker : Merci monsieur ! Il ne faut pas vous sentir obligé !
S.E : Aucun problème, je ne ferais qu'intercéder en votre faveur, après, ça sera à la Reine de prendre une décision !
Bødker : Ce dîner fut très agréable. Pardonnez-moi mais je dois m'absenter. Au plaisir de vous revoir Monsieur le Haut Commissaire !
S.E Gudmund : De même Monsieur Bødker ! Que Dieu vous garde !
Bødker serra la main du Haut Commissaire et s'en alla rejoindre sa voiture qui l'attendait devant l'établissement. A l'intérieur de celle-ci, son adjoint.
Bäckman : Alors ?
Bødker : Au poil, il a tout gobé.
Bäckman : Et maintenant, que comptez-vous faire ?
Bødker : Me reposer, je suis épuisé.
Bäckman : Je voulais dire, concernant vos plans.
Bødker : Ah ! Et bien, nous allons rendre le remaniement inévitable.
Bäckman : De quelle manière ?
Bødker : Tu verras, j'ai beaucoup de repartis.
Bäckman : Ça ne sent pas bon.
Bødker : Tu as finis oui avec ton pessimisme à la noix ? Si tu continues, je t'attache à la voie ferrée !
Bødker frappa dans le plexiglas teintée qui séparait l'arrière de la limousine de l'avant. Le chauffeur la baissa.
Chauffeur : Oui Monsieur ?
Bødker : A la maison et plus vite que ça !
Chauffeur : Bien, Monsieur.
(16 juin 2013)
Le vieux Bødker en était fière : il avait réussi à persuader le Haut Commissaire Royal actuel, de dîner avec lui. Le maire comptait jouer le beau parleur (encore une fois) afin de s'attirer les faveurs de celui qui sera régent durant l'absence de la Reine.
Restaurant de Luxe Isabel Ière, Adursted - 21h45.
Bødker : Notre bon vieux Thorval en a fait du chemin depuis la chute de Thomas X ! Pour avoir l'habitude de me rapprocher des couches populaires, je peux vous dire qu'elles pensent exactement la même chose.
S.E Gudmund : En effet, les sondages d'opinions récents le confirment. Cependant, il est important de ne pas s'endormir sur ses lauriers. Contrairement à la Reine, notre popularité fluctue beaucoup, il est par exemple possible d'être tout en haut le lundi et se retrouver plus bas que terre la semaine suivante. Telle est la vie d'un politicien !
Bødker : Je suis tout à fait d'accord avec vous. Au fond, nous ne sommes que de simples serviteurs de la Reine et c'est pourquoi, il est important de rester humble et intègre. Vous disposez de ces qualités par ailleurs.
S.E Gudmund : Merci ! Je fais de mon mieux.
Bødker : Être humble ne veut pas dire se sous-estimer. En un an de mandat, vous avez tenu beaucoup plus de promesse que Thomas X en dix ans. Ce n'est pas un mince exploit ! Je suis dans la politique depuis trente longues années et laissez moi vous dire que vous figurez parmi les meilleurs que le Thorval n'ait jamais eu. Parole d'un vieil homme expérimenté.
S.E Gudmund : Je vous remercie encore une fois ! Néanmoins, le mérite ne doit revenir qu'à moi. Il y a la Reine aussi qui travaille dur, ainsi que l'ensemble du gouvernement.
Bødker : Ah mais tout à fait, je n'en doute pas une seule seconde. Vous êtes vraiment un homme spécial Monsieur Gudmund. Le politicien moyen aurait tirer la couverture à lui tout seul, mais pas vous. J'admire profondément cet état d'esprit.
S.E Gudmund : Je suis certain que vous me ressemblez Monsieur Bødker !
Bødker : C'est vrai ! Si je n'étais pas de la sorte, je ne serais plus maire aujourd'hui. Au faite, comment est ce de travailler avec la Reine ?
S.E Gudmund : Agréable. Sa Majesté a un langage policé et nous traite avec dignité et respect. Il ne semble y avoir aucune once d'arrogance en elle, ce qui est remarquable pour une personne de son statut. Par ailleurs, elle est gentille mais ferme à la fois et dispose d'un mental très solide et de convictions bien ancrées.
Bødker : Très bien, vous confirmez donc l'image que je m'en faisais. Je suis content de ne pas m'être trompé. Vous savez, j'ai soixante-douze ans et mon rêve serait de terminer ma carrière en apothéose.
S.E Gudmund : Que signifie en apothéose pour vous ?
Bødker : Tout simplement, servir la Reine dans son gouvernement. C'est le but de tout homme politique de ce pays et c'est le mien également. Si un jour l'opportunité se présentait, ne doutez pas de moi. Plutôt mourir qu'échouer.
S.E Gudmund : Et bien, j'en prends note. Si un jour la Reine souhaite remanier le gouvernement, je lui parlerais de vous.
Bødker : Merci monsieur ! Il ne faut pas vous sentir obligé !
S.E : Aucun problème, je ne ferais qu'intercéder en votre faveur, après, ça sera à la Reine de prendre une décision !
Bødker : Ce dîner fut très agréable. Pardonnez-moi mais je dois m'absenter. Au plaisir de vous revoir Monsieur le Haut Commissaire !
S.E Gudmund : De même Monsieur Bødker ! Que Dieu vous garde !
Bødker serra la main du Haut Commissaire et s'en alla rejoindre sa voiture qui l'attendait devant l'établissement. A l'intérieur de celle-ci, son adjoint.
Bäckman : Alors ?
Bødker : Au poil, il a tout gobé.
Bäckman : Et maintenant, que comptez-vous faire ?
Bødker : Me reposer, je suis épuisé.
Bäckman : Je voulais dire, concernant vos plans.
Bødker : Ah ! Et bien, nous allons rendre le remaniement inévitable.
Bäckman : De quelle manière ?
Bødker : Tu verras, j'ai beaucoup de repartis.
Bäckman : Ça ne sent pas bon.
Bødker : Tu as finis oui avec ton pessimisme à la noix ? Si tu continues, je t'attache à la voie ferrée !
Bødker frappa dans le plexiglas teintée qui séparait l'arrière de la limousine de l'avant. Le chauffeur la baissa.
Chauffeur : Oui Monsieur ?
Bødker : A la maison et plus vite que ça !
Chauffeur : Bien, Monsieur.
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Zaldora
Les fourberies de Bødker (suite).
(30 juin 2013)
La veille à 18h30 dans la résidence principale de Bødker. Ce dernier parlait au téléphone.
Bødker : Fætter, c'est toi ?
Fætter : Oui.
Bødker : As-tu le feu d'artifice roulant avec toi ?
Fætter : Oui et comme convenu, j'en ferais cadeau au père de ma bien-aimée demain.
Bødker : Et le costume ?
Fætter : Idem.
Bødker : Je compte sur toi pour ne pas gâcher la fête. Adieu.
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Le lendemain.
Fætter se situait dans sa voiture et était garé à l'angle de la rue Toussaint. Si les informations de Bødker se révélaient exactes, alors le convoi transportant Son Excellence Arthur Tosen, le Commissaire Royal à la Sécurité Intérieure, devait se montrer d'un moment à l'autre. Le voilà qui arrive dans l'autre sens, sur la voie de gauche. Fætter mis en marche le moteur et s'engagea dans la rue. Sa cible était à environ cent mètres, il en profita pour remettre en place l'uniforme de l'Ordre du Serpent qu'il portait avant de mettre pieds au plancher. Désormais, Fætter ne fixait plus que le convoi qui n'était plus qu'à une trentaine de mètres.
Fætter : Pardon, mais ce sont les ordres.
Aussitôt, il donna un violent coup de volant et s'engagea à contre sens. Surpris par la manœuvre, les policiers escortant la voiture du Commissaire paniquèrent et n'eurent pas le temps de réagir. Tout était allé trop vite. Dans un choc ultraviolent, l'automobile de Fætter, roulant au GPL, percuta celle du Commissaire et explosa. Il ne restait plus rien, Fætter était mort, tout comme les forces de l'ordre ainsi que Arthur Tosen.
(30 juin 2013)
La veille à 18h30 dans la résidence principale de Bødker. Ce dernier parlait au téléphone.
Bødker : Fætter, c'est toi ?
Fætter : Oui.
Bødker : As-tu le feu d'artifice roulant avec toi ?
Fætter : Oui et comme convenu, j'en ferais cadeau au père de ma bien-aimée demain.
Bødker : Et le costume ?
Fætter : Idem.
Bødker : Je compte sur toi pour ne pas gâcher la fête. Adieu.
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Le lendemain.
Fætter se situait dans sa voiture et était garé à l'angle de la rue Toussaint. Si les informations de Bødker se révélaient exactes, alors le convoi transportant Son Excellence Arthur Tosen, le Commissaire Royal à la Sécurité Intérieure, devait se montrer d'un moment à l'autre. Le voilà qui arrive dans l'autre sens, sur la voie de gauche. Fætter mis en marche le moteur et s'engagea dans la rue. Sa cible était à environ cent mètres, il en profita pour remettre en place l'uniforme de l'Ordre du Serpent qu'il portait avant de mettre pieds au plancher. Désormais, Fætter ne fixait plus que le convoi qui n'était plus qu'à une trentaine de mètres.
Fætter : Pardon, mais ce sont les ordres.
Aussitôt, il donna un violent coup de volant et s'engagea à contre sens. Surpris par la manœuvre, les policiers escortant la voiture du Commissaire paniquèrent et n'eurent pas le temps de réagir. Tout était allé trop vite. Dans un choc ultraviolent, l'automobile de Fætter, roulant au GPL, percuta celle du Commissaire et explosa. Il ne restait plus rien, Fætter était mort, tout comme les forces de l'ordre ainsi que Arthur Tosen.
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Zaldora
Les fourberies de Bødker (suite).
(5 juillet 2013)
Philipp Bødker se trouvait dans un état d'extase. L'assassinat d'un Commissaire fut son plus gros fait d'arme et il en était très fière. Bäckman, son assistant, lui, restait dubitatif.
Résidence principale de Bødker, Tversted - 18h10.
Bødker : C'est le coup du siècle ! Tout le monde pleure et moi je jubile !
Bäckman : Oui.
Bødker : Qu'est-ce-qu'il y a encore ? Tu vas pas recommencer avec ton pessimisme de bouseux ?
Bødker : Non, c'est juste qu'il n'a JAMAIS été question de tuer un homme. Vous savez ce qu'on risque ?
Bødker : Oh fait pas ta chochotte. Le monde est cruel et pour réussir, il faut être un requin ! Au diables les sentiments !
Bäckman : Compris chef. Cependant, comment pouvez-vous être certain que vous serez choisis pour remplacer Tosen ?
Bødker : Grâce au haut commissaire ! Je l'ais embobiné, il est encore plus naïf qu'un enfant.
Bäckman : Certes, mais il ne fait que proposer et conseiller, c'est la Reine qui choisit.
Bødker : Et alors, je l'ai également dans la poche.
Bäckman : Vous lui avez parlé juste après son sacre, soit il y a plus d'un an. Ne pensez-vous pas qu'elle ait put gagner en expérience depuis ?
Bødker tomba dans un fou rire incontrôlable en se tapant les hanches.
Bødker : Ce que t'es divertissant mon vieux Bäckman ! Plus sérieusement, tu devrais voir un médecin parce que tu perds vraiment en lucidité. Durant ma carrière, personne ne m'a jamais résisté, même les plus durs à cuire se sont couchés devant moi ! Ce n'est pas une bonne femme qui réussira à me barrer la route !
Bäckman : Soit. Imaginons que vous réussissiez à entrer au gouvernement et ensuite à renverser la monarchie, pensez-vous vraiment que la Garde Royale et l'appareil sécuritaire en général vous obéira ?
Bødker : Je serais leur nouveau chef, ils seront obligé. Sinon, je pourrais toujours purger leur rang.
Bäckman : Vous avez toujours des solutions à tous. Cependant, n'oubliez pas que la Reine est très populaire auprès de ses Sujets et que ces derniers risquent de ne pas vous accepter en tant que Chef d'État.
Bødker : Le Roi précédent a tenu treize ans. Si ce débile a put rester si longtemps, alors moi je peux tenir facilement une vingtaine d'années, voir le double si Dieu m'offre la vie. Et puis, tu m'emmerdes avec tes questions ! File ! MAAAAAARTAAAAA ! Fais moi couler un bain et n'oublies pas la bouteille de cognac qui va avec !
Marta : Oui Monsieur.
Bødker se leva et s'en alla vers sa chambre pour se déshabiller. Malgré l'ordre de son supérieur, Bäckman n'avait pas bougé : il était assis sur le sofa et finissait son verre. Tout à coup, la servante entra dans la pièce.
Marta : Vous n'êtes pas encore parti ?
Bäckman : Non, je terminais mon verre. Et vous, n'êtes pas censé préparer le bain de Philipp ?
Marta : C'est fait.
Bäckman : Ah très bien. Je peux vous demander quelque chose ?
Marta : Oui.
Bäckman : Depuis combien de temps travaillez-vous ici ?
Marta : Cela fait environ trois ans maintenant. Pourquoi ?
Bäckman : Avez-vous vu comment il vous traite ? Marta, pourquoi ne pas partir ?
Marta : Monsieur est dur mais il me donne le gîte et le couvert. Je n'ai nulle part ou aller.
Bäckman : Pourquoi ne pas tenter de vous faire embaucher au Palais Royal ? Votre situation serait bien meilleure et vous avez les capacités requises, croyez-moi.
Marta : Je ne sais pas vraiment...
Bäckman : Je vous dis ça parce que votre maitre est entrain de perdre la tête. Tout lui a réussi durant sa vie, si bien qu'il se croit invincible. La chute risque d'être terrible.
Marta : De quoi parlez-vous ?
Bäckman : Oh, de rien du tout. Vous ne devez pas savoir. En tous cas, éloignez-vous au plus vite de lui avant qu'il ne soit trop tard. Je compte faire pareil et croyez-moi, c'est la meilleure des choses à faire.
Bäckman salua la jeune servante et s'en alla.
(5 juillet 2013)
Philipp Bødker se trouvait dans un état d'extase. L'assassinat d'un Commissaire fut son plus gros fait d'arme et il en était très fière. Bäckman, son assistant, lui, restait dubitatif.
Résidence principale de Bødker, Tversted - 18h10.
Bødker : C'est le coup du siècle ! Tout le monde pleure et moi je jubile !
Bäckman : Oui.
Bødker : Qu'est-ce-qu'il y a encore ? Tu vas pas recommencer avec ton pessimisme de bouseux ?
Bødker : Non, c'est juste qu'il n'a JAMAIS été question de tuer un homme. Vous savez ce qu'on risque ?
Bødker : Oh fait pas ta chochotte. Le monde est cruel et pour réussir, il faut être un requin ! Au diables les sentiments !
Bäckman : Compris chef. Cependant, comment pouvez-vous être certain que vous serez choisis pour remplacer Tosen ?
Bødker : Grâce au haut commissaire ! Je l'ais embobiné, il est encore plus naïf qu'un enfant.
Bäckman : Certes, mais il ne fait que proposer et conseiller, c'est la Reine qui choisit.
Bødker : Et alors, je l'ai également dans la poche.
Bäckman : Vous lui avez parlé juste après son sacre, soit il y a plus d'un an. Ne pensez-vous pas qu'elle ait put gagner en expérience depuis ?
Bødker tomba dans un fou rire incontrôlable en se tapant les hanches.
Bødker : Ce que t'es divertissant mon vieux Bäckman ! Plus sérieusement, tu devrais voir un médecin parce que tu perds vraiment en lucidité. Durant ma carrière, personne ne m'a jamais résisté, même les plus durs à cuire se sont couchés devant moi ! Ce n'est pas une bonne femme qui réussira à me barrer la route !
Bäckman : Soit. Imaginons que vous réussissiez à entrer au gouvernement et ensuite à renverser la monarchie, pensez-vous vraiment que la Garde Royale et l'appareil sécuritaire en général vous obéira ?
Bødker : Je serais leur nouveau chef, ils seront obligé. Sinon, je pourrais toujours purger leur rang.
Bäckman : Vous avez toujours des solutions à tous. Cependant, n'oubliez pas que la Reine est très populaire auprès de ses Sujets et que ces derniers risquent de ne pas vous accepter en tant que Chef d'État.
Bødker : Le Roi précédent a tenu treize ans. Si ce débile a put rester si longtemps, alors moi je peux tenir facilement une vingtaine d'années, voir le double si Dieu m'offre la vie. Et puis, tu m'emmerdes avec tes questions ! File ! MAAAAAARTAAAAA ! Fais moi couler un bain et n'oublies pas la bouteille de cognac qui va avec !
Marta : Oui Monsieur.
Bødker se leva et s'en alla vers sa chambre pour se déshabiller. Malgré l'ordre de son supérieur, Bäckman n'avait pas bougé : il était assis sur le sofa et finissait son verre. Tout à coup, la servante entra dans la pièce.
Marta : Vous n'êtes pas encore parti ?
Bäckman : Non, je terminais mon verre. Et vous, n'êtes pas censé préparer le bain de Philipp ?
Marta : C'est fait.
Bäckman : Ah très bien. Je peux vous demander quelque chose ?
Marta : Oui.
Bäckman : Depuis combien de temps travaillez-vous ici ?
Marta : Cela fait environ trois ans maintenant. Pourquoi ?
Bäckman : Avez-vous vu comment il vous traite ? Marta, pourquoi ne pas partir ?
Marta : Monsieur est dur mais il me donne le gîte et le couvert. Je n'ai nulle part ou aller.
Bäckman : Pourquoi ne pas tenter de vous faire embaucher au Palais Royal ? Votre situation serait bien meilleure et vous avez les capacités requises, croyez-moi.
Marta : Je ne sais pas vraiment...
Bäckman : Je vous dis ça parce que votre maitre est entrain de perdre la tête. Tout lui a réussi durant sa vie, si bien qu'il se croit invincible. La chute risque d'être terrible.
Marta : De quoi parlez-vous ?
Bäckman : Oh, de rien du tout. Vous ne devez pas savoir. En tous cas, éloignez-vous au plus vite de lui avant qu'il ne soit trop tard. Je compte faire pareil et croyez-moi, c'est la meilleure des choses à faire.
Bäckman salua la jeune servante et s'en alla.
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Zaldora
Popularité de la Reine Annabelle II, parmi les sujets du Royaume
(6 juillet 2013)
Clergé : 99,9% ▲
Noblesse : 97,9% ►
Aristocratie : 92,3% ►
Haute-Bourgeoisie : 72,7% ▲
Classe intermédiaire supérieure : 58,9% ▼
Classe intermédiaire inférieure : 60,5% ▼
Pauvres : 75,2% ▲
Très Pauvres : 72,0% ▲
POPULARITÉ GLOBALE : 78,6%
(6 juillet 2013)
Clergé : 99,9% ▲
Noblesse : 97,9% ►
Aristocratie : 92,3% ►
Haute-Bourgeoisie : 72,7% ▲
Classe intermédiaire supérieure : 58,9% ▼
Classe intermédiaire inférieure : 60,5% ▼
Pauvres : 75,2% ▲
Très Pauvres : 72,0% ▲
POPULARITÉ GLOBALE : 78,6%
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Zaldora
Les fourberies de Bødker (suite).
(13 juillet 2013)
Mairie de Tversted - 16h05
Bødker se trouvait dans son bureau et remplissait de la paperasse. Soudain, son téléphone sonna.
Bødker : Qu'est-ce-que c'est ?
Secrétaire : Votre adjoint souhaite vous parler Monsieur. Puis-je le laisser entrer ?
Bødker : Oui.
La porte s'ouvrit, laissant apparaitre Bäckman qui affichait une mine crispée.
Bødker : Bäckman, entre mon ami. Fais comme chez toi.
Bäckman : Merci Monsieur.
Bødker : Pourquoi fais-tu cette tête ? Encore ton foutu pessimisme ?
Bäckman : C'est-à-dire que... avez-vous écouté les informations ?
Bødker : Non, pourquoi ?
Bäckman : La Reine a choisit quelqu'un d'autre. Elle vous a ignoré.
Le visage du maire se liquéfia. Il laissa tomber sa tête sur le bureau, avant de la relever et montrer un visage déformé par la colère.
Bødker : Comment as-t-elle osé ? Comment as-t-elle OSÉ faire cela à moi, Philipp Bødker ? Je suis fou de RAGE ! Mais attention, peut-être a-t-elle remporté une bataille, mais pas la guerre. Je n'ai pas dis mon dernier mot. Pour le moment, retournons dans l'ombre et soyons patients, je peux te certifier que mon prochain coup lui sera fatal.
Bäckman : Je vous avais dis que cela ne serait pas si simple.
Bødker : Ferme là ! FERME LA ! Tu sais, je commence à douter de ta loyauté. Es-tu avec ou contre moi à la fin ?
Bäckman : Avec vous bien sûr, c'est juste que...
Bødker : Il n'y a rien d'autre à ajouter, on fait ce que j'ai dis.
Bäckman : Monsieur...
Le maire ne laissa pas son adjoint terminé, il attrapa aussitôt son téléphone.
Secrétaire : Oui, Monsieur ?
Bødker : Faites annuler tout mes rendez-vous. Je serais absent jusqu'au 15 juillet.
Secrétaire : Bien, Monsieur.
Bäckman : Qu'allez-vous faire ?
Bødker : Prendre du recul, j'ai besoin de repos. Maintenant sort, je t'appelle si j'ai besoin de toi.
---------------------------------------------------------------------------------------------
Le lendemain à l'hôpital royal saint paul de Tversted. La réforme du système de soin était en cours, d'où une certaine désorganisation. Malgré tout, les soins pratiqués étaient garantis et de bonne factures. Bødker avait été admis d'urgence dans la nuit. Sa vie n'était plus en danger, il s'était réveillé. Bäckman se trouvait à son chevet.
Bødker : Que s'est-il-passé ?
Bäckman : Vous avez fait un coma éthylique. J'ai bien fais de passer vous voir, sinon vous seriez mort.
Bødker : Oh, c'est pas le premier et ça sera ne surement pas le dernier.
Bäckman : C'est une blague ? Allo, vous aviez 4,5 grammes d'alcool par litre de sang et êtes passé à deux doigt de la mort !
Bødker : Je suis toujours en vie non ? Donc, ça va ! A propos, personne ne sait, n'est-ce-pas ?
Bäckman : Bien sûr, je me suis occupé de tous. Officiellement, vous avez été admis pour une chute dans les escaliers. Tout le personnel de l'hopital est dans le secret.
Bødker : Parfait ! Part maintenant, va me remplacer à la mairie.
Bäckman : Ne voulez-vous pas que je prévienne certains membres de votre famille ?
Bødker : Cela fait des années que je ne leur parle plus, tu sais bien.
Bäckman : D'accord, rétablissez-vous bien Monsieur.
Bødker : Ouais.
Bäckman sortit de la chambre en soupirant et en secouant la tête. Décidément son supérieur était indécrottable. Au lieu de s'améliorer suite à ce choc, le voilà encore pire qu'auparavant. Plus le temps passait, plus Bäckman pensait à fuir avant que la folie de Bødker ne lui attire de trop gros ennuis. Mais il n'osait pas le trahir car les conséquences seraient terribles.
(13 juillet 2013)
Mairie de Tversted - 16h05
Bødker se trouvait dans son bureau et remplissait de la paperasse. Soudain, son téléphone sonna.
Bødker : Qu'est-ce-que c'est ?
Secrétaire : Votre adjoint souhaite vous parler Monsieur. Puis-je le laisser entrer ?
Bødker : Oui.
La porte s'ouvrit, laissant apparaitre Bäckman qui affichait une mine crispée.
Bødker : Bäckman, entre mon ami. Fais comme chez toi.
Bäckman : Merci Monsieur.
Bødker : Pourquoi fais-tu cette tête ? Encore ton foutu pessimisme ?
Bäckman : C'est-à-dire que... avez-vous écouté les informations ?
Bødker : Non, pourquoi ?
Bäckman : La Reine a choisit quelqu'un d'autre. Elle vous a ignoré.
Le visage du maire se liquéfia. Il laissa tomber sa tête sur le bureau, avant de la relever et montrer un visage déformé par la colère.
Bødker : Comment as-t-elle osé ? Comment as-t-elle OSÉ faire cela à moi, Philipp Bødker ? Je suis fou de RAGE ! Mais attention, peut-être a-t-elle remporté une bataille, mais pas la guerre. Je n'ai pas dis mon dernier mot. Pour le moment, retournons dans l'ombre et soyons patients, je peux te certifier que mon prochain coup lui sera fatal.
Bäckman : Je vous avais dis que cela ne serait pas si simple.
Bødker : Ferme là ! FERME LA ! Tu sais, je commence à douter de ta loyauté. Es-tu avec ou contre moi à la fin ?
Bäckman : Avec vous bien sûr, c'est juste que...
Bødker : Il n'y a rien d'autre à ajouter, on fait ce que j'ai dis.
Bäckman : Monsieur...
Le maire ne laissa pas son adjoint terminé, il attrapa aussitôt son téléphone.
Secrétaire : Oui, Monsieur ?
Bødker : Faites annuler tout mes rendez-vous. Je serais absent jusqu'au 15 juillet.
Secrétaire : Bien, Monsieur.
Bäckman : Qu'allez-vous faire ?
Bødker : Prendre du recul, j'ai besoin de repos. Maintenant sort, je t'appelle si j'ai besoin de toi.
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Le lendemain à l'hôpital royal saint paul de Tversted. La réforme du système de soin était en cours, d'où une certaine désorganisation. Malgré tout, les soins pratiqués étaient garantis et de bonne factures. Bødker avait été admis d'urgence dans la nuit. Sa vie n'était plus en danger, il s'était réveillé. Bäckman se trouvait à son chevet.
Bødker : Que s'est-il-passé ?
Bäckman : Vous avez fait un coma éthylique. J'ai bien fais de passer vous voir, sinon vous seriez mort.
Bødker : Oh, c'est pas le premier et ça sera ne surement pas le dernier.
Bäckman : C'est une blague ? Allo, vous aviez 4,5 grammes d'alcool par litre de sang et êtes passé à deux doigt de la mort !
Bødker : Je suis toujours en vie non ? Donc, ça va ! A propos, personne ne sait, n'est-ce-pas ?
Bäckman : Bien sûr, je me suis occupé de tous. Officiellement, vous avez été admis pour une chute dans les escaliers. Tout le personnel de l'hopital est dans le secret.
Bødker : Parfait ! Part maintenant, va me remplacer à la mairie.
Bäckman : Ne voulez-vous pas que je prévienne certains membres de votre famille ?
Bødker : Cela fait des années que je ne leur parle plus, tu sais bien.
Bäckman : D'accord, rétablissez-vous bien Monsieur.
Bødker : Ouais.
Bäckman sortit de la chambre en soupirant et en secouant la tête. Décidément son supérieur était indécrottable. Au lieu de s'améliorer suite à ce choc, le voilà encore pire qu'auparavant. Plus le temps passait, plus Bäckman pensait à fuir avant que la folie de Bødker ne lui attire de trop gros ennuis. Mais il n'osait pas le trahir car les conséquences seraient terribles.