Presse & Radiodiffusion
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Lychaka
4 Juillet 2040
[center]Tâve sor
Des élections tenues dans le calme et la ferveur populaire
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/44/6/1572686937-enveloppevotes.png[/img]
Dépouillement des bulletins de vote hier soir à Mezra[/center]
[justify]Les premières élections véritablement libres de l'histoire de l'Ölan se sont tenues hier dans tout le pays dans un climat apaisé voire festif. Les Ölanais se sont rendus massivement aux bureaux de vote afin d'y élire simultanément leurs conseillers communaux et leurs représentants à l'Assemblée constituante. Les premiers devraient entrer en fonction dans les jours qui viennent et remplacer les maires par intérim nommés jusqu'alors par le gouvernement par intérim. Les seconds siègeront à Eski dès le 15 Juillet, où ils auront la lourde tâche d'écrire la nouvelle constitution du pays.
A l'heure actuelle seuls les résultats des élections communales sont connues avec précision, tandis que les bulletins de vote des élections à la constituante doivent encore être rassemblés et recomptés avant que les calculs à la proportionnelle ne déterminent le nombre d'élus de chaque parti.
Dans les zones de peuplement kurde, le Parti des Travailleurs (PK) obtient à lui seul la majorité nécessaire pour gouverner dans la plupart des conseils communaux, il doit aussi localement s'associer au Mouvement de l'Unité du Peuple (TYG) ou aux partis communistes d'autres minorités dans les cas de communes multiculturelles, comme les communes à majorité grecque sur la côte Ouest, où le Parti des Travailleurs s'associe dans plusieurs cas à Aube Rouge (KA) afin de former une majorité communale. Le PK a qualifié ces élections de "plébiscite" en faveur de la Guerre populaire et de la poursuite de la Révolution, qu'il entend bien porter également dans la future Assemblée constituante où le parti s'attend également à "entrer massivement" selon le même communiqué.
Le Parti des Travailleurs (PK) et le Mouvement pour l'Unité du Peuple (TYG) ont d'ailleurs entamé une série de rencontres et de mises au point. Nul ne sait encore jusqu'où pourraient aller ces négociations, certains espèrent une réunion des deux partis communistes kurdes mais rien n'est moins sûr en l'état. Les discussions porteraient, avant tout, sur une position commune au sein de l'Assemblée constituante, où ils entendent porter haut la voix des Kurdes et le projet d'un état ölanais fédéral.
[/justify]
[center]Tâve sor
Des élections tenues dans le calme et la ferveur populaire
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/44/6/1572686937-enveloppevotes.png[/img]
Dépouillement des bulletins de vote hier soir à Mezra[/center]
[justify]Les premières élections véritablement libres de l'histoire de l'Ölan se sont tenues hier dans tout le pays dans un climat apaisé voire festif. Les Ölanais se sont rendus massivement aux bureaux de vote afin d'y élire simultanément leurs conseillers communaux et leurs représentants à l'Assemblée constituante. Les premiers devraient entrer en fonction dans les jours qui viennent et remplacer les maires par intérim nommés jusqu'alors par le gouvernement par intérim. Les seconds siègeront à Eski dès le 15 Juillet, où ils auront la lourde tâche d'écrire la nouvelle constitution du pays.
A l'heure actuelle seuls les résultats des élections communales sont connues avec précision, tandis que les bulletins de vote des élections à la constituante doivent encore être rassemblés et recomptés avant que les calculs à la proportionnelle ne déterminent le nombre d'élus de chaque parti.
Dans les zones de peuplement kurde, le Parti des Travailleurs (PK) obtient à lui seul la majorité nécessaire pour gouverner dans la plupart des conseils communaux, il doit aussi localement s'associer au Mouvement de l'Unité du Peuple (TYG) ou aux partis communistes d'autres minorités dans les cas de communes multiculturelles, comme les communes à majorité grecque sur la côte Ouest, où le Parti des Travailleurs s'associe dans plusieurs cas à Aube Rouge (KA) afin de former une majorité communale. Le PK a qualifié ces élections de "plébiscite" en faveur de la Guerre populaire et de la poursuite de la Révolution, qu'il entend bien porter également dans la future Assemblée constituante où le parti s'attend également à "entrer massivement" selon le même communiqué.
Le Parti des Travailleurs (PK) et le Mouvement pour l'Unité du Peuple (TYG) ont d'ailleurs entamé une série de rencontres et de mises au point. Nul ne sait encore jusqu'où pourraient aller ces négociations, certains espèrent une réunion des deux partis communistes kurdes mais rien n'est moins sûr en l'état. Les discussions porteraient, avant tout, sur une position commune au sein de l'Assemblée constituante, où ils entendent porter haut la voix des Kurdes et le projet d'un état ölanais fédéral.
[/justify]
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Lychaka
15 Juillet 2040
[center]Kırmızı !
L'Assemblée constituante siège à partir d'aujourd'hui
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/45/2/1572970941-assemblee.png[/img]
La chambre du Parlement ölanais avant la guerre civile[/center]
[justify]Les élections constituantes du 3 Juillet dernier ont permis d'élire les 350 députés qui siègeront, pour une durée indéterminée, dans l'ancien parlement ölanais à Eski afin de rédiger la nouvelle constitution du pays. La tâche de construction des nouvelles institutions et de la nouvelle organisation des pouvoirs dans le pays n'est pas une mince affaire, et risque d'occuper les élus pendant plusieurs longs mois.
Mais revenons un peu sur les élections du 3 Juillet dernier. Les partis communistes et révolutionnaires ont obtenu 74% des voix exprimées, un véritable plébiscite pour les organisations révolutionnaires du pays. Les deux seuls partis non-communistes notables, ayant obtenu des députés, sont le Mouvement du 3 Avril (3NH) d'inspiration sociale-démocrate, qui a obtenu 23% des voix et 81 députés, à égalité avec le Parti des Travailleurs (PK), et le Comité des Tribus Libres (KEA), organisation composite, plutôt conservatrice, représentant les intérêts des tribus kurdes & arabes, qui a obtenu 3% des voix exprimées.
Ce scrutin a donc entériné l'hégémonie incontestable en Ölan de la Coalition pour la guerre populaire qui a mené la guerre civile. Soudée jusqu'ici, celle-ci va néanmoins avoir de nombreux chantiers à l'Assemblée constituante, et il se peut que ce bloc, qui paraît jusqu'ici si uni, ne se découvre des désaccords et des failles au cours des débats à venir. D'autant plus que si le gouvernement intérim reste mesuré dans ses prises d'initiatives afin de ne pas empiéter sur les prérogatives du futur régime, l'Assemblée constituante aura à en définir les institutions, l'organisation, les prérogatives et, en définitive, l'orientation. A cet égard l'unité affichée du bloc communiste, dont les différents partis se revendiquent presque tous de la même sensibilité communiste & marxiste-léniniste, sera sans doute mise à l'épreuve.
Le camarade Ozen Guven, secrétaire général du parti Travail & Justice (IA), a lui réuni les députés de son organisation il y a quelques jours à Eski afin de définir la ligne générale que le parti défendra dans la constituante. Il a, au cours de cette réunion importante, rappelé l'importance de la discipline et de la nécessité de défendre un nouveau modèle d'état socialiste, prolétarien, certes, mais avant tout unitaire : "Nous entendons beaucoup de partis, de syndicats, de camarades, proclamer la nécessité d'un nouvel état ölanais, socialiste et fédéral. Nous comprenons les raisons de cette réflexion : les différentes dictatures militaires qui ont gouverné le pays n'ont eu de cesse d'imposer une unité forcée et contre-nature aux peuples ölanais, par la force et le sang. Ce ne pouvait être qu'un échec. Cependant nous ne devons pas céder à des réponses trop simples : nous avons abattu ce régime et conquis dans le même temps cette unité populaire, qui unit tous les peuples ölanais, que la junte militaire a toujours voulu imposer par les coups de fusil. Il ne faut pas aujourd'hui s'en débarasser pour construire un état fédéral qui cloisonnera les peuples ölanais et, à terme, les dressera à nouveau les uns contre les autres, en plus de fragiliser notre glorieuse révolution par la dispersion inévitable des intérêts et des prises de décision. Nous avons aujourd'hui et dans l'immédiat besoin d'un état socialiste fort, centralisateur sinon unitaire, conscient de toute sa diversité, mais capable d'agir fermement afin de perpétuer les conquêtes de la révolution ölanaise. Faire le contraire, c'est ouvrir la porte à la contre-révolution".
Le projet du parti Travail et Justice est donc avant tout un projet centralisateur, afin de permettre à l'Ölan d'avoir les moyens politiques de mener une reconstruction efficace du pays. Toutefois la question risque d'être l'objet d'ardents débats au sein de la constituante, puisque d'autres partis importants, comme le Parti des Travailleurs (PK) semblent plutôt portés sur un système fédéral.
[/justify]
[center]Kırmızı !
L'Assemblée constituante siège à partir d'aujourd'hui
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/45/2/1572970941-assemblee.png[/img]
La chambre du Parlement ölanais avant la guerre civile[/center]
[justify]Les élections constituantes du 3 Juillet dernier ont permis d'élire les 350 députés qui siègeront, pour une durée indéterminée, dans l'ancien parlement ölanais à Eski afin de rédiger la nouvelle constitution du pays. La tâche de construction des nouvelles institutions et de la nouvelle organisation des pouvoirs dans le pays n'est pas une mince affaire, et risque d'occuper les élus pendant plusieurs longs mois.
Mais revenons un peu sur les élections du 3 Juillet dernier. Les partis communistes et révolutionnaires ont obtenu 74% des voix exprimées, un véritable plébiscite pour les organisations révolutionnaires du pays. Les deux seuls partis non-communistes notables, ayant obtenu des députés, sont le Mouvement du 3 Avril (3NH) d'inspiration sociale-démocrate, qui a obtenu 23% des voix et 81 députés, à égalité avec le Parti des Travailleurs (PK), et le Comité des Tribus Libres (KEA), organisation composite, plutôt conservatrice, représentant les intérêts des tribus kurdes & arabes, qui a obtenu 3% des voix exprimées.
Ce scrutin a donc entériné l'hégémonie incontestable en Ölan de la Coalition pour la guerre populaire qui a mené la guerre civile. Soudée jusqu'ici, celle-ci va néanmoins avoir de nombreux chantiers à l'Assemblée constituante, et il se peut que ce bloc, qui paraît jusqu'ici si uni, ne se découvre des désaccords et des failles au cours des débats à venir. D'autant plus que si le gouvernement intérim reste mesuré dans ses prises d'initiatives afin de ne pas empiéter sur les prérogatives du futur régime, l'Assemblée constituante aura à en définir les institutions, l'organisation, les prérogatives et, en définitive, l'orientation. A cet égard l'unité affichée du bloc communiste, dont les différents partis se revendiquent presque tous de la même sensibilité communiste & marxiste-léniniste, sera sans doute mise à l'épreuve.
Le camarade Ozen Guven, secrétaire général du parti Travail & Justice (IA), a lui réuni les députés de son organisation il y a quelques jours à Eski afin de définir la ligne générale que le parti défendra dans la constituante. Il a, au cours de cette réunion importante, rappelé l'importance de la discipline et de la nécessité de défendre un nouveau modèle d'état socialiste, prolétarien, certes, mais avant tout unitaire : "Nous entendons beaucoup de partis, de syndicats, de camarades, proclamer la nécessité d'un nouvel état ölanais, socialiste et fédéral. Nous comprenons les raisons de cette réflexion : les différentes dictatures militaires qui ont gouverné le pays n'ont eu de cesse d'imposer une unité forcée et contre-nature aux peuples ölanais, par la force et le sang. Ce ne pouvait être qu'un échec. Cependant nous ne devons pas céder à des réponses trop simples : nous avons abattu ce régime et conquis dans le même temps cette unité populaire, qui unit tous les peuples ölanais, que la junte militaire a toujours voulu imposer par les coups de fusil. Il ne faut pas aujourd'hui s'en débarasser pour construire un état fédéral qui cloisonnera les peuples ölanais et, à terme, les dressera à nouveau les uns contre les autres, en plus de fragiliser notre glorieuse révolution par la dispersion inévitable des intérêts et des prises de décision. Nous avons aujourd'hui et dans l'immédiat besoin d'un état socialiste fort, centralisateur sinon unitaire, conscient de toute sa diversité, mais capable d'agir fermement afin de perpétuer les conquêtes de la révolution ölanaise. Faire le contraire, c'est ouvrir la porte à la contre-révolution".
Le projet du parti Travail et Justice est donc avant tout un projet centralisateur, afin de permettre à l'Ölan d'avoir les moyens politiques de mener une reconstruction efficace du pays. Toutefois la question risque d'être l'objet d'ardents débats au sein de la constituante, puisque d'autres partis importants, comme le Parti des Travailleurs (PK) semblent plutôt portés sur un système fédéral.
[/justify]
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Lychaka
23 Juillet 2040
[center]Tâve sor
L'heure de l'autocritique
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/45/5/1573212682-femmdrapeau.jpg[/img]
Une femme porte un drapeau aux couleurs du Parti des Travailleurs (PK)
à Mezra au cours des élections du 3 Juillet dernier[/center]
[justify]
Camarades !
Je m'adresse aujourd'hui à toutes nos soeurs et tous nos frères, soldats, militants, sympathisants, ou encore compagnons de route de notre glorieux Parti des Travailleurs, dont la lumière illumine la voie socialiste que nous nous apprêtons à tracer collectivement pour notre pays.
Il es l'heure pour moi de dresser le bilan des années que j'ai passé à la tête du Parti des Travailleurs. Il ne s'agit pas d'adieux, je resterai fidèle à notre parti, qui incarne pour moi comme pour nous tous notre fierté, mais cet exercice d'autocritique précédera la nomination à la tête de notre mouvement d'une ou d'un camarade valeureux afin d'en reprendre la direction. Cette décision n'a pas été prise à la légère et a fait son chemin depuis ma nomination à la tête du gouvernement par intérim d'Ölan à la fin du mois d'Avril dernier. Cet état de fait m'éloigne considérablement, au moins géographiquement, de nos frères et soeurs kurdes et des instances du parti. Cela a rendu difficile ma participation à la vie de notre mouvement et les débats houleux qui secouent l'Asemblée constituante depuis quelques jours ne permettent pas d'envisager une fin rapide à mes tâches à Eski, aussi pour le plus grand bien je présente ma démission du secrétariat général, je resterai néanmoins actif au sein du bureau politique.
Je suis devenu Secrétaire Général du Parti des Travailleurs en 2019, il y a maintenant plus de 20 ans, lorsque nous avons fondé ce mouvement avec de nombreux camarades, tous animés du même désir profond de renverser l'ordre capitaliste et le suprémacisme turc. Depuis lors, beaucoup d'événements ont eu lieu, la dictature militaire a tenté plusieurs fois d'écraser notre mouvement tout comme elle a toujours voulu annihiler les Kurdes, mais nous avons tenu bon. Nous avons tenons bon malgré les arrestations, les tortures et les peines de prison. J'ai moi-même été retenu plus de 10 ans, comme bien d'autres camarades, condamnés sur le seul motif de notre culture et de nos idées politiques.
Mais nous sommes allés bien plus loin. Non seulement nous avons résisté collectivement, mais en plus nous avons renversé le vieil ordre établi. En 2034 nous avons lancé toutes nos forces dans la bataille, aux côtés de tous nos camarades des autres organisations ölanaises. D'aucuns considèrent que nous avons été téméraires, que nous avons agis trop tôt, que les masses n'étaient pas prêtes pour la Guerre populaire. Nous leur avons tous prouvé qu'elles l'étaient et, à cet égard, je n'émets aucune réserve sur ma propre action. Nous avons fait les bons choix, et l'histoire nous a donné raison, nous avons tous saisi le moment historique que se présentait à nous pour contester et surtout abattre du même coup le fascisme et le capitalisme dans notre pays.
Je regrette toutefois notre désunion entre communistes et révolutionnaires kurdes. Nous avons peut-être été, bien trop souvent, peu ouverts à la discussion avec nos camarades du Mouvement pour l'Unité du Peuple (TYG), ce qui a parfois été préjudiciable à notre cause pourtant commune. J'accepte en la matière ma propre part de responsabilité dans cet entêtement et cette incompréhension mutuelle entre camarades de bonne foi mais aveuglés par les nécessités de l'instant. J'espère, de même que les autres membres du bureau politique, que nous saurons à l'avenir surmonter ces différences et édifier l'unité du socialisme kurde dans la pratique concrète du pouvoir, tant au niveau national qu'au niveau local, où les mairies tenues par une alliance PK-TYG sont légion.
Enfin, j'aimerais, au-delà de ce récit des événements, exprimer à chacun de celles et ceux qui liront ou entendront ce texte, mon plus profond remerciement, mon admiration et mon dévouement. Notre force collective a déjà fait tant de choses et renverser la dictature n'en est pas la moindre. Nous avons déjà, de cette façon, écrit l'histoire, et nous allons continuer à le faire car aujourd'hui fait déjà partie de l'histoire.
[/justify]
[right]Eyaz Kéjal
Membre du Bureau Politique du Parti des Travailleurs[/right]
[center]Tâve sor
L'heure de l'autocritique
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/45/5/1573212682-femmdrapeau.jpg[/img]
Une femme porte un drapeau aux couleurs du Parti des Travailleurs (PK)
à Mezra au cours des élections du 3 Juillet dernier[/center]
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Camarades !
Je m'adresse aujourd'hui à toutes nos soeurs et tous nos frères, soldats, militants, sympathisants, ou encore compagnons de route de notre glorieux Parti des Travailleurs, dont la lumière illumine la voie socialiste que nous nous apprêtons à tracer collectivement pour notre pays.
Il es l'heure pour moi de dresser le bilan des années que j'ai passé à la tête du Parti des Travailleurs. Il ne s'agit pas d'adieux, je resterai fidèle à notre parti, qui incarne pour moi comme pour nous tous notre fierté, mais cet exercice d'autocritique précédera la nomination à la tête de notre mouvement d'une ou d'un camarade valeureux afin d'en reprendre la direction. Cette décision n'a pas été prise à la légère et a fait son chemin depuis ma nomination à la tête du gouvernement par intérim d'Ölan à la fin du mois d'Avril dernier. Cet état de fait m'éloigne considérablement, au moins géographiquement, de nos frères et soeurs kurdes et des instances du parti. Cela a rendu difficile ma participation à la vie de notre mouvement et les débats houleux qui secouent l'Asemblée constituante depuis quelques jours ne permettent pas d'envisager une fin rapide à mes tâches à Eski, aussi pour le plus grand bien je présente ma démission du secrétariat général, je resterai néanmoins actif au sein du bureau politique.
Je suis devenu Secrétaire Général du Parti des Travailleurs en 2019, il y a maintenant plus de 20 ans, lorsque nous avons fondé ce mouvement avec de nombreux camarades, tous animés du même désir profond de renverser l'ordre capitaliste et le suprémacisme turc. Depuis lors, beaucoup d'événements ont eu lieu, la dictature militaire a tenté plusieurs fois d'écraser notre mouvement tout comme elle a toujours voulu annihiler les Kurdes, mais nous avons tenu bon. Nous avons tenons bon malgré les arrestations, les tortures et les peines de prison. J'ai moi-même été retenu plus de 10 ans, comme bien d'autres camarades, condamnés sur le seul motif de notre culture et de nos idées politiques.
Mais nous sommes allés bien plus loin. Non seulement nous avons résisté collectivement, mais en plus nous avons renversé le vieil ordre établi. En 2034 nous avons lancé toutes nos forces dans la bataille, aux côtés de tous nos camarades des autres organisations ölanaises. D'aucuns considèrent que nous avons été téméraires, que nous avons agis trop tôt, que les masses n'étaient pas prêtes pour la Guerre populaire. Nous leur avons tous prouvé qu'elles l'étaient et, à cet égard, je n'émets aucune réserve sur ma propre action. Nous avons fait les bons choix, et l'histoire nous a donné raison, nous avons tous saisi le moment historique que se présentait à nous pour contester et surtout abattre du même coup le fascisme et le capitalisme dans notre pays.
Je regrette toutefois notre désunion entre communistes et révolutionnaires kurdes. Nous avons peut-être été, bien trop souvent, peu ouverts à la discussion avec nos camarades du Mouvement pour l'Unité du Peuple (TYG), ce qui a parfois été préjudiciable à notre cause pourtant commune. J'accepte en la matière ma propre part de responsabilité dans cet entêtement et cette incompréhension mutuelle entre camarades de bonne foi mais aveuglés par les nécessités de l'instant. J'espère, de même que les autres membres du bureau politique, que nous saurons à l'avenir surmonter ces différences et édifier l'unité du socialisme kurde dans la pratique concrète du pouvoir, tant au niveau national qu'au niveau local, où les mairies tenues par une alliance PK-TYG sont légion.
Enfin, j'aimerais, au-delà de ce récit des événements, exprimer à chacun de celles et ceux qui liront ou entendront ce texte, mon plus profond remerciement, mon admiration et mon dévouement. Notre force collective a déjà fait tant de choses et renverser la dictature n'en est pas la moindre. Nous avons déjà, de cette façon, écrit l'histoire, et nous allons continuer à le faire car aujourd'hui fait déjà partie de l'histoire.
[/justify]
[right]Eyaz Kéjal
Membre du Bureau Politique du Parti des Travailleurs[/right]
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Lychaka
8 Août 2040
[center]Kırmızı !
Vers la constitution d'un tribunal populaire pour juger les criminels de guerre
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/46/3/1573674898-jail.png[/img]
[/center]
[justify]Responsables de partis politiques fascistes, officiers de l'ancienne armée ölanaise, soldats zélés auteurs de massacres, organisateurs de la répression, geôliers et bourreaux des soldats de libération de la coalition, et bien d'autres encore. La liste de leurs qualités est longue. Selon les premiers rapports du gouvernement par intérim, plusieurs milliers d'anciens responsables et porte-flingues du régime fasciste croupiraient dans les prisons ölanaises à travers tout le pays. La présence de ces hommes et femmes par milliers sous les verrous pose aujourd'hui leur question de leur jugement, plus de deux mois après l'instauration du nouveau gouvernement. Le gouvernement par intérim réfléchirait à l'heure actuelle à la mise en place d'un tribunal populaire pour juger ces criminels de guerre et pouvoir prononcer des peines fermes. Toutefois une telle entreprise pose pour le moment plusieurs problèmes que le gouvernement de coalition tente de résoudre.
D'abord la constitution d'un tribunal suppose des juges. Or le corps des magistrats a longtemps et majoritairement collaboré main dans la main avec l'ancien régime. Peu de juges se sont en fait opposés aux pratiques représsives de la dictature. Le gouvernement pourrait néanmoins trouver quelques juges & magistrats ayant eux aussi subi la dictature pour organiser de tels procès. Au-delà des seuls juges, de nombreux juristes et avocats ont pris parti pour la cause du peuple au long de ces longues années de guerre civile et seraient à même de constituer une nouvelle génération de magistrats épurée de ces prédécesseurs collaborateurs.
Mais au-delà de la question des personnes, le problème qui se pose réellement au gouvernement par intérim pour faire juger les traîtres est celui du droit. Le droit ölanais, même sous la dictature, comportait des lois condamnant les massacres ou encore la torture, quoi qu'elles n'aient été appliquées pendant toutes les années de guerre civile que de manière fallacieuse contre les combattants du peuple. Mais le gouvernement chercherait aussi à faire entrer dans le droit l'existence de circonstance aggravantes, notamment lorsque ces crimes visaient des populations civiles en raison de leur appartenance à une minorité nationale, religieuse ou politique, autant de dispositions qui n'ont jamais été inscrites dans la loi par une dictature qui a toujours combattu les minorités ölanaises. Le gouvernement par intérim hésiterait à les faire entrer dans le droit par décret en absence d'organe législatif compétent et serait actuellement en phase de consultation des différents partis et syndicats membres de la Coalition pour la guerre populaire afin d'atteindre un consensus sur ce sujet.
[/justify]
[center]Kırmızı !
Vers la constitution d'un tribunal populaire pour juger les criminels de guerre
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/46/3/1573674898-jail.png[/img]
[/center]
[justify]Responsables de partis politiques fascistes, officiers de l'ancienne armée ölanaise, soldats zélés auteurs de massacres, organisateurs de la répression, geôliers et bourreaux des soldats de libération de la coalition, et bien d'autres encore. La liste de leurs qualités est longue. Selon les premiers rapports du gouvernement par intérim, plusieurs milliers d'anciens responsables et porte-flingues du régime fasciste croupiraient dans les prisons ölanaises à travers tout le pays. La présence de ces hommes et femmes par milliers sous les verrous pose aujourd'hui leur question de leur jugement, plus de deux mois après l'instauration du nouveau gouvernement. Le gouvernement par intérim réfléchirait à l'heure actuelle à la mise en place d'un tribunal populaire pour juger ces criminels de guerre et pouvoir prononcer des peines fermes. Toutefois une telle entreprise pose pour le moment plusieurs problèmes que le gouvernement de coalition tente de résoudre.
D'abord la constitution d'un tribunal suppose des juges. Or le corps des magistrats a longtemps et majoritairement collaboré main dans la main avec l'ancien régime. Peu de juges se sont en fait opposés aux pratiques représsives de la dictature. Le gouvernement pourrait néanmoins trouver quelques juges & magistrats ayant eux aussi subi la dictature pour organiser de tels procès. Au-delà des seuls juges, de nombreux juristes et avocats ont pris parti pour la cause du peuple au long de ces longues années de guerre civile et seraient à même de constituer une nouvelle génération de magistrats épurée de ces prédécesseurs collaborateurs.
Mais au-delà de la question des personnes, le problème qui se pose réellement au gouvernement par intérim pour faire juger les traîtres est celui du droit. Le droit ölanais, même sous la dictature, comportait des lois condamnant les massacres ou encore la torture, quoi qu'elles n'aient été appliquées pendant toutes les années de guerre civile que de manière fallacieuse contre les combattants du peuple. Mais le gouvernement chercherait aussi à faire entrer dans le droit l'existence de circonstance aggravantes, notamment lorsque ces crimes visaient des populations civiles en raison de leur appartenance à une minorité nationale, religieuse ou politique, autant de dispositions qui n'ont jamais été inscrites dans la loi par une dictature qui a toujours combattu les minorités ölanaises. Le gouvernement par intérim hésiterait à les faire entrer dans le droit par décret en absence d'organe législatif compétent et serait actuellement en phase de consultation des différents partis et syndicats membres de la Coalition pour la guerre populaire afin d'atteindre un consensus sur ce sujet.
[/justify]
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Lychaka
15 Août 2040
[center]Tâve sor
Le Parti des Travailleurs a choisi sa nouvelle Secrétaire Générale
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/46/5/1573845111-fresque.png[/img]
Fresque murale révolutionnaire dans le centre-ville de Mezra[/center]
[justify]
Réuni il y a quelques jours au coeur de Mezra, le bureau politique du Parti des Travailleurs (PK) a désigné sa nouvelle Secrétaire Générale au cour d'un vote à huis clos. C'était la dernière séance du bureau politique présidée par Eyaz Kéjal et elle aura vu la désignation de son successeur au cours d'un vote qui a opposé 3 des 23 membres du bureau politique, à savoir Jwan Kanîk, Ferhat Nehroz et Şelal Agrîn, tous trois de valeureux camarades qui ont contribué à la victoire de notre parti au cours de la guerre civile.
Par 12 voix en sa faveur, contre 8 pour Ferhat Nehroz et 4 pour Jwan Kanîk, c'est la camarade Şelal Agrîn qui a été élue pour succéder au camarade Eyaz Kéjal. Peu après son entrée en fonction celle-ci nous a accordé quelques instants et a répondu à quelques unes de nos questions.
Tâve sor - Camarade Şelal, bien que membre du bureau politique, vous êtes assez peu connue des Kurdes malgré votre rôle dans la guerre civile. Pourriez-vous vous présenter brièvement ?
Şelal Agrîn - Bien entendu. C'est vrai que je ne suis pas la membre du bureau politique la plus présente, que ce soit dans les journaux ou au premier plan des rassemblements du parti. Pour me présenter rapidement, je suis originaire du Rohilat, où je suis née et où j'ai grandi, je suis par ailleurs élue au bureau politique pour un des districts du PK de cette province. J'ai aujourd'hui 36 ans et j'ai deux enfants, je me suis engagée dans le parti peu avant le début de la Guerre populaire et j'ai été affectée pendant celle-ci à la logistique et plus particulièrement au ravitaillement. Nous avions la lourde mission de faire en sorte que pendant tout le conflit nos combattants, mais aussi toutes les populations des territoires libérés, aient de quoi manger chaque jour. Ce qui n'était évidemment pas le front, mais sans être une mission facile pour autant.
TS - Très bien. Quant à votre élection à la tête du Parti, quel est votre projet, comptez vous incarner une rupture ?
Şelal Agrîn - Non, bien au contraire. Je crois pouvoir dire que je suis une kéjaliste pure et dure, et je compte bien inscrire mon action politique, à la tête du parti, dans les pas du camarade Eyaz et pousser de toutes nos forces à la reconstruction du pays et à l'édification de notre modèle socialiste.
TS - Merci camarade.
[/justify]
[center]Tâve sor
Le Parti des Travailleurs a choisi sa nouvelle Secrétaire Générale
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/46/5/1573845111-fresque.png[/img]
Fresque murale révolutionnaire dans le centre-ville de Mezra[/center]
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Réuni il y a quelques jours au coeur de Mezra, le bureau politique du Parti des Travailleurs (PK) a désigné sa nouvelle Secrétaire Générale au cour d'un vote à huis clos. C'était la dernière séance du bureau politique présidée par Eyaz Kéjal et elle aura vu la désignation de son successeur au cours d'un vote qui a opposé 3 des 23 membres du bureau politique, à savoir Jwan Kanîk, Ferhat Nehroz et Şelal Agrîn, tous trois de valeureux camarades qui ont contribué à la victoire de notre parti au cours de la guerre civile.
Par 12 voix en sa faveur, contre 8 pour Ferhat Nehroz et 4 pour Jwan Kanîk, c'est la camarade Şelal Agrîn qui a été élue pour succéder au camarade Eyaz Kéjal. Peu après son entrée en fonction celle-ci nous a accordé quelques instants et a répondu à quelques unes de nos questions.
Tâve sor - Camarade Şelal, bien que membre du bureau politique, vous êtes assez peu connue des Kurdes malgré votre rôle dans la guerre civile. Pourriez-vous vous présenter brièvement ?
Şelal Agrîn - Bien entendu. C'est vrai que je ne suis pas la membre du bureau politique la plus présente, que ce soit dans les journaux ou au premier plan des rassemblements du parti. Pour me présenter rapidement, je suis originaire du Rohilat, où je suis née et où j'ai grandi, je suis par ailleurs élue au bureau politique pour un des districts du PK de cette province. J'ai aujourd'hui 36 ans et j'ai deux enfants, je me suis engagée dans le parti peu avant le début de la Guerre populaire et j'ai été affectée pendant celle-ci à la logistique et plus particulièrement au ravitaillement. Nous avions la lourde mission de faire en sorte que pendant tout le conflit nos combattants, mais aussi toutes les populations des territoires libérés, aient de quoi manger chaque jour. Ce qui n'était évidemment pas le front, mais sans être une mission facile pour autant.
TS - Très bien. Quant à votre élection à la tête du Parti, quel est votre projet, comptez vous incarner une rupture ?
Şelal Agrîn - Non, bien au contraire. Je crois pouvoir dire que je suis une kéjaliste pure et dure, et je compte bien inscrire mon action politique, à la tête du parti, dans les pas du camarade Eyaz et pousser de toutes nos forces à la reconstruction du pays et à l'édification de notre modèle socialiste.
TS - Merci camarade.
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Lychaka
[center]Demokrasi[/center]
Description :
[justify]- Demokrasi (en français démocratie) est un quotidien créé en 2032. Il est apparut dans le sillage de la création du Mouvement du 3 Avril (3NH) suite à la trahison de principaux partis sociaux démocrates. Bien que sans liens organisationnels avec le parti en question, sa ligne en est très proche et nombre de ses journalistes et de ses membres de direction y sont engagés. Le journal a donc été clandestin et s'est engagé en 2034 dans la guerre populaire contre le régime dictatorial de l'Union nationale aux côtés des autres partis révolutionnaires.[/justify]
Périodicité : Quotidien
Tirage moyen : 1 million d'exemplaires
Création : 2032
Siège : Eski
Description :
[justify]- Demokrasi (en français démocratie) est un quotidien créé en 2032. Il est apparut dans le sillage de la création du Mouvement du 3 Avril (3NH) suite à la trahison de principaux partis sociaux démocrates. Bien que sans liens organisationnels avec le parti en question, sa ligne en est très proche et nombre de ses journalistes et de ses membres de direction y sont engagés. Le journal a donc été clandestin et s'est engagé en 2034 dans la guerre populaire contre le régime dictatorial de l'Union nationale aux côtés des autres partis révolutionnaires.[/justify]
Périodicité : Quotidien
Tirage moyen : 1 million d'exemplaires
Création : 2032
Siège : Eski
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Lychaka
18 Août 2040
[center]Demokrasi
Les premières fractures apparaissent au sein du
bloc communiste à l'Assemblée constituante
[/center]
[justify]
Alors que l'Assemblée constituante est réunie à Eski depuis le 15 Juillet dernier, les débats n'ont que peu avancé quant à l'écriture de la nouvelle constitution du pays. Les débats se sont focalisés dès les premiers jours sur la nouvelle forme d'organisation territoriale à adopter et en sont restés là depuis un mois, révélant au passage les divergences entre les multiples mouvements communistes ölanais.
En effet deux visions assez différentes de la future organisation du pays s'affronte. D'un côté la plupart des forces politiques (Mouvement du 3 Avril, Parti des Travailleurs, Parti Marxiste-Léniniste, Mouvement de l'Unité du Peuple et Aube Rouge) se retrouvent autour du projet d'état fédéraliste, relativement décentralisé, basé sur les provinces historiques ölanaises. Un tel état permettrait d'assurer qu'aucun groupe culturel ne puisse dominer les autres au sein du nouvel état et d'assurer une cohérence nationale. De l'autre, les députés du parti Travail & Justice (IA), tous turcs, entendent eux créer un état relativement centralisé, dont tout les organes de pouvoir résideraient évidemment à Eski, et en accordant qu'un semblant d'autonomie à ce qui deviendraient des régions aux dirigeants directement nommés par le pouvoir. Ils arguent notamment que le centralisme permettra une reconstruction plus rapide du pays et assurera la réussite d'un modèle socialiste.
Avec 95 sièges sur 350 à l'Assemblée constituante (il est le parti le plus représenté) le parti Travail et Justice est parvenu jusqu'ici à faire reporter les votes. Toutefois dans quelques jours un vote des représentants viendra clôturer ce long débat sur la future organisation territoriale du nouveau état ölanais, et a priori celui-ci ne devrait pas tourner en faveur des communistes turcs.
[/justify]
[center]Demokrasi
Les premières fractures apparaissent au sein du
bloc communiste à l'Assemblée constituante
[/center]
[justify]
Alors que l'Assemblée constituante est réunie à Eski depuis le 15 Juillet dernier, les débats n'ont que peu avancé quant à l'écriture de la nouvelle constitution du pays. Les débats se sont focalisés dès les premiers jours sur la nouvelle forme d'organisation territoriale à adopter et en sont restés là depuis un mois, révélant au passage les divergences entre les multiples mouvements communistes ölanais.
En effet deux visions assez différentes de la future organisation du pays s'affronte. D'un côté la plupart des forces politiques (Mouvement du 3 Avril, Parti des Travailleurs, Parti Marxiste-Léniniste, Mouvement de l'Unité du Peuple et Aube Rouge) se retrouvent autour du projet d'état fédéraliste, relativement décentralisé, basé sur les provinces historiques ölanaises. Un tel état permettrait d'assurer qu'aucun groupe culturel ne puisse dominer les autres au sein du nouvel état et d'assurer une cohérence nationale. De l'autre, les députés du parti Travail & Justice (IA), tous turcs, entendent eux créer un état relativement centralisé, dont tout les organes de pouvoir résideraient évidemment à Eski, et en accordant qu'un semblant d'autonomie à ce qui deviendraient des régions aux dirigeants directement nommés par le pouvoir. Ils arguent notamment que le centralisme permettra une reconstruction plus rapide du pays et assurera la réussite d'un modèle socialiste.
Avec 95 sièges sur 350 à l'Assemblée constituante (il est le parti le plus représenté) le parti Travail et Justice est parvenu jusqu'ici à faire reporter les votes. Toutefois dans quelques jours un vote des représentants viendra clôturer ce long débat sur la future organisation territoriale du nouveau état ölanais, et a priori celui-ci ne devrait pas tourner en faveur des communistes turcs.
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Lychaka
20 Août 2040
[center]Kırmızı !
Une situation révolutionnaire en Algarbe du Sud
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/46/7/1573991846-algarbe.png[/img]
Bantous révoltés contre le pouvoir colonial & bourgeois de l'Aleka[/center]
[justify]Depuis le 2 Juillet l'Algarbe du Sud vit au rythme d'une grève générale massive décidée par les travailleurs du pays et leurs syndicats. Accusant le régime d'apartheid d'avoir manipulé les élections, ce mouvement massif fait aussi suite au massacre de mineurs par l'armée décidé par le gouvernement colonial de Florian de Klerk il y a quelques mois suite à une grève.
Les événements en Algarbe du Sud, occultés à l'international par le conflit entre le Raja-Tika et le Gandhari et sa résolution houleuse, reviennent aujourd'hui au premier plan de la scène internationale. Il y a quelques jours les manifestants se sont dotés d'un drapeau d'union des différents mouvements en lutte contre l'actuel gouvernement du pays :
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/14/19111406145014990.png[/img]
Le drapeau choisi par les différents mouvements de contestations du régime ségrégationniste d'Aleka[/center]
Les manifestants ont aussi fait état de leurs nombreuses revendications : des droits civiques égaux pour blancs et noirs, la justice sociale avec l'implication des travailleurs et de leurs syndicats dans la gestion des entreprises et enfin la rupture avec le Commonwealth et sa domination coloniale.
Le mouvement ne faiblit pas après bientôt deux mois. D'autant plus que les forces de l'ordre tirent à balles réelles contre les manifestants, ces derniers ayant en réponse procédé à une épuration sauvage des fonctionnaires et tenants du régime dans les localités tombées sous leur contrôle.
Florian de Klerk de son côté, incarnation de tous les travers de l'état bourgeois et colonial, a finalement dû quitter la capitale et a remis sa démission il y a quelques jours tandis que les partis légitimistes entrevoient la mise en place d'un gouvernement dit d'union nationale afin de mettre fin aux troubles. Cette alliance réunirait la majorité des partis bourgeois de la gauche à la droite de l'échiquier politique d'Aleka dans une ultime tentative de résorber l'abcès révolutionnaire.
De son côté le gouvernement par intérim ölanais a assuré tout son soutien aux révolutionnaires algarbiens et plus particulièrement aux forces du Mouvement de Libération de l'Apartheid, tout comme le gouvernement westrait. Toutefois, à l'international, les réactions aux événements en Algarbe-du-Sud tardent à s'exprimer.
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[center]Kırmızı !
Une situation révolutionnaire en Algarbe du Sud
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/46/7/1573991846-algarbe.png[/img]
Bantous révoltés contre le pouvoir colonial & bourgeois de l'Aleka[/center]
[justify]Depuis le 2 Juillet l'Algarbe du Sud vit au rythme d'une grève générale massive décidée par les travailleurs du pays et leurs syndicats. Accusant le régime d'apartheid d'avoir manipulé les élections, ce mouvement massif fait aussi suite au massacre de mineurs par l'armée décidé par le gouvernement colonial de Florian de Klerk il y a quelques mois suite à une grève.
Les événements en Algarbe du Sud, occultés à l'international par le conflit entre le Raja-Tika et le Gandhari et sa résolution houleuse, reviennent aujourd'hui au premier plan de la scène internationale. Il y a quelques jours les manifestants se sont dotés d'un drapeau d'union des différents mouvements en lutte contre l'actuel gouvernement du pays :
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/14/19111406145014990.png[/img]
Le drapeau choisi par les différents mouvements de contestations du régime ségrégationniste d'Aleka[/center]
Les manifestants ont aussi fait état de leurs nombreuses revendications : des droits civiques égaux pour blancs et noirs, la justice sociale avec l'implication des travailleurs et de leurs syndicats dans la gestion des entreprises et enfin la rupture avec le Commonwealth et sa domination coloniale.
Le mouvement ne faiblit pas après bientôt deux mois. D'autant plus que les forces de l'ordre tirent à balles réelles contre les manifestants, ces derniers ayant en réponse procédé à une épuration sauvage des fonctionnaires et tenants du régime dans les localités tombées sous leur contrôle.
Florian de Klerk de son côté, incarnation de tous les travers de l'état bourgeois et colonial, a finalement dû quitter la capitale et a remis sa démission il y a quelques jours tandis que les partis légitimistes entrevoient la mise en place d'un gouvernement dit d'union nationale afin de mettre fin aux troubles. Cette alliance réunirait la majorité des partis bourgeois de la gauche à la droite de l'échiquier politique d'Aleka dans une ultime tentative de résorber l'abcès révolutionnaire.
De son côté le gouvernement par intérim ölanais a assuré tout son soutien aux révolutionnaires algarbiens et plus particulièrement aux forces du Mouvement de Libération de l'Apartheid, tout comme le gouvernement westrait. Toutefois, à l'international, les réactions aux événements en Algarbe-du-Sud tardent à s'exprimer.
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Lychaka
25 Août 2040
[center]Demokrasi
Victoire du fédéralisme à l'Assemblée constituante
[/center]
[justify]
Après près d'un mois de tergiversations l'Assemblée constituante, qui siège depuis le 3 Juillet dernier, a enfin entériné les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1392&t=18287#p359045]principes fédéralistes[/url] dans la nouvelle constitution du pays, malgré les protestations énergiques du parti communiste turc Travail et Justice qui espérait un nouvel état bien plus centralisé. Mais avec un peu moins de 100 députés, sur 350, capables de s'opposer au quasi-consensus des principes fédéralistes chez les autres partis politiques ölanais, ils ne sont pas parvenus à mettre en échec ce projet de début de constitution qui a finalement été approuvé hier. Ce qui aurait déjà créé d'importants troubles politiques internes, à tel point qu'Ozen Guven, Secrétaire Général du Parti Travail et Justice, pourrait être amené à démissionner prochainement.
Ce système fédéral, caractérisé par l'existence de Républiques populaires fédérées, ouvre la voie à la capacité des peuples ölanais de pouvoir enfin se gouverner eux-mêmes au sein d'une structure nationale garantissant, en définitive, la cohérence et l'entente des peuples issue de la Guerre populaire contre le régime de l'union nationale. En effet même si les différentes Républiques populaires auront une large autonomie, notamment sur le plan législatif et du gouvernement interne, la loi fédérale primera malgré tout sur les lois locales, de même que les grandes orientations de l'économie et de la reconstruction du pays seront décidés au niveau supérieur.
La constitution fait donc de l'Ölan une Union de Républiques Populaires, au nombre de 5 au total, à savoir :
[center]Demokrasi
Victoire du fédéralisme à l'Assemblée constituante
[/center]
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Après près d'un mois de tergiversations l'Assemblée constituante, qui siège depuis le 3 Juillet dernier, a enfin entériné les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1392&t=18287#p359045]principes fédéralistes[/url] dans la nouvelle constitution du pays, malgré les protestations énergiques du parti communiste turc Travail et Justice qui espérait un nouvel état bien plus centralisé. Mais avec un peu moins de 100 députés, sur 350, capables de s'opposer au quasi-consensus des principes fédéralistes chez les autres partis politiques ölanais, ils ne sont pas parvenus à mettre en échec ce projet de début de constitution qui a finalement été approuvé hier. Ce qui aurait déjà créé d'importants troubles politiques internes, à tel point qu'Ozen Guven, Secrétaire Général du Parti Travail et Justice, pourrait être amené à démissionner prochainement.
Ce système fédéral, caractérisé par l'existence de Républiques populaires fédérées, ouvre la voie à la capacité des peuples ölanais de pouvoir enfin se gouverner eux-mêmes au sein d'une structure nationale garantissant, en définitive, la cohérence et l'entente des peuples issue de la Guerre populaire contre le régime de l'union nationale. En effet même si les différentes Républiques populaires auront une large autonomie, notamment sur le plan législatif et du gouvernement interne, la loi fédérale primera malgré tout sur les lois locales, de même que les grandes orientations de l'économie et de la reconstruction du pays seront décidés au niveau supérieur.
La constitution fait donc de l'Ölan une Union de Républiques Populaires, au nombre de 5 au total, à savoir :
- la République Populaire de Kuzey, sur le littoral nord, principalement dans les zones de peuplement turc, avec d'importantes minorités grecques ;
- la République Populaire de Lerrnayin, au centre du pays, principalement dans les zones de peuplement arménien, avec
- d'importantes minorités turcques et grecques
- la République Populaire du Rohilat, au Sud-Est, composée principalement de Kurdes, d'Arabes et de Turcs
- la République Populaire de Girî, à l'Ouest, dans les zones de peuplement principalement kurde, avec d'importantes minorités, grecques, arabes et turques
- la République Populaire de Gonia, à l'extrême Sud-Ouest, avec un peuplement principalement Grec et Kurde
[center][img]https://www.zupimages.net/up/19/47/tgri.png[/img]
Les frontières des différentes républiques populaires, recoupant les frontières des provinces historiques ölanaises.[/center]
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Lychaka
27 Août 2040
[center]Tâve sor
Coup de tonnerre chez les communistes valdaques :
trahison de la ligne révolutionnaire
[img]http://image.epochtimes-romania.com/2010/12/2010_12_14_bal_rsz.jpg[/img]
VIIème congrès du Parti communiste d'Unité Prolétarienne (PCUP) en Valdaquie[/center]
[justify]
Le VIIème congrès du Parti communiste d'Unité Prolétarienne (PCUP) de Valdaquie s'est tenu il y a deux semaines à Traianopol, son bastion historique, jusqu'ici en rupture avec le gouvernement central valdaque. Le congrès a connu de nombreux rebondissements, parmi lesquels l'abandon de la ligne révolutionnaire par les cadres du PCUP au profit de l'électoralisme et d'un réformisme tiède ne sont sans doute pas les moindres.
Paralysé depuis quelques années par la disparition du grand camarade Vasile Tudor, assassiné par le régime valdaque, et l'arrestation ou la fuite de nombreux cadres, le PCUP a vu se hisser aux sommets de ses instances dirigeantes une nouvelle génération de cadres déconnectés de la volonté des masses populaires valdaques. L'issue de ce congrès en a été l'ultime démonstration.
En effet l'actuelle secrétaire générale du parti, Teodora Maurer, a, au cours d'un long discours, mis à bas la ligne révolutionnaire et tudoriste du parti, abandonnant le marxisme-léninisme et la lutte armée. La liquidation des bases idéologiques du communisme valdaque a ainsi été justifiée au nom de l'approche des échéances électorales de 2041 en Valdaquie, au cours duquel le nouveau PCUP, tout beau, tout propre, lavé de son idéologie révolutionnaire, entend se présenter pour serrer la main aux partis bourgeois de gouvernement avant de se mettre à leur remorque et ne devenir qu'une coquille vide de sens, incapable de porter les aspirations révolutionnaires des masses valdaques.
Cette traîtrise sans nom a été dénoncée unanimement par l'aile gauche du parti qui n'a pas manqué de quitter le congrès à grand bruits. Cette nouvelle ligne du PCUP aura sans doute d'autres conséquences, notamment à l'Internationale Communiste où les rumeurs sur une éventuelle exclusion du parti valdaque vont bon train. Mais au-delà de ces conséquences immédiates, il faudra certainement beaucoup de temps aux communistes valdaques pour se réorganiser, retrouver leur fierté, et contre-attaquer face à cette offensive de la sociale-traîtrise.[/justify]
[left]Le Parti Communiste d'Unité Prolétarienne est mort,[/left][center]Vive le communisme valdaque ![/center]
[right]Vive Vasile Tudor et les masses valdaques ![/right]
[center]Tâve sor
Coup de tonnerre chez les communistes valdaques :
trahison de la ligne révolutionnaire
[img]http://image.epochtimes-romania.com/2010/12/2010_12_14_bal_rsz.jpg[/img]
VIIème congrès du Parti communiste d'Unité Prolétarienne (PCUP) en Valdaquie[/center]
[justify]
Le VIIème congrès du Parti communiste d'Unité Prolétarienne (PCUP) de Valdaquie s'est tenu il y a deux semaines à Traianopol, son bastion historique, jusqu'ici en rupture avec le gouvernement central valdaque. Le congrès a connu de nombreux rebondissements, parmi lesquels l'abandon de la ligne révolutionnaire par les cadres du PCUP au profit de l'électoralisme et d'un réformisme tiède ne sont sans doute pas les moindres.
Paralysé depuis quelques années par la disparition du grand camarade Vasile Tudor, assassiné par le régime valdaque, et l'arrestation ou la fuite de nombreux cadres, le PCUP a vu se hisser aux sommets de ses instances dirigeantes une nouvelle génération de cadres déconnectés de la volonté des masses populaires valdaques. L'issue de ce congrès en a été l'ultime démonstration.
En effet l'actuelle secrétaire générale du parti, Teodora Maurer, a, au cours d'un long discours, mis à bas la ligne révolutionnaire et tudoriste du parti, abandonnant le marxisme-léninisme et la lutte armée. La liquidation des bases idéologiques du communisme valdaque a ainsi été justifiée au nom de l'approche des échéances électorales de 2041 en Valdaquie, au cours duquel le nouveau PCUP, tout beau, tout propre, lavé de son idéologie révolutionnaire, entend se présenter pour serrer la main aux partis bourgeois de gouvernement avant de se mettre à leur remorque et ne devenir qu'une coquille vide de sens, incapable de porter les aspirations révolutionnaires des masses valdaques.
Cette traîtrise sans nom a été dénoncée unanimement par l'aile gauche du parti qui n'a pas manqué de quitter le congrès à grand bruits. Cette nouvelle ligne du PCUP aura sans doute d'autres conséquences, notamment à l'Internationale Communiste où les rumeurs sur une éventuelle exclusion du parti valdaque vont bon train. Mais au-delà de ces conséquences immédiates, il faudra certainement beaucoup de temps aux communistes valdaques pour se réorganiser, retrouver leur fierté, et contre-attaquer face à cette offensive de la sociale-traîtrise.[/justify]
[left]Le Parti Communiste d'Unité Prolétarienne est mort,[/left][center]Vive le communisme valdaque ![/center]
[right]Vive Vasile Tudor et les masses valdaques ![/right]