Presse générale et provinciale

Arios

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[right]15 décembre 2038
Stampato a Atomia[/right]

[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/14/180314122120747710.png[/img][/center]

Le "candidat de Rescieppi" accède au second tour

[center][img]https://s.abcnews.com/images/International/WireAP_7d78bf43c1be48de8f8d105406a94825_16x9_384.jpg[/img]
Giobbe Marzalla s'impose largement devant une Gouverneure d'Atomie-Paomèches qui passe à côté[/center]

█████████████████████████ 25,2% - Giobbe Marzalla (Progresso per l'Illitia, physiocrates progressistes)
████████████████████████ 24,7% - Dioscuri Scienudi (Einarrat, nationalistes anti-Ligue)
███████████████████████ 23,1% - Selena Acciaroffi (Macana, conservateurs pro-Ligue)
███████████████████ 18% - Aidare Gazzale (Igiene e Salute, eugénisme)
█████████ 9%- Pso Barmodda (Sindicato della Difesa del Naos, écologistes anti-aménagements)

Il sera le rempart attendu contre les nationalistes. Giobbe Marzalla, issu du parti du Président déchu Iuseffo Rescieppi, en sera le remplaçant au poste de Président de Province, mais ne pourra se contenter de cette position, surtout s'il veut l'emporter face au candidat d'Einarrat, contre lequel plus le score sera important, plus la Ligue de Lébira maintiendra sa confiance en l'Illythie, sa quatrième province constitutive, qui vient déjà de "voler" une possibilité de sortie de crise politique en contribuant massivement au rejet du référendum sur la décentralisation budgétaire.

Car voilà tout le paradoxe d'une Province capable de placer un nationaliste au second tour, en la personne de Dioscuri Scienudi, adversaire déclaré de la Ligue de Lébira : être à la fois la source fraiche de respiration démocratique de la raison qui empêche le délitement d'un État traversé par les passions égoïstes de trop nombreux citoyens, et le repère d'idées conservatrices à l'excès qui ont probablement coûté ses chances à Selena Acciaroffi - voter pour une femme ? peut-être possible pour des Nazaliens, pas pour des Illythes quant il s'agit de lui confier les rênes du pays.

Le sexisme n'est évidemment pas la cause majeure de l'échec de Selena Acciaroffi, en laquelle de nombreux Atomiens plaçaient leurs espoirs - en sous-estimant l'implication et le poids dans l'élection des Illythes ruraux. Le bon résultat du Gouverneur de Hathosorie, basé sur un très bon réseau local (il a mis l'administration de sa région au service de sa campagne), a coûté des voix aux partis dits de gouvernement, tandis que les nationalistes et ennemis de Cartagina ont fait bloc derrière le fascinant Dioscuri Scienudi. Ce dernier a néanmoins peu de chances de l'emporter au second tour, les Illythes étant à ce stade très attachés, pour des raisons pécuniaires, à leur participation à la Ligue de Lébira - d'autant que le genre de Giobbe Marzalla ne sera pas un frein à l'application de leurs idées politiques...
Arios

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[Center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
30/12/2038[/center]

Conseil de la Ligue : le nouveau président illythe est arrivé à Cartagina

[center][img]https://www.egypttoday.com/siteimages/Medium/17995.jpg[/img]
Giobbe Marzalla a été élu le 23 décembre, l'emportant à 72% face au candidat nationaliste[/center]

"Maintenant, il faut qu'on arrête de déconner" confie un conseiller proche de la Présidence illythe, pour décrire en quelques mots l'état d'esprit du vainqueur des élections "bizarres" du mois de décembre, anticipée et dans la trainée d'un scandale de livraisons d'armes traduisant bien les habitudes encore un peu martiales du personnel administratif de la jeune démocratie illythe, recruté sur les bancs des institutions de la monarchie absolue. Le dauphin de Iuseffo Rescieppi, qui a gagné une résidence surveillée privée après avoir quitté le Palais gouvernemental d'Atomia, connait les dossiers et avait davantage l'habitude de les travailler à fond, plutôt que d'affronter les caméras pour en dévoiler les aspects les plus superficiels. Giobbe Marzalla s'est fait discret, mais comme tout bon "lion" de l'ancien personnel de la dynastie des Ptolémides, il sait influer sur les informations qui circulent et faire allumer par des fidèles les feux nécessaires dans la presse.

Le message du Président illlythe n'est pas passé inaperçu pour les commentateurs un peu férus de politique, et au fait des habitudes de l'ancien ingénieur hydraulique. Celui-là se veut clair : l'Illythie a sauvé la Ligue de Lébira, le 15 décembre dernier, dont les folies égoïstes de ses habitants pris un à un poussaient à la dislocation ; les Illythes se sont pressés aux urnes pour repousser la perspective d'un éclatement budgétaire, qui même à s'en tenir aux strictes propositions de Luciano Vesperto promettait d'être moins avantageux pour la Province, ses finances et son développement économique. Sur ce constat, il s'attend à ce que la voix de la Province, enfin surtout celle du nouveau Président qu'il est, porte davantage au Conseil, dans le choix d'un successeur à Luciano Vesperto, désavoué le 15 décembre. Giobbe Marzalla se sait confortablement installé pour cinq ans, et probablement cinq de plus, tant les Illythes sont habitués à un chef durable, et en manque de celui-là qu'ils n'ont pas trouvé dans la figure de Iuseffo Rescieppi. Cartagina ne voudra plus de carnaval burlesque comme celui d'Août dernier, et approuvera Marzalla dans le tour de vis qu'il entend mener en profitant des services de renseignements. Du moins l'espère-t'il et plaidera-t'il pour cela.

Mais c'est aussi à la Ligue de Lébira qu'il pense, lorsqu'il fait dire à son conseiller que la fête et finie. Xénophobie et animosité envers le riche dytolien se mêlent et s’entrelacent dans le sentiment, répandu chez les Illythes, que le spectacle donné depuis sept ans par l'électorat arovaque est grossier et indigne, motivé par des intentions et des désirs égoïstes coupables, envers lesquels les citoyens d'une Province longtemps bercée aux sermons néo-stoïciens se montrent très sévères. Giobbe Marzalla va exiger que Cartagina trouve une solution à la situation en Arovaquie, plutôt qu'elle continue de temporiser indéfiniment, ce qui à son sens ne fait que renforcer le délire de persécution de Dovernico.

Marzalla a été élu contre un nationaliste, et il les combattra jusque sur le continent dytolien s'il le faut.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 02/01/2039
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Conseil : Vesperto reconduit, vers la création d'un statut de Province autonome

[center][img]https://st3.depositphotos.com/1154025/13121/i/450/depositphotos_131216304-stock-photo-old-stone-street-of-split.jpg[/img]
Les indépendantistes dénonçent un "cadeau empoisonné"[/center]

Le Nouvel-an s'est déroulé autour de la table et des dossiers urgents, pour les Présidents de Province et le Président du Conseil. Ce dernier a pu s'appuyer sur la confiance renouvelée d'Alessandro Delando, et de celle du nouveau président illythe, Giobbe Marzalla, pour défendre son bilan. Après quarante-huit heures de délibérations, et une petite pause autour du réveillon, le Conseil s'est entendu sur la marche à suivre pour sortir définitivement de la crise de la Licca en Arovaquie, et prévenir une propagation du "délire indépendantiste".

  • Les Arovaques ne veulent pas l'indépendance, mais ils ont été pris en otage par une classe politique provinciale qui ne leur a offert que cette alternative, devant les excès et les erreurs du centralisme. S'ils veulent une autonomie budgétaire, comme cela s'est exprimé le 15 décembre, alors il faut leur donner, au moins provisoirement afin qu'ils constatent que cela n'améliorera pas leurs problèmes, au contraire. Le Président du Conseil a la lucidité de défendre cette thèse, et d'être attentif aux résultats du référendum alors que rien ne l'y oblige constitutionnellement au vu du résultat général. [...] Il faut montrer aux Arovaques où leurs erreurs les mènent, comme on laisse un enfant se faire mal afin qu'il apprenne. défendait Giobbe Marzalla avant de reprendre l'avion pour Atomia.

La petite parabole du Président illythe est à l'image des contre-feux que tente, ce lundi, d'allumer le gouvernement dans les médias, afin d'atténuer la critique des partis les plus centralistes, qui dénonçent une trahison de la Constitution dans l'ambition de créer un statut de Province autonome, à offrir à l'Arovaquie pour la détourner des mirages de l'indépendance. Beaucoup voient dans cette évolution constitutionnelle l'ouverture d'une boîte de Pandore. Une "boîte de Lena Lazarevicio", elle-même mise en boîte par cette proposition qu'elle dénonce, à laquelle elle s'est opposée à Cartagina, voyant une nouvelle fois le sort de sa Province lui échapper tout en craignant qu'une majorité d'Arovaques soutienne cette seconde solution, après le référendum, venant de la capitale et non de son propre gouvernement.

C'est ce qui aurait poussé le Président nazalien, Lino di Melaccis, à se joindre finalement aux votes d'Alessandro Delando et Giobbe Marzalla, pour confier à Luciano Vesperto le soin de mener cette évolution constitutionnelle. Comme une forme de reconnaissance pour le machiavélisme de cet homme qu'il voulait faire partir et qui a su s'imposer au cœur des enjeux pour l'avenir du pays.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 02/01/2039
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Un fils d'éleveur tire sur la foule lors d'une fête orphique à Ponte Battisti

Il a été rapidement arrété après les faits. Il n'avait plus de munitions pour les trois carabines 22 long qu'il avait apporté avec lui, et venait d'être maîtrisé par plusieurs jeunes participants à la soirée. Le triste attentat a fait 12 victimes, et 17 blessés dont trois en urgence absolue. Toutes étaient des jeunes de 14 à 29 ans participant à une manifestation sur deux jours, censée réunir les jeunes orphiques de la région de Miliameni. Ateliers, spectacles, conférences, concert et soirées plus ou moins alcoolisées - comme hier soir, quand devait se tenir aprés l'apéritif une intervention du collectif santognais "Tous des porcs", luttant contre la maltraitance animale.

Enio Patrizzi, 20 ans, est arrivé en voiture vers 18h20 devant la salle polyvalente du campus accueillant, pendant les vacances, cet événement. Il aurait attendu 20h30 dans son véhicule, sans renoncer ni attirer l'attention. À l'heure macabre, il emporte avec lui ses carabines chargées, entre dans le bâtiment non surveillé, et profite de la musique à percussions ouralo-liviennes pour commencer à tirer sur la foule, visant vraisemblablement les têtes. Perché sur la balustrade, il abat ainsi 8 personnes, en blesse 17 autres, dont deux tentant de l'atteindre par l'escalier de sortie. Le mouvement de foule vers l'issue de secours fait lui-même 4 victimes.

Pour les enquêteurs, l'attentat a une source économique, politique. Le jeune meurtrier postait régulièrement des contenus plein de haine pour les défenseurs de la cause animale. À la croisée des influences du véganisme brito-santognais et du spiritualisme illythe, l'orphisme s'est redéveloppé dans la Ligue ces dernières années, en s'appuyant essentiellement sur les relectures et réinterprétations des textes antiques entreprises depuis 30 ans sur internet par de nouveaux gourrous. La proposition de l'Orphisme joint la défense du végétarisme, le souci de la réincarnation et de un certain universalisme que les jeunes Céruléens philanthropes ne parviennent plus à identifier au sein de l'Église catholique. Il est surtout un habile mélange entre questionnements contemporains nés de la troisième révolution industrielle, et mysticisme horizontal négligeant tout rapport à une transcendance verticale et normée. Au premier millénaire av. J-C, il est dérivé très probablement du chamanisme mésonatolicain, par les routes moyen-orientales de l'hellénisme. Aujourd'hui, le néo-orphisme est l'enfant incestueux d'internet et de la solitude nombriliste qu'il a lui-même engendré.

Pendant qu'une partie de nos enfants se retrouve autour de grandes idées devant des plats préparés sans viande, une autre travaille déja à aider les parents englués dans un naufrage économique qui les dépasse.

Poussé à bout par le décalage entre une certaine bien-pensance adolescente médiatisée, et des journées de 14h à courir dans la fange contre l'inflation, Enio Patrizzi a pété les plombs. Mais c'est nous qui collectivement souffrons d'une schizophrénie qui empêche bien souvent d'être honnêtes sur les conséquences prévisibles des choix économiques plébiscités.
Arios

Message par Arios »

[right]3 di gennaio 2038[/right]
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/10/28/181028113936964235.png[/img][/center]

Côte nazalienne : Deux sous-marins épibates se mutinent au cours d'un exercice conjoint

Deux bâtiments submersibles de l'Armée impériale épibate se sont rendus aux autorités lébiriennes, après des pourparlers avec les forces spéciales d'intervention. Leur équipage, guidé par plusieurs officiers mariniers épibates, a négocié sa reddition auprès des autorités de la Ligue après avoir refusé de prendre la mer pour l'Empire, tandis que l'exercice conjoint auquel ils participaient prenait fin ce vendredi. C'est parce-que les hommes "refusent d'aller obéir au gouvernement d'Épibatie, coupable de crimes contre les civils", qu'ils ont choisi de se rendre à une puissance alliée de Gighida... mais pour combien de temps ?

Selon les spécialistes de la géopolitique algarbienne, et de la société épibate, les militaires mutins auraient davantage été attirés par la perspective de l'immigration dans la Ligue de Lébira, plutôt que motivés par des considérations humanitaire - bien qu'il est vrai que des signes inquiétants quand à la gestion des manifestations et du maintien de l'ordre en Épibatie remontent par tous les canaux aux oreilles des médias et des politiques lébiriens, de plus en plus gênés de l'alliance entre les deux pays concrétisées principalement autour du partenariat scientifique et entrepreneurial. L'Épibatie, qui affiche un taux de croissance exceptionnel, le devrait pour deux tiers à la vague des délocalisations lébiriennes vers chez elle.

Les mutins ont été conduits en prison, et une réunion de crise (une nouvelle) devrait se tenir dès demain à Maghila avec les représentants du gouvernement épibate, afin d'envisager le transfert des mutins vers leur pays afin qu'ils y soient jugés par le tribunal militaire compétent. Ils y risquent la peine de mort.
Arios

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[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
4 janvier 2039[/center]
[center]Le complément de solde revalorisé dès le printemps pour les militaires lébiriens[/center]

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/02/190502082914457230.png[/img]
Fantassins réguliers en faction[/center]

Depuis janvier 2038, les 128 000 soldats de l'Armée lébirienne ont vu leur solde complétée [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=350660#p350660]afin d'atteindre 25 000 Lires annuelles[/url]. Un effort budgétaire "encore trop maigre" selon le Ministre de la défense, Silvio Ipsilanti, qui confirme que le complément de solde sera très vite revalorisé, dès le printemps 2039, afin d'atteindre entre 20 000 et 25 000 Lires, donc pour un total de 35 000 Lires annuelles en moyenne pour le militaire. Il s'agit, pour le Ministère central de la Défense, de placer la rémunération moyenne du militaire au niveau de celle des fonctionnaires provinciaux (32 000 L/an), des forces spéciales et agents de renseignement (36 000 L/an), au-dessus de nombreux postes qui les dépassaient jusque-là, comme les agents de surveillance du réseau électrique et numérique (30 000 L/an), les gestionnaires publics du réseau de transport (28 000 L/an), ou encore des fonctionnaires municipaux (30 000 L/an).

Pendant longtemps, les militaires ont été utilisés comme variable d'ajustement des comptes publics. Fonctionnaires parmi d'autres, considérés comme avantagés en nature durant leur temps de casernement, leurs soldes ont été maintenues basses, proches des coûts d'entretien du soldat (estimées à autour de 10 000 L/an). Désormais, le soldat touchera en moyenne 25 000 Lires par an, si l'on comprend les avantages en nature et les dotations d'équipement. Le Ministère aimerait pousser à 35 000 Lires dès l'année prochaine, mais le gouvernement général pourrait être moins ambitieux, pour des raisons d'économies.

Dans un contexte céruléen tendu, le militaire lébirien sera désormais un des mieux payés au monde. Un moyen de fidéliser une troupe dont les médias, bien souvent, peinent à saluer le mérite.
Arios

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[Center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
8/01/2039[/center]

Embarrassée par la tournure de la contestation, Cartagina traine les pieds à rendre ses sous-marins à Gighida

[center][img]http://likethedew.com/wp-content/uploads/2013/11/USS_West_Virginia-350x207.jpg[/img]
Un des deux sous-marins épibates à quai en Nazalie[/center]

Voilà déjà cinq jours que les marins épibates se sont rendus aux autorités lébiriennes dans l'espoir de trouver refuge en Nazalie, prétextant ne plus vouloir combattre pour un régime maltraitant sa population, et attendent en prison que tout soit en place pour organiser leur rapatriement en Épibatie, où un tribunal militaire les attend et où ils devraient probablement pour certains être passibles de la peine de mort pour désertion. Cartagina est embarrassée par ces deux points : renvoyer chez eux des hommes qui y risquent la peine capitale, rendre de l'équipement lourd à un régime de plus en plus contesté dans les rues... par une bourgeoisie qui pourrait demain diriger le pays, si la contestation s'organise et survit à la répression par certains corps de l'Armée épibate.

Gighida a préféré jusque-là minorer l'attitude des diplomates lébiriens, semblant même aux yeux des journalistes les plus neutres de l'Empire trainer réellement la patte devant la nécessité de rendre les deux sous-marins, considérés comme de l'armement moderne. Si les plus féroces défenseurs du régime impérial dépeignent déjà la Ligue de Lébira comme l'avare cupide refusant de rater l'opportunité de récupérer ces armes pour son profit, les critiques plus modérés y voient simplement le désir pour Cartagina de ménager la chèvre et le chou, à savoir un régime avec lequel elle dispose de nombreux liens économiques, et une population développée qui y est de plus en plus hostile, contestant l'emprise de l'Église et des cercles de pouvoir sur le nouvel Empereur Giorggis IV, qui n'a pas la légitimité de l'extraction patrilinéaire... alors même que la sœur de l'Empereur Iaconno III, défunt, jouissait d'une popularité très importante au temps où dans l'ombre de son frère, elle participait activement, avec ses dames d'influence, à la gestion des affaires courantes.
Arios

Message par Arios »

9 janvier 2039
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]


L'Arovaquie en ébullition sur la question de l'autonomie

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/03/190503070916721280.png[/img][/center]

Après huit ans de débats, Cartagina offrirait enfin l'autonomie tant prônée par nombre de politiques arovaques. Si certains pleurent déjà la fin de la Ligue, et d'autres se heurtent à la réalité froide des calculs, rares sont ceux qui exultent de joie... surtout dans les rangs indépendantistes. Dovernico la bleu marine d'Avanti Arovachia boue. Pour la première fois depuis seize mois de mandat Lazarevicio, le Palais du Gouvernement sature les boite mails de l'administration générale dépendant de Cartagina, bien contrainte par l'actualité à travailler enfin de concert, sur des sujets plus larges et la préparation des demandes sur la négociation du statut, avec l'administration générale. Cette redécouverte mutuelle entre services s'opère également au sein des Régions, dominées depuis juin dernier pour la plupart par le parti indépendantiste. Dans l'hiver arovaque, en dehors de quelques salles polyvalentes remplies de militantes quinquagénaires fan de l'ancienne présidente autonomiste Addolorata Pozzi, personne n'ose danser ou manifester sa joie à la perspective de devenir moins Lébiriens que les Illythes.

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=293444#p293444]Cela fait une dizaine d'années que les Arovaques fantasment sur leur particularisme[/url], mais le fond du désir d'émancipation a toujours été l'économique, et certainement pas un identitaire totalement ré-inventé, coloré quelques fois anecdotiquement d'une base nationaliste reconstruite sur quelques tests génétiques foireux commandés par internet. Depuis dix ans, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=294171#p294171]l'Arovaquie se plaint d'être à la fois confrontée à la mondialisation[/url], mais [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=296096#p296096]désireuse d'en avoir les avantages[/url], tout en accusant les Nazaliens et les Aliléens, puis les Illythes à partir de 2036, d'être responsables des freins à la toute puissance d'une Province arrivant, au cours de la décennie, à concentrer plus de 50% du PIB de la Ligue de Montalvo.
Un peu toujours la même histoire, la répulsion envers le mythe d'une Ligue qui [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=295516#p295516]ferait le choix de l'Algarbe au détriment des honnêtes Italiques d'Arovaquie[/url]. C'est à partir de la campagne des Sénatoriales de Février 2032 que la descente aux enfers a commencé pour le spectre politique arovaque : les indépendantistes ont pris les habits d'autonomistes agacés mais responsables, une couverture qui leur permit d'amorcer une ascension pendant cinq ans, de succès en succès, quitte à changer de discours en cours de route dès lors qu'une des leurs accéda à la Présidence (Addolorata Pozzi) avant de leur paraitre trop légitimiste, et à la faveur d'un mécontentement grandissant de se revendiquer enfin comme ce qu'ils étaient : des indépendantistes, favorables à une rupture totale.

En septembre 2037, six ans et demi après que notre confrère Guido Barocione écrivit : "À l'État de bric et de broc reliant trois Provinces au nom d'un noyau-dur de grandes familles italiques liées entre elles, et née de l'intérêt de l'anti-socialisme et de l'anti-nationalisme du milieu du XXème siècle, succèderait la Nation arovaque, de ces presque-Slaves bien cravatés, qui croient en l'enfer de Dante et pensent comme Pareto, promettant d'assurer l'enrichissement d'eux-mêmes par l'abandon des parasites d'outremer", les Arovaques élisaient légalement une indépendantiste pure et dure promettant, au soir de sa victoire, l'indépendance de fait à la fin de son mandat. Seize mois plus tard, Cartagina lassée, poussée par les autres Provinces sûrement, excédées aussi d'une crise économique parfois favorable pour elles-mêmes mais assombrissant le devenir général du pays, proposait à la place de Dovernico une solution acceptable par tous, mangeant peut-être aussi par-là l'herbe sous le pied des Lazareviciens : l'Autonomie.

Mais l'autonomie pour quoi faire ? Ou plutôt comment ? Si l'Arovaquie devenait la première Province autonome de la Ligue de Lébira, quels pouvoirs obtiendrait-elle ? Le référendum du 15 décembre, sur les résultats duquel s'appuie le Conseil pour acter un processus d'autonomisation de la seule Province ayant voté majoritairement favorablement, proposait l'autonomie dans le choix des dépenses... mais pas dans la collecte des recettes. Faut-il aller plus loin que le plan décembriste de Luciano Vesperto ? Ce sont sur ces questions, et bien d'autres, que Régions, municipalités, grandes et petites villes, mais aussi syndicats et partis politiques sont amenés à se prononcer, dans un débat forcé de transcender les clivages ; l'immanence et le palier de non-retour en arrière semblant franchi, les antennes provinciales de partis pourtant hostiles à l'indépendance sont ainsi condamnées à ce joindre à ces réflexions, peut-être pour favoriser une solution modérée.
Arios

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[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/01/09/180109084559727679.png[/img][/center]

[right]edizione di gennaio 2039 - Tutte le più belle immagini dell'Illitia[/right]

Les paysages à l'épreuve de la croissance


[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/03/190503073812111934.png[/img]
La sérénité du Delta au soleil couchant existera-t'elle encore longtemps ?[/center]

L'Illythie représente désormais plus de 17% du PIB de la Ligue de Lébira. En 2040, après quatre ans d'adhésion à cette Ligue, l'Illythie pourrait facilement en représenter un cinquième de l'économie productrice. Cette année encore, la Province a connu une croissance de 38,7%, un chiffre exceptionnel au regard des croissances dytoliennes - mais proche de celles des pays algarbiens en développement, bien qu'ils soient rares. Cette hausse continuelle de la production depuis quatre ans est dû à l'intensification des liens industriels avec la Cérulée ; l'entrée dans la Ligue de Lébira, dont l'Illythie est fondatrice pareillement aux autres Provinces, a ouvert un espace de grand marché commun, commercial certes mais surtout entrepreneurial - et les délocalisations vers une Province au coût du travail bas n'ont [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348195#p348195]pas cessé depuis, encouragées même l'année dernière dans le contexte de crise sociale en Arovaquie[/url].

L'Illythie dispose désormais d'un pôle boursier, à Saub, en lien direct avec l'activité financière en Nazalie, d'une voie rapide terrestre avec le sud du "Royaume", la Dacrélie, dont la seule activité a augmenté de 70% en 2038, d'une meilleure mise en valeur de ses ressources minières (le diamant, exclusivement), autant qu'agricole (autour de la région capitale, l'Atomie-Paomèches). C'est également et surtout la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=342285#p342285]mutation urbaine illythe[/url] qui concentre désormais le foyer de la croissance générale de la Province, alors qu'un défi urbanistique gigantesque est à relever pour la transformation de bidonvilles spontanés en quartiers urbains capables d'absorber une hausse de l'activité tertiaire nécessaire pour répondre aux besoins d'une population en voie d'enrichissement, et d'urbanisation sociale massive.

Mais cette transformation, bénéfique s'il en est pour la voix et le poids de l'Illythie, de sa culture, de son histoire, en somme des Coptes dans la mondialisation, en Algarbe, en Cérulée et plus largement, bénéfique également pour la parole chrétienne, le poids de la Ligue de Lébira et sa capacité à peser, donc à défendre ses peuples et ses modes de vie, n'est pas sans conséquences sur une certaine image de l'Illythie éternelle. Les paysages, malgré la présence des Physiocrates au gouvernement, tendent à bouger - moins sous l'effet des mutations matérielles du territoire, que par l'évolution des pratiques humaines. Ainsi, les campagnes les moins avantagées par la nature se désertifient, la lutte contre le désert est abandonnée en certains hameaux gagnés jadis sur l'aridité, certains canaux ne sont plus entretenus et la mort reprend ses droits. Les bateliers à voile se raréfient, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=347363#p347363]en dépit des luttes syndicales[/url], les bateaux à moteurs viennent troubler les soirées au bord des berges, dans la périphérie d'Atomia ou des autres villes du Delta - leur bruit perturbe le sommeil des citadins jusqu'au cœur de la nuit. Les animaux se font moins nombreux qu'avant dans les villes, le trait disparait ; certaines rues, quand elles parviennent à sortir de l'état de travaux permanent, se trouvent transformées : les bancs qui ponctuaient la chaussée ont été arrachés pour permettre le passage de véhicules à moteur de plus en plus nombreux, les terrasses sont repoussées à l'intérieur. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=340112#p340112]L'arrivée de l'eau dans les étages[/url] repousse la petite plèbe en dehors des beaux quartiers, efface les femmes lavant leur linge des places où la fontaine coule de plus en plus seule, comme dans le vide d'un temps mort de vitesse.

Heureusement pour les nostalgiques et les conservateurs d'un certain parfum de l'antan si proche et si rapidement éloigné, beaucoup de choses qui auraient pu se faire ont été écartées, en raison du caractère physiocratique du gouvernement provincial de Iuseffo Rescieppi : pas de grand projet urbain au cœur du Delta, pas de ramification géante du réseau routier dans ce même Delta mais une insistance sur la navigation fluviale, ou encore pas de grands barrages hydroélectriques comme Cartagina le soutenait pour doter l'Atomie d'une électricité bon marché, aujourd'hui produite en Illythie à 35% par panneaux solaires, et 65% par... les usines à charbon, charbon importé de Cérulée. Mais les besoins croissant, surtout pour les professionnels et particulièrement les groupes originaires du reste de la Ligue, rendent bientôt caduque cette dépendance folle au charbon, et les lobbys font pression pour que l'on se résolve à modifier le cours du Naos, en quelque endroit, pour le gonfler d'une retenue d'eau suffisante afin de pourvoir la troisième province lébirienne en électricité facile.

Les experts estiment que si l'Illythie continue à montrer une résistance à la transformation, entendre l'urbanisation et certains sacrifices paysagers et environnementaux, alors elle devrait stagner économiquement à partir de 2041. Une "transition économique" terminée plus tôt que prévu : peut-être pas du goût du nouveau Président, Giobbe Marzalla, alors qu'en dehors des milieux sociaux très élevés le souci d'une conservation globale de l'Illythie n'est pas forcément la priorité première. Devant l'afflux impressionnant des Illythes ruraux vers le Delta ces cinq dernières années, un mouvement qui pourrait s'intensifier davantage si rien n'est pensé en terme d'équilibre des territoires, l'Illythie pourrait avoir besoin de toujours plus de croissance pour doter tout un chacun d'un niveau de vie correct - et sa démographie l'y encouragerait.

De quel côté sera Marzalla ? Celui des contemplateurs iconodules d'une Illythie à figer de toute urgence, ou celui du "peuple" si dangereux dans les démocraties céruléennes ?

À voir : le PIB/Région de la Ligue de Lébira, visible ici :
https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=300133#p300133
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Arios

Message par Arios »

15 janvier 2039
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Les sous-marins épibates de retour chez eux

Les deux sous-marins épibates qui ont passé le début de l'année à Cartagina malgré la fin d'ordre de mission, du fait de la désertion d'une quarantaine de marins épibates s'étant rendu aux autorités lébiriennes pour signaler leur refus de poursuivre leur engagement au service du gouvernement impérial, sont rentrés en Épibatie ce matin a annoncé l'État-Major lébirien, une information confirmée dans l'heure par Gighida. Celle-ci a salué le retour des bâtiments, dans le contexte de tensions entre les deux pays alors que les marins séditieux demeurent toujours emprisonnés en Nazalie, malgré la réclamation de l'Empire d'Épibatie qui entend les juger sur son sol. Le fait qu'ils risquent pour beaucoup la peine capitale semble pousser le gouvernement lébirien à refuser leur rapatriement, bien que rien n'est à ce stade officiel. Les réunions entre les deux pays se poursuivent, alors que la tension dans les rues des principales villes d'Épibatie est au plus haut.


Dovernico et Cartagina se donnent jusqu'au 1er mars pour dresser les contours du statut de Province autonome

Une nouvelle réunion entre la Présidente Lena Lazarevicio, le Ministre de la Coordination Économique Sergio Guerbo, les hauts-fonctionnaires de la Province d'Arovaquie entre autres experts, s'est clôturée ce samedi à Dovernico par un arrêté de principe fixant au 1er mars la date limite pour l'expression des contours de la Province autonome, un statut à rajouter dans la Constitution lébirienne et qui devrait permettre, selon toutes vraisemblance, à l'Arovaquie et seulement elle de choisir une relations plus relâchée avec Cartagina et le reste du pays. Les discussions semblent difficiles du fait de l'opposition, durant la campagne référendaire, de la Présidente indépendantiste à une évolution vers l'autonomie - qu'elle juge contraire à ce pourquoi elle aurait été élue.

  • "Le risque est que la Présidente arovaque pousse en faveur d'un statut qui ne soit pas celui d'une stabilité dans l'autonomie, mais celui qui structurellement pousserait vers une indépendance inévitable : les indépendantistes pourraient travailler à vicier dès le départ ce statut d'autonomie, mais les négociateurs du gouvernement général doivent en être conscients et lutter contre cela en prenant bien en compte l'avis et l'expertise de l'administration provinciale, mais également des syndicats patronaux car le véritable enjeu est bien davantage économique qu'institutionnel à court et moyen-terme." explique Leonardo Casale, spécialiste des institutions.

Si les contours du statut d'autonomie sont dévoilés le 1er mars, il faudra ensuite probablement faire valider ce statut par référendum - option plus plausible à ce stade pour éviter le symbole d'une levée de bouclier du Sénat arovaque, dominé par les indépendantistes, si ce texte venait à être présenté par la voie législative. Une victoire au référendum permettrait ensuite au gouvernement général de mener sa réforme constitutionnelle ; celle-là devra ensuite être approuvée par les différents Sénats, ce qui nécessitera un long travail de conviction de certaines majorités, ou des groupes de tous bords dans les quatre Sénats de la Ligue.
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