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William Hamleigh

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Deux ans après le terrible attentat de Dunmore, le président semble déterminer à rester.

La dictature ennissoise est une bonne chose pour les Îles Lorthon
24 février 2041[/center]

[justify]Depuis maintenant près de deux ans la République Fédérale d'Ennis vit au rythme des bouleversements institutionnels et politiques depuis que l'Amiral Lúi Ó Móráin a pris les rennes de l'État après l'attentat meurtrier du 4 juin 2039. Au pouvoir, Ó Móráin s'est lancé dans les entreprises que l'on connait. Parmi les plus notables, l'élaboration d'une nouvelle constitution, qui renforce les prérogatives présidentielles, ainsi que la purge politique qui a suivi les attaques perpétrées par l'armée gaélique révolutionnaire. Installé confortablement, le nouveau régime ennissois a connu quelques montées de chaleur lors du contesté référendum contre le président à la suite de la mort du juge enquêtant sur ses liens avec ledit attentat. Cette tentative de coup d'état a motivé par après l'instauration de la loi martiale pendant plus d'un an jusqu'à être abolie récemment alors que des élections législatives se préparent. Aujourd'hui pour beaucoup de politologues, le régime ennissois est sans conteste à la limite de la dictature et se plaît à entretenir cette ambigüité notamment par l'annonce, à quelques semaines d'élections, de l'instauration d'une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360928#p360928]force paramilitaire[/url] dépendant du président de la république. Un voile dirigiste et autoritaire entoure donc notre plus proche voisin, une situation qui, tous comptes faits, sourit plutôt à notre pays.

Car aux Îles Lorthon, si le climat météo n'est pas franchement moins pire qu'en Ennis, les généraux n'ont pas le pouvoir et le pays continue de fonctionner comme une démocratie au sens où on l'entend communément bien que les dernières années furent un véritable feuilleton quotidien. Dès lors, de nombreux Ennissois, pour la plupart des opposants ou des personnes possiblement menacées par le régime, ont pris la fuite pour notre sol. Les agences de statistique démographique estiment leur nombre à 15 000 arrivées en 2040. De plus, au cours de cette même année, les Îles Lorthon ont accueilli deux fois plus de "[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=361513#p361513]cerveaux[/url]" qu'au cours de l'année 2039. Difficile pourtant d'estimer la solidité de ces arrivages. Si pour certains il s'agit tout simplement de commencer une nouvelle vie dans un pays libre, beaucoup n'attendent que le départ d'Ó Móráin et l'écroulement du système qu'il a fait naître, possiblement emporté par un "[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360976#p360976]coup d'état démocratique[/url]" pour paraphraser les slogans actuellement en vogue sur l'île d'émeraude. Toujours est-il que ce phénomène ne peut porter préjudice à l'économie lorthonienne qui profite déjà des institutions dytoliennes pour attirer à elle les élites du continent.

Outre les rebus de l'idéologie móráiniste, dont l'État ennissois peut largement se passer, les récents déboires sécuritaires ont confirmé la méfiance du monde économique vis à vis de l'autrefois désirée économie de la république. Aujourd'hui, tout porte à croire que l'économie lorthonienne apparait plus désirable que celle de sa voisine, pour des raisons principalement politiques, face à laquelle Fort William a toujours fait figure de second choix. Or, récemment la vapeur s'est inversée, et les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360944#p360944]indicateurs de confiance[/url] des entreprises le confirment. Là où dans les derniers rapports, Ennis a subi une cinglante rétrogradation, notre pays se dresse comme l'acteur économique le plus inspirant de la région, et même parmi nos partenaires de la Communauté des Nations Dytoliennes. Sur le plan des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=361425#p361425]investissements privés[/url] l'évolution s'est également faite sentir puisque les rapports montrent que contrairement à la cote ennissoise, les Îles Lorthon poursuivent leur évolution aux côtés notamment de la Santogne. Une santé économique au beau fixe qui devrait nous emmener vers de nouveaux records de développement, semblables à ceux des années précédentes.

Ainsi l'épisode autoritaire voire dictatorial que traverse le pays des leprechauns peut d'abord apparaitre comme un frein pour l'harmonie à la fois économique et politique de la région, mais pour les Îles Lorthon il permet de rappeler au monde que Fort William est également digne un interlocuteur d'intérêt d'ordinaire peut-être un peu occulté par son voisin haut en couleurs. Il s'agit donc d'une opportunité pour notre pays de prouver sa valeur comme centre d'attraction économique majeur en attendant que la république ne rectifie le tir et revienne dans la course avec le dynamisme qu'on lui connait.
William Hamleigh

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Le nouveau visage du parti libéral-réformateur devra désormais faire ses preuves.[/center]
[center]Les libéraux limogent George Sexter et confient le parti à Eleanor Spamos
24 mars 2041[/center]

[justify]La réunion tenue le 26 janvier par les pairs du parti libéral-réformateur aura causé de sérieux dommages à la crédibilité du parti, pire encore, elle lui a très certainement coûté une place au gouvernement aux côtés de son allié naturel, le parti conservateur. Mais voilà, Bashir Maan n'aura pas toléré les insultes proférées à son encontre par George Sexter, le leader libéral. Peu-importe au président conservateur que ces paroles aient été enregistrées à l'insu du libéral ou dans un cadre strictement privé, « je ne veux pas de racistes à la tête de ce pays et encore moins dans mon gouvernement » avait déclaré sur le champs Bashir Maan avant que le reste du spectre politique ne lui emboîte le pas, dénonçant à l'unanimité les propos en question. Au sein du parti la question a fait le tour de tables de discussion et le verdict et pour le moins unanime, si le parti libéral-réformateur n'est, à l'heure actuelle, pas en train de diriger aux côtés du Premier ministre, c'est en grande partie à cause de l'attitude de George Sexter. L'intéressé s'est vu imposer la menace d'une motion de méfiance de la part du conseil d'électeurs et n'a pas chercher à s'y frotter puisqu'il a annoncé qu'il quittait ses fonctions dans la soirée du 22 mars dernier.

Ni une ni deux, il n'a pas fallu attendre le départ forcé de George Sexter pour que les cadres du partis s'accordent quant à la succession. C'est la personnalité d'Eleanor Spamos qui a concentré tous les regards. Jeune cadre du parti, cette native de Marisburry où elle exerça plusieurs mandats et d'origine Ménechméenne par son grand-père, semble incarner l'avenir dynamique et confiant de la famille libérale qui, c'est rien de le dire, a du mal à retrouver le chemin du cabinet depuis la refonte du parti national de la couronne après le dernier mandat de Sarah Connolly. À l'aide d'une popularité en hausse au sein des membres du parti et à l'aide d'une expérience des affaires qui coulent dans ses veines, de par sa provenance d'une famille d'avocats et banquiers d'affaires, Eleanor Spamos a de suite indiqué qu'elle estimait que la place de son parti comme étant au cabinet et non dans l'opposition. Peut-être sommes nous désormais en droit de supposer que la nouvelle égérie libérale fera tout pour s'attirer les faveurs du Premier ministre, allant jusqu'à le faire songer à un remaniement qui lui permettrait, à lui, d'obtenir une majorité bien plus confortable, ainsi qu'aux libéraux d'enfin de trouver le chemin du pouvoir après trois législatures dans les rangs de l'opposition.
William Hamleigh

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L'invasion du Nunakya conduit le Premier ministre à un remaniement de grande ampleur.[/center]
[center]Scandalisés, les sociaux-démocrates et les écologistes quittent le gouvernement, les libéraux y entrent aussitôt
30 mars 2041[/center]

[justify]30 mars, la première séance de questions au Premier ministre au sujet de l'invasion du Nunakya s'ouvre dans la Chambre des Communes. Le Premier ministre doit affronter une mur parlementaire, y compris au sein même des rangs qui forment sa majorité. Les députés sont remontés, ils n'ont pas été consultés pour l'entrée en guerre et accusent de dérive autoritaire Bashir Maan qui se défend tant bien que mal mais peine à avoir la parole plus de quelques secondes sans interruption. Ensuite, la prise de parole et la question du Vice-Premier ministre, Sim Camran, dans laquelle il annonce que son parti quitte la majorité gouvernementale. Pris de cours, le Premier ministre demeure muet avant que ce ne soit au tour des écologistes, emmenés par Kate Bishop, qui annoncent leur retrait. « Le Premier ministre a peut-être gagné une guerre mais il a surtout perdu son mandat » déclare cette dernière au cours de sa prise de parole. À la fin de la séance, le pays se retrouve à nouveau sans gouvernement mais pour une durée limitée. En effet, deux heures à peine après que la joute verbale hebdomadaire au Parlement a pris fin, le parti libéral-formateur annonce qu'il rejoint le gouvernement de Bashir Maan, qui retrouve donc une majorité, et plus forte que la précédente. Dans l'après midi, le Premier ministre déclare : « Nous avons pu, au cours de la séance de questions des députés, nous rendre compte que certains des membres de mon cabinet refusaient d'agir dans les intérêts de la nation. Nous en sortirons grandis. »

Le nouveau gouvernement de Bashir Maan s'appuie désormais sur une majorité de 124 sièges composée de quatre partenaires : le parti conservateur, le parti libéral-réformateur, le parti travailliste et les rattachistes d'unité gaélique déjà liés aux conservateurs dans leur gouvernement régional à Urnavuk. En supprimant ses partenaires écologistes et sociaux-démocrates, le Premier ministre faire tendre son cabinet vers la droite et sera désormais plus libre de proposer une politique en accord avec son programme et, surtout, libérée du poids de forces de gauche comme entrave aux projets du gouvernement. « Il n'y croyait pas de toute manière, à ces partis. Ils n'étaient là que pour l'addition de sièges pour dépasser 121, c'est tout. Aujourd'hui, le gouvernement va pouvoir réellement travailler comme il l'entend. Au fond, c'est mieux pour tout le monde. » peut-on entendre de la part d'un élu conservateur au micro d'un de nos journalistes. Mais dès le pays est en droit de se poser la question suivante : tout cela n'était-il pas finement planifié ? L'invasion de l'arctique briton n'aurait-elle pas servi comme catalyseur à la chute d'une majorité trop encombrante et pas assez manoeuvrable, conjuguée avec l'éviction du président libéral qui constituait le frein à toute collaboration, il faut reconnaitre qu'il y a là un formidable alignement des astres pour l'exécutif dont malheureusement le caractère hasardeux ou planifié risque bien de nous échapper encore longtemps.
William Hamleigh

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Les traces laissées dans l'eau par les activités d'extraction en amont sont à l'origine de la contamination.[/center]
[center]Du pétrole dans le Whisky à Longfellow
12 avril 2041[/center]

[justify]Mauvaise surprise pour les amateurs des Whisky issus de la distillerie de Longfellow dans les Highlands de Greenoch, l’inspection sanitaire réglementaire y aurait décelé des traces d’hydrocarbures qui proviendraient de toute évidence, des installations d’extraction de pétrole situées en amont du cours de la Valden Glen. C’est dans sont lit que les importantes quantités d’eau nécessaire à la fabrication du Whisky sont puisées sans interruption depuis que la fabrique familiale Lagavulin y distille ses breuvages tourbés. Cependant l’inspection sanitaire tient à rassurer les consommateurs de cette structure de production à échelle uniquement locale : « Il n’y a pas de risque à court terme au vu des quantités infimes relevées dans les échantillons » Néanmoins l’entreprise doit temporairement cesser ses activités et se munir d’équipements adaptés à la présence d’agents contaminants dans l’eau de son glen nourricier. Il n’y a guerre de doute sur la provenance desdites traces de pétrole dans la production de Lagavulin. Les regards sont désormais portés sur les puits d’Aryn, dont les activités ont manifestement eu des répercutions sur l’architecture souterraine et la perméabilité des nappes phréatiques et pétrolière. À l’heure actuelle il n’est en revanche pas encore établi s’il s’agit d’une contamination par le sol ou par la surface, c’est-à-dire par le rejet de matières extraites dans la nature.

Dans la région et même dans le monde producteur, la nouvelle a fait grand bruit et se mue désormais sur les réseaux sociaux en drame national, symbolisant la perte de notre pays face à son appétit toujours plus boulimique pour les richesses de son sous-sol au point d’en oublier l’environnement alentour. À la suite de ces découvertes, il est fort à parier que le nombre d’analyses de la teneur en hydrocarbures de nos eaux douces devrait croître et amener à un débat sur la frénésie pétrolière qui a saisi notre pays depuis une dizaine d’années avant d’exploser sous le mandat de Daniel Ceallach il y a maintenant plus de cinq ans. Pour autant, au lendemain de la prise de fonction du nouveau cabinet de Bashir Maan, et de son virage à droite en raison du départ des forces écologistes et sociales démocrates et de l’entrée des libéraux, rien ne laisse penser qu’une autre direction en matière de politique énergétique ne devrait être prochainement prise. Et pour cause, depuis 2035, c’est la travailliste Sophie Bennett qui supervise le Département en question et tout porte à croire qu’elle devrait poursuivre sur sa lancée pour les quatre années qui viennent, mais notre écosystème fragile a-t-il le luxe d’attendre ?
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