Actualité scientifique | Institutt for forskning

Galaad

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15. februar 2039[/center]

Avec l'aide combinée de la Fakultet for medisin (ndlr. faculté de médecine) de l'université de Trondheim, du Laboratorium for biovitenskap (ndlr. Laboratoire des sciences du vivant) et de Den Nordisk Kjemiskfabrikk, les chercheurs de l'Institut de recherche sont parvenus à réaliser les premiers tests concluants pour leurs travaux sur les bactériophages. En effet, dans un communiqué de presse publié dans la matinée, le groupe composé d'une dizaine de scientifiques a annoncé les résultats positifs de sa quatrième série d'essais en laboratoire. Ces éléments encourageants pour le projet Bonnevie ont été rendus possible grâce au concours de Nygen, jeune entreprise fondée il y a moins de dix ans et qui s'est spécialisée dans les travaux autour du génie génétique et de la compréhension de l'ADN, qu'il soit humain, et plus généralement du vivant. C'est donc en rapprochant les conclusions de l'ensemble des acteurs que le groupe phage, pilote sur le projet Bonnevie, est parvenu à mieux comprendre le fonctionnement des bactériophages et donc à réaliser des tests sur échantillons.

C'est en blouse de laborantins que les chercheurs ont donné leur première conférence de presse officielle depuis le lancement des travaux à la fin de l'année 2038. « Nous sommes parvenus, pour la première fois dans l'histoire de la médecine jernlander, à réaliser des essais positifs sur des virus mangeurs de souches bactériennes. C'est un immense progrès pour la médecine et pour la résorption des difficultés liées à l'antibiorésistance. Cette réussite n'aurait évidemment pas été possible sans le concours de l'ensemble des partenaires, qu'ils soient publics ou privés, mais également les apports récents de Nygen, qui a éclairé sous un jour nouveau nos travaux, grâce à ses propres connaissances et recherches sur le séquençage ADN » a déclaré le directeur de recherche du projet Bonnevie.

La question qui se pose dès lors est la suivante : quel est l'élément nouveau qui a permis de réussir ce progrès notable dans les recherches ; et ce malgré les fonds importants dont dispose les scientifiques ? Matteus Heldeger, chroniqueur spécialisé et ancien professeur de médecine auprès de l'université de Trondheim, nous a apporté un début de réponse en rappelant que l'apport de Nygen n'est absolument pas à négliger. En effet, si ses moyens sont nettement plus réduits que ceux dont peut disposer Den Nordisk Kjemiskfabrikk par exemple, la jeune pousse de la scène génétique et médicale a l'avantage de disposer de plus de flexibilité dans ses recherches et peut faire preuve de plus d'audace dans ses méthodes. C'est la raison qui l'a conduite à s'équiper d'outils pas forcément habituellement utilisés pour le séquençage de l'ADN, notamment auprès de fournisseurs étrangers. C'est cette innovation dans les process qui a permis à Nygen de réussir à séquencer - une première dans l'histoire récente du Jernland - différentes bactéries pour mieux en appréhender le fonctionnement. Si cela ne représente pas encore l'aboutissement en matière de séquençage du génome humain - et du vivant en général - il s'agit toutefois d'une percée notable pour la santé publique.

« Les conclusions de Nygen vont permettre de considérablement faire avancer les réflexions et les travaux du groupes phages, mais plus largement du projet Bonnevie, qui englobe tout un aspect ADN » rappelle Matteus Heldeger, ajoutant que « l'étape suivant devrait être des essais cliniques autour des bactériophages ». Un groupe de patients volontaires est d'ailleurs en cours de constitution et devrait débuter les essais cliniques d'ici la fin du premier trimestre 2039, voire le milieu du second trimestre, selon les autorisations sanitaires en cours d'attribution.
Galaad

Message par Galaad »

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03. mars 2039[/center]

La Statskraft, principal énergéticien du Jernland, aurait réussi à concevoir le premier prototype de panneau solaire dans le cadre des travaux sur la maîtrise de cette technologie clefs dans la réalisation de plusieurs projets d'aménagement urbain, mais également de modernisation de l'approvisionnement d'installations de divers natures. Si on se souvient assez bien de l'usage qui pourrait en être fait pour les [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=349741#p349741]centres de stockage de données[/url], ou même pour alimenter [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350008#p350008]le tunnel sous-marin[/url] qui reliera le Hovedland et le Midtøya, de nombreuses autres initiatives devraient se montrer intéressées par l'installations de ces panneaux photovoltaïques sur leurs toits ou surfaces exposées aux rayons solaires. En effet, avec la croissance soutenue de la demande énergétique, et la voracité d'une industrie qui est de plus en plus souvent confrontée aux problématiques de surchauffe du réseau électrique existant, et des installations de productions, parfois insuffisantes, selon les fylker, le soleil pourrait représenter une énergie alternative d'appoint. « Les journées sont trop peu ensoleillées lors des longs hivers jernlander pour que le photovoltaïque ne remplace durablement les formes plus traditionnelles d'alimentation que sont l'hydraulique et le nucléaire » rappellent les responsables du projet Sól, en charge chez Statskraft de contribuer au développement et à la maîtrise de cette source d'énergie.

Concrètement, le développement du solaire pourrait néanmoins progressivement, et à la marge, modifier les habitudes des habitants [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350177#p350177]des quartiers écologiques[/url] en cours de construction dans plusieurs villes du Jernland. C'est en tout cas ce sur quoi compte l’énergéticien national pour rentabiliser son modèle économique et de commercialisation de l'énergie d'origine photovoltaïque. Si la phase de recherche et développement se concrétisait par des résultats positifs avant la fin de l'année, l'entreprise envisage de proposer le déploiement de plusieurs unités de production locales dans le cadre des grands travaux actuellement en cours un peu partout à travers le pays. A la clef, une modulation des tarifs de l'électricité pour encourager les promoteurs immobiliers à intégrer ce moyen de production dans leurs schémas de construction. Dans les faits, lorsque les panneaux produisent de l'électricité, celle-ci serait utilisée prioritairement pour alimenter les circuits locaux (il n'existe pas encore de moyens de stocker de l'électricité) et ainsi réduire la part de nucléaire dans la production nationale ; à la marge certes, mais quand même. Ainsi, pendant les journées d'été, ou lors des belles périodes d'ensoleillement hivernales, le consommateur verrait sa facture s'alléger un petit peu. De quoi encourager les constructeurs du bâtiment à intégrer cette solution dans leurs plans.

Au siège de Statskraft, on se félicite de la mise au point du premier prototype du genre dans l'histoire du Jernland. Cette réalisation a d'ailleurs été rendue possible grâce aux investissements conséquents du groupe en faveur de son activité de recherche et développement, avec la création d'une direction entière consacrée intégralement aux innovations de production, mais aussi de fonctionnement. Mais ce succès a également été rendu possible par des partenariats nés de la création du forum Doriana Soubeyre, rattaché à la Communauté des Nations Dytoliennes. En effet, avec le soutien des scientifiques des entreprises lorthoniennes et de Santogne, les ingénieurs jernlander ont pu rapidement réaliser des progrès majeurs dans la planification et la construction. « L'apport des connaissances de nos partenaires de la CND a indubitablement été considérable. Sans ces soutiens, nous aurions certainement mis plusieurs mois supplémentaires pour arriver au même stade, avec potentiellement des résultats nettement moins concluants » ajoute les chercheurs de Statskraft affectés au projet Sól. Et nul doute que cette aide contribuera à apporter encore d'autres beau succès en la matière.
Galaad

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08. mars 2039[/center]

Pour mieux structurer l'écosystème médical, le Statsråd a décidé de créer un groupement d'intérêt public spécialement dédié aux biothérapies, à la recherche en génétique, génomique et aux développement des industries de biotechnologies. C'est Trondheim (ndlr. fylke de Trondheim) qui a été retenu pour accueillir le site du premier technopole (également connu comme cluster dans la littérature spécialisée britophone) du Jernland. L'organisme sera naturellement adossé à la faculté de médecine de Trondheim, déjà particulièrement réputée nationalement, pour concentrer quelques unes des principales spécialités médicales. C'est par exemple le cas du service de neurologie et des pathologies liées au cerveau, ou le service des maladies orphelines et génétiques, dont certains grands noms du corps médical du pays sont les chefs. Mais ces dernières années, la génétique a été au centre des programmes scientifiques soutenus par le gouvernement dans le cadre du plan Investeringspan Jernland 2050, avec pour conséquence des budgets alloués à ces domaines assez logiquement en progression. Depuis 2037, le ministère de la santé a ainsi accordé annuellement une hausse supérieure à 3% des crédits afférents.

« Si on regarde le développement des affections d'origine génétique ou de manière générale, on constate qu'il y a eu depuis le début des années 2000 une forme de stagnation des progrès médicaux en la matière. Alors que le niveau de vie des citoyens augmente, le système de santé reste malgré tout quand même assez en retard sur ce qu'il nous serait en réalité donné de réaliser ». Voilà le message que porte le professeur Kristian Myhre, chef du service de médecine génétique de l'hôpital de Trondheim, et par ailleurs enseignant de la faculté de médecine à l'université depuis plusieurs années auprès des autorités sanitaires. Son message a fini par être entendu, puisque la création de ce pôle spécialisé va permettre de renforcer le travail en réseau des acteurs de la santé génétique.

Le ministère de la guerre et des armées a choisi de mettre à disposition des locaux anciennement utilisés comme caserne pour accueillir les installations subventionnées par le ministère de la santé. Pour la première fois au Jernland, des partenaires privés vont compléter les financements publics pour moderniser, puis aménager les installations qui serviront pour le pôle Forestille - nom que portera ce technopôle. Les travaux devraient durer environ un an, l'essentiel des bâtiments existants déjà, et le gros des aménagements étant davantage des reconditionnement et des équipements en appareils et technologies de la santé. Le coût de l'ensemble de ces actions devrait atteindre près de 150 millions de dalers (ndlr. 15 millions de dollars), dont 50% à la charge de l'Etat, y compris au travers de l'université de Trondheim et de l'hôpital du fylke (ndlr. comté). L'avantage pour les entreprises et acteurs privés participants à cette aventure est de pouvoir bénéficier également des fruits des recherches, mais aussi d'orienter ou même d'initier leurs propres projets. C'est notamment ce qui a poussé Den Nordisk Kjemiskfabrikk a participé à ce projet, suivi rapidement par d'autres acteurs du secteurs, dont Nygen dont nous vous parlions dans l'un de nos précédents numéros.

« Le projet Bonnevie, et ses apports en matière de bactériophages et de séquençage de l'ADN reste notre priorité à ce stade et nous devrions aboutir à des résultats concluants avant l'entrée en activité du pôle Forestille ; mais nous n'en sommes qu'à une première étape d'un processus beaucoup plus long et qui promet d'être passionnant, à savoir une meilleure compréhension du génome des êtres vivants et la maîtrise du génie génétique » a déclaré le professeur Kristian Myhre, étroitement associé aux travaux scientifiques. Le ministère de la santé ne se cache d'ailleurs pas des ambitions jernlander en la matière. L'objectif est clairement de devenir l'un des pôles mondiaux dans les sciences médicales et pionnier sur les questions génétiques, au service de l'amélioration de la santé et de l'espérance de vie des patients atteints de maladies de cette nature. Les découvertes réalisées dans le cadre du développement de la maîtrise nationale dans les domaine de la santé devrait d'ailleurs profiter plus largement qu'au seul Jernland, puisque le Statsråd a d'ores et déjà indiqué vouloir faire profiter les Etats-membres de la Communautés des Nations Dytoliennes des savoirs qui seront acquis par les entreprises nationales dans le médical, afin de réduire la mortalité en Dytolie. Voire au delà du continent.
Galaad

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27. mars 2039[/center]

Le projet Hertz pourrait prendre un nouvel élan, alors que le Statsråd a fait savoir, par la voix de son porte-parole, que la défense nationale pourrait profiter des avancées réalisées au cours des derniers mois dans le développement d'un outil radar performant. Si jusqu'ici les recherches étaient essentiellement orientées autour des applications purement civiles de la technologie des radars planaires, les dernières déclarations du gouvernement et de l'état-major des forces armées laissent à penser que l'armée observe de près le développement des antennes à plaques. « Nous faisons le constat que les systèmes de défense antiaériennes les plus performants dans le monde font appel aux meilleures technologies de radar qui souvent, à leur conception, étaient davantage envisagées sous le prisme civil » a fait savoir le lieutenant-colonel Ruud, qui dirige le service de la communication de la direction des recherches scientifiques des armées. « Il n'est toutefois, et c'est évident, pas question de détourner le fruit des recherches civiles à des fins uniquement militaires » a-t-il cependant précisé, afin de rassurer les entreprises partenaires qui ont déjà investi plusieurs centaines de milliers de dalers dans la conception de prototypes.

La participation financière du ministère de la défense, à hauteur de cinq millions de dalers (ndlr. 500 000 dollars) est néanmoins un bon indicateur des espoirs que l'armée place dans l'aboutissement de ce projet. Au point qu'au sommet de l'Etat, dans l'entourage du General Magnuss Løvenskiold, président du Statsråd, l'impatience commence à se faire sentir sur la livraison des premiers résultats des travaux de recherche. Le chef de l'Etat lui-même suit le dossier directement pour s'assurer du respect des délais et des contraintes.

Les applications du projet Hertz, au delà de son volet civil d'amélioration des outils de communication, sont notamment attendues dans les transmissions militaires, avec probablement à la clé une refonte en profondeur des appareils actuellement utilisés dans les échanges sur le terrain et entre l'état-major opérationnel et les troupes déployées. Egalement envisagée, la création d'un matériel de cartographie avancé pour mieux identifier le terrain ainsi que les avantages naturels que les forces armées pourraient utiliser lors de leurs déploiements en opération pourrait toutefois rencontrer plusieurs difficultés ; dont la principale réside dans l'incapacité actuellement pour le Jernland de fabriquer et produire en série ses propres vecteurs. En effet, l'industrie nationale ne dispose pas pour l'instant des moyens d'embarquer ses radars dans des avions ou satellites, ce qui réduit largement à ce stade l'emploi concret d'un radar à destination de l'armée.

« L'intégration du Jernland au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes va permettre d'apporter une réponse concrète à ces défis que nous devons relever. C'est pour cela que je ne peux que me réjouir, au nom de l'état-major, de la bonne coopération de notre armée avec les partenaires de la CND. Et peut-être pourrons nous voir un jour prochain, dans un futur pas trop éloigné, émerger une véritable industrie de la défense commune » a déclaré le lieutenant-colonel Ruud. Toute la question étant effectivement de savoir si à terme le Jernland a vocation a fabriquer un énième avion multirôle, ou croiseur, alors que d'autres pays de la Communauté des Nations Dytoliennes le font déjà ; la volonté plusieurs fois répété de Magnuss Løvenskiol étant de rationaliser les productions pour in fine gagner en efficacité industriellement parlant. « Le Jernland, spécialisé dans les communication, le numérique et les systèmes d'exploitation, pouvant alors par exemple produire l'intégralité de ces outils pour le compte de ses partenaires, pendant que la Valdaquie produirait les blindage, et l'Ennis les canons, par exemple ».

Si à ce stade cet objectif relève davantage du rêve, rien ne permet de l'exclure totalement. En attendant, les radars planaires devraient servir de premiers pas avant le développement des radars à balayage tridimensionnels et aux radars à synthèse d'ouverture, qui restent le but ultime dans la défense nationale. Mais ces futurs programme de recherche pourraient aussi connaître de multiples usages civils avec une cartographie améliorée des terres dytoliennes et du monde, et donc une meilleure compréhension de certains phénomènes terrestres. C'est en tout cas ce que laissent penser les éléments qui ont été transmis aux journalistes par l'Institutt for forskning og anvendt vitenskap (ndlr. Institut de recherche et des sciences appliquées).
Galaad

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31. mars 2039[/center]

Le projet Bonnevie prend un nouveau tour, alors que le ministère de l'instruction et de la recherche a confirmé que les formalités administratives et pratiques en lien avec la monarchie de l'Uural-Liivimaa sont à présent terminées. Cette annonce devrait grandement accélérer la mise en place du groupe d'étude commun concernant le séquençage ADN. En effet, depuis plusieurs mois, le Statsråd conduit une politique de soutien très active au projet Bonnevie, tant dans son volet génétique que médicale, avec le développement de bactériophages. L'intérêt que porte le gouvernement et les instituts publics de recherche à ces connaissance tient du fait que l'objectif a été fixé de réussir à améliorer de plusieurs années l'espérance de vie à la naissance au Jernland d'ici 2050. En effet, avec une mortalité explicable par des maladies infectieuses et génétiques encore trop important, le pays perd un certain nombre de compétences alors que les autorités sanitaires estiment que près d'un tiers d'entre-elles pourrait être évité à condition de disposer des savoirs suffisants en matière de santé publique. « Si nous observons une réduction continue depuis cinq ans de la mortalité chez les adultes suite à des maladies souvent considérées comme curables dans d'autres Etats occidentaux et médicalement plus avancés, nous estimons que nous pourrions en effet améliorer l'espérance de vie à 20 ans des individus, soit une fois arrivés à l'âge adulte » confirme le professeur Kristian Myhre, chef du service de médecine génétique de l'hôpital de Trondheim.

Le développement des bactériophages avançant à bon rythme et plusieurs spécialistes estimant que l'aboutissement n'était pas forcément très loin, au regard des nombreux partenariats noués et des transferts technologiques en cours au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes, mais également avec le Royaume des Iles Dearmàd par exemple, les espoirs - et les efforts - se concentrent à présent largement sur la maîtrise du séquençage ADN. En effet, cette technique, si elle est connue d'un point de vue théorique au Jernland, n'est malheureusement pas encore au stade opérationnel, au point que de nombreuses incohérences apparaissent. Ainsi, plusieurs entreprises, dont Nygen en premier lieu, sont en mesure de fabriquer les appareils nécessaires à la réalisation de ces travaux, mais la technique précise n'est pas encore au point. Même si le savoir de fabrication de Nygen reste à relativiser - il faudrait pouvoir éprouver sa maîtrise des appareils en situation réelle - l'entreprise spécialisée dans tout ce qui entoure les questions génétiques fait office de principal espoir pour voir aboutir les travaux en partenariat public-privé.

Les applications en cas de débouché prochaine seraient d'ailleurs nombreuses. En effet, les scientifiques et médecins s'intéressent largement au séquençage de l'ADN pour mieux comprendre l'histoire de l'humanité, mais également les développement de certaines maladies génétiques chez l'homme et ainsi potentiellement pouvoir proposer plus facilement certains traitements contre les dégénérescences génétiques ou lutter contre certains phénomènes de l'âge. De même, le phénomène des jumeaux et des cellules souches représentent une grande source d'espérance pour le corps médicales qui a déjà fait savoir l'intérêt que représenterait à terme une maîtrise plus vaste et complète de la génétique, potentiellement au travers du génie génétique. Au travers des travaux autour des jumeaux se pose notamment la question de l'hérédité et de la transmission de certaines aptitudes et tares dans le génome humain. C'est l'un des phénomènes qui intéresse le plus le ministère de la santé et les instituts de recherches génétiques. [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=351798#p351798]Le pôle Forestille[/url] qui devrait accueillir dans d'anciens bâtiments du ministère de la guerre et des armées plusieurs entreprises et agences publiques de recherche médicale sera sûrement le point de départ d'une vaste aventure autour de la compréhension de l'humain et du développement de sa génétique à travers les millénaires.

De son côté, le ministère de l'intérieur et de la sûreté à également annoncé que des collaborations avec l'Uural-Liivimaa permettront de mieux intégrer les compétences génétiques dans les enquêtes criminelles. En effet, si aujourd'hui les enquêteurs ne disposent pas encore véritablement des savoirs nécessaires - hormis les prélèvements - le Jernland devant encore largement faire appel à des laboratoires étrangers avec un coût pour les finances publiques, les potentialités offertes demain par le séquençage ADN pourraient demain révolutionner la police scientifique. Au sein de la direction de la police on se dit très impatient de pouvoir travailler avec les homologues orientaux de l'Arctique afin d'être parfaitement prêt le moment venu. Et les usages de la génétique pourraient encore aller plus loin, puisque le Statsråd a d'ores et déjà annoncé que cette technologie serait largement mise à profit pour mieux protéger l'Etat. Le développement du passeport et de la carte d'identité biométriques pourrait ainsi être l'occasion d'intégrer dans les puces de chaque document d'identité des éléments relatifs à l'ADN des porteurs, afin de mieux les identifier si besoin. Si le prélèvement sur chaque Jernlander de matériau génétique n'a pas encore été officiellement mis sur la table, le débat n'est pas pour autant clos au sommet de l'Etat sur l'opportunité et le coût d'une telle mesure.
Galaad

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Brève présentation

Hammer est un organisme gouvernemental dédié à la science et aux projets de recherche revêtant un caractère stratégique pour les intérêts nationaux et/ou la sécurité de l'Etat. Si pour beaucoup de Jernlander son existence reste un mystère, l'existence de ce laboratoire n'est en réalité absolument pas tenue secrète par le Statsråd qui l'a totalement intégré dans l'écosystème des instituts publics de recherche avec lesquels Hammer collabore d'ailleurs sur de nombreux travaux. Cette méconnaissance relève davantage du peu de publicité fait autour de ses activités. L'ensemble des projets - du développement aux conclusions - de l'organisme est couvert par le secret défense et ne sont pas divulguées au public (hrp : merci de considérer d’avance comme non disponible les informations que je publierai à propos des projets de Hammer).

De manière entièrement officieuse, Hammer collabore étroitement avec le sikkerhetsjeneste, dont il constitue une division non-officielle, et répond directement au chef de l'Etat. Ses projets et objectifs sont d’ailleurs fixés par ce dernier, en fonction des priorités nationales. Dans son histoire, l’organisme a permis d’accélérer la maîtrise de certaines connaissances et techniques, grâce à un cadre réglementaire encadrant ses travaux beaucoup plus souple et défini au cas par cas pour chacun des projets. Hammer est toutefois principalement spécialisé en biologie et sciences du vivant.

Projet Hydra

Le projet Hydra a été initié en 2038, avec le début des travaux autour du séquençage de l’ADN, conduit par la faculté de médecine de l’université de Trondheim et auxquels le pôle Forestille est à présent associé. Son nom lui a été donné en raison de l'hydre à plusieurs têtes (trois, sept ou neuf selon les légendes) ; l'aboutissement du génie génétique étant le clonage qui n'est autre qu'une reproduction à l'identique d'un individu, un végétal ou un animal. Il consiste en une étude plus approfondie des applications pouvant naître de la maîtrise des techniques tournant autour de l’acide désoxyribonucléique et pouvant permettre de lutter plus efficacement contre des débilités ou des faiblesses physiques et psychiques chez l’être humain. Hammer a ainsi rendu un rapport fixant les possibilités qui s’offrent aux centres de recherche dans le cadre de la maîtrise du séquençage ADN et du génie génétique.

A terme le projet Hydra vise à terme à modifier le génome humain pour renforcer les aptitudes des individus modifiés pour leur permettre de mieux subir la douleur, être résistant à certaines souches bactériologiques/virus ou encore à pouvoir augmenter leurs capacités physiques dans le but d'en faire des sortes de surhommes. Hammer recommande donc, dans le cadre du projet Hydra, de travailler en priorité sur l'ensemble des méthodes et technologiques qui permettront d'aboutir à une parfaite maîtrise, théorique et pratique, du génome humain, végétal et animal. En effet, l'ambition pourrait également être de modifier des animaux à des fins civiles - recherche de victimes dans des catastrophes naturelles, construction, etc. - mais également militaire - chiens plus agressifs dans les brigades cynophiles, mammifères marins capables de conduire des opérations offensives plus complexes, etc.

A cette fin, Hammer préconise fortement de conduire à son terme, avec le maximum de partenariats et d'aides extérieures si besoin, les travaux sur le séquençage ADN, puis de débuter des recherches sur le génie génétique pour ouvrir l'horizon des recherches sur les OGM mais également le clonage. A cette fin, le travail sur les échantillons génétiques prélevés récemment est déterminant. Nygen, Den Nordisk Kjemiskfabrikk ou la faculté de médecine de l'université de Trondheim se révèlent disposer de savoirs et de compétences encore assez rares au Jernland et qui méritent d'être intégrées dans les savoirs fondamentaux de Hammer.

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Grâce au recours à des instituts partenaires, notamment en Uural-Liivima, a permis de mieux cerner le fonctionnement de la méthode de séquençage. En recourant à des appareils acquis auprès de leurs entreprises, et avec des ingénieurs et scientifiques venus de ce pays arctique, nos chercheurs sont parvenus à extraire la séquence ci-jointe et pour la première fois, nous avons réussi, à petite échelle, à réaliser un séquençage. Si cette réalisation constitue un véritable progrès, il faudra vraisemblablement encore attendre quelque peu pour pouvoir reproduire et amplifier cette prouesse. La montée en puissance du pôle Forestille va également permettre de former davantage d'acteurs à ces technologies somme toute de base et ensuite recruter éventuellement parmi les scientifiques les meilleurs pour les intégrer à notre organisme.

L'espoir de cloner d'ici 2050, 2060 au plus tard, de parvenir à cloner a minima un ou plusieurs organes constituerait un progrès notable dans la science et dans l'acquisition d'un savoir considéré comme essentiel pour la sécurité nationale. L'idée finale étant potentiellement d'éradiquer toute mortalité liée à des facteurs autres que le seul âge. L'idée d'un Jernland peuplé d'individus disposant d'aptitudes supérieures à la moyenne mondiale - y compris grâce à des manipulations génétiques et des cellules souches et embryons - mais également débarrassé des maladies génétiques représente un but à atteindre prioritairement. Tous les travaux scientifiques concourant à la réalisation de cet objectif devront associer Hammer, dans le cadre du projet Hydra.
Galaad

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15. april 2039[/center]

Le ministère des transports, des infrastructures, des communications et du numérique du Statsråd a indiqué que le contrôle aérien et maritime devaient pouvoir profiter dans les années à venir d'un net renforcement pour réduire drastiquement les risques de collision ou d'accident lors des phases d'entrée et de sortie du ciel jernlander ou de ses eaux territoriales. En effet, après la multiplication [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351542#p351542]des difficultés dans différents aéroports internationaux[/url], mais également dans les aéroports jernlander, pas toujours en raison des appareils de suivi au sol, le gouvernement ne veut prendre aucun risque alors que le pays cherche à devenir une plaque tournante du trafic aérien mondial ; et cela malgré l'encore faible poids de la compagnie nationale, JernlandAir. « Pour faire de l'aéroport international de Røros un véritable hub aéroportuaire de renommée planétaire, nous devons également être en mesure d'offrir toutes les garanties de sécurité et de fiabilité de nos infrastructures au sol » a assuré le ministre, qui s'est fixé comme objectif l'année 2041 pour le déploiement massif des futurs radars de nouvelle génération actuellement en développement dans les centres et instituts de recherche du pays.

Avec un trafic aérien mondial croissant, notamment en raison de l'explosion du tourisme et de l'augmentation généralisé des niveaux de vie à travers de nombreux pays de la planète, la priorité est donnée à la création d'infrastructures de qualité qui répondront aux standards internationaux et aux attentes de voyageurs venant souvent de pays nettement plus riches et où le niveau de confort est supérieur au Jernland. « Nous le constatons au quotidien. Lorsque les touristes venant du Lébira, de Santogne, d'Ennis ou des Iles Lorthon arrivent chez nous, ils s'attendent à pouvoir disposer de services de haute qualité. Et la première d'entre elles que nous pouvons leur assurer, c'est de voyager en toute sécurité » explique le directeur de l'aéroport de la capitale. Sa nomination il y a deux ans coïncide justement avec une volonté affichée de faire de cet aéroport un endroit de renommée internationale, reconnu pour l'offre qu'il proposera. Pourtant, loin d'être connu pour des défaillances de sécurité, ou une obsolescence de ses installations de contrôle et de surveillance du ballet continu d'avions, qui ne s'arrête que la nuit, l'aéroport cherche néanmoins à changer de dimension.

L'installation de nouveaux radars d'ici deux ans, ainsi que leur déploiement et opérationnalité, fait partie de ce vaste projet de développement de l'infrastructure. Avec ses deux terminaux actuellement, Røros est aujourd'hui confronté à plusieurs difficultés pour traiter le flux croissant de passagers transitant par ses couloirs. Avec près de 8 millions de voyageurs étrangers arrivant tous les ans au Jernland, dont une grande partie passe par la capitale avant d'éventuellement poursuivre son périple nordique à l'intérieur des frontières, la construction d'un nouveau terminal semble donc être devenu une nécessité. A tel point que la direction de l'aéroport souhaite pouvoir aller vite, et éventuellement s'éviter le généralement long et pénible marathon des consultations et autorisations. C'est donc une grande opération de séduction à laquelle se livre l'entreprise qui a la charge de l'exploitation de l'aéroport de Røros, et dont l'Etat est l'unique actionnaire. Première d'entre elles, la participation aux travaux sur la conception des nouveaux radars qui serviront à de nombreuses applications différentes, mais qui nécessitent en conséquence des fonds plus importants. Pour le président du directoire de l'entreprise, l'aboutissement rapide de ces recherches serait un signal positif envers le gouvernement. En effet, cela permettrait également une installation rapide des versions destinées au contrôle aérien, signal très positif puisque démontrant que l'apport de l'entreprise au financement de ces travaux scientifiques aura permis d'en élargir la portée. Il s'agit d'un argument régulièrement mis en avant, alors qu'il est devenu de notoriété publique que le Statsråd cherche à améliorer la défense antiaérienne du pays...

Le projet Hertz, doté depuis son lancement de plusieurs centaines de millions de dalers - soit quelques dizaines de millions de dollars - a pour vocation à faire entrer le Jernland dans la modernité. Et la particularité du dispositif prévu pour les aéroports est telle qu'elle devrait notamment permettre également de réduire les nuisances liées aux importants vol d'oiseaux dont peut être témoin le ciel du pays. Problème récurrent pour les contrôleurs aériens et les pilotes, certaines collisions pouvant être très dangereuses, le système de radars en développement prévoit de pouvoir mieux identifier les nuées pour ensuite éventuellement faire intervenir plus efficacement les tireurs - personnel qui à l'aide de balles à blanc a pour mission de maintenir éloignés les volatiles du ciel de l'aéroport.
Galaad

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20. april 2039[/center]


Netweave, entreprise fondée en 2037 par cinq anciens employés de chez Altek - dont Eigil Jensen qui est devenu le président du conseil de surveillance de la société - s'est spécialisée dans la fabrication de logiciels et progiciels. Historiquement leur projet était de développer un logiciel de gestion des données en temps réel pour les entreprises. Si Altek est un leader mondial dans la fabrication des ordinateurs et des systèmes d'exploitation, elle n'est pas forcément à la pointe dans la conception des logiciels, bien que maîtrisant très convenablement cette technologie, lui permettant de commercialiser des produits aboutis parfaitement suffisants pour les particuliers qui en ont un usage essentiellement personnel, mais pas forcément les plus adaptés aux entreprises, souvent à la recherche d'outils capables de les assister dans la gestion et l'administration de structures humaines larges et pour le suivi des flux financiers, humains et logistiques. Profitant de l'existence d'une forte demande dans les entreprises en recherche de modernisation pour réduire les coûts superflus et optimiser la croissance, Netweave a commercialisé en 2038 son premier logiciel de comptabilité à partir duquel doivent à l'avenir être développé les autres composantes du système R - acronyme pour real-time data processing, cœur de son activité et de son business model.

Le succès de ce produit a conduit les cinq associés à vouloir proposer dès la rentrée de septembre 2039 une version améliorée et intégrants davantage de fonctionnalités - la comptabilité sera accrue de la gestion des ressources humaines et de l'organisation logistique de l'entreprise et des flux entrants et sortants, c'est -à-dire les relations fournisseurs et vendeurs - pour encore plus se rapprocher des besoins des professionnels. Le Netweave R2 aura d'ailleurs l'avantage de rester très accessible - en tout cas au regard de l'offre de la concurrence non-spécialisée sur ce type de logiciels/progiciels - et s'adressera avant tout à un vaste éventail d'entreprises, qu'elles soient petites, intermédiaires ou internationale. « Notre souhait est de vraiment nous adresser à l'ensemble du panel des entrepreneurs jernlander et plus généralement du monde entier pour leur proposer une expérience client facilement compréhensible et rapidement intégrable aux différents écosystèmes des entreprises » a indiqué Stian Skarpsno, directeur commercial, et cofondateur de Netweave.

Pourtant, si jusqu'ici le succès a été plutôt au rendez-vous, plusieurs défis se présentent à la jeune start-up qui emploie déjà une cinquantaine de salariés ; dont le premier n'est autre que de réussir sa croissance interne. « Il faut bien avouer que nous avons été les premiers surpris par l'essor assez fulgurant de notre développement. Nous ne nous attendions pas à réaliser une aussi bonne première année, avec un chiffre d'affaires de déjà plusieurs dizaines de millions de dalers. Cela implique pour nous de repenser notre logique de fonctionnement, mais aussi de mieux gérer notre entreprise, notamment grâce à nos propres outils d'ailleurs. Nous plaçons beaucoup d'espoirs dans le Netweave R2 que nous allons être la première entreprise à tester au monde, en avant première dès cet été 2039 » a expliqué Eigil Jensen. Mais la société doit aussi faire face à une forte augmentation de son carnet de commande, puisque l'Etat s'est déjà dit intéressé par un logiciel et tout le système progiciel de Netweave pour justement optimiser la gestion des ressources humaines des administrations nationales.

Face à ces attentes fortes des marchés, la firme a projeté une levée de fonds pour pouvoir accélérer la croissance et se lancer dès que possible dans le développement d'une nouvelle génération de logiciels, plus rapides, plus efficaces et également capables de traiter plus de requêtes simultanément sur des sujets variés, de sorte de créer pour les entreprises un environnement informatique cohérents et unique. « Si nos sociétés jernlander veulent s'imposer à l'international, elles auront besoin d'un support informatique parmi les plus compétitifs au monde ; et c'est précisément sur quoi nous voulons travailler dans les années à venir ». Cela devrait être officialisé dès le prochain salon eFutura qui se tient tous les ans à Røros, au cours du premier trimestre et qui est généralement l'occasion pour les acteurs du monde économique du numérique et de l'informatique de détailler leurs nouvelles inventions à destination des particuliers et professionnels.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/19/imwx.png[/img]
29. april 2039[/center]


Le General Magnuss Løvenskiold, président du Statsråd, juge le développement d'une industrie de défense incompatible avec la priorité absolue donnée aux recherches civiles actuellement en cours. Dans un entretien avec des journalistes, le chef de l'Etat estime que le bien-être et l'amélioration du niveau de vie des Jernlander constitue l'objectif principal du gouvernement qu'il dirige. Selon ses mots, la santé publique, les conditions de vie et l'augmentation des revenus par habitants ne peuvent décemment pas être considérés comme des buts secondaires qui ne devraient être atteint qu'après avoir développé un complexe militaro-industriel. « Lors de ma désignation, j'avais déjà fait état très clairement des grandes thématiques que je souhaitais voir être mises en avant dans le développement du Jernland. La santé, l'éducation ainsi que les énergies sont des vecteurs d'amélioration de notre environnement et de nos infrastructures qui bénéficieraient bien davantage aux individus que ne le ferait une industrie militaire puissante et capable de débiter des chars et avions à la chaîne par dizaine chaque année » estime-t-il. S'il n'écarte absolument pas de soutenir « un jour peut-être » l'essor d'une filière de défense robuste, ce n'est pas actuellement dans son viseur.

« L'objectif qui doit être le nôtre, et j'attends de l'ensemble du gouvernement qu'il soit mobilisé sur ces sujets, c'est bien de faire en sorte que l'espérance de vie augmente, que les jeunes qui sortent de nos écoles soient le plus employables possible pour répondre aux besoins de notre industrie, mais également que les Jernlander puissent vivre en bonne santé ». Voilà notamment l'une des raisons qui incitent le Statsråd à massivement investir dans les projets de recherche auxquels collaborent les acteurs privés, comme Altek, Den Nordisk Kjemiskfabrikk, ou encore Nygen, mais aussi les établissements publics tel que l'Institutt for forskning (ndlr. Institut de recherche), qui n'est autre que la principale agence de l'Etat et qui dépend directement du ministère de l'instruction et de la recherche. Son budget a d'ailleurs cru de 20% par rapport à 2037 ; à la hauteur des ambitions du chef de l'Etat qui espère bien voir très prochainement les premiers résultats des travaux lancés ces derniers mois. Et pour cause, il s'agit de projets à valeur hautement symbolique. En réussissant à maîtriser les techniques relatives à la robotique, à l'énergie solaire, ou encore aux médicaments et traitements médicaux, l'institut public validerait le modèle retenu par le gouvernement, à savoir de faire travailler beaucoup plus étroitement ensemble les acteurs du monde économique et du monde de la recherche.

Premières bénéficiaires de cette réorientation dans l'approche gouvernementale de conduire les travaux scientifiques, les facultés des différentes universités du pays. A Trøndheim, la faculté de médecine, déjà réputée dans le pays pour être en pointe sur les recherches à but médical, a largement profité de la nouvelle donne, notamment grâce au pôle Forestille dont elle doit devenir un établissement partenaire et se positionne déjà pour être déclarée chef de file pour l'ensemble des projets à finalité médicale au Jernland. C'est d'ailleurs au sein de ce pôle encore en construction, et dans les éprouvettes des laboratoires universitaires et hospitaliers que les chercheurs, y compris étudiants qui sont entièrement associés afin d'améliorer l'approche pratique de leurs études, que se développent les premiers bactériophages nationaux. Grâce aux aides de l'Uural-Liivima, mais également du Royaume des Iles Dearmad, et de l'équipe plurinationale montée entre Al-Kem Laboratories et Den Nordisk Kjemiskfabrikk, les essais cliniques sur cobayes animaux sont en cours et le Statsråd espère pouvoir compter sur une homologation rapidement, juste après la deuxième phase des tests qui auront lieu sur des volontaires humains. Et le même enthousiasme règne pour les équipes travaillant sur le séquençage ADN, puisque les derniers transferts technologiques ont grandement permis d'accélérer dans la maîtrise de cette technologie. Nygen espère donc pouvoir rapidement avancer dans le développement d'une forte compétence génétique jernlander dans les prochaines années.

Enfin, dans l'industrie, les progrès sont encore plus visibles, puisque les partenariats au sein de la Communautés des Nations Dytoliennes et le Forum Doria Soubeyre ont rendu possible les transferts d'office entre les centres de recherches nationaux. Sur les panneaux solaires, le radar planaire - très apprécié pour améliorer la réception des outils numériques et de téléphonie principalement - ou la robotique dite simple - robots ménagers notamment - les [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=349636#p349636] écoles professionnelles, connues comme yrkesskole[/url] au Jernland ont été entièrement intégrées à ces projets. En effet, les géants de l'industrie, lourde ou manufacturière plus légère, comme Altek ou Nasjonal Stålverk Aksjeselskap, entreprise nationale de sidérurgie et métallurgie, sont particulièrement friandes de collaborations avec les écoles d'apprentissage, notamment pour pouvoir disposer rapidement de main d'oeuvre bien formée et employable immédiatement après leur sortie d'école.

Le General Magnuss Løvenskiold a d'ailleurs déjà confirmé que les subventions d'Etat iraient en priorité aux projets de recherche en lien avec la santé, génétique entre autres, la confirmation d'un avantage qualitatif et compétitif dans le numérique et le soutien à l'industrie. Sans dévoiler nécessairement exactement les travaux qu'il souhaite voir se développer les prochaines années, le chef de l'Etat a d'ors-et-déjà annoncé qu'un comité scientifique se réunirait à l'avenir régulièrement autour de lui et du ministre de l'instruction et de la recherche, rassemblant également des chercheurs de renom et des acteurs du monde économique et social pour mieux encourager la recherche au Jernland, selon les besoins et priorités du pays et de ses ressortissants.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/19/imwx.png[/img]
02. mai 2039[/center]


L'armée a décidé d'installer sur l'île septentrionale du Nordland, à savoir Nordostrundingen, une nouvelle base, isolée du reste des habitations et des lieux communs de vie des quelques milliers d'habitants qui résident sur place à l'année. C'est donc au large de la commune de Fosnavåg, principale ville de l'île, que devrait être installé le nouveau site militaire. Localisé dans le comté de Rodinland, l'installation sera construite sur l'île portant le nom de la commune à laquelle elle est rattachée, Fosnavågøy. Selon l'état-major des troupes, cette zone a été retenue parce que présentant l'avantage d'être déjà la propriété des armées et ainsi de ne pas être peuplée et séparée du reste de Nordostrundingen par un bras de mer. En effet, pour la nouvelle construction, le ministère de la guerre et des armées était à la recherche d'un endroit non accessible et facilement défendable en cas de besoin.

Ce choix permettra d'ailleurs de réaliser d'importantes économies dans les aménagements à construire pour assurer la défense du site ; avec l'inutilité d'ajouter de trop nombreux murs et barricades. Déjà fortement restreint, et uniquement réservé aux expéditions purement scientifiques d'observation de la faune locale, Fosnavågøy présente pour intérêt majeur de n'avoir besoin que de peu d'hommes pour assurer son étanchéité complète vis-à-vis du monde extérieur, notamment par sa situation mais également en raison de la présence déjà effective d'une brigade d'infanterie motorisée du 9ème corps d'armée, affecté à la protection du Nordland. Aujourd'hui seulement relié au reste de Nordostrundingen par un pont, étroitement surveillé, l'îlot accueillera à l'avenir également des installations de recherches scientifiques.

L'extension de la base militaire de Fosnavågøy permettra ainsi d'accueillir un laboratoire de classe 4, c'est-à-dire en mesure de travailler sur des agents pathogènes particulièrement contagieux et létaux en cas de contact avec les populations. C'est d'ailleurs l'éloignement des installations civiles qui a orienté le choix vers les territoires les plus septentrionaux du Jernland, afin de pouvoir rapidement isoler les lieux en cas d'échappement dans l'atmosphère de souches virulentes. Le site, interdit au public, protégé par l'armée, sera également enterré dans un important abri souterrain bunkerisé, pour y réduire encore les risques d'intrusion, mais surtout d'échappement vers l'extérieur d'agents contagieux. A cette fin, des ingénieurs valdaques ont déjà été contactés afin de mettre en place une collaboration dans la construction du laboratoire sur le volet bunker enterré.

Le début des travaux étant prévu d'ici quelques semaines - le temps d'acheminer l'ensemble des matériels nécessaires - sa livraison devrait intervenir d'ici une année et demi. En attendant, les chercheurs et militaires continueront leurs travaux, essentiellement théoriques dans leurs installations actuelles. L'agence Hammer ainsi que Den Nordisk Kjemiskfabrikk et Nygen seront également étroitement associés, afin de tenter de développer des traitements dans les années qui viennent aux virus les plus graves et contagieux et ainsi réduire les potentiels épidémies et pandémies. Très soucieux d'améliorer la compréhension des agents pathogènes les plus virulents, le ministère de la santé a lancé un vaste appel à projets pour faire travailler ensemble les grands instituts de recherche et faire entrer la médecine jernlander dans le peloton de tête des sciences mondiales. Si le Jernland ne fait pas figure de retardataire dans les travaux médicaux, notamment au sein de la Communautés des Nations Dytoliennes, le pays accuse encore trop de retard par rapport à certains de ses voisins, comme l'Uural-Liivimaa ou l'Asdriche.

Le futur laboratoire sera placé sous la supervision directe du sykdomskontrollsenter (ndlr. Centre de contrôle des maladies) qui veillera à ce que les souches récoltées à travers le monde - une expédition au Makengo serait actuellement en cours de négociations avec les autorités du pays pour permettre d'effectuer des prélèvements sur des singes, des rongeurs et des chiroptères, principaux porteurs des virus les plus dangereux - soient analysées avec la plus grande rigueur. A ce titre, le développement du séquençage ADN et la meilleure maîtrise des techniques liées au génome devraient permettre une compréhension accrue des risques et des développement des virus, avec peut-être à la clef de nouvelles méthodes pour les combattre et des traitements plus efficaces que les bactériophages et antibiotiques utilisés en ce moment. Si aucune épidémie de fièvre hémorragique n'est à déclarer depuis plusieurs années sur le continent algarbien - principal foyer pour ce type d'affections - une contagion à grande échelle, naturelle ou d'origine terroriste, ne peut être exclue. Face à cette menace permanente, le Statråd souhaite préparer le Jernland à pouvoir réagir et porter assistance à travers le monde.
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