Presse générale et provinciale

Arios

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20/08/2039[/center]

Selon Kévin Champigneule, "le Thorval il est gentil, alors que la Lèbiarie elle est méchante".

Alors que les bourses mondiales ont littéralement fondu ce mecredi à l'annonce des sanctions saogiennes contre Cartagina, une nouvelle déclaration pourrait bien mettre le feu aux poudres, et compromet déja l'avenir de l'activité, dans la Ligue, des Babs, islamo-associatifs, collapsololistes et Csp - - écolo-spirituels. Son auteur, grand maître lama occidental, n'est autre que Kévin Champigneule, le sage avait déja tenu à intervenir lors de la crise de Hiérosolyme pour rappeler à tous que l'important c'est l'amour.

  • "Vous savez, le capitalisme, ça fonctionne sur le profit. Quelqu'un se lève le matin pour aller produire quelque chose pour se nourrir et nourrir ses enfants. Alors qu'il pourrait juste manger de l'herbe dehors, si les vilains marchands ne spéculaient pas dessus en s'accaparant le cosmos. Les Lèbiarites, habitants de le Labori, sont d'une pauvreté spirituelle sans nom et n'ont pas compris que manger et faire caca ne pouvait résumer l'existence. C'est triste. Ils sont cons en Lêbiaria. C'est pour ça qu'ils méritent de mourrir. Alors que ceux qui meurent en moyenne à 23 ans, de faim et de maladie, ont une existence hautement spirituelle, et méritent qu'on les défende, car ils sont très clairement au-dessus. Au-dessus du Libarié."
.


Pour le sage, l'occidental est dégènéré. Les prophètes musulmans l'annonçaient d'ailleurs déja au 6ème siècle avant J-C. Kévin Champigneule en est certain : "le capitalisme mercato-islamophobe veut détruire le Thorval, car le pays est la démonstration qu'il existe une vie heureuse en dehors des fioritures de la modernité, comme le papier toilette, l'appendicectomie, et le fromage déja râpé qui évite de s'en mettre plein les doigts". Le Lama a également spécifié qu'il serait prêt à utiliser "toutes sortes d'armes, pas seulement des armes blanches" pour faire respecter le droit des gens à coucher avec leur sœur et les punaises dans la paille humide.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 3/09/2039
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Une rencontre avec le Conglomérat après le référendum d'octobre

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Bientôt un allié pour la Ligue ? - Guglielmo Sappanicci, Ministre de l'information[/center]

Au large de l'Océan de la Malhonnêteté du vieux monde, fait des larmes salées de la diplomatie lébirienne, se cache peut-être une terre de justice et de compréhension. Les Lébiriens veulent croire en l'Atlantide qui leur redonnera le lustre et l'estime pour former autre chose qu'un vaste marché de consommation assailli par toutes les jalousies est quelque part. Et Guglielmo Sappanicci, sauver une place contestée comme jamais depuis trois ans, au cours desquels la Ligue a perdu l'UDO, risqué la guerre avec la Litavie, essuyé la croisade valdaque, encaissé les haines redondantes des Islamistes de tous poils, subi les météores douaniers de tout le voisinage et dû fermer ses portes à plusieurs pays ayant franchi la ligne rouge des accusations et des insultes.

Toujours baissière et inquiète, malgré les renflouements de la crise bancaire, la tendance des bourses le confirme : l'économie lébirienne est fébrile et tous les indicateurs laissent entrevoir un début de récession, au moins en Arovaquie. Plus de confiance intérieure, plus de soutiens extérieur, à part un Commonwealth à moitié mort, dont chaque éructation par communiqué numérique semble venir confirmer le diagnostic du Docteur Histoire. Le Vieux-monde est mort par la naissance de la CND. Cartagina tourne enfin la tête vers l'Olgarie, vers un régime qui lui a envoyé des signaux positifs.

Le Caeturia a longtemps été mis sur la touche par des pays dytoliens n'admettant pas reconnaître à un conglomérat d'intérêts privés l'essence et la légitimité d'un appareil d'État. La peur d'une hérésie qui dépossèderait le modèle d'État-nation du droit exclusif à défendre les intérêts publics l'explique. Mais les grandes entreprises ont besoin de citoyens-consommateurs heureux et aisés. Cela ne vous rappelle pas quelque-chose ? Une odeur de pizza ?

On dit qu'une rencontre est prévue, en préparation, à l'automne, après le réfèrendum qui doit faire entrer la Ligue dans un monocamérisme qui lui garantirait une démocratie représentative plus efficace. Mais la démocratie a-t'elle vraiment de l'avenir à l'heure de Pioupiou ? quand on constate que la plupart des peuples dytoliens portent à leur tête des gens sans vergogne capables d'envoyer balader leur voisin avec un cynisme sans failles et dans le seul but de plaire aux représentations générales fausses ? La Dytolie et la Cérulée se sont toujours combattue, mėme en plein cœur des croisades entre armées bien chrétiennes. La démocratie ne garantie pas le contraire, au contraire.

L'ère des grandes entreprises est sans doute là. Seules ces firmes, lobbyistes, plaçent la paix et la consommation au-dessus du reste. Dirigeantes au Caeturia, influentes partout ailleurs, surtout dans la première économie mondiale, sont-elles en train de préparer l'avenir ? Elles ne font que ça.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 5/09/2039
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Résultats Présidentielles : un duel libéral-social au second tour
Les nationalistes derrière les libertaires
Le Président Delando vaincu en quatrième position

[quote]
Lino Chefalla, candidat de Forza Alileia - 23,5%
Giustina Taravella, candidate de Nazione&Liberta- 20%


Giorgio Funghi, candidat de Lega Impeccabile - 19,5%
Alessandro Delando, candidat du Partito Conservativo - 14,5%
Rita Demetra, candidate du Movimento Basta Corruzione - 12,5%
Aldo Merina, candidat de Nisimas - 10%[/quote]

Sans doute plus que d'habitude, les Lébiriens avaient les yeux rivés vers leur poste de télévision hier soir pour connaître l'affiche du second tour des Présidentielles aliléennes, qui aura lieu dans une semaine. Le scrutin s'est imposé au fil de l'actualité des derniers mois comme le rendez-vous démocratique décisif pour l'avenir de la Ligue, alors que le pays paraît bloqué de toutes parts par les déconvenues institutionnelles des derniers temps, la guerre commerciale et diplomatique, la crise bancaire et la perte générale de confiance devant les périls économiques qui se répètent.

Ce sont donc Lino Chefalla et Giustina Taravella qui ont remporté ce premier tour. L'élimination directe du risque dirigiste, incarné par Funghi, a rassuré des marchés en nette hausse ce matin. Au-delà de l'impact purement aliléen du scrutin, ce sont ses conséquences sur l'exécutif lébirien qui sont particulièrement attendues. Si Alessandro Delando était un partenaire franc pour le Président du Conseil, Luciano Vesperto, l'élection du libéral Lino Chefalla pourrait rebattre sérieusement les cartes à l'avantage du Président nazalien Lino di Melaccis, vainqueur il y a un an sur la promesse de négociations profondes avec la CND.

Alors que la Présidente arovaque est en grandes difficultés chez elles avec la crise industrielle et financière qui frappe le littoral et la Province, faute en grande partie au risque d'indépendance mais également à l'effondrement des exportations (guerre douanière), un chamboulement est possible au sommet, avant même peut-être le référendum du 1er octobre sur le Sénat unique.
Arios

Message par Arios »

7 septembre 2039
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/02/25/180225045101510399.png[/img][/center]


Les Amarantins d'Alilée très inquiets d'une possible victoire de Lino Chefalla


[center][img]https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQh2Xrhulta0NRPCH7oLJPxI2JSQD-7USLlVoq5MiN6yJrbzEMD[/img]
Eclea, affranchie en 2036, et ses deux filles.[/center]

Eclea fera-t'elle partie des 250 000 Affranchis que Lino Chefalla, en cas de victoire au second tour, a promis d'expulser ? "Je me le demande à chaque heure du jour et de la nuit" assure la jeune mère de famille.

Eclea Mantoj était enceinte de 8 mois lorsqu'en juin 2036, elle décide de s'enfuir de la ferme dans laquelle elle travaillait gratuitement, du fait de son statut d'Aliénée, en Amarantie aliléenne voisine. Profitant des annonces prometteuses du nouveau Président aliléen d'alors, Alessandro Delando, lui-même originaire d'Amarantie, elle se laisse séduire par l'exil, surtout désireuse d'extraire son enfant à naître du système esclavagiste encore en vigueur alors en Amarantie.

Quand elle franchît le Pas de Parviacchi, dans le Massif des Masque, avec la vingtaine d'émigrants l'accompagnant, elle se mît à pleurer, saisie d'un mélange de joie et de peur devant ce monde nouveau qui lui offrirait la perspective de droits insoupçonnables, et sous la pression d'une liberté nouvelle, et vertigineuse. À l'époque, raconte-t'elle, on n'osait imaginer que les Aliléens pourraient réclamer, quelques années à peine après cet accueil, que les Affranchis repartent d'où ils viennent.

Le sujet fut pourtant au cœur de la campagne présidentielle. Feignant de craindre une menace nationaliste les servant bien, les candidats de divers bords rivalisèrent d'audacieuses promesses de renvois, d'expulsions, surfant sur les quelques cas d'abus à l'immigration pour assurer les électeurs qu'ils pourraient sans faute morale réclamer le départ d'une bonne partie de ces étrangers... souvent étrangères, parfois mariées ici, souvent mères et parfois d'enfants nés d'un père aliléen.

Lino Chefalla a promis le départ de 250 000 Affranchis. Giorgio Funghi, défait mais dont l'ombre est encore sur l'électorat potentiel de Chefalla pour le second tour, voulait "tous" les renvoyer. Eclea a mis en vente son container Kestdomo, a prévu d'être hébergée chez une amie quelques temps, puis prendra un ferry pour la Nazalie, d'où elle entends recommencer à se reconstruire loin des menaces politiques de l'île, et du péril d'un retour forcé à la rue dans l'Amarantie post-aliénatoire.
Arios

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[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/09/180309124435792840.png[/img]
8 septembre 2039[/center]
[center]L'Ennis s'endette de 15% de son PIB en trois semaines - plus de 18 milliards de facture[/center]

Suite aux accusations et menaces, la rupture commerciale entre la Ligue et l'île sur-militarisée, forte d'une influence notable au sein de la CND, a provoqué une panique des petits porteurs ennissois, crise de confiance que la République s'est hâtée de combler en entamant le rachat massif et inédit des titres de créances détenus sur la dette lébirienne. Le gouvernement militaire, tenant apparemment à sa liberté de ton, d'intox diront les membres du gouvernement lébirien, a préféré anticiper à raison.

Ce n'est que ces dernières heures que Cartagina, une nouvelle fois accusée directement de faits qu'elle nie, a confirmé que l'argent dû aux Ennissois ne sera pas rendu tant que le régime persistera. L'Amiral-leader avait pris l'initiative de faire peser sur l'ensemble des citoyens le manque à gagner et la perte de capital des quelques porteurs, dont des grands capitalistes, mais cela ne change pas le problème de la disparition provisoire des 16 milliards, et de leurs intérêts dus, qui ne sont plus dans l'économie ennissoise.

Évidemment cela a fait réagir les marchés. Cartagina répète que le cas Ennis est très particulier. Nombre de prêteurs sont échaudés par l'évènement, mais en cherchant à revendre précipitamment leurs titres, provoqueraient eux-même la perte de valeur de ceux-ci. Le Ministre de la Coordination économique a reconnu "une solution extrêmement rare, appliquée à un État-voyou insultant, diffamatoire et qui prépare la guerre".

Le prochain gouvernement ennissois devra donc régler ce déficit record qui entame sérieusement les perspectives économiques pour les années à venir... ou solder les comportements douteux des militaires, apporter à Cartagina les excuses attendues pour une retombée des tensions, et peut-être chercher en priorité à gérer les affaires courantes plutôt que d'attaquer quotidiennement un ennemi désigné, dans des affaires qui ne regardent jamais ce pays (Hohengraf, Thorval, etc.).

L'Ennis avait par ailleurs été à l'origine de l'explosion de l'UDO, supportant le projet de traité pétrolier, dont le ridicule mis la puce à l'oreille de nombreux observateurs sur le piège diplomatique en lequel il consistait probablement.
Arios

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[Center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
13/09/2039[/center]

La Ligue devrait compter 2 millions d'Épibates d'ici 2050

[Center][img]https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTtP84SxRI3XibYG5UE0qPcsCeUzbJWkWwH9B4zkzOUgwCzeM_t[/img]
Un couple de techniciens épibates récemment installé à Melolecco[/center]

D'après les estimations du Creno Instituto, basé sur les facilités migratoires accordées à l'Empire centre-algarbien par le Traité de Gighida, et sur les projections d'attractivité, la Ligue de Lébira devrait compter d'ici 2050 quelques 2 millions d'étrangers originaires d'Épibatie, et d'enfants nés dans la Ligue sous nationalité épibate transmise par leurs parents. Le nombre de mariages mixtes qui seront contractés sur la période s'établirait à 145 000, dont 80 000 avec des citoyens lébiriens. Sur les 2 millions d'immigrés annoncés, seuls 110 000 citoyens épibates blancs, issus de territoires autonomes, sont attendus. Le nombre de Haut-Illythes est estimé à 180 000.

Cette immigration serait donc essentiellement amharique, noire épibate. Elle a déja commencé et n'est pas sans provoquer certaines tensions identitaires, essentiellement avec d'autres communautés étrangères où minoritaires : les Amarantins, d'une part, dans des quartiers souvent pauvres, mais aussi les Coptes lébiriens originaires d'Illythie, qui entretiennent des rapports historiquement tendus avec les Épibates. Certaines affaires ont été évoquées dans la presse depuis un an et demi, touchant des tensions entre Épibates et Lébiriens céruléens, mais les enquêtes ont montré à chaque fois l'imbrication d'intérêts liés à des zones d'influence de groupes criminels (tensions entre Mafia lébirienne et groupes mafieux immigrés).

Derrière l'image d'Épinal de travailleurs qualifiés venant participer à l'effort économique céruléen se cache surtout le phénomène de grande ampleur d'une migration de gens non-qualifiés (~1,2 millions attendus) en quête d'un cadre de vie plus facile. Les syndicats patronaux se sont dits confiant de la capacité du marché à inclure ces personnes dans les dix ans à venir - d'autant que si les étrangers consomment et paient des impôts, ils ne bénéficient pas de nombreuses aides sociales. Le message n'est cependant pas évident à passer auprès de populations locales souffrant parfois d'une grande précarité sociale et territoriale.

En 2050, selon la même étude, la population lébirienne devrait compter 21 millions de personnes, dont entre 6 et 7 millions d'étrangers, soient entre un quart et un tiers d'étrangers. Les Coptes illythes devraient constituer à ce moment-là le troisième groupe ethnique parmi les citoyens, avec 2,9 millions de personnes, devant les Aliléens (2,8), derrière les Nazaliens et Arovaques (~3,7 chacun), bien que l'appellation de groupe ethnique soit très contestée pour les différentes populations lébiriennes céruléennes. Les citoyens d'ascendance latine très dominante devraient demeurer majoritaires, autour de 9,5 millions de personnes. La part des métisses de tous ordres dans la population devrait très fortement augmenter d'ici là, et atteindre une vingtaine de pourcent chez les 0-10 ans, aux trois quart issus de mariages entre Illythes et Céruléens.
Arios

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[Center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
15/09/2039[/center]

Cartagina imposera des contrôleurs physiques sur les aérodromes privés

Le Gouvernement a fait savoir qu'il demandera aux Sénats, ou au Sénat unique en cas de victoire du Oui au référendum du 1er octobre, de se prononcer en faveur de la mise en place d'un amendement visant le droit de la surveillance aérienne, afin d'obliger les aérodromes privés à se doter de contrôleurs agréés physiques. Jusqu'à présent, les informations obligatoires sur le plan de vol, et facultatives sur le contenu des cargaisons selon la nature du vol, devaient être communiquées par les gérants d'aérodromes aux autorités aériennes civiles.

Cette décision intervient évidemment en réponse à l'Opération Cesare, connue sous le nom d'Affaire du sel en Dytolie et plus largement à l'international, alors que nombre d'États réagissent à l'évènement, tandis que la Ligue de Lébira est directement pointée du doigt (et accusée) par la République fédérale d'Ennis, et d'autres chancelleries, accusant a minima Cartagina de négligence, au mieux de complicité "criminelle".

À ce stade de l'enquête menée par les services lébiriens, il semblerait que le plan de vol était connu, mais présenté à l'administration centralisée comme relevant d'une "mission d'observation" visant les territoires non-souverains de Dytolie du nord et de la zone subarctique. La première économie du monde est une fourmilière à aéronefs, dont une majorité d'appareils privés et liés au fret, et l'administration lébirienne a malheureusement démontré dans cette affaire qu'elle n'avait pas tout à fait les moyens d'une surveillance intégrale des vols, de leurs motifs et des cargaisons transportées.

Les sociétés privées de surveillance, déjà présente dans le milieu sur les aéroports de plus grande ampleur, se frottent les mains devant la hausse des besoins. Les fonctionnaires et salariés agréés du secteur de la surveillance aérienne civile craignent quant à eux un afflux d'informations supérieur à leurs capacités de traitement.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 15/09/2039
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Présidentielles aliléennes : Lino Chefalla l'emporte avec 51,08% des voix

Lino Chefalla s'est imposé face à sa rivale, d'une marge relativement modeste. Giustina Taravella s'est empressée, dès 20h24, d'accuser les médias d'avoir sciemment perturbé le scrutin en mettant en avant le sujet migratoire durant l'entre-deux-tour, référence à l'enquête du Creno Instituto portant sur le poids croissant des étrangers dans le paysage et l'économie lébirienne ces 10 prochaines années.

  • "Lino Chefalla a fait des promesses, irréalistes de surcroit, pour flatter la xénophobie, parfois explicable, des électeurs. Chefalla ne veut pas des Affranchis, soit disant, mais il participera d'ouvrir la Ligue aux quatre vents, et demain des ménages de la CND viendront prendre les emplois restants aux Lébiriens !" a affirmé la candidate malheureuse.

Si les propos de Giustina Taravella ont émue la classe médiatique et politique prompte à condamner, la victoire du candidat libéral est perçue par les observateurs comme "un évènement majeur, peut être le plus important depuis 2030", d'après Davide Magliacci, politologue. Pour beaucoup, elle marque la fin de l'engrenage "populiste", essentiellement marqué dans la Ligue par le succès de personnages atypiques, non-issus de la politique, ou portant des projets alternatifs et qui à chaque fois ont échoué : Girardo Mascarpone, Addolorata Pozzi, Abo Darfi, Alessandro Delando, ou encore Lena Lazarevicio.

Certes Giustina Taravella représentait pareillement un parti traditionnel s'il en est, mais le centre-gauche reste perçu par beaucoup comme le responsable du marasme politique et ses conséquences. L'octroi du pouvoir à un candidat libéral, dans la Province la plus en difficulté, peut être perçu comme l'espoir d'un renouveau - surtout, le nouveau Président aliléen est proche idéologiquement, pour ne pas dire jumeau, d'un autre Lino, le Président nazalien, qui espérait cette victoire.

Les Présidents se réuniront à Dovernico le 4 octobre pour acter l'arrivée de Lino Chefalla. La date du Conseil a été repoussée afin de dresser également à ce moment-là le bilan du référendum sur le Sénat unique. Les deux Lino, di Melaccis et Chefalla, tenteront d'ici là de convaincre le Président illythe, Giobbe Marzalla, de les rejoindre sur l'idée d'une reprise, pays par pays, des traités de libre-échange, afin d'aller vers un rapprochement net avec la CND. L'objectif pratique est le retour de la part des membres du FCE à des taux douaniers moins désavantageux pour l'industrie lébirienne, largement sanctionnée du fait de sa non-appartenance à la CND.
Arios

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[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/09/180309124435792840.png[/img]
21 septembre 2039[/center]
[center]Au plus bas de leur valeur, les banques lébiriennes ont racheté pour 10,15 milliards $ d'obligations[/center]

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/07/27/19072703065795513.png[/img]
Fabio Spazziris, dr. de la Banque Centrale, a salué une "excellente nouvelle"[/Center]

Après l'annonce de la suspension du remboursement de la dette due aux acteurs ennissois, publics et privés, la valeur des obligations lébiriennes sur le marché mondial a flanchée, perdu de nombreux points, dans un mouvement de panique que seul le Gänsernberg a su anticiper en suspendant ses indices boursiers pour 48h. Des pays majeurs, comme les Valvatides, ont clairement laissé savoir qu'ils voulaient se débarrasser de leurs titres de créances lébiriens, et incité leurs citoyens à faire de même. D'autres pays se sont montré plus prudents, mais néanmoins sévères, en rétrogradant l'estimation des titres lébiriens dans des catégories "à risques". Il est vrai que la suspension de dette, ce défaut ou presque qui ne dit pas son nom, est une pratique rarissime, et inédite pour ce qui concerne la Ligue de Lébira, et avant elle la Ligue de Montalvo.

Des opérations juteuses ont été réalisées sur les marché, porteurs petits et gros entamant un mouvement de vente massif durant plusieurs heures, craignant un emballement négatif qui verrait s'effondrer la valeur des titres. En Alilée, le candidat libéral et pro-CND Lino Chefalla n'était pas encore élu. C'est alors que vendredi, avant l'annonce des résultats, la Banca di Montefiori commerciale a entamé un mouvement d'achats massifs d'obligations lébiriennes, rejointe dans les minutes qui ont suivi par plusieurs Banques lébiriennes. Quelques heures plus tard, la valeur de l'obligation amorçait sa spectaculaire remontée, dopée par les pétromonarchies marquésiennes en quête, également, de titres. Alors que la Dytolie et le Kaiyuan paniquaient et se débarrassait de valeurs importantes, le reste du monde semblait témoignait d'un relatif maintien de sa confiance. Surtout, la Ligue de Lébira opérait une re-nationalisation partielle de sa dette.

Si ce sont les banques privées qui sont venues se porter acquéreuses, difficile de couper court aux habituels procès en machination : est-ce que l'État, ou la Banque centrale, ou les deux, ont ordonné ou incité ce mouvement d'achats ? pour lutter contre la décrue des titres et éviter l'affolement ? les acheteurs avaient-ils connaissance des importantes décisions de rachats, notamment auprès des épargnants valvates (qui se sont débarrassé de l'intégralité de leurs titres, dans un mouvement populaire impressionnant), émanant de Marquésie ? Au final l'opération a été positive pour les banques lébiriennes, les titres rachetés ayant retrouvé une valeur montante sur les marchés. Mais d'autres décisions de la part d'États importants pourraient à nouveau changer la donne, notamment sur le plan politique, alors même que l'Amiral ennissois s'est finalement bien qualifié pour le second tour, et que sa victoire éloignerait la perspective d'une reprise du dialogue entre les deux pays.


[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/07/27/190727030656147886.png[/img]
20/09/39[/center]
Arios

Message par Arios »

[right]20 septembre 2039
Stampato a Atomia[/right]

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"Il Faraone", faiseur de roi - Giobbe Marzalla a le sort de Luciano Vesperto entre les mains

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/07/27/190727032948375544.png[/img]
Le Président illythe détient les clefs de l'avenir de l'exécutif général[/center]

En Illythie, la presse italophone le surnomme "il Faraone". Il est le Président incontesté d'une Province qui n'a toujours pas entamé le processus de régionalisation, et dont l'administration territoriale reste très centralisée autour d'Atomia - une nécessité pour l'optimisation du développement du territoire. Les Gouvernorats régionaux sont encore en place, les Gouverneurs présents sous la monarchie absolue ont tous été confirmés, et leurs réseaux font des pieds et des mains pour repousser l'instauration de Régions, sur le modèle céruléen, et les processus électoraux allant de pair. Un Pharaon en son pays.

Giobbe Marzalla est arrivé là un peu par hasard. Devant le scandale général suscité par l'incrimination de son prédecesseur, Iuseffo Rescieppi, accusé d'avoir permis la livraison d'armes aux rebelles haut-illythes d'Épibatie, et suite au coup d'État raté des partisans de la monarchie en août dernier, les élections présidentielles ont finalement ouvert les portes du pouvoir à celui qui n'était jusque-là qu'un collaborateur de l'ancien Président. Mais Marzalla a su sauter sur le dromadaire en cours de route, et inspirer l'ordre dans un pays en pleine mutation. La région capitale de l'Illythie, l'Atomie-Paomèches, a connu une croissance de plus de 36% sur l'année 2038, s'imposant comme la troisième région la plus riche de la Ligue (fait dû à la concentration du développement et du peuplement sur le Delta du Naos), derrière le Ciorco nazalien et la Zémélie arovaque. La Dacrélie, dont l'essor est né de l'exploitation des diamants, a décuplé son PIB depuis 2036, et est passée avec 70% de croissance en 2038 dans la moitié haute des régions développées de la Ligue.

Giobbe Marzalla a la main sur 40 milliards $ de PIB (plus les 5 milliards des régions marginales), et ne s’embarrasse pas de l'avis de l'opposition, tout en évitant les bâtons dans les roues que lui mettraient des fonctionnaires locaux issus d'autres courants. Le Président, par son discours fort, et l'instrumentalisation du coup d'État d'août, tient en échec la rhétorique nationaliste. L'homme à poigne est aimé de Cartagina, et de Luciano Vesperto dont il a participé à garantir le maintien au pouvoir après l'échec du référendum de décembre dernier, alors que le Président nazalien Lino di Melaccis travaillait à un départ. Ce dernier, avec la victoire de Lino Chefalla en Alilée, entend ne pas laisser passer l'occasion d'imposer un homme à lui au Conseil, dès octobre prochain, afin de changer radicalement le positionnement de la Ligue sur le plan international, et de commencer à faire décroître l'État redistributif, en faveur d'une politique plus libérale.

Chefalla et di Melaccis attendent du Président illythe qu'il les rejoigne sur l'idée d'un départ de Vesperto, en faveur de la nomination d'un Président du Conseil favorable au rapprochement avec la CND. La Présidente arovaque, qui connait en Arovaquie une vague de désamour sans précédent, de la part des anti- comme des pro- indépendance, n'a plus aucun poids au Conseil. Marzalla a le choix entre le statut quo, rejoignant une Présidente indépendantiste et inaudible, quand lui entend se battre à l'intérieur de la Ligue par opposition au projet nationaliste d'Einarrat en Illythie, et l'enthousiasme du renouveau auprès des deux nouveaux chefs provinciaux de Nazalie et d'Alilée. La n'est donc pas tant de savoir quel choix fera Giobbe Marzalla, mais que demandera-t'il pour l'Illythie en échange de son ralliement facile aux deux Lino, en faveur du tournant libéral.
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