[Gouvernement] Pour le Peuple et le Parti

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Basileus1081

Message par Basileus1081 »

[center]Gouvernement de la République Fédérative Socialiste de Narodnie[/center]


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[center]Alexis Petrovitch Sokolov, Président de la République et Secrétaire Général de Narodnie, 45 ans.[/center]

Biographie : Né dans le village de Kamerovo, Alexis est l'aîné d'une fratrie de huit enfants, deux ne survivent pas à la naissance, trois ne verront pas leurs dix-huit-printemps. Forgé par une enfance misérable aux côtés de parents absents du domicile familial, jetés qu'ils étaient dans le monde du travail. Pressés par la démesure qui caractérise un capitaliste notoire, les parents décèdent à l'âge de 33 ans et 39 ans, à deux ans d'écart. Le père, Petrov, décède d'un coup de grisou dans la mine de Bakovo. La mère, Anna, décède écrasée par un utilitaire dans une rue pourtant piétonne. Le jeune Alexis engage ses forces dans une usine textile des semaines durant avant d'être parti prenante d'une sédition ouvrière qui, partant d'une volonté déclarée et pacifique de réaliser une grève de trois jours. Il y découvre la brutalité des répressions, dont il était tenu à l'écart : 93 ouvriers sont tués, des centaines blessés par les balles. C'est dans le sang qu'il y trouve l'étendard cramoisi et laisse tomber ses dernières illusions de jeunesse. Constitués en syndicats, par concession gouvernementale, les salariés structurent leurs revendications et obtiennent graduellement des avancées. Mais leur destin est funeste, beaucoup ne voient pas le bout de leur malheur, beaucoup de peuvent supporter l'issue fatale qui les attends, le chômage, la mort par accident, la bastonnade avec les sbires du patron au détour d'une ruelle si l'individu est un syndicaliste ... la pauvreté au mieux, aménagée par quelques lois limitatives, fort peu appliquées. Véritable militant, il finit licencié et jeté, malade, avec sa femme et leur premier enfant dans la misère de la rue. Hors des cités ouvrières. Il est question de survie et il se mue en membre de gang. Apporte à manger à sa famille, de l'argent au possible. Constituant un réseau à mi-chemin entre les premiers syndicats de sa jeunesse et les milieux mafieux, il achève sa carrière dans les geôles de l'Etat, six mois à peine avant que la région et la ville ou il vivait ne soit la proie des révoltes populaires. Maîtrisées, elles lui permettent pourtant de sortir de prison et de vivre dans la clandestinité, loin de sa famille et de ses amis. On parle de lui dans les dépêches, deux ans plus tard, parce qu'on pointe son visage suite à un cambriolage de grande ampleur. De syndicaliste à malfrat, il s'est érigé en pourvoyeur de fonds du jeune Parti Communiste alors clandestin.

Son caractère lui vaut autant de détestation de certains que l'adhésion de beaucoup. La force de cet homme, c'est l'endurance, l'organisation qu'il sert lui apprend la discipline, la dure vie de la clandestinité lui apporte de nouveaux frères et sa femme, une militante, remplaçant celle tombée dans l'indigence et morte récemment. A l'âge de 26 ans, il se transforme en protecteur et redistributeur, participant à l'anarchie qui gagne le pays. On observe une montée fulgurante des mouvements socialistes clandestins et des syndicats qui à force de combat finissent par provoquer l'effondrement du pouvoir par un large mouvement de refus de la conscription et la révolte des casernes de la capitale. Embrasant le pays, les socialistes prennent le pouvoir par la force. Le coup de mars est à l'image du mouvement, fait de combattants disciplinés et inspirés, ils se saisissent d'un Premier Ministre pétrifié, coupent la tête du pouvoir en liquidant ses élites et instaurent un régime de terreur à l'égard des puissants. Expropriations et guerre civile vont de paire, après deux ans de ravages le triomphe des communistes est absolu, la radicalisation des populations, vaincues par la misère, achève de faire basculer le pays dans le monde socialiste. Une nouvelle ère advient, le pays marche à toute vitesse sous l'égide du gouvernement provisoire puis des premiers gouvernements socialistes, d'abord timorés, ils relâchent la pression étatique sur un pays qu'ils ne contrôlent qu'indirectement au travers de milices ouvrières. A terme, consolidant le pouvoir communiste, ils achèvent la professionnalisation des milices et ces milices, autrefois brigandes, deviennent des divisions de l'armée populaire fédérale. La promotion est assurément rapide et Alexis devient commissaire de corps puis subordonné d'un Commissaire au Plan.

A ses 41 ans, Alexis est sans doute heureux de sa situation, il a achevé sa revanche sur ses anciens ennemis et puisque député et fonctionnaire, il est encore loin de ses succès futurs ... sa force demeure, et la lutte entre le Président Govorov, finissant, et le montant Ministre de la Défense, Saltikov. Se transformant en exécutant efficace et contre-poids, il finit par succéder, par intérim, au président Govorov en tant que Président de la République. La réduction de Saltikov et ses partisans s'opère graduellement, l'élection interne au Parti étend décisive dans la victoire aux élections présidentielles. Après conférences et un congrès, Alexis Sokolov emporte d'une courte majorité d'adhésion du Parti à ses positions, plus dirigistes en matière économique que celles de son opposant. La difficulté première, c'est la concentration des charges qui graduellement reviennent à des privilégier et Alexis représente la frange la plus dure. Sa victoire est en soit un vent nouveau pour le pays, après des années de laissé-faire dans le domaine public. A l'âge de 44 ans, Alexis est élu Secrétaire Général du Parti et triomphe sur ses opposants sans-partis aux élections présidentielles, mais modérément aux législatives et peine à rassembler face au retour de Saltikov sur la scène politique. La réforme, lente, se fera, estime t-il devant ses amis, en songe, il espère porter au plus tôt à son adversaire et incarner durablement la continuation tout en apportant une rupture à la situation présente du Parti et de l'Etat, qu'il semble peut à peut exécrer. Et nous y voici, en 2040 .. année fatidique, peut-être, pour le socialisme en Narodnie.
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