UNIVERSITAIRE | Unibertsitatearen Prentsa

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Djinndigo

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[justify][center]UNIBERTSITATEAREN PRENTSA
Presse Universitaire | Dernière mise-à-jour : 09/07/2040

[img]https://i.imgur.com/TLdjLkx.png[/img]

[img]https://i.imgur.com/ag2ePov.png[/img]
[cap]L'université pontificale de Donostia, épicentre de la recherche universitaire txiléenne.[/cap][/center]
Poumon de la recherche scientifique et de la réflexion politique, le système universitaire txiléen est un catalyseur de la capacité intellectuelle nationale en tablant sur la jeunesse universitaire et ses connaissances académiques sans cesse élargies. Par l'intermédiaire de centaines d'instituts et d'universités, la presse académique et universitaire est l'expression de cette innovation scientifique et politique permanente, dressant un portrait de la vision sociale et technologique de la société txiléenne à un instant donné. Outre les articles d'analyse, d'autres textes plus avant-gardistes et fantaisistes peuvent venir poser de véritables questions de fond en participant à la grande marmite portée à ébullition qu'est le domaine universitaire des Provinces-Unies.

REVUES
  • INDARRAK ETA GATAZTAK | Armées & Conflits
    • [img]https://i.imgur.com/zQD4YJB.png[/img]
    Revue orientée vers la géostratégie et la géopolitique des conflits, Indarrak eta Gataztak (« Armées & Conflits ») est une référence locale en termes d'analyse militaire et son réseau de contacts au sein des plus hautes instances de l’État lui offre une place de choix au sein de la presse universitaire. Des articles d'analyse approfondie de la géopolitique régionale aux catalogues interarmées expliqués, ce journal académique plaira aux plus amateurs tout en satisfaisant largement les experts dans sa vulgarisation de l'art militaire.
  • UREZKO ARROA | Le Siècle Doré
    • [img]https://i.imgur.com/Kmwp6nz.png[/img]
    Parangon de l'analyse économique et financière universitaire, Urezko Arroa (« Le Siècle Doré ») est une revue académique qui traite le plus souvent de l'actualité économique et financière du pays ainsi que du monde entier, à différents degrés et sous différents angles. De même que la plupart des revues universitaires diffusées au Txile, elle prône la pluralité d'opinion et favorise l'expression de courants idéologiques divergents en son sein, dans l'intérêt commun du lecteur qui pourra se faire son propre avis au fil de ses lectures.
  • BOLIGRAFOA ETA LUMA | Le Stylo Et la Plume
    • [img]https://i.imgur.com/dBWoOP0.png[/img]
    Quotidien tenu par des étudiants de l'université de Donostia, Boligrafoa Eta Luma (« Le Stylo Et la Plume ») est un journal à visée de recherche académique dans le domaine de la diplomatie et des relations internationales, notamment dans les secteurs du droit, de la finance, de l'économie et du commerce internationaux. La prise de position, assez rare, laisse place à l'analyse et au questionnement lié aux problématiques du monde contemporain : les relations internationales étant un domaine complexe, les articles peuvent tout aussi bien évoquer un aspect plus militaire de la chose que sous un angle plus juridique et pacifique.
  • JAKINDURIA MAITASUNA | L'Attrait du Savoir
    • [img]https://i.imgur.com/3THngMv.png[/img]
    Éminent papier académique publié mensuellement et écrit par plusieurs cercles de penseurs académiques à travers tout le pays, Jakinduria Maitasuna (« L'Attrait du Savoir ») est une revue tournée vers la pensée politique, son développement tout ce qui a attrait de manière générale à la philosophie et l'intellectualisme, autant antique que moderne. Très prisé par les élites intellectuelles, culturelles et politiques, Jakinduria Maitasuna est considéré comme une référence en termes d'analyse de la philosophie politique au Txile comme ailleurs. Si ses tâtonnements analytiques ne sont pas partagés par tous ses lecteurs et parfois même controversés, la démarche entreprise est encline à l'émulation et à l'émergence de problématiques dans la pensée politique contemporaine.
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[justify][center][img]https://i.imgur.com/zQD4YJB.png[/img]

ARMEMENT : L'ARSENAL TXILÉEN AU CŒUR DE LA DORIMARIE
23 mai 2040 | Auteur : Hedoi Errandosoro

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/47/7/1511710690-icbm.png[/img]
[cap]Les réserves balistiques txiléennes, parmi les plus importantes au monde, atout ou épouvantail ?[/cap][/center]
[spoiler=PORTÉE BALISTIQUE][center][url=https://i.imgur.com/tbIDMwD.png][img]https://i.imgur.com/uaRQQfQ.png[/img][/url]
[cap]Cliquez pour agrandir.[/cap][/center][/spoiler]

Puissance militaire locale voire régionale, les Provinces-Unies du Txile comptent parmi les plus importantes budgets défensifs au monde - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=852&t=13710&start=150#p356405]cinquième plus grosses dépenses derrière le Caskar[/url] - et possèdent une force de coercition indéniable. Au centre de ce dispositif de puissance, les réserves balistiques txiléennes viennent jouer un rôle crucial en agissant en répulsif. En effet, quelle puissance pourrait vouloir attaquer sur une grande échelle un État disposant d'une projection militaire suffisante pour porter un coup décisif sur son territoire national ? Élément typique de la doctrine de la Destruction Mutuelle Assurée, le missile balistique est un engin stratosphérique qui se différencie de son cousin atmosphérique, le missile de croisière, par une portée souvent plus importante, une trajectoire en cloche ainsi qu'une rareté plus importante. Ainsi, là où les États les plus militarisés comptent leurs missiles de croisière par centaines, les missiles balistiques se font plus rares - il faut dire que leur construction est plus compliquée et demande plus de ressources.

Grâce à leur trajectoire verticale, les missiles balistiques sont plus difficiles à intercepter et sont également plus connus pour leur portée : à l'inverse de leurs équivalents dits « de croisière », les missiles balistiques peuvent frapper à de très grandes distances, parfois même directement au cœur du territoire ennemi - ce qui représente une menace considérable à faire rentrer dans la balance des inconvénients d'un conflit. Les stocks actuellement possédés par les États autour du globe, bien que dérisoires dans la mesure où ils ne peuvent pas annihiler l'intégralité des forces vives d'une nation en l'espace d'une nuit, peuvent constituer une véritable épée de Damoclès sur les infrastructures et les ressources industrielles d'un pays. Les connaissances techniques nécessaires à la fabrication de missiles balistiques moyenne et longue portée étant monnaie rare parmi les États autour du globe, les missiles les plus répandus sont également ceux à la capacité la plus réduite.

Avec quatre-vingt-dix missiles de courte portée, dix de portée intermédiaire et un de moyenne portée, le Txile compte parmi les plus importants stocks du monde, derrière la Valdaquie, le Lorthon et la Britonnie. En termes de modernité des réserves disponibles, les Provinces-Unies sont en possession du plus grand nombre de missiles de portée intermédiaire, à défaut d'avoir les stocks les plus importants. En plus d'avoir une couverture stratégique assez efficace de ses voisins limitrophes par ses réserves de missiles de portée courte - jusqu'à huit cent kilomètres de distance depuis le territoire txiléen, voir la carte annexe -, les réserves balistiques txiléennes lui assurent également la domination des eaux du sud-ouest de l'océan néchinésien - contrôle renforcé par la flottille d'observation du parc satellitaire national. Mais s'agit-il d'une véritable capacité de projection ou d'un simple tigre de papier sans réelle force de coercition ?

À portée des missiles balistiques courts (moins de huit cent kilomètres), seuls quelques États dorimariens - le Nuevo Río, l'Amastosie et l'Andoa - représentent des cibles valides pour l'arsenal de guerre txiléen. Avec les missiles balistiques de portée intermédiaire (moins de trois mille kilomètres), c'est l'ensemble du continent dorimarien et une partie de l'Olgarie méridionale qui sont potentiellement menacées par l'équipement balistique national. Enfin, avec une portée de six mille cinq cents kilomètres, le seul et unique missile balistique de moyenne portée du Txile peut hypothétiquement frapper jusqu'au pôle antarctique, l'Olgarie (le Westrait) et certaines îles néchinésiennes (l'archipel auroran des Panoa notamment). Si cette liste d’États et territoires essentiellement olgaro-dorimariens n'est pas bien longue, il ne faut pas oublier l'instabilité du supercontinent qui en fait un havre de pays reclus et relativement peu belliqueux. En plus de ce voisinage peu menaçant, les Provinces-Unies peuvent exercer un contrôle balistique certain sur les eaux néchinésiennes environnant les îles Paskoak, qui représentent encore et toujours un intérêt stratégique important pour le Txile dans cette zone.[/justify]
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[justify][center][img]https://i.imgur.com/dBWoOP0.png[/img]

LES RELATIONS TXILÉO-DYTOLIENNES, ENJEUX ET DILEMMES
11 juillet 2040 | Auteur : Garbiñe Arrataguibel

[img]https://i.imgur.com/DzVFVjU.png[/img]
[cap]La Valdaquie est la porte d'entrée et le principal allié du Txile en Dytolie.[/cap][/center]
[spoiler=DIPLOMATIE DYTOLIENNE][img]https://i.imgur.com/FiLbKar.png[/img][/spoiler]

Continent, civilisation et ensemble hétéroclite de nations, États et cultures, la Dytolie est considéré aujourd'hui comme le pilier de la civilisation moderne et le berceau des révolutions, premier continent à entrer dans l'Histoire et qui continue, encore aujourd'hui, à diriger une partie de la planète. Peuplée de plus d'un milliard d'êtres humains, les dytoliens comptent parmi les populations les plus opulentes de la planète : le continent concentre en effet un grand nombre des pays les plus industrialisés du globe, avec les plus grosses économies mondiales comme le Lébira, la Britonnie, l'Ennis ou la Santogne. Mais si quatre des cinq plus gros Produits Intérieurs Bruts du monde sont dytoliens, la réalité n'est pas tout aussi idyllique qu'elle n'y paraît. Les États dytoliens sont en effet nombreux à se partager le territoire continental et à le contester, alors que les tensions maritimes entre les « archipels-États » vont en s’accroissant avec les effectifs navals de chacun.

Résumer la géopolitique et les relations internationales en Dytolie est une tâche impossible, mais une approche intercontinentale, par le biais de la vision géopolitique du Txile (et en particulier du Kanpo Arazoetako Ministerioa, le ministère des Affaires Étrangères), révèle des dynamiques toutes particulières à ce continent-monde. Après une période de « pactomanie » de 2034 jusqu'en 2036, le rythme de signature des traités entre le Txile et des États étrangers s'est ralenti ; de cette frénésie diplomatique, il en a résulté un réseau international dense, construit sur une logique de partenariats économiques et défensifs. En six ans d'activité diplomatique, le Txileko Parlamentua (Parlement txiléen) a ainsi ratifié de nombreux traités avec la Dytolie : au premier rang desquels, les îles-États du nord du continent. Le Vonalya, désormais réduit à son territoire arctique, a été le premier pays à franchir le pas et nouer des liens avec la jeune diplomatie dorimarienne.

Mais avec l'effondrement de la monarchie nordique, le Txile s'est trouvé d'autres alliés en Mer Boréale : les îles Lorthon contre lesquelles il s'était battu en 2034 au cours du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs », l'Ennis et plus tardivement le Jernland, acteur récent de la scène dytolienne. Dans la zone boréale et arctique, seule la Britonnie demeure une énigme diplomatique pour les Provinces-Unies : après un premier contact foudroyant par une déclaration de guerre txiléenne, les relations txiléo-britonniques ne sont pas allées en s'améliorant, notamment à cause de l'isolationnisme paranoïaque de l'île. La monarchie britonnique demeure donc encore un ennemi des Provinces-Unies après avoir présenté à plusieurs reprises une menace relative pour la couronne txiléenne. Plus au sud, dans les eaux céruléennes, reposent des pays aux dynamiques conflictuelles : d'un côté, la Ligue de Lébira, partenaire économique officieux des Provinces-Unies mais grand muet de la scène internationale extradytolienne - alors qu'il s'agit de la première économie mondiale -, et de l'autre, des pays de la Communauté des Nations Dytoliennes comme la Santogne (partenaire économique du Txile) et la Valdaquie, grand allié txiléen sur le continent dytolien.

A la périphérie de la Dytolie mais en zone céruléenne, le royaume de Kars fait figure d'exception comme monarchie musulmane relativement ouverte, notamment en tant qu'alliée du Txile ; de l'autre côté de la Cérulée méridionale, l'Aminavie est un ancien État allié de circonstances au Txile mais surtout un ennemi, de par son implication dans le conflit hachémanien ainsi que sa trahison au cours de la Guerre des Conteneurs. Plus au nord, dans le quart nord-ouest de la Cérulée, la Santogne est un partenaire économique notable du Txile, alors que l'Aurora se construit une solide réputation d’État hostile au Txile - hostilité difficilement explicable de la part d'un pays qui menace l'intégralité de ses voisins limitrophes. Alors qu'en 2036 le Txile avait un solide appui diplomatique sur le continent dytolien, cette emprise va en diminuant avec l'effondrement progressif des régimes alliés aux Provinces-Unies dans la région : Ligue amarantine, Morino, Waldberg, Zeederland, Vonalya, Hachémanie, Empire luciférien... Quel sera le prochain pays à abandonner ses engagements ? La période pro-dytolienne du Txile semble être passée, après la redescente des tensions locales et la fin de la politique « pactomaniaque » de la diplomatie txiléenne.[/justify]
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[justify][center][img]https://i.imgur.com/Kmwp6nz.png[/img]

LE PÉTROLE, UNE RESSOURCE À LA CROISÉE DES CHEMINS
5 octobre 2040 | Auteur : Alontsa Etchebarren

[img]https://i.imgur.com/MlAKtrO.png[/img]
[cap]Le projet d'exploitation pétrolière des Provinces-Unies souligne l'utilité stratégique de l'« or noir ».[/cap][/center]
[spoiler=COURS DU PÉTROLE DEPUIS 2031][center][img]https://i.imgur.com/lzSoIgw.png[/img]
[cap]Évolution du cours du prix du baril de pétrole sur la période 2031-2039.[/cap][/center][/spoiler]

Kars Oil Company, Lorthon Energy, Cuideachta Aisghabhála Acmhainní Náisiúnta, Kataoka Oiru... Des noms parmi lesquels certains sont connus du grand public, mais qui dans l'absolu ne sont pas très évocateurs. Leur point commun ? Ces quatre sociétés étrangères ont répondu à l'appel d'offres lancé par le gouvernement provincial des îles Paskoak afin d'assister l’État provincial dans l'exploitation de puits pétroliers dans les eaux territoriales au large des côtes de l'archipel. Les candidats à l'exploitation de puits supplémentaires ne manquent pas, en effet : le pétrole est une ressource stratégique indéniable, par son rôle proéminent dans les économies modernes et sa sur-utilisation par tous les engins contemporains. En plus du secteur énergétique automobilier - essence, gazole et autres dérivés du pétrole -, l'or noir est un précieux matériau dans la fabrication de nombreux sous-produits, chimiques voire même alimentaires. Mais son faible coût par rapport à sa sur-utilisation dans l'ensemble des économies du monde en font une ressource stratégique bien dérisoire par rapport à l'uranium ou au coltan.

Car à défaut d'être une ressource commune, c'est une denrée assez largement exploitée par l'ensemble des pays du globe : îles Lorthon, Kars, Britonnie, Caskar, Valvatides ou encore Txile comptent parmi les États producteurs et extracteurs de pétrole et le font savoir. Nombreuses sont les entreprises nationales à revendiquer leur production gargantuesque, au point d'effrayer le cours du prix du baril de pétrole qui est devenu une denrée relativement commune par l'effet de levier du trop grand nombre de gros producteurs de la ressource en elle-même. Les tentatives pour en contrôler le cours ont jusque-là été un échec : le traité pétrolier entre l'ancien royaume de Lagac'hann, le royaume des îles Lorthon, la République d'Ennis et le Royaume de Britonnie avait été un échec suite à l'absence d'entente entre ses signataires, alors même que son principe fondateur était un alignement consensuel du cours du pétrole par ces quatre États, tous producteurs de pétrole dans une certaine mesure.

Le cours du baril reste ainsi insaisissable : entre l'arrivée et le départ permanent de nouveaux acteurs de ce marché international très instable, les politiques commerciales contradictoires des différents producteurs en l'absence d'harmonisation réelle du cours pétrolier, la consommation mondiale toujours plus importante mais rencontrant une offre tout aussi croissante, le pétrole brut demeure encore et toujours à délimiter. La tendance, depuis 2031, bien que difficilement discernable, est à la baisse lente mais inexorable : la difficile remontée du cours à deux reprises en 2035 et en 2037 n'ont pas suffi à faire changer cette tendance du cours qui, en huit ans, n'a subi un écart final que de deux dollars entre le baril de pétrole de 2031 et celui de 2039, alors même que les économies du monde entier ont explosé - au premier rang desquelles le Montalvo devenu Lébira, dont la croissance du Produit Intérieur Brut est de cinq cents pourcents sur la période allant de 2031 jusqu'à 2039.

Sur le sol txiléen en lui-même, la demande n'est pas conséquente de par la nature du domaine énergétique national, même si la tendance est à la hausse de la consommation privée comme publique. D'un côté, l'expansion significative des forces armées nationales (la Txileko Gudarostea) ainsi que l'augmentation en général du parc automobile des administrations publiques a poussé l’État fédéral à nouer de nouveaux partenariats comme avec la monarchie karsaise pour résoudre la question de l'inflation par les importations limitées du pétrole, ressource devenant rapidement stratégique lors de toute initiative militaire. On l'a vu avec la double crise pétrolière au Gandhari : l'épuisement des ressources pétrolières du pays dans le cadre du conflit avec le Raja-Tika combiné à l'épanchement d'un pétrolier dans les eaux internationales au large du blocus organisé par l'Organisation de Coopération de Choenglung a démontré le caractère stratégique de la ressource dans le cadre de conflit de grande ampleur : comment contourner la problématique posée par une ressource dont le prix est faible et la consommation intarissable, alors que la moindre fluctuation significative du prix - comme un blocus maritime - provoque de grandes crises énergétiques ?[/justify]
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[justify][center][img]https://i.imgur.com/Kmwp6nz.png[/img]

GÉOGRAPHIE HUMAINE, LES ENJEUX DU DÉVELOPPEMENT NATIONAL
21 novembre 2040 | Auteur : Pakuvio Arricarte

[img]https://i.imgur.com/Ag0S37n.png[/img]
[cap]L'agriculture demeure l'épine dorsale de l'économie nationale mais ralentit le développement du pays.[/cap][/center]
[spoiler=SCHÉMA DE LA GÉOGRAPHIE HUMAINE EN 2040][center][img]https://i.imgur.com/zCLzoAL.png[/img]
[cap]Schéma cartographique du développement des Provinces-Unies au début des années 2040.[/cap][/center][/spoiler]

Trente-cinq millions d'habitants, ce sont les prévisions démographiques estimées par des chercheurs indépendants pour la population des Provinces-Unies du Txile d'ici à 2043. Avec la croissance démographique et économique fulgurante que connaît le Txile depuis 2034, le territoire national a subi bien des transformations, autant au niveau politique - changement du statut des anciens territoires de Nazkoa et de Zuarralurra mais aussi intégration des îles Paskoak dans l'union - qu'au niveau socio-économique, des changements qui trahissent une évolution de la fédération depuis ces six années qui ont remodelé l'histoire moderne des Provinces-Unies. En moins d'une décennie, la géographie humaine du Txile a radicalement évolué : là où, au début de la décennie 2030, la ville d'Urutzalde et la province de Pomaroak partaient comme futur moteur agricole de l'union, le poumon alimentaire de la fédération s'est déplacé dans l'arrière-pays et la province d'Ikuñoa dont la ville, Elgorriaga, est devenue le phare des propriétaires agricoles du grand sud.

Divers phénomènes économiques, politiques et sociaux ont ainsi affecté cette organisation spatiale : le conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » aura ainsi eu raison de l'avance économique prise par les provinces de Pomaroak et Pomaroak Behera qui souffrent aujourd'hui toutes deux d'un certain manque de développement vis-à-vis de la province d'Ikuñoa dans l'arrière-pays qui a ainsi pu profiter des flux migratoires depuis les régions voisines pendant la guerre. D'autres événements, comme la recrudescence des troubles révolutionnaires ou indigènes soulignent encore et toujours le manque d'intégration des territoires les plus reculées de l'union, à savoir : les zones montagneuses continentales où sévissent les bandes armées indigènes et paramilitaires - l'absence de relations économiques frontalières sérieuses ayant raison de tout commerce stable dans la région -, ainsi que l'île de Rapañoa, dans les îles Paskoak, où la communauté indigène très largement majoritaire peine à s'organiser économiquement face aux deux autres îles de l'archipel qui sont elles bien plus prospères.

À l'image des trois plus grandes villes du pays, trois pôles économiques spatiaux se dessinent progressivement : d'abord, la capitale Donostia est le poumon financier urbain de l'union, avec la présence en son centre urbanisé de nombreux sièges d'entreprises et d'institutions économiques et financières nationales. La province d'Axberiko ainsi que le nord de la Pomaroak Behera voisine forment ainsi une zone urbanisée moderne et étalée, centrée sur la ville-monde capitale et son secteur tertiaire qui engendre une périphérie urbanisée toujours plus importante. Plus au nord, Vitorio-Erregea, en plus d'être la seconde plus grande ville du Txile, est également le cœur industriel du pays et ses nombreuses vallées ouvrières abritent un important potentiel industriel avec ses usines sidérurgiques et son secteur secondaire extrêmement développé, au point que la zone industrielle étendue de Berri Nafarroa étouffe les autres secteurs économiques dans la région. Son expansion géospatiale se fait en écho à la demande industrielle toujours plus importante autant sur le territoire national qu'à l'étranger.

Loin du nord industriel et urbanistique, Elgorriaga n'est devenue que très récemment la troisième ville la plus peuplée du pays, devançant dans la décennie passée la ville partiellement désertée d'Urutzalde comme principal pôle agricole dynamique de l'union. Agriculture de pointe, produits agro-alimentaires haut de gamme ou encore grandes exploitations agricoles touristiques sont l'apanage de cette nouvelle capitale du « grand sud txiléen », cette zone agricole qui nourrit plus de deux txiléens sur trois. À l'inverse des deux autres principaux pôles économiques géospatiaux du pays, la zone agricole dynamique de l'Ikuñoa ne concentre pas l'important de son secteur de l'économie - le secteur primaire - en son sein, même si l'agriculture est le fer de lance de la province et le gros de la production agricole des Provinces-Unies y est localisée. En marge de ces trois zones dynamiques en expansion constante, les périphéries en développement représentent une importante partie du territoire national et bénéficient des conditions favorables à leur développement, à l'inverse des zones montagneuses : la plaine Arrunta qui traverse le pays, les nombreuses façades maritimes de la fédération, l'expansion des pôles d'attractivité voisins...[/justify]
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[justify][center][img]https://i.imgur.com/Kmwp6nz.png[/img]

MONDIALISATION : VERS UNE DIVISION INTERNATIONALE DU TRAVAIL ?
24 novembre 2040 | Auteur : Alontsa Etchebarren

[img]https://i.imgur.com/Zj477sJ.png[/img]
[cap]La production agricole des Provinces-Unies va continuer de peser lourd dans les exportations.[/cap][/center]
[spoiler=PROJECTION DE LA DIVISION INTERNATIONALE DU TRAVAIL EN 2050][center][url=https://i.imgur.com/Q7zQq3R.png][img]https://i.imgur.com/tx0Nzcq.png[/img][/url]
[cap]Projection supposée de la division internationale du travail à la moitié du siècle (cliquez pour agrandir).[/cap][/center][/spoiler]

Gaz, pétrole, bois, machines, céréales... Autant de ressources cruciales au développement économique d'un pays, malgré leur rareté relative et leur éparpillement autour du globe. Avec l'intensification des échanges commerciaux internationaux dans le cadre de la mondialisation depuis le début de la seconde moitié du vingtième siècle, les États producteurs et exportateurs ont adoptés des politiques commerciales fluctuantes, du simple mercantilisme corporatiste au libre-échangisme à outrance. Des modèles de développement économique discutés et discutables, alors même que les grandes puissances économiques se sont dessinés sur le principe d'une économie de marché où la production domestique rencontre la demande globale. Dans le cadre de cette globalisation des échanges, la spécialisation des économies nationales est apparue comme un modèle de développement viable, alors même que la course en avant de certains États entraîne une explosion de la demande internationale.

Loin d'une idée de mono-économie bananière, la division internationale du travail théorisée par les économistes du siècle passé fait des productions nationales phares les fers de lance du développement économique international, au profit d'une complémentarité totale des économies. D'abord, les hydrocarbures sont l'illustration évidente de ce soucis de spécialisation internationale : certains pays comme les îles Lorthon ou le Saog concentrent leur revenu financier sur des activités d'extraction pétrolifère ou oléifère, sur le principe d'une offre mondiale adaptée aux exportations du pays producteur. Ces grands pays producteurs de carburants viennent soutenir l'effort économique de pays en développement comme la Valdaquie, le Lébira ou encore le Kaiyuan, qui sont trois pays importateurs de pétrole dont le développement économique est lancé à marche forcée - mais dans des directions radicalement différentes, pour des raisons d'abord socio-économiques.

La République valdaque est un État sortant d'une guerre civile et ayant un besoin crucial de développer son économie pour satisfaire les demandes de sa démographie en hausse : la production industrielle domestique se concentre principalement sur le cuivre et les industries lourdes, tandis que les importations d'hydrocarbures vont croissante pour soutenir ce pays devenu futur « usine du monde ». À l'inverse, le Kaiyuan est un empire sortant lui aussi d'une guerre civile dans les années 2020 souffrant d'une démographie inadaptée à son économie : les autorités ont décidé de spécialiser l'économie dans l'exportation de produits industriels électroniques comme la téléphonie mobile, qui n'est pas un secteur dont ont particulièrement besoin les kaiyuanais mais dont l'économie internationale a une nécessité cruelle étant donné l'augmentation rapide des conditions de vie et des revenus autour du globe. Au Lébira, la population très faible par rapport au poids du Produit Intérieur Brut se spécialise dans l'industrie de pointe et notamment l'informatique.

Une stratégie payante s'il en est, dans la mesure où chaque pays va concentrer sa production industrielle domestique, ses forces vives et ses connaissances techniques sur un secteur, domaine ou catégorie de produits dans le but de l'exporter mondialement. Si chaque pays s'inscrit dans cette logique de spécialisation d'une partie de son économie pour concentrer ses exportations globales dans un seul domaine, l'offre mondiale rencontrera une demande qui lui sera équilibrée, au profit du développement économique de tous les pays. Mais la théorie est à nuancer : barrières douanières, politiques commerciales divergentes, conflits politiques, économiques ou militaires sont autant d'éléments susceptibles de déstabiliser la mise-en-place de cet ordre économique international si bien huilé. Aussi, les États sont, à titre de sociologie comportementale des États, largement arbitraires et peu pragmatiques dans leur prise de décision. L'absence de gouvernance économique mondiale effective - sans parler de supranationalisme - porte un coup ultime à la théorie de la division internationale du travail qui ne peut se mettre en place dans la situation actuelle de mésentente mondiale.[/justify]
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[justify][center][img]https://i.imgur.com/Kmwp6nz.png[/img]

LA CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE, CONCILIER AMBITIONS ET DÉSASTRE
9 décembre 2040 | Auteur : Pakuvio Arricarte

[img]https://i.imgur.com/SV5CKdW.png[/img]
[cap]La jeunesse (moins de vingt ans) représentent un peu moins d'un tiers de la population nationale.[/cap][/center]
[spoiler=CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE TXILÉENNE DEPUIS 2033][center][img]https://i.imgur.com/zwBtokX.png[/img]
[cap]Graphique de la croissance de la population txiléenne de 2033 jusqu'à 2039 avec la courbe de croissance.[/cap][/center][/spoiler]

Avec 32 522 391 individus au premier janvier 2040, la population txiléenne est la vingtième plus importante du monde. Mais la démographie des Provinces-Unies a connu des changements et une progression somme toute assez récente : depuis 2034 et la relance de la politique nataliste du gouvernement du Lehendakari (président) Pantxiko Eraul, la croissance démographique txiléenne n'est pas passée en-dessous de la barre fatidique des deux pourcents du taux d'accroissement annuel, ce qui a pour conséquence une hausse significative de la population de l'union depuis 2033. Ainsi, les années se succèdent avec une population en forte hausse : 2034 (3,11%), 2035 (4,48%), 2037 (3,13%), 2038 (2,72%) et 2039 (2,14%), des taux qui se traduisent par un écart de plus de sept millions et demi de nouveaux txiléens en l'espace de six années. Un écart record, qui s'explique en partie grâce au bilan démographique de l'année 2036 et des changements politiques qui lui sont propres.

En 2036, l'intégration de l'archipel des îles Paskoak à la fédération des provinces txiléennes, actant de fait la (re)fondation des Provinces-Unies, impacte également la démographie nationale avec l'épanchement d'un entonnoir de deux millions de paskoans au sein de l'union. Cette fusion démographique s'accompagne également d'un fort taux de croissance démographique, au point que l'année 2036 s'inscrit dans les annales avec une hausse de plus de onze pourcents et demi de la population nationale : trois millions de nouveaux txiléens, immigrés, nouveaux-nés et paskoans ayant rejoint la fédération. Un accroissement total d'un peu moins d'un tiers en l'espace de six années : le fruit des ambitions démographiques des deux derniers gouvernements, qui connaissent un appétit certain pour la croissance démographique et économique démesurée de l'union. Il faut dire que la chose s'est plus ou moins mise en place toute seule : baisse du taux de mortalité par la propagation de la médication rurale, hausse du taux de natalité sous le retour de l'influence cléricale...

Mais si les trois premières années du « cycle démographique Eraul-Bidaurre » (du nom des deux derniers chefs de gouvernement, Pantxiko Eraul et Iñaki Bidaurre) se placent sous le signe d'un accroissement prononcé de la population (culminant avec 4,48% de croissance démographique en 2035, un record national et international), la deuxième partie de ce même cycle se veut plus rassurante, le schisme s'opérant avec l'annexion de la population paskoane : entre 2036 et 2039 la croissance démographique est plus modérée et la tendance est désormais au ralentissement de ce dynamisme démographique fou - et dangereux. En effet, si la politique démographique des deux derniers mandats exécutifs a porté ses fruits, ce sont les gouvernements d'après mais aussi les institutions et les administrations qui vont devoir en payer le prix fort : le secteur de l'enseignement connaît déjà une surcharge, alors même que pour l'instant seuls les deux-tiers des nouveaux-nés (2034 à 2037) de l'explosion démographique sont pris en charge par l'administration scolaire.

D'un autre côté, l'application de politiques antinatalistes (malthusiennes) semble relativement difficile : la forte emprise de l’Église catholique sur la population, l'important part de foyers ruraux dans la démographie nationale et la législation traditionnelle de l'union rend toute tentative de limiter les naissances assez difficile. Mais le laisser-faire démographique n'est pas la solution : les conséquences en ont été drastiques dans les îles Paskoak lorsque la population a dépassé les ressources annuelles de l'archipel, y provoquant récessions et émigrations. Pour poursuivre cette course en avant démographique, le gouvernement doit prévoir des infrastructures pour les générations futures : une politique de grands travaux accompagnerait une relance inévitable de l'économie, le tout au profit de la jeunesse txiléenne en pleine émergence. Le récent ralentissement de la croissance démographique laisse cependant espérer un tarissement de l'expansion de la population, au profit d'une transition démographique parachevée et raisonnée.[/justify]
Djinndigo

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OLGARIE-DORIMARIE : LES PRÉMICES D'UN « GRAND JEU DES PUISSANCES »
18 avril 2041 | Auteur : Hedoi Errandosoro

[img]https://i.imgur.com/8s9Cey6.png[/img]
[cap]Les puissances du supercontinent commencent à se dessiner, alors que les enjeux se multiplient.[/cap][/center]
[spoiler=OLGARIE-DORIMARIE TXILÉO-CAETURIENNE][center][img]https://i.imgur.com/G7V2xnp.png[/img][/center][/spoiler]
Future première puissance économique mondiale et [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=998&t=13872&start=135#p359367]première armée du monde[/url] ex aequo avec le Karmalistan, le Conglomérat du Caeturia est une puissance régionale dynamique dont la croissance folle et l'expansion diplomatique comme géopolitique rapide ne s'est pas faite sans briser des œufs. Évoluant au sein d'un espace olgarien relativement sans conteste, le Caeturia s'est cependant assez vite heurté à l'irrédentisme dorimarien des Provinces-Unies du Txile, alors quatrième puissance économique mondiale en 2037 lors de la première escarmouche diplomatique au cours du Forum Mondial de la Sécurité sur la question de l'arsenal caeturien présent au cœur-même d'un continent jusque-là dominé par le Txile. Alors que les tensions vont croissantes entre les deux principales puissances du supercontinent autour de la question de l'agenda annexionniste des corporatistes en Dorimarie orientale, il est de bon ton de revenir sur les enjeux actuels et à venir de cet espace géographique et continental ignoré de bon nombre d’États.

Sur le plan économique, le Caeturia a dépassé le Txile au cours de l'année 2039 en annexant le Nuevo Río frontalier des Provinces-Unies après y avoir restauré l'ordre durant la crise politique qui a frappé l'ancienne colonie hispanique à partir de 2038. Avec un Produit Intérieur Brut d'un peu plus de cent cinquante milliards dollars internationaux, l’État corporatiste se place troisième puissance économique mondiale en 2040, quatre places devant le Txile dans le classement qui lui ne revendique un PIB que de 128 milliards de dollars. Cet écart économique qui se creuse s'explique par un plus grand dynamisme économique de la « corponation », là où les Provinces-Unies peinent à maintenir une croissance forte malgré la stabilité de l'économie txiléenne depuis 2034, contrairement à l'économie caeturienne beaucoup plus jeune. Si d'un point de vue purement économique le Caeturia l'emporte sur le Txile, c'est néanmoins le Produit Intérieur Brut par habitant des txiléens qui dépasse celui des caeturiens.

En effet, la richesse par txiléen s'élève, en 2040, à 3 862 $ par an par habitant, soit onze pourcents fois plus que celle du Caeturia. Mais ce niveau de vie plus élevé s'explique lui par un écart démographique entre les deux États, avec une population de quarante-quatre millions de caeturiens - dont un peu plus de cinq millions de néoriotes - contre seulement trente-trois millions de txiléens en 2040. Cet écart, qui se creuse légèrement cette année au niveau du solde démographique, est néanmoins à nuancer. Le Txile a en effet connu une expansion de huit millions soit une expansion d'un tiers de sa population, là où la croissance démographique passée du Conglomérat a été plus hésitante. L'intégration du Nuevo Río au sein du dispositif caeturien a également gonflé artificiellement les statistiques de l’État corporatiste par rapport à 2038. Le territoire néoriote joue cependant un rôle-clé dans l'expansion à venir de la population caeturienne au vu de sa superficie.

Ainsi, avec une superficie de plus de deux millions de kilomètres carrés (dont un million quatre néoriotes), le Caeturia devance en territoire le Txile qui avait jusque-là la main haute avec un peu plus d'un million et demi de kilomètres carrés. De même pour le réseau diplomatique txiléen sur le supercontinent : l'effondrement des Républiques du Berlim, du Deseret et du Tlaloctlitlal s'est fait au détriment des Provinces-Unies du Txile, qui n'a pas récupéré une influence continentale équivalente depuis, là où la suspension des relations berlimo-caeturienne n'a pas empêché la diplomatie corporatiste d'influencer le Leonora et l'Oroverdie tous deux voisins du Caeturia métropolitain. Acteur pragmatique de l'espace olgarien, le Westrait se tient en recul de l'opposition Txile-Caeturia et joue diplomatiquement sur les deux plans à la fois. Troisième puissance de l'Olgarie-Dorimarie, la République Démocratique reste un interlocuteur incontournable pour les deux autres puissances. D'un point de vue plus général, le refus pour les Provinces-Unies du Txile de rentrer dans un piège de Thucydide vis-à-vis de la puissance caeturienne montante n'aura pas suffi à endiguer le dynamisme corporatiste, qui prospère au sein-même du continent dorimarien là où le Txile se faisait grand défenseur des intérêts régionaux.[/justify]
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