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Ramiro de Maeztu
Dans le bureau du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Cultes, Rafael Dictamen y Jiménez
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/c/6/3/bureau-179a2a2.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/a/7/7/bureau-179a2a3.jpg[/img][/url]
Le Ministre, très préoccupé, écoutait parler au bout du fil de la Directeur de la Garde Civile numancienne.
Rafael Dictamen y Jiménez : Quelles sont les dernières conclusions de l'enquête sur Roldán Ervigio ?
Gregorio del Amo : D'après mes meilleurs agents, qui ont interrogé durant toute la nuit le malandrin, ils n'ont rien pu en tirer. Il n'a cessé de réciter la même litanie, expliquant qu'il était un tireur isolé et qu'il n'avait reçu d'ordre d'aucune faction terroriste. Je ne le crois pas une seule seconde mais notre enquête piétine, faut de nouvelles preuves.
Rafael Dictamen y Jiménez : Et le rapport psychiatrique ?
Gregorio del Amo : Au diable toutes ces foutaises de prétendus médecins, Rafael, Roldán Ervigio n'est pas fou, bien au contraire. Il serait trop facile de le faire passer pour dément alors qu'il a toute sa tête mais cherche juste à se payer la nôtre. Je suis sûr qu'il est le pion d'un réseau très bien organisé; cela fait un moment que les services secrets m'ont mis au courant de l'existence possible d'une organisation anarchiste, mais elle semble bien imperméable à toutes nos tentatives d'infiltration.
Rafael Dictamen y Jiménez : Il faut persévérer, Gregorio; si le Prince Consort vient à mourir, il faut organiser des procès retentissants qui permettent à la fois le démantèlement d'une telle cellule terroriste, si elle existe, et favorise surtout la stabilité du régime en frappant les esprits de tous ses adversaires.
Gregorio del Amo : Inutile de me le dire, je le sais bien, j'ai récemment été au téléphone avec le Roi. Je vais mettre l'ensemble du Corps d'Intelligence Royal sur le coup, mais je ne pourrai pas faire de miracle, à moins d'un renversement subit de situation.
Rafael Dictamen y Jiménez : Faites de votre mieux. Je suis désolé, je dois m'en retourner à mes dossiers. Adiós.
Gregorio del Amo : Adiós.
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/c/6/3/bureau-179a2a2.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/a/7/7/bureau-179a2a3.jpg[/img][/url]
Le Ministre, très préoccupé, écoutait parler au bout du fil de la Directeur de la Garde Civile numancienne.
Rafael Dictamen y Jiménez : Quelles sont les dernières conclusions de l'enquête sur Roldán Ervigio ?
Gregorio del Amo : D'après mes meilleurs agents, qui ont interrogé durant toute la nuit le malandrin, ils n'ont rien pu en tirer. Il n'a cessé de réciter la même litanie, expliquant qu'il était un tireur isolé et qu'il n'avait reçu d'ordre d'aucune faction terroriste. Je ne le crois pas une seule seconde mais notre enquête piétine, faut de nouvelles preuves.
Rafael Dictamen y Jiménez : Et le rapport psychiatrique ?
Gregorio del Amo : Au diable toutes ces foutaises de prétendus médecins, Rafael, Roldán Ervigio n'est pas fou, bien au contraire. Il serait trop facile de le faire passer pour dément alors qu'il a toute sa tête mais cherche juste à se payer la nôtre. Je suis sûr qu'il est le pion d'un réseau très bien organisé; cela fait un moment que les services secrets m'ont mis au courant de l'existence possible d'une organisation anarchiste, mais elle semble bien imperméable à toutes nos tentatives d'infiltration.
Rafael Dictamen y Jiménez : Il faut persévérer, Gregorio; si le Prince Consort vient à mourir, il faut organiser des procès retentissants qui permettent à la fois le démantèlement d'une telle cellule terroriste, si elle existe, et favorise surtout la stabilité du régime en frappant les esprits de tous ses adversaires.
Gregorio del Amo : Inutile de me le dire, je le sais bien, j'ai récemment été au téléphone avec le Roi. Je vais mettre l'ensemble du Corps d'Intelligence Royal sur le coup, mais je ne pourrai pas faire de miracle, à moins d'un renversement subit de situation.
Rafael Dictamen y Jiménez : Faites de votre mieux. Je suis désolé, je dois m'en retourner à mes dossiers. Adiós.
Gregorio del Amo : Adiós.
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Ramiro de Maeztu
Dans le bureau du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Cultes, Rafael Dictamen y Jiménez
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Le Ministre, visiblement plein de componction, était au téléphone avec Sa Majesté Sérénissime, laquelle se trouvait au chevet du Prince Consort, à l'Hôpital Central de la Vierge au Manteau.
Rafael Dictamen y Jiménez : Je ne trouve pas les mots, votre Majesté, pour exprimer toute ma douleur face à cette tragédie. Nous prions tous pour la survie du Prince Consort; il ne peut pas mourir : sa lumière a toujours éclairé le peuple numancien et il a été l'un des piliers de la monarchie depuis que vous l'avez épousé.
Ángel Ier : Votre sollicitude me touche, Rafael. Le Royaume traverse décidément une période bien noire de son histoire depuis quelques temps...
Je suis moi-même dans le désarroi le plus profond et je ne cesse de pleurer, ne fût-ce qu'intérieurement, ce qui s'est produit aujourd'hui.
Rafael Dictamen y Jiménez : Quel est son état de santé actuel ?
Ángel Ier : Les chirurgiens sont très pessimistes, malheureusement... Fernán Sánchez y Pozuelo, le plus grand cardiologue du pays, m'a affirmé en toute franchise qu'il ne répondait plus de sa vie si l'assistance respiratoire était coupée. A son sens, Quique va rester dans le coma toute sa vie...
Rafael Dictamen y Jiménez : J'en suis profondément marri, Votre Majesté...
Ángel Ier : Encore une fois merci, Rafael.
Comprenez bien que je ne pourrai malheureusement pas assumer mes fonctions pour une durée indéterminée. Si Quique reste dans le coma plus d'un mois ou deux, ce qui est plus que probable, je devrai bien finir par reprendre mes fonctions, mais ce sera avec une grande difficulté. Pour le moment, je vous confie à vous, à Don Enrique et à tout le gouvernement réactionnaire les rênes du pouvoir. Que les choses soient claires : la doctrine Márquez continuera à être appliquée sans aucune modification pour le moment et la Nouvelle Politique Internationale restera en vigueur. Le pays doit être plus ferme et décidé que jamais; vous devrez également poursuivre activement la Nouvelle Politique Économique qui doit nous amener au Grand Bond en Avant que nous avons planifié. Rien ne doit nous détourner de nos objectifs, à moins que je donne un contre-ordre à ce sujet. Me suis-je bien fait comprendre ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Tout à fait, Votre Majesté. Il sera fait selon votre désir.
Ángel : Parfait. J'ai reçu le rapport de l'enquête préliminaire de Don Gregorio, que vous m'avez fait parvenir. Ce Roldán Ervigio a-t-il un casier judiciaire ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Non, ou en tout cas, pas sous ce nom. Nous le soupçonnons d'être le lampiste qui aura exécuté les basses œuvres d'un groupuscule plus large, comme l'explique le rapport que vous avez reçu. Il passe actuellement une batterie de tests psychiatriques, qui semble négatifs quant à un quelconque trouble mental, et sera donc probablement interrogé par les forces de police dans l'heure. Il sera traduit, comme c'est de coutume, par la Haute Cour de Justice Royale ("Alto Tribunal de Justicia Real") dès que l'enquête policière sera achevée.
Ángel Ier : Très bien. Je tiens à participer à son procès, à la fois en tant que témoin et que plaignant. Je tiens à affronter le regard de ce meurtrier, de ce salaud, et à le voir payer pour ce qu'il a fait au Prince Consort. Don Manuel de López Ayala, qui est l'actuel Juge Suprême ("Juez Supremo"), n'est guère connu pour sa clémence, et c'est d'ailleurs pour cette qualité que je l'ai nommé à ce poste en 1999. J'espère qu'il sera impitoyable avec ce chien galeux.
Je dois maintenant vous laisser, Don Fernán Sánchez y Pozuelo m'a dit qu'il me recevrait à nouveau dans son bureau dans quelques minutes, les résultats de certains tests médicaux viennent d'arriver. Adiós.
Rafael Dictamen y Jiménez : ¡Adiós y ánimo!
Le Ministre raccrocha et se plongea la tête dans les mains. Le Numancia était à nouveau dans la tourmente.
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Le Ministre, visiblement plein de componction, était au téléphone avec Sa Majesté Sérénissime, laquelle se trouvait au chevet du Prince Consort, à l'Hôpital Central de la Vierge au Manteau.
Rafael Dictamen y Jiménez : Je ne trouve pas les mots, votre Majesté, pour exprimer toute ma douleur face à cette tragédie. Nous prions tous pour la survie du Prince Consort; il ne peut pas mourir : sa lumière a toujours éclairé le peuple numancien et il a été l'un des piliers de la monarchie depuis que vous l'avez épousé.
Ángel Ier : Votre sollicitude me touche, Rafael. Le Royaume traverse décidément une période bien noire de son histoire depuis quelques temps...
Je suis moi-même dans le désarroi le plus profond et je ne cesse de pleurer, ne fût-ce qu'intérieurement, ce qui s'est produit aujourd'hui.
Rafael Dictamen y Jiménez : Quel est son état de santé actuel ?
Ángel Ier : Les chirurgiens sont très pessimistes, malheureusement... Fernán Sánchez y Pozuelo, le plus grand cardiologue du pays, m'a affirmé en toute franchise qu'il ne répondait plus de sa vie si l'assistance respiratoire était coupée. A son sens, Quique va rester dans le coma toute sa vie...
Rafael Dictamen y Jiménez : J'en suis profondément marri, Votre Majesté...
Ángel Ier : Encore une fois merci, Rafael.
Comprenez bien que je ne pourrai malheureusement pas assumer mes fonctions pour une durée indéterminée. Si Quique reste dans le coma plus d'un mois ou deux, ce qui est plus que probable, je devrai bien finir par reprendre mes fonctions, mais ce sera avec une grande difficulté. Pour le moment, je vous confie à vous, à Don Enrique et à tout le gouvernement réactionnaire les rênes du pouvoir. Que les choses soient claires : la doctrine Márquez continuera à être appliquée sans aucune modification pour le moment et la Nouvelle Politique Internationale restera en vigueur. Le pays doit être plus ferme et décidé que jamais; vous devrez également poursuivre activement la Nouvelle Politique Économique qui doit nous amener au Grand Bond en Avant que nous avons planifié. Rien ne doit nous détourner de nos objectifs, à moins que je donne un contre-ordre à ce sujet. Me suis-je bien fait comprendre ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Tout à fait, Votre Majesté. Il sera fait selon votre désir.
Ángel : Parfait. J'ai reçu le rapport de l'enquête préliminaire de Don Gregorio, que vous m'avez fait parvenir. Ce Roldán Ervigio a-t-il un casier judiciaire ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Non, ou en tout cas, pas sous ce nom. Nous le soupçonnons d'être le lampiste qui aura exécuté les basses œuvres d'un groupuscule plus large, comme l'explique le rapport que vous avez reçu. Il passe actuellement une batterie de tests psychiatriques, qui semble négatifs quant à un quelconque trouble mental, et sera donc probablement interrogé par les forces de police dans l'heure. Il sera traduit, comme c'est de coutume, par la Haute Cour de Justice Royale ("Alto Tribunal de Justicia Real") dès que l'enquête policière sera achevée.
Ángel Ier : Très bien. Je tiens à participer à son procès, à la fois en tant que témoin et que plaignant. Je tiens à affronter le regard de ce meurtrier, de ce salaud, et à le voir payer pour ce qu'il a fait au Prince Consort. Don Manuel de López Ayala, qui est l'actuel Juge Suprême ("Juez Supremo"), n'est guère connu pour sa clémence, et c'est d'ailleurs pour cette qualité que je l'ai nommé à ce poste en 1999. J'espère qu'il sera impitoyable avec ce chien galeux.
Je dois maintenant vous laisser, Don Fernán Sánchez y Pozuelo m'a dit qu'il me recevrait à nouveau dans son bureau dans quelques minutes, les résultats de certains tests médicaux viennent d'arriver. Adiós.
Rafael Dictamen y Jiménez : ¡Adiós y ánimo!
Le Ministre raccrocha et se plongea la tête dans les mains. Le Numancia était à nouveau dans la tourmente.
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Ramiro de Maeztu
Dans le bureau du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Cultes, Rafael Dictamen y Jiménez
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Le Ministre était en train de réunir des dossiers en toute hâte, tenant son téléphone portable entre son épaule et son oreille droites.
Rafael Dictamen y Jiménez : Oui, votre Majesté, je suis en train de prendre avec moi les principaux dossiers ainsi que les clefs et les fichiers secrets. J'ai également sauvegardé sur un disque les principales données confidentielles contenues dans mon ordinateur et formaté le disque dur; tous les autres ministres et ministres délégués ont fait de même.
Ángel Ier : Parfait; je me suis absenté quelques minutes de la cellule de crise internationale qui, semble-t-il, parvient enfin à des conclusions communes. J'ai envoyé dans tous les ministères une limousine; votre femme et vos deux garçons ont déjà été amenés au bunker du gouvernement. D'après les dernières nouvelles, le Ministre de la Guerre, celle de l'Économie, celle de la Culture et celle du Tourisme s'y trouvent déjà avec leur ministre délégué(e) et leur famille. Les ministres de l'Agriculture, de l'Industrie, des Affaires Sociales et des Affaires Étrangères sont actuellement en route avec conjoint et enfants. Don Enrique sera le dernier à vous rejoindre. Tout a été prévu pour que nous puissions tenir un an et demi. Au-delà... advienne que pourra !
Et l'évacuation d'Hispalis ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Don Gregorio del Amo m'a téléphoné il y a dix minutes et m'a affirmé qu'elle était achevée. Dans une heure au plus tard, tous les habitants de la capitale seront arrivés aux souterrains secrets; l'état-major de l'armée de terre m'a confirmé qu'ils pourraient y tenir dix-huit mois, sans doute un peu moins. Et si le reste du pays était... menacé ?
Ángel Ier : Nous ne pourrons malheureusement évacuer tout le monde; les évacuer vers l'étranger me paraît totalement irréaliste, puisque le monde entier est actuellement menacé. D'après les dernières données transmises par le Haut Commandement de l'Armée Royale ("Alto Mando del Ejército Real"), nous pourrons encore sauver deux millions de nos concitoyens, pas un de plus. Il nous faudra faire un choix le cas échéant. Pour le moment, les mesures de sécurité déjà prises seront suffisantes. Je dois vous laisser; Dieu ait pitié de nous. Adiós.
Rafael Dictamen y Jiménez : Adiós.
Le Ministre raccrocha, termina de rassembler ses dossiers et autres affaires personnelles dans sa serviette puis sortit en toute hâte. Dans le couloir, il croisa les derniers fonctionnaires évacués; une fois à l'air libre, il fut hélé par un garde du corps et il s'engouffra dans une limousine qui fila à toute allure vers le bunker du gouvernement.
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Le Ministre était en train de réunir des dossiers en toute hâte, tenant son téléphone portable entre son épaule et son oreille droites.
Rafael Dictamen y Jiménez : Oui, votre Majesté, je suis en train de prendre avec moi les principaux dossiers ainsi que les clefs et les fichiers secrets. J'ai également sauvegardé sur un disque les principales données confidentielles contenues dans mon ordinateur et formaté le disque dur; tous les autres ministres et ministres délégués ont fait de même.
Ángel Ier : Parfait; je me suis absenté quelques minutes de la cellule de crise internationale qui, semble-t-il, parvient enfin à des conclusions communes. J'ai envoyé dans tous les ministères une limousine; votre femme et vos deux garçons ont déjà été amenés au bunker du gouvernement. D'après les dernières nouvelles, le Ministre de la Guerre, celle de l'Économie, celle de la Culture et celle du Tourisme s'y trouvent déjà avec leur ministre délégué(e) et leur famille. Les ministres de l'Agriculture, de l'Industrie, des Affaires Sociales et des Affaires Étrangères sont actuellement en route avec conjoint et enfants. Don Enrique sera le dernier à vous rejoindre. Tout a été prévu pour que nous puissions tenir un an et demi. Au-delà... advienne que pourra !
Et l'évacuation d'Hispalis ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Don Gregorio del Amo m'a téléphoné il y a dix minutes et m'a affirmé qu'elle était achevée. Dans une heure au plus tard, tous les habitants de la capitale seront arrivés aux souterrains secrets; l'état-major de l'armée de terre m'a confirmé qu'ils pourraient y tenir dix-huit mois, sans doute un peu moins. Et si le reste du pays était... menacé ?
Ángel Ier : Nous ne pourrons malheureusement évacuer tout le monde; les évacuer vers l'étranger me paraît totalement irréaliste, puisque le monde entier est actuellement menacé. D'après les dernières données transmises par le Haut Commandement de l'Armée Royale ("Alto Mando del Ejército Real"), nous pourrons encore sauver deux millions de nos concitoyens, pas un de plus. Il nous faudra faire un choix le cas échéant. Pour le moment, les mesures de sécurité déjà prises seront suffisantes. Je dois vous laisser; Dieu ait pitié de nous. Adiós.
Rafael Dictamen y Jiménez : Adiós.
Le Ministre raccrocha, termina de rassembler ses dossiers et autres affaires personnelles dans sa serviette puis sortit en toute hâte. Dans le couloir, il croisa les derniers fonctionnaires évacués; une fois à l'air libre, il fut hélé par un garde du corps et il s'engouffra dans une limousine qui fila à toute allure vers le bunker du gouvernement.
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Ramiro de Maeztu
Dans le bureau du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Cultes, Rafael Dictamen y Jiménez
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Le Ministre était au téléphone avec son Altesse Sérénissime pour un point du jour du Conseil des Ministres.
Quique de Valdepeñas : D'après nos dernières prévisions, le nuage radioactif ne devrait pas nous toucher, ou de façon très marginale. Les experts nationaux et internationaux se veulent rassurants, mais il faut rester sur nos gardes. Le plan d'urgence PORDIOS est-il opérationnel ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Oui, votre Altesse. L'armée de terre sera prête à appliquer manu militari le couvre-feu et à assurer l'ordre tant en ville qu'à la campagne. La Garde Civile est aussi actuellement en pleine préparation et pourra agir d'ici à deux jours. Elle bloquera toutes les routes, fera annuler tous les trains et les décollages ou atterrissages si le nuage traverse notre pays, en partenariat avec les acteurs civils concernés. Tous les médecins du pays savent que, dès que l'alerte officielle sera donnée, qu'ils seront réquisitionnés dans des centres spéciaux, situés dans des emplacements que nous tenons encore secrets.
Quique de Valdepeñas : Très bien; si besoin est, nous passerons alors avec l'accord des Cortes en régime d'exception et mon époux gouvernera avec mon aide par décrets. Nos alliés de la Ligue Panlatine ont-ils prévu des projets spécifiques ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Tout à fait. Vous n'êtes pas sans savoir que les Jeux Olympiques de Barceulo sont pour le moment largement compromis. Quant à la République de Palombie, elle a prévu elle aussi un plan d'urgence, a accepté notre aide humanitaire et nous a elle-même proposé une aide qui sera la bienvenue si nous en avons un réel besoin. Quant à la République Fédérative de Rostovie, nous entrons dans une ère de collaboration étroite qui ne pourra que nous être profitable si elle se poursuit.
Le Prince Consort soupira de réconfort, se tut quelques instants puis repris la parole.
Quique de Valdepeñas : A propos de la République Fédérative Communiste de Rostovie, je crois que notre rapprochement diplomatique avec ce pays devient chaque jour davantage indispensable. Dans l'alliance mondiale que nous allons tâcher de fonder prochainement, l'appuie du dirigeant rostovien et de ses amis nous sera tout à fait nécessaire. Il est grand temps que nous constituions un partenariat solide avec tous les hommes de bonne volonté de cette planète.
Par ailleurs, que pensez-vous de ce que nous ont ramené nos espions à propos des manœuvres aldéranes ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Au contraire de l'Adélie, l'Aldéran est très isolé, tant géographiquement que diplomatiquement. Si rien ne justifie aux yeux de la communauté internationale une attaque à notre encontre, nous n'avons rien à craindre de cette nation. Elle fait partie de celles qui gesticulent beaucoup mais agissent concrètement ou efficacement beaucoup moins. Il est d'ailleurs dommage qu'un pays gouverné par une semblable idéologie ne fasse pas partie de nos alliés.
Quique de Valdepeñas : Leur commodore a fait son choix, qu'il l'assume. J'ai récemment eu Don Ernesto au téléphone, il m'a confirmé que nos relations diplomatiques avaient officiellement été modifiées avec l'Aldéran, c'est une bonne chose. Je préfère toujours jouer franc jeu en cette matière et quiconque nous menace ou méprise la culture latine aura le droit au même mépris en retour. Nous n'avons pas besoin de l'Aldéran; qu'il envoie autant de troupes qu'il le souhaite en Amestrie, ce pays ne m'a jamais intéressé. Mais qu'il lève ne fût-ce que le petit doigt contre le Royaume et nous mettrons alors en branle notre machinerie.
Rafael Dictamen y Jiménez : Vous avez raison, votre Altesse. En revanche, il faut continuer à nous méfier de l'Adélie, qui cherche actuellement à encercler nos alliés identitaires dans le Sud du Nordreich, profitant de la crédulité et de la faiblesse de la République Parlementaire du Quantar.
Quique de Valdepeñas : En effet, la frontière occidentale est à surveiller. Je sens que l'Adélie, ce laquais des nations libérales, cet exécuteur des basses œuvres du Pelabssa, est aussi retors qu'un vieux roquet. Mais elle encourt le même châtiment divin si elle s'attaque à notre pays.
Qu'en est-il, à propos de relations internationales, de la doctrine Márquez et de notre sommet diplomatique avec l'illustre souverain du Thorval ?
Rafael Dictamen y Jiménez : La doctrine Márquez sera très bientôt rédigée et envoyée à nos principaux alliés et sympathisants. Il faut en faire le porte-étendard de tout un ensemble de nations dédaignées ou harcelées par le groupe des nations libérales, des cloportes impérialistes.
Quant au sommet avec le Thorval, nous allons nous atteler à son organisation et nous enverrons alors une invitation officielle au roi Thomas X.
Quique de Valdepeñas : Excellente nouvelle, Rafael. Bien, à présent, je dois m'en repartir vaquer à mes occupations. Je vous rappellerai prochainement, la situation actuelle est tendue et nous devons rester en contact. Adiós.
Rafael Dictamen y Jiménez : Adiós.
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/c/6/3/bureau-179a2a2.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/a/7/7/bureau-179a2a3.jpg[/img][/url]
Le Ministre était au téléphone avec son Altesse Sérénissime pour un point du jour du Conseil des Ministres.
Quique de Valdepeñas : D'après nos dernières prévisions, le nuage radioactif ne devrait pas nous toucher, ou de façon très marginale. Les experts nationaux et internationaux se veulent rassurants, mais il faut rester sur nos gardes. Le plan d'urgence PORDIOS est-il opérationnel ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Oui, votre Altesse. L'armée de terre sera prête à appliquer manu militari le couvre-feu et à assurer l'ordre tant en ville qu'à la campagne. La Garde Civile est aussi actuellement en pleine préparation et pourra agir d'ici à deux jours. Elle bloquera toutes les routes, fera annuler tous les trains et les décollages ou atterrissages si le nuage traverse notre pays, en partenariat avec les acteurs civils concernés. Tous les médecins du pays savent que, dès que l'alerte officielle sera donnée, qu'ils seront réquisitionnés dans des centres spéciaux, situés dans des emplacements que nous tenons encore secrets.
Quique de Valdepeñas : Très bien; si besoin est, nous passerons alors avec l'accord des Cortes en régime d'exception et mon époux gouvernera avec mon aide par décrets. Nos alliés de la Ligue Panlatine ont-ils prévu des projets spécifiques ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Tout à fait. Vous n'êtes pas sans savoir que les Jeux Olympiques de Barceulo sont pour le moment largement compromis. Quant à la République de Palombie, elle a prévu elle aussi un plan d'urgence, a accepté notre aide humanitaire et nous a elle-même proposé une aide qui sera la bienvenue si nous en avons un réel besoin. Quant à la République Fédérative de Rostovie, nous entrons dans une ère de collaboration étroite qui ne pourra que nous être profitable si elle se poursuit.
Le Prince Consort soupira de réconfort, se tut quelques instants puis repris la parole.
Quique de Valdepeñas : A propos de la République Fédérative Communiste de Rostovie, je crois que notre rapprochement diplomatique avec ce pays devient chaque jour davantage indispensable. Dans l'alliance mondiale que nous allons tâcher de fonder prochainement, l'appuie du dirigeant rostovien et de ses amis nous sera tout à fait nécessaire. Il est grand temps que nous constituions un partenariat solide avec tous les hommes de bonne volonté de cette planète.
Par ailleurs, que pensez-vous de ce que nous ont ramené nos espions à propos des manœuvres aldéranes ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Au contraire de l'Adélie, l'Aldéran est très isolé, tant géographiquement que diplomatiquement. Si rien ne justifie aux yeux de la communauté internationale une attaque à notre encontre, nous n'avons rien à craindre de cette nation. Elle fait partie de celles qui gesticulent beaucoup mais agissent concrètement ou efficacement beaucoup moins. Il est d'ailleurs dommage qu'un pays gouverné par une semblable idéologie ne fasse pas partie de nos alliés.
Quique de Valdepeñas : Leur commodore a fait son choix, qu'il l'assume. J'ai récemment eu Don Ernesto au téléphone, il m'a confirmé que nos relations diplomatiques avaient officiellement été modifiées avec l'Aldéran, c'est une bonne chose. Je préfère toujours jouer franc jeu en cette matière et quiconque nous menace ou méprise la culture latine aura le droit au même mépris en retour. Nous n'avons pas besoin de l'Aldéran; qu'il envoie autant de troupes qu'il le souhaite en Amestrie, ce pays ne m'a jamais intéressé. Mais qu'il lève ne fût-ce que le petit doigt contre le Royaume et nous mettrons alors en branle notre machinerie.
Rafael Dictamen y Jiménez : Vous avez raison, votre Altesse. En revanche, il faut continuer à nous méfier de l'Adélie, qui cherche actuellement à encercler nos alliés identitaires dans le Sud du Nordreich, profitant de la crédulité et de la faiblesse de la République Parlementaire du Quantar.
Quique de Valdepeñas : En effet, la frontière occidentale est à surveiller. Je sens que l'Adélie, ce laquais des nations libérales, cet exécuteur des basses œuvres du Pelabssa, est aussi retors qu'un vieux roquet. Mais elle encourt le même châtiment divin si elle s'attaque à notre pays.
Qu'en est-il, à propos de relations internationales, de la doctrine Márquez et de notre sommet diplomatique avec l'illustre souverain du Thorval ?
Rafael Dictamen y Jiménez : La doctrine Márquez sera très bientôt rédigée et envoyée à nos principaux alliés et sympathisants. Il faut en faire le porte-étendard de tout un ensemble de nations dédaignées ou harcelées par le groupe des nations libérales, des cloportes impérialistes.
Quant au sommet avec le Thorval, nous allons nous atteler à son organisation et nous enverrons alors une invitation officielle au roi Thomas X.
Quique de Valdepeñas : Excellente nouvelle, Rafael. Bien, à présent, je dois m'en repartir vaquer à mes occupations. Je vous rappellerai prochainement, la situation actuelle est tendue et nous devons rester en contact. Adiós.
Rafael Dictamen y Jiménez : Adiós.
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Ramiro de Maeztu
Dans le bureau du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Cultes, Rafael Dictamen y Jiménez
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Le Ministre était au téléphone avec son Altesse Sérénissime et il était visiblement embarrassé par ce qu'il entendait.
Rafael Dictamen y Jiménez : Votre Altesse, vous savez aussi bien que moi que ces gens n'en valent pas la peine. Ce type d'insulte ne doit pas nous atteindre; les prétendues démocraties libérales impérialistes sont la lie de ce monde.
Quique de Valdepeñas : J'en suis bien conscient, Rafael. Pourtant, quand on bafoue ainsi la culture latine, la traitant de "ridicule", cela me hérisse. Certains feraient mieux de considérer leur pitoyable pays intégré au vaste village planétaire, sans identité, sans culture, sans intérêt, sans âme. Ce sont des nations exsangues que celles qui ressemblent à l'Adélie. Elles meurent peu à peu de leur propre folie, de leur consumérisme effréné, de leur morgue infatuée, de leur bêtise crasse et sans nom.
Nous ne pouvons traiter avec ces gens-là; ils sont sans foi ni loi. Ils n'ont pas d'honneur, pas de courage, pas de valeurs. Ce sont des laquais de l'impérialisme global, grotesques dans leur livrée aux couleurs criardes. Ce sont les déchets, les détritus, les immondices de l'Alméra. Qu'ils rapatrient donc tous leurs ressortissants, nous n'en voulons pas; que tous les Adéliens rentrent vite dans leur nation crasseuse et immonde où ils croupiront tels des chiens.
Rafael Dictamen y Jiménez : Calmez-vous, votre Altesse. Je partage votre point de vue, mais la liberté d'expression est chez eux un bien sacré qui ne peut être remis en cause pour rien au monde. C'est là ce qui les perdra : ils croient que la liberté est la valeur suprême, que le libéralisme peut guider leur pays sur les flots tempétueux de ce monde. Mais il n'en est rien, vous le savez comme moi. Ils finiront un jour par imploser sous le poids de leur liberté chérie qui n'est rien d'autre qu'un masque dissimulant à peine leur couardise.
Quique de Valdepeñas : Vous avez raison, Rafael. Rappelez-moi de bien convaincre mon époux de ne jamais engager de relations diplomatiques avec cet infâme monstre dégoûtant qu'est l'Adélie. Cela me répugnerait d'avoir à serrer la main de leurs représentants officiels, ces petits êtres écœurants et inutiles.
Rafael Dictamen y Jiménez : Voulez-vous que nous changions officiellement nos relations diplomatiques avec l'Adélie, votre Altesse ?
Quique de Valdepeñas : Oui, cela doit se faire sans tarder. Les cafards n'ont pas droit de cité en Numancia mais il faut qu'ils le sachent : notre Royaume n'est pas un repère propice à leur prolifération.
Rafael Dictamen y Jiménez : Il en sera fait selon vos désirs, votre Altesse. Adiós.
Quique de Valdepeñas : Adiós.
Le Ministre raccrocha puis appela immédiatement le Ministre des Affaires Étrangères.
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/c/6/3/bureau-179a2a2.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/a/7/7/bureau-179a2a3.jpg[/img][/url]
Le Ministre était au téléphone avec son Altesse Sérénissime et il était visiblement embarrassé par ce qu'il entendait.
Rafael Dictamen y Jiménez : Votre Altesse, vous savez aussi bien que moi que ces gens n'en valent pas la peine. Ce type d'insulte ne doit pas nous atteindre; les prétendues démocraties libérales impérialistes sont la lie de ce monde.
Quique de Valdepeñas : J'en suis bien conscient, Rafael. Pourtant, quand on bafoue ainsi la culture latine, la traitant de "ridicule", cela me hérisse. Certains feraient mieux de considérer leur pitoyable pays intégré au vaste village planétaire, sans identité, sans culture, sans intérêt, sans âme. Ce sont des nations exsangues que celles qui ressemblent à l'Adélie. Elles meurent peu à peu de leur propre folie, de leur consumérisme effréné, de leur morgue infatuée, de leur bêtise crasse et sans nom.
Nous ne pouvons traiter avec ces gens-là; ils sont sans foi ni loi. Ils n'ont pas d'honneur, pas de courage, pas de valeurs. Ce sont des laquais de l'impérialisme global, grotesques dans leur livrée aux couleurs criardes. Ce sont les déchets, les détritus, les immondices de l'Alméra. Qu'ils rapatrient donc tous leurs ressortissants, nous n'en voulons pas; que tous les Adéliens rentrent vite dans leur nation crasseuse et immonde où ils croupiront tels des chiens.
Rafael Dictamen y Jiménez : Calmez-vous, votre Altesse. Je partage votre point de vue, mais la liberté d'expression est chez eux un bien sacré qui ne peut être remis en cause pour rien au monde. C'est là ce qui les perdra : ils croient que la liberté est la valeur suprême, que le libéralisme peut guider leur pays sur les flots tempétueux de ce monde. Mais il n'en est rien, vous le savez comme moi. Ils finiront un jour par imploser sous le poids de leur liberté chérie qui n'est rien d'autre qu'un masque dissimulant à peine leur couardise.
Quique de Valdepeñas : Vous avez raison, Rafael. Rappelez-moi de bien convaincre mon époux de ne jamais engager de relations diplomatiques avec cet infâme monstre dégoûtant qu'est l'Adélie. Cela me répugnerait d'avoir à serrer la main de leurs représentants officiels, ces petits êtres écœurants et inutiles.
Rafael Dictamen y Jiménez : Voulez-vous que nous changions officiellement nos relations diplomatiques avec l'Adélie, votre Altesse ?
Quique de Valdepeñas : Oui, cela doit se faire sans tarder. Les cafards n'ont pas droit de cité en Numancia mais il faut qu'ils le sachent : notre Royaume n'est pas un repère propice à leur prolifération.
Rafael Dictamen y Jiménez : Il en sera fait selon vos désirs, votre Altesse. Adiós.
Quique de Valdepeñas : Adiós.
Le Ministre raccrocha puis appela immédiatement le Ministre des Affaires Étrangères.
-
Ramiro de Maeztu
Dans le bureau du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Cultes, Rafael Dictamen y Jiménez
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/c/6/3/bureau-179a2a2.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/a/7/7/bureau-179a2a3.jpg[/img][/url]
Rafael Dictamen y Jiménez discutait au téléphone avec son Altesse Sérénissime, le Prince Consort Quique de Valdepeñas, qui venait de rentrer de Contionis City, la capitale des Territoires Unis d'Illington, et l'avait appelé discrètement depuis le Palais Royal.
Rafael Dictamen y Jiménez : Votre Altesse, je suis extrêmement soulagé, tout comme vous. La paix est désormais garantie pour un temps et notre système d'alliances a porté ses fruits de façon tout à fait inespérée.
Quique de Valdepeñas : Et il faut ajouter à tout cela que le Royaume de Numancia n'aura pas eu à s'abaisser ni à s'humilier. Mon époux m'a parlé des grandes festivités qu'il compte organiser; cela ne troublera pas nos réunions au sommet, mais ne pourra que renforcer notre pouvoir et extérieur. Veillez à bien remercier et inviter nos alliés à ces cérémonies.
Rafael Dictamen y Jiménez : Sa Majesté Sérénissime s'en est déjà chargée pour nombre d'entre eux, mais je prendrai le relai pour ceux qui n'ont pas encore été prévenus. Nous nous verrons demain, au Temple Réformé Central.
Quique de Valdepeñas : Bien entendu. Adiós.
Rafael Dictamen y Jiménez : Adiós.
Le Ministre raccrocha et soupira bruyamment. Il était rasséréné; Numancia était au bord du chaos, mais le pays s'en était sorti et en était grandi.
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/c/6/3/bureau-179a2a2.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/a/7/7/bureau-179a2a3.jpg[/img][/url]
Rafael Dictamen y Jiménez discutait au téléphone avec son Altesse Sérénissime, le Prince Consort Quique de Valdepeñas, qui venait de rentrer de Contionis City, la capitale des Territoires Unis d'Illington, et l'avait appelé discrètement depuis le Palais Royal.
Rafael Dictamen y Jiménez : Votre Altesse, je suis extrêmement soulagé, tout comme vous. La paix est désormais garantie pour un temps et notre système d'alliances a porté ses fruits de façon tout à fait inespérée.
Quique de Valdepeñas : Et il faut ajouter à tout cela que le Royaume de Numancia n'aura pas eu à s'abaisser ni à s'humilier. Mon époux m'a parlé des grandes festivités qu'il compte organiser; cela ne troublera pas nos réunions au sommet, mais ne pourra que renforcer notre pouvoir et extérieur. Veillez à bien remercier et inviter nos alliés à ces cérémonies.
Rafael Dictamen y Jiménez : Sa Majesté Sérénissime s'en est déjà chargée pour nombre d'entre eux, mais je prendrai le relai pour ceux qui n'ont pas encore été prévenus. Nous nous verrons demain, au Temple Réformé Central.
Quique de Valdepeñas : Bien entendu. Adiós.
Rafael Dictamen y Jiménez : Adiós.
Le Ministre raccrocha et soupira bruyamment. Il était rasséréné; Numancia était au bord du chaos, mais le pays s'en était sorti et en était grandi.
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Ramiro de Maeztu
Dans le bureau du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Cultes, Rafael Dictamen y Jiménez
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/c/6/3/bureau-179a2a2.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/a/7/7/bureau-179a2a3.jpg[/img][/url]
Rafael Dictamen y Jiménez pénétra dans son bureau en toute hâte, en pleine conversation téléphonique avec la Ministre Déléguée des Affaires Étrangères, Doña Dolores Ruiz. Il semble extrêmement préoccupé et son ton était grave.
Rafael Dictamen y Jiménez : Oui, je viens de recevoir une missive de la part de son Altesse Sérénissime, ce qui se déroule en ce moment même est très grave. Il va essayer d'arranger la situation auprès des plus hautes autorités des Territoires Unis d'Illington. Je ne sais pas comment tout cela va se finir.
Dolores Ruiz : Et dire que la plupart de nos ministres sont actuellement occupés ou en déplacement... Sa Majesté Sérénissime n'a pas agi très finement. Elle avait déjà déclenché une crise diplomatique en 1997 avec la Tournia et cela avait failli dégénérer en grave conflit frontalier. Les valeurs d'Ángel Ier sont d'un autre âge, je le crains, de même que ses messages au style suranné. Si le Prince Consort n'était pas là, je ne sais comment nous ferions... Dois-je modifier officiellement notre attitude envers l'Illington ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Sa Majesté Sérénissime te l'a-t-elle demandé officiellement ?
Dolores Ruiz : Non, pas encore. C'est bien pour ça que je te demande ton avis.
Rafael Dictamen y Jiménez : Alors ne fais rien, gagne du temps, attends un ordre officiel de sa Majesté Sérénissime (ordre qui, je pense, devrait un peu tarder). Il s'agit d'attendre les premiers résultats obtenus par son Altesse Sérénissime auprès du président des Territoires Unis d'Illington. Je ne peux pas te dire mieu.
Dolores Ruiz : Et si le Roi me pose des questions ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Tu lui diras que tu attendais un ordre officiel de sa part, il acceptera cette excuse. Je ne vois pas ce que nous pouvons faire d'autre !
Dolores Ruiz : D'accord, je vais faire comme ça. Je vais également prévenir Ernesto, qui est en déplacement en Palombie, comme tu le sais sans doute. J'y vais ! Adiós.
Rafael Dictamen y Jiménez : Courage, Dolores. Adiós.
Le Ministre raccrocha, l'air encore plus soucieux, et composa immédiatement un autre numéro de téléphone.
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/c/6/3/bureau-179a2a2.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/a/7/7/bureau-179a2a3.jpg[/img][/url]
Rafael Dictamen y Jiménez pénétra dans son bureau en toute hâte, en pleine conversation téléphonique avec la Ministre Déléguée des Affaires Étrangères, Doña Dolores Ruiz. Il semble extrêmement préoccupé et son ton était grave.
Rafael Dictamen y Jiménez : Oui, je viens de recevoir une missive de la part de son Altesse Sérénissime, ce qui se déroule en ce moment même est très grave. Il va essayer d'arranger la situation auprès des plus hautes autorités des Territoires Unis d'Illington. Je ne sais pas comment tout cela va se finir.
Dolores Ruiz : Et dire que la plupart de nos ministres sont actuellement occupés ou en déplacement... Sa Majesté Sérénissime n'a pas agi très finement. Elle avait déjà déclenché une crise diplomatique en 1997 avec la Tournia et cela avait failli dégénérer en grave conflit frontalier. Les valeurs d'Ángel Ier sont d'un autre âge, je le crains, de même que ses messages au style suranné. Si le Prince Consort n'était pas là, je ne sais comment nous ferions... Dois-je modifier officiellement notre attitude envers l'Illington ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Sa Majesté Sérénissime te l'a-t-elle demandé officiellement ?
Dolores Ruiz : Non, pas encore. C'est bien pour ça que je te demande ton avis.
Rafael Dictamen y Jiménez : Alors ne fais rien, gagne du temps, attends un ordre officiel de sa Majesté Sérénissime (ordre qui, je pense, devrait un peu tarder). Il s'agit d'attendre les premiers résultats obtenus par son Altesse Sérénissime auprès du président des Territoires Unis d'Illington. Je ne peux pas te dire mieu.
Dolores Ruiz : Et si le Roi me pose des questions ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Tu lui diras que tu attendais un ordre officiel de sa part, il acceptera cette excuse. Je ne vois pas ce que nous pouvons faire d'autre !
Dolores Ruiz : D'accord, je vais faire comme ça. Je vais également prévenir Ernesto, qui est en déplacement en Palombie, comme tu le sais sans doute. J'y vais ! Adiós.
Rafael Dictamen y Jiménez : Courage, Dolores. Adiós.
Le Ministre raccrocha, l'air encore plus soucieux, et composa immédiatement un autre numéro de téléphone.
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Ramiro de Maeztu
Dans le bureau du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Cultes, Rafael Dictamen y Jiménez
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/c/6/3/bureau-179a2a2.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/a/7/7/bureau-179a2a3.jpg[/img][/url]
Le Ministre était en train de rédiger un rapport sur l'Activité du Culte Calviniste en Numancia, concentré sur sa tâche, lorsque son interphone sonna; il s'agissait probablement de sa secrétaire personnelle, Paloma Fuentes de la Piña. Il appuya sur le bouton rouge.
Rafael Dictamen y Jiménez : Qu'y a-t-il, Paloma ?
Paloma Fuentes de la Piña : Monsieur le Ministre, les deux messieurs que vous aviez fait demander sont ici. Dois-je les faire entrer ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Oui, bien sûr, Paloma. Je vous remercie.
Le Ministre passa la main sur sa fine moustache, posa son stylographe et regarda l'horloge posée sur la commode à droite. Déjà neuf heures du soir ! Il n'avait pas vu le temps passer en travaillant sur ce rapport commandé par sa Majesté Sérénissime.
Au bout de quelques instants, il entendit des bruits de pas dans le vestibule. Quelqu'un frappa à la port de son bureau et se présenta tout de go.
Garde Civil : Ici la Garde Civile, Monsieur le Ministre. Nous amenons les deux individus que vous nous avez demandé.
Rafael Dictamen y Jiménez : Faites-les entrer, puis allez-vous-en.
Garde Civil : Bien, Monsieur le Ministre.
Les deux individus en questions ouvrirent la porte en acajou et pénétrèrent dans la pièce. Derrière eux, Rafael Dictamen y Jiménez put distinguer la silhouette des deux Gardes Civils qui les avaient amenés, déjà en train de repartir. L'individu entré en dernier referma la porte derrière lui.
Rafael Dictamen y Jiménez : Messieurs, je vous en prie, asseyez-vous. Vous connaissez un peu les lieux, me semble-t-il, plus besoin de vous faire faire le tour du propriétaire...
Ils s'exécutèrent tous deux sans broncher, tâchant de maintenir à la fois sérieux et dignité. Le Ministre les observait, silencieux, les mains croisées devant la bouche. Il était à la fois amusé et agacé par le spectacle qu'il avait devant lui; ce n'était pas la première fois, loin de là, qu'il avait affaire à ces deux fauteurs de troubles, et il avait la sensation qu'à force de "rencontres", une sorte de complicité, ou à tout le moins de sympathie, s'était forgée entre eux, au-delà de la différence d'âge ou d'opinions politiques.
Enrique Puig Companys : Puis-je savoir pourquoi on m'a amené de force ici ? Et surtout, puis-je savoir pourquoi j'ai à supporter la présence de ce rat puant d'Arsenio ?
Arsenio de Pertrecho Gallego : Souffrez, Monsieur, que je ne réponde pas à cette attaque puérile. Vous souffleter serait encore trop d'honneur.
Rafael Dictamen Jiménez : Plus un mot, Messieurs; vous n'êtes plus des enfants et vos sempiternelles chamailleries m'agacent. Pire encore : vous ne faites pas honneur à la nation que vous prétendez servir.
Arsenio de Pertrecho Gallego : Et qu'en savez-vous, Monsieur le "Ministre" ? Depuis quand vous souciez-vous de l'honneur de Numancia ?
Rafael Dictamen Jiménez : Il suffit, Don Arsenio. J'ai déjà été beaucoup trop coulant avec vous deux. Don Enrique, vous savez pourquoi vous êtes ici, ne faites pas l'innocent.
Vos attaques, vos menaces ou vos invectives permanentes envers notre démocratie et, pire encore, envers le Couple Royal ne sauraient être tolérés plus longtemps. Vous profitez d'un système que vous entendez combattre ? Eh bien Messieurs, tout ce qui vous attend si vous continuez sur cette pente savonneuse, ce sera l'illégalité pure et simple, et vous savez aussi bien que moi que tant les Conservateurs que les Néolibéraux s'empresseront de la voter au Parlement.
Enrique Puig Companys : Comment en douter ? Des bourgeois prétentieux avoir un tant soit peu le sens de la démocratie...
Rafael Dictamen Jiménez : Taisez-vous !
Je vais être clair, mais je ne vais pas me répéter. Cet avertissement oral sera le dernier avant que nous ne prenions des mesures draconiennes envers vous et votre formation politique : ou vous cessez immédiatement ce petit jeu de dégradation scandaleuse et vous en excusez publiquement, ou il vous en coûtera. Et croyez-moi, vous n'avez pas la moindre idée du sort que l'on peut réserver aux traîtres dans ce pays.
Arsenio de Pertrecho Gallego : Bien sûr que si : ils sont assis dans un fauteuil ministériel.
Rafael Dictamen Jiménez : Très spirituel, Don Arsenio. Vous le serez sans doute moins à la Prison Centrale des Détenus Politiques, me trompé-je ?
Les deux chefs de parti comprirent très bien que le Ministre ne proférait jamais de paroles en l'air. Ils gardèrent le silence.
Rafael Dictamen Jiménez : Bien, je vois que vous avez saisi le concept. Sa Majesté Sérénissime s'est déjà plainte auprès de moi à plus d'une reprise vous concernant, et m'a demandé plus d'une fois si nous n'étions pas trop laxistes en permettant de vous laisser continuer votre manège. Je l'ai plus d'une fois raisonnée - c'est un bon ami à moi au-delà du respect que je lui dois en tant que Souverain -, lui expliquant notamment que toute démocratie digne de ce nom se devait de conserver un minimum d'opposition. Mais la coupe est pleine : personne ne vous empêche de défendre vos approches politiques, aussi répugnantes soient-elles, mais faites-le dans la déférence envers la main qui vous nourrit. Considérez Don Pedro Téllez Pelayo : a-t-il jamais insulté le Couple Royal ?
Les deux hommes acquiescèrent, moins par conviction profonde que par crainte des représailles.
Rafael Dictamen Jiménez : Qui ne dit mot consent. Je vais donc oublier les derniers incidents si fâcheux et espérer de vous un amendement de votre conduite, qui passera notamment par une déclaration officielle ou un éditorial d'excuses formelles. Me suis-je bien fait comprendre quant au caractère impérieux et obligatoire de cette déclaration et de cet article ?
Enrique Puig Companys : On saurait difficilement être plus clair, Don Rafael.
Arsenio de Pertrecho Gallego : En effet.
Rafael Dictamen Jiménez : Alors c'est parfait, l'affaire est entendue. Vous pouvez disposer, Messieurs.
Les deux hommes sortirent rapidement du bureau; le Ministre entendit leurs pas se perdre dans le vestibule, puis dans le couloir. Il songea quelques minutes et se remit au travail.
[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/c/6/3/bureau-179a2a2.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/a/7/7/bureau-179a2a3.jpg[/img][/url]
Le Ministre était en train de rédiger un rapport sur l'Activité du Culte Calviniste en Numancia, concentré sur sa tâche, lorsque son interphone sonna; il s'agissait probablement de sa secrétaire personnelle, Paloma Fuentes de la Piña. Il appuya sur le bouton rouge.
Rafael Dictamen y Jiménez : Qu'y a-t-il, Paloma ?
Paloma Fuentes de la Piña : Monsieur le Ministre, les deux messieurs que vous aviez fait demander sont ici. Dois-je les faire entrer ?
Rafael Dictamen y Jiménez : Oui, bien sûr, Paloma. Je vous remercie.
Le Ministre passa la main sur sa fine moustache, posa son stylographe et regarda l'horloge posée sur la commode à droite. Déjà neuf heures du soir ! Il n'avait pas vu le temps passer en travaillant sur ce rapport commandé par sa Majesté Sérénissime.
Au bout de quelques instants, il entendit des bruits de pas dans le vestibule. Quelqu'un frappa à la port de son bureau et se présenta tout de go.
Garde Civil : Ici la Garde Civile, Monsieur le Ministre. Nous amenons les deux individus que vous nous avez demandé.
Rafael Dictamen y Jiménez : Faites-les entrer, puis allez-vous-en.
Garde Civil : Bien, Monsieur le Ministre.
Les deux individus en questions ouvrirent la porte en acajou et pénétrèrent dans la pièce. Derrière eux, Rafael Dictamen y Jiménez put distinguer la silhouette des deux Gardes Civils qui les avaient amenés, déjà en train de repartir. L'individu entré en dernier referma la porte derrière lui.
Rafael Dictamen y Jiménez : Messieurs, je vous en prie, asseyez-vous. Vous connaissez un peu les lieux, me semble-t-il, plus besoin de vous faire faire le tour du propriétaire...
Ils s'exécutèrent tous deux sans broncher, tâchant de maintenir à la fois sérieux et dignité. Le Ministre les observait, silencieux, les mains croisées devant la bouche. Il était à la fois amusé et agacé par le spectacle qu'il avait devant lui; ce n'était pas la première fois, loin de là, qu'il avait affaire à ces deux fauteurs de troubles, et il avait la sensation qu'à force de "rencontres", une sorte de complicité, ou à tout le moins de sympathie, s'était forgée entre eux, au-delà de la différence d'âge ou d'opinions politiques.
Enrique Puig Companys : Puis-je savoir pourquoi on m'a amené de force ici ? Et surtout, puis-je savoir pourquoi j'ai à supporter la présence de ce rat puant d'Arsenio ?
Arsenio de Pertrecho Gallego : Souffrez, Monsieur, que je ne réponde pas à cette attaque puérile. Vous souffleter serait encore trop d'honneur.
Rafael Dictamen Jiménez : Plus un mot, Messieurs; vous n'êtes plus des enfants et vos sempiternelles chamailleries m'agacent. Pire encore : vous ne faites pas honneur à la nation que vous prétendez servir.
Arsenio de Pertrecho Gallego : Et qu'en savez-vous, Monsieur le "Ministre" ? Depuis quand vous souciez-vous de l'honneur de Numancia ?
Rafael Dictamen Jiménez : Il suffit, Don Arsenio. J'ai déjà été beaucoup trop coulant avec vous deux. Don Enrique, vous savez pourquoi vous êtes ici, ne faites pas l'innocent.
Vos attaques, vos menaces ou vos invectives permanentes envers notre démocratie et, pire encore, envers le Couple Royal ne sauraient être tolérés plus longtemps. Vous profitez d'un système que vous entendez combattre ? Eh bien Messieurs, tout ce qui vous attend si vous continuez sur cette pente savonneuse, ce sera l'illégalité pure et simple, et vous savez aussi bien que moi que tant les Conservateurs que les Néolibéraux s'empresseront de la voter au Parlement.
Enrique Puig Companys : Comment en douter ? Des bourgeois prétentieux avoir un tant soit peu le sens de la démocratie...
Rafael Dictamen Jiménez : Taisez-vous !
Je vais être clair, mais je ne vais pas me répéter. Cet avertissement oral sera le dernier avant que nous ne prenions des mesures draconiennes envers vous et votre formation politique : ou vous cessez immédiatement ce petit jeu de dégradation scandaleuse et vous en excusez publiquement, ou il vous en coûtera. Et croyez-moi, vous n'avez pas la moindre idée du sort que l'on peut réserver aux traîtres dans ce pays.
Arsenio de Pertrecho Gallego : Bien sûr que si : ils sont assis dans un fauteuil ministériel.
Rafael Dictamen Jiménez : Très spirituel, Don Arsenio. Vous le serez sans doute moins à la Prison Centrale des Détenus Politiques, me trompé-je ?
Les deux chefs de parti comprirent très bien que le Ministre ne proférait jamais de paroles en l'air. Ils gardèrent le silence.
Rafael Dictamen Jiménez : Bien, je vois que vous avez saisi le concept. Sa Majesté Sérénissime s'est déjà plainte auprès de moi à plus d'une reprise vous concernant, et m'a demandé plus d'une fois si nous n'étions pas trop laxistes en permettant de vous laisser continuer votre manège. Je l'ai plus d'une fois raisonnée - c'est un bon ami à moi au-delà du respect que je lui dois en tant que Souverain -, lui expliquant notamment que toute démocratie digne de ce nom se devait de conserver un minimum d'opposition. Mais la coupe est pleine : personne ne vous empêche de défendre vos approches politiques, aussi répugnantes soient-elles, mais faites-le dans la déférence envers la main qui vous nourrit. Considérez Don Pedro Téllez Pelayo : a-t-il jamais insulté le Couple Royal ?
Les deux hommes acquiescèrent, moins par conviction profonde que par crainte des représailles.
Rafael Dictamen Jiménez : Qui ne dit mot consent. Je vais donc oublier les derniers incidents si fâcheux et espérer de vous un amendement de votre conduite, qui passera notamment par une déclaration officielle ou un éditorial d'excuses formelles. Me suis-je bien fait comprendre quant au caractère impérieux et obligatoire de cette déclaration et de cet article ?
Enrique Puig Companys : On saurait difficilement être plus clair, Don Rafael.
Arsenio de Pertrecho Gallego : En effet.
Rafael Dictamen Jiménez : Alors c'est parfait, l'affaire est entendue. Vous pouvez disposer, Messieurs.
Les deux hommes sortirent rapidement du bureau; le Ministre entendit leurs pas se perdre dans le vestibule, puis dans le couloir. Il songea quelques minutes et se remit au travail.
-
Ramiro de Maeztu
Scrutin exceptionnel d'état de siège - Escrutinio excepcional de estado de sitio
MISC/MG - 2011 - 4 - LM
Loi votée le 28 septembre 2011 à l'Assemblée Législative d'Hispalis, puis validée par le Sénat Royal, le Gouvernement et le Roi le jour même
Députés présents : 451/451
Députés votants : 451/451
Parti Réactionnaire (PR) :
Pour : 361 députés
Contre : 0 député
Parti Néolibéral (PNL) :
Pour : 45 députés
Contre : 0 député
Parti Légitimiste (PL) :
Pour : 32 députés
Contre : 0 député
Parti Républicain Centraliste (PRC) :
Pour : 13 députés
Contre : 0 député
POUR : 451/451 - 100%
CONTRE : 0/451 - 0%
Cette loi prévoit :
- L'octroi des pleins pouvoirs à Sa Majesté Sérénissime, qui pourra gouverner par décrets royaux sans consulter les Cortes
- La mise en place du couvre-feu de vingt-et-une heure à sept heures avec arrestation et comparution immédiate devant le Tribunal Suprême d'Hispalis pour tout contrevenant
- La mise en place de l'état de siège avec toutes les attributions exceptionnelles des forces armées et des forces de l'ordre (perquisitions et arrestations sans mandat, condamnations à mort sans jugement, torture sur la place publique...)
- L'aide financière, matérielle et humaine à toutes les forces légitimes de la République Fédérale du Logroño et de ses alliés
- Une levée exceptionnelle pour l'armée de tous les hommes de dix-huit à trente-cinq ans avec équipement et formation accélérée
Cette loi entre en vigueur, avec les décrets d'application correspondants, dans les deux heures qui suivent sa promulgation
MISC/MG - 2011 - 4 - LM
Loi votée le 28 septembre 2011 à l'Assemblée Législative d'Hispalis, puis validée par le Sénat Royal, le Gouvernement et le Roi le jour même
Députés présents : 451/451
Députés votants : 451/451
Parti Réactionnaire (PR) :
Pour : 361 députés
Contre : 0 député
Parti Néolibéral (PNL) :
Pour : 45 députés
Contre : 0 député
Parti Légitimiste (PL) :
Pour : 32 députés
Contre : 0 député
Parti Républicain Centraliste (PRC) :
Pour : 13 députés
Contre : 0 député
POUR : 451/451 - 100%
CONTRE : 0/451 - 0%
Cette loi prévoit :
- L'octroi des pleins pouvoirs à Sa Majesté Sérénissime, qui pourra gouverner par décrets royaux sans consulter les Cortes
- La mise en place du couvre-feu de vingt-et-une heure à sept heures avec arrestation et comparution immédiate devant le Tribunal Suprême d'Hispalis pour tout contrevenant
- La mise en place de l'état de siège avec toutes les attributions exceptionnelles des forces armées et des forces de l'ordre (perquisitions et arrestations sans mandat, condamnations à mort sans jugement, torture sur la place publique...)
- L'aide financière, matérielle et humaine à toutes les forces légitimes de la République Fédérale du Logroño et de ses alliés
- Une levée exceptionnelle pour l'armée de tous les hommes de dix-huit à trente-cinq ans avec équipement et formation accélérée
Cette loi entre en vigueur, avec les décrets d'application correspondants, dans les deux heures qui suivent sa promulgation
-
Ramiro de Maeztu
Scrutin exceptionnel d'état de siège - Escrutinio excepcional de estado de sitio
MISC/MG - 2011 - 4 - LM
Loi votée le 18 avril 2011 à l'Assemblée Législative d'Hispalis, puis validée par le Sénat Royal, le Gouvernement et le Roi le jour même
Députés présents : 451/451
Députés votants : 451/451
Parti Réactionnaire (PR) :
Pour : 361 députés
Contre : 0 député
Parti Néolibéral (PNL) :
Pour : 45 députés
Contre : 0 député
Parti Légitimiste (PL) :
Pour : 32 députés
Contre : 0 député
Parti Républicain Centraliste (PRC) :
Pour : 13 députés
Contre : 0 député
POUR : 451/451 - 100%
CONTRE : 0/451 - 0%
Cette loi prévoit :
- L'octroi des pleins pouvoirs à Sa Majesté Sérénissime, qui pourra gouverner par décrets royaux sans consulter les Cortes
- La mise en place du couvre-feu de vingt-et-une heure à sept heures avec arrestation et comparution immédiate devant le Tribunal Suprême d'Hispalis pour tout contrevenant
- La mise en place de l'état de siège avec toutes les attributions exceptionnelles des forces armées et des forces de l'ordre (perquisitions et arrestations sans mandat, condamnations à mort sans jugement, torture sur la place publique...)
- L'aide financière, matérielle et humaine à toutes les forces légitimes et communistes de la République Fédérative Communiste de Rostovie
- La collaboration accrue avec la Ligue Panlatine et tous nos alliés pour rétablir le régime légitime dans ledit pays
- Une levée exceptionnelle pour l'armée de tous les hommes de dix-huit à trente-cinq ans avec équipement et formation accélérée
- L'interdiction exceptionnelle de tout moyen de communication, sauf pour les déclarations solennelles de Sa Majesté Sérénissime
- La fermeture de l'ambassade officielle de la Rostovie à Hispalis avec arrestation provisoire et interrogatoire de tous les diplomates rostoviens en poste en Numancia
Cette loi entre en vigueur, avec les décrets d'application correspondants, dans les deux heures qui suivent sa promulgation
MISC/MG - 2011 - 4 - LM
Loi votée le 18 avril 2011 à l'Assemblée Législative d'Hispalis, puis validée par le Sénat Royal, le Gouvernement et le Roi le jour même
Députés présents : 451/451
Députés votants : 451/451
Parti Réactionnaire (PR) :
Pour : 361 députés
Contre : 0 député
Parti Néolibéral (PNL) :
Pour : 45 députés
Contre : 0 député
Parti Légitimiste (PL) :
Pour : 32 députés
Contre : 0 député
Parti Républicain Centraliste (PRC) :
Pour : 13 députés
Contre : 0 député
POUR : 451/451 - 100%
CONTRE : 0/451 - 0%
Cette loi prévoit :
- L'octroi des pleins pouvoirs à Sa Majesté Sérénissime, qui pourra gouverner par décrets royaux sans consulter les Cortes
- La mise en place du couvre-feu de vingt-et-une heure à sept heures avec arrestation et comparution immédiate devant le Tribunal Suprême d'Hispalis pour tout contrevenant
- La mise en place de l'état de siège avec toutes les attributions exceptionnelles des forces armées et des forces de l'ordre (perquisitions et arrestations sans mandat, condamnations à mort sans jugement, torture sur la place publique...)
- L'aide financière, matérielle et humaine à toutes les forces légitimes et communistes de la République Fédérative Communiste de Rostovie
- La collaboration accrue avec la Ligue Panlatine et tous nos alliés pour rétablir le régime légitime dans ledit pays
- Une levée exceptionnelle pour l'armée de tous les hommes de dix-huit à trente-cinq ans avec équipement et formation accélérée
- L'interdiction exceptionnelle de tout moyen de communication, sauf pour les déclarations solennelles de Sa Majesté Sérénissime
- La fermeture de l'ambassade officielle de la Rostovie à Hispalis avec arrestation provisoire et interrogatoire de tous les diplomates rostoviens en poste en Numancia
Cette loi entre en vigueur, avec les décrets d'application correspondants, dans les deux heures qui suivent sa promulgation