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Reine Adelaïde
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La Reine Adelaïde est la Reine Douairière du Royaume de Flavie. Particulièrement célèbre pour avoir été une Reine émancipée et une combattante contre la dictature du Général Perrin dans les 1980 et principalement connue pour ses positions très progressistes en faveurs des droits des minorités, la Reine Adelaïde est la personnalité la plus populaire de la Famille Royale.
La Reine Adelaïde est aussi une femme d'affaire à la tête d'un important patrimoine foncier, de nombreuses propriétés et collections et également une grande investisseuses.
Date de naissance : 1956
Situation familiale : Veuve, sans enfants
Métier : Reine et femme d'affaires
Fonctions politiques :
- Reine Douairière (depuis 1990)
- Membre de droit du Conseil Royal (de facto depuis 1990 - ne siège que depuis 2002)
- Reine du Royaume de Flavie (1971-1990)
- Princesse Héritière du Royaume de Flavie -de facto, par mariage- (1968-1971)
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Elle eut 100 vies en une. Femme au caractère bien trempé, la Reine Douairière, aujourd'hui Douairière défenseur des minorités fut toute sa vie une combattante acharnée, une guerrière à la hauteur des preux chevaliers des contes de fées. À l'occasion de la présentation de son projet de Loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, le Courrier Flavien vous invite à découvrir le destin exceptionnel d'une femme pourtant un temps produit de son époque devenue une infatigable frondeuse et progressiste à l'origine d'un important basculement politique qui donne à la Flavie son visage politique actuel. Un petit bout de femme qui porta le destin d'un pays entier sur ses frêles épaules dans un monde particulièrement masculin et qui dû faire face aux pires affronts. Reine transformée en Roi, érigée contre la dictature militaire, défenseur de la guerre civile et de la résistance, héroïne des temps modernes, égérie du peuple flave, la Reine Adelaïde est devenue un symbole, un monument, un monstre sacré flave. Entrée vivante dans l'histoire de Flavie, découvrez la légende qu'est devenue au fil du temps la mère et aujourd'hui, la grand-mère de la nation.
Note d'avant propos : l'arbre généalogique ci dessous aide à mieux situer Adelaïde et les membres de la famille royale afin de comprendre les raisons de l'accession au trône de chacun
[spoiler=arbre généalogique de la famille royale depuis les années 1950]
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C'est en 1956 que naît Adelaïde de Louxerre. Fille du Comte de Louxerre, ami proche du Roi Charles VI, la petite Adelaïde évolue très vite dans les sphères du pouvoir et du palais. C'est notamment ainsi qu'elle y rencontre le Prince Alexandre, fils cadet du Roi, du même âge qu'elle. Adelaïde reçoit une éducation soignée et est très proche de ses parents. Elle perd sa mère à l'âge de 6 ans et son père fini par s'éloigner d'elle pour consacrer son temps à la politique. C'est donc par une Gouvernante et des Précepteurs qu'elle est élevée et éduquée. Adelaïde et le Prince Alexandre passent beaucoup de temps ensemble. Si bien qu'il vient à l'idée de leurs pères respectifs de les marier. C'est à l'âge de 12 ans que l'union arrangée est célébrée.
Le couple n'est cependant pas appelé à régner. Alexandre a en effet un frère ainé de 19 ans en 1968 (cf arbre généalogique). Mais un évènement tragique, comme bien souvent dans la vie d'Adelaïde, va changer son destin. Louis, l'héritier du trône meurt dans un accident de voiture (il adorait la course automobile et s'est tué lors d'une course avec des amis). Alexandre est propulsé héritier de la couronne de son père et doit apprendre à devenir Roi. Comprenant qu'elle deviendra un jour Reine, Adelaïde reçoit le soutien de sa belle-mère la Reine qui voit en elle un fort potentiel et s'entend particulière bien avec elle. Alexandre et Adelaïde pensent avoir encore du temps avant de devoir remplacer le Roi. Mais une fois de plus, un évènement tragique vient bouleverser la vie de la jeune femme. À 56 ans, malade, le Roi Charles VI décède en 1971. À 15 ans, Adelaïde et Alexandre se retrouvent propulser sur le trône de Flavie.
Alexandre II se révèle être un jeune homme sensible et qui n'a pas confiance en lui. Les premières années de son règne sont particulièrement difficiles pour lui et le jeune Roi ne parvient pas à surmonter la mort de son père, puis de sa mère en 1975, des suites d'un cancer. Pendant ce temps, Adelaïde se contente de faire ce que l'on attend d'elle en tant que Reine et s'en tient à son rôle sans jamais en sortir. En bonne épouse, Adelaïde est un pur produit de son époque, avec les croyances que cela suppose. Elle s'applique à aider et soutenir son époux dans sa tâche et dans son rôle de représentation. Éternelle seconde, trois pas protocolaires derrière son époux, un bouquet à la main, Adelaïde tient le rôle d'une femme de son temps. Mais à la faveur d'un nouvel évènement tragique, Adelaïde va finir par s'émanciper en tant que femme forte et indépendante.
Peu à peu en effet, son époux, mal préparé à sa fonction et persuadé qu'il occupe une place qui n'est pas la sienne et que son frère, s'il n'était pas mort, aurait fait un bien meilleur Roi que lui, tombe dans la dépression et ne parvient plus à régner comme il le devrait. Si en temps normal une régence aurait été déclarée, sans doute confiée au Vice-Roi (en Flavie, le Vice-Roi est un proche conseillé que le Roi choisi pour travailler avec lui, être son bras droit et le seconder), Adelaïde va à l'encontre de toutes les convictions et traditions du Royaume et décide de prendre les choses en main. Désormais, le Roi, ce sera elle. Sans écarté son époux malade (instable psychologiquement et également atteint par le fait qu'il ne parvient pas à faire d'enfant avec la Reine en raison de sa stérilité), la Reine décide de présidée elle-même aux affaires du Royaume. Si dans un premier temps la Reine-Roi est très mal perçue par les grands du Royaume (une femme ne peut accéder au pouvoir selon la tradition, autrement qu'en étant la régente d'un Roi mineur à condition d'avoir un homme pour la conseiller), la Reine va finir par prouver qu'elle est un Roi efficace, faisant taire ses détracteurs. Alors que dans la société un mouvement d'émancipation des femmes suit son exemple, la Reine se montre particulièrement réformatrice et tourne plusieurs fois le dos à la religion et aux traditions pour moderniser l'institution monarchique. Insulte suprême qui va cependant lui attirer rapidement des ennuis.
6 ans seulement après le début du règne personnel de la Reine-Roi, dans l'ombre, certains grands du Royaume n'acceptant pas une femme au pouvoir, qu'ils voient nécessairement comme faible, et n'acceptant pas ce qu'ils considèrent comme une insulte à la religion et aux traditions, nourrissent le rêve de profiter de la faiblesse du Roi pour écarter son épouse du pouvoir et prendre sa place comme régent, voire même de remplacer le Roi par son frère cadet (cf arbre généalogique). Un coup d'Etat, conduit par le Général Perrin "pour le bien des peuples flaves" selon ses mots, est conduit en 1982. Mais une guerre civile et politique éclate. Jusqu'à lors, le parti Conservateurs, plus vieux parti du pays était un soutien de la Monarchie. Opposé à l'idée qu'une femme impie puisse diriger le pays, il apporte son soutien au Général, au moins le temps que la succession puisse se faire (Alexandre II a un frère né en 1961, l'idée étant de le placer sur le trône). La Reine régnante reçoit cependant le soutiens des partis progressistes ainsi que d'une phase de la société. Alors que Perrin s'installe à la tête de l'Etat, la Reine entend bien lui tenir tête et prouver qu'elle est un homme comme les autres. Ne parvenant pas à la renverser, le Général installe une dictature et vide la Reine de ses pouvoirs à son profit. Il supprime la plupart des institutions créées au XIXe siècle à la suite de la Révolution de 1820 et installe un pouvoir autoritaire dont il est l'unique détenteur et instaure une propagande et un culte de la personnalité à son égard.
Face à cette situation, Adelaïde devient aux yeux du peuple l'incarnation de la Monarchie deux fois millénaire que le dictateur souhaite renverser, ce qui a pour effet d'accentuer la guerre civile mais aussi de conforter Adelaïde qui lutte pour retrouver ses pouvoirs. Transformée en guerrière et en frondeuse, la Reine tente par tous les moyens de faire de l'ombre au Général et considère que ses pouvoirs lui appartiennent toujours. Face à cette femme au caractère bien trempé, le dictateur accentue la répression. Il fait emprisonner des soutiens de la Reine parmi les hauts fonctionnaires pour isoler la redoutable femme et instaure des camps d'internement et de travaux forcés dans lesquels il enferme ses opposants politiques. Face à cela la Reine riposte et attise et soutien la résistance et les insurgés de son peuple contre cet usurpateur militaire pour rétablir l'autorité monarchique. Adelaïde ordonne à son peuple de ne pas obéir au tyran lorsque celui-ci impose des mesures particulièrement réactionnaires.
Malgré les humiliations, la Reine tient bon. L'un des épisodes les plus marquants qui forgeront la légende de cette grande femme se déroule en 1983, lors d'un défilé militaire organisé à la gloire du Général devant le Palais Royal (sur la Place Royale), autrement dit sous la fenêtre de la Reine pour l'humilier. La Reine, folle de rage est sortie du Palais et a giflé publiquement le Général-Dictateur. Cet évènement galvanise la résistance mais la Reine doit faire face à des représailles. Le dictateur décide en effet de soumettre la souveraine et lance son armée sur le Palais. Mais la Reine, qui ne l'entend pas cette oreille décide alors de faire barrage de son corps et libère le Palais en chassant les militaires alors qu'elle les défie de lui tirer dessus (ce qui aurait eu pour effet une très mauvaise publicité pour le Général). Si personne ne s'aventure à tirer sur la Reine, le Général organise un plan pour se débarrasser de sa rivale en faisant croire au suicide. Trahi cependant, la Reine est avertie de la situation, elle révèle publiquement les intentions du Général tout le défiant de venir la chercher alors qu'elle précise qu'elle n'abandonnera pas ses peuples et décide de rester courageusement au Palais. Une partie des résistants et du peuple, craignant pour la vie de la Reine, se soulèvent et prennent d'assaut le Palais une nuit. Les insurgés viennent chercher la Reine et la contraignent à partir. Conduite au port incognito, la Reine est expédiée en résidence forcée à Prassac, sur la partie insulaire du pays, moins atteinte par la guerre civile. Poursuivant depuis l'île d'Aurora son action, la Reine parvient à fomenter un complot visant à faire arrêter le Général Perrin. De retour triomphante en 1984 à Adelis, le Général Perrin est emprisonné et la Reine retrouve l'ensemble de ses pouvoirs. La dictature prend fin, de nombreuses arrestations de traitres sont conduites, pour éviter des lynchages populaires. La Reine réinstaure les institutions disparues.
Un procès populaire s'ouvre à la demande des résistants et la mise à mort du Général déchu est demandée. Le Général Perrin demanda toutefois la grâce à la Reine. Dans un de ces épisodes épiques dont elle a le secret, la Reine lui répondit que contrairement à lui sa principale préoccupation est de satisfaire son peuple et de l'écouter. En conséquence de quoi, si le peuple demande sa mise à mort, il sera mis à mort, ne faisant que répondre et appliquer les demandes de son peuple.
Après l'exécution publique, la Reine visite les camps où sont libérés les anciens opposants politiques du dictateur. Cet évènement va forger le caractère progressiste de la Reine. Découvrant les horreurs commises dans ces camps, choquée à jamais comme elle le révèlera plus tard par les atrocités qu'elle y vit, elle se fit la promesse de défendre son peuple, les minorités religieuses, sociales, ethniques, sexuelles, et se bats contre les discriminations. Comme elle le reconnu plus tard, lors d'une interview en 2029, avant cet épisode, elle n'était pas particulièrement favorable à certaines minorités, notamment sexuelles. "Quand j'étais jeune j'étais un produit de mon époque. Pour moi, l'homosexualité par exemple était contraire à tout ce que l'on m'avait inculqué. Dans ces camps, tout ce que l'on m'avait appris, tout ce que je tenais pour acquis s'est effondré. Aujourd'hui, je regrette d'avoir été de ces gens et de ne pas avoir chercher à comprendre plus loin que ce qui était pour moi un acquis" avait-il notamment déclarée.
Mais depuis, la Reine a eu le temps de se rattraper et de devenir "une femme bien" selon ses mots. Après la dictature, tirant des leçons de ce qu'elle considère comme le pire épisode de sa vie (la visite des camps), la Reine démocratise le divorce, autorise la contraception, légalise l'avortement, dépénalise l'homosexualité et travaille à l'égalité des femmes et des hommes notamment. De nombreuses réformes qui donnent à la Flavie son visage d'aujourd'hui. La Monarchie s'éloigne de la religion (la Reine se déclare même athée après la dictature) et le renversement politique se concrétise. Le parti Conservateur devient un Parti d'opposition tandis que le parti social-libéral devient un parti majoritaire en faveur de la Monarchie devenue libérale et progressiste.
Mais encore une fois, le destin rattrape cette femme devenue une icône immensément populaire en Flavie. Son époux Alexandre II meurt en 1990, coupant ainsi la Reine dans son élan réformateur. C'est son beau-frère qui monte sur le trône sous le nom de Louis XX. À cet instant, la Reine décide qu'elle a bien mérité un peu de repos. Comptant sur son successeur pour poursuivre son travail, elle prend sa retraire politique. Pendant cette période, qui durera jusqu'au début des années 2000, la Reine devenue Douairière fait de nombreux voyages et rencontre ses Sujets. Mais la Douairière ne se plait pas dans cette vie de villégiature. Femme d'action, elle supporte de moins en moins de ne rien avoir à faire de ses journées.
Mais la femme de pouvoir va une fois de plus se retrouver sur les devants de la scène. En 2002, la Reine Elizabeth, épouse de Louis XX, malade, meurt. Adelaïde se retrouve alors propulsée de nouveau sur le devant de la scène, comme une Reine de remplacement pour son beau-frère. Celui-ci lui confie des missions et la Reine reprend du service politique. À bientôt 50 ans, la Reine entame une carrière au Conseil Royal où elle est nommée et est chargée de poursuivre ses travaux en faveur des minorités et des luttes contre les discriminations. Elle s'attache notamment à l'égalité femme/homme dans tous les domaines, à la protection des minorités ethniques, religieuses ou sexuelles contre les discriminations et défend les droits de ces minorités. Un travail de longue haleine qu'elle défend encore en 2040.
À la mort de Louis XX en 2026, la Reine Douairière, qui fête son 70e anniversaire poursuit avec le nouveau Roi Alexandre III, qu'elle soutien avec beaucoup de bonheur lorsqu'il décide de s'assumer, les combats qui sont toujours les siens.
Aujourd'hui, la Reine Adelaïde porte un nouveau combat, celui du mariage pour tous. Loin de raccrocher, à plus de 80 ans, la Reine est toujours un animal politique. Devenu un mythe et un symbole en Flavie, Adelaïde est aussi une femme de pouvoir d'exception dont la vie et la carrière font pâlir bien des personnes et qui marque de son emprunte l'histoire de la Flavie à jamais. Si l'on se sent tout petit face à cette femme au caractère acariâtre et au franc parlé parfois déroutant, c'est aussi parce que celle qui est devenu la grande mère de tous les flaviens porte en elle une partie de l'histoire de la Flavie et qu'elle en est l'actrice principale. Et s'ils sont nombreux à redouter le jour de sa disparition, interrogée sur la mort, c'est avec son humour et sa joie de vivre habituelle que la Reine avait répondu en 2029 que la mort devrait batailler pour l'avoir, comme le Général Perrin avait bataillé lui aussi pour avoir la peau de son ennemie. En attendant, sa santé de fer et sa bonne humeur permettre à cette femme de poursuivre ses pieds de nez à l'histoire et à la vie. Et comme elle l'a dit elle-même avec beaucoup de dérision et d'ironie "qui a dit qu'une vieille ne pouvait pas défendre les pédés, les arabes, les youpins, les gouines, les femmes, les handicapés, les négros, les gros ou encore les roux". Épicurienne et bon vivant, la Reine devrait encore continuer longtemps à servir son Royaume, elle qui ne semble pas prête de raccrocher. Et pour la paraphraser, quand elle va arriver, ça va barder ![/justify]
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Avec la participation du Courrier Flavien (article original jamais paru intitulé "La Douairière Adelaïde : la vie romanesque et héroïque d'une Reine hors norme")[/right]