Ministère de la Culture et de l'Education

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Ramiro de Maeztu

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<center>Projet officiel du Royaume Canoviste de Numancia au Grand Concours d'Architecture organisé par le Ministère de la Culture du Grand-Duché de Savoia - Proyecto oficial del Reino Canovista de Numancia para el Gran Concurso de Arquitectura organizado por el Ministerio de Cultura del Gran Ducado de Saboya</center>



<center>Photographies :
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/48/7/e/b/h2-1c217cb.jpg.htm][img]http://img48.xooimage.com/files/7/7/0/h2-1c217cc.jpg[/img][/url]
Vue extérieure - Maquette

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/47/e/d/d/canopee-credits-studiosez11-1c218a7.jpg.htm][img]http://img47.xooimage.com/files/3/4/5/canopee-credits-studiosez11-1c218a8.jpg[/img][/url]
Vue intérieure - Projection virtuelle


Descriptif du projet : Il s'agit de l'édification d'un immense musée ultramoderne, symbole de la permanence de l'unité millénaire et de la foi savoisiennes à travers les âges et dans l'époque moderne, dont le toi reproduit les douces ondulations des vallées des montagnes alpines.
Ce musée pourra être modulable et accueillir, selon les époques, des œuvres d'art (peintures, sculptures, installations); des collections entières de squelettes, mannequins, objets... en tant que muséum d'histoire naturelle; des expositions diverses (matériel militaire, par exemple).
Budget : 70 millions d'euros
Nom du projet : La Canopée
Nom de l'architecte : Enrique Somoza
Quelques exemples de réalisations de cet architecte : la réhabilitation des anciens pavillons de l'exposition universelle de Nicolasol, la cathédrale Notre-Dame des Miracles d'Hispalis
Ramiro de Maeztu

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Les nouveautés culturelles du Royaume de Numancia - Las novedades culturales del Reino de Numancia


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Plusieurs publications importantes ont eu lieu ces derniers jours, mais si vous ne deviez en retenir que quelques-unes, voici ce qui nous a semblé incontournable :
- En la Corte del Califa - Tomo Cuarto: Vuelta al Estrecho (A la Cour califale - Quatrième tome : Retour au Détroit), de Enrique Garrido, aux éditions Alianza: avant-dernier volume de cette vaste fresque historique sur l'invasion et l'occupation maure au Numancia, de 711 à 1492, il relate cette fois-ci la grande Bataille du Détroit de Tarik, entre Hispalis et le Peñón de Tarik, qui vise pour les chrétiens au contrôle de ce passage commercial stratégique.
- Queipo de Llano - Un general al servicio de la patria (Queipo de Llano - Un général au service de la patrie), d'Octavio Ruiz, aux éditions Alianza: vaste biographie (près de 800 pages !) officielle de Roberto Marcos Queipo de Llano, plus vieux général en poste dans le pays de 1976 à 1998, mort il y a quelques semaines. Un beau retour sur le parcours exemplaire de cet homme qui a toujours servi l'intérêt du Numancia, au-delà des régimes fluctuants et du fracas du monde politique.
Ramiro de Maeztu

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Dans le cadre des différents plans culturels proposés par le gouvernement et approuvés par Sa Majesté Sérénissime, chaque semaine, un extrait d'une œuvre magistrale de la littérature numancienne sera envoyée par le Ministère de la Culture et de l'Éducation à tous les ménages qui en feront la demande. Cet extrait, en castillan puis en traduction française, pourra être un fragment de poème, d'œuvre dramatique ou narrative, d'essai..., et aura été validé par la Reine Isabel Ière.
Il s'agit de promouvoir, face à l'expansion des langues anglo-saxonnes, le génie et la richesse de la culture et des lettres nationales.

Cette semaine, il s'agit d'un extrait du roman autobiographique contemporain Ventanas de Hellington (Fenêtres d'Hellington), qui relate un long séjour de six ans de son auteur, Antonio Muñoz Ortiz, à Hellington, capitale des États-Unis de Pelabssa. Le narrateur y explique son parcours et ses impressions dans cette ville ultramoderne, sans histoire, qui le surprend et le déroute. Nous avons choisi de vous dévoiler le début du deuxième chapitre, l'un des plus représentatifs de cet étonnement et ce désarroi face à cette cité futuriste.
Voici l'extrait concerné en castillan, puis sa traduction française :


"Me perdía entonces por la ciudad tan completamente como no he vuelto después a perderme, ni en ella ni en ninguna otra, sin distinguir los puntos cardenales y sin la menor idea de lo que podía encontrarme al doblar una esquina, con esa ebriedad hecha a medias de asombro desmedido y cansancio, del impacto causado por la escala de las distancias, las alturas, los puentes, las multitudes, los ríos. Echaba a andar con las manos en los bolsillos y me dejaba llevar en una línea quebrada de itinerarios azarosos, rápidamente extraviado en la cuadrícula abstracta de la ciudad, mareado por lo monotonía de las distancias entre una calle y otra, por la gradación ascendente o descendente de números que no sabía hacia dónde me estaban conduciendo. Avanzaba o me detenía obedeciendo las órdenes secas y alternas de los semáforos, hipnotizado por su repetición, WALK, DON’T WALK, WALK, DON’T WALK, tanto como por el ritmo de metrónomo que acababan adoptando los pasos para adaptarse a ellas. Me perdía bajo las bóvedas altísimas y por los vestíbulos de mármoles resonantes de Grand Central Station, arrastrado como una hoja en un río por las corrientes y torbellinos de multitudes que venían en la hora punta de todas direcciones, ocupando pasillos y derramándose escaleras abajo hacia los andenes con el tumultuoso poderío de una inundación."



"Je me perdais alors complètement dans la ville comme je ne me suis jamais reperdu depuis, ni dans cette ville ni dans aucune autre, sans distinguer les points cardinaux et sans la moindre idée de ce que je pouvais trouver en tournant au coin de la rue, avec cette ivresse faite à moitié d’étonnement démesuré et de fatigue, de l’impact causé par l’échelle des distances, les hauteurs, les ponts, les foules, les fleuves. Je me mettais à marcher les mains dans les poches et me laissais porter en une ligne brisée d’itinéraires hasardeux, rapidement perdu dans le quadrillage abstrait de la ville, étourdi par la monotonie des distances entre une rue et une autre, par la gradation ascendante ou descendante des numéros dont je ne savais vers où ils me conduisaient. J’avançais ou m’arrêtais, obéissant aux ordres secs et alternatifs des feux rouges, hypnotisé par leur répétition, WALK, DON’T WALK, WALK, DON’T WALK, de même que le rythme de métronome que finissaient par adopter les allures pour s’y adapter. Je me perdais sous les très hautes voûtes et dans les vestibules de marbre résonants de la Grand Central Station, charrié comme une feuille sur un fleuve par les courants et les tourbillons de foules qui venaient à l’heure de pointe de toutes les directions, occupant des couloirs et se répandant vers le bas des escaliers, vers les quais, avec la puissance tumultueuse d’une inondation."
Ramiro de Maeztu

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Hier soir se tenait à Amach-Picha Ak, capitale du Ranekika, le concours de Miss Monde 2012, retransmis en direct dans toute l'Alméra par TV Numancia.

Malheureusement, Miss Numancia 2011, Penélope Corona, n'a même pas dépassé les phases qualificatives, à l'instar de Miss Thorval 2011 ou de Miss Savoia 2011, ne décrochant pas même la place de quatrième dauphine de la nouvelle reine de beauté internationale.

Après deux heures d'un très beau spectacle, fait de défilés, de danses et de tenues variées, les cinq finalistes ont été révélées dans un suspens insoutenable.
La quatrième dauphine, avec environ vingt points, est Miss Makengo 2011, Ana Kobone.
La troisième dauphine, avec un peu moins de vingt-deux points, est Miss Quantar 2011, Léa Füller.
La deuxième dauphine, avec vingt-deux points, est Miss Rostovie 2011, Helena Belgorieva. Elle gagne un stylographe et des produits cosmétiques.
La première dauphine, avec vingt-quatre points, est Miss Lochlann 2011, Holda Ivarson. Elle gagne cinquante mille euros et un an de produits cosmétiques.
Miss Monde 2012 est donc la cinquième et dernière finaliste, représentante de la première puissance mondiale, à savoir Miss Pelabssa 2012, Kimberley Gift, qui reçoit, outre son titre de reine de beauté de l'année, le titre d'ambassadrice de la paix, un chèque de cent mille euros, un an de produits cosmétiques et une voiture.


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/47/e/1/8/156138pelabssa-1cccd9f.jpg.htm][img]http://img47.xooimage.com/files/e/1/8/156138pelabssa-1cccd9f.jpg[/img][/url]</center>


Le concours de Miss Monde 2013 aura donc lieu l'année prochaine à Hellington, aux États-Unis de Pelabssa. Espérons donc que la Miss Numancia 2012 y ait plus de succès !

A notre micro, Penélope Corona, émue par le concours et bien entendu déçue par son échec avant la phase finale, se confiait hier soir, expliquant que malgré sa défaite, elle gardait "un excellent souvenir de ce concours" et qu'elle poursuivait sa "carrière cinématographique", où elle avait "bon espoir de continuer à briller".

A titre informatif, les recettes publicitaires de TV Numancia suite à la diffusion de ce concours sur tout le continent alméran lui ont rapporté près de trois cent millions d'euros, soit cent cinquante fois ce que le groupe avait dépensé pour en acquérir les droits de diffusion auprès du Comité Miss Monde.
Ramiro de Maeztu

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Le Museo de la Meseta d'Hispalis, plus grande pinacothèque du pays, organise depuis le 1er avril diverses expositions temporaires, dont plusieurs en rapport avec des pays du monde dont les musées sont en partenariat avec le Ministère de la Culture et de l'Éducation.

Outre l'exposition "Christ noir, Christ du Zanyane" sur l'art dogabais et "Ciudad del Vacío : les trésors de Cubalivie", une exposition temporaire "Or du Vicaskaran, or des Dieux" se tient actuellement dans le bâtiment des Jerónimos.
Relatant la conquête d'une grande partie du continent par le Numancia et des objets en métaux et pierres précieuses rapportés par les conquistadores, cette exposition a déjà été saluée par La Concordia, sous la plume de Jorge de Legazpi, comme "l'une des plus belles expositions de statuettes, masques et autres colliers ou fibules que l'on ait jamais réalisé en Alméra". Voici quelques-unes des œuvres gracieusement prêtées par les services culturels de Pagalie et Cauto :

<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/43/4/f/2/chimu-1cd69f6.jpg.htm][img]http://img43.xooimage.com/files/d/4/d/chimu-1cd69f7.jpg[/img][/url]

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[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/28/9/b/a/pulp0-1-1cd6a20.jpg.htm][img]http://img28.xooimage.com/files/b/5/b/pulp0-1-1cd6a21.jpg[/img][/url]</center>
Ramiro de Maeztu

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<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/47/c/7/1/the-egg-350889-1cda6f6.jpg.htm][img]http://img47.xooimage.com/files/6/f/9/the-egg-350889-1cda6f7.jpg[/img][/url]</center>


Les résultats du grand concours d'architecture international lancé par le Grand Duché du Savoia viennent de tomber, et c'est le projet de l'architecte du Royaume du Sionving, Hu Than Min, baptisé EggSavoia et d'un coût total de cent cinquante millions d'euros, qui a été choisi par le Grand Duc Nicolas Ier.

La Canopée, projet de l'architecte numancien Enrique Somoza, d'un coût total de soixante-dix millions d'euros, n'a donc malheureusement pas été retenu par les autorités savoisiennes.

Interviewé à notre micro, Don Enrique s'est confié à cœur ouvert :

"Je suis bien entendu déçu que cette maquette, que j'aurai soutenue jusqu'au bout, n'ait finalement pas remporté ce concours. Néanmoins, j'ai connu d'autres frustrations dans ma vie en tant qu'architecte et la suite de ma carrière ne dépendra pas de la décision d'un chef d'État ou d'un autre.
Sa Majesté Sérénissime s'est déjà dite très intéressée par la Canopée et m'a envoyé une lettre aujourd'hui même pour me féliciter malgré mon insuccès et me proposer de financer ce centre d'exposition. Le maire de Nicolasol, Don Facundo Úbeda, a lui aussi promis de financer la moitié des soixante-dix millions d'euros nécessaire à la construction de ce bâtiment à la fois futuriste et harmonieux, qui devrait, je pense, particulièrement bien s'accorder avec le paysage de la capitale de Península del Ponente. Vous voyez, certains savent apprécier ce projet à sa juste valeur et cela prouve que je vaux finalement quelque chose en tant qu'architecte et dessinateur industriel !"

Affaire à suivre donc...
Ramiro de Maeztu

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Dans le cadre des différents plans culturels proposés par le gouvernement et approuvés par Sa Majesté Sérénissime, chaque semaine, un extrait d'une œuvre magistrale de la littérature numancienne sera envoyée par le Ministère de la Culture et de l'Éducation à tous les ménages qui en feront la demande. Cet extrait, en castillan puis en traduction française, pourra être un fragment de poème, d'œuvre dramatique ou narrative, d'essai..., et aura été validé par la Reine Isabel Ière.
Il s'agit de promouvoir, face à l'expansion des langues anglo-saxonnes, le génie et la richesse de la culture et des lettres nationales.

Cette semaine, il s'agit d'un extrait de l'autobiographie romancée de Gabriel Martínez Zapatero, Vivir para contarla (Vivre pour la raconter). Plusieurs fois récompensé pour une œuvre dense, fournie, riche, cet auteur a signé en 2003, deux ans avant sa disparition, un magnifique condensé de sa vie, contenant notamment de nombreuses analepses sur son enfance et son adolescence à Barranquilla, bourg des Islas Comodoras, dans la comarque d'Isla del Perejil. Il y relate également la naissance de ses aspirations littéraires, ses premières amours et y développe ses convictions politiques, très proches du communisme rostov.
Le passage choisi ici narre l'arrivée du jeune Gabriel à Hispalis, en 1954, alors qu'une ambiance pesante accable la ville et que tous ne parlent que de calamités et de décadence.
Voici l'extrait concerné en castillan, puis sa traduction française :


"Hispalis era entonces una ciudad remota y lúgubre donde estaba cayendo una llovizna insomne desde principios del siglo XVI. Me llamó la atención que había en la calle demasiados hombres deprisa, vestidos como yo desde mi llegada, de paño negro y sombreros duros. En cambio, no se veía ni una mujer de consolación, cuya entrada estaba prohibida en los cafés sombríos del centro comercial, como la de sacerdotes con sotana y militares uniformados. En los tranvías y orinales públicos, había un letrero triste: “Si no le temes a Dios, témele a la sífilis”.
Me impresionaron los percherones gigantescos que tiraban de los carros de cerveza, las chispas de pirotecnia de los tranvías al doblar las esquinas y los estorbos del tránsito para dar paso a los entierros de a pie bajo la lluvia. Eran los más lúgubres, con carrozas de lujo y caballos engringolados de terciopelo y morriones de plumones negros, con cadáveres de buenas familias que se comportaban como los inventores de la muerte. En el atrio de la iglesia de las Nieves, vi desde el taxi la primera mujer en las calles, esbelta y sigilosa, y con tanta prestancia como una reina de luto, pero me quedé para siempre con la mitad de la ilusión, porque llevaba la cara cubierta con un velo infranqueable.
Fue un derrumbe moral. La casa donde pasé la noche era grande y confortable, pero me pareció fantasmal por su jardín sombrío de rosas oscuras y un frío que trituraba los huesos. Era de la familia Torres Gamboa, parientes de mi padre y conocidos míos, pero los veía como extraños en la cena arropados con mantas de dormir. Mi mayor impresión fue cuando me deslicé bajo las sábanas y lancé un grito de horror, porque las sentí empapadas de un líquido helado. Me explicaron que así era la primera vez y que poco a poco me iría acostumbrando a las rarezas del clima. Lloré largas horas en silencio antes de lograr un sueño infeliz."



"Hispalis était alors une ville lointaine et lugubre où tombait une bruine insomniaque depuis le début du XVIème siècle. Je fus frappé de voir qu’il y avait dans la rue bien trop d’hommes pressés, vêtus comme moi depuis mon arrivée, de tissu noir et de chapeaux rigides. En revanche, on ne voyait pas une seule fille de joie, dont l’entrée dans les cafés sombres du centre commercial était interdite, comme celle des prêtres en soutane et des militaires en uniforme. Dans les tramways et les vespasiennes, il y avait triste écriteau : « Si tu ne crains pas Dieu, crains la syphilis. »
Je fus impressionné par les percherons gigantesques qui tiraient les voitures transportant de la bière, les étincelles de pyrotechnie des tramways au coin de la rue et les perturbations du trafic lorsque l’on laissait passer les processions mortuaires sous la pluie. C’était les plus lugubres, avec des carrosses de luxe et des chevaux endimanchés dans leur velours et leur cimier de duvet noir, avec des cadavres de bonnes familles qui se comportaient comme les inventeurs de la mort. Sous le portique de l’église des Neiges, je vis depuis mon taxi la première femme dans la rue, élancée et discrète, avec autant de prestance qu’une reine en deuil, mais je gardai pour toujours la moitié de la vision, car elle avait le visage dissimulé par un voile infranchissable.
Ce fut un anéantissement moral. La maison où je passai la nuit était grande et confortable, mais elle me sembla fantasmatique à cause de son jardin sombre aux roses obscures et au froid qui broyait les os. Elle appartenait à la famille Torres Gamboa, parents de mon père que je connaissais, mais je les voyais comme des étrangers lors du dîner, emmitouflés qu'ils étaient dans leur chemise de nuit. Je fus surtout effrayé lorsque je me glissai sous les draps et poussai un cri d’horreur car ils étaient imprégnés d’un liquide glacé. On m’expliqua que c’était comme ça la première fois et que peu à peu je m’habituerais aux bizarreries du climat. Je pleurai de longues heures en silence avant de trouver un sommeil malheureux."
Ramiro de Maeztu

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Nous avons le regret de vous annoncer le décès du cinéaste et scénariste Fernando Fustiñana, né en 1915 à Gallipienzo (Hispania, Centinela), et réalisateur de nombreux films à succès salués tant par le public que par la critique.


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/49/8/6/3/luis-bunuel2-1ce75b2.jpg.htm][img]http://img49.xooimage.com/files/6/4/5/luis-bunuel2-1ce75b3.jpg[/img][/url]</center>


Brillant élève des classes littéraires du Lycée Adelia Ière d'Hispalis, il choisit d'abandonner sa carrière pourtant prometteuse d'avocat au barreau pour se lancer dans le cinéma a une époque où le septième art est en pleine expansion dans le Royaume.
Réalisateur de chefs-d'œuvre comme Abismos de pasión (Abîmes de passion), 1954; Los Ambiciosos (Les Ambitieux), 1956; Viridiana, 1963; ou encore Tristana, 1965 et La Vía Láctea (La Voie Lactée), 1968, il est décédé ce matin de causes encore mal élucidées (probablement de mort naturelle), à son domicile.
Ramiro de Maeztu

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<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/10/7/a/6/livre-1dd4ac.jpg.htm][img]http://img28.xooimage.com/files/4/7/f/livre-1cef85f.jpg[/img][/url]</center>


Les 2 et 3 mai prochains se déroulera, comme chaque année depuis 1996, le Grand Récital de Poésie du Royaume Canoviste de Numancia, concours d'écriture et de récitation national qui avait primé l'année dernière Don Felipe Hernández Cañaveral, instituteur d'Abáigar (Parda, Ciudadela de los Caballeros), pour son poème Los Burgraves (Les Burgraves), laisse épique de près de deux mille vers située dans un contexte nordrique.
Les inscriptions se sont officiellement clôturées hier et environ quatre cents poèmes courts ou longs, de toutes natures (élégies, épopées, madrigaux, odes, épîtres, arts poétiques...) ont été envoyés au jury officiel, qui rendra son jugement le 3 mai.


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/45/6/8/1/ballet1-1cef9b0.jpg.htm][img]http://img45.xooimage.com/files/b/f/8/ballet1-1cef9b1.jpg[/img][/url]</center>


Par ailleurs, du 5 mai au 15 août, le très célèbre et prestigieux Corps de Ballet National Numancien effectuera une tournée dans tout le pays pour représenter une adaptation par Don Ramón Jiménez Figueroa du célèbre ballet mixte du compositeur rostov Piotr Vassiliévitch Orlov Le Lac des Cygnes (Лебединое озеро), créé le 4 mars 1887 à Novgorod et qui a depuis fait le tours du monde sous diverses formes.
Le Corps de Ballet National partira ensuite en tournée en Alméra à la fin de l'année 2012 et en Vicaskaran en 2013.
Ramiro de Maeztu

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Dans le cadre des différents plans culturels proposés par le gouvernement et approuvés par Sa Majesté Sérénissime, chaque semaine, un extrait d'une œuvre magistrale de la littérature numancienne sera envoyée par le Ministère de la Culture et de l'Éducation à tous les ménages qui en feront la demande. Cet extrait, en castillan puis en traduction française, pourra être un fragment de poème, d'œuvre dramatique ou narrative, d'essai..., et aura été validé par la Reine Isabel Ière.
Il s'agit de promouvoir, face à l'expansion des langues anglo-saxonnes, le génie et la richesse de la culture et des lettres nationales.

Cette semaine, il s'agit d'un extrait d'un poème de Manuel de Valdezarza, issu du recueil Alma (Âme) et intitulé sobrement "Numancia". Ode à son pays d'origine, ce texte lyrique est considéré comme un chef-d'œuvre de la littérature nationale et un exemple même de patriotisme littéraire. Frère cadet d'Antonio de Valdezarza, dont nous avons déjà sélectionné un poème auparavant, ses convictions sont bien distinctes malgré leur admiration commune pour le Numancia profond et la géographie de leur pays. En effet, si Antonio était plus franchement républicain, Manuel a toujours défendu l'idée monarchique et l'absolutisme.
L'œuvre de Manuel, dense et complexe, réunit plusieurs influences, du symbolisme à l'école parnassienne en passant par le romantisme finissant et il le prouve avec ce poème sublime.
Voici l'extrait concerné en castillan, puis sa traduction française :


"El ciego sol se estrella
En las duras aristas de las armas,
Llaga de luz los petos y los espaldares,
Y flamea en las puntas de las lanzas.

El ciego sol, la sed y la fatiga.
Por la terrible estepa numántica,
Al destierro, con doce de los suyos,
Polvo, sudor y hierro, el Cid cabalga,

Cerrado está el mesón a piedra y lodo…
Nadie responde. Al pomo de la espada
Y al cuento de las picas, el postigo
Va a ceder… ¡Quema el sol, el aire abrasa!

A los terribles golpes,
De eco ronco, una voz pura, de plata
Y de cristal, responde… Hay una niña
Muy débil y muy blanca
En el umbral. Es toda
Ojos azules; y en los ojos, lágrimas.
Oro pálido nimba
Su carita curiosa y asustada."



"Le soleil aveugle se brise
Sur les dures arêtes des armes,
Meurtrit de lumière les plastrons et les dos,
Et flambe sur la pointe des armes.

Le soleil aveugle, la soif et la lassitude.
A travers la terrible steppe numancienne,
En exil, avec douze des siens,
Poussière, sueur et fer, le Cid chevauche,

L’auberge est fermée à double tour…
Personne ne répond. Au pommeau de l’épée
Et à l’embout des piques, le volet
Va céder… Le soleil brûle, l’air consume !

Aux terribles coups,
A l’écho rauque, une voix pure, d’argent
Et de cristal, répond… Il y a une fille
Très faible et très blanche,
Sur le seuil. L’on ne voit que
Ses yeux bleus; et dans ses yeux, des larmes.
Une pâle dorure nimbe
Son petit visage curieux et effrayé."
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