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Arios
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/05/190505103400990586.png[/img]
24/10/2039 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Avis défavorable de l'administration pour le déplacement de la Mosquée Abdülaziz IV vers Yiliz
[center][img]https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS4g5QzIDA0hCOO-AgNB8P2MWQWBWkqy1mX1SCXrRG96r4LPFJiKA[/img]
L'édifice datant de 1678 est classée 8ème plus belle Mosquée de Cybistrie[/center]
Il y a deux ans, la réduction de l'enclave de Yiliz a conduit la ville de Kuruç et ses 6 000 habitants à trouver refuge à Yiliz et dans sa banlieue, à 80 km plus au nord. Suite à la vague meurtrière d'attentats à la la roquette entre 2032 et 2037, le gouvernement droite/extrême-droite avait décidé d'augmenter les surfaces de sécurité autour des EATs, et l'enclave de Yiliz devait perdre près des deux tiers de sa surface, essentiellement forestière. Alors la Mosquée Abdülaziz IV de Kuruç perdait ses fidèles, à leur plus grand dam.
Dès 2037 et se résignant à une perte définitive de la région, plusieurs associations cultuelles ont entamé un marathon pour étudier la faisabilité d'un déplacement de la mosquée vers Yiliz, la ville ayant elle-même proposé plusieurs terrains. C'est l'Imam de Kuruç lui-même qui soutint l'idée du déplacement avec assez de vigueur pour donner rapidement corps au projet. Plusieurs entreprises spécialisées, dont certaines ayant déja témoigné de leur savoir-faire dans des déplacements de bátiments religieux dans le passé, avaient été contactées, et ont depuis travaillé au projet.
C'est la Région d'Éomathie qui a finalement livré un avis défavorable, ses experts ayant estimé que le transport feraient peser de trop nombreux risques sur l'édifice, dont les fondations profondes font jusqu'à 4 mètres. Le découpage en 125 morceaux, prévu par les devis, ne pouvait faire l'économie d'un endommagement notable de nombreuses pièces remarquables, boiseries, sculptures à même le bâti, etc. Le projet coûterait près de 950 millions de dragmes, financé par les EATs, plusieurs donateurs musulmans étrangers, et Musées internationaux. Le rapport de la Région souligne également les risques importants d'échec à la reconstruction, et ce malgré l'étayage d'acier promis en ajout à la structure.
Derrak Yiliç, représentant des enclaves autonomes au gouvernement cybistrien, était lui favorable au déplacement, arguant notamment du fait que les retombées touristiques de la gestion du bâtiment profiteraient à nouveau aux habitants de l'enclave, alors que Kuruç/Kralos n'est plus, jusqu'à nouvel ordre, qu'un camp militaire cybistrien. Le gouvernement, saisi, a pour l'instant confirmé l'expertise du ministère de la culture, qui met l'accent sur les insuffisances de structure pour le passage de deux ponts sur le trajet, trop petits apparemment pour plusieurs devis, et qui nécessiteraient un plus grand émiettement de certains morceaux du bâtiment.
24/10/2039 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Avis défavorable de l'administration pour le déplacement de la Mosquée Abdülaziz IV vers Yiliz
[center][img]https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS4g5QzIDA0hCOO-AgNB8P2MWQWBWkqy1mX1SCXrRG96r4LPFJiKA[/img]
L'édifice datant de 1678 est classée 8ème plus belle Mosquée de Cybistrie[/center]
Il y a deux ans, la réduction de l'enclave de Yiliz a conduit la ville de Kuruç et ses 6 000 habitants à trouver refuge à Yiliz et dans sa banlieue, à 80 km plus au nord. Suite à la vague meurtrière d'attentats à la la roquette entre 2032 et 2037, le gouvernement droite/extrême-droite avait décidé d'augmenter les surfaces de sécurité autour des EATs, et l'enclave de Yiliz devait perdre près des deux tiers de sa surface, essentiellement forestière. Alors la Mosquée Abdülaziz IV de Kuruç perdait ses fidèles, à leur plus grand dam.
Dès 2037 et se résignant à une perte définitive de la région, plusieurs associations cultuelles ont entamé un marathon pour étudier la faisabilité d'un déplacement de la mosquée vers Yiliz, la ville ayant elle-même proposé plusieurs terrains. C'est l'Imam de Kuruç lui-même qui soutint l'idée du déplacement avec assez de vigueur pour donner rapidement corps au projet. Plusieurs entreprises spécialisées, dont certaines ayant déja témoigné de leur savoir-faire dans des déplacements de bátiments religieux dans le passé, avaient été contactées, et ont depuis travaillé au projet.
C'est la Région d'Éomathie qui a finalement livré un avis défavorable, ses experts ayant estimé que le transport feraient peser de trop nombreux risques sur l'édifice, dont les fondations profondes font jusqu'à 4 mètres. Le découpage en 125 morceaux, prévu par les devis, ne pouvait faire l'économie d'un endommagement notable de nombreuses pièces remarquables, boiseries, sculptures à même le bâti, etc. Le projet coûterait près de 950 millions de dragmes, financé par les EATs, plusieurs donateurs musulmans étrangers, et Musées internationaux. Le rapport de la Région souligne également les risques importants d'échec à la reconstruction, et ce malgré l'étayage d'acier promis en ajout à la structure.
Derrak Yiliç, représentant des enclaves autonomes au gouvernement cybistrien, était lui favorable au déplacement, arguant notamment du fait que les retombées touristiques de la gestion du bâtiment profiteraient à nouveau aux habitants de l'enclave, alors que Kuruç/Kralos n'est plus, jusqu'à nouvel ordre, qu'un camp militaire cybistrien. Le gouvernement, saisi, a pour l'instant confirmé l'expertise du ministère de la culture, qui met l'accent sur les insuffisances de structure pour le passage de deux ponts sur le trajet, trop petits apparemment pour plusieurs devis, et qui nécessiteraient un plus grand émiettement de certains morceaux du bâtiment.
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Arios
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15/11/2039 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Quand Commonwealth et Kars rachètent Lébira : les craintes d'Eraclea
[Url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354610#p354610]Les appels insistants de Cartagina pour se refinancer son quasiment restés sans réponses[/url], la thalassocratie multi-ethnique en guerre froide avec le continent aux étroites singularités nationales est dans un trou d'air financier - le coût exorbitant de la faillite d'une de ses principales banques, et les opérations de sauvetage préventif d'autres institutions, se sont rajoutés cette année à la longue liste des prestations sociales que distribue l'empire céruléo-algarbien pour empêcher ses sujets de le démembrer, entre crises nationalistes et misère sociale face à l'immigration et l'inflation.
Si quelques nains dytoliens dansent d'ores et déja sur l'effigie de l'État-voyou, c'est négliger le jeu plus subtil d'un autre géant, le Kars islamique, qui tel un habile parieur fortuné aux courses, a semblé voir dans Lébira le pur-sang prometteur de la décennie. Outre les rachats d'obligations, l'argent du pétrole lui permet de s'engager à répondre aux besoins de nouveaux emprunts, qui seront contractés en fin d'année pour combler un probable déficit estimé entre 8 et 15 milliards de dollars. La politique vespertienne ayant consisté, ces trois dernières années, à revaloriser les bourses et les salaires de fonctionnaires, y compris des militaires, Cartagina a besoin de l'argent des autres pour solder ses mercenaires.
Là où Héraclée-de-Cybistrie s'inquiète de ce tableau de solidarité, c'est davantage dans ces incursions financières karsaises dans la Ligue, que dans le risque d'une banqueroute lébirienne : Cartagina a la banque centrale la plus puissante du monde (si si), qui ne s'encombre d'aucun principe alors que l'intégralité de la monnaie est désormais dématérialisée, pour ne pas dire fictive, et serait totalement en mesure de faire financer par la BdM ses déficits. La solution de la planche à billets a jusque-là toujours été rejetée, par orthodoxie, mais le delirium anti-lébirien de nombreux États dytoliens risquerait à terme de l'y contraindre.
Si la concentration de la dette lébirienne entre les mains du Kars n'est pas si problématique en soi, les ventes annoncées du patrimoine immobilier lébirien, et autres biens publics, à fin de financement de l'État, constituera une nouvelle occasion pour le principal adversaire de la Cybistrie, de gagner en influence dans la Ligue, dont l'aide militaire fut si précieuse à Héraclée lors des conflits du XXème siècle. La redistribution des cartes en Cérulée est à suivre, beaucoup plus sinueuse que la politique brutale des bases militaires et des référendums d'auto-détermination. Quand au jeu des grands groupes du Commonwealth, ils anticipent notamment l'émancipation entamée de Cartagina vis-à-vis du vainqueur de 1950, et entendent rester influents en Cérulée tandis que se dessine, avec la politique algarbienne de Vesperto et l'affaiblissement historique de Lanfair, la redéfinition de leurs relations.
15/11/2039 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Quand Commonwealth et Kars rachètent Lébira : les craintes d'Eraclea
[Url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354610#p354610]Les appels insistants de Cartagina pour se refinancer son quasiment restés sans réponses[/url], la thalassocratie multi-ethnique en guerre froide avec le continent aux étroites singularités nationales est dans un trou d'air financier - le coût exorbitant de la faillite d'une de ses principales banques, et les opérations de sauvetage préventif d'autres institutions, se sont rajoutés cette année à la longue liste des prestations sociales que distribue l'empire céruléo-algarbien pour empêcher ses sujets de le démembrer, entre crises nationalistes et misère sociale face à l'immigration et l'inflation.
Si quelques nains dytoliens dansent d'ores et déja sur l'effigie de l'État-voyou, c'est négliger le jeu plus subtil d'un autre géant, le Kars islamique, qui tel un habile parieur fortuné aux courses, a semblé voir dans Lébira le pur-sang prometteur de la décennie. Outre les rachats d'obligations, l'argent du pétrole lui permet de s'engager à répondre aux besoins de nouveaux emprunts, qui seront contractés en fin d'année pour combler un probable déficit estimé entre 8 et 15 milliards de dollars. La politique vespertienne ayant consisté, ces trois dernières années, à revaloriser les bourses et les salaires de fonctionnaires, y compris des militaires, Cartagina a besoin de l'argent des autres pour solder ses mercenaires.
Là où Héraclée-de-Cybistrie s'inquiète de ce tableau de solidarité, c'est davantage dans ces incursions financières karsaises dans la Ligue, que dans le risque d'une banqueroute lébirienne : Cartagina a la banque centrale la plus puissante du monde (si si), qui ne s'encombre d'aucun principe alors que l'intégralité de la monnaie est désormais dématérialisée, pour ne pas dire fictive, et serait totalement en mesure de faire financer par la BdM ses déficits. La solution de la planche à billets a jusque-là toujours été rejetée, par orthodoxie, mais le delirium anti-lébirien de nombreux États dytoliens risquerait à terme de l'y contraindre.
Si la concentration de la dette lébirienne entre les mains du Kars n'est pas si problématique en soi, les ventes annoncées du patrimoine immobilier lébirien, et autres biens publics, à fin de financement de l'État, constituera une nouvelle occasion pour le principal adversaire de la Cybistrie, de gagner en influence dans la Ligue, dont l'aide militaire fut si précieuse à Héraclée lors des conflits du XXème siècle. La redistribution des cartes en Cérulée est à suivre, beaucoup plus sinueuse que la politique brutale des bases militaires et des référendums d'auto-détermination. Quand au jeu des grands groupes du Commonwealth, ils anticipent notamment l'émancipation entamée de Cartagina vis-à-vis du vainqueur de 1950, et entendent rester influents en Cérulée tandis que se dessine, avec la politique algarbienne de Vesperto et l'affaiblissement historique de Lanfair, la redéfinition de leurs relations.
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Arios
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/05/190505103400990586.png[/img]
17/11/2039 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Pourquoi Antigone II s'est finalement décidé à prêter main forte à Diodote Ier de Phtiolide contre Ménélaos II Soter des Ménechmes, fils et général du Roi d'Illythie Ptolémée III, alors que celui-là lui avait volé sa sœur-épouse après la bataille de Sipar en -236
[Center][img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3f/Tetradrachm_of_Antigonus_Doson.jpg[/img]
Le Roi Antigone, sur une de ses monnaies[/center]
Il y a des mystères qui empêchent les honnêtes hommes de dormir, lorsqu'ils se consacrent à l'Histoire. Peut être que l'un d'entre eux est en passe de se résoudre, alors que la découverte de tablettes hiéroglyphiques dans la Mer d'Algarbe lors des sondages préalables à l'installation d'un câble internet entre Lebira et Atomia, semble apporter des réponses, qui calmeront à n'en pas douter certaines querelles.
Depuis la glorieuse épopée d'Alexandre, que l'on découvre chaque jour un peu plus comme un échec improvisé et préparatoire à l'annexion de l'Occident, de l'eau avait coulé sur les gués du Thorval et de bien d'autres pays. Quatre vingt ans après la mort du grand roi, probablement suite à une MST mal soignée qu'il avait attrapé auprès d'une prostituée karmale, rien ne va plus dans les restes du bel empire, et les petits-fils et neveux lésés du Lion balkanique s'entre-déchirent dans d'éternelles et sanguinaires luttes pour la domination des campagnes et des ports de la Cérulée hellénistique.
La Cybistrie, porte de l'Orient continental, fait plutôt figure de havre de paix, si l'on excepte de rares et spectaculaires erreurs d'orientation de cavaliers arabes, rapidement mâtés. Ce qui n'est pas encore la Césaride se nomme communément la Cybistrie, région verdoyante de vergers et de gras troupeaux menés par de solides éphèbes hellènes à moitié nus. Sa capitale régionale fait autorité sur les cités helléniques, phéniciennes et nabatéennes de la Thesphaée et de l'Éomathie actuelles. L'ensemble fait partie du royaume d'Antigone Hiérax, établi sur de vastes régions arables de la Marquésie du nord et gardien des caravansérails du Xiros, passage difficile vers les montagnes séleucides du grand est.
De l'autre coté de la Cérulée, le royaume hellénistique d'Illythie est le théâtre de sympathiques syncrétismes intéressés de la part de la famille des Ptolémides, descendants du grand général d'Alexandre, qui avait eu le courage d'aller chercher là-bas les devises nécessaires pour financer l'appétît urbanistique du jeune monarque. Soucieux de ménager les traditions de leurs nouveaux sujets, les Ptolémides avaient pris l'initiative de s'essayer au mariage d'inceste, autant qu'au maintien dans le giron d'Atomia des anciens comptoirs céruléens dominés par les Pharaons, depuis mille ans, par intermitence - desquels ils importaient essentiellement du bois. Des comptoirs illythes, à la fin du IIIème siècle, mitaient le littoral cybistrien, répondant de l'archipel ptolémaïque des Ménechmes, sous la coupe de Ménélaos, qui devant la hausse exorbitante des prix de l'esclave-rameur, avait saisit l'audace de se constituer une véritable souveraineté propre dès les alentours de -240.
À l'époque, la Phtiolide fait figure d'enfant terrible de la Cybistrie. La région nord, où les Hellènes étaient installés en solides cités avant même l'arrivée d'Alexandre, fragilise Antigone dans sa maitrise des routes du nord vers l'Orient. Pourtant, le basileus en est très dépendant, les années sèches, lorsque le passage par le désert de Xiros n'est plus possible faute d'eau dans les oasis. Les Pthiolidotes poussent le vice, en 242 av. JC, à unir leurs forces dans la Ligue d'Echon, derrière le pirate Diodote, rebelle et vainqueur des "Illythes" qui occupaient jusque-là l'ancien comptoir phénicien. Diodote prétend d'abord garantir aux cités de Phtiolide le respect de leurs coutumes politiques hellènes, face aux prétentions vampirisantes et brutalement orientales d'Antigone et de la Cybistrie - puis pris d'une phobie administrative devant l'appareil d'État de Héraclée, il tente de s'assurer une indépendance prospère, libéré des risques venant du nord à cause des invasions celtiques qui occupent les voisins, fondée sur les mines de sel du territoire.
L'aventure diodotique dure. De 245 à 236, la Phtiolide remporte succès sur victoire face aux rangées de hoplites alignées par Ménélaos et Antigonos, face aux mercenaires celtes, aux cavaliers des steppes ou aux corsaires puniques que lui envoient dessus les différents monarques de la région. Fort d'une flotte ménechméenne capturée à Akroinon à Ménélaos en 238, Diodote tente la traversée pour chasser les Illythes de l'actuelle île du Caskar. Après un voyage de trois semaines, avec 5 000 hoplites, 1200 frondeurs et 20 éléphants, les Phtiolidotes libres constatent que les ports de l'île ont déja été raflés par Antigonos. Diodote décharge, tente quelques vols d'agrumes et de verdure contre les indigènes, donne à boire aux pachidermes... et essuie l'attaque surprise d'Antigonos, dont le fils et la sœur-femme étaient restés sur les lieux en vacance... pour s'assurer que l'émergence d'une petite principauté caskaro-antigonique ne se ferait pas contre les intérêts d'un roi reparti en urgence pour l'Alilée.
Diodote perd 1200 hommes dans les deux semaines de combat qu'il subit durant son séjour. Mais il parvient à capturer la sœur-femme d'Antigonos, de pure ascendance filipiadique, dans des circonstances mystérieuses. Les tablettes récemment découvertes sous l'eau, apparemment destinées à la Haute-Illythie où l'usage et la lecture de l'illythe hiéroglyphique se maintenait au troisième siècle, à l'abri de l'alphabet et de la langue hellène, nous apprennent qu'Antigonos II était fêté comme Soter/sauveur dans la ville punique de Gataal, actuelle Duzzo en Nazalie, au moins depuis 239. Le roi cybistrien possédait donc des territoires sur la rive algarbienne, probablement acquis au détriment de la cité punique de Cartagina. Mais en 236, quand Diodote est au Caskar, tout porte à croire qu'Antigonos est déja allié avec les Cartaginiens, puisque l'on sait que des hoplites hellènes, non des mercenaires, combattent les Illythes et illytho-berbères de Ptolémée aux côtés de Cartagina, dans l'actuelle île de Degirba et son détroit, durant l'hiver 237-236. La reconnaissance d'Antigone par Gataal semble indiquer que le Cybistrien est bien le fameux allié hellénistique de Cartagina face aux Ptolémides.
C'est donc tout naturellement qu'en 233, trois ans après avoir pris congé de sa tendre sœur, Antigone envoie un de ses généraux, Persée Monophtalmos, appuyer la Ligue d'Echon, en Phtiolide, contre l'armée de Ménélaos, qui avait pour l'occasion, désireux de reprendre ses ports phtiolidotes, réuni tous les Hellènes et Phéniciens capables de porter une arme, et pas trop sensibles à la houle de la mer pourpre au printemps. Alors que l'on croyait Antigone et Ménélas alliés en Marquésie, au moins jusqu'en 224, les nouveaux éclairages sur la situation algarbienne nous apprennent que la Cybistrie affrontait à nouveau les Illythes dès 236, y compris l'héritier Ménélas vite rentré dans le giron familial, suite au raid celtibère sur sa ville de Miliameni en 238.
Grâce aux renforts d'Antigone, la Phtiolide sauve ses places fortes et son indépendance, poursuivant le rêve de liberté jusqu'à la mort du roi de Strophades, en 211, qui met fin à la Ligue d'Echon, emportant avec lui l'esprit d'une génération. Après la victoire d'Echon, Diodote renvoie Laocée à son frère-époux, et un traité d'amitié est signé, jusque-là incompris, permettant de mettre fin au litige territorial autour du commerce. Nous sommes en -233 - cinquante ans plus tard, les légions latines débarquent dans l'actuelle Arovaquie, ralliant à elles plusieurs cités hellènes contre le pouvoir du basileus héritier d'Alexandre.
17/11/2039 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Pourquoi Antigone II s'est finalement décidé à prêter main forte à Diodote Ier de Phtiolide contre Ménélaos II Soter des Ménechmes, fils et général du Roi d'Illythie Ptolémée III, alors que celui-là lui avait volé sa sœur-épouse après la bataille de Sipar en -236
[Center][img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3f/Tetradrachm_of_Antigonus_Doson.jpg[/img]
Le Roi Antigone, sur une de ses monnaies[/center]
Il y a des mystères qui empêchent les honnêtes hommes de dormir, lorsqu'ils se consacrent à l'Histoire. Peut être que l'un d'entre eux est en passe de se résoudre, alors que la découverte de tablettes hiéroglyphiques dans la Mer d'Algarbe lors des sondages préalables à l'installation d'un câble internet entre Lebira et Atomia, semble apporter des réponses, qui calmeront à n'en pas douter certaines querelles.
Depuis la glorieuse épopée d'Alexandre, que l'on découvre chaque jour un peu plus comme un échec improvisé et préparatoire à l'annexion de l'Occident, de l'eau avait coulé sur les gués du Thorval et de bien d'autres pays. Quatre vingt ans après la mort du grand roi, probablement suite à une MST mal soignée qu'il avait attrapé auprès d'une prostituée karmale, rien ne va plus dans les restes du bel empire, et les petits-fils et neveux lésés du Lion balkanique s'entre-déchirent dans d'éternelles et sanguinaires luttes pour la domination des campagnes et des ports de la Cérulée hellénistique.
La Cybistrie, porte de l'Orient continental, fait plutôt figure de havre de paix, si l'on excepte de rares et spectaculaires erreurs d'orientation de cavaliers arabes, rapidement mâtés. Ce qui n'est pas encore la Césaride se nomme communément la Cybistrie, région verdoyante de vergers et de gras troupeaux menés par de solides éphèbes hellènes à moitié nus. Sa capitale régionale fait autorité sur les cités helléniques, phéniciennes et nabatéennes de la Thesphaée et de l'Éomathie actuelles. L'ensemble fait partie du royaume d'Antigone Hiérax, établi sur de vastes régions arables de la Marquésie du nord et gardien des caravansérails du Xiros, passage difficile vers les montagnes séleucides du grand est.
De l'autre coté de la Cérulée, le royaume hellénistique d'Illythie est le théâtre de sympathiques syncrétismes intéressés de la part de la famille des Ptolémides, descendants du grand général d'Alexandre, qui avait eu le courage d'aller chercher là-bas les devises nécessaires pour financer l'appétît urbanistique du jeune monarque. Soucieux de ménager les traditions de leurs nouveaux sujets, les Ptolémides avaient pris l'initiative de s'essayer au mariage d'inceste, autant qu'au maintien dans le giron d'Atomia des anciens comptoirs céruléens dominés par les Pharaons, depuis mille ans, par intermitence - desquels ils importaient essentiellement du bois. Des comptoirs illythes, à la fin du IIIème siècle, mitaient le littoral cybistrien, répondant de l'archipel ptolémaïque des Ménechmes, sous la coupe de Ménélaos, qui devant la hausse exorbitante des prix de l'esclave-rameur, avait saisit l'audace de se constituer une véritable souveraineté propre dès les alentours de -240.
À l'époque, la Phtiolide fait figure d'enfant terrible de la Cybistrie. La région nord, où les Hellènes étaient installés en solides cités avant même l'arrivée d'Alexandre, fragilise Antigone dans sa maitrise des routes du nord vers l'Orient. Pourtant, le basileus en est très dépendant, les années sèches, lorsque le passage par le désert de Xiros n'est plus possible faute d'eau dans les oasis. Les Pthiolidotes poussent le vice, en 242 av. JC, à unir leurs forces dans la Ligue d'Echon, derrière le pirate Diodote, rebelle et vainqueur des "Illythes" qui occupaient jusque-là l'ancien comptoir phénicien. Diodote prétend d'abord garantir aux cités de Phtiolide le respect de leurs coutumes politiques hellènes, face aux prétentions vampirisantes et brutalement orientales d'Antigone et de la Cybistrie - puis pris d'une phobie administrative devant l'appareil d'État de Héraclée, il tente de s'assurer une indépendance prospère, libéré des risques venant du nord à cause des invasions celtiques qui occupent les voisins, fondée sur les mines de sel du territoire.
L'aventure diodotique dure. De 245 à 236, la Phtiolide remporte succès sur victoire face aux rangées de hoplites alignées par Ménélaos et Antigonos, face aux mercenaires celtes, aux cavaliers des steppes ou aux corsaires puniques que lui envoient dessus les différents monarques de la région. Fort d'une flotte ménechméenne capturée à Akroinon à Ménélaos en 238, Diodote tente la traversée pour chasser les Illythes de l'actuelle île du Caskar. Après un voyage de trois semaines, avec 5 000 hoplites, 1200 frondeurs et 20 éléphants, les Phtiolidotes libres constatent que les ports de l'île ont déja été raflés par Antigonos. Diodote décharge, tente quelques vols d'agrumes et de verdure contre les indigènes, donne à boire aux pachidermes... et essuie l'attaque surprise d'Antigonos, dont le fils et la sœur-femme étaient restés sur les lieux en vacance... pour s'assurer que l'émergence d'une petite principauté caskaro-antigonique ne se ferait pas contre les intérêts d'un roi reparti en urgence pour l'Alilée.
Diodote perd 1200 hommes dans les deux semaines de combat qu'il subit durant son séjour. Mais il parvient à capturer la sœur-femme d'Antigonos, de pure ascendance filipiadique, dans des circonstances mystérieuses. Les tablettes récemment découvertes sous l'eau, apparemment destinées à la Haute-Illythie où l'usage et la lecture de l'illythe hiéroglyphique se maintenait au troisième siècle, à l'abri de l'alphabet et de la langue hellène, nous apprennent qu'Antigonos II était fêté comme Soter/sauveur dans la ville punique de Gataal, actuelle Duzzo en Nazalie, au moins depuis 239. Le roi cybistrien possédait donc des territoires sur la rive algarbienne, probablement acquis au détriment de la cité punique de Cartagina. Mais en 236, quand Diodote est au Caskar, tout porte à croire qu'Antigonos est déja allié avec les Cartaginiens, puisque l'on sait que des hoplites hellènes, non des mercenaires, combattent les Illythes et illytho-berbères de Ptolémée aux côtés de Cartagina, dans l'actuelle île de Degirba et son détroit, durant l'hiver 237-236. La reconnaissance d'Antigone par Gataal semble indiquer que le Cybistrien est bien le fameux allié hellénistique de Cartagina face aux Ptolémides.
C'est donc tout naturellement qu'en 233, trois ans après avoir pris congé de sa tendre sœur, Antigone envoie un de ses généraux, Persée Monophtalmos, appuyer la Ligue d'Echon, en Phtiolide, contre l'armée de Ménélaos, qui avait pour l'occasion, désireux de reprendre ses ports phtiolidotes, réuni tous les Hellènes et Phéniciens capables de porter une arme, et pas trop sensibles à la houle de la mer pourpre au printemps. Alors que l'on croyait Antigone et Ménélas alliés en Marquésie, au moins jusqu'en 224, les nouveaux éclairages sur la situation algarbienne nous apprennent que la Cybistrie affrontait à nouveau les Illythes dès 236, y compris l'héritier Ménélas vite rentré dans le giron familial, suite au raid celtibère sur sa ville de Miliameni en 238.
Grâce aux renforts d'Antigone, la Phtiolide sauve ses places fortes et son indépendance, poursuivant le rêve de liberté jusqu'à la mort du roi de Strophades, en 211, qui met fin à la Ligue d'Echon, emportant avec lui l'esprit d'une génération. Après la victoire d'Echon, Diodote renvoie Laocée à son frère-époux, et un traité d'amitié est signé, jusque-là incompris, permettant de mettre fin au litige territorial autour du commerce. Nous sommes en -233 - cinquante ans plus tard, les légions latines débarquent dans l'actuelle Arovaquie, ralliant à elles plusieurs cités hellènes contre le pouvoir du basileus héritier d'Alexandre.
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Arios
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/05/190505103400990586.png[/img]
26/11/2039 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Le raz-de-marée dévoile des vestiges d'un port atuzzite en Alilée
[Center][img]https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTCjlZxr0cwpefPOtfjty4L6j7OWq8JCtX3MxZqXWOtWIcUiYqG[/img]
Extrait du bas-relief atuzzite de l'ancienne cité de Goldapi, en Phtiolide[/center]
L'anecdote est rapportée par le journal lébirien L'Eco di Miliameni : un promeneur effectuant du camping sauvage dans les dunes non loin de Calafiore, hostile aux médias et passioné de chasse au trésor, était sur la plage avec son détecteur de métaux, lorsque la mer s'est retirée à sa grande surprise. Comprenant ce qui était en train d'arriver, et trop peu audacieux pour aller sonder le sable exceptionnellement émergé, l'homme de 62 ans remonte sur la dune et escalade dans un pin parasol, alors que menace au loin le rouleau. "Je pensais que ce serait plus violent, et que je n'aurais pas eu le temps de regagner ma voiture" s'explique l'amateur d'antiquités.
Patientant deux heures dans l'arbre, alternant de fesse pour soulager sa peau contre l'écorce, le promeneur contemple un spectacle relativement calme à la surface, pendant que le fond marin au large est labouré par la vague. À sa redescente sur la.plage jonchée de plastiques, il remet en route son compagnon et entame alors trois heures des fouilles les plus fructueuses de sa carrière de passionné. "La plupart du temps, je ne ramasse que des bouts de fer sans intérêt, des morceaux de canettes que les ouvriers municipaux consciencieux ont passé à la débroussailleuse, des douilles de la Grande guerre, ou des préservatifs connectés usagés.", cette fois-ci pourtant, la chance a souri à ce persévérant personnage.
En trois heures, l'homme ramasse 430 pièces de cuivre et d'or, provenant d'Illythie, frappées à l'effigie des Pharaon Ametopi VII ou Aro II, deux écuelles en métal, divers pointes de flêches, la pointe d'une lance, des morceaux de balance et un petit coffret à amulette. Les artefacts retrouvés par l'honnête citoyen livrent leurs premiers secrets, d'après les services archéologiques de Miliameni, qui parlent de reliques du IIème millénaire avant JC, du Moyen-Empire illythe mais aussi de la civilisation d'Atuzza, qui brillait à cette époque sur la majeure partie de la Cybistrie, riche de vestiges de pierre et d'objets d'art datant de cette période.
Deux jours après, Cartagina communiquait sur la découverte d'importantes ruines côtières sous-marines, en face de la plage, des restes probables "d'une jetée ou d'un village de proto-éleveurs". Quatre à cinq bâtiments d'une vingtaines de mètres carrés chacun, desquels auraient été extraits par la vague les objets trouvés par le promeneur, gisaient là depuis plus de trois mille ans, certaines pierres dans les parties les plus hautes portant des inscriptions cunéiformes qui orientent les recherches vers un passé atuzzite du site, malgré le caractère illythe pharaonique des monnaies découvertes sur site.
"Le lieu témoigne en faveur de la théorie d'échanges importants entre les civilisations illythe et atuzzite, avant qu'Atuzza ne tombe en décadence sous la pression militaire des Babéliens, venus de l'Est. Atuzza parcourait la Cérulée, en fait envoyait ses vassaux phéniciens le faire pour elle... pendant que les vassaux de l'Illythie, parfois eux-même phéniciens, mais plutôt minoens, en faisaient de même. On savait que l'Alilée était une potentielle zone de rencontre - l'île était très riche en mines d'argent à l'époque -, mais on manquait de sites présentant à la fois des caractéristiques atuzzites et des vestiges issus du monde illythe. Il faut penser à la prouesse de ces civilisations, près de mille ans avant le miracle hellénique." commente Adalberto Peruggini, archéologue qui se verra confier la mission d'étude du site dégagé par les éléments... mais à nouveau sous l'eau.
26/11/2039 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Le raz-de-marée dévoile des vestiges d'un port atuzzite en Alilée
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Extrait du bas-relief atuzzite de l'ancienne cité de Goldapi, en Phtiolide[/center]
L'anecdote est rapportée par le journal lébirien L'Eco di Miliameni : un promeneur effectuant du camping sauvage dans les dunes non loin de Calafiore, hostile aux médias et passioné de chasse au trésor, était sur la plage avec son détecteur de métaux, lorsque la mer s'est retirée à sa grande surprise. Comprenant ce qui était en train d'arriver, et trop peu audacieux pour aller sonder le sable exceptionnellement émergé, l'homme de 62 ans remonte sur la dune et escalade dans un pin parasol, alors que menace au loin le rouleau. "Je pensais que ce serait plus violent, et que je n'aurais pas eu le temps de regagner ma voiture" s'explique l'amateur d'antiquités.
Patientant deux heures dans l'arbre, alternant de fesse pour soulager sa peau contre l'écorce, le promeneur contemple un spectacle relativement calme à la surface, pendant que le fond marin au large est labouré par la vague. À sa redescente sur la.plage jonchée de plastiques, il remet en route son compagnon et entame alors trois heures des fouilles les plus fructueuses de sa carrière de passionné. "La plupart du temps, je ne ramasse que des bouts de fer sans intérêt, des morceaux de canettes que les ouvriers municipaux consciencieux ont passé à la débroussailleuse, des douilles de la Grande guerre, ou des préservatifs connectés usagés.", cette fois-ci pourtant, la chance a souri à ce persévérant personnage.
En trois heures, l'homme ramasse 430 pièces de cuivre et d'or, provenant d'Illythie, frappées à l'effigie des Pharaon Ametopi VII ou Aro II, deux écuelles en métal, divers pointes de flêches, la pointe d'une lance, des morceaux de balance et un petit coffret à amulette. Les artefacts retrouvés par l'honnête citoyen livrent leurs premiers secrets, d'après les services archéologiques de Miliameni, qui parlent de reliques du IIème millénaire avant JC, du Moyen-Empire illythe mais aussi de la civilisation d'Atuzza, qui brillait à cette époque sur la majeure partie de la Cybistrie, riche de vestiges de pierre et d'objets d'art datant de cette période.
Deux jours après, Cartagina communiquait sur la découverte d'importantes ruines côtières sous-marines, en face de la plage, des restes probables "d'une jetée ou d'un village de proto-éleveurs". Quatre à cinq bâtiments d'une vingtaines de mètres carrés chacun, desquels auraient été extraits par la vague les objets trouvés par le promeneur, gisaient là depuis plus de trois mille ans, certaines pierres dans les parties les plus hautes portant des inscriptions cunéiformes qui orientent les recherches vers un passé atuzzite du site, malgré le caractère illythe pharaonique des monnaies découvertes sur site.
"Le lieu témoigne en faveur de la théorie d'échanges importants entre les civilisations illythe et atuzzite, avant qu'Atuzza ne tombe en décadence sous la pression militaire des Babéliens, venus de l'Est. Atuzza parcourait la Cérulée, en fait envoyait ses vassaux phéniciens le faire pour elle... pendant que les vassaux de l'Illythie, parfois eux-même phéniciens, mais plutôt minoens, en faisaient de même. On savait que l'Alilée était une potentielle zone de rencontre - l'île était très riche en mines d'argent à l'époque -, mais on manquait de sites présentant à la fois des caractéristiques atuzzites et des vestiges issus du monde illythe. Il faut penser à la prouesse de ces civilisations, près de mille ans avant le miracle hellénique." commente Adalberto Peruggini, archéologue qui se verra confier la mission d'étude du site dégagé par les éléments... mais à nouveau sous l'eau.
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Arios
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3_01_2040 - Haberci[/Center]
La "disette" toucherait 100 000 personnes par an, essentiellement en ville
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/09/01/190901101727532634.png[/img]
Une famille de Yilliz, sans revenus[/center]
Inactivité et difficultés d'accès à la distribution alimentaire sont les causes majeures des troubles alimentaires, liés à la grande pauvreté et à l'isolement social. Si l'économie des enclaves autonomes n'est un secret pour personne, on sous-estime encore grandement la misère dans laquelle sont plongés des centaines de milliers de personnes. Lors des fouilles de l'enclave de Yilliz par l'Armée cybistrienne en octobre dernier, plusieurs quartiers se sont retrouvés bloqués, et leurs habitants sans possibilité d'accéder aux épiceries (parmi d'autres commerces) situés en dehors des périmètres de sécurité, et ce pendant près d'une semaine : un exemple parmi d'autres du décalage entre les injonctions sécuritaires d'un État "moderne", la Cybistrie, et la réalité misérable de populations marginalisées, et de fait privées de droits civiques, et de droits tout courts parmi lesquels celui de pouvoir accéder facilement à un emploi...
C'est le cabinet du Représentant des EAT auprès du gouvernement cybistrien, Derrak Yiliç, qui a commandé à l'Observatoire Alimentaire du Secours Islamique l'enquête de terrain qui, rendue ce 2 janvier au ministre, conclue sur ces chiffres : le nombre de personnes souffrant de troubles alimentaires franchirait depuis deux ans la barre des 100 000, soient plus d'un sixième de la population des Enclaves Autonomes Turciques. "C'est toute l'économie des Enclaves qui est asphyxiée, asphyxiante. Les gens n'ont pas de travail, ils n'ont donc pas d'argent, les commerces qui ouvrent ne durent jamais longtemps en dehors de certaines zones plus prospères que la moyenne, car il n'y a pas les rentrées suffisantes. Plusieurs groupes mafieux opèrent, défendant en fait les intérêts de quelques familles du haut du panier, on peut imaginer avec la complicité d'une partie des autorités. Le résultat est que l'accès aux ressources alimentaires est difficile, et lorsqu'il est possible, l'argent n'est pas toujours là. Plus de la moitié de la population des Enclaves a profité de distributions alimentaires de charité en 2039, au moins une fois, c'est énorme." explique Acelya Müberra, co-rapporteuse du rapport.
Le quotidien de dizaines de milliers d'adultes se résume à des aller-retours entre les tapis du salon, et le tapis du balcon. Dans des appartements rapiécés, sous-loués à l'extrême, s'entassent plusieurs familles, dans des conditions d'inconfort notables. Dehors, le manque d'opportunité s'ajoute à l'insécurité de certains quartiers, tandis que se sont étendus, ces dix dernières années, les bidonvilles autour de cités déjà délabrées, et portant toujours les stigmates d'une guerre déjà vieille de 35 ans. L'espérance a longtemps été la cause du retard pris par les territoires turciques pour relever la tête : on a espéré de meilleures conditions de paix, on a espéré un secours des pays turcs, du monde musulman, on a espéré une révolte, on s'est laissé berné par le fantasme eschatologique d'une solution venue d'en haut - pendant, diront certains, que la Cybistrie refermait son piège sur les Enclaves. La situation de pauvreté est devenue telle que l'on se plait à soutenir, secrètement bien sûr, la réussite du projet du Gouvernement d'Eraclea : l'instauration d'une aide individuelle universelle, un revenu que toucheraient tous les Enclavés, leur permettant d'accéder à du pouvoir d'achat, le seul pour certaines familles ne vivant que des dons alimentaires d'associations, ou de particuliers.
3_01_2040 - Haberci[/Center]
La "disette" toucherait 100 000 personnes par an, essentiellement en ville
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Une famille de Yilliz, sans revenus[/center]
Inactivité et difficultés d'accès à la distribution alimentaire sont les causes majeures des troubles alimentaires, liés à la grande pauvreté et à l'isolement social. Si l'économie des enclaves autonomes n'est un secret pour personne, on sous-estime encore grandement la misère dans laquelle sont plongés des centaines de milliers de personnes. Lors des fouilles de l'enclave de Yilliz par l'Armée cybistrienne en octobre dernier, plusieurs quartiers se sont retrouvés bloqués, et leurs habitants sans possibilité d'accéder aux épiceries (parmi d'autres commerces) situés en dehors des périmètres de sécurité, et ce pendant près d'une semaine : un exemple parmi d'autres du décalage entre les injonctions sécuritaires d'un État "moderne", la Cybistrie, et la réalité misérable de populations marginalisées, et de fait privées de droits civiques, et de droits tout courts parmi lesquels celui de pouvoir accéder facilement à un emploi...
C'est le cabinet du Représentant des EAT auprès du gouvernement cybistrien, Derrak Yiliç, qui a commandé à l'Observatoire Alimentaire du Secours Islamique l'enquête de terrain qui, rendue ce 2 janvier au ministre, conclue sur ces chiffres : le nombre de personnes souffrant de troubles alimentaires franchirait depuis deux ans la barre des 100 000, soient plus d'un sixième de la population des Enclaves Autonomes Turciques. "C'est toute l'économie des Enclaves qui est asphyxiée, asphyxiante. Les gens n'ont pas de travail, ils n'ont donc pas d'argent, les commerces qui ouvrent ne durent jamais longtemps en dehors de certaines zones plus prospères que la moyenne, car il n'y a pas les rentrées suffisantes. Plusieurs groupes mafieux opèrent, défendant en fait les intérêts de quelques familles du haut du panier, on peut imaginer avec la complicité d'une partie des autorités. Le résultat est que l'accès aux ressources alimentaires est difficile, et lorsqu'il est possible, l'argent n'est pas toujours là. Plus de la moitié de la population des Enclaves a profité de distributions alimentaires de charité en 2039, au moins une fois, c'est énorme." explique Acelya Müberra, co-rapporteuse du rapport.
Le quotidien de dizaines de milliers d'adultes se résume à des aller-retours entre les tapis du salon, et le tapis du balcon. Dans des appartements rapiécés, sous-loués à l'extrême, s'entassent plusieurs familles, dans des conditions d'inconfort notables. Dehors, le manque d'opportunité s'ajoute à l'insécurité de certains quartiers, tandis que se sont étendus, ces dix dernières années, les bidonvilles autour de cités déjà délabrées, et portant toujours les stigmates d'une guerre déjà vieille de 35 ans. L'espérance a longtemps été la cause du retard pris par les territoires turciques pour relever la tête : on a espéré de meilleures conditions de paix, on a espéré un secours des pays turcs, du monde musulman, on a espéré une révolte, on s'est laissé berné par le fantasme eschatologique d'une solution venue d'en haut - pendant, diront certains, que la Cybistrie refermait son piège sur les Enclaves. La situation de pauvreté est devenue telle que l'on se plait à soutenir, secrètement bien sûr, la réussite du projet du Gouvernement d'Eraclea : l'instauration d'une aide individuelle universelle, un revenu que toucheraient tous les Enclavés, leur permettant d'accéder à du pouvoir d'achat, le seul pour certaines familles ne vivant que des dons alimentaires d'associations, ou de particuliers.
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Arios
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5_01_2040 - Haberci[/Center]
Cet ethnocide qui se cache derrière le projet de la gauche gouvernementale
[center][img]https://s1.qwant.com/thumbr/0x0/9/d/fbf9f705462ce2a2003c4c71e2f70520b36e65cd7d17f029265353a50e392b/2u5t45h.jpg?u=https%3A%2F%2Fturkophile.files.wordpress.com%2F2010%2F04%2F2u5t45h.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1[/img]
La Cybistrie veut scolariser chez elle les petites filles turciques[/center]
Il est sûr qu'en ces temps d'insécurité réelle et politique, les courants de gouvernement en Cybistrie sont obligés de piocher chez leurs voisins, dans les ailes extrémistes, les idées qui leur permettent de paraître encore en phase avec des pans marginalisés de l'électorat. Amputée des socialistes d'Oi Ergazo' et du KCE pro-turcique, la Koinokini Dimokratia a besoins de résultats pour convaincre sur son apport au nouveau gouvernement, et ne pas être seulement la deuxième jambe morte dont a besoin Anestis Plastiras pour rester aux manettes.
La gauche sociale-libérale ne représente plus que 24 sièges sur 120 à la Vouli cybistrienne. Un faible rang, au point que la coalition formée l'été dernier a dû s'appuyer sur le micro-parti orphique pour s'assurer une majorité parlementaire. KD, avec son apparente généreuse proposition d'accueil scolaire des petites filles turciques dans le parcours cybistrien, tente-elle vraiment de faire plaisir à l'extrême-gauche cybistrienne, qui prône l'intégration douce et inclusive ?
Il y a fort à parier que ce plan scolaire est davantage une manœuvre de Plastiras pour élargir à droite, lui qui est désormais privé de nombreux électeurs depuis sa rupture avec Chora Mas, conglomérat de racistes éhontés et de zélés de l'ordre qui ne voient pas le massacre qui se profile au bout du tunnel qu'est cette aventure politique. Ramener à lui des Cybistriens écervelés par les reportages chocs sur des attentats permanents qui n'auraient pour seule cause qu'une haine viscérale des musulmans pour la paix ; des braves gens un peu cons, qui verraient d'un bon oeil que les petites cybistriennes soient ainsi sorties, libérées, de cet oppressant cycle culturel qui en ferait tout natutellement des futures mères de terroristes... et cela, dans un évident élan humaniste, avec le sens du devoir de générosité accompli.
La vieille sociale-démocratie utilisée malgré elle pour présenter un plan visant en réalité à rapter des petites filles, pour les acculturer et en faire plus tard de solides mères helléniques. "Autant d'enfants turciques qui ne naitront pas" se félicitait le bourreau Nikos Theopoulos lors de la guerre de 1992-1995, justifiant qu'il ne faisait aucune distinction entre les hommes turciques combattants, et les femmes piégeuses enrôlées de force, lors de ses opérations illégales d'exécutions de prisonniers. Il a bénéficié de la série d'amnistie de la fin des années 1990, et terminé sa vie heureux dans son pavillon de la côte zémélienne en Arovaquie, jusqu'à sa mort naturelle en 2024. Autant de filles turciques qui grandiront en Cybistrie, penseront en Cybistriennes, et finiront par épouser un Cybistrien et à élever des enfants cybistriens, qui nous haïront. Autant d'enfants turciques qui ne naitront pas, pourrait-on dire à notre tour devant ce projet si humaniste.
5_01_2040 - Haberci[/Center]
Cet ethnocide qui se cache derrière le projet de la gauche gouvernementale
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La Cybistrie veut scolariser chez elle les petites filles turciques[/center]
Il est sûr qu'en ces temps d'insécurité réelle et politique, les courants de gouvernement en Cybistrie sont obligés de piocher chez leurs voisins, dans les ailes extrémistes, les idées qui leur permettent de paraître encore en phase avec des pans marginalisés de l'électorat. Amputée des socialistes d'Oi Ergazo' et du KCE pro-turcique, la Koinokini Dimokratia a besoins de résultats pour convaincre sur son apport au nouveau gouvernement, et ne pas être seulement la deuxième jambe morte dont a besoin Anestis Plastiras pour rester aux manettes.
La gauche sociale-libérale ne représente plus que 24 sièges sur 120 à la Vouli cybistrienne. Un faible rang, au point que la coalition formée l'été dernier a dû s'appuyer sur le micro-parti orphique pour s'assurer une majorité parlementaire. KD, avec son apparente généreuse proposition d'accueil scolaire des petites filles turciques dans le parcours cybistrien, tente-elle vraiment de faire plaisir à l'extrême-gauche cybistrienne, qui prône l'intégration douce et inclusive ?
Il y a fort à parier que ce plan scolaire est davantage une manœuvre de Plastiras pour élargir à droite, lui qui est désormais privé de nombreux électeurs depuis sa rupture avec Chora Mas, conglomérat de racistes éhontés et de zélés de l'ordre qui ne voient pas le massacre qui se profile au bout du tunnel qu'est cette aventure politique. Ramener à lui des Cybistriens écervelés par les reportages chocs sur des attentats permanents qui n'auraient pour seule cause qu'une haine viscérale des musulmans pour la paix ; des braves gens un peu cons, qui verraient d'un bon oeil que les petites cybistriennes soient ainsi sorties, libérées, de cet oppressant cycle culturel qui en ferait tout natutellement des futures mères de terroristes... et cela, dans un évident élan humaniste, avec le sens du devoir de générosité accompli.
La vieille sociale-démocratie utilisée malgré elle pour présenter un plan visant en réalité à rapter des petites filles, pour les acculturer et en faire plus tard de solides mères helléniques. "Autant d'enfants turciques qui ne naitront pas" se félicitait le bourreau Nikos Theopoulos lors de la guerre de 1992-1995, justifiant qu'il ne faisait aucune distinction entre les hommes turciques combattants, et les femmes piégeuses enrôlées de force, lors de ses opérations illégales d'exécutions de prisonniers. Il a bénéficié de la série d'amnistie de la fin des années 1990, et terminé sa vie heureux dans son pavillon de la côte zémélienne en Arovaquie, jusqu'à sa mort naturelle en 2024. Autant de filles turciques qui grandiront en Cybistrie, penseront en Cybistriennes, et finiront par épouser un Cybistrien et à élever des enfants cybistriens, qui nous haïront. Autant d'enfants turciques qui ne naitront pas, pourrait-on dire à notre tour devant ce projet si humaniste.
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Arios
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7_01_2040 - Haberci[/Center]
La Fédération Güzélique de Lutte à l'huile inquiétée par les autorités cybistriennes
[center][img]https://s1.qwant.com/thumbr/0x0/a/9/a52a127794b5776a2bb71edbccce304e99db74a4962b66b172dbf08aae4aa2/kirkpinar6.jpg?u=https%3A%2F%2Fwww.trakyanet.com%2Fimages%2Ftrakya%2Fedirne%2Fedirne%2Fimages%2Fkirkpinar6.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1[/img]
Un combat lors d'une compétition locale près d'Erdan[/center]
La lutte à l'huile relève-t'elle de "l'aguerrissement physique en vue de préparation au conflit" et ses compétitions de "rassemblements paramilitaires" ? C'est ce dont l'accuse le Procureur de Césaride, apparemment sur la base d'éléments d'enquête visant plusieurs lutteurs professionnels en lien avec des personnes connaissant des terroristes arrêtés l'année dernière, dont Ali Mehmet-Jaggi, le tueur du sauna de Ponte Livino en octobre 2036, qui avait fait 4 victimes à l'arme blanche.
Cette nouvelle attaque de la Justice cybistrienne passe mal dans les réseaux sportifs, l'activité physique étant ce vers quoi tendent de nombreux jeunes, faute parfois de trouver du travail, ou tout simplement en parallèle de leur carrière. Le sport, ou les "jeux", qui occupent et évite de penser à autre chose : la presse cybistrienne elle-même critique la Justice de Césaride qui voudrait limiter l'influence, dangereuse selon elle, de la lutte et de la "culture physique virilisante", car comme le note un éditorialiste cybistrien : "pendant que les Güzéliques s'enduisent d'huile et se battent entre eux, ils ne fabriquent pas de bombe". Un point de vue on ne peut plus cynique qui n'est pas partagé par tous, la presse proche du KCE, mouvement pour l'émancipation, tire à boulets rouges sur l'acharnement dont font preuve certains juges contre la FGLH.
Plus de 40 000 personnes pratiquent la lutte à l'huile dans les Enclaves Autonomes. La discipline existe également dans les territoires hellènes, où elle est pratiquée depuis toujours également. La Fédération Cybistrienne de Lutte à l'Huile a néanmoins modifié quelques règles, comme le droit de tirer les parties intimes de son adversaire ou de lui mordre le visage. De même, aucunes références religieuses n'encadrent les compétitions cybistriennes, bien que de nombreux champions se signent avant le combat, notamment pour le sens du signe et la provocation lors de combats entre orthodoxes et catholiques.
7_01_2040 - Haberci[/Center]
La Fédération Güzélique de Lutte à l'huile inquiétée par les autorités cybistriennes
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Un combat lors d'une compétition locale près d'Erdan[/center]
La lutte à l'huile relève-t'elle de "l'aguerrissement physique en vue de préparation au conflit" et ses compétitions de "rassemblements paramilitaires" ? C'est ce dont l'accuse le Procureur de Césaride, apparemment sur la base d'éléments d'enquête visant plusieurs lutteurs professionnels en lien avec des personnes connaissant des terroristes arrêtés l'année dernière, dont Ali Mehmet-Jaggi, le tueur du sauna de Ponte Livino en octobre 2036, qui avait fait 4 victimes à l'arme blanche.
Cette nouvelle attaque de la Justice cybistrienne passe mal dans les réseaux sportifs, l'activité physique étant ce vers quoi tendent de nombreux jeunes, faute parfois de trouver du travail, ou tout simplement en parallèle de leur carrière. Le sport, ou les "jeux", qui occupent et évite de penser à autre chose : la presse cybistrienne elle-même critique la Justice de Césaride qui voudrait limiter l'influence, dangereuse selon elle, de la lutte et de la "culture physique virilisante", car comme le note un éditorialiste cybistrien : "pendant que les Güzéliques s'enduisent d'huile et se battent entre eux, ils ne fabriquent pas de bombe". Un point de vue on ne peut plus cynique qui n'est pas partagé par tous, la presse proche du KCE, mouvement pour l'émancipation, tire à boulets rouges sur l'acharnement dont font preuve certains juges contre la FGLH.
Plus de 40 000 personnes pratiquent la lutte à l'huile dans les Enclaves Autonomes. La discipline existe également dans les territoires hellènes, où elle est pratiquée depuis toujours également. La Fédération Cybistrienne de Lutte à l'Huile a néanmoins modifié quelques règles, comme le droit de tirer les parties intimes de son adversaire ou de lui mordre le visage. De même, aucunes références religieuses n'encadrent les compétitions cybistriennes, bien que de nombreux champions se signent avant le combat, notamment pour le sens du signe et la provocation lors de combats entre orthodoxes et catholiques.
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Arios
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15_01_2040 - Haberci[/Center]
Dix-sept enfants ont été blessés ou tués en 2039 par des mines datant de 92-95
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/09/05/190905094529669111.png[/img]
Un enfant blessé en 2035, sa mère et sa sœur tuées par l'explosion lors de leur promenade[/center]
Le huitième enfant victime d'une mine anti-personnelle datant de la dernière guerre s'est éteint cette nuit à l'hôpital mère-enfant de Güzellik. En tous, dix-sept mineurs ont été victimes (blessées ou tuées) d'engins explosifs enterrés lors de la guerre de 1992-95, dans les Enclaves Autonomes, en 2039. Ce nombre est un légère baisse continuelle depuis quarante ans, essentiellement grâce au travail d'associations de déminage bénévoles, depuis que les opérations de déminage organisées par l'Armée cybistrienne ont pris fin en 2012. La grande majorité des mines encore présentes dans le sol des EAT avaient été installées par les forces turciques, pour freiner l'avancée des Cybistriens, dans la dernière phase de la guerre des années 90.
De nombreuses portions des enclaves autonomes sont encore protégées par des grillages. Les champs de mines sont le plus souvent localisés, et peu dangereux car leur accès est interdit, et leur existence bien connue des habitants. Mais en dehors des zones reconnues, il existe encore un nombre important d'objets non-repérés, et isolés. L'ONG Bambini del Mondo l'estime autour de 3 400 objets qui n'auraient pas explosé et seraient toujours actifs à cette heure, mais nombreux sont ceux qui se trouvent dans des zones de gravas condamnées ou en profondeur dans le sol - les mines accessibles et prête à explosion ne seraient qu'entre 300 et 700. Les mines anti-personnelle ont tué 387 personnes depuis 2030, dont 82 enfants.
Plusieurs organisations non-gouvernementales accompagnent les efforts de groupements bénévoles qui travaillent au quadrillage du territoire, des espaces publics, parcs, alentours de sentiers. La pelle détectrice de métaux est le premier objet utilisé dans cette chasse au trésor qui peut sauver des vies. Malgré la professionnalisation sur le tas de ces acteurs du nettoyage des sols, on compte 32 démineurs tués depuis l'an 2000 lors de ces missions. Régulièrement, la Cybistrie annonce des moyens, des hommes et des professionnels pour intervenir auprès des équipes bénévoles gûzéliques, mais ces annonces n'ont de fait jamais été suivies d'actes matériels (au-delà de financements occasionnels, essentiellement des dons de particuliers), Héraclée renonçant à ses annonces consécutivement aux montées de tensions régulières, ou à des attentats sur le sol hellénique.
15_01_2040 - Haberci[/Center]
Dix-sept enfants ont été blessés ou tués en 2039 par des mines datant de 92-95
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Un enfant blessé en 2035, sa mère et sa sœur tuées par l'explosion lors de leur promenade[/center]
Le huitième enfant victime d'une mine anti-personnelle datant de la dernière guerre s'est éteint cette nuit à l'hôpital mère-enfant de Güzellik. En tous, dix-sept mineurs ont été victimes (blessées ou tuées) d'engins explosifs enterrés lors de la guerre de 1992-95, dans les Enclaves Autonomes, en 2039. Ce nombre est un légère baisse continuelle depuis quarante ans, essentiellement grâce au travail d'associations de déminage bénévoles, depuis que les opérations de déminage organisées par l'Armée cybistrienne ont pris fin en 2012. La grande majorité des mines encore présentes dans le sol des EAT avaient été installées par les forces turciques, pour freiner l'avancée des Cybistriens, dans la dernière phase de la guerre des années 90.
De nombreuses portions des enclaves autonomes sont encore protégées par des grillages. Les champs de mines sont le plus souvent localisés, et peu dangereux car leur accès est interdit, et leur existence bien connue des habitants. Mais en dehors des zones reconnues, il existe encore un nombre important d'objets non-repérés, et isolés. L'ONG Bambini del Mondo l'estime autour de 3 400 objets qui n'auraient pas explosé et seraient toujours actifs à cette heure, mais nombreux sont ceux qui se trouvent dans des zones de gravas condamnées ou en profondeur dans le sol - les mines accessibles et prête à explosion ne seraient qu'entre 300 et 700. Les mines anti-personnelle ont tué 387 personnes depuis 2030, dont 82 enfants.
Plusieurs organisations non-gouvernementales accompagnent les efforts de groupements bénévoles qui travaillent au quadrillage du territoire, des espaces publics, parcs, alentours de sentiers. La pelle détectrice de métaux est le premier objet utilisé dans cette chasse au trésor qui peut sauver des vies. Malgré la professionnalisation sur le tas de ces acteurs du nettoyage des sols, on compte 32 démineurs tués depuis l'an 2000 lors de ces missions. Régulièrement, la Cybistrie annonce des moyens, des hommes et des professionnels pour intervenir auprès des équipes bénévoles gûzéliques, mais ces annonces n'ont de fait jamais été suivies d'actes matériels (au-delà de financements occasionnels, essentiellement des dons de particuliers), Héraclée renonçant à ses annonces consécutivement aux montées de tensions régulières, ou à des attentats sur le sol hellénique.
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Arios
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18_01_2040 - Haberci[/Center]
La Cybistrie débusque un criminel de guerre westréen
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Paul Harisson, alias Elias Palovacchis, artificier[/center]
La République du Westrait traque ses fantômes, et a récemment réitéré ses appels à la collaboration internationale pour débusquer et extrader les criminels de guerre liés à la Terreur Blanche, cette période de répression anti-communiste qui s'est soldée par un échec et n'a pas permis d'éviter la transition socialiste du pays. Trente mandats d'arrêts ont été émis par la Justice westréenne mais l'on ignore si Paul Harisson fait bien partie de cette liste, bien que le Procureur de Phtiolide en charge du dossier ait dévoilé qu'il s'agissait d'un auteur de crimes répréhensibles durant cette période au Westrait.
Présent en Cybistrie depuis 2035, Paul Harisson y est arrivé sous une fausse identité, celle d'un Ménechméen, Elias Palovacchis. Fort de ses compétences d'artificier il a enchainé les petits contrats dans les fêtes foraines et auprès de collectivités pour le traditionnel feu d'artifice du 17 octobre, date anniversaire de la victoire chrétienne lors du siège turcique d'Eraclea en 1523. Puis Elias Palovacchis semble avoir gravité autour de cellules criminelles, potentiellement liées à certaines attaques ayant touché la Cybistrie ces dernières années. L'ancien criminel westréen, si son identité est confirmée, a-t'il travaillé pour des groupes nationalistes ou islamistes güzéliques ?
Le gouvernement cybistrien n'a pas réagi à cette affaire, ni infirmé que l'arrestation avait un lien avec le récent appel westréen. Pour le Procureur de Phtiolide, Harisson était connu et surveillé depuis un an, notamment du fait de voyages réguliers vers Güzellik.
18_01_2040 - Haberci[/Center]
La Cybistrie débusque un criminel de guerre westréen
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Paul Harisson, alias Elias Palovacchis, artificier[/center]
La République du Westrait traque ses fantômes, et a récemment réitéré ses appels à la collaboration internationale pour débusquer et extrader les criminels de guerre liés à la Terreur Blanche, cette période de répression anti-communiste qui s'est soldée par un échec et n'a pas permis d'éviter la transition socialiste du pays. Trente mandats d'arrêts ont été émis par la Justice westréenne mais l'on ignore si Paul Harisson fait bien partie de cette liste, bien que le Procureur de Phtiolide en charge du dossier ait dévoilé qu'il s'agissait d'un auteur de crimes répréhensibles durant cette période au Westrait.
Présent en Cybistrie depuis 2035, Paul Harisson y est arrivé sous une fausse identité, celle d'un Ménechméen, Elias Palovacchis. Fort de ses compétences d'artificier il a enchainé les petits contrats dans les fêtes foraines et auprès de collectivités pour le traditionnel feu d'artifice du 17 octobre, date anniversaire de la victoire chrétienne lors du siège turcique d'Eraclea en 1523. Puis Elias Palovacchis semble avoir gravité autour de cellules criminelles, potentiellement liées à certaines attaques ayant touché la Cybistrie ces dernières années. L'ancien criminel westréen, si son identité est confirmée, a-t'il travaillé pour des groupes nationalistes ou islamistes güzéliques ?
Le gouvernement cybistrien n'a pas réagi à cette affaire, ni infirmé que l'arrestation avait un lien avec le récent appel westréen. Pour le Procureur de Phtiolide, Harisson était connu et surveillé depuis un an, notamment du fait de voyages réguliers vers Güzellik.
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Arios
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20_01_2040 - Haberci[/Center]
Une tempête de sable paralyse le trafic dans le Xiros
[center][img]https://s1.qwant.com/thumbr/0x0/0/5/80191cce1e9052a04290d13877976089f43be9629328d022c2057034c06972/File0550.jpg?u=http%3A%2F%2Fwww.ac-grenoble.fr%2Fecole%2F74%2Fnancy-sur-cluses%2FIMG%2FFile0550.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1[/img]
Syrgon, en Éomathie, prise par surprise[/center]
Il pourrait s'agir de la tempête de sable la plus violente depuis 2005. En dépit des prévisions météorologiques qui en sous-estimaient l'importance depuis plusieurs jours, la tempête Abel a soulevé des milliers de tonnes de sables du grand désert, qui à la faveur des vents de sud ont pénétré l'Éomathie dans la nuit. Le paysage de la région d'habitude verdoyante en cette saison, se sont couverts de cette couche minérale microscopique et jaunâtre. On ignore encore l'impact à prévoir sur les quelques cultures de saison. Les quelques rares troupeaux de brebis ayant survécu à la colonisation cybistrienne risquent de mal manger durant quelques jours, mais la pluie devrait devrait revenir d'ici samedi prochain et nettoyer ainsi les sols.
Les plus grandes conséquences ne sont pas sur les pâturages, la couleur des jardins ou de la voiture des résidents pavillonnaires cybistriens, mais bien sur le trafic ferroviaire dans le Xiros, et le trafic routier bien que moindre. Ces voies desservent essentiellement les installations pétrolières de la Lorthon Energy dans le sud du territoire, mais à cette heure les échanges sont complètement interrompus et la LE annonce sur son site internet suspendre temporairement l'extraction sur ses sites, eux-mêmes "partiellement bloqués par les chutes de sable et les conséquences des vents violents". Du côté des autorités, on tente d'anticiper la fin du phénomène afin d'aller dégager les voies au plus vite. Certains tronçons pourraient être enterrés sous 10 à 15cm de sable.
Les tempêtes du Xiros sont un problème pesant sur la stratégie de développement de la Cybistrie. Alors que le désert grignote chaque année plusieurs dizaines d'hectares de terres agricoles, construire les grandes infrastructures nord-sud défendues par les partisans des routes de la soie dans la région littorale semble néanmoins une exigence pour se mettre à l'abri des conséquences des tempêtes. Le grand projet commercial régional est néanmoins au point mort, "hagocyté par le cynisme géopolitique partisan de quelques puissances" confiait, amer, le ministre cybistrien de l'économie en septembre dernier. L'axe Karmalistan-Kars reproche à juste titre à la Cybistrie sa politique anti-musulmane, tandis que la Valdaquie ne fait que rejouer ici son unique partition anti-lébirienne, associant les deux pays depuis la guerre de 1992.
20_01_2040 - Haberci[/Center]
Une tempête de sable paralyse le trafic dans le Xiros
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Syrgon, en Éomathie, prise par surprise[/center]
Il pourrait s'agir de la tempête de sable la plus violente depuis 2005. En dépit des prévisions météorologiques qui en sous-estimaient l'importance depuis plusieurs jours, la tempête Abel a soulevé des milliers de tonnes de sables du grand désert, qui à la faveur des vents de sud ont pénétré l'Éomathie dans la nuit. Le paysage de la région d'habitude verdoyante en cette saison, se sont couverts de cette couche minérale microscopique et jaunâtre. On ignore encore l'impact à prévoir sur les quelques cultures de saison. Les quelques rares troupeaux de brebis ayant survécu à la colonisation cybistrienne risquent de mal manger durant quelques jours, mais la pluie devrait devrait revenir d'ici samedi prochain et nettoyer ainsi les sols.
Les plus grandes conséquences ne sont pas sur les pâturages, la couleur des jardins ou de la voiture des résidents pavillonnaires cybistriens, mais bien sur le trafic ferroviaire dans le Xiros, et le trafic routier bien que moindre. Ces voies desservent essentiellement les installations pétrolières de la Lorthon Energy dans le sud du territoire, mais à cette heure les échanges sont complètement interrompus et la LE annonce sur son site internet suspendre temporairement l'extraction sur ses sites, eux-mêmes "partiellement bloqués par les chutes de sable et les conséquences des vents violents". Du côté des autorités, on tente d'anticiper la fin du phénomène afin d'aller dégager les voies au plus vite. Certains tronçons pourraient être enterrés sous 10 à 15cm de sable.
Les tempêtes du Xiros sont un problème pesant sur la stratégie de développement de la Cybistrie. Alors que le désert grignote chaque année plusieurs dizaines d'hectares de terres agricoles, construire les grandes infrastructures nord-sud défendues par les partisans des routes de la soie dans la région littorale semble néanmoins une exigence pour se mettre à l'abri des conséquences des tempêtes. Le grand projet commercial régional est néanmoins au point mort, "hagocyté par le cynisme géopolitique partisan de quelques puissances" confiait, amer, le ministre cybistrien de l'économie en septembre dernier. L'axe Karmalistan-Kars reproche à juste titre à la Cybistrie sa politique anti-musulmane, tandis que la Valdaquie ne fait que rejouer ici son unique partition anti-lébirienne, associant les deux pays depuis la guerre de 1992.