Chroniques
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[center]En quête de Rishê[/center]
Le silence. Un silence écrasant. Dans ces cavernes abandonnées depuis des siècles, il était le seul à régner en maître. Le bruit lointain d'une cascade, les clapotis de goutes d'eau s'écoulant le long des stalagmites. Presque pas de lumières, si ce n'était celle d'un petit faisceau apparaissant et disparaissant au gré du mouvement de son porteur, entravé par les rochers qu'il déblayaient à coups de piolet.
Bientôt, une suite de coups sourds résonnèrent dans la chambre, le faisceau se fixa, et petit à petit, devint de plus en plus grand à mesure que le piolets dégageaient les derniers rochers protégeant l'entrée de la grotte.
Un personnage bien emmitouflé entra, se redressa et releva ses lunettes. Faisant un tour du lieu, ses yeux se plissèrent sous le sourire de satisfaction qu'il arborait face à ce qu'il voyait.
"Trevos, on a eu le jackpot !" Un petit bonhomme, entra à sa suite. il était relativement jeune, avait une torche à la main et le même équipement de spéléologie bouffant.
T'es sure ? Parce que... Je veux pas dire, mais avoir un tel truc ici, ça sent plutôt pas bon.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/nzJcW5YM/temple-ancient-civilizations-lost-and-found-by-willfx-db2749.jpg[/img][/url][/center]
"Bien au contraire mon cher, ça confirme mon hypthèse."Dit-elle en descendant le col qui lui cachait la bouche tout en retirant ses gants pour dégainer son Black Lotus et prendre quelques photos.
"Et donc, ce serait un temple Hypt...
- Illythe"Le coupa-t-elle."Ça montre que les grecs ont pas été les seuls à nous rendre une petite visite à domicile." Elle avait posé son sac et commençait à sortir tout un équipement d’excavation, allant du petit martelet, au burin et pied de biche.
"Il a jamais pu ne serais-ce que poindre dans ton esprit que... je sais pas.... nous SOYONS grecs ?
- Laisse ça aux Fondamentalistes, on a jamais été plus ventéliens que grecs, on s'est juste fait rouler dessus par deux cultures j'te dit.
- C'est ça, et maintenant on ajoute les pharaons à la liste ?! Arrête deux minutes ton char."
En se retournant, elle désigna l'édifice : "Il est là, ou il est pas là ?"
Trevos grogna, bien forcé d'admettre l'évidence comme un platiste que l'on monterait directement dans l'espace pour lui présenter la terre : "Oui, d'accord, il est là."
Se redressant avec un petit mouvement de tête sous entendant un "bon, tu vois"; elle retira son premier manteau et se dirigea vers l'entrée après avoir allumé un flair. En constatant la lourde porte fermant l'entrée, elle murmura.
"Bon, y'a pas trop le choix." Et retournant sur ses pas, elle alla chercher dans son sac plusieurs explosifs.
"Tu fais quoi ?!
- Ça n'a pas été conçus pour être ré-ouvert, alors faut enfoncer la porte.
- Mais... mais, tu vas tout détruire ?!
- C'est ça, prend moi pour une amatrice, je vais placer les charges de sorte à nous ouvrir un passage assez large pour nous deux. prépare plutôt les projecteurs, il n'y aura pas de lumière à l'intérieur.
Une fois face à la porte, elle sélectionna plusieurs explosifs qu'elle semblait avoir bricolés et pour les disposer en arc de cercle à partir du sol, assez grand pour qu'ils puissent passer debout. Une fois en place, elle enclencha les détonateurs et recula, prenant Trevos par le bras pour retourner au fond de la grotte. Elle lui donna des boules-quies et lui dit de fermer les yeux. Une fois que ce fut fait, elle prit son détonateur, le tourna et se tourna avant de presser le bouton. Ils entendirent une explosion très étouffée.
En se redressant, ils retirèrent les bouchons d'oreilles et constatèrent : Un pan de la porte avait volé en éclat; envoyant des débris aux quatre coins de la grotte. Le chemin était libéré. Ils pouvaient entrer.
Elle lui tapota l'épaule et l'incita à la suivre : L'intérieur était, comme prévu, plongé dans un noir profond.
De ce qu'elle en voyait avec sa lampe torche, tout cela promettait d'être très intéressant.
Pendant ce temps, Trevos plaçait deux projecteurs de taille assez réduite, mais en les allumant, ils obtinrent un très bon éclairage qui seconda parfaitement leurs lampes.
"Tachons de voir ce qu'il a dans le ventre."Lâcha-t-elle en commençant à s'avancer prudemment, balayant son faisceau tout autour d'elle. L'endroit ressemblait à une tombe des plus normales. Les inscriptions sur les murs étaient bien des hiéroglyphes et les ornementations intérieures étaient caractéristiques. Soupirant, elle s'inquiéta :"Oh non, c'est pas possible."
Puis, réfléchissant vite, une intuition lui vint, et sans attendre, elle se dirigea vers la porte fermant la chambre du tombeau. Comme prévu, il était fait de trois blocs de granits pour lesquels il faudrait un temps non-négligeable s'ils voulaient le traverser.
Mais en baissant son faisceau pour inspecter les bords, elle constata avec effroi que des galeries avaient déjà été creusées.
S'engageant dedans, elle déboucha dans le tombeau : hormis le sarcophage, rien. Tout avait été vidé. Mettant un masque respiratoire par précaution en notant l'humidité et les probables champignons, elle s'approcha de la relique et méthodiquement, se mit à lire. Le support était très sobre, et surtout, incroyablement lourd. A se demander ce qu'il y avait dedans. Double question, pourquoi....
"Lilia ?" L’interrompis dans ses réflexions Trevos en entrant : "Ah tu es là, j'ai trouvé un trou dans le plafond de la chambre centrale, à croire que des pillards..." Elle lui tendit un masque et confirma : "Oui, d'autres sont passés avant nous, mais ils ont délaissés le plus important.
- Qu'est-ce que ça raconte ?
- Pour l'instant, j'en suis à la quatrième année de gouvernance du bonhomme, il était en charge de toute la région pour la perception des taxes et les garnisons. Tout est normal. Regarde sur le pourtour si tu vois un symbole ressemblant à l'infini."
Trevos commença sa recherches à la lueur de la lampe bâtonnet qu'avait craqué Lilia et qui gisait sur le sol en émettant une douce lueur orangée.
Le sarcophage était couvert d'inscriptions, ils racontaient la vie du personnage. La chose ne frappa pas tout de suite Trevos qui chercha le symbole. Et quand il ne le trouva pas, il se redressa pour lire quelques passage. C'est là qu'il réalisa :
"Lilia, rien ne va ! Au contraire !
- Ah oui ?" Dit-elle sans relever la tête.
"Sur ce sarcophage : où sont les formules rituelles aux morts ? Où sont les vœux, bénédictions et autres inscriptions destinées à lui faciliter le passage dans l'autre monde ?"
Lilia s'arrêta une seconde interdite : en effet, c'était très inhabituel, que le nom du personnage soit sur le sarcophage passait encore, quelques anecdote sur lui, mais le gros de sa "biographie" devrait plutôt être sur les murs, entremêler avec d'autres formules rituelles.
Ils se retournèrent et commencèrent à inspecter les murs encadrants le corps.
"Et si on trouve ce symbole ?
- Alors on aura les indications pour une chambre secrète."
Un peu grisé par la nouvelle, il chercha de plus belle. Lilia eue une nouvelle intuition, et, se dirigeant vers le couvercle du cercueil antique, elle le poussa de toutes ses forces. Passant les couches successives menant à la momie, elle s’arrêta en voyant ses bandeaux, cherchant sur elles des indications. C'est là qu'elle nota sur les couvercles des traces d'impact, comme si d'autres avaient fait ce qu'elle à fait avant de les remettre en place. Les bijoux étaient là, intacts.
"Intéressant.
- Quoi ?
- On brule, je ne sais pas qui est notre momie, mais je doute que ce soit le dignitaire.
- Ah oui ?
- Ses parures sont en toc."
Trevos tourna la tête, interloqué :"Comment tu le sais.
- Les pillards les ont laissés en place.
- Mouais, et ils auraient remis les couvercles ?! Drôlement consciencieux tes types, ne crois tu pas plutôt qu'ils...." Il s'arrêta net : le symbole était là. Irrésistiblement, il posa ses deux doigts sur les creux des boucles et pressa. les morceaux de mur cliquèrent en s'enfonçant, et soudain, le cadavre sembla se dresser d'un coup en les faisant sursauter.
".... qu'ils ont eu peur d'avoir réveillé le mort."Il inspecta l'arrière du personnage dont les jambes étaient encore couché, avec uniquement le buste de dressé, et en son bas, un discret mécanisme.
A droite, il nota une toute petite encoche, là où la tête reposait et, poussé par la curiosité, il sortis un couteau pour l'insérer dans la fente et révéler lentement une trappe.
"C'était surement du toc, mais ils n'ont pas eu le temps de le vérifier si tu veux mon avis."
Lilia soupira et lâcha un flair à la verticale du trou. Il révéla une descente en ligne droite juste assez large pour passer à la verticale, en rappel. Des restes d'une échelle de bois témoignait de son ancien aménagement à dessein.
"Et on dirait que tu as vu juste pour la chambre." Ajouta Trevos.
Après lui avoir demandé d'apporter les sacs, ils fixèrent une corde au sarcophage, dont les bords était directement issus du sol taillé pour descendre.
La, un rayon de Soleil traversait une longue mis mince fente, suffisamment pour mettre en lumière le cercueil au bout de la pièce.
Des colonnes encadraient une allée centrale menant au cercueil, et de part et d'autres, plusieurs piles d'objets en or.
"On l'a trouvé." Dit-elle en se focalisant sur le tombeau. Trevos, lui, sembla intéressé par les richesses entassées là. "On pourrait pas....
- Comparer à ce que l'on vient chercher, tout cela vaut bien moins cher."
Et sans plus attendre, elle poussa le couvercle, retenant du bras Trevos qui penchait la tête au dessus : "Stop". Bien lui en prit : une rangée de lames aiguisées qui atteignaient le sommet leur crane ferma l'accès au corps tant l'écart entre deux d'entre elles était faible.
Mais, sous l'action du temps, elles étaient déjà complètement rouillées, et en trois coups de piolet, Lilia eue tôt fait que les faire tomber comme des dents pourries.
Une fois l'accès dégagé, elle se pencha sur le corps.
"Alors c'est lui ?
- C'est lui. Notre gouverneur.
- Oh, et alors ?
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190512081924752935.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/12/190512081924752935.jpg[/IMG][/URL][/center]
- Il a régner sur les terres qui enserrent actuellement Menos, il étaient en charge des garnisons, et des taxes. Mais le plus intéressant, c'était sa foi.
- Un Bithéïste ?
- Tout juste, et pas n'importe lequel en plus, un grand patron."
Trevos eut un doute : "Mais, est-ce qu'ils n'ont pas simplement des prêtres, je veux dire, une absence de hiérarchie comme chez les orthodoxes chrétiens ?
- Les orthodoxes chrétiens ont une hiérarchie informelle, mais oui sinon, les Bithéïstes modernes n'ont pas de clergé a proprement parlé; ils sont plus comme les chrétiens réformés, avec uniquement des prêtres. Mais là n'est pas le sujet, les anciens Bithéïstes eux, ont constitué probablement une des première religions à portée universelle, et quand tu vois leur message, tu comprends vite qu'ils ont pu aussi envisager comme tout ensemble universaliste de prêcher la bonne parole avec un peu plus de conviction.
- C'est à dire ?
- Un bon coup de hache, ça calme n'importe quel "païen", et je ne veux même pas savoir d'où vient la coutume de mise à mort par le bucher encore en vigueur il n'y avait pas si longtemps pour les criminels coupables de faute grave.
- D'accord, et du coup, ils avaient aussi une hiérarchie ces.... évangélisateurs ?
- Prêcheurs serait plus approprié. Il en avait une. Tu te souviens du palais qui a fait sensation dans les médias à sa découverte, j'ai eu l'occasion de voir le corps du souverain qui y sommeil. Et figure toi qu'il avait..." Dit-elle en se penchant sur la main du cadavre : ".... des baaagues." son ton déclina de surprise lorsqu'elle vit le nombre qu'en portait le mort.
Elle resta quoite un instant, n'en revenant pas.
"D... Dix ?! Une pour chaque doigt ?!" Trevos ne comprit pas, mais par contre, il sut lire combien sa collaboratrice était étonnée, presque choquée.
"Donc...." Tenta-t-il pour la relancer.
"Donc. " Répéta-t-elle en se retournant brusquement pour braquer sa lampe sur les murs bordant les colonnes et où elle pressentaient que les formes cachés par l'ombre lui donnerait plus d'indications.
"Un serpent." Murmura-t-elle en éclairant la statue avant de tourner son faisceau vers l'autre bout de la pièce : "Une tortue portant un village".
Trevos ne comprenait pas, et même de moins en moins alors que Lilia retournait sur le cadavre, avec cette fois un sourire jusqu'aux oreilles, presque jubilatoire.
"Trevos, c'est merveilleux, on est tombé sur un Alparha !
- Attend attend attend, stop. Rembobine, et traduit moi tout ça s'il te plait."
Tentant de calmer son excitation, elle respira un moment, n'arrivant pas à enlever son sourire et expliqua : "Les Bithéïstes avaient une organisation religieuse. Ils avaient comme beaucoup de religions antiques structurés et étendues; des prêtres et des grands prêtres. Mais, leur religion avait déjà un certain pragmatisme avec de grands responsables, des manitous, des sortes de pontifes. Ces gars là étaient des Alparha.
- Où as-tu appris ce mot ? C'est de l'ancien Caskar ?
- Dans les archives des temples et j'en sais rien. Bref, toujours est-il que pour symboliser leur autorité et leur statut de veilleurs de la Foi dans les communautés, ils portaient des bagues forgés dans un matériaux plus ou moins précieux selon le rang. Et une bague correspondait à une communautés.
- Donc notre homme avaient 10 communautés à charge ?
- Non, bien plus. Parce que : le bronze symbolisait une communauté, l'argent en symbolisait 10, et l'or....
- ...100 ?! Donc il aurait eut la charge de ....
- 1000 communautés, tout juste, c'est immense ! Si on part du principe qu'une communauté était constituée d'un village et qu'il étaient organisés de manières pyramidales avec des regroupements de communautés comme pour les diocèses catholiques, alors on obtient une religion qui avait un rayonnement phénoménale !
- Ouais, c'est ça : et ils cachaient le tombeau d'un de leurs patron sous terre, déguisés en mausolée Illythe pour le plaisir !"
Lilia s'arrêta une seconde, il marquait un point, puis, reprenant son souffle, elle poursuivit : "Comme je te l'ai dit, il est plus que probable que l'ancienne civilisation ait été beaucoup plus agressive que la présente. En conséquence, je ne serait pas surprit qu'elle se soit prise à un moment une coalition des peuples bordant la Cérulée sur le coins de la tronche histoire de la ratiboiser une fois pour toute.
Et dans tout cela, la foi, elle, à perduré dans le secret. Ce type en est la preuve : il administrait une province sous contrôle Illythe mais il était un Bithéïste très important.
Plus fort encore. Il porte dix bagues d'or alors que c'est un gouverneur quand le monarque qu'on à trouvé dans le palais en portait lui uniquement quatre. Conclusion ?
- Le pouvoir politique et religieux étaient séparés, mais bien présent ?
- Exactement, et comme le pouvoir religieux était secret, alors il n'est pas impossible que l'on se retrouve avec des rapports de forces en sont sein complètements différents de ceux rencontrés au grand jour.
- Comme des francs-maçons en quelque sorte...
- Oui, mais le parallèle est hasardeux, les francs-maçons ne sont pas des religieux."Dit-elle en se penchant à nouveau sur le cadavre pour finir d'en extraire les ornementations phalangières.
Un applaudissement les fit sursauter et retourner brusquement.
Le personnage, debout, était accompagné par un commando armé qui les pointaient tandis que leur collègues finissaient de descendre la corde.
"Bravo.... BRAVO ! Non vraiment, c'est très impressionnant. Donc, l'échange des anneaux pour sceller une alliance ou un mariage viendrait en partie de là ?
- Sirapile." L'appela avec déception Lilia qui reconnaissait le Fondamentaliste.
"Merci beaucoup pour nous avoir déblayé le terrain et permis de trouver ces.... ces.... débris d'une époque barbare, d'un âge des ténèbres. Oh et merci pour l'idée de la comparaison avec les francs-maçons messire Kernamos; ça fera un excellent titre pour les journalistes." Puis singeant l'affichage d'un gros titre, il déclara : "Bithéïsme archaïque : les premiers francs-maçons !". Riant, il ajouta : "C'est juste parfait, les complotistes vont adorer.
- Oui, c'est vrai qu'entre gens préférant la facilité à la vérité, vous vous comprenez bien.
- Pas la facilité Lilia ! Bien au contraire ! Vous croyez que c'est facile de passer derrière vous à chaque fois pour effacer systématiquement toutes traces de cette... pseudo-civilisation ? vous croyez que ça nous rassure quand on découvre qu'à chaque fois, vous nous raflez la preuve-clé avant de vous évanouir à la recherche du prochain indice ? Non, c'est même éreintant. enfin, pour une fois, on vous a rattrapé à temps. Et la sortie est entre nos mains. Donc. Salut !" Puis se retournant vers ses hommes, il ordonna simplement : "Tuez les."
Sans attendre, Lilia attrapa par la manche Trevos et elle se jeta derrière le cercueil de pierre au moment ou les premiers tirs commencèrent à voler.
Une fois à couvert, alors que les balles fusaient de part et d'autres pour les empêcher de se relever pendant que l'unité avançait lentement, Lilia sortis une arme de derrière son pantalon.
"Depuis quand tu te trimbale avec ça ?!
- Depuis que des flics sont venus me rendre une visite surprise pour des artefacts sous la dictature Valakin.
- Ils étaient légaux au moins ?
- Les artefacts oui, les flics, non."
Puis prenant sa lampe, elle la jeta par dessus sa tête comme s'il s'agissait d'une grenade.
Bien entendu, sous l'adrénaline et la vitesse d'arrivée de l'objet, les tireurs cessèrent deux secondes leur feu pour regarder rapidement ce qui leur avait été lancé.
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190512081924532449.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/12/190512081924532449.jpg[/IMG][/URL][/center]
Profitant de se répit, Lilia sortie, analysa en un instant la position de chacun et tira trois balles pour abattre les plus proches avant de se ruer sur son sac puis plonger derrière un pilier tandis que le reste des assaillants reprenaient leurs tirs.
"Et moi je fait quoi ?!"Cria Trevos désemparé.
"Improvise !"Lui lança-t-elle en fouillant dans son sac sous le feu du commando qui détachait des petits bouts de la colonne à chaque tir.
Bientôt, elle trouva ce qu'elle voulait : l'une des bouteilles d'alcools pour le voyage. En prenant un chiffon qu'elle avait toujours sur elle, elle fabriqua rapidement un cocktail Bykov et l'alluma avec un briquet en soupirant :
"Toujours la même tactique, a croire qu'il va tous les chercher chez les bras cassé."
Elle jeta la bouteille au milieu de la formation. Le feu se déclencha et s'accrocha immédiatement au vêtement de deux autres hommes tandis que le reste reculait devant la menace.
Profitant alors de la nouvelle opportunité. Elle avança en suivant les colonnes tout en tirant sur les crétins resté en plein milieu de l'allée.
Une fois arrivée au bout, elle lança dans le corridor menant à la chambre du dessus une grenade dégoupillée. Elle entendit un cris d'alerte avant une détonation.
Puis, voyant que personne d'autres ne semblait venir pour l'instant, elle retourna vers le corps.
Trevos était figé face à un des mercenaires en tenant une lance en or qui avait traversé la gorge du porte-flingue. Visiblement, l'acte l'avait mis très mal à l'aise. Retirant alors le cadavre de la pointe, elle le laissa choir, prit doucement la lance et posa une main sur l'épaule de son acolyte. "Hey, si tu l'avais pas fait, il l'aurait fait. Alors ressaisis toi, et aide moi à trouver une sortie, ils vont revenir.
- T'as fait la guerre de Pacification ! C'est facile pour toi !"
Elle lui tapota l'épaule : "Si tu veux."
Se mettant alors à chercher une autre sortie. Ils entendirent des bruits par échos provenant de l'étage supérieur.
"Grouillons nous, j'ai pas envie de savoir ce que Sirapile à encore inventé."
Trevos avait beau chercher, il ne trouvait pas, pensant qu'ils allaient probablement crever à coté de ce mort, tout prestigieux qu'il soit, il le regarda machinalement. Et soudain, il se souvint de la méthode qui révéla la chambre. Alors, cherchant sur les pourtours du cercueil, il finit par trouver une dalle qui lui plaisait. Trainant alors un des cadavres jusque sur le tombeau de sorte à pouvoir le faire basculer sur la dalle, il dit à Lilia d'aller dedans et s'y glissa lui aussi. Au moment même ou un petit bruit de sac plein frappant le sol se fit entendre à l'autre bout de la salle en faisant pressentir que Sirapile envoyait des moyens plus explosifs pour venir à bout de ces deux perturbateurs.
Sans attendre, Trevos poussa le cadavre et ferma les yeux. Espérant avoir vu juste. Un battant s'ouvrit sous le sarcophage et il se mirent à tomber.
Rapidement, ils touchèrent le cour d'une rivière souterraine.
Une explosion provint de la salle. Elle les auraient certainement carbonisés sur place s'ils avaient attendus quelques instants de plus.
"Je me suis pas planté" Soupira-t-il.
"Attendons d'être à la surface avant de crier victoire."
Le chemin fut long et un bon moment silencieux.
"A ton avis, il y avait déjà de l'eau de leur temps ?
- Je pense plutôt qu'il s'agissait d'un boyaux assez large et qu'une rivière ayant disparue en s'enfonçant sous terre l'a remplis. Il y a plusieurs dizaines de milliers d'années que tout ça à du se faire.
- Mouais, et du coup, quelle est notre prochaine étape ?
- Je pourrais te le dire lorsque j'aurais vu notre employeur..."
De son côté, Sirapile constata que la chambre s'était vidée : "Je suppose qu'on ne peut pas la faire sauter ?
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190512082100318569.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/12/190512082100318569.jpg[/IMG][/URL][/center]
- Tout le temple s'effondrerait monsieur, et pas mal de galeries alentours, cette pièce est une clé de voute. Nous n'aurions probablement pas le temps de nous mettre à l'abri.
- A croire que ces enfoirés ne voulaient pas qu'on les effacent de l'histoire." Il marqua une pause. "Bon, bah coulez du béton dedans.
- Mais monsieur ! Il nous faudrait une quantité astronomique, et nous n'avons pas...
- DEMERDEZ-VOUS ! Mais faîtes en sorte que cette pièce soit oubliée, qu'on ne la redécouvre plus jamais !
- Et pour les deux.... pilleurs ?
- On les aura, croyez moi."Siffla Sirapile en se retirant.
Le silence. Un silence écrasant. Dans ces cavernes abandonnées depuis des siècles, il était le seul à régner en maître. Le bruit lointain d'une cascade, les clapotis de goutes d'eau s'écoulant le long des stalagmites. Presque pas de lumières, si ce n'était celle d'un petit faisceau apparaissant et disparaissant au gré du mouvement de son porteur, entravé par les rochers qu'il déblayaient à coups de piolet.
Bientôt, une suite de coups sourds résonnèrent dans la chambre, le faisceau se fixa, et petit à petit, devint de plus en plus grand à mesure que le piolets dégageaient les derniers rochers protégeant l'entrée de la grotte.
Un personnage bien emmitouflé entra, se redressa et releva ses lunettes. Faisant un tour du lieu, ses yeux se plissèrent sous le sourire de satisfaction qu'il arborait face à ce qu'il voyait.
"Trevos, on a eu le jackpot !" Un petit bonhomme, entra à sa suite. il était relativement jeune, avait une torche à la main et le même équipement de spéléologie bouffant.
T'es sure ? Parce que... Je veux pas dire, mais avoir un tel truc ici, ça sent plutôt pas bon.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/nzJcW5YM/temple-ancient-civilizations-lost-and-found-by-willfx-db2749.jpg[/img][/url][/center]
"Bien au contraire mon cher, ça confirme mon hypthèse."Dit-elle en descendant le col qui lui cachait la bouche tout en retirant ses gants pour dégainer son Black Lotus et prendre quelques photos.
"Et donc, ce serait un temple Hypt...
- Illythe"Le coupa-t-elle."Ça montre que les grecs ont pas été les seuls à nous rendre une petite visite à domicile." Elle avait posé son sac et commençait à sortir tout un équipement d’excavation, allant du petit martelet, au burin et pied de biche.
"Il a jamais pu ne serais-ce que poindre dans ton esprit que... je sais pas.... nous SOYONS grecs ?
- Laisse ça aux Fondamentalistes, on a jamais été plus ventéliens que grecs, on s'est juste fait rouler dessus par deux cultures j'te dit.
- C'est ça, et maintenant on ajoute les pharaons à la liste ?! Arrête deux minutes ton char."
En se retournant, elle désigna l'édifice : "Il est là, ou il est pas là ?"
Trevos grogna, bien forcé d'admettre l'évidence comme un platiste que l'on monterait directement dans l'espace pour lui présenter la terre : "Oui, d'accord, il est là."
Se redressant avec un petit mouvement de tête sous entendant un "bon, tu vois"; elle retira son premier manteau et se dirigea vers l'entrée après avoir allumé un flair. En constatant la lourde porte fermant l'entrée, elle murmura.
"Bon, y'a pas trop le choix." Et retournant sur ses pas, elle alla chercher dans son sac plusieurs explosifs.
"Tu fais quoi ?!
- Ça n'a pas été conçus pour être ré-ouvert, alors faut enfoncer la porte.
- Mais... mais, tu vas tout détruire ?!
- C'est ça, prend moi pour une amatrice, je vais placer les charges de sorte à nous ouvrir un passage assez large pour nous deux. prépare plutôt les projecteurs, il n'y aura pas de lumière à l'intérieur.
Une fois face à la porte, elle sélectionna plusieurs explosifs qu'elle semblait avoir bricolés et pour les disposer en arc de cercle à partir du sol, assez grand pour qu'ils puissent passer debout. Une fois en place, elle enclencha les détonateurs et recula, prenant Trevos par le bras pour retourner au fond de la grotte. Elle lui donna des boules-quies et lui dit de fermer les yeux. Une fois que ce fut fait, elle prit son détonateur, le tourna et se tourna avant de presser le bouton. Ils entendirent une explosion très étouffée.
En se redressant, ils retirèrent les bouchons d'oreilles et constatèrent : Un pan de la porte avait volé en éclat; envoyant des débris aux quatre coins de la grotte. Le chemin était libéré. Ils pouvaient entrer.
Elle lui tapota l'épaule et l'incita à la suivre : L'intérieur était, comme prévu, plongé dans un noir profond.
De ce qu'elle en voyait avec sa lampe torche, tout cela promettait d'être très intéressant.
Pendant ce temps, Trevos plaçait deux projecteurs de taille assez réduite, mais en les allumant, ils obtinrent un très bon éclairage qui seconda parfaitement leurs lampes.
"Tachons de voir ce qu'il a dans le ventre."Lâcha-t-elle en commençant à s'avancer prudemment, balayant son faisceau tout autour d'elle. L'endroit ressemblait à une tombe des plus normales. Les inscriptions sur les murs étaient bien des hiéroglyphes et les ornementations intérieures étaient caractéristiques. Soupirant, elle s'inquiéta :"Oh non, c'est pas possible."
Puis, réfléchissant vite, une intuition lui vint, et sans attendre, elle se dirigea vers la porte fermant la chambre du tombeau. Comme prévu, il était fait de trois blocs de granits pour lesquels il faudrait un temps non-négligeable s'ils voulaient le traverser.
Mais en baissant son faisceau pour inspecter les bords, elle constata avec effroi que des galeries avaient déjà été creusées.
S'engageant dedans, elle déboucha dans le tombeau : hormis le sarcophage, rien. Tout avait été vidé. Mettant un masque respiratoire par précaution en notant l'humidité et les probables champignons, elle s'approcha de la relique et méthodiquement, se mit à lire. Le support était très sobre, et surtout, incroyablement lourd. A se demander ce qu'il y avait dedans. Double question, pourquoi....
"Lilia ?" L’interrompis dans ses réflexions Trevos en entrant : "Ah tu es là, j'ai trouvé un trou dans le plafond de la chambre centrale, à croire que des pillards..." Elle lui tendit un masque et confirma : "Oui, d'autres sont passés avant nous, mais ils ont délaissés le plus important.
- Qu'est-ce que ça raconte ?
- Pour l'instant, j'en suis à la quatrième année de gouvernance du bonhomme, il était en charge de toute la région pour la perception des taxes et les garnisons. Tout est normal. Regarde sur le pourtour si tu vois un symbole ressemblant à l'infini."
Trevos commença sa recherches à la lueur de la lampe bâtonnet qu'avait craqué Lilia et qui gisait sur le sol en émettant une douce lueur orangée.
Le sarcophage était couvert d'inscriptions, ils racontaient la vie du personnage. La chose ne frappa pas tout de suite Trevos qui chercha le symbole. Et quand il ne le trouva pas, il se redressa pour lire quelques passage. C'est là qu'il réalisa :
"Lilia, rien ne va ! Au contraire !
- Ah oui ?" Dit-elle sans relever la tête.
"Sur ce sarcophage : où sont les formules rituelles aux morts ? Où sont les vœux, bénédictions et autres inscriptions destinées à lui faciliter le passage dans l'autre monde ?"
Lilia s'arrêta une seconde interdite : en effet, c'était très inhabituel, que le nom du personnage soit sur le sarcophage passait encore, quelques anecdote sur lui, mais le gros de sa "biographie" devrait plutôt être sur les murs, entremêler avec d'autres formules rituelles.
Ils se retournèrent et commencèrent à inspecter les murs encadrants le corps.
"Et si on trouve ce symbole ?
- Alors on aura les indications pour une chambre secrète."
Un peu grisé par la nouvelle, il chercha de plus belle. Lilia eue une nouvelle intuition, et, se dirigeant vers le couvercle du cercueil antique, elle le poussa de toutes ses forces. Passant les couches successives menant à la momie, elle s’arrêta en voyant ses bandeaux, cherchant sur elles des indications. C'est là qu'elle nota sur les couvercles des traces d'impact, comme si d'autres avaient fait ce qu'elle à fait avant de les remettre en place. Les bijoux étaient là, intacts.
"Intéressant.
- Quoi ?
- On brule, je ne sais pas qui est notre momie, mais je doute que ce soit le dignitaire.
- Ah oui ?
- Ses parures sont en toc."
Trevos tourna la tête, interloqué :"Comment tu le sais.
- Les pillards les ont laissés en place.
- Mouais, et ils auraient remis les couvercles ?! Drôlement consciencieux tes types, ne crois tu pas plutôt qu'ils...." Il s'arrêta net : le symbole était là. Irrésistiblement, il posa ses deux doigts sur les creux des boucles et pressa. les morceaux de mur cliquèrent en s'enfonçant, et soudain, le cadavre sembla se dresser d'un coup en les faisant sursauter.
".... qu'ils ont eu peur d'avoir réveillé le mort."Il inspecta l'arrière du personnage dont les jambes étaient encore couché, avec uniquement le buste de dressé, et en son bas, un discret mécanisme.
A droite, il nota une toute petite encoche, là où la tête reposait et, poussé par la curiosité, il sortis un couteau pour l'insérer dans la fente et révéler lentement une trappe.
"C'était surement du toc, mais ils n'ont pas eu le temps de le vérifier si tu veux mon avis."
Lilia soupira et lâcha un flair à la verticale du trou. Il révéla une descente en ligne droite juste assez large pour passer à la verticale, en rappel. Des restes d'une échelle de bois témoignait de son ancien aménagement à dessein.
"Et on dirait que tu as vu juste pour la chambre." Ajouta Trevos.
Après lui avoir demandé d'apporter les sacs, ils fixèrent une corde au sarcophage, dont les bords était directement issus du sol taillé pour descendre.
La, un rayon de Soleil traversait une longue mis mince fente, suffisamment pour mettre en lumière le cercueil au bout de la pièce.
Des colonnes encadraient une allée centrale menant au cercueil, et de part et d'autres, plusieurs piles d'objets en or.
"On l'a trouvé." Dit-elle en se focalisant sur le tombeau. Trevos, lui, sembla intéressé par les richesses entassées là. "On pourrait pas....
- Comparer à ce que l'on vient chercher, tout cela vaut bien moins cher."
Et sans plus attendre, elle poussa le couvercle, retenant du bras Trevos qui penchait la tête au dessus : "Stop". Bien lui en prit : une rangée de lames aiguisées qui atteignaient le sommet leur crane ferma l'accès au corps tant l'écart entre deux d'entre elles était faible.
Mais, sous l'action du temps, elles étaient déjà complètement rouillées, et en trois coups de piolet, Lilia eue tôt fait que les faire tomber comme des dents pourries.
Une fois l'accès dégagé, elle se pencha sur le corps.
"Alors c'est lui ?
- C'est lui. Notre gouverneur.
- Oh, et alors ?
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190512081924752935.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/12/190512081924752935.jpg[/IMG][/URL][/center]
- Il a régner sur les terres qui enserrent actuellement Menos, il étaient en charge des garnisons, et des taxes. Mais le plus intéressant, c'était sa foi.
- Un Bithéïste ?
- Tout juste, et pas n'importe lequel en plus, un grand patron."
Trevos eut un doute : "Mais, est-ce qu'ils n'ont pas simplement des prêtres, je veux dire, une absence de hiérarchie comme chez les orthodoxes chrétiens ?
- Les orthodoxes chrétiens ont une hiérarchie informelle, mais oui sinon, les Bithéïstes modernes n'ont pas de clergé a proprement parlé; ils sont plus comme les chrétiens réformés, avec uniquement des prêtres. Mais là n'est pas le sujet, les anciens Bithéïstes eux, ont constitué probablement une des première religions à portée universelle, et quand tu vois leur message, tu comprends vite qu'ils ont pu aussi envisager comme tout ensemble universaliste de prêcher la bonne parole avec un peu plus de conviction.
- C'est à dire ?
- Un bon coup de hache, ça calme n'importe quel "païen", et je ne veux même pas savoir d'où vient la coutume de mise à mort par le bucher encore en vigueur il n'y avait pas si longtemps pour les criminels coupables de faute grave.
- D'accord, et du coup, ils avaient aussi une hiérarchie ces.... évangélisateurs ?
- Prêcheurs serait plus approprié. Il en avait une. Tu te souviens du palais qui a fait sensation dans les médias à sa découverte, j'ai eu l'occasion de voir le corps du souverain qui y sommeil. Et figure toi qu'il avait..." Dit-elle en se penchant sur la main du cadavre : ".... des baaagues." son ton déclina de surprise lorsqu'elle vit le nombre qu'en portait le mort.
Elle resta quoite un instant, n'en revenant pas.
"D... Dix ?! Une pour chaque doigt ?!" Trevos ne comprit pas, mais par contre, il sut lire combien sa collaboratrice était étonnée, presque choquée.
"Donc...." Tenta-t-il pour la relancer.
"Donc. " Répéta-t-elle en se retournant brusquement pour braquer sa lampe sur les murs bordant les colonnes et où elle pressentaient que les formes cachés par l'ombre lui donnerait plus d'indications.
"Un serpent." Murmura-t-elle en éclairant la statue avant de tourner son faisceau vers l'autre bout de la pièce : "Une tortue portant un village".
Trevos ne comprenait pas, et même de moins en moins alors que Lilia retournait sur le cadavre, avec cette fois un sourire jusqu'aux oreilles, presque jubilatoire.
"Trevos, c'est merveilleux, on est tombé sur un Alparha !
- Attend attend attend, stop. Rembobine, et traduit moi tout ça s'il te plait."
Tentant de calmer son excitation, elle respira un moment, n'arrivant pas à enlever son sourire et expliqua : "Les Bithéïstes avaient une organisation religieuse. Ils avaient comme beaucoup de religions antiques structurés et étendues; des prêtres et des grands prêtres. Mais, leur religion avait déjà un certain pragmatisme avec de grands responsables, des manitous, des sortes de pontifes. Ces gars là étaient des Alparha.
- Où as-tu appris ce mot ? C'est de l'ancien Caskar ?
- Dans les archives des temples et j'en sais rien. Bref, toujours est-il que pour symboliser leur autorité et leur statut de veilleurs de la Foi dans les communautés, ils portaient des bagues forgés dans un matériaux plus ou moins précieux selon le rang. Et une bague correspondait à une communautés.
- Donc notre homme avaient 10 communautés à charge ?
- Non, bien plus. Parce que : le bronze symbolisait une communauté, l'argent en symbolisait 10, et l'or....
- ...100 ?! Donc il aurait eut la charge de ....
- 1000 communautés, tout juste, c'est immense ! Si on part du principe qu'une communauté était constituée d'un village et qu'il étaient organisés de manières pyramidales avec des regroupements de communautés comme pour les diocèses catholiques, alors on obtient une religion qui avait un rayonnement phénoménale !
- Ouais, c'est ça : et ils cachaient le tombeau d'un de leurs patron sous terre, déguisés en mausolée Illythe pour le plaisir !"
Lilia s'arrêta une seconde, il marquait un point, puis, reprenant son souffle, elle poursuivit : "Comme je te l'ai dit, il est plus que probable que l'ancienne civilisation ait été beaucoup plus agressive que la présente. En conséquence, je ne serait pas surprit qu'elle se soit prise à un moment une coalition des peuples bordant la Cérulée sur le coins de la tronche histoire de la ratiboiser une fois pour toute.
Et dans tout cela, la foi, elle, à perduré dans le secret. Ce type en est la preuve : il administrait une province sous contrôle Illythe mais il était un Bithéïste très important.
Plus fort encore. Il porte dix bagues d'or alors que c'est un gouverneur quand le monarque qu'on à trouvé dans le palais en portait lui uniquement quatre. Conclusion ?
- Le pouvoir politique et religieux étaient séparés, mais bien présent ?
- Exactement, et comme le pouvoir religieux était secret, alors il n'est pas impossible que l'on se retrouve avec des rapports de forces en sont sein complètements différents de ceux rencontrés au grand jour.
- Comme des francs-maçons en quelque sorte...
- Oui, mais le parallèle est hasardeux, les francs-maçons ne sont pas des religieux."Dit-elle en se penchant à nouveau sur le cadavre pour finir d'en extraire les ornementations phalangières.
Un applaudissement les fit sursauter et retourner brusquement.
Le personnage, debout, était accompagné par un commando armé qui les pointaient tandis que leur collègues finissaient de descendre la corde.
"Bravo.... BRAVO ! Non vraiment, c'est très impressionnant. Donc, l'échange des anneaux pour sceller une alliance ou un mariage viendrait en partie de là ?
- Sirapile." L'appela avec déception Lilia qui reconnaissait le Fondamentaliste.
"Merci beaucoup pour nous avoir déblayé le terrain et permis de trouver ces.... ces.... débris d'une époque barbare, d'un âge des ténèbres. Oh et merci pour l'idée de la comparaison avec les francs-maçons messire Kernamos; ça fera un excellent titre pour les journalistes." Puis singeant l'affichage d'un gros titre, il déclara : "Bithéïsme archaïque : les premiers francs-maçons !". Riant, il ajouta : "C'est juste parfait, les complotistes vont adorer.
- Oui, c'est vrai qu'entre gens préférant la facilité à la vérité, vous vous comprenez bien.
- Pas la facilité Lilia ! Bien au contraire ! Vous croyez que c'est facile de passer derrière vous à chaque fois pour effacer systématiquement toutes traces de cette... pseudo-civilisation ? vous croyez que ça nous rassure quand on découvre qu'à chaque fois, vous nous raflez la preuve-clé avant de vous évanouir à la recherche du prochain indice ? Non, c'est même éreintant. enfin, pour une fois, on vous a rattrapé à temps. Et la sortie est entre nos mains. Donc. Salut !" Puis se retournant vers ses hommes, il ordonna simplement : "Tuez les."
Sans attendre, Lilia attrapa par la manche Trevos et elle se jeta derrière le cercueil de pierre au moment ou les premiers tirs commencèrent à voler.
Une fois à couvert, alors que les balles fusaient de part et d'autres pour les empêcher de se relever pendant que l'unité avançait lentement, Lilia sortis une arme de derrière son pantalon.
"Depuis quand tu te trimbale avec ça ?!
- Depuis que des flics sont venus me rendre une visite surprise pour des artefacts sous la dictature Valakin.
- Ils étaient légaux au moins ?
- Les artefacts oui, les flics, non."
Puis prenant sa lampe, elle la jeta par dessus sa tête comme s'il s'agissait d'une grenade.
Bien entendu, sous l'adrénaline et la vitesse d'arrivée de l'objet, les tireurs cessèrent deux secondes leur feu pour regarder rapidement ce qui leur avait été lancé.
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190512081924532449.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/12/190512081924532449.jpg[/IMG][/URL][/center]
Profitant de se répit, Lilia sortie, analysa en un instant la position de chacun et tira trois balles pour abattre les plus proches avant de se ruer sur son sac puis plonger derrière un pilier tandis que le reste des assaillants reprenaient leurs tirs.
"Et moi je fait quoi ?!"Cria Trevos désemparé.
"Improvise !"Lui lança-t-elle en fouillant dans son sac sous le feu du commando qui détachait des petits bouts de la colonne à chaque tir.
Bientôt, elle trouva ce qu'elle voulait : l'une des bouteilles d'alcools pour le voyage. En prenant un chiffon qu'elle avait toujours sur elle, elle fabriqua rapidement un cocktail Bykov et l'alluma avec un briquet en soupirant :
"Toujours la même tactique, a croire qu'il va tous les chercher chez les bras cassé."
Elle jeta la bouteille au milieu de la formation. Le feu se déclencha et s'accrocha immédiatement au vêtement de deux autres hommes tandis que le reste reculait devant la menace.
Profitant alors de la nouvelle opportunité. Elle avança en suivant les colonnes tout en tirant sur les crétins resté en plein milieu de l'allée.
Une fois arrivée au bout, elle lança dans le corridor menant à la chambre du dessus une grenade dégoupillée. Elle entendit un cris d'alerte avant une détonation.
Puis, voyant que personne d'autres ne semblait venir pour l'instant, elle retourna vers le corps.
Trevos était figé face à un des mercenaires en tenant une lance en or qui avait traversé la gorge du porte-flingue. Visiblement, l'acte l'avait mis très mal à l'aise. Retirant alors le cadavre de la pointe, elle le laissa choir, prit doucement la lance et posa une main sur l'épaule de son acolyte. "Hey, si tu l'avais pas fait, il l'aurait fait. Alors ressaisis toi, et aide moi à trouver une sortie, ils vont revenir.
- T'as fait la guerre de Pacification ! C'est facile pour toi !"
Elle lui tapota l'épaule : "Si tu veux."
Se mettant alors à chercher une autre sortie. Ils entendirent des bruits par échos provenant de l'étage supérieur.
"Grouillons nous, j'ai pas envie de savoir ce que Sirapile à encore inventé."
Trevos avait beau chercher, il ne trouvait pas, pensant qu'ils allaient probablement crever à coté de ce mort, tout prestigieux qu'il soit, il le regarda machinalement. Et soudain, il se souvint de la méthode qui révéla la chambre. Alors, cherchant sur les pourtours du cercueil, il finit par trouver une dalle qui lui plaisait. Trainant alors un des cadavres jusque sur le tombeau de sorte à pouvoir le faire basculer sur la dalle, il dit à Lilia d'aller dedans et s'y glissa lui aussi. Au moment même ou un petit bruit de sac plein frappant le sol se fit entendre à l'autre bout de la salle en faisant pressentir que Sirapile envoyait des moyens plus explosifs pour venir à bout de ces deux perturbateurs.
Sans attendre, Trevos poussa le cadavre et ferma les yeux. Espérant avoir vu juste. Un battant s'ouvrit sous le sarcophage et il se mirent à tomber.
Rapidement, ils touchèrent le cour d'une rivière souterraine.
Une explosion provint de la salle. Elle les auraient certainement carbonisés sur place s'ils avaient attendus quelques instants de plus.
"Je me suis pas planté" Soupira-t-il.
"Attendons d'être à la surface avant de crier victoire."
Le chemin fut long et un bon moment silencieux.
"A ton avis, il y avait déjà de l'eau de leur temps ?
- Je pense plutôt qu'il s'agissait d'un boyaux assez large et qu'une rivière ayant disparue en s'enfonçant sous terre l'a remplis. Il y a plusieurs dizaines de milliers d'années que tout ça à du se faire.
- Mouais, et du coup, quelle est notre prochaine étape ?
- Je pourrais te le dire lorsque j'aurais vu notre employeur..."
De son côté, Sirapile constata que la chambre s'était vidée : "Je suppose qu'on ne peut pas la faire sauter ?
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190512082100318569.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/12/190512082100318569.jpg[/IMG][/URL][/center]
- Tout le temple s'effondrerait monsieur, et pas mal de galeries alentours, cette pièce est une clé de voute. Nous n'aurions probablement pas le temps de nous mettre à l'abri.
- A croire que ces enfoirés ne voulaient pas qu'on les effacent de l'histoire." Il marqua une pause. "Bon, bah coulez du béton dedans.
- Mais monsieur ! Il nous faudrait une quantité astronomique, et nous n'avons pas...
- DEMERDEZ-VOUS ! Mais faîtes en sorte que cette pièce soit oubliée, qu'on ne la redécouvre plus jamais !
- Et pour les deux.... pilleurs ?
- On les aura, croyez moi."Siffla Sirapile en se retirant.
-
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[center]En quête de Rishê 2[/center]
La résidence était assez richement décorée. Des jardins luxueux en ornaient les abords. Presque un scandale quand on voyait la situation dans le reste du pays.
Mais après tout, il est exact qu'en campagne, la vie était bien plus douce.
Lilia avait revêtit un costume plus distingué pour rendre visite à son employeur. Elle n'en savait pas grand chose, uniquement qu'il était un bithéïste et un originaliste convaincu.
En entrant, un domestique prit son manteau et l'invita à rejoindre le maître des lieux dans sa "salle de prière".
Le domestique la laissa sur le pas de la porte de la chambre du propriétaire.
Il était accroupis, les jambes un peu écarté à la ventélienne. Et il se prosternait devant deux statuettes, l'une d'une femme avec des cheveux volants au vent avec quelques flammes derrières elles, l'autre d'un vieil homme en tailleur avec les mains posées sur les genoux.
Sans interrompre le cérémonial, il demanda :
"Vous ne vous joigniez pas à moi ?
- Sans façon, je suis athée." Répondit-elle simplement en regardant les tableaux qui ornaient des morceaux de mur où du plafond. Elle ne parvenait pas à mettre la main sur ce dont il s'agissait.
"Ce sont des scènes mythologiques ?"
Le personnage se redressa, porta deux doigts de sa main droite à son cœur puis sur son front pour ensuite les avancer jusque sur le front des deux statuettes. Puis il se releva et regarda de quoi parlaient la chasseuse de trésor.
"Oh, oui, en quelque sorte. Même si beaucoup n'y ont plus prêter attention depuis trop longtemps."
Elle se tourna vers lui et lui remis une enveloppe : "Vos anneaux.
- Ah ! Lilia, vous éclairez ma journée !
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/3w5CCQ5t/Alexa-Woods.png[/img][/url][/center]
Et sans attendre davantage, il prit l'enveloppe et la mena dans une pièce qui ressemblait vaguement à un laboratoire improvisés. Mais ce n'était pas des formules et des mixtures qui s'y trouvait; mais des textes et pièces anciennes. Le tout sous des vitrines avec des gants de manipulations et toutes les précautions que l'on puisse imaginer pour chouchouter des objets vieux de plusieurs milliers d'années.
"Le corps vous à procurer combien de ces petites choses ?"
Demanda-t-il en sortant les anneaux.
"Dix".Répondit dans un sourire satisfait Lilia.
L'autre se contenta d'un sourire en coin en plaçant les reliques sous une loupe attachée au plan de travail d'où une lumière blanche sortait, mettant en relief ce qui se trouvait dessus. Lorsqu'il se pencha dessus, il dit à mi-voix : "Alparah à du être votre premier sentiment je suppose à propos du mort.
- Plutôt oui, je n'avait jamais vu autant d'anneaux aux mains d'un seul d'entre eux.
- Vous avez une chance insolente Lilia, c'est pour ça que je vous ai embauchée, et vous ne m'avez pas déçu."
Elle ne sut pas si le compliment était terminé car la fin de sa phrase laissait entendre qu'il allait ajouter quelque chose. Et en effet, il lui laissa la place. "Regardez cet anneau."
En posant son regard dessus plus attentivement, cela sauta presque immédiatement au yeux de Lilia : "Ils brillent bien moins... Serais-ce un faux ?!
- Bien au contraire, c'est la preuve que vous êtes tombé sur quelque chose au-dessus des Alparah.
- Au dessus d'eux ? C'est possible ?" Répéta-t-elle dubitative.
"Bien sur, notre religion est basée sur la dualité, il est donc logique qu'elle dispose en terme de pouvoir suprême d'un système bicamérale. Un peu comme si les chrétiens avaient deux Papes et que ces deux Papes aient besoin de s'entendre pour émettre des bulles."
Elle sourit, elle voyait assez aisément le tableau."Et ces anneaux permettaient de les reconnaître ? Pourtant, il ne sont pas en diamant ou en matériaux plus précieux que tout les autres.
Exact, parce que comme vous avez du le remarquer, notre porteur pratiquait sa religion discrètement et des parures en diamants, saphir ou même rubis seraient apparues comme suspectes pour son poste. L'Orichalque est un bien meilleur moyen d'identification pour ses fidèles."
Lilia fut surprise : "Quoi ? Un simple proto-métal ? En comparaison de bronze, d'argent et d'or ?!
- Bien sur, parce que l'Orichalque a été l'un des facteurs...." Il s'arrêta. Il ne fallait pas en dire plus. Il corrigea : "Dites-vous qu'il était un moyen de se reconnaître comme appartenant à la civilisation qui l'utilisait intensément.
- De l'Orichalque ? A l'ère archaïque ?! rassurez moi, vous allez pas me sortir qu'on cherche l'Atlantide et ses conneries ?"
Il éclata de rire : "Non, je vous l'assure, mais nous cherchons quelque chose de bien réel qui a peut-être inspiré le mythe.
-Soit, quoi alors ?
- La cité perdue de Rishê. Et cette cité n'est elle, pas un mythe. Seulement voilà, hormis une mention dans ce texte en ancien Kaiyuanais du quinzième siècle de notre ère, nous n'avons pas de traces.
Intriguée, Lilia se pencha sur le vénérable document et en lu quelque extrait : "Et ils [manquant] Rishê pour [manquant] [??-naissance] d'un âge révolu."
Elle leva les sourcils et conclut l'évidence : "C'est anecdotique.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/65PhqGHJ/Lilia-Repoulos-2.jpg[/img][/url][/center]
- Il s'agit du seul extrait des mémoires de Zeng He que j'ai pu récupérer. Le reste à été rapatrié par une expédition au XVIIème siècle dans l'antique Sakina où les orientaux avaient établie leur ville-comptoir, et sous le déchirement de violentes guerres intérieures, ils ont préféré récupérer ressortissants et parchemins en plus des richesses de la cité.
- Donc les écrits sont perdus ?!
- Non, vous allez devoir vous rendre au Kaiyuan. Trouver la tombe de Zeng He et récupérer ses mémoires, en particulier celles concernant sur ses études de la culture Caskar ancienne, d'après diverses archives et témoignages qu'il a recueillit auprès de temples et de vieux prêtres hellènes.
- Cela sera suffisant ?
- Je l'ignore, mais vous le verrez bien. Je vous prêtes un avion privé, vous aurez tout loisir d'étudier le personnage et le dossier que je vous ai préparer. Bon voyage."
Comme pour la première fois, elle était venue, avait remis ce qu'elle avait trouvée, et avait reçu de nouvelles instructions. Toutes ses dépenses étaient prises en charges et de juteuses sommes d'argents étaient versées sur ses comptes à chaque mission réussie. Elle ne s'inquiétait guère de savoir d'où il sortait, il était palpable, propre et clean. C'est tout ce qui l'intéressait.
En montant dans l'avion, après avoir rejoint l'aéroport conduite par le domestique. Elle remarqua que Trevos était là. Il dégustait tranquillement un apéritif devant une émission qu'elle jugeait des plus débiles.
"Alors, on va où ?".Il ne détourna pas la tête de l'écran, sauf lorsqu'il entendit la réponse.
"Attend.... Zeng He ? LE Zeng He ?!
- Lui seul, l'unique. Et si on se fait choper par les Kaiyuanais, on aura de sérieux ennuis.
- Ils leurs font quoi aux... chasseurs de trésors ?
- Dans l'ancien temps il les crucifiait. Maintenant, ils les mettent en taule. Mais bon, dans les campagnes, l'ancien temps n'est pas si loin..." Annonça-t-elle sur un ton très sobre en commençant à dépiauter le dossier.
La voix du pilote parut dans les hauts parleurs pour les présentations et les recommandations initiales, les passagers s’attachèrent et se préparèrent au décollage, puis, le Gustrechos-47 décolla dans le hurlement de ses réacteurs, son autonomie exceptionnelle lui permettant de faire le voyage d'une traite.
"Y'a un truc que j'ai toujours pas capté...." Lança Trevos
"Je t'écoute.
- Comment les Ventéliens ont-ils pu atteindre la Cérulée, alors que les vents étaient contre eux ?
- Il y a deux choses qui comptent en navigation : les vents et les courants. Et puis, si on veut vraiment être pinailleur, il y a les techniques de navigations qui aident beaucoup. Les vents dominants pourrait faire sembler qu'ils n'auraient pas pu, mais ça ne veut pas dire que le vent à toujours soufflé dans le mauvais sens ou que les courants les ont empêchés de remonter, ne serais-ce par cabotage bien qu'une technique de la Volta ait été aussi envisageable.
- Et ce Zeng He, il aurait des réponses sur ce qu'on cherche ?
- On cherche une cité perdue, alors des réponses, j'en doute, mais des indices, au moins sur où allez chercher l'information, ça me semble plus plausible.
[Note HRP : la Volta est une technique de Navigation portugaise mise au point au XVIème siècle afin de remédier au problème des vents contraires qui les empêchaient normalement de remonter vers Lagos et Lisbonne. Les plus gros navires d'explorations Asiatique ayant amplement les capacités des caravelles, elles auraient bénéficiées en plus de cela ingame de terres constamment à proximité pour réaliser du cabotage en dernier recourt. Il me semble donc tout à fait envisageable d'estimer qu'ils ont pu atteindre la Cérulée en suivant au minimum les côtes.
Pour illustrer mon propos, une carte des vents dominants IRL qui, en se basant sur la réflexion que l'on m'a opposé jusque là, rend difficile l'usage du Cap Horn qui illustre de manière assez similaire la situation des grands vent de Janubie. Pourtant nous savons qu'il a été franchit dès le XVIème siècle et utilisé régulièrement dès les siècles suivants. Que des navires sont remontés au moins jusqu'en Californie comme l'expédition de Drake contre les colonies espagnoles. Donc une expédition ventélienne qui laisserait un comptoir du fait de la difficulté à rejoindre la région me semble plausible au Caskar. De là aurait découlé l'admiration pour la civilisation des résidents doublé de contes et autres histoires sur leur pays sans compter les biens marchands, les gravures et représentations diverses.]
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/FzmBPkMn/carte-monde-irl.png[/img][/url][/center]
La résidence était assez richement décorée. Des jardins luxueux en ornaient les abords. Presque un scandale quand on voyait la situation dans le reste du pays.
Mais après tout, il est exact qu'en campagne, la vie était bien plus douce.
Lilia avait revêtit un costume plus distingué pour rendre visite à son employeur. Elle n'en savait pas grand chose, uniquement qu'il était un bithéïste et un originaliste convaincu.
En entrant, un domestique prit son manteau et l'invita à rejoindre le maître des lieux dans sa "salle de prière".
Le domestique la laissa sur le pas de la porte de la chambre du propriétaire.
Il était accroupis, les jambes un peu écarté à la ventélienne. Et il se prosternait devant deux statuettes, l'une d'une femme avec des cheveux volants au vent avec quelques flammes derrières elles, l'autre d'un vieil homme en tailleur avec les mains posées sur les genoux.
Sans interrompre le cérémonial, il demanda :
"Vous ne vous joigniez pas à moi ?
- Sans façon, je suis athée." Répondit-elle simplement en regardant les tableaux qui ornaient des morceaux de mur où du plafond. Elle ne parvenait pas à mettre la main sur ce dont il s'agissait.
"Ce sont des scènes mythologiques ?"
Le personnage se redressa, porta deux doigts de sa main droite à son cœur puis sur son front pour ensuite les avancer jusque sur le front des deux statuettes. Puis il se releva et regarda de quoi parlaient la chasseuse de trésor.
"Oh, oui, en quelque sorte. Même si beaucoup n'y ont plus prêter attention depuis trop longtemps."
Elle se tourna vers lui et lui remis une enveloppe : "Vos anneaux.
- Ah ! Lilia, vous éclairez ma journée !
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/3w5CCQ5t/Alexa-Woods.png[/img][/url][/center]
Et sans attendre davantage, il prit l'enveloppe et la mena dans une pièce qui ressemblait vaguement à un laboratoire improvisés. Mais ce n'était pas des formules et des mixtures qui s'y trouvait; mais des textes et pièces anciennes. Le tout sous des vitrines avec des gants de manipulations et toutes les précautions que l'on puisse imaginer pour chouchouter des objets vieux de plusieurs milliers d'années.
"Le corps vous à procurer combien de ces petites choses ?"
Demanda-t-il en sortant les anneaux.
"Dix".Répondit dans un sourire satisfait Lilia.
L'autre se contenta d'un sourire en coin en plaçant les reliques sous une loupe attachée au plan de travail d'où une lumière blanche sortait, mettant en relief ce qui se trouvait dessus. Lorsqu'il se pencha dessus, il dit à mi-voix : "Alparah à du être votre premier sentiment je suppose à propos du mort.
- Plutôt oui, je n'avait jamais vu autant d'anneaux aux mains d'un seul d'entre eux.
- Vous avez une chance insolente Lilia, c'est pour ça que je vous ai embauchée, et vous ne m'avez pas déçu."
Elle ne sut pas si le compliment était terminé car la fin de sa phrase laissait entendre qu'il allait ajouter quelque chose. Et en effet, il lui laissa la place. "Regardez cet anneau."
En posant son regard dessus plus attentivement, cela sauta presque immédiatement au yeux de Lilia : "Ils brillent bien moins... Serais-ce un faux ?!
- Bien au contraire, c'est la preuve que vous êtes tombé sur quelque chose au-dessus des Alparah.
- Au dessus d'eux ? C'est possible ?" Répéta-t-elle dubitative.
"Bien sur, notre religion est basée sur la dualité, il est donc logique qu'elle dispose en terme de pouvoir suprême d'un système bicamérale. Un peu comme si les chrétiens avaient deux Papes et que ces deux Papes aient besoin de s'entendre pour émettre des bulles."
Elle sourit, elle voyait assez aisément le tableau."Et ces anneaux permettaient de les reconnaître ? Pourtant, il ne sont pas en diamant ou en matériaux plus précieux que tout les autres.
Exact, parce que comme vous avez du le remarquer, notre porteur pratiquait sa religion discrètement et des parures en diamants, saphir ou même rubis seraient apparues comme suspectes pour son poste. L'Orichalque est un bien meilleur moyen d'identification pour ses fidèles."
Lilia fut surprise : "Quoi ? Un simple proto-métal ? En comparaison de bronze, d'argent et d'or ?!
- Bien sur, parce que l'Orichalque a été l'un des facteurs...." Il s'arrêta. Il ne fallait pas en dire plus. Il corrigea : "Dites-vous qu'il était un moyen de se reconnaître comme appartenant à la civilisation qui l'utilisait intensément.
- De l'Orichalque ? A l'ère archaïque ?! rassurez moi, vous allez pas me sortir qu'on cherche l'Atlantide et ses conneries ?"
Il éclata de rire : "Non, je vous l'assure, mais nous cherchons quelque chose de bien réel qui a peut-être inspiré le mythe.
-Soit, quoi alors ?
- La cité perdue de Rishê. Et cette cité n'est elle, pas un mythe. Seulement voilà, hormis une mention dans ce texte en ancien Kaiyuanais du quinzième siècle de notre ère, nous n'avons pas de traces.
Intriguée, Lilia se pencha sur le vénérable document et en lu quelque extrait : "Et ils [manquant] Rishê pour [manquant] [??-naissance] d'un âge révolu."
Elle leva les sourcils et conclut l'évidence : "C'est anecdotique.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/65PhqGHJ/Lilia-Repoulos-2.jpg[/img][/url][/center]
- Il s'agit du seul extrait des mémoires de Zeng He que j'ai pu récupérer. Le reste à été rapatrié par une expédition au XVIIème siècle dans l'antique Sakina où les orientaux avaient établie leur ville-comptoir, et sous le déchirement de violentes guerres intérieures, ils ont préféré récupérer ressortissants et parchemins en plus des richesses de la cité.
- Donc les écrits sont perdus ?!
- Non, vous allez devoir vous rendre au Kaiyuan. Trouver la tombe de Zeng He et récupérer ses mémoires, en particulier celles concernant sur ses études de la culture Caskar ancienne, d'après diverses archives et témoignages qu'il a recueillit auprès de temples et de vieux prêtres hellènes.
- Cela sera suffisant ?
- Je l'ignore, mais vous le verrez bien. Je vous prêtes un avion privé, vous aurez tout loisir d'étudier le personnage et le dossier que je vous ai préparer. Bon voyage."
Comme pour la première fois, elle était venue, avait remis ce qu'elle avait trouvée, et avait reçu de nouvelles instructions. Toutes ses dépenses étaient prises en charges et de juteuses sommes d'argents étaient versées sur ses comptes à chaque mission réussie. Elle ne s'inquiétait guère de savoir d'où il sortait, il était palpable, propre et clean. C'est tout ce qui l'intéressait.
En montant dans l'avion, après avoir rejoint l'aéroport conduite par le domestique. Elle remarqua que Trevos était là. Il dégustait tranquillement un apéritif devant une émission qu'elle jugeait des plus débiles.
"Alors, on va où ?".Il ne détourna pas la tête de l'écran, sauf lorsqu'il entendit la réponse.
"Attend.... Zeng He ? LE Zeng He ?!
- Lui seul, l'unique. Et si on se fait choper par les Kaiyuanais, on aura de sérieux ennuis.
- Ils leurs font quoi aux... chasseurs de trésors ?
- Dans l'ancien temps il les crucifiait. Maintenant, ils les mettent en taule. Mais bon, dans les campagnes, l'ancien temps n'est pas si loin..." Annonça-t-elle sur un ton très sobre en commençant à dépiauter le dossier.
La voix du pilote parut dans les hauts parleurs pour les présentations et les recommandations initiales, les passagers s’attachèrent et se préparèrent au décollage, puis, le Gustrechos-47 décolla dans le hurlement de ses réacteurs, son autonomie exceptionnelle lui permettant de faire le voyage d'une traite.
"Y'a un truc que j'ai toujours pas capté...." Lança Trevos
"Je t'écoute.
- Comment les Ventéliens ont-ils pu atteindre la Cérulée, alors que les vents étaient contre eux ?
- Il y a deux choses qui comptent en navigation : les vents et les courants. Et puis, si on veut vraiment être pinailleur, il y a les techniques de navigations qui aident beaucoup. Les vents dominants pourrait faire sembler qu'ils n'auraient pas pu, mais ça ne veut pas dire que le vent à toujours soufflé dans le mauvais sens ou que les courants les ont empêchés de remonter, ne serais-ce par cabotage bien qu'une technique de la Volta ait été aussi envisageable.
- Et ce Zeng He, il aurait des réponses sur ce qu'on cherche ?
- On cherche une cité perdue, alors des réponses, j'en doute, mais des indices, au moins sur où allez chercher l'information, ça me semble plus plausible.
[Note HRP : la Volta est une technique de Navigation portugaise mise au point au XVIème siècle afin de remédier au problème des vents contraires qui les empêchaient normalement de remonter vers Lagos et Lisbonne. Les plus gros navires d'explorations Asiatique ayant amplement les capacités des caravelles, elles auraient bénéficiées en plus de cela ingame de terres constamment à proximité pour réaliser du cabotage en dernier recourt. Il me semble donc tout à fait envisageable d'estimer qu'ils ont pu atteindre la Cérulée en suivant au minimum les côtes.
Pour illustrer mon propos, une carte des vents dominants IRL qui, en se basant sur la réflexion que l'on m'a opposé jusque là, rend difficile l'usage du Cap Horn qui illustre de manière assez similaire la situation des grands vent de Janubie. Pourtant nous savons qu'il a été franchit dès le XVIème siècle et utilisé régulièrement dès les siècles suivants. Que des navires sont remontés au moins jusqu'en Californie comme l'expédition de Drake contre les colonies espagnoles. Donc une expédition ventélienne qui laisserait un comptoir du fait de la difficulté à rejoindre la région me semble plausible au Caskar. De là aurait découlé l'admiration pour la civilisation des résidents doublé de contes et autres histoires sur leur pays sans compter les biens marchands, les gravures et représentations diverses.]
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/FzmBPkMn/carte-monde-irl.png[/img][/url][/center]
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[center]La course à la Régence 8[/center]
Penchée sur une carte du pays, Astrid était perdue dans ses pensées. Le gouvernement avait des moyens, et le peuple en manquait assurément. Mais elle s'interrogeait sur la meilleure manière d'utiliser ces fonds : Un revenu universel minimal ? Et serait-il suffisant pensait-elle en pensant aux excédents réels du budget à envisager pour rendre ce soutien soutenable dans la durée.
Des services publiques ? Ils nécessiteraient une bureaucratie trois fois supérieures aux services et aux biens dispensés. Et leur lenteur les rendraient tôt ou tard trop pesant pour avoir un réel impact positif constant. Du moins, sous leurs formes actuelles.
D'autant que le nombre de services nécessaires seraient immenses.
Elle marcha un peu dans la pièce. Il fallait trouver quelque chose d'efficace, qui rende la vie du plus misérable convenable sans appauvrir les autres a coup de mesures sociales inégalitaires de "redistribution des richesses" qui restait très aléatoire et sujet à des doutes, voir à la sources de fractures sociales quand mal gérées.
En pensant à cela, elle imaginait bien que tout le monde chercherait à réduire sa distribution. Les modestes sous l'argument très valable mais largement individualiste qu'il n'y aurait pas de raison que les riches ne payent pas plus. Et les riches qui avanceraient qu'ils ont travaillés pour arriver là où ils en sont et que ceux qui sont en dessous d'eux devraient en faire autant plutôt que de réclamer une part de leur richesse durement gagnée.
Le soucis était que les deux arguments avaient leurs bons samaritains répondant parfaitement aux critères et leurs diablotins qui profitaient de la masse pour se cacher et pourrir le fruit, rendant donc les mesures sujettes à cautions.
Il fallait une solution qui gère efficacement tout cela.
Elle fit une pause et alla a la fenêtre pour bénéficier de la fraicheur du bord de mer.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/wTst7mnJ/daenerys-targaryen-84.jpg[/img][/url][/center]
Le pays était beau assurément. Il n'était juste pas si mis en valeur que cela. Elle pensa sur l'instant que presque aucune photos du pays n'avait été fait. Aucun "guide touristiques" avec de beaux lieux. A la place, quelques monuments à la gloire du pays avaient été bâtis et même si, elle se disait que même les jaloux se faisait la remarques, ils étaient impressionnant, ils ne correspondait pas ou plus au contexte dans lequel il avaient été bâtis.
C'est là qu'elle porta son attention sur le Grand Faucon d'Or en se disant que les rapiats de l'organisme international chargé des merveilles du monde était en vacances depuis maintenant 2034 ne voudrait probablement jamais lui octroyer ce statut, ou alors à contrecœur. A croire qu'il fallait récupérer les merveilles bâtis par ses ancêtres pour être "acceptable et admirable".
Elle soupira. De toute façon, il était le reflet d'un empire commercial qui n'est plus au main de Setan. Alors même qu'il représenterait une incomparable source d'assurance financière pour le biens du pays.
Mais en y pensant, elle se ravisa en posant sa tête sur ses bras croisés : si jamais une autre tendance que les Traditionalistes arrivaient au pouvoir, ils utiliseraient cet empire à des fins politiques en vue d'influencer la diplomatie du monde. Ce qui paradoxalement provoquerait sa chute.
Astrid avait un sentiment mêlé en regardant l'immense statue d'or qui la faisait penser à la Commission. Elle était une sorte de Némésis, de miroir d'un Caskar affranchit de contrainte diplomatique, en-dehors des inquiétude lié à tout ce volet et même temps détentrice d'un immense pouvoir indirect mais au pieds d'argiles fait de la collaboration volontaire avec les états hébergeant ses "divisions".
C'est là que commença à poindre dans son esprit la question d'un potentiel équilibre. En même temps que se développait la question : comment ont-ils réussit ?
Ils avaient fait, tout simplement et à n'en point douter, mais c'est bien pour cela que l'on admire ou jalouse les géants : eux ils l'ont accomplis, ils l'ont réalisé. Retroussés leur manches et utilisé leur génie [au sens ingéniosité] et leurs mains pour bâtir ce qu'ils ont imaginé; il ne l'ont pas laisser pourrir dans une boîte de choses "a faire" par trop commune à aux autres, simples gens du "commun".
Étais-ce donc là la différence entre le commun et l'exceptionnel ? Elle se tâtait, pensant que ce super-pouvoir de la volonté était déjà un don rare, mais une volonté inébranlable semblait plus rare encore.
Intrigué par cette pensée, Astrid la rangea toutefois dans un coin de son esprit, il allait falloir qu'elle en parle avec Roy.
Puis, revenant au cœur de son sujet d'inquiétude pour se reconcentrer.
En réfléchissant de manière logique, peut-être y aurait-il une solution intéressante. Des logements sociaux étaient le plus concevables pour résoudre l'immense problème de logements trop chers ou trop précaires en ville et bientôt, en campagnes.
Mais comment gérer ce logement social ? Lui mettre uniquement des tarifs bas et les commodités indispensables telles que des toilettes, des douches et une machine à laver ?
Comment faire avec les personnes laissant les lieux dans un état innommable après leur passage pour filer à la brittone ?
D'autant que cela ne traiterait qu'une partie du problème. Et si la précarité s'étendait et se mettait à toucher l'accès à la nourriture ? La situation deviendrait catastrophique.
C'est là qu'elle trouva l'idée : le gouvernement allait assurer que le minimum vital serait à défaut d'être gratuit, facilement accessible.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/mky0RFn0/daenerys-targaryen-83.jpg[/img][/url][/center]
Il allait s'agir de répertorier des denrées de premières nécessités dont les prix seraient plafonnés à une somme précise par le secrétariat aux Finances suivant ses calculs de la richesse moyenne des habitants.
Immédiatement, elle songea à un problème : comment faire pour les entreprises qui se retrouvent avec des coûts de productions sur ces denrées inférieures à celles de la production ? Subventionner les entreprises ? Leur annuler toute taxes pour compenser ?
Oui, mais une entreprise investit dans un pays parce qu'elle peut y faire des bénéfice. Or pour qu'un produit soit accessible par tous s'il s'agit de première nécessité, il faut à minima qu'il soit non-lucratif et serve uniquement à payer les coûts de développements...
Quel frein à l'innovation.
Dans un éclair, elle pensa à Roy et songea un temps à une nationalisation des secteurs concernés. Après tout, l'eau et l'électricité étaient déjà dans ce cas. Mais dans le même temps, il s'agissait de secteur stratégique nécessaire au bon fonctionnement de tout l'état et assurant sa souveraineté. Et si quelques secteurs auraient aussi répondus à ces critères dans les besoins de première nécessité, elle doutait fortement que les brosses a dents répondent à ces critères.
Elle abandonna l'idée de nationaliser. Mais resta sur son plan de prix plafonds.
Devaient-ils être pour toutes les entreprises du secteur concerné ? Seulement quelques unes ? Ou fallait-il lancer une entreprise d'état qui propose des produits sans recherche de bénéfice à l'intérieur du pays ?
Il fallait qu'elle y réfléchisse encore, peut-être des entreprises d’État ?... Mais quelle utilité alors que la nourriture n'est jamais le plus cher ?...
Ce dont elle était sure, c'était des domaines à toucher : nourrir, loger, blanchir et soins corporels.
Penchée sur une carte du pays, Astrid était perdue dans ses pensées. Le gouvernement avait des moyens, et le peuple en manquait assurément. Mais elle s'interrogeait sur la meilleure manière d'utiliser ces fonds : Un revenu universel minimal ? Et serait-il suffisant pensait-elle en pensant aux excédents réels du budget à envisager pour rendre ce soutien soutenable dans la durée.
Des services publiques ? Ils nécessiteraient une bureaucratie trois fois supérieures aux services et aux biens dispensés. Et leur lenteur les rendraient tôt ou tard trop pesant pour avoir un réel impact positif constant. Du moins, sous leurs formes actuelles.
D'autant que le nombre de services nécessaires seraient immenses.
Elle marcha un peu dans la pièce. Il fallait trouver quelque chose d'efficace, qui rende la vie du plus misérable convenable sans appauvrir les autres a coup de mesures sociales inégalitaires de "redistribution des richesses" qui restait très aléatoire et sujet à des doutes, voir à la sources de fractures sociales quand mal gérées.
En pensant à cela, elle imaginait bien que tout le monde chercherait à réduire sa distribution. Les modestes sous l'argument très valable mais largement individualiste qu'il n'y aurait pas de raison que les riches ne payent pas plus. Et les riches qui avanceraient qu'ils ont travaillés pour arriver là où ils en sont et que ceux qui sont en dessous d'eux devraient en faire autant plutôt que de réclamer une part de leur richesse durement gagnée.
Le soucis était que les deux arguments avaient leurs bons samaritains répondant parfaitement aux critères et leurs diablotins qui profitaient de la masse pour se cacher et pourrir le fruit, rendant donc les mesures sujettes à cautions.
Il fallait une solution qui gère efficacement tout cela.
Elle fit une pause et alla a la fenêtre pour bénéficier de la fraicheur du bord de mer.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/wTst7mnJ/daenerys-targaryen-84.jpg[/img][/url][/center]
Le pays était beau assurément. Il n'était juste pas si mis en valeur que cela. Elle pensa sur l'instant que presque aucune photos du pays n'avait été fait. Aucun "guide touristiques" avec de beaux lieux. A la place, quelques monuments à la gloire du pays avaient été bâtis et même si, elle se disait que même les jaloux se faisait la remarques, ils étaient impressionnant, ils ne correspondait pas ou plus au contexte dans lequel il avaient été bâtis.
C'est là qu'elle porta son attention sur le Grand Faucon d'Or en se disant que les rapiats de l'organisme international chargé des merveilles du monde était en vacances depuis maintenant 2034 ne voudrait probablement jamais lui octroyer ce statut, ou alors à contrecœur. A croire qu'il fallait récupérer les merveilles bâtis par ses ancêtres pour être "acceptable et admirable".
Elle soupira. De toute façon, il était le reflet d'un empire commercial qui n'est plus au main de Setan. Alors même qu'il représenterait une incomparable source d'assurance financière pour le biens du pays.
Mais en y pensant, elle se ravisa en posant sa tête sur ses bras croisés : si jamais une autre tendance que les Traditionalistes arrivaient au pouvoir, ils utiliseraient cet empire à des fins politiques en vue d'influencer la diplomatie du monde. Ce qui paradoxalement provoquerait sa chute.
Astrid avait un sentiment mêlé en regardant l'immense statue d'or qui la faisait penser à la Commission. Elle était une sorte de Némésis, de miroir d'un Caskar affranchit de contrainte diplomatique, en-dehors des inquiétude lié à tout ce volet et même temps détentrice d'un immense pouvoir indirect mais au pieds d'argiles fait de la collaboration volontaire avec les états hébergeant ses "divisions".
C'est là que commença à poindre dans son esprit la question d'un potentiel équilibre. En même temps que se développait la question : comment ont-ils réussit ?
Ils avaient fait, tout simplement et à n'en point douter, mais c'est bien pour cela que l'on admire ou jalouse les géants : eux ils l'ont accomplis, ils l'ont réalisé. Retroussés leur manches et utilisé leur génie [au sens ingéniosité] et leurs mains pour bâtir ce qu'ils ont imaginé; il ne l'ont pas laisser pourrir dans une boîte de choses "a faire" par trop commune à aux autres, simples gens du "commun".
Étais-ce donc là la différence entre le commun et l'exceptionnel ? Elle se tâtait, pensant que ce super-pouvoir de la volonté était déjà un don rare, mais une volonté inébranlable semblait plus rare encore.
Intrigué par cette pensée, Astrid la rangea toutefois dans un coin de son esprit, il allait falloir qu'elle en parle avec Roy.
Puis, revenant au cœur de son sujet d'inquiétude pour se reconcentrer.
En réfléchissant de manière logique, peut-être y aurait-il une solution intéressante. Des logements sociaux étaient le plus concevables pour résoudre l'immense problème de logements trop chers ou trop précaires en ville et bientôt, en campagnes.
Mais comment gérer ce logement social ? Lui mettre uniquement des tarifs bas et les commodités indispensables telles que des toilettes, des douches et une machine à laver ?
Comment faire avec les personnes laissant les lieux dans un état innommable après leur passage pour filer à la brittone ?
D'autant que cela ne traiterait qu'une partie du problème. Et si la précarité s'étendait et se mettait à toucher l'accès à la nourriture ? La situation deviendrait catastrophique.
C'est là qu'elle trouva l'idée : le gouvernement allait assurer que le minimum vital serait à défaut d'être gratuit, facilement accessible.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/mky0RFn0/daenerys-targaryen-83.jpg[/img][/url][/center]
Il allait s'agir de répertorier des denrées de premières nécessités dont les prix seraient plafonnés à une somme précise par le secrétariat aux Finances suivant ses calculs de la richesse moyenne des habitants.
Immédiatement, elle songea à un problème : comment faire pour les entreprises qui se retrouvent avec des coûts de productions sur ces denrées inférieures à celles de la production ? Subventionner les entreprises ? Leur annuler toute taxes pour compenser ?
Oui, mais une entreprise investit dans un pays parce qu'elle peut y faire des bénéfice. Or pour qu'un produit soit accessible par tous s'il s'agit de première nécessité, il faut à minima qu'il soit non-lucratif et serve uniquement à payer les coûts de développements...
Quel frein à l'innovation.
Dans un éclair, elle pensa à Roy et songea un temps à une nationalisation des secteurs concernés. Après tout, l'eau et l'électricité étaient déjà dans ce cas. Mais dans le même temps, il s'agissait de secteur stratégique nécessaire au bon fonctionnement de tout l'état et assurant sa souveraineté. Et si quelques secteurs auraient aussi répondus à ces critères dans les besoins de première nécessité, elle doutait fortement que les brosses a dents répondent à ces critères.
Elle abandonna l'idée de nationaliser. Mais resta sur son plan de prix plafonds.
Devaient-ils être pour toutes les entreprises du secteur concerné ? Seulement quelques unes ? Ou fallait-il lancer une entreprise d'état qui propose des produits sans recherche de bénéfice à l'intérieur du pays ?
Il fallait qu'elle y réfléchisse encore, peut-être des entreprises d’État ?... Mais quelle utilité alors que la nourriture n'est jamais le plus cher ?...
Ce dont elle était sure, c'était des domaines à toucher : nourrir, loger, blanchir et soins corporels.
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[center]La course à la Régence 9[/center]
Astrid éteignit la lumière de son bureau. Elle n'en pouvait plus. Toute la journée, elle avait revue des chiffres, lue des lettres d'éloges ou incendiaires au sujet de son projet de référendum; autant de la part de Tendances que de simples citoyens. Elle ne se demandait plus si cela avait été une bonne idée de sa part. C'était plutôt à savoir quand son Père déboulerait dans le bureau pour lui remonter les bretelles.
Mettant les dossiers sur le bords pour les reprendre le lendemain. Elle se leva pour quitter le bureau et rejoindre sa chambre après un détour sur le balcon puis chez Baxter pour lui souhaiter la bonne nuit. La Lune était déjà haute. Il devait bien être 23h, minuit. Elle espérait qu'il était encore debout.
Intérieurement, elle s'en voulait un peu de ne pas lui accorder plus de temps. Après tout, elle lui avait demandé de rester, et si les choses continuaient ainsi, il risquait fort de devenir son mari.
En s'approchant de la chambre, elle fut soulager de constater que de la lumière filtrait par le bas de la porte. Là, presque à son contact, prête à frapper, elle remarqua une [url=https://www.youtube.com/watch?v=-aMH7O5XVEQ]mélodie[/url].
Elle s'arrêta le temps d'une seconde. Ses souvenirs remontant brusquement à elle.
[quote]Duché de Sipar, 2028.
Kourtchenkos l'avait fait rentrée plus tôt de son entrainement; des servantes la baignaient et dans une folle excitation, choisissaient sa tenue.
Elle qui sortait d'un entrainement dans la boue et les bois; cela lui faisait très bizarre. C'était la première fois que le Duc la rappelait dans une si grande catastrophe. Et tandis qu'une brosse s'occupaient de ses cheveux en les tirants presque à demander si elle ne cherchaient pas à les arracher, on lui savonnait le dos, le corps et le visage en toute hâte. Là, la porte s’entrebâilla et la voie masculine de Giorgios, l'intendant, lâcha : "Plus que douze minutes mesdames."
Redoublant de hâte, les servantes abrégèrent le bains, la sortirent et presque en la jetant dans des serviettes qu'elles tendaient pour qu'elle puisse se tenir debout, elles la roulèrent dedans pour la sécher en un éclair. Puis, semblant choisir ce qui leur apparaissait comme le plus convenables, elles lui amenèrent une robe et la lui présentèrent après l'avoir assise sur un tabouret face à un mirroire normalement réservé au maquillage.
En voyant la robe, elle eue d'abord envie de faire une grimace : non pas parce qu'elle était de mauvais goût, mais bien parce qu'elle avait la caractéristique de ces horribles... choses derrière le kimono. Une sorte de papillon affreux qui n'était pas de son goût.
Malgré cela, elle acquiesça et les servantes, en un clin d’œil, lui enfilèrent les dessous et le kimono.
D'un côté, elle se souvient s'être rassurée qu'en Dytolie, au même moment, les demoiselles s’étouffaient dans de "robes corsets" et avec des jupettes plus courtes encore que des shorts.
Une fois qu'elle fut prête, on lui mit quelques coups de parfum avant de se retirer dans une ligne main sur les genoux et inclinées à 45° vers l'avant.
Il était temps, le Duc de Sipar poussait vivement les portes pour venir chercher sa fille.
Protocolairement, Astrid s'inclina dans un timide "Père..."
Le personnage ne répondit pas et lui demanda de la suivre. Ils sortirent sans se retourner et un serviteurs ferma les portes.
"Qu'avez-vous fait aujourd'hui ?" Dit-il en cheminant le long des couloirs. Il étaient lui aussi en grande tenue. Un évènement d'importance devait donc avoir lieu et il avait besoin d'agiter son pantin de générosité à ses invités.
"J'étais à l'entrainement Père, l'Oster m'a enseigné les rudiments des armes à feu."
Une fois de plus, le personnage ne fit aucun commentaires et se contenta d'une autre question : "Que penses-tu de ces armes ?"
elle sentait que la question était un piège, mais elle avait apprit à les reconnaître à force d'engueulades.
"Déshonneur Père."
Cette réponse n'empêcha pas le Duc de répondre vivement : "Précisément, ces armes ne sont pas dignes de guerriers, néanmoins, avec l'évolution de l'art de la guerre, nous serions vite dépassés si nous devions y renoncer."
Les Scenomen avaient déjà des armements qui dépassaient les leurs d'un siècle au minimum. Mais elle ne le fit pas remarquer.
En arrivant devant le rideau donnant sur la salle de balle. Le Duc lui fit signe de rester là. Elle le vit traverser et entendit le héraut déclaré son nom et ses titres tandis qu'une ovation venait de l'assemblée accompagnée de félicitations. Les sourires de bienséance étaient de rigueurs ce soir.
Et lorsque le héraut l'annonça, elle passa le rideau et n'en revint pas; c'était magnifique : tout le monde dansait, sur cette valse Scenomen si entrainante. Une fois les marches descendus, il ne lui fallut pas longtemps avant qu'un prétendant ne lui propose de danser. Elle qui ne savait pas le faire appris. Et de loin, c'est l'une des rares soirée où elle avait passée du bon temps, un temps si bon, si enivrant et si apaisant...
Le couronnement de cette si belle soirée avait été que son partenaire final lui avait fait occupé le centre de la pièce. C'était son Père adoptif, son vrai Père adoptif. Il avait alors des cheveux, une barbiches et des sourcils blonds foncés, tirants sur le brun. Le tout dans un uniforme blanc aux bords, manchettes et épaulettes rouges.
L'Oster était alors flamboyant, doté de la solide réputation d'être le meilleur commandant de tout le Royaume. D'un sourire qu'elle avait apprit à connaître, il la menait d'un bout à l'autre de la piste. Dans ce moment, elle s'abandonna à lui, profitant pleinement de cette sensation nouvelle de détente et de liberté unique.
L'orchestre pouvait bien jouer pour les autres, elle éprouvait cet instant où l'on est dans l'extase absolue avec son partenaire, sans même plus remarquer le monde autour, comme si des projecteurs étaient braqués sur eux....
[/quote]
Revenant à elle, elle préféra entre ouvrir la porte et remarqua que Baxter, avachit dans un fauteuil, battait la mesure dans le vide avec son doigt en fermant les yeux, happé par la musique.
entrant, elle fit quelques pas avant que Baxter n'ouvre les yeux en tressautant.
"Vous... Vous n'auriez pas pu frapper ?!"
Elle se contenta d'un sourire. Éteignis la musique et lui tendit la main : "Venez."
Surprit par l'étonnante confiance et apparente sans-gêne d'Astrid, il la suivit. Elle descendit les escalier et entra dans la grande véranda circulaire de la résidence. "Vous allez me pardonner." Dit-elle malicieusement à l'intention de Baxter qu'elle envoya au centre de la piste avant d'allumer le lecteur pour un mettre un disque. Le temps que celui-ci se déclenche, elle le rejoignit et se mit en position pour une valse.
Baxter parut se décomposer : "Astrid...
- Oui ?
- Je ne sais pas danser."
Elle fut surprise. Mais s'en remettant vite, elle plaça sa main sur sa côte et la sienne sur son épaule. "Laissez moi vous guider". Conclut-elle alors avec bienveillance pendant que la [url=https://www.youtube.com/watch?v=mEmyZLaaRWc]musique[/url] se lançait.
Le tempo n'était pas trop rapide, Baxter arrivant à suivre. Il découvrait cette nouveautés qu'il avait bien vu dans les films et même à des réceptions de certains de ses amis plus enclins au "classique" que les autres. Mais il n'avait jamais osé.
Astrid n'était pas tout à fait là, il le voyait bien. Elle fermait les yeux, se laissant bercer par la musique, menant instinctivement la danse en le promenant fort élégamment d'un bout à l'autre de la pièce.
De son côté, elle sentait que Baxter n'était pas pleinement dans l'affaire, qu'il ne profitait pas.
Aussi, ouvrant les yeux. Elle fixa les siens avec un sourire. "Profitez Baxter, vous verrez, l'expérience n'en est que meilleure."
Voyant qu'il demeurait crispé, un peu perdu, elle tenta une autre méthode.
"J'ai réfléchit ces derniers temps."
Roy fut intrigué : " A quel propos ?
- Sur la question des meilleurs moyen d'améliorer le sort des gens du commun."
Baxter n'allait assurément pas condamner l'idée, mais il sentait que la question n'avait pas aboutie. Ne voulant toutefois pas présumer, il demanda :
"Oh, et ? Auriez-vous de faire du Caskar une république socialiste ?"
Astrid eut un petit rire : "Oh non, croyez bien, cependant, quelques idées de nationalisations m'ont traversées l'esprit." Dit-elle dans un pas de danse.
"Pourquoi y avoir renoncé ?
- Pour le démon du capitalisme Roy, la compétitivité, la productivité, et surtout l'innovation." Répondit-elle dans un sourire. "Toutefois, contrairement à ce que vous semblez penser, il peut-être un très bon serviteur.
- Vraiment ? Je ne l'ai vu qu'en maître ici depuis que je suis arrivé." La remarque était sérieuse mais avec un sourire, il était sur un terrain qui lui plaisait et Astrid le sentait, il se détendait, ne pensait plus, se laissait guider.
"Notre philosophie est que les gouvernements sont là pour servir le peuple, et que les mauvais l'ont oubliés.
- Je n'en doute pas, mais comment bien gouverner si les classes et l'inégalité propre au capitalisme mine d'office son travail ?"
elle le renversa pour le rattraper dans le pas de danse connue : "Gouverner, c'est s'arroger du pouvoir pour assurer le bonheur du peuple. Et jusqu'à présent, il n'y a bien que le Westrait qui à la mentalité adéquate au Socialisme. Si ici vous trouverez du communautarisme, n'allez pas croire au partage des richesses. L'Empresio en est le plus triomphale des exemples : s'unit pour vaincre, pour assurer à son groupe le bien-être.
- Justement, si le peuple veut, d'autant s'il est aidé par un gouvernement volontaire, cela peut évoluer. Et je doit admettre que votre ouverture est rare pour un ensemble monarchiste ET capitalistes."
Elle eue un rire franc. A l'entendre, cela était deux conditions disqualificatives de l'accès au bonheur du peuple.
"C'est bien la question que je me posait en réfléchissant au gens communs. Comme vous, comme moi Roy; somme nous commun de parce ce que nous a donné notre naissance ou non, notre éducation et notre milieux social..."
Roy acquiesçait déjà, approuvant l'idée que le déterminisme était inhérent à toute société.
"Ou sommes nous au contraire doté également que tout les autres de part nos aspirations ? A échelle de ce que nous connaissons et de l'idée que nous nous faisons de la vie que nous désirons ?"
Baxter eut un temps avant de répondre : "Est-ce que ce ne sont pas les deux à la fois ?
- Dans ce cas, les seuls vrais héros, les seuls changeurs de monde, sont ceux qui sont doté de la volonté ? La volonté de changer les choses, d'atteindre le but qu'ils se sont fixés, la vie qu'ils ont désirés ? Ceux qui osent et qui concrétisent leurs rêvent plutôt de les remettre à plus tard en s’apitoyant sur leur sort ?"
Il resta silencieux, assurément il y avait là matière à réflexion, et lui partait d'office dans la seconde catégorie même s'il tentait de changer cela.
"Où voulez-vous en venir ?" Demanda-t-il simplement.
"La première des inégalités n'est-elle pas celle là ? Et n'est-elle pas strictement naturelle ?"
Roy la voyait venir, et dans un sourire, il la fit tournoyer et prit la main sur la danse : "Votre peuple ne se considère-t-il pas comme égaux aux animaux sur la Terre ?
- Assurément, ils sont aussi les enfants des Dieux.
- Pourtant ils vous ont crées avec un avantage qui aurait pu vous permettre de vous considérer supérieurs à eux. Pourquoi ne l'avez vous pas fait ?
- Qui seraient assez prétentieux pour se croire tout permis par la supériorité d'esprit ? C'est une responsabilité que nous avons envers les êtres de la création qui n'ont pas notre privilège.
- Alors si vous pouvez traiter l'Animal sur un pied d'égalité, l'Homme devrait être un défis bien aisé." Conclut-il en la renversant avec un sourire satisfait.
Astrid, renversée et retenue par son bras, entendit la musique cesser. Elle haletait lentement, la valse et le discours lui avait donné un léger essoufflement, ses yeux écarquillés traduisait combien son cerveaux faisait le pont de cette analogie.
Il avait marqué un point, indéniablement.
Roy réalisa alors ce qu'il venait de dire. Cela semblait alors tomber sous le sens, comme une évidence. Mais qu'une néophyte ait compris et envisage alors la question comme.... envisageable. Il regarda les hauts parleurs et réalisa alors qu'il avait aussi apprit à danser.
Il redressa Astrid, tout deux étaient surpris. Elle était heureuse, ces sensations lui avaient manquées. Et cette discussion avait répondu à ses questions tout en discutant avec un homme qui avait prouvé qu'il s'intéressait à la culture du pays qui l’accueillait désormais.
Elle se frotta le bras pour se réchauffer un peu. Ils détournaient le regard l'un de l'autre. Une sorte de petit éclair en plus de la réflexion avait fait sa route. Enfin, dans un dernier sourire, elle l'embrassa sur la joue et se retira en admettant : "Les vôtres ont perdu un talentueux orateur. Toutefois, dans votre raisonnement, il y a un dominant qui respecte le dominé, et je craint que les choses en aillent ainsi pour encore un moment."
Elle garda son regard derrière elle pour continuer à le voir un temps avant de sortir tandis que Baxter, resté seul, se demandait encore ce qu'il s'était passé, comment avait-il réussit à sortir pareille conclusion, lui, qui n'était en rien un agitateur de foules.
Puis revenant à la réalité, il remarqua pour lui même : "Pfff.... Beaucoup trop grand." En réalisant les tailles de la salle et son décorum très seigneuriale. De toute façon, il était largement temps d'aller dormir.
Astrid éteignit la lumière de son bureau. Elle n'en pouvait plus. Toute la journée, elle avait revue des chiffres, lue des lettres d'éloges ou incendiaires au sujet de son projet de référendum; autant de la part de Tendances que de simples citoyens. Elle ne se demandait plus si cela avait été une bonne idée de sa part. C'était plutôt à savoir quand son Père déboulerait dans le bureau pour lui remonter les bretelles.
Mettant les dossiers sur le bords pour les reprendre le lendemain. Elle se leva pour quitter le bureau et rejoindre sa chambre après un détour sur le balcon puis chez Baxter pour lui souhaiter la bonne nuit. La Lune était déjà haute. Il devait bien être 23h, minuit. Elle espérait qu'il était encore debout.
Intérieurement, elle s'en voulait un peu de ne pas lui accorder plus de temps. Après tout, elle lui avait demandé de rester, et si les choses continuaient ainsi, il risquait fort de devenir son mari.
En s'approchant de la chambre, elle fut soulager de constater que de la lumière filtrait par le bas de la porte. Là, presque à son contact, prête à frapper, elle remarqua une [url=https://www.youtube.com/watch?v=-aMH7O5XVEQ]mélodie[/url].
Elle s'arrêta le temps d'une seconde. Ses souvenirs remontant brusquement à elle.
[quote]Duché de Sipar, 2028.
Kourtchenkos l'avait fait rentrée plus tôt de son entrainement; des servantes la baignaient et dans une folle excitation, choisissaient sa tenue.
Elle qui sortait d'un entrainement dans la boue et les bois; cela lui faisait très bizarre. C'était la première fois que le Duc la rappelait dans une si grande catastrophe. Et tandis qu'une brosse s'occupaient de ses cheveux en les tirants presque à demander si elle ne cherchaient pas à les arracher, on lui savonnait le dos, le corps et le visage en toute hâte. Là, la porte s’entrebâilla et la voie masculine de Giorgios, l'intendant, lâcha : "Plus que douze minutes mesdames."
Redoublant de hâte, les servantes abrégèrent le bains, la sortirent et presque en la jetant dans des serviettes qu'elles tendaient pour qu'elle puisse se tenir debout, elles la roulèrent dedans pour la sécher en un éclair. Puis, semblant choisir ce qui leur apparaissait comme le plus convenables, elles lui amenèrent une robe et la lui présentèrent après l'avoir assise sur un tabouret face à un mirroire normalement réservé au maquillage.
En voyant la robe, elle eue d'abord envie de faire une grimace : non pas parce qu'elle était de mauvais goût, mais bien parce qu'elle avait la caractéristique de ces horribles... choses derrière le kimono. Une sorte de papillon affreux qui n'était pas de son goût.
Malgré cela, elle acquiesça et les servantes, en un clin d’œil, lui enfilèrent les dessous et le kimono.
D'un côté, elle se souvient s'être rassurée qu'en Dytolie, au même moment, les demoiselles s’étouffaient dans de "robes corsets" et avec des jupettes plus courtes encore que des shorts.
Une fois qu'elle fut prête, on lui mit quelques coups de parfum avant de se retirer dans une ligne main sur les genoux et inclinées à 45° vers l'avant.
Il était temps, le Duc de Sipar poussait vivement les portes pour venir chercher sa fille.
Protocolairement, Astrid s'inclina dans un timide "Père..."
Le personnage ne répondit pas et lui demanda de la suivre. Ils sortirent sans se retourner et un serviteurs ferma les portes.
"Qu'avez-vous fait aujourd'hui ?" Dit-il en cheminant le long des couloirs. Il étaient lui aussi en grande tenue. Un évènement d'importance devait donc avoir lieu et il avait besoin d'agiter son pantin de générosité à ses invités.
"J'étais à l'entrainement Père, l'Oster m'a enseigné les rudiments des armes à feu."
Une fois de plus, le personnage ne fit aucun commentaires et se contenta d'une autre question : "Que penses-tu de ces armes ?"
elle sentait que la question était un piège, mais elle avait apprit à les reconnaître à force d'engueulades.
"Déshonneur Père."
Cette réponse n'empêcha pas le Duc de répondre vivement : "Précisément, ces armes ne sont pas dignes de guerriers, néanmoins, avec l'évolution de l'art de la guerre, nous serions vite dépassés si nous devions y renoncer."
Les Scenomen avaient déjà des armements qui dépassaient les leurs d'un siècle au minimum. Mais elle ne le fit pas remarquer.
En arrivant devant le rideau donnant sur la salle de balle. Le Duc lui fit signe de rester là. Elle le vit traverser et entendit le héraut déclaré son nom et ses titres tandis qu'une ovation venait de l'assemblée accompagnée de félicitations. Les sourires de bienséance étaient de rigueurs ce soir.
Et lorsque le héraut l'annonça, elle passa le rideau et n'en revint pas; c'était magnifique : tout le monde dansait, sur cette valse Scenomen si entrainante. Une fois les marches descendus, il ne lui fallut pas longtemps avant qu'un prétendant ne lui propose de danser. Elle qui ne savait pas le faire appris. Et de loin, c'est l'une des rares soirée où elle avait passée du bon temps, un temps si bon, si enivrant et si apaisant...
Le couronnement de cette si belle soirée avait été que son partenaire final lui avait fait occupé le centre de la pièce. C'était son Père adoptif, son vrai Père adoptif. Il avait alors des cheveux, une barbiches et des sourcils blonds foncés, tirants sur le brun. Le tout dans un uniforme blanc aux bords, manchettes et épaulettes rouges.
L'Oster était alors flamboyant, doté de la solide réputation d'être le meilleur commandant de tout le Royaume. D'un sourire qu'elle avait apprit à connaître, il la menait d'un bout à l'autre de la piste. Dans ce moment, elle s'abandonna à lui, profitant pleinement de cette sensation nouvelle de détente et de liberté unique.
L'orchestre pouvait bien jouer pour les autres, elle éprouvait cet instant où l'on est dans l'extase absolue avec son partenaire, sans même plus remarquer le monde autour, comme si des projecteurs étaient braqués sur eux....
[/quote]
Revenant à elle, elle préféra entre ouvrir la porte et remarqua que Baxter, avachit dans un fauteuil, battait la mesure dans le vide avec son doigt en fermant les yeux, happé par la musique.
entrant, elle fit quelques pas avant que Baxter n'ouvre les yeux en tressautant.
"Vous... Vous n'auriez pas pu frapper ?!"
Elle se contenta d'un sourire. Éteignis la musique et lui tendit la main : "Venez."
Surprit par l'étonnante confiance et apparente sans-gêne d'Astrid, il la suivit. Elle descendit les escalier et entra dans la grande véranda circulaire de la résidence. "Vous allez me pardonner." Dit-elle malicieusement à l'intention de Baxter qu'elle envoya au centre de la piste avant d'allumer le lecteur pour un mettre un disque. Le temps que celui-ci se déclenche, elle le rejoignit et se mit en position pour une valse.
Baxter parut se décomposer : "Astrid...
- Oui ?
- Je ne sais pas danser."
Elle fut surprise. Mais s'en remettant vite, elle plaça sa main sur sa côte et la sienne sur son épaule. "Laissez moi vous guider". Conclut-elle alors avec bienveillance pendant que la [url=https://www.youtube.com/watch?v=mEmyZLaaRWc]musique[/url] se lançait.
Le tempo n'était pas trop rapide, Baxter arrivant à suivre. Il découvrait cette nouveautés qu'il avait bien vu dans les films et même à des réceptions de certains de ses amis plus enclins au "classique" que les autres. Mais il n'avait jamais osé.
Astrid n'était pas tout à fait là, il le voyait bien. Elle fermait les yeux, se laissant bercer par la musique, menant instinctivement la danse en le promenant fort élégamment d'un bout à l'autre de la pièce.
De son côté, elle sentait que Baxter n'était pas pleinement dans l'affaire, qu'il ne profitait pas.
Aussi, ouvrant les yeux. Elle fixa les siens avec un sourire. "Profitez Baxter, vous verrez, l'expérience n'en est que meilleure."
Voyant qu'il demeurait crispé, un peu perdu, elle tenta une autre méthode.
"J'ai réfléchit ces derniers temps."
Roy fut intrigué : " A quel propos ?
- Sur la question des meilleurs moyen d'améliorer le sort des gens du commun."
Baxter n'allait assurément pas condamner l'idée, mais il sentait que la question n'avait pas aboutie. Ne voulant toutefois pas présumer, il demanda :
"Oh, et ? Auriez-vous de faire du Caskar une république socialiste ?"
Astrid eut un petit rire : "Oh non, croyez bien, cependant, quelques idées de nationalisations m'ont traversées l'esprit." Dit-elle dans un pas de danse.
"Pourquoi y avoir renoncé ?
- Pour le démon du capitalisme Roy, la compétitivité, la productivité, et surtout l'innovation." Répondit-elle dans un sourire. "Toutefois, contrairement à ce que vous semblez penser, il peut-être un très bon serviteur.
- Vraiment ? Je ne l'ai vu qu'en maître ici depuis que je suis arrivé." La remarque était sérieuse mais avec un sourire, il était sur un terrain qui lui plaisait et Astrid le sentait, il se détendait, ne pensait plus, se laissait guider.
"Notre philosophie est que les gouvernements sont là pour servir le peuple, et que les mauvais l'ont oubliés.
- Je n'en doute pas, mais comment bien gouverner si les classes et l'inégalité propre au capitalisme mine d'office son travail ?"
elle le renversa pour le rattraper dans le pas de danse connue : "Gouverner, c'est s'arroger du pouvoir pour assurer le bonheur du peuple. Et jusqu'à présent, il n'y a bien que le Westrait qui à la mentalité adéquate au Socialisme. Si ici vous trouverez du communautarisme, n'allez pas croire au partage des richesses. L'Empresio en est le plus triomphale des exemples : s'unit pour vaincre, pour assurer à son groupe le bien-être.
- Justement, si le peuple veut, d'autant s'il est aidé par un gouvernement volontaire, cela peut évoluer. Et je doit admettre que votre ouverture est rare pour un ensemble monarchiste ET capitalistes."
Elle eue un rire franc. A l'entendre, cela était deux conditions disqualificatives de l'accès au bonheur du peuple.
"C'est bien la question que je me posait en réfléchissant au gens communs. Comme vous, comme moi Roy; somme nous commun de parce ce que nous a donné notre naissance ou non, notre éducation et notre milieux social..."
Roy acquiesçait déjà, approuvant l'idée que le déterminisme était inhérent à toute société.
"Ou sommes nous au contraire doté également que tout les autres de part nos aspirations ? A échelle de ce que nous connaissons et de l'idée que nous nous faisons de la vie que nous désirons ?"
Baxter eut un temps avant de répondre : "Est-ce que ce ne sont pas les deux à la fois ?
- Dans ce cas, les seuls vrais héros, les seuls changeurs de monde, sont ceux qui sont doté de la volonté ? La volonté de changer les choses, d'atteindre le but qu'ils se sont fixés, la vie qu'ils ont désirés ? Ceux qui osent et qui concrétisent leurs rêvent plutôt de les remettre à plus tard en s’apitoyant sur leur sort ?"
Il resta silencieux, assurément il y avait là matière à réflexion, et lui partait d'office dans la seconde catégorie même s'il tentait de changer cela.
"Où voulez-vous en venir ?" Demanda-t-il simplement.
"La première des inégalités n'est-elle pas celle là ? Et n'est-elle pas strictement naturelle ?"
Roy la voyait venir, et dans un sourire, il la fit tournoyer et prit la main sur la danse : "Votre peuple ne se considère-t-il pas comme égaux aux animaux sur la Terre ?
- Assurément, ils sont aussi les enfants des Dieux.
- Pourtant ils vous ont crées avec un avantage qui aurait pu vous permettre de vous considérer supérieurs à eux. Pourquoi ne l'avez vous pas fait ?
- Qui seraient assez prétentieux pour se croire tout permis par la supériorité d'esprit ? C'est une responsabilité que nous avons envers les êtres de la création qui n'ont pas notre privilège.
- Alors si vous pouvez traiter l'Animal sur un pied d'égalité, l'Homme devrait être un défis bien aisé." Conclut-il en la renversant avec un sourire satisfait.
Astrid, renversée et retenue par son bras, entendit la musique cesser. Elle haletait lentement, la valse et le discours lui avait donné un léger essoufflement, ses yeux écarquillés traduisait combien son cerveaux faisait le pont de cette analogie.
Il avait marqué un point, indéniablement.
Roy réalisa alors ce qu'il venait de dire. Cela semblait alors tomber sous le sens, comme une évidence. Mais qu'une néophyte ait compris et envisage alors la question comme.... envisageable. Il regarda les hauts parleurs et réalisa alors qu'il avait aussi apprit à danser.
Il redressa Astrid, tout deux étaient surpris. Elle était heureuse, ces sensations lui avaient manquées. Et cette discussion avait répondu à ses questions tout en discutant avec un homme qui avait prouvé qu'il s'intéressait à la culture du pays qui l’accueillait désormais.
Elle se frotta le bras pour se réchauffer un peu. Ils détournaient le regard l'un de l'autre. Une sorte de petit éclair en plus de la réflexion avait fait sa route. Enfin, dans un dernier sourire, elle l'embrassa sur la joue et se retira en admettant : "Les vôtres ont perdu un talentueux orateur. Toutefois, dans votre raisonnement, il y a un dominant qui respecte le dominé, et je craint que les choses en aillent ainsi pour encore un moment."
Elle garda son regard derrière elle pour continuer à le voir un temps avant de sortir tandis que Baxter, resté seul, se demandait encore ce qu'il s'était passé, comment avait-il réussit à sortir pareille conclusion, lui, qui n'était en rien un agitateur de foules.
Puis revenant à la réalité, il remarqua pour lui même : "Pfff.... Beaucoup trop grand." En réalisant les tailles de la salle et son décorum très seigneuriale. De toute façon, il était largement temps d'aller dormir.
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[center]En quête de Rishê 3[/center]
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/tCwKVTR4/La-qu-te-de-Rish-m-moires-d-un-autre-temps.jpg[/img][/url][/center]
Les réacteurs du Gustrechos rugissaient alors même qu'il finalisait son atterrissage à l'aéroport de Lucheon. Il appartenait à ces cessions à des entreprises étrangères réalisées dans les années 2034-35. Fort heureusement pour eux, cet aéroport-ci était encore au main d'une entreprise tenant la route.
Disposant d'un paddock particulier, l'appareil roula à sa place de garage avant d'ouvrir sa porte pour laisser descendre les deux passagers.
Lilia mit ses lunettes de soleil pour faire face à la force des rayons bien plus forte qu'au Caskar de part la proximitée avec l'équateur.
Elle avait aussi une tenue bien plus légère à l'image de Trevos pour supporter les températures supérieures.
En sortant, ils montèrent dans un bus en partance pour Shaolong, une "petite" bourgade à l'échelle de l'Empire, une ville d'importance majeure aux yeux d'un Dytolien moyen avec ses 600 000 habitants. La cité accueillait en effet le domaine de la puissante famille Cao dont l'ancien Amiral était issus.
Lilia avait profité du voyage pour commencer à étudier le personnage et pendant que Trevos continuait de dormir, affublé d'un chapeau de paille assez ridicule mais très pratique contre le Soleil puisqu'à côté de la fenêtre, elle poursuivait ses investigations.
Zeng He avait au total effectué pas moins de 7 voyages dont le dernier l'avait cloué au Caskar. On avait d'ailleurs soupçonné que sa réputation ait plus d'une fois jouée auprès de seigneurs locaux de l'île qui le considéraient comme le plénipotentiaire véritable de l'Empereur, au détriment de l'Ambassadeur officiel. Cela avait d'ailleurs provoqué nombre de remous et complot à son encontre, le dit ambassadeur lui aussi cloué sur place, n'ayant pas mit de côté la rivalité de sa famille avec celle de He.
Il faut ajouter que le statut de gouverneur du comptoir attribué par l'Empereur à l'Amiral lorsqu'il rapporta sa découverte doublée à sa tentative maladroite de forcer à la coopération les deux familles rivales par le biais d'un ambassadeur au sein de la seconde avait été le terreau fertile à des dissensions intestines.
Néanmoins, si les livres avaient oublié cet ambassadeur, il semblerait en tout état de cause que comme l'avait annoncé son commanditaire, Zeng He se soit intéressé à la culture de l'île.
On rapporte par certains biais qu'en arrivant, il sentit bien une trop grande joie des locaux à l'égard des nouveaux venus qui, technologiquement, surclassait aisément l'Empire Orientale en décrépitude.
Son enquête l'avait entre autre amené à essayer d'entrer en contact les religieux. Sans succès. Il avait alors du se rabattre sur la tradition orale du village qui lui contait des temps passés assez extraordinaires, peuplé dé créature fantastiques et autre forme de mythologie digne en richesse de celle de leur ancien occupants. il aurait soupçonné même que le mélange culturel n'ait amené à une forme de syncrétisme en perturbant la mémoire collective qui reléguait au rang de légende ce qu'on lui racontait.
La plupart des travaux sur Zeng He mentionne que ces travaux ne seraient pas au nombre de 7 "études" (une pour chaque voyages); mais de 8, la dernière étant exclusivement consacré à son étude des peuplades "barbares" où il y décrirait ses quelques voyages en Dytolie puisque condamné à y rester avec une très large part consacré à l'étude de cette île sur laquelle il se trouvait la majorité du temps à partir de son naufrage.
Lilia n'avait aucun doute, en effet, c'est bien dans le Mausolée que se trouvait les documents, s'ils existaient. Ce qu'elle ne comprenait pas, c'est que le clan et plus largement même le gouvernement impériale avait autorisé des études sur les archives de Zeng He, parfois volontiers et même avec une très grande fierté. Toutefois, à chaque fois qu'était évoquée cette huitième "étude", les réponses sorties allaient du "fantasme de trésor" à la "théorie absurde". réaffirmant notamment qu'une fois au Caskar, le gouverneur ait été trop prit par les luttes au sein de l'île pour essayer de sauvegarder son comptoir et par les conflits intérieur à ce dernier. Certain experts ajoutant même "Vous savez, c'était une époque sombre et barbare de ce pays".
Elle leva le nez. Le bus était vétustes, un peu rouillé et tremblais sous les mouvements de suspension mal entretenu. Le Chauffeur avec un pendentif accroché au pare-brise se balançant sous les tremblement de l'engin semblait mastiquer quelque chose en conduisant d'une main. De temps à autre, des coups de klaxon s'échangeaient sur la route dont l'état était plutôt bon. Et même si Lilia parlait le dialecte principal Kaiyuanais, elle n'avait aucune envie de s'efforcer de traduire les envolée lyrique du chauffeur qui surgissait de sa fenêtre pour littéralement assaillir de son patois ce qu'il considérait comme le responsable d'un refus de priorité ou tout autre erreur du code de la route très aléatoirement respecté.
Une chose était sure pensa-t-elle en regardant pas la fenêtre pour voir la forêt vierge à à peine quelque mètres de la route; la 8ème étude ne pouvait être conservées que dans le mausolée de Zeng He. Ce qui soulevait la question de savoir pourquoi le gouvernement impérial et le clan Cao s'obstinait à ne laisser personne mettre la main dessus ni même n'entendait informer Setan de son existence et des informations probablement clés qu'elle contenait.
Pourtant, le pays avait plutôt vu favorablement l'arrivée quasi-vénératrice de ces curieux Dytoliens dans leurs ambassades. Mais ils étaient tout de même resté assez circonspect à leurs égards, se montrant assez réticent à les laisser voir l'Empereur pour privilégier le responsable des affaires étrangères. Ou même le simple fait qu'ils restent très dubitatif à l'idée du projet Empresiale.
C'est à ce moment que le chauffeur monta légèrement sa Radio pour un bulletin d'information de radio Kaiyuan qui précisait désormais que des négociations étaient en cours en le gouvernement impérial, les clans et l'Empresio pour l'établissement potentiel d'une division sur le territoire ainsi que d'autres éventuels points d'accord concernant la reprise d'entreprises en déliquescence car abandonné par les étrangers.
Ah. Pensa-t-elle. Il faut croire que finalement Olbanie a sut les charmer.
Dans un tremblement, le bus passa un nid de poule, ce qui réveilla Trevos.
"On est arrivé ?
- Non, on en a encore pour deux bonnes heures à ce rythme."
S'étirant discrètement, il posa le regard sur les livres parlant de Zeng He que Lilia n'avait pas arrêté de potasser.
"Encore là-dessus ?
- Oui, et c'est passionnant. Tu peux immaginer que tout un pan de l'histoire culturel Caskar est issus de la tempête qui à anéantie l'escadre qui devait le ramener au pays et qu'il n'a jamais entreprit de rentrer chez lui. Que c'est à partir de là qu'il s'est rendu compte que ce qu'il considérait comme des barbares curieux; étaient subjugué par la culture de la peuplade de son comptoir et qu'ils essayaient de l'imiter ?
- Passionnant. Il a filer un coup de main je suppose.
- Selon les ouvrages, ça varie, certain avance qu'il a bien aider au processus de colonisation culturel, d'autre qu'au contraire, il restait silencieux à cet égard et essayait de récolter un maximum d'informations sur les cultures présentent et passées de la région.
- Mouais, encore un intello.
- Je me sent presque coupable de débouler comme ça dans son tombeau pour lui piquer des écrits qui n'existent peut-être pas."
Trevos releva son chapeau, il n'en revenait pas :
"Me dit pas que tu as des scrupules ? Toi ?!
- J'en ai toujours. La seule différence est que j'allège les morts d'effets dont ils n'ont plus besoin pour le dispenser à des vivants qui eux sauront en faire l'usage.
- Oui, par contre la manière dont ils en font, ça ne te regarde pas.
- Écoute, a partir du moment ou notre gouvernement à vendu des navires de guerre en avançant que construire des armes, ce n'est pas les utiliser et donc ce n'est pas prendre partis, je me dit que je suis de loin beaucoup plus clean.
- C'est ça, en attendant, j'ai ouï dire que le mausolée de Zeng He était plutôt bien gardé."
Puis, se remémorant les paroles du tombeau Illythe :"C'est vrai qu'ils crucifient les voleurs ?
- Dans certaines campagnes, je suppose que c'est toujours en cour. Mais pas l'administration impériale."
il eut un soupir de soulagement.
"Oh mais ne croit pas qu'il vont te servir les petits fours et le lait hein. Si on tombe entre leur patte, on le regrettera quand même."
Là, elle ferma à son tour les yeux et tâcha de dormir pour récupérer des douze heures d'éveils sans pauses du voyage de Setan à ce coin perdu...
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/tCwKVTR4/La-qu-te-de-Rish-m-moires-d-un-autre-temps.jpg[/img][/url][/center]
Les réacteurs du Gustrechos rugissaient alors même qu'il finalisait son atterrissage à l'aéroport de Lucheon. Il appartenait à ces cessions à des entreprises étrangères réalisées dans les années 2034-35. Fort heureusement pour eux, cet aéroport-ci était encore au main d'une entreprise tenant la route.
Disposant d'un paddock particulier, l'appareil roula à sa place de garage avant d'ouvrir sa porte pour laisser descendre les deux passagers.
Lilia mit ses lunettes de soleil pour faire face à la force des rayons bien plus forte qu'au Caskar de part la proximitée avec l'équateur.
Elle avait aussi une tenue bien plus légère à l'image de Trevos pour supporter les températures supérieures.
En sortant, ils montèrent dans un bus en partance pour Shaolong, une "petite" bourgade à l'échelle de l'Empire, une ville d'importance majeure aux yeux d'un Dytolien moyen avec ses 600 000 habitants. La cité accueillait en effet le domaine de la puissante famille Cao dont l'ancien Amiral était issus.
Lilia avait profité du voyage pour commencer à étudier le personnage et pendant que Trevos continuait de dormir, affublé d'un chapeau de paille assez ridicule mais très pratique contre le Soleil puisqu'à côté de la fenêtre, elle poursuivait ses investigations.
Zeng He avait au total effectué pas moins de 7 voyages dont le dernier l'avait cloué au Caskar. On avait d'ailleurs soupçonné que sa réputation ait plus d'une fois jouée auprès de seigneurs locaux de l'île qui le considéraient comme le plénipotentiaire véritable de l'Empereur, au détriment de l'Ambassadeur officiel. Cela avait d'ailleurs provoqué nombre de remous et complot à son encontre, le dit ambassadeur lui aussi cloué sur place, n'ayant pas mit de côté la rivalité de sa famille avec celle de He.
Il faut ajouter que le statut de gouverneur du comptoir attribué par l'Empereur à l'Amiral lorsqu'il rapporta sa découverte doublée à sa tentative maladroite de forcer à la coopération les deux familles rivales par le biais d'un ambassadeur au sein de la seconde avait été le terreau fertile à des dissensions intestines.
Néanmoins, si les livres avaient oublié cet ambassadeur, il semblerait en tout état de cause que comme l'avait annoncé son commanditaire, Zeng He se soit intéressé à la culture de l'île.
On rapporte par certains biais qu'en arrivant, il sentit bien une trop grande joie des locaux à l'égard des nouveaux venus qui, technologiquement, surclassait aisément l'Empire Orientale en décrépitude.
Son enquête l'avait entre autre amené à essayer d'entrer en contact les religieux. Sans succès. Il avait alors du se rabattre sur la tradition orale du village qui lui contait des temps passés assez extraordinaires, peuplé dé créature fantastiques et autre forme de mythologie digne en richesse de celle de leur ancien occupants. il aurait soupçonné même que le mélange culturel n'ait amené à une forme de syncrétisme en perturbant la mémoire collective qui reléguait au rang de légende ce qu'on lui racontait.
La plupart des travaux sur Zeng He mentionne que ces travaux ne seraient pas au nombre de 7 "études" (une pour chaque voyages); mais de 8, la dernière étant exclusivement consacré à son étude des peuplades "barbares" où il y décrirait ses quelques voyages en Dytolie puisque condamné à y rester avec une très large part consacré à l'étude de cette île sur laquelle il se trouvait la majorité du temps à partir de son naufrage.
Lilia n'avait aucun doute, en effet, c'est bien dans le Mausolée que se trouvait les documents, s'ils existaient. Ce qu'elle ne comprenait pas, c'est que le clan et plus largement même le gouvernement impériale avait autorisé des études sur les archives de Zeng He, parfois volontiers et même avec une très grande fierté. Toutefois, à chaque fois qu'était évoquée cette huitième "étude", les réponses sorties allaient du "fantasme de trésor" à la "théorie absurde". réaffirmant notamment qu'une fois au Caskar, le gouverneur ait été trop prit par les luttes au sein de l'île pour essayer de sauvegarder son comptoir et par les conflits intérieur à ce dernier. Certain experts ajoutant même "Vous savez, c'était une époque sombre et barbare de ce pays".
Elle leva le nez. Le bus était vétustes, un peu rouillé et tremblais sous les mouvements de suspension mal entretenu. Le Chauffeur avec un pendentif accroché au pare-brise se balançant sous les tremblement de l'engin semblait mastiquer quelque chose en conduisant d'une main. De temps à autre, des coups de klaxon s'échangeaient sur la route dont l'état était plutôt bon. Et même si Lilia parlait le dialecte principal Kaiyuanais, elle n'avait aucune envie de s'efforcer de traduire les envolée lyrique du chauffeur qui surgissait de sa fenêtre pour littéralement assaillir de son patois ce qu'il considérait comme le responsable d'un refus de priorité ou tout autre erreur du code de la route très aléatoirement respecté.
Une chose était sure pensa-t-elle en regardant pas la fenêtre pour voir la forêt vierge à à peine quelque mètres de la route; la 8ème étude ne pouvait être conservées que dans le mausolée de Zeng He. Ce qui soulevait la question de savoir pourquoi le gouvernement impérial et le clan Cao s'obstinait à ne laisser personne mettre la main dessus ni même n'entendait informer Setan de son existence et des informations probablement clés qu'elle contenait.
Pourtant, le pays avait plutôt vu favorablement l'arrivée quasi-vénératrice de ces curieux Dytoliens dans leurs ambassades. Mais ils étaient tout de même resté assez circonspect à leurs égards, se montrant assez réticent à les laisser voir l'Empereur pour privilégier le responsable des affaires étrangères. Ou même le simple fait qu'ils restent très dubitatif à l'idée du projet Empresiale.
C'est à ce moment que le chauffeur monta légèrement sa Radio pour un bulletin d'information de radio Kaiyuan qui précisait désormais que des négociations étaient en cours en le gouvernement impérial, les clans et l'Empresio pour l'établissement potentiel d'une division sur le territoire ainsi que d'autres éventuels points d'accord concernant la reprise d'entreprises en déliquescence car abandonné par les étrangers.
Ah. Pensa-t-elle. Il faut croire que finalement Olbanie a sut les charmer.
Dans un tremblement, le bus passa un nid de poule, ce qui réveilla Trevos.
"On est arrivé ?
- Non, on en a encore pour deux bonnes heures à ce rythme."
S'étirant discrètement, il posa le regard sur les livres parlant de Zeng He que Lilia n'avait pas arrêté de potasser.
"Encore là-dessus ?
- Oui, et c'est passionnant. Tu peux immaginer que tout un pan de l'histoire culturel Caskar est issus de la tempête qui à anéantie l'escadre qui devait le ramener au pays et qu'il n'a jamais entreprit de rentrer chez lui. Que c'est à partir de là qu'il s'est rendu compte que ce qu'il considérait comme des barbares curieux; étaient subjugué par la culture de la peuplade de son comptoir et qu'ils essayaient de l'imiter ?
- Passionnant. Il a filer un coup de main je suppose.
- Selon les ouvrages, ça varie, certain avance qu'il a bien aider au processus de colonisation culturel, d'autre qu'au contraire, il restait silencieux à cet égard et essayait de récolter un maximum d'informations sur les cultures présentent et passées de la région.
- Mouais, encore un intello.
- Je me sent presque coupable de débouler comme ça dans son tombeau pour lui piquer des écrits qui n'existent peut-être pas."
Trevos releva son chapeau, il n'en revenait pas :
"Me dit pas que tu as des scrupules ? Toi ?!
- J'en ai toujours. La seule différence est que j'allège les morts d'effets dont ils n'ont plus besoin pour le dispenser à des vivants qui eux sauront en faire l'usage.
- Oui, par contre la manière dont ils en font, ça ne te regarde pas.
- Écoute, a partir du moment ou notre gouvernement à vendu des navires de guerre en avançant que construire des armes, ce n'est pas les utiliser et donc ce n'est pas prendre partis, je me dit que je suis de loin beaucoup plus clean.
- C'est ça, en attendant, j'ai ouï dire que le mausolée de Zeng He était plutôt bien gardé."
Puis, se remémorant les paroles du tombeau Illythe :"C'est vrai qu'ils crucifient les voleurs ?
- Dans certaines campagnes, je suppose que c'est toujours en cour. Mais pas l'administration impériale."
il eut un soupir de soulagement.
"Oh mais ne croit pas qu'il vont te servir les petits fours et le lait hein. Si on tombe entre leur patte, on le regrettera quand même."
Là, elle ferma à son tour les yeux et tâcha de dormir pour récupérer des douze heures d'éveils sans pauses du voyage de Setan à ce coin perdu...
-
Viktor Troska
[center]Un ami qui m'est très cher...[/center]
[justify]La vie pour Baxter continuait son cours. Cela était très difficile pour lui de s'acclimater à ce nouveau pays, à de nouvelles coutumes qu'il ne maitrisait pas encore totalement. Être obligé de partir de chez soi, de ne plus pouvoir y revenir et se morfondre sur son sort à des milliers de kilomètres de là, c'était trop pour ce petit homme. Pourtant, il ne semblait pas perdre espoir, rien n'était encore totalement joué. Il se faisait discret et passait le plus clair de son temps à occuper ses journées à lire, étudier et profiter de sa prison dorée, de ses jardins pour pouvoir s'y promener. Que tout était différent de son Westrait natal, que cela lui manquait aussi. Mais il lui fallait chasser de sa tête toute possibilité de pouvoir revenir un jour chez lui et il n'escomptait pas de toute manière que cela se fasse : Il devait payer pour ce qu'il avait fait et en accepter les conséquences. Alors, Baxter décidait de mieux comprendre le pays qui allait désormais être le sien. Il commença à potasser tout ce qu'il pouvait pour ne pas se sentir comme un étranger. Mieux comprendre était nécessaire pour sa propre survie et ne plus paraître comme totalement étranger à tout ce qui l'entourait. Tous les jours, il demandait des ouvrages historiques, culturelles, géographiques et tout ce qui touchait de près ou de loin au Caskar et à son histoire. A côté de ça, trônait une pile de livres qu'il conservait soigneusement et qu'il avait emmené avec lui depuis le Westrait. Une collection complète d'ouvrages traitant du socialisme, de l'économie politique, etc.
Alors qu'il était en pleine lecture, l'un des serviteurs fit irruption dans la pièce après avoir frappé, pour lui déposer un plateau avec son repas. Posant son livre, Baxter jeta un œil dans le plat, fit signe qu'on le lui enlève et qu'il ne conserverait que l'assiette et les couverts, jetant au passage la serviette qui devait lui servir à s'essuyer les mains. Le pauvre serviteur qui n'était pas encore totalement accoutumé à tout cela, sembla gêner et ne dit rien, se contentant de soupirer. Il tira de sa poche une lettre qu'il tendit à Baxter, avant de s'incliner et de disparaître. Précipitamment, Baxter déchira le haut de l'enveloppe pour lire ce qui lui était adressé, enfournant dans sa bouche une quantité astronomique de nourriture. Il se laissa alors tomber sur le dossier de son fauteuil, lisant calmement la lettre à haute voix. C'est avec un léger pincement au cœur qu'il l'a termina, la laissant retomber sur son bureau ne sachant quoi trop penser. Tant de souvenirs lui revenaient en tête qu'il ne savait pas réellement quoi ressentir à ce moment là. De la honte, du chagrin, de la pitié ? Il se saisit d'une feuille blanche ainsi que d'un stylo et après quelques minutes d'improvisations à haute voix, il commença à rédiger sa réponse.
[quote]Très estimé Roger,
J'ai lu avec beaucoup d'attention la lettre que tu m'as adressé. Je tiens tout d'abord à te remercier pour ces mots pleins de sincérités qui me vont droit au cœur et me touchent profondément. Toute cette histoire me dépasse et continue de me dépasser comme tu t'en doutes. Tout est arrivé si vite et je n'ai pas pris la peine de réfléchir quand cela s'est produit. J'aurai du faire un choix et je ne l'ai pas fais, je dois en assumer les conséquences désormais. Cela a été un honneur de pouvoir travailler avec toi, d'être aussi modestement que possible un représentant du Westrait dans les quelques missions diplomatiques que j'ai eu l'occasion de faire. Je ne regrette rien non plus de ces aventures, même si certaines ont été étranges et d'autres fascinantes. Tu as raison sur un point, personne ne pourra t'attaquer sur ce que tu as fais durant ton mandat ou alors il s'agira presque exclusivement de mauvaise foi. Comme tu t'en doutes, je suis avec grande attention ce qui se déroule au Westrait et même si je ne suis plus au cœur de sa vie politique, j'essaye de cerner les grandes tendances qui se dégagent de notre révolution. Ici, notre révolution n'est pas comprise comme elle n'est de toute manière pas comprise ailleurs. Je me réconforte en me disant que nous ne nous comprenons pas non plus, notamment avec les Caskars. Ils ont une vision totalement biaisée de ce que nous pensons et nous traitent comme des enfants de cinq ans. D'autres comme Astrid pensent qu'il suffit de construire trois lotissements et des barres d'immeubles pour faire une politique "sociale". Misère... Tant que nous resterons isolé au Westrait, nous serons mal compris et personne ne comprendra que notre révolution ne vise pas seulement à changer les structures, mais à toucher l'homme en ce qu'il a de plus profond. Enfin, je divague un peu. Je me porte bien sinon, je ne m'habitue pas encore à un style de vie qui n'a jamais été le mien et qui ne le sera jamais : Avoir des serviteurs, se faire laver le cul et toutes ces conneries. Nous républicains avons toujours voulu élever les Hommes, les esclaves eux seront toujours des enfants. Tout cela me dépasse un peu, je ne m'y ferai jamais. En tout cas, je te remercie pour ta lettre et comme toi j'espère qu'un jour, nous aurons l'occasion de nouveau nous revoir. Sache que je n'ai rien contre personne et que j'ai quitté notre pays avec la conscience tranquille. Je respecte et salue en Douglas Reed un homme politique perspicace avec d'énormes responsabilités que ni toi ni moi, n'aimerions avoir en ce moment là. Un jour, l'Histoire lui donnera raison. Elle nous donnera raison.
Embrasse ceux que j'aime et ceux qui ont compté pour moi en leur rappelant que je pense à eux tout le temps.
Je te souhaite le meilleur dans ta vie, toi mon ami, toi mon camarade.
[right]Ton ami,
Roy Baxter[/right][/quote]
Une fois sa lettre terminée, Baxter la relu une nouvelle fois avant de la déposer sur son bureau, l'air pensif. Ses yeux s'étaient légèrement teintés et péniblement, il se retenait de verser quelques larmes. Se levant rapidement d'un pas décidé, il décida pour faire passer ce bref chagrin qui l'envahissait d'écouter un morceau qu'il affectionnait tout particulièrement et qui lui permettait de s'évader de tout cela. [url=https://www.youtube.com/watch?v=-HujjNQPv2U]Aux premières notes[/url] de ce dernier, il alla s'asseoir sur un fauteuil trônant un peu plus loin dans la pièce et ferma les yeux. La musique ferait le reste.[/justify]
[justify]La vie pour Baxter continuait son cours. Cela était très difficile pour lui de s'acclimater à ce nouveau pays, à de nouvelles coutumes qu'il ne maitrisait pas encore totalement. Être obligé de partir de chez soi, de ne plus pouvoir y revenir et se morfondre sur son sort à des milliers de kilomètres de là, c'était trop pour ce petit homme. Pourtant, il ne semblait pas perdre espoir, rien n'était encore totalement joué. Il se faisait discret et passait le plus clair de son temps à occuper ses journées à lire, étudier et profiter de sa prison dorée, de ses jardins pour pouvoir s'y promener. Que tout était différent de son Westrait natal, que cela lui manquait aussi. Mais il lui fallait chasser de sa tête toute possibilité de pouvoir revenir un jour chez lui et il n'escomptait pas de toute manière que cela se fasse : Il devait payer pour ce qu'il avait fait et en accepter les conséquences. Alors, Baxter décidait de mieux comprendre le pays qui allait désormais être le sien. Il commença à potasser tout ce qu'il pouvait pour ne pas se sentir comme un étranger. Mieux comprendre était nécessaire pour sa propre survie et ne plus paraître comme totalement étranger à tout ce qui l'entourait. Tous les jours, il demandait des ouvrages historiques, culturelles, géographiques et tout ce qui touchait de près ou de loin au Caskar et à son histoire. A côté de ça, trônait une pile de livres qu'il conservait soigneusement et qu'il avait emmené avec lui depuis le Westrait. Une collection complète d'ouvrages traitant du socialisme, de l'économie politique, etc.
Alors qu'il était en pleine lecture, l'un des serviteurs fit irruption dans la pièce après avoir frappé, pour lui déposer un plateau avec son repas. Posant son livre, Baxter jeta un œil dans le plat, fit signe qu'on le lui enlève et qu'il ne conserverait que l'assiette et les couverts, jetant au passage la serviette qui devait lui servir à s'essuyer les mains. Le pauvre serviteur qui n'était pas encore totalement accoutumé à tout cela, sembla gêner et ne dit rien, se contentant de soupirer. Il tira de sa poche une lettre qu'il tendit à Baxter, avant de s'incliner et de disparaître. Précipitamment, Baxter déchira le haut de l'enveloppe pour lire ce qui lui était adressé, enfournant dans sa bouche une quantité astronomique de nourriture. Il se laissa alors tomber sur le dossier de son fauteuil, lisant calmement la lettre à haute voix. C'est avec un léger pincement au cœur qu'il l'a termina, la laissant retomber sur son bureau ne sachant quoi trop penser. Tant de souvenirs lui revenaient en tête qu'il ne savait pas réellement quoi ressentir à ce moment là. De la honte, du chagrin, de la pitié ? Il se saisit d'une feuille blanche ainsi que d'un stylo et après quelques minutes d'improvisations à haute voix, il commença à rédiger sa réponse.
[quote]Très estimé Roger,
J'ai lu avec beaucoup d'attention la lettre que tu m'as adressé. Je tiens tout d'abord à te remercier pour ces mots pleins de sincérités qui me vont droit au cœur et me touchent profondément. Toute cette histoire me dépasse et continue de me dépasser comme tu t'en doutes. Tout est arrivé si vite et je n'ai pas pris la peine de réfléchir quand cela s'est produit. J'aurai du faire un choix et je ne l'ai pas fais, je dois en assumer les conséquences désormais. Cela a été un honneur de pouvoir travailler avec toi, d'être aussi modestement que possible un représentant du Westrait dans les quelques missions diplomatiques que j'ai eu l'occasion de faire. Je ne regrette rien non plus de ces aventures, même si certaines ont été étranges et d'autres fascinantes. Tu as raison sur un point, personne ne pourra t'attaquer sur ce que tu as fais durant ton mandat ou alors il s'agira presque exclusivement de mauvaise foi. Comme tu t'en doutes, je suis avec grande attention ce qui se déroule au Westrait et même si je ne suis plus au cœur de sa vie politique, j'essaye de cerner les grandes tendances qui se dégagent de notre révolution. Ici, notre révolution n'est pas comprise comme elle n'est de toute manière pas comprise ailleurs. Je me réconforte en me disant que nous ne nous comprenons pas non plus, notamment avec les Caskars. Ils ont une vision totalement biaisée de ce que nous pensons et nous traitent comme des enfants de cinq ans. D'autres comme Astrid pensent qu'il suffit de construire trois lotissements et des barres d'immeubles pour faire une politique "sociale". Misère... Tant que nous resterons isolé au Westrait, nous serons mal compris et personne ne comprendra que notre révolution ne vise pas seulement à changer les structures, mais à toucher l'homme en ce qu'il a de plus profond. Enfin, je divague un peu. Je me porte bien sinon, je ne m'habitue pas encore à un style de vie qui n'a jamais été le mien et qui ne le sera jamais : Avoir des serviteurs, se faire laver le cul et toutes ces conneries. Nous républicains avons toujours voulu élever les Hommes, les esclaves eux seront toujours des enfants. Tout cela me dépasse un peu, je ne m'y ferai jamais. En tout cas, je te remercie pour ta lettre et comme toi j'espère qu'un jour, nous aurons l'occasion de nouveau nous revoir. Sache que je n'ai rien contre personne et que j'ai quitté notre pays avec la conscience tranquille. Je respecte et salue en Douglas Reed un homme politique perspicace avec d'énormes responsabilités que ni toi ni moi, n'aimerions avoir en ce moment là. Un jour, l'Histoire lui donnera raison. Elle nous donnera raison.
Embrasse ceux que j'aime et ceux qui ont compté pour moi en leur rappelant que je pense à eux tout le temps.
Je te souhaite le meilleur dans ta vie, toi mon ami, toi mon camarade.
[right]Ton ami,
Roy Baxter[/right][/quote]
Une fois sa lettre terminée, Baxter la relu une nouvelle fois avant de la déposer sur son bureau, l'air pensif. Ses yeux s'étaient légèrement teintés et péniblement, il se retenait de verser quelques larmes. Se levant rapidement d'un pas décidé, il décida pour faire passer ce bref chagrin qui l'envahissait d'écouter un morceau qu'il affectionnait tout particulièrement et qui lui permettait de s'évader de tout cela. [url=https://www.youtube.com/watch?v=-HujjNQPv2U]Aux premières notes[/url] de ce dernier, il alla s'asseoir sur un fauteuil trônant un peu plus loin dans la pièce et ferma les yeux. La musique ferait le reste.[/justify]
-
mark
[center]Morne mer[/center]
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/MTWDZFPH/georges-leygues.png[/img][/url][/center]
Le temps était grisonnant sur la Mer du Nord. Une tempête avait déjà dispersé une escadre et égarée un de ses éléments.
Au loin, quelques ombres laissaient entrevoir les manœuvres des navires Jernlanders se sentant "menacés" alors même que quelques jours plus tôt encore, leurs confrères des armées de terres et de l'air avait attaqués un pays amis du Caskar.
Sur l'une des rembarde extérieures bordant la tourelle de commandement, le commandant et son second regardait le paysage, la porte derrière eux ouverte pour pouvoir continuer de donner les ordres et réagir en cas d'alerte.
"On se retirent ? Encore ?
- Lisez-vous même." La missive était claire et ordonnait un retour immédiat au Caskar pour l'ensemble des escadres, exception faîte de celle ayant égarée l'un de ses bâtiments.
"Donc on s'incline devant ces péteux ? Après qu'ils aient humilié un pays allié et triomphés par la force ?
- Surveillez votre langage lieutenant, et apprenez que cette marine est comme toute les autres : on obéit."
Le lieutenant marqua un silence, visiblement contre cette décision.
"Depuis combien de temps servez-vous ?" Demanda l'officier alors que les cornes de brumes du vaisseau sonnèrent deux fois pour annoncer son départ en même temps que toute l'escadre.
"J'ai servit sur une frégate avant le Bellérophon.
- Et vous en gardez un bon souvenir ?
- Assez morne pour être honnête commandant."
L'officier acquiesça et en regardant au loin les tâches qu'étaient probablement les navires Jernlander, il changea de sujet : "J'ai entendu dire qu'ils avaient de la bonne gnôle par là-bas. Dommage."
"Vous pourrez en profiter à la prochaine permission commandant.
-Mmh... Je suis plutôt dubitatif. On nous rappel sans communiqué officiel, on lève l'ancre sans en informer les excités d'en face. A mon avis, tout ceci signifie seulement que Setan va changer de tactique.
- Vous pensez qu'on va revenir ?
- J'en sais rien, mais à l'épreuve de force brut, le Phoenix s'est aperçu qu'il ne faisait pas le poids. Et si la décision vient de l'Oster ou même d'Astrid, alors on peut-être sur qu'ils s'inclinent parce qu'il y a autre chose, parce qu'ils ont une bonne raison de le faire.
- Éviter d'exciter d'avantage la CND ? Peur de sa force ?
- Peut-être, je ne suis pas à leur place. Mais en revanche, je sais que les Traditionalistes ne sont pas du genre à amener le pavillon si facilement. Je vous le dit lieutenant, des choses se préparent."
"La barre au 306 !" Lança le timonier qui tira alors le commandant de ses réflexions et le fit rentrer pour donner les ordres suivant alors même que le lieutenant, regardait l'horizon, pensant plutôt que son commandant se faisait des idées et que tout ceci était uniquement du à une lâcheté de Setan.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/MTWDZFPH/georges-leygues.png[/img][/url][/center]
Le temps était grisonnant sur la Mer du Nord. Une tempête avait déjà dispersé une escadre et égarée un de ses éléments.
Au loin, quelques ombres laissaient entrevoir les manœuvres des navires Jernlanders se sentant "menacés" alors même que quelques jours plus tôt encore, leurs confrères des armées de terres et de l'air avait attaqués un pays amis du Caskar.
Sur l'une des rembarde extérieures bordant la tourelle de commandement, le commandant et son second regardait le paysage, la porte derrière eux ouverte pour pouvoir continuer de donner les ordres et réagir en cas d'alerte.
"On se retirent ? Encore ?
- Lisez-vous même." La missive était claire et ordonnait un retour immédiat au Caskar pour l'ensemble des escadres, exception faîte de celle ayant égarée l'un de ses bâtiments.
"Donc on s'incline devant ces péteux ? Après qu'ils aient humilié un pays allié et triomphés par la force ?
- Surveillez votre langage lieutenant, et apprenez que cette marine est comme toute les autres : on obéit."
Le lieutenant marqua un silence, visiblement contre cette décision.
"Depuis combien de temps servez-vous ?" Demanda l'officier alors que les cornes de brumes du vaisseau sonnèrent deux fois pour annoncer son départ en même temps que toute l'escadre.
"J'ai servit sur une frégate avant le Bellérophon.
- Et vous en gardez un bon souvenir ?
- Assez morne pour être honnête commandant."
L'officier acquiesça et en regardant au loin les tâches qu'étaient probablement les navires Jernlander, il changea de sujet : "J'ai entendu dire qu'ils avaient de la bonne gnôle par là-bas. Dommage."
"Vous pourrez en profiter à la prochaine permission commandant.
-Mmh... Je suis plutôt dubitatif. On nous rappel sans communiqué officiel, on lève l'ancre sans en informer les excités d'en face. A mon avis, tout ceci signifie seulement que Setan va changer de tactique.
- Vous pensez qu'on va revenir ?
- J'en sais rien, mais à l'épreuve de force brut, le Phoenix s'est aperçu qu'il ne faisait pas le poids. Et si la décision vient de l'Oster ou même d'Astrid, alors on peut-être sur qu'ils s'inclinent parce qu'il y a autre chose, parce qu'ils ont une bonne raison de le faire.
- Éviter d'exciter d'avantage la CND ? Peur de sa force ?
- Peut-être, je ne suis pas à leur place. Mais en revanche, je sais que les Traditionalistes ne sont pas du genre à amener le pavillon si facilement. Je vous le dit lieutenant, des choses se préparent."
"La barre au 306 !" Lança le timonier qui tira alors le commandant de ses réflexions et le fit rentrer pour donner les ordres suivant alors même que le lieutenant, regardait l'horizon, pensant plutôt que son commandant se faisait des idées et que tout ceci était uniquement du à une lâcheté de Setan.
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[center]La course à la Régence 10[/center]
Il faisait nuit. Astrid marchait dans les jardins, regardant par dessus les haies les lumières des immeubles de Setan. Elle pensa pour elle même que son peuple avait tout de même une extraordinaire capacité à surmonter sans broncher les épreuves qu'il affrontait ou qu'on lui imposait.
Et rien que cela la rendait fier d'en faire partie. Mais dans le même temps, elle avait ce brulant désir de résoudre les problèmes, de donner à ce peuple ce à quoi il aspirait, de lui permettre d'avoir la prospérité et la tranquillité.
C'est justement pour cela qu'elle avait demandé à ses deux rivaux de venir. Et lorsqu'elle entendit les talons de Levens sur les marches, elle se retourna avec un regard entendu tandis que Gerflanamos et "la comtesse" la toisait; attendant de savoir ce que signifiait cette brusque proposition de rencontre.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/FF37WfXX/Les-successeurs.png[/img][/url][/center]
Astrid
Heureuse de voir que vous avez accepté mon invitation. Je suppose que vous vous demandez la raison de cette... réunion au clair de Lune.
Il n'y eut pas de réponse.
Astrid
Je vous ait fait venir car depuis maintenant un an, nos diverses factions se chamaillent pour le pouvoir; pour appliquer à cette île un carcan, une vision de ce qu'elle devrait être.
Vous, comtesse; vous la concevez moderne, impliquée dans les affaires du monde et à la poursuite d'un rang mondial.
Vous, messire Gerflanamos, vous la voulez commerçante, agressive sur les marchés et hellène.
Quand à moi et plus généralement ma faction, nous la voulons plus discrète, réservée, et tournée vers ses propres affaires.
Levens
Vous oubliez la division de l'île dans le lot, et le retour au seigneuriat et ses méandres.
Il y eut un autre blanc
Gerflanamos
Sans doute... Mais, je pense que si elle nous a fait venir, c'est probablement car elle à changé d'opinion sur un point non ? Et qu'elle souhaitait nous en faire part. Serais-ce votre désir de vous retirer de la partie ?
Astrid
Je ne vous ferais jamais ce plaisir. Nous avons et nous aurons toujours des visions divergentes et de fait des antagonismes. En revanche, nous avons un intérêt commun, à savoir justement cette île. Tout nos objectifs la concerne. Toutes nos visions, nos rêves sont tournées vers elle et vers ses habitants. Et aujourd'hui, ceux-ci ont besoin de nous. Je n'en revient pas de dire cela mais oui, messire Gerflanamos, j'ai changée de point de vue : nous devons êtres unis.
Gerflanamos leva un sourcil et Levens descendit d'une marche, intriguée
Levens
Je rêve ou vous venez d'approuver l'idée...
Astrid
Vous savez très bien ce que j'ai dit Levens et oui, je le pense. Et croyez bien que cette concession m'a couté chère, même si elle est de bon sens.
Et justement; dit-elle à l'intention de Gerflanamos; c'est de cela dont je souhaite vous entretenir.
Un temps plana et elle se lança :
Astrid
Le Caskar n'a jamais été aussi fort, intérieurement j'entends. Que lorsqu'il a enfin été unifié. Mais l'Union à fait oublié aux Unionistes le véritable partis qu'ils auraient pu tirer de ce qu'ils avaient accomplis, et au fond, c'est ce qui à fait douter la Tradition. La plupart des seigneurs étaient attentifs au besoin de leur population, certes pour pouvoir se mesurer à l'autre plus efficacement, mais même. Le peuple restait et reste au centre des préoccupations de la Tradition.
Et c'est justement là qu'est le bon sens.
Il n'y a encore pas si longtemps, un article Karmali parlait de notre île et annonçait, je ne sais si cela est prophétique, que de l'avenir politique de notre île allait en découler l'avenir de la région et peut-être même du monde.
Je ne sais ce qu'à pressenti l'auteur. Mais je sais en tout état de cause que notre peuple à un potentiel formidable, qu'il est unique et entreprenant.
Notre principal qualité est notre raison, et par là, j'entends notre sens du pragmatisme. Grâce à lui, nous avons surmonter de nombreux obstacles.
Aujourd'hui, je vous demande de faire appel à lui, car c'est à cela que je pense en vous proposant une alliance tripartite.
Levens
Pardon ?!
Gerflanamos
Oui, même question qu'elle.
Ajouta le Fondamentaliste d'un geste de la main dans la direction de Levens
Astrid se rapprocha, et avec une certaine détermination dans la voix, précisa :
Astrid
Le Caskar ne pourra jamais fonctionner comme avant s'il n'y a pas d'entente entre nos factions. Je suis sur Levens qu'en pensant à ce passé, vous vous dîtes que les unionistes ont su gérer les choses et que personnes n'en a fait une affaire d'état. Seulement voilà, en ce temps, vous aviez Alexandra, et vous n'aviez pas ma famille. Aujourd'hui, vous avez l'inverse, ce qui implique que votre faction est en perte de vitesse et que celle des Traditionalistes est renaissante.
Mais même avec cela, le Caskar veut avoir la réponse finale et définitive à ses origines, preuve des soutiens que reçoivent les Fondamentalistes, plus parce qu'une partie du peuple en a assez de ne pas savoir où se situer dans la grande famille des cultures de l'humanité que parce qu'il se sent hellène.
Quand à ma faction, plus les études avanceront, plus sa légitimité culturelle diminuera, mais son message politique lui, est appuyé et soutenu. Et les récents évènements ont d'ailleurs renforcé cette réalité.
Levens
Quels évènements récents ?
Astrid
L'ordre de retour de la flotte n'a pas été transmis par oubli. Et lorsque ces nordistes à œillères ont demandé, non exigé le départ de nos forces de leurs eaux proches, j'y ai vu un moyen de montrer que la vision unioniste des choses, soit la police les mers, s'impliquer dans les affaires mondiales, ne pourrait que nous mener à la catastrophe, d'autant que nous ne sommes pas prêt. Pas encore, et je sent que vous le savez comtesse.
Un blanc suivit avant qu'Astrid ne poursuive :
Astrid
Le pays à besoin d'unité, et aucune de nos factions n'arrivera à faire des choses sans le consentement des autres. En nous opposants, nous nous mettrons mutuellement des bâtons dans les roues et nous n'avancerons pas. En nous unissant en revanche, nous pourrions nous répartir au sein de l'administration selon les qualités dont à besoin le Caskar aux différentes échelles.
Elle sentit qu'elle avait capté avec cette dernière phrase à la fois l'attention et le potentiel accord de ses opposants.
Levens
Vous proposez donc une sorte de... triumvirat ?
Astrid
Non, dans un Triumvirat, l'entente s'estompe et l'un finit par happer les autres. Si cela arrive, alors nous aurons perdu la totalité de nos avantages, et seule une faction présidera au destinées du pays... en ayant perdu les 2/3 de son potentiel.
Gerflanamos
Vous pensiez à ce que chaque factions ait un domaine de... l'économie ou la politique Caskar entre ses mains non ? Mais qui aurait quoi ? Songez qu'il faudrait que chacune de nos factions et pas seulement nous soyons satisfait, autrement, eh bien, le scénario partira en triumvirat.
Rit le Fondamentaliste.
Astrid
Notre seul avantage parmi la myriade de problèmes que nous avons, est notre avance technologique. Sous peu, nos scientifiques atteindrons des rivages de la sciences oubliés depuis la grande hégémonie si ce n'est quelques vaisseaux et avions fantômes qui constituent la crème des armées.
Aussi, nous devons pousser plus avant cet avantage. Et par la peur qu'il risque d'entrainer, nous devons nous faire discret. Nous devons être plus silencieux, construire une puissance... une puissance...
Elle cherchait ses mots.
Levens
De l'ombre.
Trouva pour elle la comtesse.
Astrid
Oui, mais avant cela, nous devons mettre fin à nos problèmes intérieurs. Et les unionistes sont tout indiqués pour cela : développer le pays et le moderniser. Vous avez déjà la plupart des postes clés de l’administration via les légations et les préfectures. Avec la nouvelle dotation du Sénat, ce sera également vous qui aurez la main sur le Sénat. Donc les lois.
Ma faction, elle, dispose du désir de retenu et de la volonté de modération à l'extérieur et vis-à-vis des Scenomen pour assurer que nous devenions un pays tranquille et sans histoire. Tandis que dans les faits, nous ne seront pas inactifs. Nous seront même la puissance montante par le biais de notre second mais plus colossal avantage.
Elle regardait Gerflanamos.
Astrid
L'Empresio.
Il y eu un blanc agrémenté de la tête sidéré de Gerflanamos. Celle-là, il ne l'avait pas vu venir.
Il explosa de rire.
Gerflanamos
Vous plaisantez ! Au cas où vous ne l'auriez pas remarquer, l'Empresio ne se considère pas comme tributaire du Caskar.
Astrid
Oui, mais l'Empresio choisit son maître par une élection, celle des pays compagnons. Hors, il se trouve que ces pays compagnons, pour une grande partie, considère la Commission et le Caskar comme lié. Ce qui va nous permettre de faire d'une pierre deux coups.
Gerflanamos
Ah oui ?
Astrid
Je songeais à mon présenter en rivale d'Olbani. Dans l'idée de vous déléguer la gestion. Le but principal étant de mettre en confrontation l'argumentaire de certains gouvernement membre avec leurs actes. S'ils votent Olbani, alors ils reconnaîtront par leur vote que la Commission est indépendante du Caskar et de fait perdront énormément en terme de critique et de moyen de pression sur elle. En revanche, s'ils votent pour moi.... la Commission retourne entre nos mains, ils gardent leur moyens de pressions, mais nous, nous aurons le plus puissant consortium de la planète entre les mains.
Et vous, vous aurez à charge de le développer et de le faire prospérer et de faire en sorte qu'il soit notre ambassadeur mondial, l'étendard du Caskar, son image. En même temps qu'une partie de ses bénéfices colossaux reviendront à la couronne pour financer nos projets.
Elle regarda de nouveau Levens
Astrid
La modernité et la volonté; le commerce et à la négoce; dit-elle à l'intention de Gerflanamos; la discrétion et la stratégie finit-elle en désignant le phœnix emblème de sa faction trônant fièrement sur le drapeau du pays.
Levens
J'y réfléchirait.
Dit simplement la comtesse en se retirant.
Astrid
Comment saurais-je si vous acceptez ou non ?
Levens
Vous le saurez, croyez moi.
Et sans rien ajouter, elle s'en alla.
Reportant alors son regard sur Gerflanamos, celui-ci ajouta en commençant à reculer aussi.
Gerflanamos
L'idée est folle, mais elle pourrait bien marcher. Il va falloir que je songe à cacher mon léger incommodement vis-a-vis des étrangers. Après tout, si on s'implante chez les arabes ou les Ventéliens, on neutralise leur concurrence non ?
Et vos idées étriqués. Pensa Astrid pour elle-même tandis qu'il finit en regardant le ciel.
Gerflanamos
Si vous cela marche, il faudra songer à changer le drapeau, par exemple en reprenant l'ancien, mais en prenant un emblème un peu plus discret, qui illustre ces ambitions, l'animal de cette constellation me semblerait parfaitement approprié.
Et il partit.
Astrid leva à son tour les yeux au ciel et du convenir qu'en effet, rien de mieux qu'un chasseur nocturne pour illustrer son idée de discrétion et d'ombre.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/kM6xnXrT/noctua-steals-the-moon-by-eranfowler-da5s4jw-fullview.jpg[/img][/url][/center]
Il faisait nuit. Astrid marchait dans les jardins, regardant par dessus les haies les lumières des immeubles de Setan. Elle pensa pour elle même que son peuple avait tout de même une extraordinaire capacité à surmonter sans broncher les épreuves qu'il affrontait ou qu'on lui imposait.
Et rien que cela la rendait fier d'en faire partie. Mais dans le même temps, elle avait ce brulant désir de résoudre les problèmes, de donner à ce peuple ce à quoi il aspirait, de lui permettre d'avoir la prospérité et la tranquillité.
C'est justement pour cela qu'elle avait demandé à ses deux rivaux de venir. Et lorsqu'elle entendit les talons de Levens sur les marches, elle se retourna avec un regard entendu tandis que Gerflanamos et "la comtesse" la toisait; attendant de savoir ce que signifiait cette brusque proposition de rencontre.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/FF37WfXX/Les-successeurs.png[/img][/url][/center]
Astrid
Heureuse de voir que vous avez accepté mon invitation. Je suppose que vous vous demandez la raison de cette... réunion au clair de Lune.
Il n'y eut pas de réponse.
Astrid
Je vous ait fait venir car depuis maintenant un an, nos diverses factions se chamaillent pour le pouvoir; pour appliquer à cette île un carcan, une vision de ce qu'elle devrait être.
Vous, comtesse; vous la concevez moderne, impliquée dans les affaires du monde et à la poursuite d'un rang mondial.
Vous, messire Gerflanamos, vous la voulez commerçante, agressive sur les marchés et hellène.
Quand à moi et plus généralement ma faction, nous la voulons plus discrète, réservée, et tournée vers ses propres affaires.
Levens
Vous oubliez la division de l'île dans le lot, et le retour au seigneuriat et ses méandres.
Il y eut un autre blanc
Gerflanamos
Sans doute... Mais, je pense que si elle nous a fait venir, c'est probablement car elle à changé d'opinion sur un point non ? Et qu'elle souhaitait nous en faire part. Serais-ce votre désir de vous retirer de la partie ?
Astrid
Je ne vous ferais jamais ce plaisir. Nous avons et nous aurons toujours des visions divergentes et de fait des antagonismes. En revanche, nous avons un intérêt commun, à savoir justement cette île. Tout nos objectifs la concerne. Toutes nos visions, nos rêves sont tournées vers elle et vers ses habitants. Et aujourd'hui, ceux-ci ont besoin de nous. Je n'en revient pas de dire cela mais oui, messire Gerflanamos, j'ai changée de point de vue : nous devons êtres unis.
Gerflanamos leva un sourcil et Levens descendit d'une marche, intriguée
Levens
Je rêve ou vous venez d'approuver l'idée...
Astrid
Vous savez très bien ce que j'ai dit Levens et oui, je le pense. Et croyez bien que cette concession m'a couté chère, même si elle est de bon sens.
Et justement; dit-elle à l'intention de Gerflanamos; c'est de cela dont je souhaite vous entretenir.
Un temps plana et elle se lança :
Astrid
Le Caskar n'a jamais été aussi fort, intérieurement j'entends. Que lorsqu'il a enfin été unifié. Mais l'Union à fait oublié aux Unionistes le véritable partis qu'ils auraient pu tirer de ce qu'ils avaient accomplis, et au fond, c'est ce qui à fait douter la Tradition. La plupart des seigneurs étaient attentifs au besoin de leur population, certes pour pouvoir se mesurer à l'autre plus efficacement, mais même. Le peuple restait et reste au centre des préoccupations de la Tradition.
Et c'est justement là qu'est le bon sens.
Il n'y a encore pas si longtemps, un article Karmali parlait de notre île et annonçait, je ne sais si cela est prophétique, que de l'avenir politique de notre île allait en découler l'avenir de la région et peut-être même du monde.
Je ne sais ce qu'à pressenti l'auteur. Mais je sais en tout état de cause que notre peuple à un potentiel formidable, qu'il est unique et entreprenant.
Notre principal qualité est notre raison, et par là, j'entends notre sens du pragmatisme. Grâce à lui, nous avons surmonter de nombreux obstacles.
Aujourd'hui, je vous demande de faire appel à lui, car c'est à cela que je pense en vous proposant une alliance tripartite.
Levens
Pardon ?!
Gerflanamos
Oui, même question qu'elle.
Ajouta le Fondamentaliste d'un geste de la main dans la direction de Levens
Astrid se rapprocha, et avec une certaine détermination dans la voix, précisa :
Astrid
Le Caskar ne pourra jamais fonctionner comme avant s'il n'y a pas d'entente entre nos factions. Je suis sur Levens qu'en pensant à ce passé, vous vous dîtes que les unionistes ont su gérer les choses et que personnes n'en a fait une affaire d'état. Seulement voilà, en ce temps, vous aviez Alexandra, et vous n'aviez pas ma famille. Aujourd'hui, vous avez l'inverse, ce qui implique que votre faction est en perte de vitesse et que celle des Traditionalistes est renaissante.
Mais même avec cela, le Caskar veut avoir la réponse finale et définitive à ses origines, preuve des soutiens que reçoivent les Fondamentalistes, plus parce qu'une partie du peuple en a assez de ne pas savoir où se situer dans la grande famille des cultures de l'humanité que parce qu'il se sent hellène.
Quand à ma faction, plus les études avanceront, plus sa légitimité culturelle diminuera, mais son message politique lui, est appuyé et soutenu. Et les récents évènements ont d'ailleurs renforcé cette réalité.
Levens
Quels évènements récents ?
Astrid
L'ordre de retour de la flotte n'a pas été transmis par oubli. Et lorsque ces nordistes à œillères ont demandé, non exigé le départ de nos forces de leurs eaux proches, j'y ai vu un moyen de montrer que la vision unioniste des choses, soit la police les mers, s'impliquer dans les affaires mondiales, ne pourrait que nous mener à la catastrophe, d'autant que nous ne sommes pas prêt. Pas encore, et je sent que vous le savez comtesse.
Un blanc suivit avant qu'Astrid ne poursuive :
Astrid
Le pays à besoin d'unité, et aucune de nos factions n'arrivera à faire des choses sans le consentement des autres. En nous opposants, nous nous mettrons mutuellement des bâtons dans les roues et nous n'avancerons pas. En nous unissant en revanche, nous pourrions nous répartir au sein de l'administration selon les qualités dont à besoin le Caskar aux différentes échelles.
Elle sentit qu'elle avait capté avec cette dernière phrase à la fois l'attention et le potentiel accord de ses opposants.
Levens
Vous proposez donc une sorte de... triumvirat ?
Astrid
Non, dans un Triumvirat, l'entente s'estompe et l'un finit par happer les autres. Si cela arrive, alors nous aurons perdu la totalité de nos avantages, et seule une faction présidera au destinées du pays... en ayant perdu les 2/3 de son potentiel.
Gerflanamos
Vous pensiez à ce que chaque factions ait un domaine de... l'économie ou la politique Caskar entre ses mains non ? Mais qui aurait quoi ? Songez qu'il faudrait que chacune de nos factions et pas seulement nous soyons satisfait, autrement, eh bien, le scénario partira en triumvirat.
Rit le Fondamentaliste.
Astrid
Notre seul avantage parmi la myriade de problèmes que nous avons, est notre avance technologique. Sous peu, nos scientifiques atteindrons des rivages de la sciences oubliés depuis la grande hégémonie si ce n'est quelques vaisseaux et avions fantômes qui constituent la crème des armées.
Aussi, nous devons pousser plus avant cet avantage. Et par la peur qu'il risque d'entrainer, nous devons nous faire discret. Nous devons être plus silencieux, construire une puissance... une puissance...
Elle cherchait ses mots.
Levens
De l'ombre.
Trouva pour elle la comtesse.
Astrid
Oui, mais avant cela, nous devons mettre fin à nos problèmes intérieurs. Et les unionistes sont tout indiqués pour cela : développer le pays et le moderniser. Vous avez déjà la plupart des postes clés de l’administration via les légations et les préfectures. Avec la nouvelle dotation du Sénat, ce sera également vous qui aurez la main sur le Sénat. Donc les lois.
Ma faction, elle, dispose du désir de retenu et de la volonté de modération à l'extérieur et vis-à-vis des Scenomen pour assurer que nous devenions un pays tranquille et sans histoire. Tandis que dans les faits, nous ne seront pas inactifs. Nous seront même la puissance montante par le biais de notre second mais plus colossal avantage.
Elle regardait Gerflanamos.
Astrid
L'Empresio.
Il y eu un blanc agrémenté de la tête sidéré de Gerflanamos. Celle-là, il ne l'avait pas vu venir.
Il explosa de rire.
Gerflanamos
Vous plaisantez ! Au cas où vous ne l'auriez pas remarquer, l'Empresio ne se considère pas comme tributaire du Caskar.
Astrid
Oui, mais l'Empresio choisit son maître par une élection, celle des pays compagnons. Hors, il se trouve que ces pays compagnons, pour une grande partie, considère la Commission et le Caskar comme lié. Ce qui va nous permettre de faire d'une pierre deux coups.
Gerflanamos
Ah oui ?
Astrid
Je songeais à mon présenter en rivale d'Olbani. Dans l'idée de vous déléguer la gestion. Le but principal étant de mettre en confrontation l'argumentaire de certains gouvernement membre avec leurs actes. S'ils votent Olbani, alors ils reconnaîtront par leur vote que la Commission est indépendante du Caskar et de fait perdront énormément en terme de critique et de moyen de pression sur elle. En revanche, s'ils votent pour moi.... la Commission retourne entre nos mains, ils gardent leur moyens de pressions, mais nous, nous aurons le plus puissant consortium de la planète entre les mains.
Et vous, vous aurez à charge de le développer et de le faire prospérer et de faire en sorte qu'il soit notre ambassadeur mondial, l'étendard du Caskar, son image. En même temps qu'une partie de ses bénéfices colossaux reviendront à la couronne pour financer nos projets.
Elle regarda de nouveau Levens
Astrid
La modernité et la volonté; le commerce et à la négoce; dit-elle à l'intention de Gerflanamos; la discrétion et la stratégie finit-elle en désignant le phœnix emblème de sa faction trônant fièrement sur le drapeau du pays.
Levens
J'y réfléchirait.
Dit simplement la comtesse en se retirant.
Astrid
Comment saurais-je si vous acceptez ou non ?
Levens
Vous le saurez, croyez moi.
Et sans rien ajouter, elle s'en alla.
Reportant alors son regard sur Gerflanamos, celui-ci ajouta en commençant à reculer aussi.
Gerflanamos
L'idée est folle, mais elle pourrait bien marcher. Il va falloir que je songe à cacher mon léger incommodement vis-a-vis des étrangers. Après tout, si on s'implante chez les arabes ou les Ventéliens, on neutralise leur concurrence non ?
Et vos idées étriqués. Pensa Astrid pour elle-même tandis qu'il finit en regardant le ciel.
Gerflanamos
Si vous cela marche, il faudra songer à changer le drapeau, par exemple en reprenant l'ancien, mais en prenant un emblème un peu plus discret, qui illustre ces ambitions, l'animal de cette constellation me semblerait parfaitement approprié.
Et il partit.
Astrid leva à son tour les yeux au ciel et du convenir qu'en effet, rien de mieux qu'un chasseur nocturne pour illustrer son idée de discrétion et d'ombre.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/kM6xnXrT/noctua-steals-the-moon-by-eranfowler-da5s4jw-fullview.jpg[/img][/url][/center]
-
mark
[center]En quête de Rishê 4[/center]
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/tCwKVTR4/La-qu-te-de-Rish-m-moires-d-un-autre-temps.jpg[/img][/url][/center]
Shaolong, ville de résidence des Cao
Lilia était entrée avec Trevos par le parc grouillant de monde, des touristes seuls ou suivant leurs guides remplissant le site historique.
Personne bien sur n'était autorisée à pénétrer dans le tombeau. Seule une partie, derrière des vitres de verres blindés, était visible.
Ne faisant pas de vague, elle regarda lentement la dernière demeure de celui qui avait pourtant été inhumé en Cérulée, sur l'île qui l'avait accueillit.
Elle ne portait pas attention aux écrits exposé sous vitres devant elle. Si ce qu'elle cherchait se trouvait là, c'était plus probablement dans le mausolée.
Elle regarda attentivement les différents murs, fouillant la pénombre de ces yeux pour essayer de dénicher des entrées cachées malgré les reflets et contrejour causé par les lampes au dessus du verre protecteurs.
Notant alors que certains gardiens commençait à froncer les sourcils en la voyant collée à la vitre, elle se redressa et profita de la fin de la visite.
Cependant, elle garda toujours l’œil sur ce qui l'entourait. Et à un moment, elle eue une idée. Et dans un franc à l'accent horrible si typique de son île, elle demanda à une guide qui avait bâtis le mausolée. On lui répondit le nom d'un célèbre architecte de l'une des innombrables dynastie impériale. Ce qui pour tout dire, ne l'arrangeait pas. S'introduire dans un tombeau passait encore, mais devoir se pencher sur les archives de l'Empereur ne l'enchantait pas.
Malgré tout, elle acheva la visite avec son compagnon sans mot. Sans même se douter que des individus au teint bien Céruléen les suivaient de très prêt sur les caméras de surveillance des gardiens qui semblaient coopérer.
Trevos
Alors, trouvé ce que tu cherchais ?
Lilia
Non, il faisait trop sombre, et ces plans ont été sans doute édulcorés.
Trevos
En même temps, je ne pense pas qu'ils ont été conçu pour indiquer les entrées à des pilleurs de tombes.
Lilia
Oui, et c'est très embêtant.
Trevos
A ce point ? Je pensait qu'aucun lieux de repos éternel ne te résistait ! Plaisanta-t-il
Lilia
Prie pour que ce soit le cas, sinon, la seule solution sera d'essayer de s'introduire dans les Archives impériales
Trevos
Les... LES Archives ?
Lilia
Celles-là même.
Trevos avala goulument.
Lilia
Rentrons, je tâcherais de trouver une solution.
Et ce faisant, ils regagnèrent leur chambre d'hôtel sans s’apercevoir de la discrète filature qu'opéraient deux Kaiyuanais en costumes fort élégants par ailleurs.
La chambre était plutôt confortable sans tomber dans le grand luxe. Trevos posa son manteau et alla en premier lieux prendre une douche, la chaleur l'ayant fait transpirer dans ces installations sans climatisation.
Lilia, elle, se coucha sur le lit main derrière la tête en regardant le plafond : comment entrer dans le Mausolée.
La seule chose certaine était que toutes les entrées n'avaient pas été fermée; Zeng He étant un héro national, sa tombe était chouchouté et devait donc être entretenu avec un soin tout particulier.
Volez les plans d'entretiens ? Faisable mais seul des catégories d'experts triés sur le volet devaient pourvoir le faire, pour ne pas dégrader la tombe. Et avec leurs tête d'étrangers, il n'y avait aucune chance.
Essayer de trouver des entrées secrètes à tâtons ? Mauvaise idée, les chances d'êtres découvert avant même d'avoir entre aperçu quoi que ce soit était énorme.
Et pourquoi pas s'infiltrer dans le domaine Cao ? Hm... Assez risqué, l'endroit devait être truffé de caméras et sans aucun doute de gardes. Un coup à se faire attraper bêtement.
Machinalement, elle regarda alors la carte. La mer était toute proche du site. Mais la plage était privée.
Dommage pensa-t-elle pour elle même.
Elle chercha dans sa mémoire; si seulement elle avait pu se débarrasser de cette vitre...
Lui vint alors une idée folle : détruire la vitre.... Elle s'arrêta; elle était en verre renforcé et blindé, justement pour éviter ce genre d'incident fatale pour les documents et ce qui y était conservé.
C'est là qu'une idée commença à poindre dans son esprit. "Et si la sortie secrète était au yeux de tous ?"
Sans attendre, elle ressortit, laissa Trevos à sa douche.
Ne voulant marcher, elle prit un pousse pousse qui l'emmena jusqu'au abords de la plage. Là, avançant jusque à se mouiller les pieds par le ressac, elle prit les jumelles fournie par son commanditaire et observa le bords de la falaise sur laquelle trônait le domaine Cao.
Et elle vit ce qu'elle cherchait : une entrée de grotte béante, simplement grillagée et gardée par deux factionnaires qui devaient s'ennuyer à mourir.
Elle fit une grimace satisfaite : elle savait par où entrer.
A la nuit venue, deux ombres se glissèrent discrètement de rocher en rocher, les yeux fixés sur les portes gardés.
Fidèle à leurs postes, les deux individus laissait toutefois paraître leur lassitude. L'un d'eux fumait.
Les intrus restait dissuadés par les semi-automatiques des gardes et qu'il gardait au niveau du bas ventre, canon vers le sol.
A juger par les quelques fois où il portait une main à leur oreille, il semblait assez probable qu'ils soient reliés à un Q.G central demandant régulièrement des comptes-rendus.
Voulant être certaine du temps qu'ils auraient. Lilia attendit patiemment un nouveau contrôle.
Une demi-heure passa avant que deux autres gardes ne viennent remplacer les premiers. Lilia eut l'intuition que les rotations étaient d'une heure et qu'un contrôle audio se déroulait toutes les trente minutes.
Sachant donc qu'elle n'aurait pas plus, elle fit signe à Trevos de la suivre.
Sans bruit, ils continuèrent à suivre les rochers qui allaient en amoncellement jusqu'à côté de la porte, ne laissant que quelques chemins pour accéder au reste de la plage. Mais quelques chemins que les gardiens avaient tendance à contrôler régulièrement.
La pilleuse perçu la porte : elle était grillagée et en fer, disposant d'un verrou des plus classiques. Impossible de passer discrètement, il y aurait du bruit et les gardes, même si elle les éloignaient, l'entendrait.
Soupirante, elle fit signe à Trevos de présenter son sac.
Elle l'ouvrit silencieusement et sortie discrètement un engin démonté. Une fois qu'elle l'eut assemblé rapidement, Trevos comprit pourquoi elle avait acheté un arc sportif avant de venir.
Ils attendirent le check audio avant de passer à l'action.
Elle prit deux flèches et fixa à leurs bouts des tasers à une main. En les allumant, un petit bruit couvert par le ressac fut émis. Là, complètement sur la droite du premier garde, elle se dressa, encocha une flèche en gardant l'autre dans la main tenant l'arc et banda la corde.
Une fois sur, elle décocha, un sifflement de quelques secondes parcourant le ciel avant qu'un choc électrifié ne vienne projeter à terre le garde en le mettant K.O
Le second, entendant le bruit, se retourna. Le temps qu'il voit son collègue à terre et relève la tête pour voir d'où venait le coup; l'autre flèche le heurta de plein fouet et le mit à terre.
S'avançant alors, ils achevèrent d’assommer les gardes et commencèrent à s'intéresser à la porte. Lilia commença à sortir du matériel pour la forcer. C'est là que le reflet de la Lune fit briller un objet métallique à la ceinture d'un garde, ce qui attira l’œil de Trevos qui fut ravit de présenter à sa collègue le trousseau alors même qu'elle avait déjà sortie la moitié de son matériel pour forcer le passage.
Lui adressant malgré tout un regard de reproche, elle commença à remballer et lui indiqua d'un signe de tête d'ouvrir.
En quelques instants, ils franchir le passage et remontèrent le boyau naturel de la grotte.
Sans surprise, il les amena précisément là où Lilia l'espérait : en plein dans la chambre.
Néanmoins méfiante, elle testa un déodorant juste au niveau de l'entrée donnant sur le mausolée. Et sans surprise, une grille de lasers en fermait l'accès.
Embêté par la chose, elle s'accroupit et fouilla dans son sac. Le système semblait basique : à un bout des émetteurs, et à l'autre bout, des récepteurs qui si ils ne "voyaient" plus les lasers, déclenchaient sans soute l'alarme.
Trevos se pencha à coté d'elle et railla : "D'ordinaire, c'est là que tu sorts les grands moyens, et que tout devient explosifs."
Elle se contenta de le fusiller du regard avant de se replonger dans ses pensées, cherchant une solution.
C'est là que des bruits de course provinrent de derrière eux. Des hommes en armes arrivaient et les faisceaux de leur lampes commencèrent à apparaitre. Avant même que le duo ne réagissent d'autres hommes avec les tenues des gardiens se postèrent juste de l'autre côté de la grille aux lasers, lampes braqués sur les intrus.
Il ne fallut pas longtemps avant que le commandos armés n'arrivent à leur niveau et ne les mettent en joue, leur ordonnant dans un Caskar parfait de se rendre.
Trevos commença à avoir des sueurs froides et machinalement, serra son poing comme s'il avait peur qu'il soit percés d'un clou. Lilia elle, se redressa et leva les mains en l'air : pour la première fois, elle s'était faite avoir.
Alors qu'on les emmenais, elle nota que le commandos qui les avaient appréhendés n'était pas local, les écussons qui étaient les siens avait la mention "IDA" et leur propriétaire, sous leurs masques d'interventions, semblaient avoir une couleur de peau occidentale.
On les mena jusque dans la résidence où plusieurs membres de la famille, curieux, vinrent les toiser du regard. Dans le même temps, ils semblaient satisfait.
Lilia et Trevos se retrouvèrent dans une ancienne chambre de torture où on les attacha à deux croix de tortures, différentes des croix classiques par le fait que leurs deux barres prennent appuis sur le sol.
Trevos était devenu blanc comme un linge, et les individus de l'IDA, toujours cachés par leurs masques, quittèrent la pièce. Tout ce que pu voir Lilia, c'est l'un d'entre eux saluant de la tête Sirapile, désormais en face d'eux, les mains dans le dos, une fois encore l'air comblé.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/XNgx60HD/Dephsos-Sirapile-2.jpg[/img][/url][/center]
Il portait un costar et un nœud papillon : "Navré d'avoir tardé, j'étais reçu par les membres de l'éminente famille Cao qui attendait sagement que ces braves garçons vous mettent la main dessus."
Lilia
Je me disait bien que je connaissait cette puanteur.
Sirapile
Sans doute, vous devriez vous y faire maintenant, d'autant que c'est peut-être la dernière chose que vous sentirez. Ajouta-t-il avec un regard plein de mauvaises intentions à l'égard de Trevos.
Lilia
Ne l'écoute pas, on risque juste la prison
Sirapile
Ça, c'est si vous étiez tombés entre les pattes de l'administration impériale. Seulement voilà, les Cao, comme beaucoup de famille, n'aiment pas trop que l'Empereur mette son nez dans leurs affaires, alors, pour l'instant, il ne s'est rien passé ce soir. Ce qui veut dire qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent de vous, la police ne s'opposera pas à eux et si jamais leur enquête les rapproches trop de ces honorables personnes, elle préférera classer.
Son sourire redoubla.
Sirapile
Cela dit, dans leur bonté, il m'ont permis de m'entretenir avec vous avant de décider de votre sort. Ils ne savent simplement pas s'ils doivent vous tuer tout les deux.
Lilia compris, il ne cherchait pas à lui faire peur, mais à jouer sur les terreurs de Trevos. Et en effet, son regard se reporta sur le jeune assistant, au bord de la panique. Mais il résista, ne se laissa pas intimider et Sirapile en parut assez incommodé.
Sirapile
Alors; dit-il d'un sourire en se penchant sur une table; lequel de vous deux va donner en premier des informations sur votre commanditaire ?
Et en se redressa, il avait une pince dans les mains, presque ravit d'avoir l'occasion de s'en servir.
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Shaolong, ville de résidence des Cao
Lilia était entrée avec Trevos par le parc grouillant de monde, des touristes seuls ou suivant leurs guides remplissant le site historique.
Personne bien sur n'était autorisée à pénétrer dans le tombeau. Seule une partie, derrière des vitres de verres blindés, était visible.
Ne faisant pas de vague, elle regarda lentement la dernière demeure de celui qui avait pourtant été inhumé en Cérulée, sur l'île qui l'avait accueillit.
Elle ne portait pas attention aux écrits exposé sous vitres devant elle. Si ce qu'elle cherchait se trouvait là, c'était plus probablement dans le mausolée.
Elle regarda attentivement les différents murs, fouillant la pénombre de ces yeux pour essayer de dénicher des entrées cachées malgré les reflets et contrejour causé par les lampes au dessus du verre protecteurs.
Notant alors que certains gardiens commençait à froncer les sourcils en la voyant collée à la vitre, elle se redressa et profita de la fin de la visite.
Cependant, elle garda toujours l’œil sur ce qui l'entourait. Et à un moment, elle eue une idée. Et dans un franc à l'accent horrible si typique de son île, elle demanda à une guide qui avait bâtis le mausolée. On lui répondit le nom d'un célèbre architecte de l'une des innombrables dynastie impériale. Ce qui pour tout dire, ne l'arrangeait pas. S'introduire dans un tombeau passait encore, mais devoir se pencher sur les archives de l'Empereur ne l'enchantait pas.
Malgré tout, elle acheva la visite avec son compagnon sans mot. Sans même se douter que des individus au teint bien Céruléen les suivaient de très prêt sur les caméras de surveillance des gardiens qui semblaient coopérer.
Trevos
Alors, trouvé ce que tu cherchais ?
Lilia
Non, il faisait trop sombre, et ces plans ont été sans doute édulcorés.
Trevos
En même temps, je ne pense pas qu'ils ont été conçu pour indiquer les entrées à des pilleurs de tombes.
Lilia
Oui, et c'est très embêtant.
Trevos
A ce point ? Je pensait qu'aucun lieux de repos éternel ne te résistait ! Plaisanta-t-il
Lilia
Prie pour que ce soit le cas, sinon, la seule solution sera d'essayer de s'introduire dans les Archives impériales
Trevos
Les... LES Archives ?
Lilia
Celles-là même.
Trevos avala goulument.
Lilia
Rentrons, je tâcherais de trouver une solution.
Et ce faisant, ils regagnèrent leur chambre d'hôtel sans s’apercevoir de la discrète filature qu'opéraient deux Kaiyuanais en costumes fort élégants par ailleurs.
La chambre était plutôt confortable sans tomber dans le grand luxe. Trevos posa son manteau et alla en premier lieux prendre une douche, la chaleur l'ayant fait transpirer dans ces installations sans climatisation.
Lilia, elle, se coucha sur le lit main derrière la tête en regardant le plafond : comment entrer dans le Mausolée.
La seule chose certaine était que toutes les entrées n'avaient pas été fermée; Zeng He étant un héro national, sa tombe était chouchouté et devait donc être entretenu avec un soin tout particulier.
Volez les plans d'entretiens ? Faisable mais seul des catégories d'experts triés sur le volet devaient pourvoir le faire, pour ne pas dégrader la tombe. Et avec leurs tête d'étrangers, il n'y avait aucune chance.
Essayer de trouver des entrées secrètes à tâtons ? Mauvaise idée, les chances d'êtres découvert avant même d'avoir entre aperçu quoi que ce soit était énorme.
Et pourquoi pas s'infiltrer dans le domaine Cao ? Hm... Assez risqué, l'endroit devait être truffé de caméras et sans aucun doute de gardes. Un coup à se faire attraper bêtement.
Machinalement, elle regarda alors la carte. La mer était toute proche du site. Mais la plage était privée.
Dommage pensa-t-elle pour elle même.
Elle chercha dans sa mémoire; si seulement elle avait pu se débarrasser de cette vitre...
Lui vint alors une idée folle : détruire la vitre.... Elle s'arrêta; elle était en verre renforcé et blindé, justement pour éviter ce genre d'incident fatale pour les documents et ce qui y était conservé.
C'est là qu'une idée commença à poindre dans son esprit. "Et si la sortie secrète était au yeux de tous ?"
Sans attendre, elle ressortit, laissa Trevos à sa douche.
Ne voulant marcher, elle prit un pousse pousse qui l'emmena jusqu'au abords de la plage. Là, avançant jusque à se mouiller les pieds par le ressac, elle prit les jumelles fournie par son commanditaire et observa le bords de la falaise sur laquelle trônait le domaine Cao.
Et elle vit ce qu'elle cherchait : une entrée de grotte béante, simplement grillagée et gardée par deux factionnaires qui devaient s'ennuyer à mourir.
Elle fit une grimace satisfaite : elle savait par où entrer.
A la nuit venue, deux ombres se glissèrent discrètement de rocher en rocher, les yeux fixés sur les portes gardés.
Fidèle à leurs postes, les deux individus laissait toutefois paraître leur lassitude. L'un d'eux fumait.
Les intrus restait dissuadés par les semi-automatiques des gardes et qu'il gardait au niveau du bas ventre, canon vers le sol.
A juger par les quelques fois où il portait une main à leur oreille, il semblait assez probable qu'ils soient reliés à un Q.G central demandant régulièrement des comptes-rendus.
Voulant être certaine du temps qu'ils auraient. Lilia attendit patiemment un nouveau contrôle.
Une demi-heure passa avant que deux autres gardes ne viennent remplacer les premiers. Lilia eut l'intuition que les rotations étaient d'une heure et qu'un contrôle audio se déroulait toutes les trente minutes.
Sachant donc qu'elle n'aurait pas plus, elle fit signe à Trevos de la suivre.
Sans bruit, ils continuèrent à suivre les rochers qui allaient en amoncellement jusqu'à côté de la porte, ne laissant que quelques chemins pour accéder au reste de la plage. Mais quelques chemins que les gardiens avaient tendance à contrôler régulièrement.
La pilleuse perçu la porte : elle était grillagée et en fer, disposant d'un verrou des plus classiques. Impossible de passer discrètement, il y aurait du bruit et les gardes, même si elle les éloignaient, l'entendrait.
Soupirante, elle fit signe à Trevos de présenter son sac.
Elle l'ouvrit silencieusement et sortie discrètement un engin démonté. Une fois qu'elle l'eut assemblé rapidement, Trevos comprit pourquoi elle avait acheté un arc sportif avant de venir.
Ils attendirent le check audio avant de passer à l'action.
Elle prit deux flèches et fixa à leurs bouts des tasers à une main. En les allumant, un petit bruit couvert par le ressac fut émis. Là, complètement sur la droite du premier garde, elle se dressa, encocha une flèche en gardant l'autre dans la main tenant l'arc et banda la corde.
Une fois sur, elle décocha, un sifflement de quelques secondes parcourant le ciel avant qu'un choc électrifié ne vienne projeter à terre le garde en le mettant K.O
Le second, entendant le bruit, se retourna. Le temps qu'il voit son collègue à terre et relève la tête pour voir d'où venait le coup; l'autre flèche le heurta de plein fouet et le mit à terre.
S'avançant alors, ils achevèrent d’assommer les gardes et commencèrent à s'intéresser à la porte. Lilia commença à sortir du matériel pour la forcer. C'est là que le reflet de la Lune fit briller un objet métallique à la ceinture d'un garde, ce qui attira l’œil de Trevos qui fut ravit de présenter à sa collègue le trousseau alors même qu'elle avait déjà sortie la moitié de son matériel pour forcer le passage.
Lui adressant malgré tout un regard de reproche, elle commença à remballer et lui indiqua d'un signe de tête d'ouvrir.
En quelques instants, ils franchir le passage et remontèrent le boyau naturel de la grotte.
Sans surprise, il les amena précisément là où Lilia l'espérait : en plein dans la chambre.
Néanmoins méfiante, elle testa un déodorant juste au niveau de l'entrée donnant sur le mausolée. Et sans surprise, une grille de lasers en fermait l'accès.
Embêté par la chose, elle s'accroupit et fouilla dans son sac. Le système semblait basique : à un bout des émetteurs, et à l'autre bout, des récepteurs qui si ils ne "voyaient" plus les lasers, déclenchaient sans soute l'alarme.
Trevos se pencha à coté d'elle et railla : "D'ordinaire, c'est là que tu sorts les grands moyens, et que tout devient explosifs."
Elle se contenta de le fusiller du regard avant de se replonger dans ses pensées, cherchant une solution.
C'est là que des bruits de course provinrent de derrière eux. Des hommes en armes arrivaient et les faisceaux de leur lampes commencèrent à apparaitre. Avant même que le duo ne réagissent d'autres hommes avec les tenues des gardiens se postèrent juste de l'autre côté de la grille aux lasers, lampes braqués sur les intrus.
Il ne fallut pas longtemps avant que le commandos armés n'arrivent à leur niveau et ne les mettent en joue, leur ordonnant dans un Caskar parfait de se rendre.
Trevos commença à avoir des sueurs froides et machinalement, serra son poing comme s'il avait peur qu'il soit percés d'un clou. Lilia elle, se redressa et leva les mains en l'air : pour la première fois, elle s'était faite avoir.
Alors qu'on les emmenais, elle nota que le commandos qui les avaient appréhendés n'était pas local, les écussons qui étaient les siens avait la mention "IDA" et leur propriétaire, sous leurs masques d'interventions, semblaient avoir une couleur de peau occidentale.
On les mena jusque dans la résidence où plusieurs membres de la famille, curieux, vinrent les toiser du regard. Dans le même temps, ils semblaient satisfait.
Lilia et Trevos se retrouvèrent dans une ancienne chambre de torture où on les attacha à deux croix de tortures, différentes des croix classiques par le fait que leurs deux barres prennent appuis sur le sol.
Trevos était devenu blanc comme un linge, et les individus de l'IDA, toujours cachés par leurs masques, quittèrent la pièce. Tout ce que pu voir Lilia, c'est l'un d'entre eux saluant de la tête Sirapile, désormais en face d'eux, les mains dans le dos, une fois encore l'air comblé.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/XNgx60HD/Dephsos-Sirapile-2.jpg[/img][/url][/center]
Il portait un costar et un nœud papillon : "Navré d'avoir tardé, j'étais reçu par les membres de l'éminente famille Cao qui attendait sagement que ces braves garçons vous mettent la main dessus."
Lilia
Je me disait bien que je connaissait cette puanteur.
Sirapile
Sans doute, vous devriez vous y faire maintenant, d'autant que c'est peut-être la dernière chose que vous sentirez. Ajouta-t-il avec un regard plein de mauvaises intentions à l'égard de Trevos.
Lilia
Ne l'écoute pas, on risque juste la prison
Sirapile
Ça, c'est si vous étiez tombés entre les pattes de l'administration impériale. Seulement voilà, les Cao, comme beaucoup de famille, n'aiment pas trop que l'Empereur mette son nez dans leurs affaires, alors, pour l'instant, il ne s'est rien passé ce soir. Ce qui veut dire qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent de vous, la police ne s'opposera pas à eux et si jamais leur enquête les rapproches trop de ces honorables personnes, elle préférera classer.
Son sourire redoubla.
Sirapile
Cela dit, dans leur bonté, il m'ont permis de m'entretenir avec vous avant de décider de votre sort. Ils ne savent simplement pas s'ils doivent vous tuer tout les deux.
Lilia compris, il ne cherchait pas à lui faire peur, mais à jouer sur les terreurs de Trevos. Et en effet, son regard se reporta sur le jeune assistant, au bord de la panique. Mais il résista, ne se laissa pas intimider et Sirapile en parut assez incommodé.
Sirapile
Alors; dit-il d'un sourire en se penchant sur une table; lequel de vous deux va donner en premier des informations sur votre commanditaire ?
Et en se redressa, il avait une pince dans les mains, presque ravit d'avoir l'occasion de s'en servir.
-
mark
[center]L'Anagénnisi - L'éveil du Cobra[/center]
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/jS0DXyLt/downtown.jpg[/img][/url][/center]
[quote]
[eth]
Il se faisait tard, et les rues de Sipar devenait un peu moins sures chaque nuit. La misère frappait les couches les plus basses avec dureté, et les choses n'allaient pas en s'améliorant malgré les efforts de Setan. La situation ne servait assurément pas les intérêts des factions actuelles, qui poursuivaient un jeu politique qui se décalait de plus en plus des réalités du pays.
Et cela profitait à plus d'un.
Dans l'un de ces endroits devenus coupes-gorges, un homme en manteau coiffé d'un chapeau avançait d'un pas rapide mais détendu.
Il ne fallut pas longtemps avant que deux lascars le prenne en filature, le regard vissé sur les vêtements symbole d'une richesse convoitée.
Soudain, ils le vire s'arrêter, et se retourner.
[url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/s1dmJ1kx/Agamemnon-Siparisos-2.jpg[/img][/url]
Sipariteph
Que puis-je pour vous messieurs.
Surpris et amusé, les lascars se regardèrent en pouffant.
Lascars
Ton pognon et tes fringues, en vitesse !
Sipariteph
J'en doute.
Et sans plus de procès il libéra le petit mécanisme cachant un derringer dans l'une de ses manches, pointa et tira deux balles.
Les deux corps s'effondrèrent. Sipariteph rechargea puis replia son arme.
Rejoignant ensuite la ruelle qui l'intéressait, il frappa à une porte.
Réceptionniste
Qui êtes vous ?
Sipariteph
Un fils du Cobra.
On lui ouvrit il déposa promptement coiffe et manteau.
Réceptionniste
Vous avez fait bon voyage ?
Sipariteph
Non, mais je n'en ai que faire. Des choses plus graves motivent mon retour.
Le second personnage resta un instant silencieux pour ramener du café.
Réceptionniste
Les élections ?
Sipariteph but une gorgée et enchaina
Evidemment ! Laisser cette... cette plébéienne courrir pour le pouvoir suprême, la blonde ne sait décidément pas diriger !
Il va falloir accélérer nos plans. Ou en est l'archéologue ?
Réceptionniste
Le Seigneur Amadeph m'a dit qu'elle s'était mise dans une mauvaise situation, il à dépêché le SIS pour régler le problème.
Sipariteph
Et vite ! Nous avons besoin des preuves pour lancer L'Anagénnisi, si le peuple ne suit pas, nous passerons pour une dictature de plus.
D'abord la Prunelle, ensuite Valakin, pas question que nous nous plantions encore une fois ! Il nous faut l'appui du peuple.
Réceptionniste
Le moment est plutôt bon alors.
Sipariteph
Oui, j'ai descendu deux manants qui voulaient me dépouiller.
Le Réceptionniste ria
Vous êtes sur qu'il n'étaient pas de la cause ?
Sipariteph
Ils m'auraient reconnu alors.
Il y eut un temps avant qu'il n'ajoute
L'armée est-elle de notre côté ?
Réceptionniste
Elle était du côté de Valakin, et la blonde veut vendre une partie de leurs précieux joujoux, ils sont avec nous.
La gendarmerie, c'est plus tendus, mais on a les gardes côtiers.
Sipariteph
Ça je le sais, je les payent assez cher pour fermer les yeux sur mes cargaisons.
Prit d'un doute, il reposa sa tasse : Et le Mystikos ?
Réceptionniste
Le Colonel n'est plus ce qu'il était. Mais, l'essentiel du corp lui est toujours fidèle.
Sipariteph
Bon, il va être temps de récupérer Karl, il s'est assez prélassé, maintenant, il faut qu'il paye sa dette.
Le réceptionniste débarrassa la tasse de Sipariteph, installé dans le fauteuil de l'appartement face au feu dont la fumée s'évacuait par une cheminée bricolée.
Il était pensif, et même s'il regardait les bibliothèques à sa gauche et sa droite, il ne lisait pas les titres.
Réceptionniste
Ces colonisés se sont tout de même plutôt bien débrouillé jusque là.
Même si leur empire commercial reste très... archaïque.
Sipariteph
Il a juste besoin de quelques ajustements, qu'il prenne conscience de ses armes, et qu'il règle une fois pour toute la question de l'indépendance ou de l'instance Caskar.
Mais, le pays aussi a besoin d'un réalignement. La confrontation avec la CND est une absurdité. Elle est un marchepied essentiel. Mais bon, cette conne ne l'a pas vu. Tout comme notre isolement est profitable pour l'instant, mais inadéquat avec une politique de puissance !
Réceptionniste
Ne voudriez-vous pas dormir monseigneur ?
Sipariteph
NON ! Je vais avoir encore... OH !
S'exclama-t-il en se tenant le ventre qui venait d'être prit d'une violente crampe. Comme à chaque fois qu'il sentait le pays auquel il était dévoué, et même, la culture, en péril ou sur une mauvaise pente.
Le réceptionniste était habitué; il amena le verre avec un comprimé spécial pour ses maux et le porta à ses lèvres
Réceptionniste
Buvez, vous n’imaginez pas combien ça coute désormais.
Sipariteph
Mais que s'est-il passé ? Nous avions la plus grande civilisation du bassin ? Et aujourd'hui, je ne vois que la misère, la ruine et les camouflet.
Réceptionniste
Nos ancêtres jouaient assurément face à des adversaires plus pitoyables. Mais désormais, il semblerait que nous ayons voulu allez trop vite.
Sipariteph le regarda
Réceptionniste
Nous nous sommes prit pour le boeuf....
[/eth]
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[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/jS0DXyLt/downtown.jpg[/img][/url][/center]
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Il se faisait tard, et les rues de Sipar devenait un peu moins sures chaque nuit. La misère frappait les couches les plus basses avec dureté, et les choses n'allaient pas en s'améliorant malgré les efforts de Setan. La situation ne servait assurément pas les intérêts des factions actuelles, qui poursuivaient un jeu politique qui se décalait de plus en plus des réalités du pays.
Et cela profitait à plus d'un.
Dans l'un de ces endroits devenus coupes-gorges, un homme en manteau coiffé d'un chapeau avançait d'un pas rapide mais détendu.
Il ne fallut pas longtemps avant que deux lascars le prenne en filature, le regard vissé sur les vêtements symbole d'une richesse convoitée.
Soudain, ils le vire s'arrêter, et se retourner.
[url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/s1dmJ1kx/Agamemnon-Siparisos-2.jpg[/img][/url]
Sipariteph
Que puis-je pour vous messieurs.
Surpris et amusé, les lascars se regardèrent en pouffant.
Lascars
Ton pognon et tes fringues, en vitesse !
Sipariteph
J'en doute.
Et sans plus de procès il libéra le petit mécanisme cachant un derringer dans l'une de ses manches, pointa et tira deux balles.
Les deux corps s'effondrèrent. Sipariteph rechargea puis replia son arme.
Rejoignant ensuite la ruelle qui l'intéressait, il frappa à une porte.
Réceptionniste
Qui êtes vous ?
Sipariteph
Un fils du Cobra.
On lui ouvrit il déposa promptement coiffe et manteau.
Réceptionniste
Vous avez fait bon voyage ?
Sipariteph
Non, mais je n'en ai que faire. Des choses plus graves motivent mon retour.
Le second personnage resta un instant silencieux pour ramener du café.
Réceptionniste
Les élections ?
Sipariteph but une gorgée et enchaina
Evidemment ! Laisser cette... cette plébéienne courrir pour le pouvoir suprême, la blonde ne sait décidément pas diriger !
Il va falloir accélérer nos plans. Ou en est l'archéologue ?
Réceptionniste
Le Seigneur Amadeph m'a dit qu'elle s'était mise dans une mauvaise situation, il à dépêché le SIS pour régler le problème.
Sipariteph
Et vite ! Nous avons besoin des preuves pour lancer L'Anagénnisi, si le peuple ne suit pas, nous passerons pour une dictature de plus.
D'abord la Prunelle, ensuite Valakin, pas question que nous nous plantions encore une fois ! Il nous faut l'appui du peuple.
Réceptionniste
Le moment est plutôt bon alors.
Sipariteph
Oui, j'ai descendu deux manants qui voulaient me dépouiller.
Le Réceptionniste ria
Vous êtes sur qu'il n'étaient pas de la cause ?
Sipariteph
Ils m'auraient reconnu alors.
Il y eut un temps avant qu'il n'ajoute
L'armée est-elle de notre côté ?
Réceptionniste
Elle était du côté de Valakin, et la blonde veut vendre une partie de leurs précieux joujoux, ils sont avec nous.
La gendarmerie, c'est plus tendus, mais on a les gardes côtiers.
Sipariteph
Ça je le sais, je les payent assez cher pour fermer les yeux sur mes cargaisons.
Prit d'un doute, il reposa sa tasse : Et le Mystikos ?
Réceptionniste
Le Colonel n'est plus ce qu'il était. Mais, l'essentiel du corp lui est toujours fidèle.
Sipariteph
Bon, il va être temps de récupérer Karl, il s'est assez prélassé, maintenant, il faut qu'il paye sa dette.
Le réceptionniste débarrassa la tasse de Sipariteph, installé dans le fauteuil de l'appartement face au feu dont la fumée s'évacuait par une cheminée bricolée.
Il était pensif, et même s'il regardait les bibliothèques à sa gauche et sa droite, il ne lisait pas les titres.
Réceptionniste
Ces colonisés se sont tout de même plutôt bien débrouillé jusque là.
Même si leur empire commercial reste très... archaïque.
Sipariteph
Il a juste besoin de quelques ajustements, qu'il prenne conscience de ses armes, et qu'il règle une fois pour toute la question de l'indépendance ou de l'instance Caskar.
Mais, le pays aussi a besoin d'un réalignement. La confrontation avec la CND est une absurdité. Elle est un marchepied essentiel. Mais bon, cette conne ne l'a pas vu. Tout comme notre isolement est profitable pour l'instant, mais inadéquat avec une politique de puissance !
Réceptionniste
Ne voudriez-vous pas dormir monseigneur ?
Sipariteph
NON ! Je vais avoir encore... OH !
S'exclama-t-il en se tenant le ventre qui venait d'être prit d'une violente crampe. Comme à chaque fois qu'il sentait le pays auquel il était dévoué, et même, la culture, en péril ou sur une mauvaise pente.
Le réceptionniste était habitué; il amena le verre avec un comprimé spécial pour ses maux et le porta à ses lèvres
Réceptionniste
Buvez, vous n’imaginez pas combien ça coute désormais.
Sipariteph
Mais que s'est-il passé ? Nous avions la plus grande civilisation du bassin ? Et aujourd'hui, je ne vois que la misère, la ruine et les camouflet.
Réceptionniste
Nos ancêtres jouaient assurément face à des adversaires plus pitoyables. Mais désormais, il semblerait que nous ayons voulu allez trop vite.
Sipariteph le regarda
Réceptionniste
Nous nous sommes prit pour le boeuf....
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