[PRESSE] Médias de Flavie

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Alexandre

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[right]15.11.2038[/right]


[center]Ardouin présente son budget 2039[/center]
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Ardouin : un conservateur au pays des royalistes ? Pas si sûr. Ce 14 novembre, le MEF a présenté son projet de budget 2039 jusque-là resté secret à la Chambre des Pairs et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on est étonné. En effet, s'il avait annoncé qu'il réaliserait l'ouverture au minima de ce qui lui était demandé, en raison de ses origines conservatrices, Ardouin a révélé une face de sa personnalité et passe à l'action. Il ne semble pas oublier que son parti d'origine, bien que contre l'ouverture, n'en est pas moins un défenseur de l'économie du pays. Car en réalisant l'ouverture, Ardouin s'est donné comme mission de protéger le pays et d'agir … en bon conservateur.

Si l'on compare les budgets 2038 et 2039 en terme relatifs (la part en valeur de la dépense publique connait une légère augmentation), quelques changements d'importance sont à noter (en % de la dépense publique). Ainsi, l'agriculture et l'industrie connaissent une augmentation en volume de 0.71 points, hausse la plus significative. Il en va de même pour le budget de l'énergie (+0.30 points). C'est que, contrairement à l'image très négative que le pays s'était fait du nouveau ministre, il semblerait que celui-ci veuille de l'activisme et subventionner les secteurs et les entreprises flaves. À l'inverse cependant, cela se fait au détriment des hôpitaux et de la santé (-0.30 points) ou encore de la politique éducative (-0.15 points), des baisses typiquement conservatrices. En revanche, belle stagnation pour justice et sécurité intérieure, culture et patrimoine (contre toute attente) ou encore télécommunication et numérique (-0.30 points). Par ailleurs, réseaux et transports et l'écologie connaissent une hausse (0.40 et 0.15 points respectivement). Le budget semble donc être un mixte entre les volontés du ministre, qui compte subventionner l'économie, et celles du Roi et du Président du Conseil qui souhaitent développer les réseaux et les transports (notamment au sein du projet relatif aux moteurs électriques). L'écologie quant à elle, semble faire une avancée notoire depuis cette année, bien qu'elle ne semble pas la première préoccupation du moment et ressemble plus à une façade étant donné qu'elle a toujours été peu importante jusqu'ici. On notera également une hausse 0.19 points pour la défense.

Concrètement, Ponant, les sociétés exploitants les mines, les principaux secteurs industriels et agricoles et agroalimentaires ainsi que le transport (la CNCF, Air Flavia, Flavia Compagny, …) devraient bénéficier de ces subventions. Et le ministre a dévoilé hier lors de sa présentation à la Chambre quelques exemples concrets de ces subventions, notamment en recherche et développement. Ainsi par exemple, Air Flavia bénéficiera d'aides pour le développement de lignes internationales au départ de l'Aéroport de la capitale à la suite de l'établissement de traités, lignes nécessitant notamment l'acquisitions d'appareils courant 2039.

Mais l'exemple le plus significatif concerne la production minière. Le ministre a dressé un constat on ne peut plus intéressant. La Flavie se trouve en bonne position sur la scène Dytolienne pour la production des terres rares en raison de son niveau de technologie pour l'extraction de cette ressource. Il s'agit d'ailleurs de l'unique gisement du continent (il en existe deux autres très à l'est). De fait, elle est l'unique producteur occidental avec la Vasconie, avec qui elle partage le gisement. Ce partage conduisant à une réduction du rendement pour les deux pays, la Flavie conserve une bonne position sur cette ressource (en raison du niveau d'extraction technologiquement inférieur de la Vasconie), mais une position à renforcer. Car rares sont les producteurs de terres rares avec un bon niveau d'extraction alors que ce sont des ressources qui entrent dans beaucoup de productions et donc pas si rares contrairement à leur nom. Par conséquent, à la suite de ce constat, et pour renforcer la position flave sur cette production pour en faire un fleuron de l'exportation flave en matières premières, le ministre a précisé que des subventions seraient prévues auprès des deux sociétés flaves exploitant la ressource (Société du Levant et la Société Anonyme des Mines) pour développer un niveau technologique d'extraction supérieur (NT1) dans l'exploitation des terres rares et ce, dès le début de l'année 2039. La Flavie entend donc renforcer sa position extérieure.

Le prochain budget a donc été validé par le Roi et le Premier Ministre fin octobre (à la 2e présentation) et attend donc un vote de la Chambre des Pairs. Une chose est sûre, par ce projet, le Gouvernement entend réaliser l'ouverture la plus avantageuse possible et protéger, dans le même temps, le pays. Toutes les annonces et les chemins que prendra le pays seront sans doute officialisés et explicités lors du discours télévisé annuel du Roi à la fin de l'année. En attendant, reste à savoir si la Chambre votera ce budget et validera par la même, les projets. Le vote est prévu le 26 novembre.


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Alexandre

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[right]21.11.2038[/right]


[center]L'Assemblée populaire livre (enfin) son rapport sur la peine de mort[/center]
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Il aura fallu 6 mois. Preuve s'il en fallait encore que le sujet fait débat, l'Assemblée populaire vient de rendre public ce 20 novembre le rapport pour avis envoyé le 15 novembre dernier au Gouvernement et au Parlement au sujet de la peine de mort. La fin d'un très long travail. Il n'est pas rare que certains travaux prennent du temps, parfois plus d'une année, mais si l'on s'attendait à ce que les choses aillent vite pour la peine de mort, il n'en est rien.

C'est fin mai dernier que l'Assemblée populaire est saisie de la question. Une pétition, lancée par un habitant d'Iremis le 1er mai dernier avait atteint le seuil minimum de signature en moins de 30 jours pour que l'Assemblée soit chargée d'analysée la question. Cette pétition demandait la fin de la peine de mort pour les tribunaux et une concentration de ce pouvoir dans les mains du Roi. En 6 mois de travail, l'Assemblée aura mené des auditions et des débats pour parvenir à un accord et le transmettre au Gouvernement et au Parlement.

Concrètement, dans ce rapport, l'Assemblée propose que seul le Roi puisse prononcer une peine de mort et que les tribunaux ne pourront plus prononcer que des peines d'emprisonnement avec une possibilité de saisir le Roi pour demander la peine de mort, suite à quoi, celui-ci condamne à mort ou non un individu. Des dispositions qui pose déjà problème pour le juriste Arnaud Queslen. En effet, selon lui, il est assez difficile d'imaginer que le Roi, qui n'a pas assisté au procès, puisse condamner un individu à mort simplement avec les pièces du dossier aussi complet soit-il. "Imaginez un peu la responsabilité que cela doit être de dire que tel individu doit être envoyé à la mort parce qu'un tribunal vous demande, à partir d'un dossier, de bien vouloir prononcer pour lui cette sentence" argue-t-il. Autre point qu'il juge complexe : le droit de grâce. Actuellement, un tribunal peut condamner un individu à mort et il est possible de demander que la peine soit communiée ou que l'individu soit gracié auprès du Roi, seul à pouvoir le faire. "Demain, si le Roi condamne quelqu'un à mort et qu'en plus cette décision n'est pas susceptible d'appel comme le propose l'Assemblée, alors à quoi cela sert-il que le Roi dispose d'un droit de grâce ?" s'interroge Arnaud Queslen qui ajoute que "le Roi ne contredira pas le Roi". Dernier problème : l'étranger. Quelle pourrait-être le comportement des pays qui, à l'image de la République Fédérale d'Ennis émettent une réserve quant à l'extradition des personnes risquant la peine de mort en Flavie ? Car si une telle mesure passe, les personnes ne risquent pas directement la peine de mort, puisque les instances chargées de les jugées ne pourront les condamner qu'à de la prison mais pourront demander la mort et qu'il reviendra au Roi de trancher ensuite ? Mais pour Arnaud Queslen, "l'abolition de la peine de mort ne [lui] semble pas envisageable de façon complète, ferme et définitive", même s'il reconnait que le nombre d'exécution diminue depuis plusieurs années (29 en 2037, selon les chiffres du Ministre de la Justice et des Affaires Juridiques).

Alors, qu'en est-il maintenant ? Quelles seront les suites données à ce rapport ? Pour Arnaud Queslen, il est difficile de le savoir. "Il me parait peut pensable que le Parlement ou le Gouvernement ne donne pas suite, ne serait-ce que pour éviter que certaines personnes ne se réfugie à l'étranger et évite ainsi le jugement. Mais je pense que le mot d'ordre c'est d'attendre. Attendre quoi ? Si vous vous rappelez du discours d'ouverture de la législature de Sa Majesté le 6 septembre dernier, les pistes d'une réflexion pour une réforme judiciaire avaient été évoquées". Il faut dire que l'actuel système est un mélange d'un système ancestral qui n'a plus lieu d'être et d'un système plus moderne qui ne demande qu'à être développé dans un état de droit. Le juriste estime qu'il n'est pas impossible que la question de la peine de mort soit mise au placard le temps d'une réforme judiciaire qu'elle pourrait booster. "Le Roi pourrait en attendant a minima indiquer qu'il commuerait systématiquement les peines de morts des extradés pour éviter que des individus se réfugient et ainsi évitent un procès, le départ du pays ne conduirait alors plus qu'à éviter la peine de mort" estime enfin Arnaud Queslen pour qui une telle annonce pourrait permettre de rendre à nouveau possible les extraditions et par conséquent dissuader cette "trappe à jugement" comme il la nomme lui-même. L'Assemblée de son côté, termine ce travail en un temps normal selon le juriste en raison notamment d'un ralentissement de sa cadence due à la campagne en vue des élections le 9 janvier prochain.


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Alexandre

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[right]15.12.2038[/right]


[center]Managed traite et politique commerciale stratégie : les instruments de la politique économique d'Ardouin[/center]
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C'est un cadeau de noël avant l'heure ! Avec le vote du budget 2039 fin novembre, le budget porté par le Ministre de l'Économie et des Finances Gilbert Ardouin était très attendu. Et pour cause. D'origine conservatrice, Ardouin est passé aux commandes fin septembre dernier après le limogeage de sa prédécesseur jugée trop libérale. Et si l'on s'attendait à ce programme plutôt protectionniste, Ardouin, qui avait assuré qu'il conduirait l'ouverture au strict minimum des exigences de Sa Majesté et du Président du Conseil, a surpris par la nature de la politique commerciale qu'il souhaite mettre en place. Moins stricte que ce à quoi l'on pouvait s'attendre, elle repose sur une volonté de subventionner des secteurs stratégiques et de prendre part à la recherche et au développement afin de booster les exportations et construire, pour le pays, un avantage économique qui se veut bénéfique pour l'année 2039. Isabelle Varnier, professeur d'économie à l'Université Royale d'Adelis nous explique en quoi consiste ces politiques.

Lors de la présentation de son projet à la Chambre, Ardouin a immédiatement mis en avant sa volonté de subventionner certains secteurs, entreprises, productions, … Cela s'est traduit dans le budget par une hausse des dépenses pour la production agricole, industrielle et minière. "La subvention de secteurs jugés stratégiques correspond à ce que l'on appelle la politique commerciale stratégique visant à favoriser un acteur économique ou une production et lui faire gagner des parts marché" explique Isabelle Varnier. "Cet instrument protectionniste permet de protéger des secteurs en panne et de stimuler les secteurs de pointe d'une économie". Poursuit-elle. Concrètement, "les subventions ont pour but, en plus de stimuler la production et le secteur, d'encourager les acteurs qui exportent à baisser leurs prix de vente pour profiter sur du long terme des parts de marchés acquises et stimule la croissance". Le professeur explique aussi que ces subventions sont expliquées par l'existence d'économies d'échelle puisqu'en stimulant la production, les entreprises profitent d'économies d'échelle qui permettent d'augmenter les marges et profits ou de réduire le prix de vente. "Cette politique peut-être la plus efficace et bénéfique pour la croissance sur des secteurs à forte valeur ajoutée et sur les secteurs que l'on veut mettre en avant". C'est le cas par exemple des industries Ponant mais aussi des mines de terres rares jugées avantageuses ou encore de certaines industries flaves qui feront l'objet de subventions.

Les subventions ne sont pas les seules raisons de l'augmentation des dépenses publiques dans les secteurs agricoles, miniers et industriel. Ardouin entend aussi impliquer l'État dans les processus technologique et de recherche et développement. Ce que Isabelle Varnier qualifie de "Managed Trade". "Il existe en économie une importance non négligeable de l'innovation et de la technologie. Le problème, c'est qu'elles passent par la recherche et le développement qui engendrent des couts pour les entreprises et les acteurs. Surtout dans le domaine de la haute technologie et de la technologie de pointe. Or, il se trouve que plus que la compétitivité-prix, d'autres formes de compétitivité sont importantes aujourd'hui dont font partie la marque, la technologie et l'innovation ou encore la qualité, la réputation, … C'est ce que l'on appelle la compétitivité hors prix ou structurelle. Cependant, les industries qui font ces dépenses n'ont aucune idée de la rentabilité et des bénéfices futures malgré des plans faits à l'avance. Et s'il arrivait qu'elles se retirent du processus de recherche et développement, qu'elle se retire du marché, ou pour toute autre raison conduisant à la fin de ces dépenses avant l'aboutissement -parfois même un investissement ne débouche pas forcément sur une innovation par ailleurs-, celles déjà consacrées à cela sont dites irrécupérables. C'est donc quelque chose qui peut freiner les acteurs à faire ces dépenses en raison des risques et incertitudes qui leur sont attachés. Il y a une tendance naturelle au sous-investissement. Face à cette perspective, la politique du managed trade consiste, pour un état, à prendre en charge ces dépenses irrécupérables afin d'encourager les industries ciblées à réaliser un développement technologique parfois même plus risquées qu'elles ne le feraient en temps normal et à être ainsi plus compétitive, notamment dans un but d'exportation. D'autant que l'innovation, par les brevets, engendre une situation de monopole temporaire particulièrement enviée". Autre point positif selon Isabelle Vanier, les externalités. "Toute innovation a des retombées positives dans l'économie. Les techniques des entreprises les plus dynamiques ont tendance à s'étendre avec le temps à des acteurs de l'économies qui n'étaient pas concernés au départ et leur profiter. On le voit très bien avec l'actuel projet électrique du Gouvernement. Dès que le moteur électrique sera développé, il profitera à des secteurs à l'origine non impliqués par ce projet". Ces passagers clandestins de l'économie bénéficient également de la baisse des prix des innovations avec le temps. Le mécanisme de cette politique est particulièrement efficace sur les industries de haute technologie. Et c'est Ponant, une fois encore, en raison de son secteur d'activité, qui s'en trouve la première concernée. Seront aussi concernées les mines de terres rares pour lesquelles l'on sait déjà que l'état souhaite participer aux couts incompressibles pour le développement d'une NT1 pour l'extraction de cette ressource en raison de l'avantage stratégique que représente ce secteur, principalement en Dytolie. Cette politique sera même utilisée dans le cadre du projet de développement technologique de moteurs électriques.

Mais Isabelle Varnier prévient toutefois que ces politiques ne sont pas sans conséquences ni limites. Ainsi, la politique commerciale stratégique, contraire au moins partiellement à la libre concurrence des marchés, un principe qui ne semble toutefois pas appréciée ni par les conservateurs, ni par les flaviens, se heurte aussi au comportement des industries concernées. "Si les acteurs favorisés par les subventions préfèrent le court terme et gardent les marges et bénéfices plutôt qu'à baisser leurs prix pour s'exporter largement et de façon concurrentielle sur du long terme, cela peut s'avérer être un échec. Il faut trouver le bon équilibre entre profiter des marges et optimiser les prix pour que cela fonctionne le mieux et sur le plus long terme". Un risque que le Gouvernement a semble-t-il pris en compte puisque l'état est soit partie au capital des secteurs et entreprises concernées (comme par exemple pour la Société Anonyme des Mines), soit les entreprises comme Ponant, régulièrement partenaire du pouvoir, seront sensibilisées et choisies pour leur "responsabilité", comme l'explique le professeur d'économie. Par ailleurs, il faut aussi que le pays qui les mettent en pratique ne tourne pas à plein régime et possède encore des forces productives à exploiter pour augmenter la production. Un élément sur lequel Isabelle Varnier n'a aucun doute, précisant que cela sera un "excellent moyen pour la Flavie d'optimiser son processus productif pour qu'il soit plus tourner vers l'international et l'exportation dans les conditions de protection et de prudence voulues". Enfin, il s'agit aussi d'avoir la bonne information car "les asymétries d'informations sont dangereuses". Quant au managed trade, là encore contraire à une concurrence parfaite qui n'est toutefois pas recherchée, là encore, des problèmes d'asymétrie, de compétitive prix face aux profits et de capacité productive peuvent se poser. Des risques que le Gouvernement et Ardouin semblent connaitre et mesurer pour que les politiques voulues par le ministre soient les plus efficace et bénéfiques possible pour le pays en 2039.


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Alexandre

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[right]22.12.2038[/right]


[center]Les moteurs électriques, une fausse bonne idée ?[/center]
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Depuis fin août, un projet technologique et scientifique unissant plusieurs ministères et le privé a été lancé. L'objectif est de développer et de promouvoir les moteurs électriques. Un projet qui vise à réduire la consommation énergétique d'énergies faucilles (et non produites en Flavie : pétrole, charbon, gaz) et à utiliser l'électricité. Parallèlement, des installations éoliennes et hydroélectriques seront installées en divers points du pays pour augmenter la production d'électricité et répondre à cette nouvelle demande.

L'ambitieux projet, qui prévoit aussi à terme de développer une gamme de voitures électriques, permet de joindre l'utile à l'agréable et le Gouvernement comme le privé semble y trouver son compte. Le projet, mené par les industries Ponant viserait également à stimuler l'économie nationale. Pourtant, malgré les couverts écologiques qui, il faut bien le dire, ressemblent plus à des prétextes de bonne conscience qu'aux véritables motivations du projet, le moteur électrique pourrait être plus pollueur que durable.

En effet, en premier lieu, si l'utilisation d'une voiture électrique par exemple, semble plus écologique qu'une voiture au carburant classique, la production de cette même voiture ne le sera pas pour autant. Si l'on laisse de côté la voiture en elle-même, dont la production sera tout aussi peu écologique que ses consœurs classiques, son moteur pose problème. C'est notamment le cas pour la batterie électrique, composée de lithium, matière qui pollue s'il en est. Par ailleurs, que dire de la production électrique en elle-même ! Si le projet peut se targuer d'utiliser une énergie renouvelable en produisant à la force du vent et de l'eau, certaines associations dénoncent des risques écologiques pour la biodiversité des environnements où les infrastructures productives s'installeront. Sans compter qu'il y a fort à parier qu'il faudrait beaucoup trop de ces infrastructures pour répondre totalement à la demande (surtout en cas de généralisation du moteur électrique partout où l'on a besoin d'un moteur), ce qui veut dire, même si sa part en est réduit, qu'il y aura toujours une consommation d'énergie d'origine pétrolière, du charbon, du gaz, … Enfin, cette technologie nécessite des matières premières telles que platine, argent, zinc, cuivre, or, coltan et bauxite notamment. Or, si on l'exclu l'argent, l'ensemble des autres matières premières devront être importer, ce qui, en plus du coût économique (que le projet semble minimiser étant donné les quantités qu'il faudrait en dépit de la population si les moteurs électriques étaient généralisés, bien qu'il assure que cela ne représente pas une importante part face aux besoins actuels en matière première), le transport pourrait revêtir une dimension très peu écologique.

En conclusion, il semblerait que l'écologie évoquée pour faire bonne figure ne soit pas le véritable moteur du projet qui est avant tout financier et économique. En effet, grâce à ce développement technologique et malgré les matières premières nécessaires, le projet permettra au pays de s'autonomiser de certaines importations. Par ailleurs, le marché de l'électricité s'en trouvera considérablement développé. Enfin, ce projet sera profitable aux entreprises impliquées et plus largement à toute l'économie dans ce contexte d'ouverture. L'argent semble donc être le nerf de la guerre. Et si l'écologie est volontiers évoquée depuis peu, elle n'est qu'un prétexte de façade face aux enjeux économiques beaucoup trop important pour qu'elle s'impose à eux. Toutefois, s'il semble impossible de faire 100% écolo, le projet vise à être plus écologique que s'il n'y avait qu'une consommation de matières premières de type pétrole, charbon ou gaz plus gourmands et rejetant plus de gaz carboniques dans l'atmosphère et le Ministre de l'Écologie et de la Protection de l'Environnement s'est trouvé une véritable place et veille au grain. Le bilan ne pourra donc qu'être mitigé et c'est sans doute mieux que rien.


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Alexandre

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[right]31.12.2038[/right]


[center]Allocution annuelle des voeux du Roi à la télévision : que faut-il retenir ?[/center]
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Ce 31 décembre, comme chaque année, Sa Majesté le Roi a fait sa traditionnelle allocution télévisée à l'occasion des fêtes de fin d'année. L'occasion pour lui, en plus de souhaiter de bonnes fêtes à ses sujets, de faire un point sur l'année écoulée et de présenter ses vœux (sincères et politiques, comme le diraient nos confrères de l'Indépendant) pour l'année à venir.

2038, un bilan positif pour Sa Majesté, 2039, un enjeu

Sa Majesté a dressé le bilan de cette année et s'est dit satisfait de celle-ci. Il faut dire que 2038 est l'aboutissement du premier acte de son règne. Sur le plan intérieur déjà, puisque le rapport interministériel sur la situation économique, sociétale et politique du pays marque le bilan de l'action des douze premières années du règne et permet d'en mesurer le développement (surtout économique). Sur le plan extérieur, la réalisation de l'ouverture, "timide mais prometteuse" selon les mots du Roi, clôture l'acte de sa préparation.

Avec cette nouvelle année, c'est l'ouverture d'un nouvel acte de son règne. Enjeu pour demain, surtout sur le plan extérieur, le Roi souhaite "que 2039 soit l'année de la réalisation pour tous". Il n'en dira pas plus sur ce qu'il entend par là.

Des réformes à venir

En cette fin d'année, le Roi n'a pas hésiter à venter la situation de ses Sujets. Une situation qu'il souhaite voir s'améliorer grâce à l'ouverture et une série de réforme qui prendront effet dès le 1er janvier. C'est le cas de la réforme fiscale qui avait été annoncée lors de son discours d'ouverture de la législation le 6 septembre dernier et qui n'avaient pas tardées à voir le jour : baisse de la TVA et hausse des impôts. L'objectif ? Relancer la consommation et améliorer les niveaux de vie.

Ce ne sont pas les seules réformes qui pourraient voir le jour. Carte judiciaire, carte électorale, Conseil Royal, … le Roi laisse encore "toutes les options sur la table". Autre annonce, nouvelle cette fois, contenue dans ce discours : la création d'un fond d'investissement public visant à prendre en charge les participations de l'État aux capitaux des entreprises et à rendre effective la politique de subventions et de recherche et développement du Ministre de l'Économie et des Finances. Mais aucune information sur le fond ni même sur la personne qui en prendra la tête. Président du Conseil, Sa Majesté ? Cela reste à préciser. D'autant que le Roi est déjà à la tête d'un fond d'investissement privé depuis de nombreuses années pour gérer ses affaires.

Le Roi adoube Ardouin

L'annonce de la création de ce fond n'est pas passée inaperçue. À travers elle, le Roi valide la politique de son ministre et plus encore, il n'a pas hésité à l'adoubée en indiquant sa satisfaction (satisfaction également exprimée à l'égard de son Ministre de la Diplomatie et des Affaires Extérieures). Ardouin pourrait donc avoir sa place sur le long terme au sein du Gouvernement.

Sa Majesté satisfaite des débuts de l'ouverture et se projette

Dans son allocution, Sa Majesté a longuement insisté sur le volet culturel et historique du peuple flave. Selon lui, le peuple de Flavie a traversé et dépassé cette année une barrière historique qui l'empêchait d'avancer en réussissant enfin à tourner la page de la révolution pour aller vers un futur fait notamment, de développement international. Et sur cette question, bien qu'encore très mesurée en raison de la récence, l'ouverte est une belle perspective pour l'année à venir et le Roi souhaite son développement. Et à ce propos, le Roi n'a pas caché l'intention de la Flavie de développer ses relations en Cérulée notamment, en raison du caractère géographique. Le Roi a d'ailleurs donné des nouvelles des futurs avancées en évoquant l'établissement de futures relations avec la République Fédérale d'Aurora puisque des négociations sont en cours. Une nouvelle relation qui devrait être suivies par d'autres.

Les silences du Roi : Le spectre des élections, l'épineux sujet de la peine de mort et le floue sur l'élargissement de l'ouverture

Durant son discours adressé à son peuple, le Roi est régulièrement revenu sur ce que l'année achevée et celle en cours a apportée et apportera à ses Sujets. Et au-delà des traditionnels vœux à son peuple pour les fêtes de fin d'année en souhaitant le meilleur à chacun, l'allocution contenait aussi son lot de silences. Parmi ses silences, le Roi n'a pas précisé ce qu'il en serait de l'ouverture vis-à-vis des voisins directs et proches. Car si le développement de relations en Cérulée à bien été évoquée, cela n'implique pas nécessairement des relations avec les voisins. Surtout pour ceux situés au nord. Autre ombre au tableau, l'absence absolue du moindre mot sur la question religieuse dans une perspective d'ouverture et notamment d'un retour plus étroit de relations avec la papauté, réclamée par l'Eglise flave. À noter également que le Roi n'a pas eu un mot au sujet de la peine de mort. Enfin, l'autre point sombre et pas des moindres celui-là, concerne les élections. Cette intervention à 10 jours des élections laisse toutefois planer un doute sur la relativité qu'il faudra lui apporter une fois les élections passées, si leur résultat devait contrarier le Roi. Cette incertitude semble toutefois peu préoccuper le Roi, qui a pour lui les sondages, donnant encore vainqueur les Royalistes malgré une importante hausse des Nationalistes et un retour des Conservateurs grâce à l'image d'Ardouin, alors qu'ils étaient en perte de vitesse depuis septembre. Réponse définitive le 9 janvier.


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Alexandre

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[right]05.01.2039[/right]


[center]Publication du rapport annuel de la croissance : entre (très) bonne nouvelle et questionnements[/center]
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C'est LA grosse surprise de ce début de semaine. Comme un bon signe pour le début de cette nouvelle année, le Ministère d'Ardouin a publié ce lundi le rapport annuel sur l'économie et la croissance pour 2038. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a créé la stupeur. Celui-ci pourrait même remettre en cause les élections qui auront lieues dans moins d'une semaine. Petit retour sur les faits avec Isabelle Varnier, professeur d'économie à l'Université Royale de Flavie

Le rapport présente le bilan de l'année 2038 d'un point de vue économique. Et les chiffres ne sont pas seulement bons, ils sont très bons et très encourageants. La croissance 2038 affiche une hausse de … 22.00% !!! et le PIB passe ainsi de 50 000 000 000$ à 61 000 677 680$ (+ 11 000 677 680$) ! Un résultat exceptionnel et jamais atteint. Alors comment expliquer un chiffre que personne n'avait prédit. "Nous ne nous attentions pas à un si bon résultats. Et pour cause, l'ouverture n'est intervenue véritablement qu'en septembre et de façon assez limitée pour l'année 2038, ce qui limitait d'autant plus la croissance que l'on pouvait attendre. Mais il faut prendre en compte les évènements plus en amont. L'annonce dès le mois de mai de l'ouverture à l'international à boosté de nombreuses entreprises et surtout les plus grandes entreprises. Ajouté à cela les différents programmes du Gouvernement depuis de nombreuses années en termes de développement qui porte désormais ses fruits et vous avez une explication de cette très forte croissance. Bien sûr, il ne faut pas minimiser le rôle de l'ouverture là-dedans", explique Isabelle Varnier.

Le rapport permet aussi d'obtenir quelques informations sur le rapport PIB et population. Cette dernière, qui connait une hausse de 0.71% (15 107 143 contre 15 000 000, soit + 107 143), porte le rapport PIB/habitant à … 4 038$ au lieu de 3 333$ (soit une croissance du rapport de 21.14). Une belle hausse qu'il convient cependant de nuancer d'après Isabelle Varnier. "C'est peut-être le chiffre le plus inquiétant du rapport. Non pas qu'il soit dangereux dans l'immédiat, mais si le rapport continue une telle hausse, elle deviendra bien vite insoutenable car les salaires n'augmentent pas aussi rapidement. On peut toutefois noter la volonté de la Chancellerie, qui a révélé quelques heures après la publication du rapport, avoir fait passer à 4 000$ le salaire annuel moyen minimum de tous les fonctionnaires qu'elle rémunère et ce, dans son budget établi au mois de décembre et gardé secret. C'est une anticipation en vue d'offrir un niveau de vie correspondant au moins au PIB/Habitant qui est louable. Mais il faudrait à l'avenir que ce rapport ne connaissance pas de trop grosses hausses car les salaires du privé ne pourront pas suivre. Comment éviter cela ? Deux solutions principales pour Isabelle Varnier : un ralentissement de la hausse du PIB pour qu'elle soit plus soutenable sur du long terme et/ou une hausse de la démographie. Sur ce dernier point, elle s'affiche confiante : "Une bonne situation économique encourage souvent la natalité. Il a y donc des chances pour que la natalité 2039 puisse atteindre les 1 voire les 1.5% de croissance et pourquoi pas les 2% d'ici à 2-3 ans. L'importance, c'est que cela soit progressif et ne soit pas trop élevé".

Quant à la soutenabilité de la croissance, Isabelle Varnier se montre également confiante. "à mon avis, cet exceptionnelle croissance est surtout le fruit de l'éclatement de la bulle économique à la suite de l'ouverture, l'effet de nouveauté, l'effet 'waouh'. Cette embellie finira par retomber pour que le pays trouve à terme, une croissance stable et durable dans le temps, qui ne soit pas trop élevée ou déstabilisatrice et qui permettra de trouver un équilibre entre croissance et démographie. Je ne suis pas inquiète à ce sujet. Par contre, cela permet de mettre en avant les bienfaits d'une ouverture certes modérée, mais qui a tout intérêt, dans la droite ligne des annonces du Roi le 31 décembre, de s'élargir cette année".

Et ces résultats inquiètent plus largement à quelques jours des élections les partis opposés à l'ouverture. En difficultés face à ces chiffres, ces partis se trouvent désormais en marge et ce rapport pourrait très largement remettre en cause tous les sondages en vue des élections. Réponse, le 9 janvier.


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Alexandre

Message par Alexandre »

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[right]12.01.2039[/right]


[center]Élections générales 2039 à l'Assemblée Populaire : coup de tonnerre, rebondissements et conséquences : on vous dit tout ![/center]
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C'est un ENORME coup de tonnerre que personne n'avait vu venir. Les élections générales 2039 pour l'Assemblée populaire ont eu lieues le dimanche 9 janvier 2039 et le résultat, annoncé hier soir à 20h et officialisé ce lundi 10 janvier par le Conseil Royal est inattendu et surprenant : les sociaux-libéraux ont gagné ! Dès l'annonce de ce résultat, divers changements ont vu le jour. Ces élections aux lourdes et importantes suites resteront dans l'histoire comme celle de tous les rebondissements. Comment expliquer ce résultat et quelles sont les conséquences ? La Gazette fait le point sur ce que l'on sait.

Résultats sans appel

C'était l'évènement de ce week-end, les élections des 501 membres de l'Assemblée Populaire se sont avérés surprenantes. Et pour cause, les sociaux-libéraux remportent 183 sièges (contre 141) dépassant les Royalistes qui limitent toutefois la casse et se retrouvent à 169 sièges (contre 174). Autre impressionnante hausse, celle des nationalistes, qui passent de 58 sièges à 101. À l'inverse par contre, les grands perdants, avec leur dernière place, sont les Conservateurs, qui voit leur représentation s'effriter et tomber à 47 sièges (contre 127). Le siège restant, celui de président, revient donc aux Sociaux-Libéraux. Victoire donc, non seulement des soutiens du Roi et de son ouverture, mais d'un groupe qui prône une ouverture encore plus large. Toutefois, il faut nuancer ce résultat avec une bonne hausse des nationalistes, complètement opposés à l'ouverture et qui symbolisent, à eux seuls désormais, après l'échec des Conservateurs, la fracture de la société flave, pour qui l'ouverture doit encore être consolidée pour être pleinement acceptée et écarter une défiance que le Gouvernement voit toutefois comme positive et lui permet de justifier une pratique modérée de l'ouverture, pratique qui pourrait toutefois s'élargir quelques peu un 2039.

Alors comment expliquer un résultat que l'on considère comme inexplicable de prime abord étant donné le conservatisme et le protectionnisme des flaviens ? En grande partie par l'ouverture elle-même, jugée comme positive tant qu'elle reste modérée par une partie de la société, selon Marc Baillon, spécialiste politique, mais aussi la victoire du Gouvernement à convaincre le peuple des bienfaits de l'ouverture. Attention à ne pas se précipiter toutefois, prévient le professeur, qui indique que ce raz de marée ne doit pas faire oublier la grande proportion des flaviens qui souhaitent une ouverture modérée puisque bien souvent, lorsqu'un royaliste ou un social-libéral est arrivé premier dans une circonscription élective, un nationaliste est arrivé second. Autres sources d'explication selon lui, les chiffres de la croissance qui ont remis en question la situation et permis ce changement ainsi que les réformes fiscales qui vont contribuer à l'amélioration du niveau de vie des habitants grâce à une hausse espérée de la consommation en 2039 par la baisse de la TVA et un équilibrage plus juste de l'impôt entrés en vigueur le 1er janvier (le Gouvernement mise sur l'effet de latence pour espérer une hausse importante de la consommation en 2039 avant un léger ralentissement en raison de la hausse des impôts en 2040, ralentissement qui devrait tout de même stabiliser la consommation à un niveau plus élevé qu'avant la baisse de la TVA). Quant à la défaite des Conservateurs, c'est avant tout le nom de Nicolas Prévert et la désastreuse campagne depuis l'annonce de l'ouverture qui sont avancés par le spécialiste pour l'expliquer. Notons toutefois que la bourse connait une hausse à l'annonce de ces résultats, principalement boostée par les grandes entreprises qui brûlent de profiter de l'ouverture. Les principaux enjeux de ce vote ont donc été l'ouverture et les réformes fiscales. Mais cette élection à de lourdes conséquences.

Le stratagème du Roi fonctionne

La nomination d'Ardouin au Gouvernement en septembre dernier était vu comme un stratagème largement dénoncé par Nicolas Prévert. Par celui-ci, le Roi cherchait à réduire au silence les Conservateurs en les privant d'une potentielle figure charismatique pour incarner la campagne et d'une figure montante capable d'incarner le parti alors que Prévert était critiqué depuis plusieurs semaines. Et la politique d'Ardouin en matière économique et financière, très bien accueillie, n'y aura rien changé. Le stratagème royal aura fonctionné et les Conservateurs se retrouvent à la marge. Sans lui, le parti Conservateur est à la dérive et en perte de vitesse, privé de l'Assemblée mais pas seulement, puisque ce n'est pas la seule conséquence des élections pour ce parti…

Prévert chute

La manœuvre du Roi aura fonctionné plus qu'il ne l'aurait lui-même voulu. Nicolas Prévert est tombé à la suite de la proclamation des résultats des élections. Même pas élu dans sa circonscription, le leader Conservateur n'a pas entendu les appels à la démission dans son discours dimanche soir après l'annonce des résultats. Qu'à cela ne tiennent, les cadres de son parti l'ont demi de ses fonctions ce lundi, sans attendre la proclamation officielle du Conseil Royal. Privés de son leader et d'un Ardouin un temps vu comme un potentiel successeur, largement minoritaire à l'Assemblée, les Conservateurs sont dans une situation plus que critique à l'heure où les mêmes cadres qui ont fait tomber Nicolas Prévert, se battent déjà pour sa succession alors qu'aucun d'entre eux n'est envisagé comme satisfaisant par les sympathisants. Une dure réalité qui a le mérite de satisfaire les autres partis, en premier lieu les partis de la majorité. Le départ de Prévert, qui leur faisait de l'ombre, permet aussi aux Nationalistes de s'affirmer. L'avenir incertain des Conservateurs permettra au Royaume d'avancer sans eux. Il leur faudra sans doute plusieurs mois pour se reconstruire.

Le Roi rappelle Anne Elizabeth Lecorbusier au Ministère de l'Économie et des Finances

Une annonce qui a fait un coup de tonnerre lundi après-midi. Ardouin, dont la politique avait pourtant été louée par le Roi dans son allocution télévisée, a été remplacé par … son prédécesseur, rappelée en urgence par le Roi pour reprendre son poste. Si cette nouvelle a de quoi surprendre, les jours d'Ardouin au Ministère étaient en réalité comptés … depuis son arrivée en septembre. D'après Marc Baillon, le Roi savait déjà à l'époque qu'il remplacerait rapidement Ardouin mais il avait prévu de le faire par un Royaliste, pour qui il avait réservé la place. Les résultats des élections ont contrecarré les plans du Roi et alors qu'il l'avait limogée car jugée trop libérale en septembre dernier, Anne Elizabeth Lecorbusier est de retour. Toutefois, si elle appliquera sa propre politique, signe que 2039 sera une année d'élargissement de l'ouverture, il ne serait pas d'actualité de remettre en cause la politique d'Ardouin, faite de 'managed trade' et de politique commerciale stratégique comme elle l'a elle-même confirmée dès son arrivée à Chaillot (le Ministère). Et pour cause …

Ardouin sera nommé à la tête du Fond d'Investissement public qui sera créé dans les prochaines semaines

Privé de son poste certes, mais pas de sa politique. Adoubé par le Roi le 31 décembre dernier, Ardouin aura l'occasion de mener sa politique malgré le retour de sa rivale sociale-libérale. En effet, d'un commun accord, le Roi et le Président du Conseil ont décidé qu'il prendrait la tête du futur fond d'investissement public qui sera chargé de conduire les subventions et la politique de recherche et de développement annoncée par Ardouin. Son budget, voté, ne sera pas remis en cause et Lecorbusier devra composer avec. Une annonce du Porte-Parole du Gouvernement qui met fin au suspense laissé par le Roi lors de son allocution télévisée du 31 décembre. Comme à son habitude, et bien que destitué, Prévert a dénoncé une trahison d'Ardouin devenu "un petit politique minable ayant trahi sa famille politique d'origine". Des mots forts qu'il assume alors qu'Ardouin avait annoncé lundi, entre le laps de temps suivant sa destitution de son poste de Ministre et celle de l'annonce de sa nomination future, n'avoir pas l'intention de revenir au Parti Conservateur, sa politique étant maintenue. Pour Prévert, Ardouin s'est fait avoir et "embobiner" en ayant fréquenté ceux qu'il nomme "ces gens".

Des élections pour 5 ans et des réformes à venir ?

La conclusion de ces élections est sans appel et c'est dans une nouvelle disposition que l'Assemblée et le Gouvernement entame cette nouvelle année. Si tous les signes sont au vert, surtout pour l'ouverture, l'Assemblée, qui part pour 5 ans, pourrait connaitre d'imports changements. Ils avaient été évoqués lors du discours du 6 septembre par le Roi, qui attend sans doute que les élections soient passées, et pourraient donc être lancés dans les semaines à venir. Fin des 501 circonscriptions électives pour les remplacer par des élections dans les 50 provinces du pays, élections annuelles pour replacer 1/5 de l'Assemblée, ajout d'un mode de saisie par le privé, … différentes pistes seraient sur la table selon le spécialiste Marc Baillon. Reste à savoir donc, ce que sera l'année 2039 après ces élections qui approuvent globalement le Roi.


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Alexandre

Message par Alexandre »

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[right]14.01.2039[/right]


[center]Retour de Lecorbusier : entre continuité et rupture[/center]
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Depuis le 10 janvier dernier, Anne Elizabeth Lecorbusier est de retour au MEF. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'a pas tardée à se mettre au travail. Si elle avait annoncé dès son arrivée qu'elle appliquerait sa politique sans remettre fondamentalement en cause celle d'Ardouin, il semblerait que le bilan de l'ouverture et de la croissance, ainsi que les volontés du Roi aient conduit le sommet de l'Etat à vouloir élargir l'ouverture en 2039. Et le développement de relations en Cerulée (évoqué par le Roi le 31 décembre dernier) ne semble pas être le seul point sur lequel le pays va insister. Ce matin, le MEF a indiqué qu'un courrier diplomatique avait été adressé à la République Fédérale d'Ennis pour lui faire part de quelques changements dans le traitement des droits de douane et de la TVA (qui devraient largement chutés) ainsi que de la volonté de n'importer plus que l'or enissois (or qu'Ennis pourrait bien exploiter depuis le Makengo où elle a signé un juteux traité). Entre continuité d'Ardouin et rupture plus libérale, il semblerait qu'avec le temps, l'ultra protectionnisme du Gouvernement s'estompe.

Les dernières élections, les dernières déclarations du Roi et du Gouvernement, les derniers sondages en la matière, tout semble indiquer un changement en Flavie sur la vision et la perception (y compris populaire) de l'ouverture. D'abord prudente et très modérée voir protectionniste, il semblerait que, sans pour autant devenir pleinement libérale, l'ouverture se libéralise un peu en 2039. C'est en tout cas le chemin qu'elle semble prendre. La nouvelle Ex-Ex Ministre de l'Economie et des Finances, de retour, souhaite appliquer son programme plus libéral qu'Ardouin mais moins libéral qu'il ne l'était en septembre (et qui lui avait coûté sa place). Conclusion, une 3e voie de compromis a été choisie pour puis suivre par étape et toujours avec prudence, le processus d'ouverture du pays. Outre le développement de relations en Cérulée (qui aura pour début le traité avec Aurora, qui se fait par ailleurs attendre), c'est avec la République Fédérale d'Ennis, premier partenaire d'ouverture, que ce processus se poursuit en attendant. En effet, Lecorbusier, qui ne souhaite plus l'ultra libéralisme d'antan, considérait tout de même que les conditions applicables à l'Ennis (notamment en matière de TVA et de droits de douane) étaient trop sévères et contre productives à l'objectif recherché. C'est désormais chose réparée (ou au moins en partie). En effet, après un premier bilan encourageant, Pierre de Bau et elle ont décidé de revoir le traitement de l'Ennis par la Flavie et ont adressé un courrier (qu'ils n'ont pas rendu public mais dont ils ont précisé le contenu) à l'homologue de Pierre de Bau en Ennis. Baisse drastique de la TVA appliquée à l'Ennis, baisse des droits de douane, importations d'or, quelques mesures ont été prises pour poursuivre le développement des relations entre les deux pays qui ont également un programme de transfert technologique en cours et que la Flavie semble vouloir relancer et accélérer.

D'une manière plus générale, les bons résultats de la croissance et de l'ouverture sont encourageant mais les retombées durables et profondes prendront un peu de temps. Les observateurs disent toutefois qu'il ne faut pas s'en servir pour ouvrir d'un seul coup à un libéralisme total (qui ne semble d'ailleurs souhaité par personne) car à être trop gourmand, l'on pourrait tout perdre et l'objectif est au meilleur bénéfice mais sur du long terme. C'est donc une ouverture progressive et croissante mais à la carte qui sera pratiqué. Finalement, rien de bien surprenant et cela s'inscrit dans la droite lignée de ce qui avait été annoncé depuis l'été dernier en matière d'ouverture. Une rupture dans la continuité, ou l'art du compromis.


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Alexandre

Message par Alexandre »

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[right]22.01.2039[/right]


[center]Bruno Chardin-Peletier, l'inarrêtable PDG de Médiasphère, développe un journal en ligne tourné vers l'actualité internationale[/center]
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Bruno Chardin-Peletier est un nom bien connu des Flavien.ne.s. Le (très) riche (et influent) patron du groupe MédiaSphère, le groupe privé créé en 2031 par l'homme d'affaire et industriel flave, a dévoilé ce vendredi 21 janvier lors d'une conférence de presse à l'immeuble Peletier (siège social de son entreprise) à Adelis, les intentions de sa société et de son groupe pour 2039. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à l'image du leader technologique flave Ponant, MédiaSphère à bien l'intention de profiter un maximum de l'ouverture du pays pour s'engouffrer dans la faille et tirer un maximum de profit de l'international.

Bruno Chardin-Peletier est connu pour être l'un des hommes d'affaires et industriels les plus controversés du pays. PDG de la Société du Levant (la 1ere société privée d'exploitation minière de Flavie) de 2025 à 2029, contraint à la démission à la suite d'accusations de corruption, le magnat avait fondé MédiaSphère (à partir de fonds à l'origine douteuse et qui avaient intéressé la justice, à la suite de quoi Chardin-Peletier avait été accusé d'avoir eu une liaison avec la magistrate chargée du dossier. L'affaire avait défrayé la chronique à l'époque) en 2031. C'est aussi l'année de création de RELIEF (Réseau d'Échange en Ligne Instantané En Flavie), son bébé en ligne, réseau social qu'il promettait à un grand avenir. Avenir qu'il obtiendra finalement (non sans soupçons de divers manigances) en 2036, devenant premier réseau social du pays après avoir pulvérisé tous les records de fréquentation et d'utilisation grâce à d'habiles mises à jour incluant à chaque fois de nouveaux services supplantant la concurrence et en écartant la concurrence.

Aujourd'hui, MédiaSphère est un des grands noms de la presse et des médias privés. S'il ne possède ni chaîne de télévision ou de radio ou ni presse écrite imprimée, c'est parce que dès sa création, MédiaSphère avait pour ambition d'être un acteur médiatique moderne. Journaux en lignes et réseaux sociaux, tels sont les ingrédients de la réussite de MédiaSphère (cotée en bourse, tout comme RELIEF). Mais Bruno Chardin-Peletier voit plus loin. Lors de son annuelle conférence de presse (suivie par le gala de charité qu'il organise avec tout le Gotha économique et du monde de la presse), le géant des communications par internet (qui est également actionnaire majoritaire de la Flavia Telecom, l'une des deux plus grosses entreprises duu domaine de la télécommunication dans le pays et qui propose des services de l'internet et du numérique ainsi que de la téléphonie) a présenté un plan visant au développement de son groupe en 2039. Et c'est vers l'international, conséquence de l'ouverture, qu'il se tourne.

Parmi les mesures annoncées, la création d'un nouveau journal en ligne qui sera intitulé 'La Voix de l'International' (LVI) qui ne traitera que de l'actualité internationale et extérieure au pays. Chardin-Peletier ne cache pas non plus son intention de se créer une place sur la scène mondiale en exportant non seulement ce nouveau journal mais également en espérant un jour exporter son joyau : RELIEF. À terme, LVI a pour ambition de devenir une chaine de télévision avec l'ADN du journal : le traitement de l'information mondiale. Chardin-Peletier profite en effet de l'absence (sans doute momentanée en raison de la fraicheur de l'ouverture) de médias à visée internationale pour être le premier et se tailler une place sur mesure sur ce marché. Si l'idée n'est pas mauvaise, elle relance cependant les critiques à l'encontre du patron de RELIEF par … les utilisateurs de RELIEF. Nul doute cependant que le magnat empochera une importante somme si son projet porte ses fruits.


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Alexandre

Message par Alexandre »

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[right]09.03.2039[/right]


[center]Le Conseil des Clercs rédige une lettre ouverte à l'attention du Roi et du Pape[/center]
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Le 8 mars dernier, le Conseil des Clercs, représenté par son Président, Mgr Waldeck, Archevêque d'Adelis, a publié sur son site internet une lettre ouverte à l'attention de Sa Sainteté le Pape et de Sa Majesté le Roi de Flavie. Depuis un an en effet, le conseil consultatif, organe de représentation de l'Eglise en Flavie (depuis que celle-ci ne prend plus part aux affaires de l'Etat conformément à la volonté des précédents Souverains), est en opposition avec le Gouvernement sur le sujet de l'ouverture. Le Conseil y voit en effet le moyen de renouer avec le Saint-Siège (dont dépend toujours le Royaume) après plus de deux siècles d'éloignement suite au repli de la Révolution. L'Etat cependant, semble se satisfaire de la situation et de la séparation de facto qui lui permet d'engager des politiques plus libérales et progressistes depuis la fin du XXe siècle (avortement, homosexualité, divorce, …). La Famille Royale est également connue, en raison de l'évolution de ses mœurs, pour n'être plus catholique que de façade (en raison du caractère divin de la Monarchie et de la Couronne), l'obligeant ainsi à participer aux messes dominicales dans la chapelle du Palais sans n'être plus croyante voire même être athée. D'une manière plus générale, une importante montée de l'athéisme ou du moins, un recul du catholicisme a été enregistrée depuis un siècle en Flavie. Le Conseil des Clercs estime que cette tendance, qui pourrait remettre en cause l'existence de cette institution qui ne dépend que du Roi et qui semble n'exister que par tradition, pourraient être inversée si le Royaume se rapprochait du Saint-Siège. Une proposition qui n'est pas majoritairement soutenue au-delà du cercle des catholiques flaves et même contestée au nom de la liberté de culte. Le Royaume de Flavie, bien qu'ayant par tradition le catholicisme comme religion d'Etat, ne lui reconnait plus que peu de privilège et a érigé le siècle dernier l'égalité et la liberté de culte devant toutes les confessions (hors sectaires) qui a notamment permis le développement des deux autres principales religions monothéiste du monde et le financement de la Grande Mosquée d'Adelis par la Reine Douairière à l'époque où elle assurait l'effectivité des prérogatives de son époux malade (à la fin des années 1980) avec l'argent public, ce qui avait donné lieu à une importante opposition de l'Eglise et du Conseil à laquelle la Reine avait répondu que l'argent public avait déjà permis de construire des cathédrales par le passé. "Chacun son tour", comme elle avait déclaré à l'époque, une formule restée célèbre de celle qui n'a jamais eu la langue dans sa poche. Aujourd'hui, le Conseil des Clercs entend retrouver une importance en Flavie d'autant que son influence est largement en baisse si bien que nombreux sont ceux qui se demandent pourquoi cette institution existe et quel est son rôle alors que d'autres n'en connaissent même plus l'existence.

Le Conseil des Clercs a donc publié une lettre publique dans laquelle les Clercs du Royaume demande à Sa Majesté de bien vouloir relancer les relations diplomatiques avec le Pape et à ce dernier de bien vouloir, le cas échéant, sursoir à l'échec ou l'absence de réponse de l'Etat flave en prenant l'initiative de l'établissement d'un contact. Leur but, affiché dès les premières lignes du document, est de doté la Flavie d'une représentation officielle du Saint-Siège par l'intermédiaire d'un légat à la qualité de diplomate (comme n'importe quel autre diplomate d'un Etat, avec une fonction spirituelle en plus) dont l'absence est jugée inacceptable dans un pays à la culture historique catholique, à la majorité catholique et ayant pour religion d'État le catholicisme selon ses auteurs. Le Conseil souhaite que les liens établis soient forts et durables. L'autre proposition, plut utopiste selon certains commentateurs, serait l'édification d'une Cathédrale nouvelle en Flavie qui prendrait le nom de "Notre-Dame de la Réconciliation". L'assemblée des Clercs estime que ce nom serait à la fois une réconciliation de la Flavie avec l'Eglise et le Saint-Siège, mais également avec son histoire. Une réconciliation permise par l'ouverture qui tourne enfin la page de la Révolution, page qui enfermait et enchainait le pays depuis deux siècles selon les mêmes auteurs. Le financement pour cette cathédrale est demandé au moins en majorité (51%) par l'Etat flave par la lettre.

Cette lettre est un moyen pour le Conseil des Clercs de contourner l'inaction de l'Etat qui n'a depuis l'ouverture jamais fait une seule déclaration à propos de la religion alors même qu'il avait été interpelé plusieurs fois par ce même Conseil à ce sujet. Une chose est sûre, le Conseil se défend avec ses armes. La publication publique du document vise un seul objectif : agiter l'opinion public en vue de faire pression sur l'Etat pour qu'il agisse sur le sujet. Mais force est de constater qu'il n'y semble pas enclin. Rien ne dit non plus que la lettre parviendra jusqu'au Pape. La question reste donc ouverte : celle de savoir si l'Etat flave ou le Saint-Siège donneront une suite à cette lettre ouverte ou s'ils feront l'autruche ? La réponse à venir … ou pas.


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