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02 februarie 2040
Le rappeur Djordji Sykes contraint d'annuler sa tournée en Valdaquie
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A l'occasion d'un concert en Santogne, celui-ci avait revêtu un t-shirt "Justice pour la Dobrogévie"[/center]
Etoile montante du rap au Westrait, apôtre d'une liberté de parole "totale" : Anton Groza, ou "Djordji Sykes" de son nom de scène, a récemment annoncé l'annulation de sa tournée valdaque sur les réseaux sociaux, au grand regret de ses fans. "Ok, alors je viens d'apprendre que la totalité de mes concerts a été refusée par les maires et préfets des villes concernés. Censure quand tu nous tiens", a-t-il déclaré, visiblement agacé. Et pour cause, cela faisait plusieurs mois que Djordji Sykes avait prévu de retourner en Valdaquie, après avoir rencontré un succès inédit au Westrait. Auteur de textes sans concessions et très engagés politiquement - bien qu'il ne se réclame d'aucune idéologie - le rappeur sans langue de bois entendait réitérer sa performance olgarienne dans son pays natal, qu'il a quitté il y a un peu moins d'un an pour voir un cousin, à l'origine.
"La raison ? Une 'suspicion d'atteinte à l'ordre public' si je me produisais. Ils se foutent vraiment de ma gueule", a poursuivi Anton Groza. Ce dernier avait demandé l'autorisation des mairies de Craiova, Albarea, Traianopol, Târgu Iulia, Cernavoda et Marțișoara. Si les autorités de la capitale ont refusé d'entrée de jeu la venue du rappeur polémique, très critique envers Petru Ursachi, l'Eglise orthodoxe et le Parti national libéral au pouvoir, celles de Traianopol, Târgu Iulia et Craiova avaient initialement accepté sa requête avant de voir leur décision cassée en préfecture. Une atteinte à la liberté d'expression "injustifiée" selon l'avocat de Djordji Sykes, qui a entamé une procédure de référé-liberté pour invalider lesdites décisions préfectorales. "Gros big up à maître Agopian, qui a fait tout son possible pour m'aider. Malheureusement, la justice valdaque est aussi soumise qu'une pute", a expliqué l'intéressé, toujours sur les réseaux sociaux. En effet, 24 heures après la présentation du dossier, les tribunaux administratifs concernés ont rejeté la demande du rappeur.
"Je suis sincèrement désolé, l'équipe. Vraiment, je m'attendais pas à ça. Vos billets seront intégralement remboursés". Un camouflet d'autant plus grand pour l'artiste, ayant ouvert sa billetterie plusieurs semaines auparavant, qui se voit obligé de rembourser les acheteurs des milliers de places déjà écoulées. "On en restera pas là, promis. Si Ursachi veut qu'on lui baise le cul on va le faire", a continué Djordji Sykes avec le franc parler et l'irrévérence qu'on lui connaît. A l'instar de plusieurs de ses fans, le rappeur voit le président de la République comme responsable de ces interdictions en série. Ce dernier aurait décidé de réduire Djordji Sykes au silence à cause des critiques qu'il lui adresse régulièrement dans ses textes, ainsi que pour son soutien sans faille à la Dobrogévie communiste de Vasile Tudor, chef historique du PCUP abattu en 2038 lors d'une frappe aérienne. Après un concert à Madragues (en Santogne, où la communauté valdaque est très présente) en décembre dernier, le rappeur avait revêtu un t-shirt estampillé "Justice pour la Dobrogévie" et levé le poing pendant qu'il dévoilait son dernier titre : "Muie Ursachi !" ("Nique Ursachi !").
Le message d'Anton Groza a ainsi provoqué une avalanche d'insultes à l'adresse du président, dépeint comme un autocrate corrompu. C'est finalement le philosophe et journaliste Romulus Beașelescu qui a volé au secours du chef de l'exécutif : "considérer le rap de Djordji Sykes comme de l'art, c'est comme faire passer de la merde pour un Joffre (gâteau au chocolat valdaque). Merci à la justice et aux préfets de préserver l'ouïe de nos citoyens. #JeSoutiensLePrésident". La réponse du chanteur ne s'est pas faite attendre et a été laconique : "au pire mange-moi le poireau". Constantin Agopian, l'avocat sus-cité de ce dernier, a ensuite déclaré qu'il attaquerait les préfectures ayant annulé les concerts de son client pour abus de pouvoir. Djordji Sykes, pour sa part a conclu par un nouveau post : "je serai quand même au pays le mois prochain pour voir Mama. Je suis déjà en train de négocier avec des patrons de bars et de clubs pour qu'ils me laissent me produire chez eux. Hâte de gueuler 'Muie Ursachi' avec vous les gars".
Médias - Presa din Valdâchia
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Alexei
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06 februarie 2041
Petru Ursachi visite les chantiers des Nouvelles Routes de la Soie en Atransahr
[img]https://i.imgur.com/65QZatL.jpg[/img]
Le président a scellé une coopération étroite avec Bahman Ier, Shahanshah du Sublime Royaume d'Atransahr[/center]
Eretran - 05 février 2040. C'est aux alentours de dix heures du matin (neuf heures en Valdaquie) que l'avion du président de la République de Valdaquie a pénétré dans l'espace aérien atransahri pour une visite annoncée "capitale", dans un contexte où le projet des Nouvelles Routes de la Soie - conduit par l'Entente Trans-touranienne - s'apprête à devenir une réalité. Arrivé trente minutes plus tard sur le tarmac de l'aéroport international d'Eretran (capitale du Sublime Royaume d'Atransahr, ndlr), Petru Ursachi a été accueilli en personne par Bahman Ier, Shahanshah (souverain) d'Atransahr, au son de Deșteaptă-te, valdâche, l'hymne de la République, exécuté par la fanfare du roi. Après une poignée de main et quelques révérences en farsi (apprises par le Valdaque pendant son vol), les deux chefs d'Etat se sont mis en branle pour discuter de leur coopération future.
Une coopération encouragée, puis [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1399&t=18368&p=360971#p360971]largement approuvée[/url] par les acteurs économiques d'Atransahr, désireux de rompre l'isolationnisme dans lequel leur pays a baigné pendant de longues décennies - à l'instar du notre - et de s'ouvrir au monde. Car c'est bien le commerce qui est à la base du traité d'Eretran. Riche en matières premières, la monarchie persique s'est engagée à subvenir aux besoins valdaques en terres rares et en tungstène (entre autres) - deux minerais essentiels à une industrie en plein essor, qui d'ores-et-déjà surnommée "[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1397&p=360055#p360055]l'usine du monde[/url]" par la presse universitaire txiléenne. De son côté, la Valdaquie offre à ses entreprises un débouché de choix : fort de 55 millions d'habitants (soit un quart de plus que celle-ci), l'Atransahr pourra compter sur Alpva pour s'approvisionner en cuivre, ou encore sur Tracia pour importer des automobiles. Enfin, les industries diamantaires des deux pays s'entraideront pour accroître leur production.
Mais l'enjeu majeur du traité demeurait bel et bien l'intégration de l'Atransahr à l'Entente Trans-touranienne et au projet pharaonique des Nouvelles Routes de la soie. Revenu sur le devant de la scène (géopolitique) ces dernières semaines, celui-ci a suscité les convoitises de la jeune Ligue d'Apamée qui, après avoir entamé un rapprochement fulgurant avec la Cybistrie voisine, tend à se substituer à une Ligue de Lébira en crise, par la prise de contrôle de l'Arovaquie notamment. L'ambitieux voisin de l'Atransahr n'entend pas s'arrêter là, et a annoncé le 27 janvier dernier la création future d'un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1403&t=18427&p=360836#p360836]projet parallèle[/url] aux Nouvelles Routes de la soie, devant comprendre le Liang et l'Atransahr. Selon la rumeur, c'est l'ouverture de négociations quadrilatérales en sens qui a précipité la venue de Petru Ursachi en Atransahr. La Valdaquie ayant investi des milliards dans le projet originel - faisant bondir sa dette publique - certains observateurs ont conclu qu'il était politiquement impensable pour Albarea de se faire "voler la vedette par des paysans-[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1403&t=18428&p=360881#p360881]proxénètes[/url]", dixit Romulus Beașelescu, visiblement toujours en pointe sur l'actualité internationale.
Au final, la visite du chef d'Etat s'est montrée extrêmement fructueuse. En plus du rapprochement économique sus-dit, l'Atransahr a demandé le soutien de la Valdaquie pour adhérer à l'ETT. Pari réussi donc, alors que le royaume persique a vu la construction des premières infrastructures des NRS sur son territoire l'an passé. Des chantiers que Petru Ursachi s'est empressé de visiter, armé de son éternel sourire, comme pour faire un nouveau pied de nez aux métaraxo-cybistriens. "Dix ans auparavant, les noms 'Karmalistan' ; 'Liang' ; 'Kars' ; 'Atransahr' et 'Valdaquie' étaient inconnus du plus grand nombre, ou renvoyaient à des Etats sous-développés : dénués d'importance sur la scène internationale [...]. Dans dix ans, ces mêmes Etats pourront se targuer d'avoir été à l'origine de l'une des plus grandes réussites de l'Histoire de l'humanité", a conclu Petru Ursachi, triomphal. En développement depuis 2037, les Nouvelles Routes de la Soie - après moult rebondissements - s'apprêtent à définitivement sortir de terre et à créer le plus grand espace commercial au monde.
06 februarie 2041
Petru Ursachi visite les chantiers des Nouvelles Routes de la Soie en Atransahr
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Le président a scellé une coopération étroite avec Bahman Ier, Shahanshah du Sublime Royaume d'Atransahr[/center]
Eretran - 05 février 2040. C'est aux alentours de dix heures du matin (neuf heures en Valdaquie) que l'avion du président de la République de Valdaquie a pénétré dans l'espace aérien atransahri pour une visite annoncée "capitale", dans un contexte où le projet des Nouvelles Routes de la Soie - conduit par l'Entente Trans-touranienne - s'apprête à devenir une réalité. Arrivé trente minutes plus tard sur le tarmac de l'aéroport international d'Eretran (capitale du Sublime Royaume d'Atransahr, ndlr), Petru Ursachi a été accueilli en personne par Bahman Ier, Shahanshah (souverain) d'Atransahr, au son de Deșteaptă-te, valdâche, l'hymne de la République, exécuté par la fanfare du roi. Après une poignée de main et quelques révérences en farsi (apprises par le Valdaque pendant son vol), les deux chefs d'Etat se sont mis en branle pour discuter de leur coopération future.
Une coopération encouragée, puis [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1399&t=18368&p=360971#p360971]largement approuvée[/url] par les acteurs économiques d'Atransahr, désireux de rompre l'isolationnisme dans lequel leur pays a baigné pendant de longues décennies - à l'instar du notre - et de s'ouvrir au monde. Car c'est bien le commerce qui est à la base du traité d'Eretran. Riche en matières premières, la monarchie persique s'est engagée à subvenir aux besoins valdaques en terres rares et en tungstène (entre autres) - deux minerais essentiels à une industrie en plein essor, qui d'ores-et-déjà surnommée "[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1397&p=360055#p360055]l'usine du monde[/url]" par la presse universitaire txiléenne. De son côté, la Valdaquie offre à ses entreprises un débouché de choix : fort de 55 millions d'habitants (soit un quart de plus que celle-ci), l'Atransahr pourra compter sur Alpva pour s'approvisionner en cuivre, ou encore sur Tracia pour importer des automobiles. Enfin, les industries diamantaires des deux pays s'entraideront pour accroître leur production.
Mais l'enjeu majeur du traité demeurait bel et bien l'intégration de l'Atransahr à l'Entente Trans-touranienne et au projet pharaonique des Nouvelles Routes de la soie. Revenu sur le devant de la scène (géopolitique) ces dernières semaines, celui-ci a suscité les convoitises de la jeune Ligue d'Apamée qui, après avoir entamé un rapprochement fulgurant avec la Cybistrie voisine, tend à se substituer à une Ligue de Lébira en crise, par la prise de contrôle de l'Arovaquie notamment. L'ambitieux voisin de l'Atransahr n'entend pas s'arrêter là, et a annoncé le 27 janvier dernier la création future d'un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1403&t=18427&p=360836#p360836]projet parallèle[/url] aux Nouvelles Routes de la soie, devant comprendre le Liang et l'Atransahr. Selon la rumeur, c'est l'ouverture de négociations quadrilatérales en sens qui a précipité la venue de Petru Ursachi en Atransahr. La Valdaquie ayant investi des milliards dans le projet originel - faisant bondir sa dette publique - certains observateurs ont conclu qu'il était politiquement impensable pour Albarea de se faire "voler la vedette par des paysans-[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1403&t=18428&p=360881#p360881]proxénètes[/url]", dixit Romulus Beașelescu, visiblement toujours en pointe sur l'actualité internationale.
Au final, la visite du chef d'Etat s'est montrée extrêmement fructueuse. En plus du rapprochement économique sus-dit, l'Atransahr a demandé le soutien de la Valdaquie pour adhérer à l'ETT. Pari réussi donc, alors que le royaume persique a vu la construction des premières infrastructures des NRS sur son territoire l'an passé. Des chantiers que Petru Ursachi s'est empressé de visiter, armé de son éternel sourire, comme pour faire un nouveau pied de nez aux métaraxo-cybistriens. "Dix ans auparavant, les noms 'Karmalistan' ; 'Liang' ; 'Kars' ; 'Atransahr' et 'Valdaquie' étaient inconnus du plus grand nombre, ou renvoyaient à des Etats sous-développés : dénués d'importance sur la scène internationale [...]. Dans dix ans, ces mêmes Etats pourront se targuer d'avoir été à l'origine de l'une des plus grandes réussites de l'Histoire de l'humanité", a conclu Petru Ursachi, triomphal. En développement depuis 2037, les Nouvelles Routes de la Soie - après moult rebondissements - s'apprêtent à définitivement sortir de terre et à créer le plus grand espace commercial au monde.
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Alexei
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12 februarie 2041
Le patriarche Daniel appelle à l'"unité des orthodoxes"
[img]https://image.stirileprotv.ro/media/images/600x338/Feb2017/61869499.jpg[/img]
Le numéro un de l'Eglise orthodoxe souhaite apaiser les tensions entre Valdaques et Sarkhovites[/center]
Alors que l'issue de la conférence de Bolków demeure plus qu'incertaine après la décision de la Fédération de Sarkhovie de snober la délégation valvatido-daugave, représentée par le roi Zangief qui s'y est tout de même rendu personnellement, le patriarche Daniel de Valdaquie a profité de la messe dominicale pour adresser un message de paix aux différents acteurs, appelant à l'"unité des orthodoxes". "Chaque guerre entre chrétiens est une tragédie", a lancé Sa Sainteté avant de poursuivre : "pendant que les fils d'Adam se querellent pour des raisons toujours plus futiles, les forces du Malin et les apostats se frottent les mains". Le ton est donné. Pour le chef de l'Eglise orthodoxe valdaque, une guerre entre son pays et la Fédération de Sarkhovie serait "la plus grande tragédie qui puisse frapper le monde orthodoxe", dont la Valdaquie et la Sarkhovie en sont ses deux plus éminents représentants. Pire encore, un conflit entre les deux pays renforcerait, toujours selon Sa Sainteté, les "forces hérétiques" - incarnées par les communistes athées ou les musulmans.
Car si Albarea n'est concernée qu'indirectement par la crise valvato-sarkhovite, reste que Petru Ursachi a tout de même entendu [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17386&p=361137#p361137]hausser le ton[/url] vis-à-vis de Sarkhgorod et s'engager en faveur de Vindurhiminn - qui constituerait un "partenaire diplomatique et économique précieux" pour notre pays. Conséquence directe de l'échauffement des esprits au Nord, ce qui est appelé la "question nistrove" a été remis sur la table par la Fédération de Sarkhovie et le Royaume de Slézanie, dont la médiation a été jugée très "complaisante" envers cette dernière par certains observateurs. Un débat pourtant clos de longue date pour les Valdaques, qui ne partagent pas la vision sarkhovite de faire de la Nistrovie une pièce de viande géostratégique. En effet, dans un contexte où des liens de plus en plus forts sont tissés quotidiennement entre les deux pays latins-orientaux, injustement séparés par l'impérialisme slave, l'appartenance de la Nistrovie à la Valdâchia Mare ("Grande Valdaquie") n'est plus à démontrer tant historiquement que scientifiquement. Enfin, la crise économique que traverse actuellement Tighinău témoigne bien de son incapacité à prospérer sans sa sœur occidentale.
Si Daniel de Valdaquie adhère également à ce point-de-vue, il a considéré, à l'occasion d'une conférence de presse, qu'il ne fallait pas "brusquer les choses" et ne pas créer des "tensions inutiles" entre orthodoxes. Un point-de-vue louable qui n'est toutefois pas partagé par la majorité des spécialistes en géopolitique, qui estiment que le panslavisme sarkhovite est le principal obstacle à la réunification valdaco-nistrove : "dans le meilleur des cas, les Sarkhovites voient la Nistrovie comme une zone tampon. Dans le pire, ils l'imaginent comme une partie intégrante de l'Hotsaline historique". Bien qu'il soit peu envisageable aujourd'hui que Sarkhgorod, du fait de sa mauvaise santé économique, ait des prétentions sur la Pridnistrie ou sur la Nistrovie dans sa totalité, nombre de Nistroves romanophones restent encore hantés par le spectre des invasions slaves. Mihai Bibescu, professeur d'histoire à l'Université de Tighinău, en est le chef de file et tente de sensibiliser ses compatriotes à cette éventualité à travers ses ouvrages, traitant notamment de la colonisation brutale effectuée par les Hotsaliens au XIXème siècle et des nombreuses exactions auxquelles ils se sont adonnées contre les populations romanophones et turcophones.
De ce fait, il est peu probable que Sa Sainteté soit réellement écoutée, que ce soit par le gouvernement ou par l'opinion publique. Si Petru Ursachi a décidé, au début, de prendre des pincettes avec Sarkhgorod, la volonté de celle-ci de remettre en question l'identité valdaque - bien réelle - de la Nistrovie a été sans nul doute perçue comme une provocation. La volonté exprimée, par les Sarkhovites à Bolków, de faire de la Nistrovie une vulgaire "zone-tampon" et d'entacher son (déjà faible) potentiel défensif en lui interdisant de stationner du matériel militaire à 50 kilomètres de la Sarkhovie n'aura pour effet que de mobiliser encore plus les Valdaques et les Nistroves autour de leur identité commune, accélérant ainsi le même processus de rattachement que Sarkhgorod tente de combattre. Cette ligne diplomatique pourrait, si elle était poursuivie, s'avérer désastreuse pour la Sarkhovie qui finirait par regretter d'avoir provoqué le "lynx" valdaque. Et ce, en dépit du pacifisme de Sa Sainteté Daniel de Valdaquie et des avertissements d'Albarea.
12 februarie 2041
Le patriarche Daniel appelle à l'"unité des orthodoxes"
[img]https://image.stirileprotv.ro/media/images/600x338/Feb2017/61869499.jpg[/img]
Le numéro un de l'Eglise orthodoxe souhaite apaiser les tensions entre Valdaques et Sarkhovites[/center]
Alors que l'issue de la conférence de Bolków demeure plus qu'incertaine après la décision de la Fédération de Sarkhovie de snober la délégation valvatido-daugave, représentée par le roi Zangief qui s'y est tout de même rendu personnellement, le patriarche Daniel de Valdaquie a profité de la messe dominicale pour adresser un message de paix aux différents acteurs, appelant à l'"unité des orthodoxes". "Chaque guerre entre chrétiens est une tragédie", a lancé Sa Sainteté avant de poursuivre : "pendant que les fils d'Adam se querellent pour des raisons toujours plus futiles, les forces du Malin et les apostats se frottent les mains". Le ton est donné. Pour le chef de l'Eglise orthodoxe valdaque, une guerre entre son pays et la Fédération de Sarkhovie serait "la plus grande tragédie qui puisse frapper le monde orthodoxe", dont la Valdaquie et la Sarkhovie en sont ses deux plus éminents représentants. Pire encore, un conflit entre les deux pays renforcerait, toujours selon Sa Sainteté, les "forces hérétiques" - incarnées par les communistes athées ou les musulmans.
Car si Albarea n'est concernée qu'indirectement par la crise valvato-sarkhovite, reste que Petru Ursachi a tout de même entendu [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17386&p=361137#p361137]hausser le ton[/url] vis-à-vis de Sarkhgorod et s'engager en faveur de Vindurhiminn - qui constituerait un "partenaire diplomatique et économique précieux" pour notre pays. Conséquence directe de l'échauffement des esprits au Nord, ce qui est appelé la "question nistrove" a été remis sur la table par la Fédération de Sarkhovie et le Royaume de Slézanie, dont la médiation a été jugée très "complaisante" envers cette dernière par certains observateurs. Un débat pourtant clos de longue date pour les Valdaques, qui ne partagent pas la vision sarkhovite de faire de la Nistrovie une pièce de viande géostratégique. En effet, dans un contexte où des liens de plus en plus forts sont tissés quotidiennement entre les deux pays latins-orientaux, injustement séparés par l'impérialisme slave, l'appartenance de la Nistrovie à la Valdâchia Mare ("Grande Valdaquie") n'est plus à démontrer tant historiquement que scientifiquement. Enfin, la crise économique que traverse actuellement Tighinău témoigne bien de son incapacité à prospérer sans sa sœur occidentale.
Si Daniel de Valdaquie adhère également à ce point-de-vue, il a considéré, à l'occasion d'une conférence de presse, qu'il ne fallait pas "brusquer les choses" et ne pas créer des "tensions inutiles" entre orthodoxes. Un point-de-vue louable qui n'est toutefois pas partagé par la majorité des spécialistes en géopolitique, qui estiment que le panslavisme sarkhovite est le principal obstacle à la réunification valdaco-nistrove : "dans le meilleur des cas, les Sarkhovites voient la Nistrovie comme une zone tampon. Dans le pire, ils l'imaginent comme une partie intégrante de l'Hotsaline historique". Bien qu'il soit peu envisageable aujourd'hui que Sarkhgorod, du fait de sa mauvaise santé économique, ait des prétentions sur la Pridnistrie ou sur la Nistrovie dans sa totalité, nombre de Nistroves romanophones restent encore hantés par le spectre des invasions slaves. Mihai Bibescu, professeur d'histoire à l'Université de Tighinău, en est le chef de file et tente de sensibiliser ses compatriotes à cette éventualité à travers ses ouvrages, traitant notamment de la colonisation brutale effectuée par les Hotsaliens au XIXème siècle et des nombreuses exactions auxquelles ils se sont adonnées contre les populations romanophones et turcophones.
De ce fait, il est peu probable que Sa Sainteté soit réellement écoutée, que ce soit par le gouvernement ou par l'opinion publique. Si Petru Ursachi a décidé, au début, de prendre des pincettes avec Sarkhgorod, la volonté de celle-ci de remettre en question l'identité valdaque - bien réelle - de la Nistrovie a été sans nul doute perçue comme une provocation. La volonté exprimée, par les Sarkhovites à Bolków, de faire de la Nistrovie une vulgaire "zone-tampon" et d'entacher son (déjà faible) potentiel défensif en lui interdisant de stationner du matériel militaire à 50 kilomètres de la Sarkhovie n'aura pour effet que de mobiliser encore plus les Valdaques et les Nistroves autour de leur identité commune, accélérant ainsi le même processus de rattachement que Sarkhgorod tente de combattre. Cette ligne diplomatique pourrait, si elle était poursuivie, s'avérer désastreuse pour la Sarkhovie qui finirait par regretter d'avoir provoqué le "lynx" valdaque. Et ce, en dépit du pacifisme de Sa Sainteté Daniel de Valdaquie et des avertissements d'Albarea.
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Alexei
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14 fébruarie 2041
La popularité de l'exécutif à son zénith
[img]https://www.gov.bg/images/upload/45/768/16042018-pm-tachi-5-edited-1400-x-619.jpg[/img]
Le duo Radu Luca - Petru Ursachi semble être en bonne voie pour remporter les échéances électorales de novembre prochain[/center]
Si l'avènement de la République, et de la démocratie plus largement, a été rendu difficile par un climat social tendu ainsi que la crise dobrogève, il semblerait que le plus dur soit aujourd'hui derrière Petru Ursachi. Après quatre ans passés à la tête de l'Etat, l'ancien président directeur-général du groupe Alpva semble avoir relevé tous les défis, et surmonté tous les obstacles, qui se sont dressés sur son parcours au cours de son mandat. Bien que le président de la République soit toujours très décrié par ses opposants - tant au niveau national qu'international - la plupart s'accorde tout de même pour dire qu'il a joué un "rôle positif" pour le pays ; en stabilisant ses institutions, en lui redonnant sa voix sur la scène internationale et en lui faisant connaître une période de forte prospérité économique depuis 2037. Des accomplissements qui n'auraient sans doute pas été possible sans Radu Luca, son premier-ministre depuis 2039. Réputé très proche du peuple, l'ancien commissaire de la CND a joué un rôle important dans la réussite des réformes mises en place par le chef de l'Etat, en convainquant l'opinion publique et le Parlamentul de leur bien-fondé.
Ainsi, malgré la mise en difficulté de l'exécutif par la commission d'enquête parlementaire sur la Dobrogévie, celui-ci parvient à garder la tête haute, et continue à être approuvé par le plus grand nombre, comme en témoigne une série de sondages - émanant d'organismes indépendants - effectués à la fin du mois de janvier. A la question "soutenez-vous la politique gouvernementale ?", 63% des sondés ont répondu "oui", contre 30% de "non" et 7% de "ne se prononce pas" - soit une hausse du "oui" de 12% depuis novembre 2040. Plus encore, Petru Ursachi serait apprécié par 68% des Valdaques, tandis que Radu Luca s'attirerait la sympathie de 59% de la population. Enfin, à la question "souhaitez-vous que Petru Ursachi se présente aux élections présidentielles de 2042 ?", plus de la moitié des sondés a répondu positivement. Des chiffres assez surprenants au premier abord, mais "compréhensibles" pour les experts.
L'un d'eux, Traian Mureșanu, a accepté de nous les expliquer : "il faut comprendre que Petru Ursachi est plus que le 'président de la République' ; il en est le tout premier. Son prestige personnel se nourrit du prestige de la Valdaquie - particulièrement en matière internationale". Pour le politologue, une véritable "personnification du pouvoir" se serait opérée autour du président, à raison. Vu par ses plus fervents partisans comme le "père de la Valdaquie contemporaine", l'homme élu personnalité de l'année en 2038 au Dahar aura profondément marqué la Valdaquie de son empreinte au terme de son quinquennat : passage d'une économie féodale à une économie de marchés, création de la Communauté des Nations Dytoliennes et des Nouvelles Routes de la Soie... tant d'actes qui ont eu pour effet de propulser la Valdaquie au rang de puissance régionale, et d'en faire un acteur diplomatique et économique incontournable. "Le meilleur moyen pour un dirigeant de s'assurer le soutien de son peuple est de lui remplir l'estomac", résume Traian Mureșanu. Si il est vrai que la politique du gouvernement est réputée peu redistributive et que la pauvreté reste élevée, le niveau de vie moyen augmente chaque année de manière exponentielle.
Mais, pour le politologue, la forte popularité du gouvernement est intimement liée aux tensions qui secouent actuellement la Dytolie orientale. "La perspective d'un conflit futur avec la Sarkhovie voisine, instrumentalisée par l'extrême-droite, a tendance à rassembler le peuple autour de son chef", explique Traian Mureșanu. En effet, depuis l'avènement de la république ainsi que la réouverture de relations diplomatiques avec la Nistrovie voisine - faisant naître un important sentiment unioniste - la Fédération de Sarkhovie est de plus en plus perçue par les Valdaques comme une menace. Ainsi, si les principales figures de l'opposition, Octavian Dita en tête, ont critiqué la fermeté de Petru Ursachi vis-à-vis de Sarkhgorod, leur point-de-vue est minoritaire, tant dans l'opinion publique qu'au sein de la classe politique. "Petru Ursachi a bien compris que sa politique internationale internationale audacieuse est la clef de son succès", note Traian Mureșanu. "Toutefois, le président doit veiller à rester prudent, et à ne pas prendre de positions trop franches sans réfléchir. Sans cela, il risque de perdre tout ce qu'il a construit ces dernières années".
14 fébruarie 2041
La popularité de l'exécutif à son zénith
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Le duo Radu Luca - Petru Ursachi semble être en bonne voie pour remporter les échéances électorales de novembre prochain[/center]
Si l'avènement de la République, et de la démocratie plus largement, a été rendu difficile par un climat social tendu ainsi que la crise dobrogève, il semblerait que le plus dur soit aujourd'hui derrière Petru Ursachi. Après quatre ans passés à la tête de l'Etat, l'ancien président directeur-général du groupe Alpva semble avoir relevé tous les défis, et surmonté tous les obstacles, qui se sont dressés sur son parcours au cours de son mandat. Bien que le président de la République soit toujours très décrié par ses opposants - tant au niveau national qu'international - la plupart s'accorde tout de même pour dire qu'il a joué un "rôle positif" pour le pays ; en stabilisant ses institutions, en lui redonnant sa voix sur la scène internationale et en lui faisant connaître une période de forte prospérité économique depuis 2037. Des accomplissements qui n'auraient sans doute pas été possible sans Radu Luca, son premier-ministre depuis 2039. Réputé très proche du peuple, l'ancien commissaire de la CND a joué un rôle important dans la réussite des réformes mises en place par le chef de l'Etat, en convainquant l'opinion publique et le Parlamentul de leur bien-fondé.
Ainsi, malgré la mise en difficulté de l'exécutif par la commission d'enquête parlementaire sur la Dobrogévie, celui-ci parvient à garder la tête haute, et continue à être approuvé par le plus grand nombre, comme en témoigne une série de sondages - émanant d'organismes indépendants - effectués à la fin du mois de janvier. A la question "soutenez-vous la politique gouvernementale ?", 63% des sondés ont répondu "oui", contre 30% de "non" et 7% de "ne se prononce pas" - soit une hausse du "oui" de 12% depuis novembre 2040. Plus encore, Petru Ursachi serait apprécié par 68% des Valdaques, tandis que Radu Luca s'attirerait la sympathie de 59% de la population. Enfin, à la question "souhaitez-vous que Petru Ursachi se présente aux élections présidentielles de 2042 ?", plus de la moitié des sondés a répondu positivement. Des chiffres assez surprenants au premier abord, mais "compréhensibles" pour les experts.
L'un d'eux, Traian Mureșanu, a accepté de nous les expliquer : "il faut comprendre que Petru Ursachi est plus que le 'président de la République' ; il en est le tout premier. Son prestige personnel se nourrit du prestige de la Valdaquie - particulièrement en matière internationale". Pour le politologue, une véritable "personnification du pouvoir" se serait opérée autour du président, à raison. Vu par ses plus fervents partisans comme le "père de la Valdaquie contemporaine", l'homme élu personnalité de l'année en 2038 au Dahar aura profondément marqué la Valdaquie de son empreinte au terme de son quinquennat : passage d'une économie féodale à une économie de marchés, création de la Communauté des Nations Dytoliennes et des Nouvelles Routes de la Soie... tant d'actes qui ont eu pour effet de propulser la Valdaquie au rang de puissance régionale, et d'en faire un acteur diplomatique et économique incontournable. "Le meilleur moyen pour un dirigeant de s'assurer le soutien de son peuple est de lui remplir l'estomac", résume Traian Mureșanu. Si il est vrai que la politique du gouvernement est réputée peu redistributive et que la pauvreté reste élevée, le niveau de vie moyen augmente chaque année de manière exponentielle.
Mais, pour le politologue, la forte popularité du gouvernement est intimement liée aux tensions qui secouent actuellement la Dytolie orientale. "La perspective d'un conflit futur avec la Sarkhovie voisine, instrumentalisée par l'extrême-droite, a tendance à rassembler le peuple autour de son chef", explique Traian Mureșanu. En effet, depuis l'avènement de la république ainsi que la réouverture de relations diplomatiques avec la Nistrovie voisine - faisant naître un important sentiment unioniste - la Fédération de Sarkhovie est de plus en plus perçue par les Valdaques comme une menace. Ainsi, si les principales figures de l'opposition, Octavian Dita en tête, ont critiqué la fermeté de Petru Ursachi vis-à-vis de Sarkhgorod, leur point-de-vue est minoritaire, tant dans l'opinion publique qu'au sein de la classe politique. "Petru Ursachi a bien compris que sa politique internationale internationale audacieuse est la clef de son succès", note Traian Mureșanu. "Toutefois, le président doit veiller à rester prudent, et à ne pas prendre de positions trop franches sans réfléchir. Sans cela, il risque de perdre tout ce qu'il a construit ces dernières années".
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Alexei
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17 februarie 2041
Le Parlamentul déclare la guerre aux OPA hostiles
[img]http://www.rri.ro/newfiles/images/camera-deputatilor-parlament-foto-fb-parlamentul-romaniei-camera-deputatilor.png[/img]
La Camera Deputaților a adopté, aujourd'hui, un texte prohibant les OPA hostiles[/center]
C'est une mesure qui risque d'avoir l'effet d'une bombe dans les milieux financiers. Alors qu'il menait une politique qualifiée d'"ultra-libérale" depuis 2037, le Parti national libéral vient, il y a quelques heures, d'entamer un virage protectionniste assumé, conduit par le député du județ de Mehadia, Dan Georgescu. Ce dernier, tenant d'une ligne plus "nationale" que "libérale" au sein du parti majoritaire s'est dit très "satisfait" du vote de la Chambre : "même si notre développement économique est remarquable, nos entreprises restent fragiles [...] nous nous devons de les mettre à l'abri des vautours", a déclaré le parlementaire à la presse, au sortir d'une session houleuse mais victorieuse. Le texte, salué par le gouvernement, devrait entrer très rapidement en vigueur, le Sénat étant lui aussi dominé par le Parti national libéral ainsi que le Parti communiste d'Unité prolétarienne - allié de circonstance de la majorité, son vote ayant définitivement fait pencher la balance.
"Nous avons été trahis", s'est indigné Călin Grindeanu, président du groupe de l'Union des libéraux et démocrates à la Chambre des Députés. Formant la majorité parlementaire aux côtés du Parti national libéral, le parti de centre-droit n'aurait pas été consulté en amont par ses alliés, creusant une fracture déjà profonde entre les deux formations politiques. "Evidemment que nous aurions dit non", a admis Călin Grindeanu avant de poursuivre, amer : "l'adoption de cette loi est une énorme erreur, et nous fait nous abaisser au rang du Gandhari". Les débats ont ainsi été très animés entre l'ULD et le PNL, le premier accusant son allié de "crypto-communisme" tandis que le second a rétorqué que le parti de centre-droit servait "les intérêts de la finance internationale, et non ceux des Valdaques". Le torchon brûle donc entre les deux formations de droite, dont l'alliance - si ce n'est pas déjà officieusement le cas - ne survivra certainement pas aux élections législatives de novembre.
Quant à la proposition de loi litigieuse, celle-ci s'articule autour de quatre grands axes. Le premier vise à mettre en place des avantages fiscaux pour les étrangers détenant des parts dans des moyennes ou grandes entreprises valdaques. Concrètement, leurs plus-values bénéficieront d'une exonération partielle à partir de cinq ans passés au capital d'une entreprise, puis totale au bout de huit ans de conservation - à la seule condition que les titres possédés soient inscrits au nominatif, pour que le particulier soit identifié par l'entreprise concernée. La deuxième mesure, quant à elle, permettra au gouvernement d'exercer un droit de regard sur certaines OPA étrangères. C'est-à-dire que, s'il identifie une tentative d'OPA hostile contre une moyenne ou grande entreprise, il pourra ordonner au conseil d'administration de cette dernière de la refuser, et ce même s'il ne possède aucun actif dans la société en question. Enfin, les deux dernières dispositions de la loi (et les plus décriées) autorisent le gouvernement à allonger la liste des "secteurs stratégiques" - à sa discrétion - et à mener des nationalisations "temporaires". Cela signifie que la notion de "sécurité nationale" pourra être invoquée pour tuer dans l’œuf une opération de rachat dans un secteur, et que le gouvernement sera libre de nationaliser une entreprise en faillite jusqu'à la venue d'un repreneur - à noter, toutefois, que cela ne s'appliquera qu'aux petites et moyennes entreprises.
La guerre est déclarée donc, à la fois contre les "vautours" du monde de la finance et contre l'Union des libéraux et démocrates. Si des représentants de ceux-ci ont argué que ladite loi allait "décourager les investisseurs de venir en Valdaquie", c'est plutôt l'inverse qui risque de se produire. C'est ce que pense en tout cas l'économiste Lucian Dietrich, qui estime que "la transformation de la Valdaquie en 'paradis anti-OPA hostiles' ne pourra, au contraire, que pousser les entreprises à installer leur siège social chez nous, le seul endroit au monde où elles seront à l'abri d'un rachat non-désiré". De même, toujours selon l'économiste, "nos entreprises en ressortiront plus puissantes, et les salariés bénéficieront d'une meilleure sécurité de l'emploi". Ainsi, c'est un véritable coup de maître que le Parti national libéral a réussi à effectuer : en poussant les communistes à renforcer, indirectement, les grandes entreprises du pays et en parvenant à contenter à la fois les ouvriers et le patronat - qui pourraient être plus enclins à donner leur voix au Parti national libéral en novembre prochain. Enfin, si cette proposition de loi prohibe la réalisation d'OPA hostiles à l'encontre des entreprises valdaques, rien n'interdit à ces dernières d'en effectuer.
17 februarie 2041
Le Parlamentul déclare la guerre aux OPA hostiles
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La Camera Deputaților a adopté, aujourd'hui, un texte prohibant les OPA hostiles[/center]
C'est une mesure qui risque d'avoir l'effet d'une bombe dans les milieux financiers. Alors qu'il menait une politique qualifiée d'"ultra-libérale" depuis 2037, le Parti national libéral vient, il y a quelques heures, d'entamer un virage protectionniste assumé, conduit par le député du județ de Mehadia, Dan Georgescu. Ce dernier, tenant d'une ligne plus "nationale" que "libérale" au sein du parti majoritaire s'est dit très "satisfait" du vote de la Chambre : "même si notre développement économique est remarquable, nos entreprises restent fragiles [...] nous nous devons de les mettre à l'abri des vautours", a déclaré le parlementaire à la presse, au sortir d'une session houleuse mais victorieuse. Le texte, salué par le gouvernement, devrait entrer très rapidement en vigueur, le Sénat étant lui aussi dominé par le Parti national libéral ainsi que le Parti communiste d'Unité prolétarienne - allié de circonstance de la majorité, son vote ayant définitivement fait pencher la balance.
"Nous avons été trahis", s'est indigné Călin Grindeanu, président du groupe de l'Union des libéraux et démocrates à la Chambre des Députés. Formant la majorité parlementaire aux côtés du Parti national libéral, le parti de centre-droit n'aurait pas été consulté en amont par ses alliés, creusant une fracture déjà profonde entre les deux formations politiques. "Evidemment que nous aurions dit non", a admis Călin Grindeanu avant de poursuivre, amer : "l'adoption de cette loi est une énorme erreur, et nous fait nous abaisser au rang du Gandhari". Les débats ont ainsi été très animés entre l'ULD et le PNL, le premier accusant son allié de "crypto-communisme" tandis que le second a rétorqué que le parti de centre-droit servait "les intérêts de la finance internationale, et non ceux des Valdaques". Le torchon brûle donc entre les deux formations de droite, dont l'alliance - si ce n'est pas déjà officieusement le cas - ne survivra certainement pas aux élections législatives de novembre.
Quant à la proposition de loi litigieuse, celle-ci s'articule autour de quatre grands axes. Le premier vise à mettre en place des avantages fiscaux pour les étrangers détenant des parts dans des moyennes ou grandes entreprises valdaques. Concrètement, leurs plus-values bénéficieront d'une exonération partielle à partir de cinq ans passés au capital d'une entreprise, puis totale au bout de huit ans de conservation - à la seule condition que les titres possédés soient inscrits au nominatif, pour que le particulier soit identifié par l'entreprise concernée. La deuxième mesure, quant à elle, permettra au gouvernement d'exercer un droit de regard sur certaines OPA étrangères. C'est-à-dire que, s'il identifie une tentative d'OPA hostile contre une moyenne ou grande entreprise, il pourra ordonner au conseil d'administration de cette dernière de la refuser, et ce même s'il ne possède aucun actif dans la société en question. Enfin, les deux dernières dispositions de la loi (et les plus décriées) autorisent le gouvernement à allonger la liste des "secteurs stratégiques" - à sa discrétion - et à mener des nationalisations "temporaires". Cela signifie que la notion de "sécurité nationale" pourra être invoquée pour tuer dans l’œuf une opération de rachat dans un secteur, et que le gouvernement sera libre de nationaliser une entreprise en faillite jusqu'à la venue d'un repreneur - à noter, toutefois, que cela ne s'appliquera qu'aux petites et moyennes entreprises.
La guerre est déclarée donc, à la fois contre les "vautours" du monde de la finance et contre l'Union des libéraux et démocrates. Si des représentants de ceux-ci ont argué que ladite loi allait "décourager les investisseurs de venir en Valdaquie", c'est plutôt l'inverse qui risque de se produire. C'est ce que pense en tout cas l'économiste Lucian Dietrich, qui estime que "la transformation de la Valdaquie en 'paradis anti-OPA hostiles' ne pourra, au contraire, que pousser les entreprises à installer leur siège social chez nous, le seul endroit au monde où elles seront à l'abri d'un rachat non-désiré". De même, toujours selon l'économiste, "nos entreprises en ressortiront plus puissantes, et les salariés bénéficieront d'une meilleure sécurité de l'emploi". Ainsi, c'est un véritable coup de maître que le Parti national libéral a réussi à effectuer : en poussant les communistes à renforcer, indirectement, les grandes entreprises du pays et en parvenant à contenter à la fois les ouvriers et le patronat - qui pourraient être plus enclins à donner leur voix au Parti national libéral en novembre prochain. Enfin, si cette proposition de loi prohibe la réalisation d'OPA hostiles à l'encontre des entreprises valdaques, rien n'interdit à ces dernières d'en effectuer.
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Alexei
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06 martie 2041
Ad victoriam !
[img]http://www.cunoastelumea.ro/wp-content/uploads/2017/09/dac-si-roman-620x264.jpg[/img]
Des ruines de Cartagina, un nouvel empire latin s'élèvera[/center]
En 106, le roi dace Décébale (Decebal) était défait par le légendaire empereur Trajan (Traian), à la tête d'une immense armée de plus de cent cinquante milles légionnaires et auxiliaires latins, après quatre ans (de 101 à 102 puis de 105 à 106) de guerres sanglantes dans les actuelles Targutie, Olténie et Ardélie. Au terme du siège de Sarmizegetusa (106), capitale du Royaume dace, plusieurs dizaines de milliers des soldats sus-mentionnés demeurèrent en terre conquise, romanisant les locaux et semant les graines de la civilisation valdaque future. Exactement trois siècles plus tard, en 406, l'Empire latin d'Occident - déjà en déclin - trépassait sous les assauts de peuplades barbares qui, au fil des ans, bâtardèrent l'ADN de leurs anciens maîtres latins pour accoucher d'hybrides galliques (en Santogne, en Flavie ou en Vasconie) ; hispaniques (Léontarie, Oroverdie...) et italiques (Lébira). Parmi les ex-provinces romanes, seule une parvint à préserver son patrimoine génétique et sa latinité : la Valdaquie.
Contre toute attente, les guerriers-colons latins qui s'y étaient installés trois siècles plus tôt ne furent pas "assimilés" par les tribus autochtones (thraco-daces puis slaves), bien au contraire. Lesdites tribus, nomades à l'origine, se sédentarisèrent, embrassèrent le christianisme puis apprirent à écrire, finissant même par adopter le latin classique - et non "vulgaire" ou "populaire" comme ce fut le cas en Occident - comme langue vernaculaire. Evidemment, cette idiome se transforma au gré des invasions magyares, slaves et turciques jusqu'à devenir le valdaque que nous connaissons. Mais celui-ci a réalisé l'exploit de conserver ses racines latines, et ce jusque dans sa structure grammaticale ou dans la survie du genre neutre (désormais inexistant dans les langues romanes occidentales). De surcroît, la génétique nous apprend que de tous les peuples d'origine latine, ce sont les Valdaques qui sont les plus proches des latins originels d'un point-de-vue biologique. A ce titre, Nous pouvons nous targuer d'être les derniers descendants directs de l'Empire latin.
Il nous appartient donc, mille six-cents ans après sa chute, de reconquérir les terres de nos ancêtres.
Celles-ci s'étendent de la Flavie jusqu'à la Cybistrie, en passant par l'Arovaquie, la Nazalie et l'Alilée. Les peuplades qui habitent ces quatre dernières contrées d'ailleurs l'antithèse de la race latine que nous représentons fièrement depuis deux millénaires. Corrompus par l'argent, aveuglés par leur narcissisme, et pervertis par la pornographie, ces usurpateurs ne partagent plus rien avec nous. Avilis par les singes algarbiens avec lesquels ils se sont croisés volontiers, les Lébiriens sont devenus les plus grands ennemis de la latinité et même du christianisme. Lâches et faibles, il n'hésitent pas à faire alliance avec les apostats hellèno-marquésiens d'Apamée pour tenter d'endiguer leur déclin. Un choix toutefois logique compte tenu de l'opportunisme et de l'arrivisme qui anime Héraclée - dont le gouvernement ne cesse de collaborer de manière parfaitement consciente avec les égorgeurs ölano-karsais, malgré une opposition de façade qui ne dupe plus personne aujourd'hui. Ne nous y trompons pas : la Cybistrie, qui s'est arrogée le contrôle des riches provinces d'Alilée et d'Arovaquie, n'est que le cheval de Troie de l'Islam en Dytolie. Il n'est pas étonnant que les généraux-banquiers de Cartagina se rallient à elle étant donnée que leur objectif premier est d'affaiblir la civilisation occidentale - heureusement défendue par la majorité des pays dytoliens - et en premier lieu, la dernière civilisation latine pure qui puisse lui faire de l'ombre. Mais cela n'arrivera pas.
Car demain, et ce terme n'est pas employé au sens figuré, les descendants de la grande armée de Traian viendront reprendre la terre de leurs ancêtres. d'Arovaquie jusqu'en Cybistrie, d'Alilée jusqu'en Nazalie, ils restaureront l'honneur des Romans et bâtiront un nouvel Empire latin - dont la bannière sera rougie par le sang des barbares - qui, à l'inverse des deux précédents, durera dix milles an cette fois-ci. Ad victoriam !
[right]Dumitru Stelescu, président du Mouvement légionnaire[/right]
06 martie 2041
Ad victoriam !
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Des ruines de Cartagina, un nouvel empire latin s'élèvera[/center]
En 106, le roi dace Décébale (Decebal) était défait par le légendaire empereur Trajan (Traian), à la tête d'une immense armée de plus de cent cinquante milles légionnaires et auxiliaires latins, après quatre ans (de 101 à 102 puis de 105 à 106) de guerres sanglantes dans les actuelles Targutie, Olténie et Ardélie. Au terme du siège de Sarmizegetusa (106), capitale du Royaume dace, plusieurs dizaines de milliers des soldats sus-mentionnés demeurèrent en terre conquise, romanisant les locaux et semant les graines de la civilisation valdaque future. Exactement trois siècles plus tard, en 406, l'Empire latin d'Occident - déjà en déclin - trépassait sous les assauts de peuplades barbares qui, au fil des ans, bâtardèrent l'ADN de leurs anciens maîtres latins pour accoucher d'hybrides galliques (en Santogne, en Flavie ou en Vasconie) ; hispaniques (Léontarie, Oroverdie...) et italiques (Lébira). Parmi les ex-provinces romanes, seule une parvint à préserver son patrimoine génétique et sa latinité : la Valdaquie.
Contre toute attente, les guerriers-colons latins qui s'y étaient installés trois siècles plus tôt ne furent pas "assimilés" par les tribus autochtones (thraco-daces puis slaves), bien au contraire. Lesdites tribus, nomades à l'origine, se sédentarisèrent, embrassèrent le christianisme puis apprirent à écrire, finissant même par adopter le latin classique - et non "vulgaire" ou "populaire" comme ce fut le cas en Occident - comme langue vernaculaire. Evidemment, cette idiome se transforma au gré des invasions magyares, slaves et turciques jusqu'à devenir le valdaque que nous connaissons. Mais celui-ci a réalisé l'exploit de conserver ses racines latines, et ce jusque dans sa structure grammaticale ou dans la survie du genre neutre (désormais inexistant dans les langues romanes occidentales). De surcroît, la génétique nous apprend que de tous les peuples d'origine latine, ce sont les Valdaques qui sont les plus proches des latins originels d'un point-de-vue biologique. A ce titre, Nous pouvons nous targuer d'être les derniers descendants directs de l'Empire latin.
Il nous appartient donc, mille six-cents ans après sa chute, de reconquérir les terres de nos ancêtres.
Celles-ci s'étendent de la Flavie jusqu'à la Cybistrie, en passant par l'Arovaquie, la Nazalie et l'Alilée. Les peuplades qui habitent ces quatre dernières contrées d'ailleurs l'antithèse de la race latine que nous représentons fièrement depuis deux millénaires. Corrompus par l'argent, aveuglés par leur narcissisme, et pervertis par la pornographie, ces usurpateurs ne partagent plus rien avec nous. Avilis par les singes algarbiens avec lesquels ils se sont croisés volontiers, les Lébiriens sont devenus les plus grands ennemis de la latinité et même du christianisme. Lâches et faibles, il n'hésitent pas à faire alliance avec les apostats hellèno-marquésiens d'Apamée pour tenter d'endiguer leur déclin. Un choix toutefois logique compte tenu de l'opportunisme et de l'arrivisme qui anime Héraclée - dont le gouvernement ne cesse de collaborer de manière parfaitement consciente avec les égorgeurs ölano-karsais, malgré une opposition de façade qui ne dupe plus personne aujourd'hui. Ne nous y trompons pas : la Cybistrie, qui s'est arrogée le contrôle des riches provinces d'Alilée et d'Arovaquie, n'est que le cheval de Troie de l'Islam en Dytolie. Il n'est pas étonnant que les généraux-banquiers de Cartagina se rallient à elle étant donnée que leur objectif premier est d'affaiblir la civilisation occidentale - heureusement défendue par la majorité des pays dytoliens - et en premier lieu, la dernière civilisation latine pure qui puisse lui faire de l'ombre. Mais cela n'arrivera pas.
Car demain, et ce terme n'est pas employé au sens figuré, les descendants de la grande armée de Traian viendront reprendre la terre de leurs ancêtres. d'Arovaquie jusqu'en Cybistrie, d'Alilée jusqu'en Nazalie, ils restaureront l'honneur des Romans et bâtiront un nouvel Empire latin - dont la bannière sera rougie par le sang des barbares - qui, à l'inverse des deux précédents, durera dix milles an cette fois-ci. Ad victoriam !
[right]Dumitru Stelescu, président du Mouvement légionnaire[/right]
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Alexei
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20 martie 2041
Le monde des affaires confiant quant à l'issue de la guerre
[img]https://cdn.knd.ro/media/521/2863/558/20029175/1/originea-familiei-lui-gigi-becali-a-plecat-din-albania-in-romania.jpg[/img]
Valentin Vida, l'excentrique propriétaire de Tracia (et du Steaua Albarea) espère conquérir le juteux marché lébirien[/center]
Conséquence de la rupture des relations diplomatiques et économiques entre la Ligue de Lébira et la Valdaquie en 2038, les entreprises valdaques, qui ont été totalement exclues du marché lébirien - le premier au monde en de nombreux domaines - pensent tenir aujourd'hui leur revanche. Ou du moins, c'est le cas de Valentin "Vali" Vida, président-directeur général du groupe Tracia depuis 2035 : "avec Ennis, la Valdaquie est le seul pays au monde à être à la pointe de l'industrie automobile", a rappelé l'homme d'affaires, également propriétaire du Steaua Albarea (l'équipe de football de la capitale, ndlr.). "Lors de la privatisation, en 2037, nous espérions nous imposer sur un marché lébirien extrêmement lucratif, mais la rupture des relations en 2038 a contre-carré nos plans", a poursuivi Valentin Vida, qui détient par ailleurs l'une des plus grosses fortunes du pays. Il faut dire que depuis 2037, le patron ne s'est heurté qu'à très peu d'obstacles. S'implantant au Makengo, en Sarkhovie, en Atransahr ainsi que dans l'ensemble des pays de la CND, le géant valdaque de l'automobile a très tôt eu l'ambition de conquérir le monde. Seule ombre au tableau à ce dessein ambitieux : les institutions de la Ligue de Lébira.
"Maintenant que le pays est en crise et que nos troupes sont sur le point de le conquérir, je pense que je pourrais bientôt y vendre mes bagnoles", a prédit le milliardaire, optimiste. En effet, la Ligue de Lébira semble avoir abattu toutes ses cartes sur le plan militaire et cherche désormais à résister sur les plans diplomatiques et économiques, en appelant notamment les pays détenteurs de sa dette extérieure à se manifester. Une stratégie peu payante pour le politologue Traian Mureșanu : "si l'on s'y penche sérieusement, les principaux créanciers de la Ligue de Lébira sont le Siracuzzia, le Commonwealth, le Royaume de Kars et l'Empire de Kaiyuan. Or, aucun de ces pays - à l'exception du Royaume du Kars, mais qui est très lié à la Valdaquie - n'a réellement les moyens de s'opposer à la CND". Ainsi, les tentatives désespérées des autorités (militaires) lébiriennes de faire appel à la communauté internationale semblent vouées à rester lettre morte. D'une part car les infrastructures économiques lébiriennes sont relativement peu visées par les frappes ennisso-valdaques et d'autre part parce qu'Ennis et la Valdaquie sont manifestement [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=879&p=362143#p362143]prêts à collaborer[/url] avec l'Empire du Kaiyuan (au moins en matière humanitaire) pour préserver les infrastructures civiles et donc impacter le moins possible les créanciers étrangers.
L'éventuelle prise de contrôle de territoires lébiriens fait ainsi le bonheur des entrepreneurs valdaques, qui pourront écouler leurs produits sur des marchés "juteux", qui leur étaient inaccessibles jusqu'alors, et naturellement enclins à la consommation. Si Tracia soutient indirectement l'opération militaire valdaco-ennissoise, d'autres grandes entreprises prennent moins de pincettes et appellent carrément à l'étendre comme Alpva, l'un des leaders mondiaux de l'extraction du cuivre, qui serait bien arrangée par la prise de contrôle des mines apaméennes, en mesure de la concurrencer. Toujours est-il qu'il y a peu de chance que la guerre soit freinée par l'intervention des marchés : "les créanciers de la Ligue de Lébira ne possèdent pas l'influence nécessaire pour s'opposer de front à l'opération ennisso-valdaque". Et quand bien même, la possibilité que la Valdaquie puisse les rembourser "en nature" n'est pas exclue si d'importantes places économiques venaient à être prises, toujours selon Traian Mureșanu. En tout cas, Valentin "Vali" Vida est catégorique : "on va les poutrer ces ritalos. Demain, ils l'ouvriront moins quand ils rouleront tous en Tracia".
20 martie 2041
Le monde des affaires confiant quant à l'issue de la guerre
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Valentin Vida, l'excentrique propriétaire de Tracia (et du Steaua Albarea) espère conquérir le juteux marché lébirien[/center]
Conséquence de la rupture des relations diplomatiques et économiques entre la Ligue de Lébira et la Valdaquie en 2038, les entreprises valdaques, qui ont été totalement exclues du marché lébirien - le premier au monde en de nombreux domaines - pensent tenir aujourd'hui leur revanche. Ou du moins, c'est le cas de Valentin "Vali" Vida, président-directeur général du groupe Tracia depuis 2035 : "avec Ennis, la Valdaquie est le seul pays au monde à être à la pointe de l'industrie automobile", a rappelé l'homme d'affaires, également propriétaire du Steaua Albarea (l'équipe de football de la capitale, ndlr.). "Lors de la privatisation, en 2037, nous espérions nous imposer sur un marché lébirien extrêmement lucratif, mais la rupture des relations en 2038 a contre-carré nos plans", a poursuivi Valentin Vida, qui détient par ailleurs l'une des plus grosses fortunes du pays. Il faut dire que depuis 2037, le patron ne s'est heurté qu'à très peu d'obstacles. S'implantant au Makengo, en Sarkhovie, en Atransahr ainsi que dans l'ensemble des pays de la CND, le géant valdaque de l'automobile a très tôt eu l'ambition de conquérir le monde. Seule ombre au tableau à ce dessein ambitieux : les institutions de la Ligue de Lébira.
"Maintenant que le pays est en crise et que nos troupes sont sur le point de le conquérir, je pense que je pourrais bientôt y vendre mes bagnoles", a prédit le milliardaire, optimiste. En effet, la Ligue de Lébira semble avoir abattu toutes ses cartes sur le plan militaire et cherche désormais à résister sur les plans diplomatiques et économiques, en appelant notamment les pays détenteurs de sa dette extérieure à se manifester. Une stratégie peu payante pour le politologue Traian Mureșanu : "si l'on s'y penche sérieusement, les principaux créanciers de la Ligue de Lébira sont le Siracuzzia, le Commonwealth, le Royaume de Kars et l'Empire de Kaiyuan. Or, aucun de ces pays - à l'exception du Royaume du Kars, mais qui est très lié à la Valdaquie - n'a réellement les moyens de s'opposer à la CND". Ainsi, les tentatives désespérées des autorités (militaires) lébiriennes de faire appel à la communauté internationale semblent vouées à rester lettre morte. D'une part car les infrastructures économiques lébiriennes sont relativement peu visées par les frappes ennisso-valdaques et d'autre part parce qu'Ennis et la Valdaquie sont manifestement [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=879&p=362143#p362143]prêts à collaborer[/url] avec l'Empire du Kaiyuan (au moins en matière humanitaire) pour préserver les infrastructures civiles et donc impacter le moins possible les créanciers étrangers.
L'éventuelle prise de contrôle de territoires lébiriens fait ainsi le bonheur des entrepreneurs valdaques, qui pourront écouler leurs produits sur des marchés "juteux", qui leur étaient inaccessibles jusqu'alors, et naturellement enclins à la consommation. Si Tracia soutient indirectement l'opération militaire valdaco-ennissoise, d'autres grandes entreprises prennent moins de pincettes et appellent carrément à l'étendre comme Alpva, l'un des leaders mondiaux de l'extraction du cuivre, qui serait bien arrangée par la prise de contrôle des mines apaméennes, en mesure de la concurrencer. Toujours est-il qu'il y a peu de chance que la guerre soit freinée par l'intervention des marchés : "les créanciers de la Ligue de Lébira ne possèdent pas l'influence nécessaire pour s'opposer de front à l'opération ennisso-valdaque". Et quand bien même, la possibilité que la Valdaquie puisse les rembourser "en nature" n'est pas exclue si d'importantes places économiques venaient à être prises, toujours selon Traian Mureșanu. En tout cas, Valentin "Vali" Vida est catégorique : "on va les poutrer ces ritalos. Demain, ils l'ouvriront moins quand ils rouleront tous en Tracia".
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Alexei
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21 martie 2041
Le SIAS démantèle une filière terroriste étrangère
[img]https://media.bastillepost.com/wp-content/uploads/global/2019/03/facebook_704x369_eba31f5c2883491083a082c3ce74d0c8-2b1be036591340db82e027f8173ab8be.jpg[/img]
Le groupe d'intervention (rattaché à la Jandarmeria) a interpellé une dizaine d'étrangers résidant dans les villes d'Albarea, Traianopol, Târgu Iulia et Cernavoda[/center]
Un coup de filet sans précédent dans l'histoire de notre pays. Hier, au petit matin, ce sont au total dix-sept ressortissants étrangers qui ont été pris au saut du lit par une soixantaine de gendarmes d'élite du SIAS (Serviciul pentru Intervenții și Acțiuni Speciale - Service pour les interventions et les actions spéciales) au terme d'une opération "minutieusement préparée", d'après les dires de Marius-Constantin Bădălău, ministre de l'Intérieur. "Les individus interpellés ce matin faisaient l'objet d'une surveillance accrue depuis plusieurs mois", a indiqué ce dernier. Âgés de vingt-trois ans quarante-quatre ans, les prévenus - tous des hommes - sont de trois nationalités différentes au total. L'on dénombre ainsi onze ressortissants apaméens (dont six cybistriens) ; quatre lébiriens et trois ölanais parmi les interpellés. "En plus de s'adonner à des actes d'espionnage à l'encontre de l'Etat et des citoyens valdaques, tout indique que ces hommes se préparaient à commettre une série d'attentats terroristes sur notre territoire", a expliqué Marius-Constantin Bădălău et de poursuivre, "manifestement, nous ne nous sommes pas trompés".
Des preuves accablantes ont ainsi été transmises à la presse par le ministère de l'Intérieur, en tête desquelles figurent des photographies - prises par le SIAS lors des perquisitions ayant suivi les interpellations - où l'on peut voir un important arsenal (incluant des armes de guerre) ainsi que des explosifs entreposés dans l'appartement albaréen où vivaient quatre des onze apaméens interpellés. La section du contre-espionnage de l'Agenția Națională de Securitate (ANS), qui surveillait les dix-sept individus depuis trois mois, a conclu que ces derniers faisaient partie d'un même réseau clandestin dirigé par la Lykoi (services de renseignement cybistrien ndlr.) et se rassemblaient dans le restaurant-kebab tenu par les trois ölanais (présents en Valdaquie depuis près de dix ans) à Târgu Iulia pour recevoir les ordres de leurs supérieurs et mener des actions "portant atteinte à la sécurité nationale". Une thèse prouvée par des conversations téléphoniques et textuelles qu'auraient eu les prévenus entre eux, prévoyant notamment de lancer une attaque sur la Piața Unirii (plus grande avenue d'Albarea), toujours selon l'ANS.
Le coup de filet, et la divulgation des éléments sus-dits qui a suivi, a provoqué un tollé dans la classe politique, et convaincu certains opposants au gouvernement du bien-fondé de son action contre la Ligue d'Apamée. "L'union nationale contre le régime criminelle de la Ligue d'Apamée est aujourd'hui devenue une nécessité", a déclaré Călin Grindeanu, président de l'ULD (Union des libéraux et démocrates). Même au sein du Parti socialiste, des indignés ont réclamé justice, appelant à frapper directement (et militairement) la République de Cybistrie et même ses "supplétifs" ölanais, qui prévoit d'enfermer - voire d'assassiner si la peine de mort était prononcée - plus d'une centaine de citoyens valdaques. Une situation inacceptable pour le Mouvement légionnaire de Dumitru Stelescu, qui a carrément exigé du gouvernement qu'il ferme les kebabs ölanais et renvoie la totalité des Ölanais, "terroristes par nature", chez eux. Si ce discours reste purement extrémiste et peu réaliste, il est toutefois quasi-sûr que les dix-sept espions arrêtés (actuellement interrogés par l'ANS) soient contraints de regarder leur épididyme pour le restant de leurs jours compte tenu des peines exemplaires que les tribunaux militaires - rendus compétents par l'état de siège - prévoient de leur infliger, pour espionnage et terrorisme.
21 martie 2041
Le SIAS démantèle une filière terroriste étrangère
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Le groupe d'intervention (rattaché à la Jandarmeria) a interpellé une dizaine d'étrangers résidant dans les villes d'Albarea, Traianopol, Târgu Iulia et Cernavoda[/center]
Un coup de filet sans précédent dans l'histoire de notre pays. Hier, au petit matin, ce sont au total dix-sept ressortissants étrangers qui ont été pris au saut du lit par une soixantaine de gendarmes d'élite du SIAS (Serviciul pentru Intervenții și Acțiuni Speciale - Service pour les interventions et les actions spéciales) au terme d'une opération "minutieusement préparée", d'après les dires de Marius-Constantin Bădălău, ministre de l'Intérieur. "Les individus interpellés ce matin faisaient l'objet d'une surveillance accrue depuis plusieurs mois", a indiqué ce dernier. Âgés de vingt-trois ans quarante-quatre ans, les prévenus - tous des hommes - sont de trois nationalités différentes au total. L'on dénombre ainsi onze ressortissants apaméens (dont six cybistriens) ; quatre lébiriens et trois ölanais parmi les interpellés. "En plus de s'adonner à des actes d'espionnage à l'encontre de l'Etat et des citoyens valdaques, tout indique que ces hommes se préparaient à commettre une série d'attentats terroristes sur notre territoire", a expliqué Marius-Constantin Bădălău et de poursuivre, "manifestement, nous ne nous sommes pas trompés".
Des preuves accablantes ont ainsi été transmises à la presse par le ministère de l'Intérieur, en tête desquelles figurent des photographies - prises par le SIAS lors des perquisitions ayant suivi les interpellations - où l'on peut voir un important arsenal (incluant des armes de guerre) ainsi que des explosifs entreposés dans l'appartement albaréen où vivaient quatre des onze apaméens interpellés. La section du contre-espionnage de l'Agenția Națională de Securitate (ANS), qui surveillait les dix-sept individus depuis trois mois, a conclu que ces derniers faisaient partie d'un même réseau clandestin dirigé par la Lykoi (services de renseignement cybistrien ndlr.) et se rassemblaient dans le restaurant-kebab tenu par les trois ölanais (présents en Valdaquie depuis près de dix ans) à Târgu Iulia pour recevoir les ordres de leurs supérieurs et mener des actions "portant atteinte à la sécurité nationale". Une thèse prouvée par des conversations téléphoniques et textuelles qu'auraient eu les prévenus entre eux, prévoyant notamment de lancer une attaque sur la Piața Unirii (plus grande avenue d'Albarea), toujours selon l'ANS.
Le coup de filet, et la divulgation des éléments sus-dits qui a suivi, a provoqué un tollé dans la classe politique, et convaincu certains opposants au gouvernement du bien-fondé de son action contre la Ligue d'Apamée. "L'union nationale contre le régime criminelle de la Ligue d'Apamée est aujourd'hui devenue une nécessité", a déclaré Călin Grindeanu, président de l'ULD (Union des libéraux et démocrates). Même au sein du Parti socialiste, des indignés ont réclamé justice, appelant à frapper directement (et militairement) la République de Cybistrie et même ses "supplétifs" ölanais, qui prévoit d'enfermer - voire d'assassiner si la peine de mort était prononcée - plus d'une centaine de citoyens valdaques. Une situation inacceptable pour le Mouvement légionnaire de Dumitru Stelescu, qui a carrément exigé du gouvernement qu'il ferme les kebabs ölanais et renvoie la totalité des Ölanais, "terroristes par nature", chez eux. Si ce discours reste purement extrémiste et peu réaliste, il est toutefois quasi-sûr que les dix-sept espions arrêtés (actuellement interrogés par l'ANS) soient contraints de regarder leur épididyme pour le restant de leurs jours compte tenu des peines exemplaires que les tribunaux militaires - rendus compétents par l'état de siège - prévoient de leur infliger, pour espionnage et terrorisme.
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Alexei
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28 martie 2041
Sebastian Andreanu : "Cartagina prend ses créanciers pour des cons"
[img]https://static.euronews.com/articles/stories/03/17/14/52/602x338_cmsv2_bfe00281-5b1f-51eb-a87c-ff3217b80f05-3171452.jpg[/img]
Interrogé sur la question de la dette lébirienne, l'économiste proche du PNL n'a pas mâché ses mots[/center]
Incapable de se défendre face aux forces coalisées ennisso-valdaques, les autorités militaires lébiriennes qualifiées de "fantoches" par le ministère des Affaires extérieures ont rapidement compris qu'elles devraient miser sur une aide internationale, d'une part, et surtout sur l'argent - le "nerf de la guerre" - d'autre part. Une approche somme toute logique lorsque l'on a conscience de la faiblesse matérielle et opérationnelle des armées lébiro-apaméennes qui, et même si elles sont parvenues à couler un porte-avions ennissois, ont tout de même perdu près de 40% de leurs systèmes anti-aériens modernes dès les premières heures de l'attaque du sept mars dernier. Une réalité (volontairement ?) occultée par les observateurs lébiriens et sarkhovites notamment, qui se sont contentés de présenter la destruction du Laignen Mac Aonghusa comme une importante victoire défensive, en prenant toutefois bien soin de passer sous silence le faible impact stratégique que celle-ci revêt.
Les généraux lébiriens, à défaut de chercher une issue pacifique à un conflit perdu d'avance, ont préféré sortir les violons et, dans une complainte larmoyante, lancer un appel à la "communauté internationale" pour défendre leur pays à leur place. Le Commonwealth, qui ne [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=360162#p360162]reconnaît pourtant pas les gouvernements militaires[/url] pro-apaméens, y a répondu à ses dépends, passant à deux doigts de perdre le territoire du Nunakya au profit d'une armée lorthonienne mieux entraînée et équipée. Mais outre un soutien militaire, c'est un soutien diplomatique que Cartagina tente de s'attirer, utilisant sa dette faramineuse pour pousser ses créanciers du monde entier à condamner la coalition ennisso-valdaque. Si ce véritable chantage semble avoir porté ses fruits en ameutant l'Empire du Kaiyuan au coeur de la Cérulée, le geste s'apparente plus à un acte de désespoir qu'à un moyen de pression efficace. En effet, le soft power kaiyuanais est illusoire dans cette partie du monde, d'autant plus que Fuxianji n'entretient aucune relation diplomatique - ni même économique - avec les deux belligérants dytoliens. Ces derniers, grâce à leur attractivité fiscale et au marché libre de la CND, ont les moyens de compenser aisément une éventuelle fuite de capitaux en favorisant l'installation d'autres investisseurs non-concernés par la dette publique lébirienne, venant du Txile par exemple. Enfin, en [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=361320#p361320]interdisant les OPA hostiles[/url], la Valdaquie est devenue une destination de choix pour les sièges sociaux de centaines de moyennes ou grandes entreprises internationales soucieuses de se développer en tout sécurité.
Ainsi, la stratégie lébiro-apaméenne est juste "risible" pour l'économiste Sebastian Andreanu, qui estime que la Ligue de Lébira n'est de toute façon "plus solvable depuis belle lurette". L'effondrement économique total du pays et le putsch militaire (fomenté par Héraclée) ayant renversé le gouvernement lébirien légitime ont certainement eu raison de la confiance des créanciers en les capacités de remboursement de leur solvens italique bien avant le déclenchement du conflit. "Et pourtant, les Kaiyuanais continuent de lui prêter des milliards !", s'esclaffe Sebastian Andreanu, qui juge cette attitude suicidaire et négative pour les marchés. "Cartagina prend ses créanciers pour des cons, et eux ils foncent tête baissée dans son piège sans se poser de questions", observe l'économiste. Et même si la guerre venait à être (hypothétiquement) gagnée par la Ligue de Lébira, rien ne garantie que les créanciers kaiyuanais, karsais ou lantaniens finiraient par revoir un jour leur argent. La situation économique, plus déplorable chaque jour, du pays, le [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=362156#p362156]tournant militaro-collectiviste[/url] pris par celui-ci ainsi que la propension qu'ont les autorités financières lébiriennes à effacer des pans entiers de leur dette, d'un coup de baguette magique, à la moindre contrariété diplomatique (Ennis, et plus récemment les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=898&t=13229&p=362282#p362282]Lorthon[/url]) sont autant de signaux négatifs envoyés quotidiennement aux fesse-mathieus étrangers.
"Vendez vos bons du trésor et tirez-vous aussi vite que possible !", a recommandé Sebastian Andreanu. Au final, cette opération lébirienne "de la dernière chance" risque elle aussi d'échouer lamentablement, d'autant qu'elle est loin d'avoir eu les effets escomptés. En effet, le Royaume de Kars, qui détient 10% de sa dette, n'a pas répondu au chantage de Cartagina et semble vouloir maintenir ses partenariats - extrêmement poussés - avec la Valdaquie, beaucoup plus sûrs et fructueux à court comme à long terme. Mahra aurait d'ailleurs été discrètement approchée par la diplomatie valdaque pour étudier des solutions de remboursement de sa créance une fois que les gouvernements lébiriens (fantoches) seraient tombés et que des élections libres auraient été organisées dans les provinces qui seront prochainement libérées des envahisseurs apaméens.
28 martie 2041
Sebastian Andreanu : "Cartagina prend ses créanciers pour des cons"
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Interrogé sur la question de la dette lébirienne, l'économiste proche du PNL n'a pas mâché ses mots[/center]
Incapable de se défendre face aux forces coalisées ennisso-valdaques, les autorités militaires lébiriennes qualifiées de "fantoches" par le ministère des Affaires extérieures ont rapidement compris qu'elles devraient miser sur une aide internationale, d'une part, et surtout sur l'argent - le "nerf de la guerre" - d'autre part. Une approche somme toute logique lorsque l'on a conscience de la faiblesse matérielle et opérationnelle des armées lébiro-apaméennes qui, et même si elles sont parvenues à couler un porte-avions ennissois, ont tout de même perdu près de 40% de leurs systèmes anti-aériens modernes dès les premières heures de l'attaque du sept mars dernier. Une réalité (volontairement ?) occultée par les observateurs lébiriens et sarkhovites notamment, qui se sont contentés de présenter la destruction du Laignen Mac Aonghusa comme une importante victoire défensive, en prenant toutefois bien soin de passer sous silence le faible impact stratégique que celle-ci revêt.
Les généraux lébiriens, à défaut de chercher une issue pacifique à un conflit perdu d'avance, ont préféré sortir les violons et, dans une complainte larmoyante, lancer un appel à la "communauté internationale" pour défendre leur pays à leur place. Le Commonwealth, qui ne [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=360162#p360162]reconnaît pourtant pas les gouvernements militaires[/url] pro-apaméens, y a répondu à ses dépends, passant à deux doigts de perdre le territoire du Nunakya au profit d'une armée lorthonienne mieux entraînée et équipée. Mais outre un soutien militaire, c'est un soutien diplomatique que Cartagina tente de s'attirer, utilisant sa dette faramineuse pour pousser ses créanciers du monde entier à condamner la coalition ennisso-valdaque. Si ce véritable chantage semble avoir porté ses fruits en ameutant l'Empire du Kaiyuan au coeur de la Cérulée, le geste s'apparente plus à un acte de désespoir qu'à un moyen de pression efficace. En effet, le soft power kaiyuanais est illusoire dans cette partie du monde, d'autant plus que Fuxianji n'entretient aucune relation diplomatique - ni même économique - avec les deux belligérants dytoliens. Ces derniers, grâce à leur attractivité fiscale et au marché libre de la CND, ont les moyens de compenser aisément une éventuelle fuite de capitaux en favorisant l'installation d'autres investisseurs non-concernés par la dette publique lébirienne, venant du Txile par exemple. Enfin, en [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=361320#p361320]interdisant les OPA hostiles[/url], la Valdaquie est devenue une destination de choix pour les sièges sociaux de centaines de moyennes ou grandes entreprises internationales soucieuses de se développer en tout sécurité.
Ainsi, la stratégie lébiro-apaméenne est juste "risible" pour l'économiste Sebastian Andreanu, qui estime que la Ligue de Lébira n'est de toute façon "plus solvable depuis belle lurette". L'effondrement économique total du pays et le putsch militaire (fomenté par Héraclée) ayant renversé le gouvernement lébirien légitime ont certainement eu raison de la confiance des créanciers en les capacités de remboursement de leur solvens italique bien avant le déclenchement du conflit. "Et pourtant, les Kaiyuanais continuent de lui prêter des milliards !", s'esclaffe Sebastian Andreanu, qui juge cette attitude suicidaire et négative pour les marchés. "Cartagina prend ses créanciers pour des cons, et eux ils foncent tête baissée dans son piège sans se poser de questions", observe l'économiste. Et même si la guerre venait à être (hypothétiquement) gagnée par la Ligue de Lébira, rien ne garantie que les créanciers kaiyuanais, karsais ou lantaniens finiraient par revoir un jour leur argent. La situation économique, plus déplorable chaque jour, du pays, le [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=362156#p362156]tournant militaro-collectiviste[/url] pris par celui-ci ainsi que la propension qu'ont les autorités financières lébiriennes à effacer des pans entiers de leur dette, d'un coup de baguette magique, à la moindre contrariété diplomatique (Ennis, et plus récemment les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=898&t=13229&p=362282#p362282]Lorthon[/url]) sont autant de signaux négatifs envoyés quotidiennement aux fesse-mathieus étrangers.
"Vendez vos bons du trésor et tirez-vous aussi vite que possible !", a recommandé Sebastian Andreanu. Au final, cette opération lébirienne "de la dernière chance" risque elle aussi d'échouer lamentablement, d'autant qu'elle est loin d'avoir eu les effets escomptés. En effet, le Royaume de Kars, qui détient 10% de sa dette, n'a pas répondu au chantage de Cartagina et semble vouloir maintenir ses partenariats - extrêmement poussés - avec la Valdaquie, beaucoup plus sûrs et fructueux à court comme à long terme. Mahra aurait d'ailleurs été discrètement approchée par la diplomatie valdaque pour étudier des solutions de remboursement de sa créance une fois que les gouvernements lébiriens (fantoches) seraient tombés et que des élections libres auraient été organisées dans les provinces qui seront prochainement libérées des envahisseurs apaméens.