RP - Scène de vie au Gandhari
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Plutark38
[center]La rage du perdant[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/7PP8Q.png[/img][/center]
[center]Ranbir Nandlah, vice-président du conseil des commissaires du Peuple et secrétaire général du PCG[/center]
Ranbir Nandlah: Jasbir Kejar me sort par les yeux ! Il s'attire tous les bénéfices de la politique actuelle et nous non. Regardez les sondages, vous ne voyez pas qu'il est en train de nous bouffer ?! Le PCG doit mettre un terme à la coalition tout de suite !
Les autres membres du comité restreint du PCG, fidèles parmi les fidèles de Ranbir Nandlah s'étaient réunis en secret dans la cave d'un bar de Bunaghar.
Membre du comité restreint: Ce n'est clairement pas possible. Si vous voulez perdre encore plus gros allez-y. N'oubliez pas que si nous retournons voter on est pas sûr de faire mieux qu'Asha Lota vu la dynamique de Kejar.
Le chef du PCG écrasa sa cigarette dans un cendrier, d'un geste nerveux.
Ranbir Nandlah: Et ce vieux débris de Dilbar, me faire la leçon devant tout le monde ! Les communistes se porteraient bien mieux sans lui.
Le silence s'installa un moment, personne n'osait répondre. Ce fut Ranbir Nandlah qui brisa le silence.
Ranbir Nandlah: Moi je vous dis, un bon coup d’État pour nous débarrasser de tout ça et on aura les mains libres. Kejar ira croupir en prison, Dilbar aussi et on réduira au silence la droite et les libéraux. Kejar est en train de nous emmener vers une piste qui ne correspond plus à notre ligne, il faut qu'il dégage.
Membre du comité restreint: Nous sommes bien d'accord mais nous n'avons aucune solution à l'heure actuelle, monsieur. Jasbir Kejar est populaire, son parti monte dans les sondages, il est soutenu par le président et les députés de la coalition.
Ranbir Nandlah: C'est bien ça le problème ! La loyauté des députés communistes va à Jasbir Kejar avant moi, ce n'est pas normal !
Le silence s'installa à nouveau avec une immense gêne. Un membre du comité osa prendre la parole.
Membre du comité restreint: Par la voie légale vous n'y arriverez pas. L'armée ne vous suivra pas non plus. Il faut aller chercher du soutien là où il existe et l'acheter.
Ranbir Nandlah se mit à rire.
Ranbir Nandlah: Les milices amrishiennes, vous plaisantez j'espère ?
Membre du comité restreint: Ce sont des mercenaires avant tout, si nous les payons ils entreront à notre service et vous aurez une petite armée suffisamment importante pour faire trembler le pouvoir.
Le chef du PCG se mit à réfléchir sérieusement et à considérer l'idée qui venait d'être émise.
Ranbir Nandlah: Une rencontre avec Lakhsbir Amrish, vous croyez que c'est possible ?
Membre du comité restreint: Si vous apportez des garanties suffisantes pour lui prouver que vous l'approchez en paix, dans un but commun et avec suffisamment d'argent il acceptera. Le fils de l'ancien président n'est pas conservateur pour un sou, il se fiche complètement de cette idéologie, c'est juste une couverture politique pour lui. Mata Jaghal est son idiote utile. Comme vous qui visez le pouvoir avant le projet socialiste. C'est un jeu de rôles et de dupes, vous le savez aussi bien que moi. Mais de temps en temps, faire tomber les rôles et s'associer dans un but commun n'est pas une mauvaise chose.
Le chef du PCG commença à se perdre dans ses pensées. Les déchus du régime Amrish, pourquoi n'y avait-il pas pensé ? Les ennemis des mes ennemis sont des amis...
[center][img]https://i.goopics.net/7PP8Q.png[/img][/center]
[center]Ranbir Nandlah, vice-président du conseil des commissaires du Peuple et secrétaire général du PCG[/center]
Ranbir Nandlah: Jasbir Kejar me sort par les yeux ! Il s'attire tous les bénéfices de la politique actuelle et nous non. Regardez les sondages, vous ne voyez pas qu'il est en train de nous bouffer ?! Le PCG doit mettre un terme à la coalition tout de suite !
Les autres membres du comité restreint du PCG, fidèles parmi les fidèles de Ranbir Nandlah s'étaient réunis en secret dans la cave d'un bar de Bunaghar.
Membre du comité restreint: Ce n'est clairement pas possible. Si vous voulez perdre encore plus gros allez-y. N'oubliez pas que si nous retournons voter on est pas sûr de faire mieux qu'Asha Lota vu la dynamique de Kejar.
Le chef du PCG écrasa sa cigarette dans un cendrier, d'un geste nerveux.
Ranbir Nandlah: Et ce vieux débris de Dilbar, me faire la leçon devant tout le monde ! Les communistes se porteraient bien mieux sans lui.
Le silence s'installa un moment, personne n'osait répondre. Ce fut Ranbir Nandlah qui brisa le silence.
Ranbir Nandlah: Moi je vous dis, un bon coup d’État pour nous débarrasser de tout ça et on aura les mains libres. Kejar ira croupir en prison, Dilbar aussi et on réduira au silence la droite et les libéraux. Kejar est en train de nous emmener vers une piste qui ne correspond plus à notre ligne, il faut qu'il dégage.
Membre du comité restreint: Nous sommes bien d'accord mais nous n'avons aucune solution à l'heure actuelle, monsieur. Jasbir Kejar est populaire, son parti monte dans les sondages, il est soutenu par le président et les députés de la coalition.
Ranbir Nandlah: C'est bien ça le problème ! La loyauté des députés communistes va à Jasbir Kejar avant moi, ce n'est pas normal !
Le silence s'installa à nouveau avec une immense gêne. Un membre du comité osa prendre la parole.
Membre du comité restreint: Par la voie légale vous n'y arriverez pas. L'armée ne vous suivra pas non plus. Il faut aller chercher du soutien là où il existe et l'acheter.
Ranbir Nandlah se mit à rire.
Ranbir Nandlah: Les milices amrishiennes, vous plaisantez j'espère ?
Membre du comité restreint: Ce sont des mercenaires avant tout, si nous les payons ils entreront à notre service et vous aurez une petite armée suffisamment importante pour faire trembler le pouvoir.
Le chef du PCG se mit à réfléchir sérieusement et à considérer l'idée qui venait d'être émise.
Ranbir Nandlah: Une rencontre avec Lakhsbir Amrish, vous croyez que c'est possible ?
Membre du comité restreint: Si vous apportez des garanties suffisantes pour lui prouver que vous l'approchez en paix, dans un but commun et avec suffisamment d'argent il acceptera. Le fils de l'ancien président n'est pas conservateur pour un sou, il se fiche complètement de cette idéologie, c'est juste une couverture politique pour lui. Mata Jaghal est son idiote utile. Comme vous qui visez le pouvoir avant le projet socialiste. C'est un jeu de rôles et de dupes, vous le savez aussi bien que moi. Mais de temps en temps, faire tomber les rôles et s'associer dans un but commun n'est pas une mauvaise chose.
Le chef du PCG commença à se perdre dans ses pensées. Les déchus du régime Amrish, pourquoi n'y avait-il pas pensé ? Les ennemis des mes ennemis sont des amis...
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Plutark38
[center]La soirée interdite[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/k0lJb.png[/img][/center]
[center]Ranbir Nandlah et Lakshbir Amrish[/center]
Lakshbir Amrish était sur le point d'accueillir Ranbir Nandlah, le chef du PCG. Sa présence était secrète et serait même la bienvenue en raison de sa position éminente. La liste des invités du Gandharian Guess Club ne filtrait jamais, ce qui rendait le lieu idéal pour une rencontre informel loin des journalistes et des caméras.
Depuis que Lakshbir était candidat aux élections à Channapuram, les autorités n'osaient plus lui causer des soucis de crainte d'alimenter du mécontentement dans la région. C'était donc l'occasion pour lui de tisser son réseau en vue de rétablir sa famille au pouvoir. Recevoir le chef des communistes n'allait pas de soi mais lorsque Lakshbir avait appris que Nandlah voulait tout renverser, son regard avait changé. Cette homme se présentait comme un communiste mais ne l'était pas. Quand bien même sa compagne disparue au Caskar avait participé à la mort de son père, Ranbir Nandlah était trop important pour se le mettre à dos. De toute façon tous les deux ils jouaient un rôle, leur seul objectif c'était le pouvoir.
Le numéro deux du gouvernement et chef du PCG entra dans la grande salle de réception, flanqué de ses gardes du corps.
Lakshbir Amrish: Monsieur Nandlah, bienvenue au GGC. Venez ici vous mettre à l'aise nous avons beaucoup de chose à nous dire !
Ranbir Nandlah congédia ses deux gardes et alla s'asseoir sur un divan devant lequel trônait des mets raffinés sur une table basse.
Ranbir Nandlah: Je suis heureux que nous puissions nous rencontrer. Je suis certain que nous pourrons arriver à travailler ensemble pour réaliser nos objectifs communs.
Lakshbir Amrish: Oh cela ne fait aucun doute. Vous voulez mettre fin aux fonctions de ce petit imposteur de Jasbir Kejar parait-il. Quand vous dites que sa place devrait vous revenir car vos députés sont le groupe le plus gros à la Chambre du Peuple, je vous crois. Néanmoins je vais être obligé de vous dire que la volonté des communistes d'interdire le parti conservateur me contrarie fortement. Je suis prêt à vous aider, uniquement si vous bridez vos troupes dans leur velléité de système totalitaire avec un parti unique.
Ranbir Nandlah: Tout cela ne provient pas de moi vous savez. Je n'ai aucun intérêt à faire disparaître les conservateurs de la scène politique. En revanche la virulente charge de Kejar à l'encontre de votre famille politique a sans doute réveillé des volontés radicales qui m'échappent. C'est lui le seul responsable des attaques contre le PAC. Il hystérise le débat en les montrant du doigt, ce qui ouvre le champ aux plus radicaux des communistes.
Lakshbir Amrish: Quelle ironie. Jasbir Kejar serait donc plus communistes que vous. Rires. Écoutez, le PAC est mon assurance-vie politique. Si vos troupes vont trop loin je serais fort embarrassé. Ranbir Nandlah réprima un sourire. Je ne suis pas plus conservateur que mon père l'était. Pas plus que vous êtes communiste. Nous voulons tous les deux servir des intérêts qui nous sont propres et même antagonistes car nous voulons le pouvoir. En revanche nous marchons pour l'instant vers un but commun: renverser le pouvoir. Cette tâche est suffisamment copieuse pour nous occuper quelques temps.
Ranbir Nandlah: Non je ne suis pas communiste. Asha l'était mais pas moi. Vous, vous êtes l'héritier d'un pouvoir aujourd'hui déchu mais moi je suis à la tête du mouvement qui contrôle aujourd'hui le pays mais qui voit sa route barrée par le travailliste Kejar. Oui, lui il est communiste. Communiste modéré en faveur de la dictature du prolétariat mais contre la suprématie d'un seul parti et d'une seule personne. Si la manif' dégénère le 6 il s'opposera publiquement à l'interdiction du Parti conservateur et ira à l'encontre de quelques députés qui ne manqueront pas de s'élever. Un type bien quoi. Et les types biens n'ont pas leur place au sommet de la pyramide. Soit ils évoluent soit ils crèvent et pour Kejar il devra renoncer ou crever.
Lakshbir Amrish: Votre vision m'intéresse fortement ! Vous voulez donc renverser Jasbir Kejar, comment comptez-vous vous y prendre ?
Ranbir Nandlah: Nous sommes ici pour nous parler cash donc pour faire simple je souhaite enrôler vos milices privées pour renverser le pouvoir et prendre la place de Jasbir Kejar.
Lakshbir Amrish: Hop hop hop cher ami, n'allez pas si vite en besogne. D'abord nous allons œuvrer pour renverser Kejar et ensuite nous discuterons de comment s'organisera le pouvoir.
Ranbir Nandlah: Il n'y a rien à discuter vous savez. Le Gandhari a besoin d'un régime fort, autoritaire et militarisé. Il lui faut à sa tête un leader ou un petit collège de personnes, une dyarchie par exemple, capable de tenir le pays.
Lakshbir Amrish: Une dyarchie dites-vous. Quand vous dites ça j'imagine que vous pensez à nous deux. Cette idée est séduisante mais je dois vous prévenir. Les milices à elles-seules ne suffiront pas, il faut aller chercher du soutien ailleurs.
Ranbir Nandlah: Et où ça ?
Lakshbir Amrish: Où ça ? Oh pas loin figurez-vous. Nous sommes à Channapuram, la frontière n'est pas loin...
Ranbir Nandlah: L'Anantram ?! Mais la frontière est fermée !
Lakshbir Amrish: Pas pour moi voyons ! Le Raja sera heureux de participer financièrement à notre petit complot et pourrait même soutenir une intervention armée au Gandhari. Avec tout cela nous aurons largement la possibilité de marcher sur Bunaghar et l'argent donnée par le Raja permettra de recruter des personnes lambda opposées au régime communiste.
Ranbir Nandlah: Le Raja de l'Anantram, c'est vrai qui c'est le pire ennemi du régime actuel, pourquoi n'y avais-je pas pensé... Buvons un coup cher complice !
Lakshbir et Ranbir trinquèrent à leur bonne fortune.
[center][img]https://i.goopics.net/k0lJb.png[/img][/center]
[center]Ranbir Nandlah et Lakshbir Amrish[/center]
Lakshbir Amrish était sur le point d'accueillir Ranbir Nandlah, le chef du PCG. Sa présence était secrète et serait même la bienvenue en raison de sa position éminente. La liste des invités du Gandharian Guess Club ne filtrait jamais, ce qui rendait le lieu idéal pour une rencontre informel loin des journalistes et des caméras.
Depuis que Lakshbir était candidat aux élections à Channapuram, les autorités n'osaient plus lui causer des soucis de crainte d'alimenter du mécontentement dans la région. C'était donc l'occasion pour lui de tisser son réseau en vue de rétablir sa famille au pouvoir. Recevoir le chef des communistes n'allait pas de soi mais lorsque Lakshbir avait appris que Nandlah voulait tout renverser, son regard avait changé. Cette homme se présentait comme un communiste mais ne l'était pas. Quand bien même sa compagne disparue au Caskar avait participé à la mort de son père, Ranbir Nandlah était trop important pour se le mettre à dos. De toute façon tous les deux ils jouaient un rôle, leur seul objectif c'était le pouvoir.
Le numéro deux du gouvernement et chef du PCG entra dans la grande salle de réception, flanqué de ses gardes du corps.
Lakshbir Amrish: Monsieur Nandlah, bienvenue au GGC. Venez ici vous mettre à l'aise nous avons beaucoup de chose à nous dire !
Ranbir Nandlah congédia ses deux gardes et alla s'asseoir sur un divan devant lequel trônait des mets raffinés sur une table basse.
Ranbir Nandlah: Je suis heureux que nous puissions nous rencontrer. Je suis certain que nous pourrons arriver à travailler ensemble pour réaliser nos objectifs communs.
Lakshbir Amrish: Oh cela ne fait aucun doute. Vous voulez mettre fin aux fonctions de ce petit imposteur de Jasbir Kejar parait-il. Quand vous dites que sa place devrait vous revenir car vos députés sont le groupe le plus gros à la Chambre du Peuple, je vous crois. Néanmoins je vais être obligé de vous dire que la volonté des communistes d'interdire le parti conservateur me contrarie fortement. Je suis prêt à vous aider, uniquement si vous bridez vos troupes dans leur velléité de système totalitaire avec un parti unique.
Ranbir Nandlah: Tout cela ne provient pas de moi vous savez. Je n'ai aucun intérêt à faire disparaître les conservateurs de la scène politique. En revanche la virulente charge de Kejar à l'encontre de votre famille politique a sans doute réveillé des volontés radicales qui m'échappent. C'est lui le seul responsable des attaques contre le PAC. Il hystérise le débat en les montrant du doigt, ce qui ouvre le champ aux plus radicaux des communistes.
Lakshbir Amrish: Quelle ironie. Jasbir Kejar serait donc plus communistes que vous. Rires. Écoutez, le PAC est mon assurance-vie politique. Si vos troupes vont trop loin je serais fort embarrassé. Ranbir Nandlah réprima un sourire. Je ne suis pas plus conservateur que mon père l'était. Pas plus que vous êtes communiste. Nous voulons tous les deux servir des intérêts qui nous sont propres et même antagonistes car nous voulons le pouvoir. En revanche nous marchons pour l'instant vers un but commun: renverser le pouvoir. Cette tâche est suffisamment copieuse pour nous occuper quelques temps.
Ranbir Nandlah: Non je ne suis pas communiste. Asha l'était mais pas moi. Vous, vous êtes l'héritier d'un pouvoir aujourd'hui déchu mais moi je suis à la tête du mouvement qui contrôle aujourd'hui le pays mais qui voit sa route barrée par le travailliste Kejar. Oui, lui il est communiste. Communiste modéré en faveur de la dictature du prolétariat mais contre la suprématie d'un seul parti et d'une seule personne. Si la manif' dégénère le 6 il s'opposera publiquement à l'interdiction du Parti conservateur et ira à l'encontre de quelques députés qui ne manqueront pas de s'élever. Un type bien quoi. Et les types biens n'ont pas leur place au sommet de la pyramide. Soit ils évoluent soit ils crèvent et pour Kejar il devra renoncer ou crever.
Lakshbir Amrish: Votre vision m'intéresse fortement ! Vous voulez donc renverser Jasbir Kejar, comment comptez-vous vous y prendre ?
Ranbir Nandlah: Nous sommes ici pour nous parler cash donc pour faire simple je souhaite enrôler vos milices privées pour renverser le pouvoir et prendre la place de Jasbir Kejar.
Lakshbir Amrish: Hop hop hop cher ami, n'allez pas si vite en besogne. D'abord nous allons œuvrer pour renverser Kejar et ensuite nous discuterons de comment s'organisera le pouvoir.
Ranbir Nandlah: Il n'y a rien à discuter vous savez. Le Gandhari a besoin d'un régime fort, autoritaire et militarisé. Il lui faut à sa tête un leader ou un petit collège de personnes, une dyarchie par exemple, capable de tenir le pays.
Lakshbir Amrish: Une dyarchie dites-vous. Quand vous dites ça j'imagine que vous pensez à nous deux. Cette idée est séduisante mais je dois vous prévenir. Les milices à elles-seules ne suffiront pas, il faut aller chercher du soutien ailleurs.
Ranbir Nandlah: Et où ça ?
Lakshbir Amrish: Où ça ? Oh pas loin figurez-vous. Nous sommes à Channapuram, la frontière n'est pas loin...
Ranbir Nandlah: L'Anantram ?! Mais la frontière est fermée !
Lakshbir Amrish: Pas pour moi voyons ! Le Raja sera heureux de participer financièrement à notre petit complot et pourrait même soutenir une intervention armée au Gandhari. Avec tout cela nous aurons largement la possibilité de marcher sur Bunaghar et l'argent donnée par le Raja permettra de recruter des personnes lambda opposées au régime communiste.
Ranbir Nandlah: Le Raja de l'Anantram, c'est vrai qui c'est le pire ennemi du régime actuel, pourquoi n'y avais-je pas pensé... Buvons un coup cher complice !
Lakshbir et Ranbir trinquèrent à leur bonne fortune.
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Plutark38
[center]Complot[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/k0lJb.png[/img][/center]
[center]Ranbir Nandlah et Lakshbir Amrish[/center]
Vijya et Kamala, cadres du parti communiste et députés avaient entendus une conversation privée par accident. Ce qu'ils venaient de vivre leur avait coupé le souffle et ils n'avaient pas les mots pour qualifier ce qu'ils ressentaient. Ils avaient l'impression d'êtres les idiots utiles d'une cause qui n'étaient pas la leur. Les deux avaient en tête des pensées déchirées concernant leur parti mais ils n'osaient pas en parler à l'autre. Soudain, Kamala brisa le silence.
Kamala: Dis Vijya, tu es sûr que tu te sens bien après cette conversation surréaliste ?
L'homme regarda lourdement sa camarade, ce qui trahit son véritable ressenti.
Vijya: Le patron est fou. Je ne peux pas le suivre cette fois, il joue avec le feu ! Mais qu'est-ce qu'il lui prend ?!
Kamala: Voter la motion constructive pour ensuite virer dans la foulée le gouvernement de droite et permettre à Ranbir de diriger le gouvernement... Je n'y crois pas ! Je pensais que le PCG était en-dehors de toutes ces combines immorales !
Vijya: C'est incroyable, je me sens incapable de faire du lobbying auprès des collègues pour qu'on vote la motion. J'ai toujours été fidèle au patron mais là c'est trop !
Kamala: Non mais Vijya, il suffit de 14 voix dans nos rangs pour que Jasbir saute ! Toute l'opposition votera en bloc et Parampal Kahlon devrait être le président du conseil alternatif. Les libéraux ne se gêneront pas pour le soutenir.
Vijya: 14 voix c'est peu mais c'est beaucoup aussi car il faudrait qu'il y ait concertation auparavant et donc un complot pour que le gouvernement soit renversé. Les députés communistes sont très heureux du bilan de Jasbir. Tu crois que Ranbir a rassemblé des soutiens pour renverser le gouvernement ?
Kamala: Ce serait insensé ! Ranbir est dévoué pour la cause du parti et son intérêt c'est que le gouvernement réussisse. Si le vote passe les députés communistes vont se rebeller contre ceux qu'ils considéreront comme des traîtres.
Vijya: Oui, le PCG n'a aucune raison de se débarrasser de Jasbir. De toute façon il est socialiste et même si son parti progresse, il devra toujours composer avec nous. Que ce soit lui ou nous importe peu en fait, c'est de la politique politicienne.
Kamala: Tu penses que Ranbir est dévoré par l'ambition personnelle ? Je veux dire... tu penses pas qu'il cherche avant tout à occuper la place de Jasbir ? On doit trouver des éléments pour confirmer cette intuition. Et ma foi si on trouve pas ça veut dire que nos soupçons étaient infondés...
Vijya: Je ne vais pas rester les bras croisés, Jasbir est en train de réussir et de faire un travail admirable pour le pays. La fidélité au parti a des limites, j'ai l'impression qu'on joue avec nous !
Kamala: Ma foi, que dis-tu de jouer à notre tour ? demanda-t-elle avec un grand sourire.
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[center]Ranbir Nandlah et Lakshbir Amrish[/center]
Vijya et Kamala, cadres du parti communiste et députés avaient entendus une conversation privée par accident. Ce qu'ils venaient de vivre leur avait coupé le souffle et ils n'avaient pas les mots pour qualifier ce qu'ils ressentaient. Ils avaient l'impression d'êtres les idiots utiles d'une cause qui n'étaient pas la leur. Les deux avaient en tête des pensées déchirées concernant leur parti mais ils n'osaient pas en parler à l'autre. Soudain, Kamala brisa le silence.
Kamala: Dis Vijya, tu es sûr que tu te sens bien après cette conversation surréaliste ?
L'homme regarda lourdement sa camarade, ce qui trahit son véritable ressenti.
Vijya: Le patron est fou. Je ne peux pas le suivre cette fois, il joue avec le feu ! Mais qu'est-ce qu'il lui prend ?!
Kamala: Voter la motion constructive pour ensuite virer dans la foulée le gouvernement de droite et permettre à Ranbir de diriger le gouvernement... Je n'y crois pas ! Je pensais que le PCG était en-dehors de toutes ces combines immorales !
Vijya: C'est incroyable, je me sens incapable de faire du lobbying auprès des collègues pour qu'on vote la motion. J'ai toujours été fidèle au patron mais là c'est trop !
Kamala: Non mais Vijya, il suffit de 14 voix dans nos rangs pour que Jasbir saute ! Toute l'opposition votera en bloc et Parampal Kahlon devrait être le président du conseil alternatif. Les libéraux ne se gêneront pas pour le soutenir.
Vijya: 14 voix c'est peu mais c'est beaucoup aussi car il faudrait qu'il y ait concertation auparavant et donc un complot pour que le gouvernement soit renversé. Les députés communistes sont très heureux du bilan de Jasbir. Tu crois que Ranbir a rassemblé des soutiens pour renverser le gouvernement ?
Kamala: Ce serait insensé ! Ranbir est dévoué pour la cause du parti et son intérêt c'est que le gouvernement réussisse. Si le vote passe les députés communistes vont se rebeller contre ceux qu'ils considéreront comme des traîtres.
Vijya: Oui, le PCG n'a aucune raison de se débarrasser de Jasbir. De toute façon il est socialiste et même si son parti progresse, il devra toujours composer avec nous. Que ce soit lui ou nous importe peu en fait, c'est de la politique politicienne.
Kamala: Tu penses que Ranbir est dévoré par l'ambition personnelle ? Je veux dire... tu penses pas qu'il cherche avant tout à occuper la place de Jasbir ? On doit trouver des éléments pour confirmer cette intuition. Et ma foi si on trouve pas ça veut dire que nos soupçons étaient infondés...
Vijya: Je ne vais pas rester les bras croisés, Jasbir est en train de réussir et de faire un travail admirable pour le pays. La fidélité au parti a des limites, j'ai l'impression qu'on joue avec nous !
Kamala: Ma foi, que dis-tu de jouer à notre tour ? demanda-t-elle avec un grand sourire.
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Plutark38
[center]Sur les sentiers de la guerre[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/7PwvQ.jpg[/img][/center]
[center]Le Président Harbir Dilbar [/center]
Harbir Dilbar et Jasbir Kejar s'entretenaient dans le bureau présidentiel. La situation à la frontière raja-tikienne était l'objet de leur réunion.
Harbir Dilbar:
Président de la République du Gandhari
Je suis navré que cette action qui avait pour but d'envoyer un coup de semonce au Raja Tika ne débouche sur la potentialité d'une guerre ouverte. Nous avons visiblement mal évalué le type de réaction du Maharaja. Quelles sont nos possibilités maintenant ?
Jasbir Kejar:
Président du Conseil des Commissaires du Gandhari
La virulence de la réaction du Maharaja semble nous placer face à un risque de guerre désormais quasiment inévitable. La communauté internationale sait déjà que nous proposons une désescalade via un status-quo. Par un status-quo nous entendons bien évidemment l'absence de tout combat et l'occupation permanente du village de Battiganga pour y exploiter le gaz. Une attaque contre la zone occupée n'est pas à exclure et c'est pourquoi nous avons ordonné l'arrêt des installations pour prévenir tout risque.
Nous attendons donc la réponse du Maharaja mais nos forces sont prêtes à envahir le Raja-Tika.
Harbir Dilbar:
Président de la République du Gandhari
Le texte de déclaration de guerre est d'ores et déjà prêt et dans ce dernier je pointe la responsabilité personnelle du Maharaja et son entêtement à ne pas vouloir discuter avec nous.
Le Kaiyuan a d'ores et déjà condamné notre action et émis de fortes inquiétudes, à nous de répondre sur le ton de l'apaisement pour les convaincre que la guerre ne dépend pas de nous.
Jasbir Kejar:
Président du Conseil des Commissaires du Gandhari
Nous avons d'ores et déjà organisé le dispositif militaire de façon à orchestrer une invasion du Raja Tika. L'ordre a été donné de ne commettre aucune exaction chez les civils et le général Kachela s'est rangé à cette idée en proposant de saisir le tribunal militaire contre toute incartade de la part de nos hommes. Si le Maharaja nous y pousse notre objectif sera de le faire tomber et de mettre en place une République des Conseils au Raja-Tika. Nous ne devons donc pas nous mettre la population rajakienne à dos en la maltraitant. Nous accepterons également toute aide humanitaire internationale mais nous veillerons à ce qu'elles ne soient pas le moyen de dissimuler l'approvisionnement en armes pour le Raja-Tika.
Harbir Dilbar:
Président de la République du Gandhari
Très bien.
Il faut aussi souligner que notre relatif isolement du reste du monde grâce à l'éloignement du sud de la Janubie risque d'être un facteur à notre avantage. Je vois mal un pays du nord qui se risquerait à intervenir directement mais il ne faut pas non plus exclure des participations indirectes.
Si le conflit éclate de manière formelle les pays capitalistes auront vite fait de saisir l'opportunité qui se présente pour faire de ce conflit une guerre contre le communisme. Il faudra être vigilant et c'est pour cela que l'attitude de nos troupes réclame une exemplarité sans faille. Dans nos éléments de langage je suis d'avis que nous parlions d'offensive de libération plutôt que d'invasion et de guerre. La rejet attendu de notre proposition par le Maharaja sera la preuve formelle que ce dernier choisit délibérément de mettre son peuple en danger pour ne pas perdre la face. En le déposant nous rendrons un fier service à nos voisins du nord qui pourront prendre leur destin en main comme nous l'avons fait.
Jasbir Kejar:
Président du Conseil des Commissaires du Gandhari
Je dois aussi vous dire que si nous gagnons, la peur à l'encontre du communisme mondial va se renforcer et rejaillir sur des pays pacifistes comme le Westrait. D'ailleurs, même si ce sont nos partenaires les plus éminents, nous nous attendons à une réaction identique à celle de l'expédition ratée en mer de Cérulée. Nous ne leur en tiendrons pas rigueur car nous savons mutuellement nos différences vis-à-vis du militarisme et nous acceptons nos différences et les critiques. Toutefois restons mesurés, nous ne sommes pas encore en guerre et nous avons encore la possibilité d'y échapper. Nous attendons du Maharaja une réponse raisonnée et mature et notre position changera fortement s'il s'impose en protecteur de son peuple en évitant la guerre ou en dirigeant forcené qui précipite les siens vers l'abîme. Nous sommes prêts à toute éventualité.
Harbir Dilbar:
Président de la République du Gandhari
Et les caméras prêtes à entrer dans ce bureau pour écouter une déclaration de guerre si nous devons en venir là.
[center][img]https://i.goopics.net/7PwvQ.jpg[/img][/center]
[center]Le Président Harbir Dilbar [/center]
Harbir Dilbar et Jasbir Kejar s'entretenaient dans le bureau présidentiel. La situation à la frontière raja-tikienne était l'objet de leur réunion.
Harbir Dilbar:
Président de la République du Gandhari
Je suis navré que cette action qui avait pour but d'envoyer un coup de semonce au Raja Tika ne débouche sur la potentialité d'une guerre ouverte. Nous avons visiblement mal évalué le type de réaction du Maharaja. Quelles sont nos possibilités maintenant ?
Jasbir Kejar:
Président du Conseil des Commissaires du Gandhari
La virulence de la réaction du Maharaja semble nous placer face à un risque de guerre désormais quasiment inévitable. La communauté internationale sait déjà que nous proposons une désescalade via un status-quo. Par un status-quo nous entendons bien évidemment l'absence de tout combat et l'occupation permanente du village de Battiganga pour y exploiter le gaz. Une attaque contre la zone occupée n'est pas à exclure et c'est pourquoi nous avons ordonné l'arrêt des installations pour prévenir tout risque.
Nous attendons donc la réponse du Maharaja mais nos forces sont prêtes à envahir le Raja-Tika.
Harbir Dilbar:
Président de la République du Gandhari
Le texte de déclaration de guerre est d'ores et déjà prêt et dans ce dernier je pointe la responsabilité personnelle du Maharaja et son entêtement à ne pas vouloir discuter avec nous.
Le Kaiyuan a d'ores et déjà condamné notre action et émis de fortes inquiétudes, à nous de répondre sur le ton de l'apaisement pour les convaincre que la guerre ne dépend pas de nous.
Jasbir Kejar:
Président du Conseil des Commissaires du Gandhari
Nous avons d'ores et déjà organisé le dispositif militaire de façon à orchestrer une invasion du Raja Tika. L'ordre a été donné de ne commettre aucune exaction chez les civils et le général Kachela s'est rangé à cette idée en proposant de saisir le tribunal militaire contre toute incartade de la part de nos hommes. Si le Maharaja nous y pousse notre objectif sera de le faire tomber et de mettre en place une République des Conseils au Raja-Tika. Nous ne devons donc pas nous mettre la population rajakienne à dos en la maltraitant. Nous accepterons également toute aide humanitaire internationale mais nous veillerons à ce qu'elles ne soient pas le moyen de dissimuler l'approvisionnement en armes pour le Raja-Tika.
Harbir Dilbar:
Président de la République du Gandhari
Très bien.
Il faut aussi souligner que notre relatif isolement du reste du monde grâce à l'éloignement du sud de la Janubie risque d'être un facteur à notre avantage. Je vois mal un pays du nord qui se risquerait à intervenir directement mais il ne faut pas non plus exclure des participations indirectes.
Si le conflit éclate de manière formelle les pays capitalistes auront vite fait de saisir l'opportunité qui se présente pour faire de ce conflit une guerre contre le communisme. Il faudra être vigilant et c'est pour cela que l'attitude de nos troupes réclame une exemplarité sans faille. Dans nos éléments de langage je suis d'avis que nous parlions d'offensive de libération plutôt que d'invasion et de guerre. La rejet attendu de notre proposition par le Maharaja sera la preuve formelle que ce dernier choisit délibérément de mettre son peuple en danger pour ne pas perdre la face. En le déposant nous rendrons un fier service à nos voisins du nord qui pourront prendre leur destin en main comme nous l'avons fait.
Jasbir Kejar:
Président du Conseil des Commissaires du Gandhari
Je dois aussi vous dire que si nous gagnons, la peur à l'encontre du communisme mondial va se renforcer et rejaillir sur des pays pacifistes comme le Westrait. D'ailleurs, même si ce sont nos partenaires les plus éminents, nous nous attendons à une réaction identique à celle de l'expédition ratée en mer de Cérulée. Nous ne leur en tiendrons pas rigueur car nous savons mutuellement nos différences vis-à-vis du militarisme et nous acceptons nos différences et les critiques. Toutefois restons mesurés, nous ne sommes pas encore en guerre et nous avons encore la possibilité d'y échapper. Nous attendons du Maharaja une réponse raisonnée et mature et notre position changera fortement s'il s'impose en protecteur de son peuple en évitant la guerre ou en dirigeant forcené qui précipite les siens vers l'abîme. Nous sommes prêts à toute éventualité.
Harbir Dilbar:
Président de la République du Gandhari
Et les caméras prêtes à entrer dans ce bureau pour écouter une déclaration de guerre si nous devons en venir là.
-
Plutark38
[center]Sur les sentiers de la guerre (2)[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/5m4ev.png[/img][/center]
[center]Jasbir Kejar [/center]
Le dirigeant du Gandhari alternait désormais son quotidien entre travail dans son bureau et veille du conflit en cours au Raja-Tika dans le poste de commandement de l'armée.
Désireux de prendre en charge lui-même les opérations en collaboration avec le Général Kachela et le Président, c'était la Vice-Présidente du Conseil Ikna Omara qui présidait les réunions du Conseil des Commissaires. Un partage des tâches qui convenait parfaitement aux deux premiers membres du Conseil par ordre protocolaire.
Les premières nouvelles venant du terrain étaient très positives et permettaient aux troupes de garder le moral et de poursuivre leurs objectifs.
Sur le plan intérieur, le soutien à la guerre était assez solide mais Jasbir Kejar savait que si le vent tournait les choses pourraient s'avérer fort délicates.
Assis à son bureau, le dirigeant du pays signa le document officiel annonçant le report des élections territoriales à une date ultérieure. Le climat de guerre ne pouvait permettre une campagne électorale sereine et dans des conditions normales.
Il signa ensuite un document dans lequel il affirmait se saisir de pouvoirs extraordinaires du fait de la situation de guerre du pays. Cette décision suspendait de facto le régime des libertés individuelles mais Jasbir Kejar s'engageait dans le texte à garantir la pérennité de droits fondamentaux tout en expliquant que toute entorse serait motivée par les autorités.
Un troisième et dernier document se trouvait sur sa pile et il en prit connaissance. Il reposa les feuillets en question quelques secondes plus tard d'un geste brusque, se trouvant visiblement devant un choix difficile. La lettre et les documents techniques en annexe provenaient de l'armée.
[quote]Monsieur le Président du Conseil, Camarade,
Entendu que le Raja-Tika écarte toute option de cessez-le-feu en cas d'absence de retrait totale de nos troupes de l'intérieur de ses frontières, nous devons préparer une solution d'urgence pour mettre fin à la guerre si les choses venaient à tourner très mal pour nous.
Une défaite du Gandhari dans cette guerre signerait assurément la fin de votre présence à la tête du pays, vous qui êtes parvenu à conquérir peu à peu le cœur des gens et à vous tailler une stature de dirigeant éminent.
Le pays ne pouvant se permettre de continuer sa valse des dirigeants, vous devez prévoir une porte de sortie de dernier recours pour gommer médiatiquement un potentiel succès adverse et lui insuffler la terreur.
Le Gandhari n'étant pas signataire de la Convention sur l'interdiction des armes de destruction massive, nous vous conseillons formellement de signer l'autorisation ci-jointe d'utilisation d'armes chimiques en cas de situation préoccupante et d'exportation du conflit sur notre sol. En cas d'utilisation de ces armes, votre autorisation fera foi et l'armée pourra vous proposer de les employer. Ce sera ainsi à vous de confirmer ou de rejeter la mise à feu.
Vous trouverez ci-joint les études sur l'impact de l'utilisation de ces armes et les modèles dont nos disposons en stock qui restent basiques et n'ont fait l'objet que de peu de sophistication. La létalité de ces armes reste néanmoins très élevée et elles sont dangereuses. La présence de ces annexes vous permettra de prendre une décision éclairée. Nous vous demandons également de ne pas vous laisser submerger par l'émotion car c'est du Gandhari dont nous parlons.
Sincères salutations socialistes,
Commandant Jaswinder Segrah
[/quote]
Jasbir Kejar feuilletait les annexes et voyait des figures représentant les effets du gaz moutarde sur un corps humain, il lisait les détails concernant les suffocations, les douleurs extrêmes. Il parvint à faire la part des choses en recentrant sa pensée sur le Gandhari. Il était personnellement opposé à l'usage de ces armes mais le dirigeant du Gandhari qu'il était entrait en conflit avec sa personnalité. Ne pas signer était un acte de faiblesse, signer était un acte monstrueux. Le jeune dirigeant se perdit dans son flot de pensées contradictoires, sa personnalité combattait au plus profond de lui-même le dirigeant qu'il était. L'homme qu'il était commençait à céder, à refuser de cautionner de telles horreurs mais le dirigeant qu'il était aussi lui souffla que sa pensée était égoïste et qu'il avait en charge la vie de 56 millions de gens.
Il signa.
[center][img]https://i.goopics.net/5m4ev.png[/img][/center]
[center]Jasbir Kejar [/center]
Le dirigeant du Gandhari alternait désormais son quotidien entre travail dans son bureau et veille du conflit en cours au Raja-Tika dans le poste de commandement de l'armée.
Désireux de prendre en charge lui-même les opérations en collaboration avec le Général Kachela et le Président, c'était la Vice-Présidente du Conseil Ikna Omara qui présidait les réunions du Conseil des Commissaires. Un partage des tâches qui convenait parfaitement aux deux premiers membres du Conseil par ordre protocolaire.
Les premières nouvelles venant du terrain étaient très positives et permettaient aux troupes de garder le moral et de poursuivre leurs objectifs.
Sur le plan intérieur, le soutien à la guerre était assez solide mais Jasbir Kejar savait que si le vent tournait les choses pourraient s'avérer fort délicates.
Assis à son bureau, le dirigeant du pays signa le document officiel annonçant le report des élections territoriales à une date ultérieure. Le climat de guerre ne pouvait permettre une campagne électorale sereine et dans des conditions normales.
Il signa ensuite un document dans lequel il affirmait se saisir de pouvoirs extraordinaires du fait de la situation de guerre du pays. Cette décision suspendait de facto le régime des libertés individuelles mais Jasbir Kejar s'engageait dans le texte à garantir la pérennité de droits fondamentaux tout en expliquant que toute entorse serait motivée par les autorités.
Un troisième et dernier document se trouvait sur sa pile et il en prit connaissance. Il reposa les feuillets en question quelques secondes plus tard d'un geste brusque, se trouvant visiblement devant un choix difficile. La lettre et les documents techniques en annexe provenaient de l'armée.
[quote]Monsieur le Président du Conseil, Camarade,
Entendu que le Raja-Tika écarte toute option de cessez-le-feu en cas d'absence de retrait totale de nos troupes de l'intérieur de ses frontières, nous devons préparer une solution d'urgence pour mettre fin à la guerre si les choses venaient à tourner très mal pour nous.
Une défaite du Gandhari dans cette guerre signerait assurément la fin de votre présence à la tête du pays, vous qui êtes parvenu à conquérir peu à peu le cœur des gens et à vous tailler une stature de dirigeant éminent.
Le pays ne pouvant se permettre de continuer sa valse des dirigeants, vous devez prévoir une porte de sortie de dernier recours pour gommer médiatiquement un potentiel succès adverse et lui insuffler la terreur.
Le Gandhari n'étant pas signataire de la Convention sur l'interdiction des armes de destruction massive, nous vous conseillons formellement de signer l'autorisation ci-jointe d'utilisation d'armes chimiques en cas de situation préoccupante et d'exportation du conflit sur notre sol. En cas d'utilisation de ces armes, votre autorisation fera foi et l'armée pourra vous proposer de les employer. Ce sera ainsi à vous de confirmer ou de rejeter la mise à feu.
Vous trouverez ci-joint les études sur l'impact de l'utilisation de ces armes et les modèles dont nos disposons en stock qui restent basiques et n'ont fait l'objet que de peu de sophistication. La létalité de ces armes reste néanmoins très élevée et elles sont dangereuses. La présence de ces annexes vous permettra de prendre une décision éclairée. Nous vous demandons également de ne pas vous laisser submerger par l'émotion car c'est du Gandhari dont nous parlons.
Sincères salutations socialistes,
Commandant Jaswinder Segrah
[/quote]
Jasbir Kejar feuilletait les annexes et voyait des figures représentant les effets du gaz moutarde sur un corps humain, il lisait les détails concernant les suffocations, les douleurs extrêmes. Il parvint à faire la part des choses en recentrant sa pensée sur le Gandhari. Il était personnellement opposé à l'usage de ces armes mais le dirigeant du Gandhari qu'il était entrait en conflit avec sa personnalité. Ne pas signer était un acte de faiblesse, signer était un acte monstrueux. Le jeune dirigeant se perdit dans son flot de pensées contradictoires, sa personnalité combattait au plus profond de lui-même le dirigeant qu'il était. L'homme qu'il était commençait à céder, à refuser de cautionner de telles horreurs mais le dirigeant qu'il était aussi lui souffla que sa pensée était égoïste et qu'il avait en charge la vie de 56 millions de gens.
Il signa.
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Plutark38
[center]Sur les sentiers de la guerre (3)[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/ammKy.png[/img][/center] [center]Jasbir Kejar et Harbir Dilbar s'imaginant arriver triomphants à la réunion de l'Internationale Communiste au Westrait[/center]
[justify]Le gouvernement gandharien se préparait à la paix mais aussi à l'éventualité d'une poursuite de la guerre par le rejet du traité de paix par le Maharajah. Jasbir Kejar était reçu dans le bureau du président qui devait être tenu informé des prochaines décisions.
Harbir Dilbar: Je suis très satisfait de la manière dont la guerre a été menée. Nos soldats ont fait preuve d'une bravoure exemplaire et désormais je pense qu'on cessera de regarder le Gandhari de haut. Le traité de paix demandé me semble étonnamment indulgent au vu du comportement du Maharadjah mais vous avez sans doute votre propre stratégie j'imagine.
Jasbir Kejar: Annexer le Raja-Tika en partie serait nous tirer une balle dans le pied. Le Maharadjah a tout de même su dresser une haine anticommuniste dans les campagnes. Nos services de renseignements nous indiquent de nombreux massacres de personnes soupçonnées comme étant sympathisantes communistes. Le Gandhari ne peut se permettre de s'approprier des terres rebelles qui mettraient en danger la stabilité du pays. En revanche l'annexion de la bande de Battiganga est une bonne chose. Certes notre production de gaz ne s'envolera pas mais c'est la caution nécessaire pour sortir triomphants de ce conflit. Les pertes que nous avons engendrées dans le conflit seront largement compensées par la paix que nous proposons et qui humiliera à coup sûr les soutiens indirects du Raja Tika tels que le Kaiyuan et les autres membres de l'OCC.
Imaginez, les combats prennent fin le premier mai, jour des travailleurs, aucun civil gandharien n'aura péri, nous aurons infligé une humiliation à nos détracteurs et nous irons au Congrès de l'Internationale Communiste au Westrait en position que tout le monde nous enviera.
Harbir Dilbar: Et ne croyez-vous pas que nos adversaires ont plutôt intérêt à ce que la guerre se poursuive plutôt que de nous voir triompher et parader fièrement en tant que fer de lance du communisme expansionniste ? Si le Raja-Tika signe cette paix le Gandhari aura été bien trop conforté pour nos adversaires et ça ils ne peuvent se le permettre. Le bilan de la guerre serait trop bon et le peuple renforcer son soutien au communisme.
Jasbir Kejar: Nous sommes prêts à poursuivre la guerre mais c'est nous qui menons la danse, nous ne plierons pas aux injonctions de nos adversaires qui prennent d'ailleurs bien soin de se tenir à l'écart du conflit. Nous avons reçu des satellites par le Bykova qui a décidé de contribuer à sa manière au conflit en nous apportant un soutien précieux. Les injonctions de l'OCC ne sont que des aboiements pour nous intimider et tenter de renverser la vapeur. Nous avons ici un avantage diplomatique indéniable et le soutien du Saog qui est inestimable permet d'être pris davantage au sérieux.
Si le Maharadjah refuse la paix, il commettra une erreur immense car nous continuerons à avancer et le prochain traité de paix proposé par nos soins sera plus draconien et moins indulgent. Nous pourrions également réclamer plus de territoires et occuper en permanence des territoires du Raja-Tika pour en exploiter les ressources tout en veillant à contenir la fièvre anticommuniste là-bas. Et à un moment donné nous finirons par conditionner la paix à l'abdication du souverain et imposer un régime calqué sur le notre. Nos diplomates ont donc fortement conseillé au Raja-Tika de coopérer.
Harbir Dilbar: Bien. Si je puis me permettre, je souhaite qu'à l'issue de la guerre on mène une politique de réarmement pour se doter d'une véritable arme de dissuasion.
Un blanc se produisit. Jasbir Kejar regarda le président interloqué.
Jasbir Kejar: Monsieur le président... Vous n'y pensez pas ?! Le Gandhari ne pourra pas lancer un programme de dissuasion nucléaire sans s'attirer encore plus d'hostilité. Si je puis me permettre, je trouve dangereux de se lancer une telle course à l'armement.
Harbir Dilbar: Non, non. Le Gandhari ne se lancera pas dans un programme nucléaire. Cependant je veux que nos armes chimiques soient perfectionnées et que notre armée soit modernisée. Nous devons imposer le respect avec nos forces armées, c'est ce que je voulais dire, pardonnez mon expression maladroite...
Jasbir Kejar: L'armée sera bien évidemment modernisée, nous y veillerons avec la commissaire à la défense nationale Tara Mamrai. Mais sachez que je refuse de doter le Gandhari d'une arme nucléaire tout comme je suis réticent à l'idée de renforcer les armes chimiques.
Au sujet des soldats défunts pendant la guerre, nous créerons un grand mausolée qui célébrera ces sacrifices pour le triomphe de l'honneur du communisme gandharien...
[/justify]
[center][img]https://i.goopics.net/ammKy.png[/img][/center] [center]Jasbir Kejar et Harbir Dilbar s'imaginant arriver triomphants à la réunion de l'Internationale Communiste au Westrait[/center]
[justify]Le gouvernement gandharien se préparait à la paix mais aussi à l'éventualité d'une poursuite de la guerre par le rejet du traité de paix par le Maharajah. Jasbir Kejar était reçu dans le bureau du président qui devait être tenu informé des prochaines décisions.
Harbir Dilbar: Je suis très satisfait de la manière dont la guerre a été menée. Nos soldats ont fait preuve d'une bravoure exemplaire et désormais je pense qu'on cessera de regarder le Gandhari de haut. Le traité de paix demandé me semble étonnamment indulgent au vu du comportement du Maharadjah mais vous avez sans doute votre propre stratégie j'imagine.
Jasbir Kejar: Annexer le Raja-Tika en partie serait nous tirer une balle dans le pied. Le Maharadjah a tout de même su dresser une haine anticommuniste dans les campagnes. Nos services de renseignements nous indiquent de nombreux massacres de personnes soupçonnées comme étant sympathisantes communistes. Le Gandhari ne peut se permettre de s'approprier des terres rebelles qui mettraient en danger la stabilité du pays. En revanche l'annexion de la bande de Battiganga est une bonne chose. Certes notre production de gaz ne s'envolera pas mais c'est la caution nécessaire pour sortir triomphants de ce conflit. Les pertes que nous avons engendrées dans le conflit seront largement compensées par la paix que nous proposons et qui humiliera à coup sûr les soutiens indirects du Raja Tika tels que le Kaiyuan et les autres membres de l'OCC.
Imaginez, les combats prennent fin le premier mai, jour des travailleurs, aucun civil gandharien n'aura péri, nous aurons infligé une humiliation à nos détracteurs et nous irons au Congrès de l'Internationale Communiste au Westrait en position que tout le monde nous enviera.
Harbir Dilbar: Et ne croyez-vous pas que nos adversaires ont plutôt intérêt à ce que la guerre se poursuive plutôt que de nous voir triompher et parader fièrement en tant que fer de lance du communisme expansionniste ? Si le Raja-Tika signe cette paix le Gandhari aura été bien trop conforté pour nos adversaires et ça ils ne peuvent se le permettre. Le bilan de la guerre serait trop bon et le peuple renforcer son soutien au communisme.
Jasbir Kejar: Nous sommes prêts à poursuivre la guerre mais c'est nous qui menons la danse, nous ne plierons pas aux injonctions de nos adversaires qui prennent d'ailleurs bien soin de se tenir à l'écart du conflit. Nous avons reçu des satellites par le Bykova qui a décidé de contribuer à sa manière au conflit en nous apportant un soutien précieux. Les injonctions de l'OCC ne sont que des aboiements pour nous intimider et tenter de renverser la vapeur. Nous avons ici un avantage diplomatique indéniable et le soutien du Saog qui est inestimable permet d'être pris davantage au sérieux.
Si le Maharadjah refuse la paix, il commettra une erreur immense car nous continuerons à avancer et le prochain traité de paix proposé par nos soins sera plus draconien et moins indulgent. Nous pourrions également réclamer plus de territoires et occuper en permanence des territoires du Raja-Tika pour en exploiter les ressources tout en veillant à contenir la fièvre anticommuniste là-bas. Et à un moment donné nous finirons par conditionner la paix à l'abdication du souverain et imposer un régime calqué sur le notre. Nos diplomates ont donc fortement conseillé au Raja-Tika de coopérer.
Harbir Dilbar: Bien. Si je puis me permettre, je souhaite qu'à l'issue de la guerre on mène une politique de réarmement pour se doter d'une véritable arme de dissuasion.
Un blanc se produisit. Jasbir Kejar regarda le président interloqué.
Jasbir Kejar: Monsieur le président... Vous n'y pensez pas ?! Le Gandhari ne pourra pas lancer un programme de dissuasion nucléaire sans s'attirer encore plus d'hostilité. Si je puis me permettre, je trouve dangereux de se lancer une telle course à l'armement.
Harbir Dilbar: Non, non. Le Gandhari ne se lancera pas dans un programme nucléaire. Cependant je veux que nos armes chimiques soient perfectionnées et que notre armée soit modernisée. Nous devons imposer le respect avec nos forces armées, c'est ce que je voulais dire, pardonnez mon expression maladroite...
Jasbir Kejar: L'armée sera bien évidemment modernisée, nous y veillerons avec la commissaire à la défense nationale Tara Mamrai. Mais sachez que je refuse de doter le Gandhari d'une arme nucléaire tout comme je suis réticent à l'idée de renforcer les armes chimiques.
Au sujet des soldats défunts pendant la guerre, nous créerons un grand mausolée qui célébrera ces sacrifices pour le triomphe de l'honneur du communisme gandharien...
[/justify]
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Plutark38
[center]La dépression et le danger mortel[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/RD1dw.png[/img][/center]
[justify]
Une fois n'est pas coutume, c'est Jasbir Kejar qui avait cette fois-ci décidé de solliciter le Président de la République pour une affaire urgente. Lui et Dilbar faisaient une bonne équipe et appréciaient travailler ensemble. Cela faisait déjà neuf mois que les deux étaient aux commandes du Gandhari. La révolution puis la guerre ne leur avaient donné aucun répit et la mort d'Asha Lota les avait fortement affecté. Le voisin du sud devenait de plus en plus inquiétant dans sa folie meurtrière pour se maintenir au pouvoir et visiblement des nouvelles étaient parvenues aux services de renseignements.
Jasbir Kejar entra en trombe dans le bureau présidentiel, sans la moindre considération pour le protocole. De toute façon Harbir Dilbar ne lui en voudrait pas après ce qu'il avait à lui annoncer. Il se trouve en face du président qui le regardait, les yeux écarquillés.
Harbir Dilbar: Mais enfin Jasbir, tu pourrais au moins frapper fortement, envoyer un agent pour t'annoncer ou autre chose... m'enfin tout ce qui t'éviterait d'enfoncer ma porte !
Le Président du Conseil était essoufflé, il tentait de récupérer tant bien que mal, plié en deux, les mains sur ses genoux.
Jasbir Kejar: Je suis désolé monsieur le Président... Je viens d'apprendre quelque chose qui m'a forcé à sauter dans ma voiture pour venir à votre rencontre... C'est grave... Pas le Raja-Tika... L'Anantram...
Harbir Dilbar guida Jasbir Kejar vers un fauteuil et le fit asseoir, il demanda qu'on apporte une bouteille d'eau fraîche.
Harbir Dilbar: Tu n'as pas à te mettre dans cet état-là, quand bien même une affaire est grave. Tu donnes trop de ta personne ces temps-ci, relâche la pression, respire.
Jasbir Kejar: Si seulement je pouvais la relâcher la pression... la guerre qui a du mal à se terminer, la mort d'Asha, le mouvement qui monte contre nous, le blocus qui continue de se maintenir parce que les négociations de paix patinent... Je suis épuisé monsieur Dilbar...
Harbir Dilbar: Oh mince ! cesse ces formalités quand nous sommes seuls dans ce bureau. Dorénavant appelle-moi Harbir et tutoie-moi, assez de ces faux semblants !
Écoute Jasbir, je comprend parfaitement dans quel état de fatigue tu te trouves. La situation actuelle du pays ne permet pas de faire ce que tu avais prévu et j'en suis conscient. Cela fait depuis fin avril que tu es au front, que tu dors 4 heures par nuit, que tu enchaînes les réunions de défense, sans parler de ton rôle de commissaire aux affaires économiques.
Jasbir Kejar: Cette action contre le Raja-Tika est une erreur monumentale... Je n'aurais jamais dû l'accepter... Tout ça c'est suffisant pour que je démissionne...
Harbir Dilbar: Non ! Tu ne démissionneras pas, le pays a besoin de toi ! Peut-être que tu n'étais pas destiné dans tes propres plans à gouverner le pays mais jamais rien n'arrive par hasard. Ce qui t'as valu ta place c'est ta révolte dans les rangs travaillistes pour éviter qu'une partie ne s'en aille avec Parampal Kahlon. Tu t'es révélé ce jour-là comme quelqu'un ayant une grande force de caractère et ta personnalité consensuelle a fait le reste. Malgré les erreurs que nous avons commises tu reste le chef du gouvernement le plus populaire depuis Amandev Jastar, si ce n'est plus. Sous ton passage à la tête du Gandhari le dynamisme économique du pays explose et cela annonce une baisse durable du chômage et de la pauvreté.
Je ne te laisserai pas te décourager, nos ennemis attendant de voir une faille importante pour s'y engouffrer. Le communisme est fragile Jasbir, le Gandhari a accueilli avec joie cette perspective de changement mais si nous échouons nous serons balayés comme Sankar Amrish et le dernier Raja. Mon rôle de président c'est de te pousser à continuer et de vérifier que tu en as les moyens. Avec une majorité fidèle c'est le cas.
Jasbir était touché de l'attitude d'Harbir, il ne s'attendait pas à de tels mots réconfortants.
Jasbir Kejar: Nous avons fait de graves erreurs... De nombreux pays voient en nous une menace et feront tout pour nous faire chuter et ramener le pays entre des mains qu'ils jugent plus acceptables. Corriger ça prendra des années...
Harbir Dilbar: Oh mais tu restera des années parce que tel est ton destin. Tu as l'étoffe d'un dirigeant mais tu n'en as jamais pris conscience. Une fois que cette paix sera acquise, mets fin au statut d'exception, rend tes pouvoirs exceptionnels et fixe les élections territoriales. Si nous faisons un très bon score utilise cet élan pour relancer ton gouvernement. Si notre score est décevant modifie ton équipe et redessine une feuille de route claire et concise. Tu es dans une situation politique favorable, de ce côté-là je ne suis pas inquiet... Mais au niveau personnel en revanche...
Jasbir Kejar: Je suis à deux doigts du burn-out Harbir. L'épuisement est proche, je ne sais plus où donner de la tête, je n'ai plus de vie familiale, quand je prend des décisions je suis toujours seul et même quand je souris devant les caméras ce n'est que du théâtre. La révolution est mal embarquée et je n'ose imaginer les conséquences d'une reprise de la guerre même si notre bonne volonté jouera en notre faveur...
Harbir Dilbar: Vikam fait du très bon travail. Je suis sûr qu'on parviendra à un accord final avec un peu de persévérance. Ce conflit ne signifie plus rien depuis que nous avons donné notre accord pour nous retirer. Cette guerre ne tient plus debout. Nous n'avons pas été à la hauteur, il faut le reconnaître.
Jasbir Kejar: Rien ne s'est passé comme prévu tu veux dire. Personne n'avait anticipé la réaction virulente du Raja-Tika. Nous de notre côté nous avons tenté de jouer, en vain, la stratégie de l'agresseur agressé qui ne tient pas debout une seconde. C'était pire que de l'incompétence ou de la naïveté, c'était de la folie !
Harbir Dilbar: Peut-être. Nous allons sans doute traîner une réputation de gouvernement communiste belliqueux. Et alors ? Plus personne ne viendra nous chercher des noises. Notre armée reste puissante et assez dissuasive. En plus tu as pris la décision de relancer l'industrie des armes de guerre. Notre ouverture diplomatique semble compromise certes mais encore une fois, et alors ? Nous sommes plutôt autosuffisants d'un point de vue alimentaire et un nouveau régime communiste émerge quelque part entre le Kars, le Saog et la Ligue de Lébira. Tout n'est pas si noir ! Tu devrais aller prendre l'air en Ölan tiens, nous avons des liens à forger avec ce pays révolutionnaire victorieux...
Jasbir Kejar: Un décret de reconnaissance sera bientôt publié d'ailleurs, assorti d'une missive diplomatique... Mais de base j'étais venu pour parler de l'Anantram et non pas pour m'épancher sur mon malheur quotidien.
Harbir Dilbar: Je t'écoute.
Jasbir Kejar: Les nouvelles sont très mauvaises. Le Raja a écrasé la révolte qui se levait et les mort se comptent en plusieurs milliers. Les autorités ont, en plus de l'attaque chimique, tué de manière sommaire des opposants présumés qui avaient tous la particularité d'avoir une certaine influence sur les réseaux sociaux. On ne parlera pas de tous les tués par balle dans les manifestations interdites par les autorités. A l'heure actuelle nous sommes à 4321 morts identifiés dans la répression dont un peu plus de la moitié lié à l'attaque au gaz sarin.
Harbir Dilbar: Quelle horreur... Massacrer son propre peuple... Même Amrish n'avait pas osé...
Jasbir Kejar: Il y a plus inquiétant Harbir, et c'est la raison pour laquelle j'ai couru jusqu'ici... Nos services ont retrouvé les traces de Ranbir Nandlah et de Lakshbir Amrish en Anantram. D'après nos informations les milices communistes ont accepté d'engager les troupes paramilitaires du régime Amrish, celles qui sont responsables du massacre de Palanai l'été dernier. Le fils Amrish serait plus intéressé par les élections territoriales pour la région de Channapuram. Seulement nous avons un gros problème concernant Ranbir Nandlah.
Harbir Dilbar: Je vois... Nous sommes maudits...
Jasbir Kejar: Ranbir Nandlah se retrouve à la tête des forces communistes en Anantram grâce au statut de capitaine qu'il occupe dans la guérilla locale en raison de son statut d'ex-compagnon d'Asha Lota. Or ces milices privées, ces mercenaires quoi, ont décidé de lui obéir en raison de son statut dans les guérillas qui sont leurs employeurs mais aussi en raison de sa proximité avec Lakhsbir Amrish. Leur plan est selon moi évident.
Jasbir se leva et prit un stylo indélébile et se mit à écrire sur un tableau en papier pour clarifier sa pensée.
Jasbir Kejar: Donc là tu as l'Anantram, ici c'est la région de Channapuram, future République autonome de Channapuram comme le prévoit la Constitution. Tu constates que les deux entités se touchent et partagent une frontière commune. L'ensemble des deux fait environ 30 millions d'habitants. La guérilla et les milices privées qui disposent de milliers d'hommes et de matériel forment une armée suffisamment puissante pour mettre l'autorité du Raja à mal sur des portions entières de son territoire. Mon hypothèse est donc la suivante: Ranbir Nandlah qui a une ambition démesurée va reprendre à son compte la révolution avortée, utiliser à son avantage le terrain boisé du pays qui permet une guérilla efficace et cherche à renverser le Raja puis le remplacer. De là, Lakshbir Amrish, qui sera à ce moment-là président de la région de Channapuram, et qui partage aussi un ressentiment envers notre régime s'alliera à Nandlah et tentera de faire sécession du Gandhari pour rejoindre l'Anantram. Les milices finiront par se retourner contre les communistes puisque Nandlah n'est pas communiste et les deux dirigeront une entité puissante capable de nous faire du tord. Ranbir Nandlah et Lakshbir Amrish ont mis en place un plan implacable pour se venger et déstabiliser notre pays. J'ai des preuves attestant de la soif de pouvoir de Nandlah qui démontrent sa capacité à faire tout pour s'élever.
Notre pays est en danger Harbir, si Nandlah parvient à réussir son coup, nous nous retrouverons en guerre contre un État fantoche de 30 millions d'habitants dirigé par un fou extrémiste mégalomane qui voudra ensuite notre place...
Les deux hommes échangèrent un regard terrifié... [/justify]
[center][img]https://i.goopics.net/RD1dw.png[/img][/center]
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Une fois n'est pas coutume, c'est Jasbir Kejar qui avait cette fois-ci décidé de solliciter le Président de la République pour une affaire urgente. Lui et Dilbar faisaient une bonne équipe et appréciaient travailler ensemble. Cela faisait déjà neuf mois que les deux étaient aux commandes du Gandhari. La révolution puis la guerre ne leur avaient donné aucun répit et la mort d'Asha Lota les avait fortement affecté. Le voisin du sud devenait de plus en plus inquiétant dans sa folie meurtrière pour se maintenir au pouvoir et visiblement des nouvelles étaient parvenues aux services de renseignements.
Jasbir Kejar entra en trombe dans le bureau présidentiel, sans la moindre considération pour le protocole. De toute façon Harbir Dilbar ne lui en voudrait pas après ce qu'il avait à lui annoncer. Il se trouve en face du président qui le regardait, les yeux écarquillés.
Harbir Dilbar: Mais enfin Jasbir, tu pourrais au moins frapper fortement, envoyer un agent pour t'annoncer ou autre chose... m'enfin tout ce qui t'éviterait d'enfoncer ma porte !
Le Président du Conseil était essoufflé, il tentait de récupérer tant bien que mal, plié en deux, les mains sur ses genoux.
Jasbir Kejar: Je suis désolé monsieur le Président... Je viens d'apprendre quelque chose qui m'a forcé à sauter dans ma voiture pour venir à votre rencontre... C'est grave... Pas le Raja-Tika... L'Anantram...
Harbir Dilbar guida Jasbir Kejar vers un fauteuil et le fit asseoir, il demanda qu'on apporte une bouteille d'eau fraîche.
Harbir Dilbar: Tu n'as pas à te mettre dans cet état-là, quand bien même une affaire est grave. Tu donnes trop de ta personne ces temps-ci, relâche la pression, respire.
Jasbir Kejar: Si seulement je pouvais la relâcher la pression... la guerre qui a du mal à se terminer, la mort d'Asha, le mouvement qui monte contre nous, le blocus qui continue de se maintenir parce que les négociations de paix patinent... Je suis épuisé monsieur Dilbar...
Harbir Dilbar: Oh mince ! cesse ces formalités quand nous sommes seuls dans ce bureau. Dorénavant appelle-moi Harbir et tutoie-moi, assez de ces faux semblants !
Écoute Jasbir, je comprend parfaitement dans quel état de fatigue tu te trouves. La situation actuelle du pays ne permet pas de faire ce que tu avais prévu et j'en suis conscient. Cela fait depuis fin avril que tu es au front, que tu dors 4 heures par nuit, que tu enchaînes les réunions de défense, sans parler de ton rôle de commissaire aux affaires économiques.
Jasbir Kejar: Cette action contre le Raja-Tika est une erreur monumentale... Je n'aurais jamais dû l'accepter... Tout ça c'est suffisant pour que je démissionne...
Harbir Dilbar: Non ! Tu ne démissionneras pas, le pays a besoin de toi ! Peut-être que tu n'étais pas destiné dans tes propres plans à gouverner le pays mais jamais rien n'arrive par hasard. Ce qui t'as valu ta place c'est ta révolte dans les rangs travaillistes pour éviter qu'une partie ne s'en aille avec Parampal Kahlon. Tu t'es révélé ce jour-là comme quelqu'un ayant une grande force de caractère et ta personnalité consensuelle a fait le reste. Malgré les erreurs que nous avons commises tu reste le chef du gouvernement le plus populaire depuis Amandev Jastar, si ce n'est plus. Sous ton passage à la tête du Gandhari le dynamisme économique du pays explose et cela annonce une baisse durable du chômage et de la pauvreté.
Je ne te laisserai pas te décourager, nos ennemis attendant de voir une faille importante pour s'y engouffrer. Le communisme est fragile Jasbir, le Gandhari a accueilli avec joie cette perspective de changement mais si nous échouons nous serons balayés comme Sankar Amrish et le dernier Raja. Mon rôle de président c'est de te pousser à continuer et de vérifier que tu en as les moyens. Avec une majorité fidèle c'est le cas.
Jasbir était touché de l'attitude d'Harbir, il ne s'attendait pas à de tels mots réconfortants.
Jasbir Kejar: Nous avons fait de graves erreurs... De nombreux pays voient en nous une menace et feront tout pour nous faire chuter et ramener le pays entre des mains qu'ils jugent plus acceptables. Corriger ça prendra des années...
Harbir Dilbar: Oh mais tu restera des années parce que tel est ton destin. Tu as l'étoffe d'un dirigeant mais tu n'en as jamais pris conscience. Une fois que cette paix sera acquise, mets fin au statut d'exception, rend tes pouvoirs exceptionnels et fixe les élections territoriales. Si nous faisons un très bon score utilise cet élan pour relancer ton gouvernement. Si notre score est décevant modifie ton équipe et redessine une feuille de route claire et concise. Tu es dans une situation politique favorable, de ce côté-là je ne suis pas inquiet... Mais au niveau personnel en revanche...
Jasbir Kejar: Je suis à deux doigts du burn-out Harbir. L'épuisement est proche, je ne sais plus où donner de la tête, je n'ai plus de vie familiale, quand je prend des décisions je suis toujours seul et même quand je souris devant les caméras ce n'est que du théâtre. La révolution est mal embarquée et je n'ose imaginer les conséquences d'une reprise de la guerre même si notre bonne volonté jouera en notre faveur...
Harbir Dilbar: Vikam fait du très bon travail. Je suis sûr qu'on parviendra à un accord final avec un peu de persévérance. Ce conflit ne signifie plus rien depuis que nous avons donné notre accord pour nous retirer. Cette guerre ne tient plus debout. Nous n'avons pas été à la hauteur, il faut le reconnaître.
Jasbir Kejar: Rien ne s'est passé comme prévu tu veux dire. Personne n'avait anticipé la réaction virulente du Raja-Tika. Nous de notre côté nous avons tenté de jouer, en vain, la stratégie de l'agresseur agressé qui ne tient pas debout une seconde. C'était pire que de l'incompétence ou de la naïveté, c'était de la folie !
Harbir Dilbar: Peut-être. Nous allons sans doute traîner une réputation de gouvernement communiste belliqueux. Et alors ? Plus personne ne viendra nous chercher des noises. Notre armée reste puissante et assez dissuasive. En plus tu as pris la décision de relancer l'industrie des armes de guerre. Notre ouverture diplomatique semble compromise certes mais encore une fois, et alors ? Nous sommes plutôt autosuffisants d'un point de vue alimentaire et un nouveau régime communiste émerge quelque part entre le Kars, le Saog et la Ligue de Lébira. Tout n'est pas si noir ! Tu devrais aller prendre l'air en Ölan tiens, nous avons des liens à forger avec ce pays révolutionnaire victorieux...
Jasbir Kejar: Un décret de reconnaissance sera bientôt publié d'ailleurs, assorti d'une missive diplomatique... Mais de base j'étais venu pour parler de l'Anantram et non pas pour m'épancher sur mon malheur quotidien.
Harbir Dilbar: Je t'écoute.
Jasbir Kejar: Les nouvelles sont très mauvaises. Le Raja a écrasé la révolte qui se levait et les mort se comptent en plusieurs milliers. Les autorités ont, en plus de l'attaque chimique, tué de manière sommaire des opposants présumés qui avaient tous la particularité d'avoir une certaine influence sur les réseaux sociaux. On ne parlera pas de tous les tués par balle dans les manifestations interdites par les autorités. A l'heure actuelle nous sommes à 4321 morts identifiés dans la répression dont un peu plus de la moitié lié à l'attaque au gaz sarin.
Harbir Dilbar: Quelle horreur... Massacrer son propre peuple... Même Amrish n'avait pas osé...
Jasbir Kejar: Il y a plus inquiétant Harbir, et c'est la raison pour laquelle j'ai couru jusqu'ici... Nos services ont retrouvé les traces de Ranbir Nandlah et de Lakshbir Amrish en Anantram. D'après nos informations les milices communistes ont accepté d'engager les troupes paramilitaires du régime Amrish, celles qui sont responsables du massacre de Palanai l'été dernier. Le fils Amrish serait plus intéressé par les élections territoriales pour la région de Channapuram. Seulement nous avons un gros problème concernant Ranbir Nandlah.
Harbir Dilbar: Je vois... Nous sommes maudits...
Jasbir Kejar: Ranbir Nandlah se retrouve à la tête des forces communistes en Anantram grâce au statut de capitaine qu'il occupe dans la guérilla locale en raison de son statut d'ex-compagnon d'Asha Lota. Or ces milices privées, ces mercenaires quoi, ont décidé de lui obéir en raison de son statut dans les guérillas qui sont leurs employeurs mais aussi en raison de sa proximité avec Lakhsbir Amrish. Leur plan est selon moi évident.
Jasbir se leva et prit un stylo indélébile et se mit à écrire sur un tableau en papier pour clarifier sa pensée.
Jasbir Kejar: Donc là tu as l'Anantram, ici c'est la région de Channapuram, future République autonome de Channapuram comme le prévoit la Constitution. Tu constates que les deux entités se touchent et partagent une frontière commune. L'ensemble des deux fait environ 30 millions d'habitants. La guérilla et les milices privées qui disposent de milliers d'hommes et de matériel forment une armée suffisamment puissante pour mettre l'autorité du Raja à mal sur des portions entières de son territoire. Mon hypothèse est donc la suivante: Ranbir Nandlah qui a une ambition démesurée va reprendre à son compte la révolution avortée, utiliser à son avantage le terrain boisé du pays qui permet une guérilla efficace et cherche à renverser le Raja puis le remplacer. De là, Lakshbir Amrish, qui sera à ce moment-là président de la région de Channapuram, et qui partage aussi un ressentiment envers notre régime s'alliera à Nandlah et tentera de faire sécession du Gandhari pour rejoindre l'Anantram. Les milices finiront par se retourner contre les communistes puisque Nandlah n'est pas communiste et les deux dirigeront une entité puissante capable de nous faire du tord. Ranbir Nandlah et Lakshbir Amrish ont mis en place un plan implacable pour se venger et déstabiliser notre pays. J'ai des preuves attestant de la soif de pouvoir de Nandlah qui démontrent sa capacité à faire tout pour s'élever.
Notre pays est en danger Harbir, si Nandlah parvient à réussir son coup, nous nous retrouverons en guerre contre un État fantoche de 30 millions d'habitants dirigé par un fou extrémiste mégalomane qui voudra ensuite notre place...
Les deux hommes échangèrent un regard terrifié... [/justify]
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Plutark38
[center]Problèmes en Janubie du sud[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/RD1dw.png[/img][/center]
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Ces derniers temps, Jasbir Kejar et Harbir Dilbar enchaînaient les entrevues urgentes. Il était ici question du coup d’État en Anantram.
Jasbir Kejar: Ce chien a très bien mené sa petite affaire avec l'appui inestimable du fils Amrish. Je n'arrive pas à croire que les communistes d'Anantram aient été assez idiot pour leur faire confiance. Ranbir Nandlah est un homme très malin, il va jouer sur les horreurs commises par le Raja pour se fabriquer une popularité. Nous ne pouvons pas affirmer que nous reconnaissons ce gouvernement. Nous devons exiger des élections libres pour contraindre Nandlah à rendre son tablier.
Harbir Dilbar: Ce pays est tellement si peu important que ce qu'il s'y passe importe peu le monde entier. Mais crois-moi, si nous y mettons les pieds on va subitement se souvenir qu'il existe et nous condamner. Assez d'interventionnisme cette année ! Je pense qu'on doit agir en sous-main car Nandlah n'est pas un interlocuteur pour nous. Ce qu'il veut c'est notre place et instaurer un super Etat janubien à son image, autoritaire et militariste.
Jasbir Kejar: L'opinion publique anantramie est plutôt influençable et il se trouve que j'ai en ma possession des preuves pour discréditer Ranbir Nandlah.
Jasbir Kejar sortit de sa veste [URL=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1367&t=17845&start=15#p355912] une feuille soigneusement pliée.[/URL]
Harbir Dilbar: Fais-moi voir ça !
Le Président du Conseil donna la feuille au Président et sortit de sa veste une liste de contacts.
Jasbir Kejar: Nous avons des choses compromettantes sur lui, suffisamment pour le mettre en difficulté et l'empêcher de s'installer solidement à la tête de l'Anantram. Les anantramis sont encore sceptiques, nous devons jouer dessus et faire monter le doute. On transmettra les infos aux journalistes au compte goutte. Il faut étaler les révélations dans le temps pour mieux l'atteindre. La presse là-bas n'est plus sous le coup de la censure de la maison royale, il faut en profiter.
En parallèle le Gandhari va hausser le ton pour réclamer des élections libres et la libération des prisonniers politiques, ainsi que des communistes, sans quoi nous prendrons des sanctions économiques. Mais aucune action militaire, nous devons faire profil bas.
Harbir Dilbar: Oh ! Il allait aux putes ?! Pauvre Asha, au moins elle ne le saura jamais... Oh ? hein ? pardon ! Tu disais ? Ah oui, pas d'intervention militaire. Et puis de toute façon le référendum devrait se tenir, on a dépassé [URL=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1367&t=17848&start=15#p357879] le million de signatures...[/URL]
Jasbir Kejar: Tara y est opposée, elle menace de démissionner.
Harbir leva les yeux au ciel.
Harbir Dilbar: Eh ben bon vent... Elle devrait se remettre en cause celle-là. C'est elle qui a poussé pour chercher des noises au Raja-Tika. Bon après ceci dit on a été plutôt amateurs sur ce coup-là en lui faisant confiance...
On attend toujours sa conférence de presse pour faire le bilan des pertes d'ailleurs. Elle se cache ?
Jasbir Kejar: Son départ serait plutôt une bonne chose. Elle a à son actif l'opération raté de Dytolie puis la guerre au Raja-Tika, même si pour la première, Asha ne l'avait pas informée. Crois-moi il faut passer à autre chose et je vais nommer Kachela.
Harbir Dilbar: Un bon choix mais certainement pas le meilleur pour envoyer un message de paix.
Les deux hommes éclatèrent de rire.
Jasbir Kejar: Un homme de poigne qui sera sans pitié si le Raja-Tika ose reprendre les hostilités. Je l'ai rencontré ce matin pour l'informer de la situation au commissariat à la défense nationale. Il a accepté mon offre. Tara n'est pas au courant mais je vais la pousser à démissionner. Il sera nommé dans la foulée. Ensuite, si les rajakiens traversent la frontière pour réclamer des sous, ils seront bien accueillis car les menaces proférées par le ministre rajakien des Affaires Étrangères sont un motif suffisant pour militariser la frontière pour nous protéger.
Harbir Dilbar: C'est évident mais on dira que le Gandhari ne tient pas sa promesse de zone tampon démilitarisée.
Jasbir Kejar: Eh bien dans ce cas-là que tout le monde aille se faire foutre. Agresseur ou pas au début, le Gandhari défendra sa souveraineté et ne paiera jamais le Raja-Tika. S'ils sont encore là c'est bien parce que l'OCC est intervenue sinon ce pays serait une république à l'heure qu'il est ! Nous serons réglos sur le respect de la souveraineté du Raja-Tika mais on ne se privera jamais de moyens de défense.
Harbir Dilbar: Et le plan de défense, il en est où ?
Jasbir Kejar: La Manufacture Populaire d'Armement du Gandhari va bientôt se mettre au travail et est en train d'élaborer des équipements modernisés. Avant la fin de l'année les industries militaires tourneront à plein régime.
Harbir Dilbar: Bien maintenant passons au chiffrage des dommages infligés par le blocus de l'OCC...
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[center][img]https://i.goopics.net/RD1dw.png[/img][/center]
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Ces derniers temps, Jasbir Kejar et Harbir Dilbar enchaînaient les entrevues urgentes. Il était ici question du coup d’État en Anantram.
Jasbir Kejar: Ce chien a très bien mené sa petite affaire avec l'appui inestimable du fils Amrish. Je n'arrive pas à croire que les communistes d'Anantram aient été assez idiot pour leur faire confiance. Ranbir Nandlah est un homme très malin, il va jouer sur les horreurs commises par le Raja pour se fabriquer une popularité. Nous ne pouvons pas affirmer que nous reconnaissons ce gouvernement. Nous devons exiger des élections libres pour contraindre Nandlah à rendre son tablier.
Harbir Dilbar: Ce pays est tellement si peu important que ce qu'il s'y passe importe peu le monde entier. Mais crois-moi, si nous y mettons les pieds on va subitement se souvenir qu'il existe et nous condamner. Assez d'interventionnisme cette année ! Je pense qu'on doit agir en sous-main car Nandlah n'est pas un interlocuteur pour nous. Ce qu'il veut c'est notre place et instaurer un super Etat janubien à son image, autoritaire et militariste.
Jasbir Kejar: L'opinion publique anantramie est plutôt influençable et il se trouve que j'ai en ma possession des preuves pour discréditer Ranbir Nandlah.
Jasbir Kejar sortit de sa veste [URL=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1367&t=17845&start=15#p355912] une feuille soigneusement pliée.[/URL]
Harbir Dilbar: Fais-moi voir ça !
Le Président du Conseil donna la feuille au Président et sortit de sa veste une liste de contacts.
Jasbir Kejar: Nous avons des choses compromettantes sur lui, suffisamment pour le mettre en difficulté et l'empêcher de s'installer solidement à la tête de l'Anantram. Les anantramis sont encore sceptiques, nous devons jouer dessus et faire monter le doute. On transmettra les infos aux journalistes au compte goutte. Il faut étaler les révélations dans le temps pour mieux l'atteindre. La presse là-bas n'est plus sous le coup de la censure de la maison royale, il faut en profiter.
En parallèle le Gandhari va hausser le ton pour réclamer des élections libres et la libération des prisonniers politiques, ainsi que des communistes, sans quoi nous prendrons des sanctions économiques. Mais aucune action militaire, nous devons faire profil bas.
Harbir Dilbar: Oh ! Il allait aux putes ?! Pauvre Asha, au moins elle ne le saura jamais... Oh ? hein ? pardon ! Tu disais ? Ah oui, pas d'intervention militaire. Et puis de toute façon le référendum devrait se tenir, on a dépassé [URL=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1367&t=17848&start=15#p357879] le million de signatures...[/URL]
Jasbir Kejar: Tara y est opposée, elle menace de démissionner.
Harbir leva les yeux au ciel.
Harbir Dilbar: Eh ben bon vent... Elle devrait se remettre en cause celle-là. C'est elle qui a poussé pour chercher des noises au Raja-Tika. Bon après ceci dit on a été plutôt amateurs sur ce coup-là en lui faisant confiance...
On attend toujours sa conférence de presse pour faire le bilan des pertes d'ailleurs. Elle se cache ?
Jasbir Kejar: Son départ serait plutôt une bonne chose. Elle a à son actif l'opération raté de Dytolie puis la guerre au Raja-Tika, même si pour la première, Asha ne l'avait pas informée. Crois-moi il faut passer à autre chose et je vais nommer Kachela.
Harbir Dilbar: Un bon choix mais certainement pas le meilleur pour envoyer un message de paix.
Les deux hommes éclatèrent de rire.
Jasbir Kejar: Un homme de poigne qui sera sans pitié si le Raja-Tika ose reprendre les hostilités. Je l'ai rencontré ce matin pour l'informer de la situation au commissariat à la défense nationale. Il a accepté mon offre. Tara n'est pas au courant mais je vais la pousser à démissionner. Il sera nommé dans la foulée. Ensuite, si les rajakiens traversent la frontière pour réclamer des sous, ils seront bien accueillis car les menaces proférées par le ministre rajakien des Affaires Étrangères sont un motif suffisant pour militariser la frontière pour nous protéger.
Harbir Dilbar: C'est évident mais on dira que le Gandhari ne tient pas sa promesse de zone tampon démilitarisée.
Jasbir Kejar: Eh bien dans ce cas-là que tout le monde aille se faire foutre. Agresseur ou pas au début, le Gandhari défendra sa souveraineté et ne paiera jamais le Raja-Tika. S'ils sont encore là c'est bien parce que l'OCC est intervenue sinon ce pays serait une république à l'heure qu'il est ! Nous serons réglos sur le respect de la souveraineté du Raja-Tika mais on ne se privera jamais de moyens de défense.
Harbir Dilbar: Et le plan de défense, il en est où ?
Jasbir Kejar: La Manufacture Populaire d'Armement du Gandhari va bientôt se mettre au travail et est en train d'élaborer des équipements modernisés. Avant la fin de l'année les industries militaires tourneront à plein régime.
Harbir Dilbar: Bien maintenant passons au chiffrage des dommages infligés par le blocus de l'OCC...
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Plutark38
[center]Rencontre[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/bb9mQ.png[/img][/center]
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Jasbir Kejar recevait Parampal Kahlon, nouveau Président du Conseil Suprême. Les deux hommes se détestaient autrefois cordialement mais après leur intervention commune pour empêcher un Coup d’État de l'armée, leur relation s'était apaisée. Chacun des deux hommes incarnait une vision radicalement opposée du Gandhari. Désormais tout deux personnages éminent de l’État, il fallait coopérer sans quoi le pays serait ralenti dans sa capacité à se trasnformer.
Jasbir Kejar: Mes félicitations pour votre élection à la tête de la chambre haute. Pour tout vous dire je suis heureux que ce soit vous, car avec vous on peut discuter. J'espère que nous pourrons entretenir un dialogue fructueux.
Parampal Kahlon: Merci bien. Pour parler vrai aussi, je ne compte pas vous faire de cadeaux mais en même temps je souhaite que le pays reste stable. Si la droite conservatrice a une approche nettement plus révolutionnaire pour vous chasser du pouvoir, chez moi ça passe par les élections. Vous comme moi, nous savons très bien qu'en 2043 ça se jouera entre nous deux. Nous savons aussi que le Gandhari se dit communiste avec son drapeau et ses institutions mais tout est en trompe l’œil. Le Gandhari est resté la démocratie bourgeoise que les communistes voulaient abattre, bien que je ne me revendique pas comme défenseur de la classe bourgeoise. Le PSTUG a échoué à s'imposer comme une force écrasante, c'est un coup d'arrêt à l'avancée communiste dans ce pays. Nous ne sommes qu'à deux points d'écart, vous êtes en sursis. Ces vérités ne sont certes pas bonnes à entendre pour vous mais tel est le constat de la situation.
Jasbir Kejar: Vous avez raison, le Gandhari n'est dominé par aucune force politique écrasante. Les communistes pèsent juste un peu plus que les libéraux, néanmoins les règles sont les règles, celui qui arrive en tête aux législatives est celui qui gouverne. Je trouve assez présomptueux de venir claironner la défaite des communistes parce qu'ils ont fait moins de 30%. Nous gagnons près de 2 millions d'électeurs par rapport à l'année dernière. Si nous devons perdre en 2043 nous perdrons, mais nous resterons une force d'opposition incontournable et capable de mobiliser les citoyens dans la rue pour faire reculer le gouvernement sur des mesures antisociales. Ne croyez pas que nous entamons notre déclin, au contraire. Le Gandhari est une démocratie socialiste dans le sens où c'est la base qui gouverne et non pas la tête. Si le peuple décide demain de lancer une procédure de destitution contre le gouvernement il le fait. Le peuple peut abroger les lois qu'il veut, modifier la constitution, décider de retourner aux urnes en destituant le gouvernement, citez-moi un seul pays au monde qui offre autant de libertés ? Nous sommes probablement la démocratie la plus pure et la plus saine du monde car le pluralisme politique a été préservé et est vivace. Alors le fait de voir les citoyens s'exprimer, débattre, avoir une opinion différente du gouvernement me semble un signal important de vitalité démocratique. A mon sens rien n'est gravé dans le marbre, les communistes peuvent perdre en 2043 mais ils pourront revenir en 2047.
Parampal Kahlon: Vous êtes un grand démocrate, ça je ne peux pas vous l'enlever. Pour ma part n'attendez pas de moi que je me comporte en anticommuniste à la ennissoise ou comme Mata Jaghal, cela ne mène à rien d'autant plus que vous êtes arrivés au pouvoir par les urnes. Nous allons devoir travailler ensemble pour trouver des accords acceptables. Évidemment ne comptez pas sur nous pour valider des mesures communistes mais sur divers sujets nous pouvons négocier et tirer un accord équilibré.
Jasbir Kejar: Je vois, vous pensez à la laïcité que quelques députés pressés et indisciplinés de ma majorité ont mis sur la table. A titre personnel je suis favorable à tout ça mais pas avec leur méthode. Il faut y aller pas à pas, et non en imposant ce changement de société de manière brutale et arbitraire sans entendre les opposants.
Parampal Kahlon: Il se trouve que nous avons la même position sur le sujet. Je suis attaché à l'égalité entre les hommes et les femmes, à la fin des castes mais opposé à l'idée qu'une laïcité s'impose brutalement. Je savais que nous avions des positions communes et je vous fait la faveur de vous aider à vous sortir de ce bourbier.
Jasbir Kejar: Je ne marchande aucune faveur, sachez-le.
Parampal Kahlon: Oh, je ne comptais pas vous vendre une faveur, c'était une façon de parler, mais passons. Nous avons un terrain d'entente sur l'égalité femme-homme et la fin des castes, je propose que nous partions dessus. Les libéraux soutiendront un tel projet.
Jasbir Kejar: Je ne comprend pas, pourquoi aller dans mon sens et non dans celui de Mata Jaghal, votre alliée ?
Parampal Kahlon: Pour la simple et bonne raison que la droite a l'intention de participer à une conjuration impliquant le fils Amrish et l'Anantram pour vous chasser du pouvoir et compromettre l'unité du Gandhari, ne croyez pas que je suis aveugle à tout ce qu'il se passe.
Jasbir Kejar resta abasourdi.
Parampal Kahlon: Comment je le sais ? Eh bien j'ai vu des preuves formelles, des messages indiquant clairement les intentions de ces gens. Mata Jaghal est naïve, Lakshbir Amrish a utilisé sa personnalité explosive pour se faire élire président de la région de Channapuram, frontalière avec l'Anantram. Le projet de Lakshbir Amrish et de Ranbir Nandlah est à terme de former un nouvel État défini comme "libre du communisme", mais dans les faits c'est pour assouvir leurs intérêts personnels et leur soif de pouvoir. Nous avons sauvé ensemble le Gandhari du chaos une première fois, mettons de côté nos divergences politiques et agissons pour éviter une catastrophe. Une fois cela évité la politique reprendra ses droits et nous pourrons gentiment nous faire concurrence en 2043 pour gouverner le pays. Ni vous ni moi ne voulons d'un pays brisé à gouverner alors unissons-nous pour déjouer ce complot. Et ça commence par écarter ce dangereux débat sur la laïcité en optant pour une solution du moindre mal.
Jasbir Kejar: Si vous me permettez je vais nous servir un whisky lorthonien, j'ai besoin de digérer ce que je viens d'entendre.
Parampal Kahlon: Ne vous gênez pas, j'adore ça aussi !
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[center][img]https://i.goopics.net/bb9mQ.png[/img][/center]
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Jasbir Kejar recevait Parampal Kahlon, nouveau Président du Conseil Suprême. Les deux hommes se détestaient autrefois cordialement mais après leur intervention commune pour empêcher un Coup d’État de l'armée, leur relation s'était apaisée. Chacun des deux hommes incarnait une vision radicalement opposée du Gandhari. Désormais tout deux personnages éminent de l’État, il fallait coopérer sans quoi le pays serait ralenti dans sa capacité à se trasnformer.
Jasbir Kejar: Mes félicitations pour votre élection à la tête de la chambre haute. Pour tout vous dire je suis heureux que ce soit vous, car avec vous on peut discuter. J'espère que nous pourrons entretenir un dialogue fructueux.
Parampal Kahlon: Merci bien. Pour parler vrai aussi, je ne compte pas vous faire de cadeaux mais en même temps je souhaite que le pays reste stable. Si la droite conservatrice a une approche nettement plus révolutionnaire pour vous chasser du pouvoir, chez moi ça passe par les élections. Vous comme moi, nous savons très bien qu'en 2043 ça se jouera entre nous deux. Nous savons aussi que le Gandhari se dit communiste avec son drapeau et ses institutions mais tout est en trompe l’œil. Le Gandhari est resté la démocratie bourgeoise que les communistes voulaient abattre, bien que je ne me revendique pas comme défenseur de la classe bourgeoise. Le PSTUG a échoué à s'imposer comme une force écrasante, c'est un coup d'arrêt à l'avancée communiste dans ce pays. Nous ne sommes qu'à deux points d'écart, vous êtes en sursis. Ces vérités ne sont certes pas bonnes à entendre pour vous mais tel est le constat de la situation.
Jasbir Kejar: Vous avez raison, le Gandhari n'est dominé par aucune force politique écrasante. Les communistes pèsent juste un peu plus que les libéraux, néanmoins les règles sont les règles, celui qui arrive en tête aux législatives est celui qui gouverne. Je trouve assez présomptueux de venir claironner la défaite des communistes parce qu'ils ont fait moins de 30%. Nous gagnons près de 2 millions d'électeurs par rapport à l'année dernière. Si nous devons perdre en 2043 nous perdrons, mais nous resterons une force d'opposition incontournable et capable de mobiliser les citoyens dans la rue pour faire reculer le gouvernement sur des mesures antisociales. Ne croyez pas que nous entamons notre déclin, au contraire. Le Gandhari est une démocratie socialiste dans le sens où c'est la base qui gouverne et non pas la tête. Si le peuple décide demain de lancer une procédure de destitution contre le gouvernement il le fait. Le peuple peut abroger les lois qu'il veut, modifier la constitution, décider de retourner aux urnes en destituant le gouvernement, citez-moi un seul pays au monde qui offre autant de libertés ? Nous sommes probablement la démocratie la plus pure et la plus saine du monde car le pluralisme politique a été préservé et est vivace. Alors le fait de voir les citoyens s'exprimer, débattre, avoir une opinion différente du gouvernement me semble un signal important de vitalité démocratique. A mon sens rien n'est gravé dans le marbre, les communistes peuvent perdre en 2043 mais ils pourront revenir en 2047.
Parampal Kahlon: Vous êtes un grand démocrate, ça je ne peux pas vous l'enlever. Pour ma part n'attendez pas de moi que je me comporte en anticommuniste à la ennissoise ou comme Mata Jaghal, cela ne mène à rien d'autant plus que vous êtes arrivés au pouvoir par les urnes. Nous allons devoir travailler ensemble pour trouver des accords acceptables. Évidemment ne comptez pas sur nous pour valider des mesures communistes mais sur divers sujets nous pouvons négocier et tirer un accord équilibré.
Jasbir Kejar: Je vois, vous pensez à la laïcité que quelques députés pressés et indisciplinés de ma majorité ont mis sur la table. A titre personnel je suis favorable à tout ça mais pas avec leur méthode. Il faut y aller pas à pas, et non en imposant ce changement de société de manière brutale et arbitraire sans entendre les opposants.
Parampal Kahlon: Il se trouve que nous avons la même position sur le sujet. Je suis attaché à l'égalité entre les hommes et les femmes, à la fin des castes mais opposé à l'idée qu'une laïcité s'impose brutalement. Je savais que nous avions des positions communes et je vous fait la faveur de vous aider à vous sortir de ce bourbier.
Jasbir Kejar: Je ne marchande aucune faveur, sachez-le.
Parampal Kahlon: Oh, je ne comptais pas vous vendre une faveur, c'était une façon de parler, mais passons. Nous avons un terrain d'entente sur l'égalité femme-homme et la fin des castes, je propose que nous partions dessus. Les libéraux soutiendront un tel projet.
Jasbir Kejar: Je ne comprend pas, pourquoi aller dans mon sens et non dans celui de Mata Jaghal, votre alliée ?
Parampal Kahlon: Pour la simple et bonne raison que la droite a l'intention de participer à une conjuration impliquant le fils Amrish et l'Anantram pour vous chasser du pouvoir et compromettre l'unité du Gandhari, ne croyez pas que je suis aveugle à tout ce qu'il se passe.
Jasbir Kejar resta abasourdi.
Parampal Kahlon: Comment je le sais ? Eh bien j'ai vu des preuves formelles, des messages indiquant clairement les intentions de ces gens. Mata Jaghal est naïve, Lakshbir Amrish a utilisé sa personnalité explosive pour se faire élire président de la région de Channapuram, frontalière avec l'Anantram. Le projet de Lakshbir Amrish et de Ranbir Nandlah est à terme de former un nouvel État défini comme "libre du communisme", mais dans les faits c'est pour assouvir leurs intérêts personnels et leur soif de pouvoir. Nous avons sauvé ensemble le Gandhari du chaos une première fois, mettons de côté nos divergences politiques et agissons pour éviter une catastrophe. Une fois cela évité la politique reprendra ses droits et nous pourrons gentiment nous faire concurrence en 2043 pour gouverner le pays. Ni vous ni moi ne voulons d'un pays brisé à gouverner alors unissons-nous pour déjouer ce complot. Et ça commence par écarter ce dangereux débat sur la laïcité en optant pour une solution du moindre mal.
Jasbir Kejar: Si vous me permettez je vais nous servir un whisky lorthonien, j'ai besoin de digérer ce que je viens d'entendre.
Parampal Kahlon: Ne vous gênez pas, j'adore ça aussi !
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Plutark38
[center]La visite du Gouverneur[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/GR2j7.png[/img][/center]
Channapuram, siège de la Fondation Amrish
7 août, 02h26
L'entrevue entre Lakshbir Amrish et Ranbir Nandlah était prévue de longue date. Le nouveau gouverneur d'Anantram avait franchi la frontière en toute discrétion, chose facilitée par la réouverture progressive de la frontière avec le Gandhari depuis la déposition du Raja. Channapuram n'était qu'à une heure de route à peine de la frontière, de quoi faciliter les échanges avec son plus proche allié. Personne ne savait que le gouverneur d'Anantram venait de poser le pied sur le sol gandharien. Ranbir avait une impression de toute-puissance et la sensation de faire ce qui lui plaisait sans qu'on le contrarie.
Le gouverneur, discret descendit de la voiture dans la nuit et se dirigea vers le bâtiment imposant dans lequel il devait rencontrer le fils du président déchu.
Lorsque le gouverneur se présenta, on le conduisit directement à la réception privée organisée par le nouveau président de la région de Palanai.
Lakshbir Amrish: Bienvenue au Gandhari, gouverneur !
Ranbir Nandlah: Je suis chez moi ici, le Gandhari ça reste ma patrie, accessoirement. Très bien ton convoi discret, personne ne m'a repéré. Je vais donc pouvoir venir m'inviter dans vos petites sauteries pour vous aider à comploter pour faire tomber ce régime et nous venger de tout ce petit monde.
Lakshbir Amrish: Nous allons devoir redoubler de vigilance et d'ingéniosité, Kejar est au courant de nos agissements et attend le bon moment pour nous tomber dessus.
Ranbir Nandlah: Sauf que c'est nous qui allons lui tomber dessus, je veux qu'on frappe un grand coup pour rappeler qu'il existe un moyen de purger le Gandhari de sa classe politique. Je ne veux pas viser que les communistes, il faut voir plus large.
Lakshbir Amrish: Hum... les Libéraux ? C'est vrai que dernièrement ils se rapprochent des communistes sur les questions sociétales et...
Ranbir Nandlah: Exactement ! Le soutien de Parampal Kahlon à Jasbir Kejar cache quelque chose, c'est trop gros pour être avalé. Tu crois que Kahlon a pu en apprendre sur nous à force de côtoyer l'autre folle de Jaghal ?
Lakshbir Amrish: J'allais y venir quand tu m'as coupé. On ne peut pas exclure que Jaghal ait fait preuve de négligence et ait permis à Kahlon d'accéder à des infos secrètes et sensibles...
Ranbir Nandlah: Je vois...
Le Gouverneur se servit un verre de vin santognais, le goûta et fit une grimace d'approbation.
Ranbir Nandlah: J'adore ce vin !
Lakshbir Amrish s'assit en face du gouverneur d'Anantram et se servit également du vin. Un silence enveloppa la salle avant que Ranbir Nandlah ne frappe du poing sur la table.
Ranbir Nandlah: Nous allons l'assassiner, je le veux mort ! Je veux que Kahlon crève et qu'on sème la peur dans ce putain de parti et même dans tout le pays. Allié à Kejar il est trop dangereux, c'est lui qui a empêché un Coup d’État militaire. Sans lui le régime perdra une figure stabilisatrice. Nous devons semer progressivement le chaos et en profiter pour prendre la place des rouges. Si nous réussissons à unir Gandhari et Anantram sous une même bannière, nous serons l'une des premières puissances au monde. Imagine, la Confédération de Gandhari-et-Anantram, douzième ou treizième puissance économique mondiale. Dans quelques années nous serons un acteur international incontournable, nous serons les géants de Janubie et nous supplanterons largement l'Eashatri. Purgé du communisme, nous deviendrons aussi une grande puissance capable de rivaliser et d'imposer notre volonté. La CGA pourra prendre sa revanche sur le Raja-Tika et l'OCC et étendre sa sphère d'influence. Ce discours revanchiste aura son petit effet, crois-moi.
Lakshbir Amrish: La Confédération de Gandhari-et-Anantram... Même mon père n'imaginait pas ça dans ses rêves les plus fous... Mais assassiner Kahlon est un préalable pour la poursuite de notre action. Trop de gandhariens le suivrait, il incarne le rôle de gardien de la république gandharienne dans l'esprit des gens. Et pour tout te dire je veux aussi le voir mort, c'est lui qui a remplacé mon père de manière illégitime. Supprimer Kahlon aura l'avantage de priver le régime d'un allié précieux mais aussi d'assouvir mon désir de vengeance. Nous allons le tuer sans tarder.
Ranbir Nandlah: Nous devons agir de manière spectaculaire, pas seulement le dégommer. Je veux un truc spectaculaire, qui va semer l'effroi, la terreur, quelque chose d'explosif qui mettra le régime en grave difficulté.
Lakshbir Amrish: A part faire sauter un bâtiment important je vois rien d'autre...
Ranbir Nandlah: Précisément, nous allons faire sauter le Parlement, la Chambre du Peuple mais aussi le Conseil Suprême. J'ai quelques députés fidèles à la Chambre des Peuples qui pourront nous fournir des informations précieuses. Tu sais, ceux qui m'ont suivi dans mon plan initial pour renverser Kejar ? Eh bien grâce à eux on pourra organiser notre opération. Quant au Conseil Suprême, nous allons compter sur quelques députés fidèles issus des rangs conservateurs. Jaghal ne sera pas mise au courant, cette gourde ne sait pas garder des infos importantes secrètes. De toute façon elle crèvera probablement dans l'explosion du Parlement.
Lakshbir Amrish: Mode opératoire ? Pose de bombes et exécutions à l'arme de guerre ? Opération simultanée sur les deux chambres ?
Ranbir Nandlah: Oui, grâce à nos amis parlementaires nous allons contourner les procédures de sécurité et introduire armes et explosifs dans l'enceinte des deux chambres. Bien entendu ils ne pourront pas se pointer avec des gros fusils d'assaut mais il faut d'abord faire entrer tout ce qui fait boum et les entreposer dans leur bureaux privés, sous clé de manière à ce que les dames de ménage ne fassent pas de rencontre fortuite avec de la TNT. Et j'insiste là-dessus, RIEN ne doit être laissé au hasard. Ensuite nous allons dépêcher des commandos de nos milices amrishiennes qui vont s'attaquer au différentes entrées du Parlement. Pendant qu'une partie ira prendre en otage les député et liquider quelques uns, d'autres groupes iront poser des bombes. Il me faut des gars déterminés, prêts à sauter avec les bombes, à se sacrifier pour la cause.
Lakshbir Amrish: Je note, je note. Je vais avoir ça sous le coude, un détachement issu de l'ancienne garde présidentielle. De bons gars ceux-là ils s'arracheraient un bras pour t'aider s'il le fallait. Ils ne rechigneront pas à mourir en héros.
Ranbir Nandlah: Ensuite Kahlon je veux que sa mort soit retransmise en direct, une balle dans la nuque ça suffit. Et après BOUM. Le Parlement est décimé et le chaos s'installe. Si nous avions assez de moyens nous pourrions marcher sur le palais du Gurbaghat Taoni mais ce ne sera pas pour cette fois. De nouvelles élections seront inévitablement convoquées et ce sera donc à toi de porter les couleurs de la droite. Kahlon mort, les communistes complètement désarticulés, tu pourras tirer avantage de la situation en tenant un discours militariste en plus d'un anticommunisme très prononcé. Si tu parviens à incarner un personnage rassurant, à te débarrasser de l'hystérie de l'autre folle, tu réalisera un score important, capable sans doute de te faire gagner. Une bonne part de l'électorat libéral reviendra à droite, c'est ce qui te laisse espérer des chances de gagner.
Lakshbir Amrish: Ne crois-tu pas qu'on fera le lien entre les milice et moi ? Comment pourrais-je avoir la moindre chance dans ce contexte.
Ranbir Nandlah: Tout simplement en faisant porter à ces hommes un uniforme de l'ancienne guérilla communiste. Nous allons simuler un coup de sang des communistes radicaux qui accusent Kejar de s'embourgeoiser, nous allons créer les vraies conditions d'un péril rouge, celui que tout le monde craint. Tout sera faux, le port d'uniformes communistes, la revendication. L'assassinat de Kahlon sera justifié par le fait qu'il dévie les communistes de la voie du communisme. Tout est prêt, je n'ai pas chômé dans mon palais de Raja figure-toi.
Lakshbir Amrish: L'opération tu la vois pour quelle période ?
Ranbir Nandlah: Avant la fin de l'année 2040. Au 31 décembre 2040 le régime communiste sera réduit en cendres.
Les deux hommes rirent et trinquèrent avant de boire leur bon vin santognais.
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Channapuram, siège de la Fondation Amrish
7 août, 02h26
L'entrevue entre Lakshbir Amrish et Ranbir Nandlah était prévue de longue date. Le nouveau gouverneur d'Anantram avait franchi la frontière en toute discrétion, chose facilitée par la réouverture progressive de la frontière avec le Gandhari depuis la déposition du Raja. Channapuram n'était qu'à une heure de route à peine de la frontière, de quoi faciliter les échanges avec son plus proche allié. Personne ne savait que le gouverneur d'Anantram venait de poser le pied sur le sol gandharien. Ranbir avait une impression de toute-puissance et la sensation de faire ce qui lui plaisait sans qu'on le contrarie.
Le gouverneur, discret descendit de la voiture dans la nuit et se dirigea vers le bâtiment imposant dans lequel il devait rencontrer le fils du président déchu.
Lorsque le gouverneur se présenta, on le conduisit directement à la réception privée organisée par le nouveau président de la région de Palanai.
Lakshbir Amrish: Bienvenue au Gandhari, gouverneur !
Ranbir Nandlah: Je suis chez moi ici, le Gandhari ça reste ma patrie, accessoirement. Très bien ton convoi discret, personne ne m'a repéré. Je vais donc pouvoir venir m'inviter dans vos petites sauteries pour vous aider à comploter pour faire tomber ce régime et nous venger de tout ce petit monde.
Lakshbir Amrish: Nous allons devoir redoubler de vigilance et d'ingéniosité, Kejar est au courant de nos agissements et attend le bon moment pour nous tomber dessus.
Ranbir Nandlah: Sauf que c'est nous qui allons lui tomber dessus, je veux qu'on frappe un grand coup pour rappeler qu'il existe un moyen de purger le Gandhari de sa classe politique. Je ne veux pas viser que les communistes, il faut voir plus large.
Lakshbir Amrish: Hum... les Libéraux ? C'est vrai que dernièrement ils se rapprochent des communistes sur les questions sociétales et...
Ranbir Nandlah: Exactement ! Le soutien de Parampal Kahlon à Jasbir Kejar cache quelque chose, c'est trop gros pour être avalé. Tu crois que Kahlon a pu en apprendre sur nous à force de côtoyer l'autre folle de Jaghal ?
Lakshbir Amrish: J'allais y venir quand tu m'as coupé. On ne peut pas exclure que Jaghal ait fait preuve de négligence et ait permis à Kahlon d'accéder à des infos secrètes et sensibles...
Ranbir Nandlah: Je vois...
Le Gouverneur se servit un verre de vin santognais, le goûta et fit une grimace d'approbation.
Ranbir Nandlah: J'adore ce vin !
Lakshbir Amrish s'assit en face du gouverneur d'Anantram et se servit également du vin. Un silence enveloppa la salle avant que Ranbir Nandlah ne frappe du poing sur la table.
Ranbir Nandlah: Nous allons l'assassiner, je le veux mort ! Je veux que Kahlon crève et qu'on sème la peur dans ce putain de parti et même dans tout le pays. Allié à Kejar il est trop dangereux, c'est lui qui a empêché un Coup d’État militaire. Sans lui le régime perdra une figure stabilisatrice. Nous devons semer progressivement le chaos et en profiter pour prendre la place des rouges. Si nous réussissons à unir Gandhari et Anantram sous une même bannière, nous serons l'une des premières puissances au monde. Imagine, la Confédération de Gandhari-et-Anantram, douzième ou treizième puissance économique mondiale. Dans quelques années nous serons un acteur international incontournable, nous serons les géants de Janubie et nous supplanterons largement l'Eashatri. Purgé du communisme, nous deviendrons aussi une grande puissance capable de rivaliser et d'imposer notre volonté. La CGA pourra prendre sa revanche sur le Raja-Tika et l'OCC et étendre sa sphère d'influence. Ce discours revanchiste aura son petit effet, crois-moi.
Lakshbir Amrish: La Confédération de Gandhari-et-Anantram... Même mon père n'imaginait pas ça dans ses rêves les plus fous... Mais assassiner Kahlon est un préalable pour la poursuite de notre action. Trop de gandhariens le suivrait, il incarne le rôle de gardien de la république gandharienne dans l'esprit des gens. Et pour tout te dire je veux aussi le voir mort, c'est lui qui a remplacé mon père de manière illégitime. Supprimer Kahlon aura l'avantage de priver le régime d'un allié précieux mais aussi d'assouvir mon désir de vengeance. Nous allons le tuer sans tarder.
Ranbir Nandlah: Nous devons agir de manière spectaculaire, pas seulement le dégommer. Je veux un truc spectaculaire, qui va semer l'effroi, la terreur, quelque chose d'explosif qui mettra le régime en grave difficulté.
Lakshbir Amrish: A part faire sauter un bâtiment important je vois rien d'autre...
Ranbir Nandlah: Précisément, nous allons faire sauter le Parlement, la Chambre du Peuple mais aussi le Conseil Suprême. J'ai quelques députés fidèles à la Chambre des Peuples qui pourront nous fournir des informations précieuses. Tu sais, ceux qui m'ont suivi dans mon plan initial pour renverser Kejar ? Eh bien grâce à eux on pourra organiser notre opération. Quant au Conseil Suprême, nous allons compter sur quelques députés fidèles issus des rangs conservateurs. Jaghal ne sera pas mise au courant, cette gourde ne sait pas garder des infos importantes secrètes. De toute façon elle crèvera probablement dans l'explosion du Parlement.
Lakshbir Amrish: Mode opératoire ? Pose de bombes et exécutions à l'arme de guerre ? Opération simultanée sur les deux chambres ?
Ranbir Nandlah: Oui, grâce à nos amis parlementaires nous allons contourner les procédures de sécurité et introduire armes et explosifs dans l'enceinte des deux chambres. Bien entendu ils ne pourront pas se pointer avec des gros fusils d'assaut mais il faut d'abord faire entrer tout ce qui fait boum et les entreposer dans leur bureaux privés, sous clé de manière à ce que les dames de ménage ne fassent pas de rencontre fortuite avec de la TNT. Et j'insiste là-dessus, RIEN ne doit être laissé au hasard. Ensuite nous allons dépêcher des commandos de nos milices amrishiennes qui vont s'attaquer au différentes entrées du Parlement. Pendant qu'une partie ira prendre en otage les député et liquider quelques uns, d'autres groupes iront poser des bombes. Il me faut des gars déterminés, prêts à sauter avec les bombes, à se sacrifier pour la cause.
Lakshbir Amrish: Je note, je note. Je vais avoir ça sous le coude, un détachement issu de l'ancienne garde présidentielle. De bons gars ceux-là ils s'arracheraient un bras pour t'aider s'il le fallait. Ils ne rechigneront pas à mourir en héros.
Ranbir Nandlah: Ensuite Kahlon je veux que sa mort soit retransmise en direct, une balle dans la nuque ça suffit. Et après BOUM. Le Parlement est décimé et le chaos s'installe. Si nous avions assez de moyens nous pourrions marcher sur le palais du Gurbaghat Taoni mais ce ne sera pas pour cette fois. De nouvelles élections seront inévitablement convoquées et ce sera donc à toi de porter les couleurs de la droite. Kahlon mort, les communistes complètement désarticulés, tu pourras tirer avantage de la situation en tenant un discours militariste en plus d'un anticommunisme très prononcé. Si tu parviens à incarner un personnage rassurant, à te débarrasser de l'hystérie de l'autre folle, tu réalisera un score important, capable sans doute de te faire gagner. Une bonne part de l'électorat libéral reviendra à droite, c'est ce qui te laisse espérer des chances de gagner.
Lakshbir Amrish: Ne crois-tu pas qu'on fera le lien entre les milice et moi ? Comment pourrais-je avoir la moindre chance dans ce contexte.
Ranbir Nandlah: Tout simplement en faisant porter à ces hommes un uniforme de l'ancienne guérilla communiste. Nous allons simuler un coup de sang des communistes radicaux qui accusent Kejar de s'embourgeoiser, nous allons créer les vraies conditions d'un péril rouge, celui que tout le monde craint. Tout sera faux, le port d'uniformes communistes, la revendication. L'assassinat de Kahlon sera justifié par le fait qu'il dévie les communistes de la voie du communisme. Tout est prêt, je n'ai pas chômé dans mon palais de Raja figure-toi.
Lakshbir Amrish: L'opération tu la vois pour quelle période ?
Ranbir Nandlah: Avant la fin de l'année 2040. Au 31 décembre 2040 le régime communiste sera réduit en cendres.
Les deux hommes rirent et trinquèrent avant de boire leur bon vin santognais.