[center]Aznella
Territoire autonome de la Basse-Vallée de l'Anuzza - ville de 185 000 habitants
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/27/190327093248921274.png[/img]
Cardo et decumanum modernes pour la cité italique fondée au XVIIIème siècle[/center]
Aznella a été habitée par une petite communauté italique dès 1765 ; il s'agissait alors de quelques bâtiments de bois accrochés aux rives de l'Anuzza, ce fleuve miraculeux permettant aux marchands céruléens de contourner le régime féodal illythe pour commercer directement avec le nord de l'Épibatie. A l'époque, la population n'est pas vraiment permanente, en dehors de quelques familles de tenanciers. On trouve y trouve alors essentiellement des hommes, des prostituées et des esclaves marrons en quête de quelques travaux de manutention.
Le lieu végète jusqu'au milieu du XIXème siècle. Les tensions en Mer d'Algarbe occidentale, l'accès des pays musulmans aux premiers éléments de modernité militaire bouleverse les équilibres. Les comptoirs situés en aval, dont sur la côte, commencent à perdre en habitants au profit de la ville située à l'intérieur des terres. On compte en 1860 plus de 30 000 personnes habitant à Aznella, originaires pour la plupart du monde italique, notamment de Nazalie. A l'image des grandes municipalités de la République de Nazalie, Aznella s'organise comme une ville régentant son arrière-pays. Les Italiques sont alors, sur l'Anuzza, les premiers concurrents des Illythes, sur le Naos, pour ce qui est de l'exportation vers la Cérulée et l'Occident des biens provenant d'Algarbe centrale.
Aznella connait une seconde période de mutation, d'agrandissement et de changements importants au XXème siècle, lorsque dans le contexte de la guerre épibato-amarantine, l'Empire d'Épibatie impose à ses différents territoires côtiers la fermeture du littoral en vue de sa militarisation défensive. La ville subit alors le paradoxe d'un affaiblissement du commerce, mais d'une poursuite de son développement : une croissance due à la récupération des populations côtières, une nouvelle fois, et à l'agrandissement de sa zone d'influence avec la concession, par Gighida, d'un territoire autonome englobant la Basse-Vallée de l'Anuzza. Alors, la ville se soutient elle-même par ses propres besoins croissants, comme un petit État. En 1950, avec la défaite du camp italique en Cérulée, le Commonwealth impose sa présence militaire sur le territoire avec l'accord de l'Empire d'Épibatie. La pleine souveraineté militaire de l'Épibatie sur le territoire [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=343199#p343199]est restituée dans les années 1970[/url].
Aujourd'hui Aznella reste marquée par sa reconstruction, dix-neuvièmiste, autour des deux axes centraux (1898) témoignant de la rationalité de ses architectes latins. C'est une ville basse, transformée au fil des décennies par un continuel attrait auprès d'une bourgeoisie nazalienne comme d'une population immigrée italique aspirant à accéder facilement à la propriété, dans son rêve pavillonnaire au parfum algarbien. Il s'agit d'une ville essentiellement dytolienne, caractérisée par le bon fonctionnement de ses services publics relativement à d'autres cités du pays, bastion du catholicisme en Épibatie, et accumulant la juxtaposition de styles différents, coloniaux mais surtout néo-coloniaux, modernistes, anciens, néo-algarbiens, d'îlots de verdure encerclées de hautes murailles, et de petits bidonvilles noirs établis sur des terrains enclavés en proie à difficultés administratives.
[Réseau urbain] Villes d'Épibatie
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Arios
[center]Amosciderenat
Territoire autonome de Haute-Illythie - ville de 215 000 habitants
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/27/190327095206349664.png[/img]
Le centre-ville autour de la Place des égorgements, où se négocie le bétail[/center]
Les illythologues pensent que c'est à cet endroit, au milieu du quatrième millénaire avant Jésus-Christ, que le Pharaon Teraptopo III fit casser les jambes à 8 000 de ses meilleurs soldats pour témoigner sa colère devant les infidélités répétées de sa femme, sa demi-sœur Emeratti. Mais au-delà de ça, il est vrai que le lieu a été fréquenté par les Illythes sur une période très longue, idéalement situé aux portes de l'humide Épibatie, cet autre-monde si important dans l'Illythie antique, vivante autour d'un Delta du Naos bien isolé dans un vaste territoire aride.
La ville d'Amosciderenat a toujours été un centre commercial - sauf à l'époque de Teraptopo et pour encore un millénaire après lui, où elle n'était encore qu'un champ de bataille. Chose assez rare dans l'urbanisme, Amosciderenat n'a pas connu le plus gros de son agrandissement urbain au cours des deux derniers siècles : elle était étalée de longue date, formée essentiellement d'un amoncellement de petits immeubles contenant une à trois familles, et de profondes caves où les vivres équatoriales ou les produits de consommation courante étaient, et sont toujours, réservés.
Il s'agit aujourd'hui du principal pôle commercial de l'Épibatie du nord. Elle a su se renouveler et justifier sa croissance démographique, principalement endogène malgré des liens démographiques énormes avec l'Illythie lébirienne, en devenant le terrain de jeu du secteur forestier de savane et de jungle dans lequel les Haut-Illythes ont su investir de façon remarquable. Ville forestière autant que marchande, ville de savane et ville illythe, elle est aussi un point de bascule religieux tandis que très majoritairement copte, elle oscille entre la branche dogmatique traditionnelle de cette Foi, et le catholicisme copte imposé par la monarchie il y a un siècle et demi en Illythie.
Ville basse, comme beaucoup en Épibatie. Ville de pierres et de caves. Ville de vents de sables et de parfums d'acacias, de chaleurs écrasantes et de courants d'air fluviaux. Ville de cris, de foire et de marchandages, au son des cloches résonnant dans l'immensité de la savane.
Territoire autonome de Haute-Illythie - ville de 215 000 habitants
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Le centre-ville autour de la Place des égorgements, où se négocie le bétail[/center]
Les illythologues pensent que c'est à cet endroit, au milieu du quatrième millénaire avant Jésus-Christ, que le Pharaon Teraptopo III fit casser les jambes à 8 000 de ses meilleurs soldats pour témoigner sa colère devant les infidélités répétées de sa femme, sa demi-sœur Emeratti. Mais au-delà de ça, il est vrai que le lieu a été fréquenté par les Illythes sur une période très longue, idéalement situé aux portes de l'humide Épibatie, cet autre-monde si important dans l'Illythie antique, vivante autour d'un Delta du Naos bien isolé dans un vaste territoire aride.
La ville d'Amosciderenat a toujours été un centre commercial - sauf à l'époque de Teraptopo et pour encore un millénaire après lui, où elle n'était encore qu'un champ de bataille. Chose assez rare dans l'urbanisme, Amosciderenat n'a pas connu le plus gros de son agrandissement urbain au cours des deux derniers siècles : elle était étalée de longue date, formée essentiellement d'un amoncellement de petits immeubles contenant une à trois familles, et de profondes caves où les vivres équatoriales ou les produits de consommation courante étaient, et sont toujours, réservés.
Il s'agit aujourd'hui du principal pôle commercial de l'Épibatie du nord. Elle a su se renouveler et justifier sa croissance démographique, principalement endogène malgré des liens démographiques énormes avec l'Illythie lébirienne, en devenant le terrain de jeu du secteur forestier de savane et de jungle dans lequel les Haut-Illythes ont su investir de façon remarquable. Ville forestière autant que marchande, ville de savane et ville illythe, elle est aussi un point de bascule religieux tandis que très majoritairement copte, elle oscille entre la branche dogmatique traditionnelle de cette Foi, et le catholicisme copte imposé par la monarchie il y a un siècle et demi en Illythie.
Ville basse, comme beaucoup en Épibatie. Ville de pierres et de caves. Ville de vents de sables et de parfums d'acacias, de chaleurs écrasantes et de courants d'air fluviaux. Ville de cris, de foire et de marchandages, au son des cloches résonnant dans l'immensité de la savane.
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Arios
[center]Agliecca
Territoire impérial épibate - ville de 35 000 habitants
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/27/190327102654793648.png[/img]
Rue supérieure, typique[/center]
Agliecca est ce qu'on pourrait appeler une ville-frontière. Pourtant, elle n'est pas à la limite du territoire central de l'Empire d'Épibatie, puisque en plein milieu de la zone ethnolinguistique épibate. Mais elle est socialement à la frontière de deux mondes : une Épibatie plutôt en voie de développement, autour de Gighida, la capitale de l'Empire, et l'aval de l'Ibabbi, en voie de sécularisation et de mondialisation - une Épibatie archaïque, sous l'influence hégémonique de l'Église épibate, très fortement rurale, plutôt pastorale et liée au monde sauvage, et "colonial", de la jungle et vers les hauts reliefs de montagne. Agliecca est une ville de pente, une de ces très nombreuses villes construites à flan de collines...
Dans la compréhension de la petite cité de 35 000 habitants, il y a donc la prise en compte de son caractère "perché". Le centre du grand village historique se trouvait en bas de la pente, autour de l'Église, de la place et des commerces - les zones d'habitation sur les différentes rues serpentant en direction des hauteurs - au-dessus encore de ces rues étroites, où de nombreuses habitations n'ont pas de vis-à-vis avec celles de l'autre côté du chemin du fait du dénivelé les plaçant en contrebas, on trouve les cultures en terrasses. Gare à ce que les canaux d'irrigation soient bien entretenus, au risque de voir les eaux de source déborder en direction des maisons.
Agliecca a connu une augmentation sensible de sa population dès lors qu'elle s'est imposé dans ce lieu de connexion entre la région capitale et l'arrière-pays d'amont. Quelques nouvelles rues ont été tracées dans les pentes environnantes, toujours débouchant sur le centre historique, et parées d'habitations nouvelles plus ou moins de qualité : traditionnelles en assemblages de pierre, mais aussi en terre, et en éléments de recyclage divers comme des taules, des morceaux de bois ayant déjà eu plusieurs vies... devant la multiplication de ces aspects de bidonvilles, les actions municipales ont consisté en la viabilisation de plusieurs grands pâturages en bas de ville, pour accueillir depuis quarante ans les nouvelles zones d'habitation, planes, plus facilement aménageables.
Territoire impérial épibate - ville de 35 000 habitants
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/27/190327102654793648.png[/img]
Rue supérieure, typique[/center]
Agliecca est ce qu'on pourrait appeler une ville-frontière. Pourtant, elle n'est pas à la limite du territoire central de l'Empire d'Épibatie, puisque en plein milieu de la zone ethnolinguistique épibate. Mais elle est socialement à la frontière de deux mondes : une Épibatie plutôt en voie de développement, autour de Gighida, la capitale de l'Empire, et l'aval de l'Ibabbi, en voie de sécularisation et de mondialisation - une Épibatie archaïque, sous l'influence hégémonique de l'Église épibate, très fortement rurale, plutôt pastorale et liée au monde sauvage, et "colonial", de la jungle et vers les hauts reliefs de montagne. Agliecca est une ville de pente, une de ces très nombreuses villes construites à flan de collines...
Dans la compréhension de la petite cité de 35 000 habitants, il y a donc la prise en compte de son caractère "perché". Le centre du grand village historique se trouvait en bas de la pente, autour de l'Église, de la place et des commerces - les zones d'habitation sur les différentes rues serpentant en direction des hauteurs - au-dessus encore de ces rues étroites, où de nombreuses habitations n'ont pas de vis-à-vis avec celles de l'autre côté du chemin du fait du dénivelé les plaçant en contrebas, on trouve les cultures en terrasses. Gare à ce que les canaux d'irrigation soient bien entretenus, au risque de voir les eaux de source déborder en direction des maisons.
Agliecca a connu une augmentation sensible de sa population dès lors qu'elle s'est imposé dans ce lieu de connexion entre la région capitale et l'arrière-pays d'amont. Quelques nouvelles rues ont été tracées dans les pentes environnantes, toujours débouchant sur le centre historique, et parées d'habitations nouvelles plus ou moins de qualité : traditionnelles en assemblages de pierre, mais aussi en terre, et en éléments de recyclage divers comme des taules, des morceaux de bois ayant déjà eu plusieurs vies... devant la multiplication de ces aspects de bidonvilles, les actions municipales ont consisté en la viabilisation de plusieurs grands pâturages en bas de ville, pour accueillir depuis quarante ans les nouvelles zones d'habitation, planes, plus facilement aménageables.
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Arios
[center]Gighida
Territoire impérial épibate - ville-capitale de 340 000 habitants
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/27/19032710414148233.png[/img]
Les banlieues auto-construites grignotant la vieille ceinture verte[/center]
[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=349162#p349162]La capitale épibate a pour caractéristique de demeurer un espace à la frontière de la ruralité[/url]. Mais cette identité due à son rôle historique de lieu de rencontre entre de nombreux troupeaux dépendant du Massif de la Sunra, un des cœurs historique de la civilisation épibate, est aujourd'hui fragilisée par l'attrait que suscite la ville, capitale d'un Empire autant fragile politiquement que solide dans ses bases démographiques et culturelles. De nos jours, malgré sa tradition d'immeubles bas et l'influence notable de sa bourgeoisie pastorale historique, l'horizon de ciel gighidien accueille de plus en plus de constructions hautes, lui donnant des allures de ville moderne.
Mais la modernité n'est pas encore totalement saisissable, pour un automobiliste qui se hasarde à sortir des principaux "boulevards" (en fait d'épaisses rues commerçantes hâtivement dégagées de leurs quelques terrasses un peu trop larges, pour tenter de faire passer le flux nécessaire des véhicules contemporains). Gighida est une ville anarchique, qui n'a jamais reçu une autre planification que celle décidée par les importantes familles de la bourgeoisie locale. Le quartier impérial, politique, se situe au sortir de la cité, en périphérie, et l'espace urbain a longtemps été ainsi divisé entre l'autorité planificatrice de l'entourage impérial, et les intérêts des familles gighidiennes, d'éleveurs et de commerçants. En dehors du quartier lui étant dévolu, la dynastie n'a pas cherché, dans l'histoire récente, à gérer l'urbanisme de sa capitale... tant que son confort spatial était respecté.
La ville de quartiers (d'îlots) par excellence pâtit de ce manque d'unité de la décision, autant que ses lois libres ou inexistantes profitent à l'aménagement rapide de ses périphéries. Par exemple, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=347343#p347343]l'aménagement d'un quartier numérique[/url] destiné à l'accueil de firmes étrangères qui accéléreraient l'accès à une modernité économique liées aux NTICs a été facilité par ce manque de surveillance, et de barrières, en terme d'urbanisme. La ville est aussi efficace pour ses communautés sédentaires, qu'elle est incompréhensible dès lors qu'on veut se rendre d'un endroit à l'autre de l'espace urbain. On parle fort à propos de galaxie gighidienne pour évoquer ces différents espaces accolés les uns aux autres, comme différentes villes juxtaposées, mais séparés d'une sorte de membrane invisible traduites par les difficultés matérielles et sociales à passer d'un de ses quartiers à un autre.
Territoire impérial épibate - ville-capitale de 340 000 habitants
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Les banlieues auto-construites grignotant la vieille ceinture verte[/center]
[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=349162#p349162]La capitale épibate a pour caractéristique de demeurer un espace à la frontière de la ruralité[/url]. Mais cette identité due à son rôle historique de lieu de rencontre entre de nombreux troupeaux dépendant du Massif de la Sunra, un des cœurs historique de la civilisation épibate, est aujourd'hui fragilisée par l'attrait que suscite la ville, capitale d'un Empire autant fragile politiquement que solide dans ses bases démographiques et culturelles. De nos jours, malgré sa tradition d'immeubles bas et l'influence notable de sa bourgeoisie pastorale historique, l'horizon de ciel gighidien accueille de plus en plus de constructions hautes, lui donnant des allures de ville moderne.
Mais la modernité n'est pas encore totalement saisissable, pour un automobiliste qui se hasarde à sortir des principaux "boulevards" (en fait d'épaisses rues commerçantes hâtivement dégagées de leurs quelques terrasses un peu trop larges, pour tenter de faire passer le flux nécessaire des véhicules contemporains). Gighida est une ville anarchique, qui n'a jamais reçu une autre planification que celle décidée par les importantes familles de la bourgeoisie locale. Le quartier impérial, politique, se situe au sortir de la cité, en périphérie, et l'espace urbain a longtemps été ainsi divisé entre l'autorité planificatrice de l'entourage impérial, et les intérêts des familles gighidiennes, d'éleveurs et de commerçants. En dehors du quartier lui étant dévolu, la dynastie n'a pas cherché, dans l'histoire récente, à gérer l'urbanisme de sa capitale... tant que son confort spatial était respecté.
La ville de quartiers (d'îlots) par excellence pâtit de ce manque d'unité de la décision, autant que ses lois libres ou inexistantes profitent à l'aménagement rapide de ses périphéries. Par exemple, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=347343#p347343]l'aménagement d'un quartier numérique[/url] destiné à l'accueil de firmes étrangères qui accéléreraient l'accès à une modernité économique liées aux NTICs a été facilité par ce manque de surveillance, et de barrières, en terme d'urbanisme. La ville est aussi efficace pour ses communautés sédentaires, qu'elle est incompréhensible dès lors qu'on veut se rendre d'un endroit à l'autre de l'espace urbain. On parle fort à propos de galaxie gighidienne pour évoquer ces différents espaces accolés les uns aux autres, comme différentes villes juxtaposées, mais séparés d'une sorte de membrane invisible traduites par les difficultés matérielles et sociales à passer d'un de ses quartiers à un autre.
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Arios
[center]Acoracci
Territoire impérial épibate - ville 180 000 habitants
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/28/190328072545141216.png[/img]
Le quartier d'affaires, cosmopolite, d'Acoracci[/center]
Il s'agit probablement de la ville la plus avancée du pays - encore même que les villes blanches du littoral maritime. Acoracci est [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=346030#p346030]le berceau d'un certain progressisme politique[/url], qui promet des lendemains meilleurs pour la situation économique de l'Épibatie. Sorte de capitale économique en construction, Acoracci bénéficie d'une topographie bien plus facile que Gighida, et de l'absence de bourgeoisie urbaine héritière freinant la rationalité de son développement.
La ville n'était jusqu'au début du XXème siècle qu'un ensemble de petits villages de bergers, profitant d'un plateau de 17 000 hectares traversé par l'Ibabbi. Les huttes de terre n'étaient occupées que saisonnièrement, et le plateau déserté à la saison la plus chaude au profit des vallées de la boucle de Deghdi. Dans les années 1920, l'Armée épibate utilise l'emplacement actuel de la ville pour établir un camp militaire, désaffecté dès 1932. Les civils qui avaient été employés pour l'aide du camp trouvent dans le commerce fluvial une nouvelle source de travail : la ville d'Acoracci nait et les villages de bergers sont rapidement détruits et remplacés, ou laissés à l'abandon puis transformés par le temps en simples bosses dans le sol.
La ville-nouvelle s'inspire alors des expériences récentes des grands architectes urbanistes du Nouveau monde. Acoracci attire de nombreux professionnels, dépêchés au départ par l'Empire en quête de spécialistes pour bâtir une capitale économique moderne, puis in fine arrivant de leur propre chef - galvanisés par la carte blanche offerte par l'essor économique et le besoin de structures d'une ville en plein essor, servie par une topographie favorable. Le plan choisi plus le nouveau centre-ville, construit en partie sur l'ancien camp militaire, est arrêté en 1938 ; s'éloignant des stéréotypes de la ville-neuve à plan hippodamien classique, l'architecte en chef Coggio Selassie assume néanmoins une plus grande originalité du tracé faisant la part belles aux courbes, malgré les critiques émanant de ses propres assistants. Les îlots sont ouverts les uns après les autres, mais de tailles différentes ils limitent les perspectives de projection des commerçants et industriels. Les reproches à l'égard de l'architecte en chef grossissent au tournant des années 1940 au point que les chantiers de la ville finissent par être abandonnés.
La fin du plan Selassie, dessinant les rues de la ville, n'est atteinte qu'en 1982, soient 34 ans après son lancement. Acoracci, comme l'Épibatie, manque d'argent, et semble avoir raté le potentiel de la modernité. Il faut attendre les années 1990 pour qu'Acoracci redémarre, mais son essor n'est pas synonyme de celui de l'Épibatie, dont les finances ne se sont toujours pas remises de la guerre terminée en 1939. Acoracci finit par capter, récupérer, les activités secondaires ayant tenté de s'implanter ailleurs sur le cours de l'Ibabbi (région haut-illythe non comprise) au cours d'un XXème raté.
Aujourd'hui, elle s'impose comme un pôle urbain central en Méso-Algarbe. Depuis les années 2010, elle s'est parsemée d'immeubles relativement hauts pour le pays, les constructeurs jouissant d'un immobilier en forte hausse. Alors que sa jumelle Gighida est ancienne, traditionnelle, résidentielle et "politique", Acoracci est neuve, innovante et moderniste dans sa forme et son fond, industrielle et "laïque" - accordant peu d'importance à l'histoire impériale et plus préoccupée par le développement de l'Épibatie.
Territoire impérial épibate - ville 180 000 habitants
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/28/190328072545141216.png[/img]
Le quartier d'affaires, cosmopolite, d'Acoracci[/center]
Il s'agit probablement de la ville la plus avancée du pays - encore même que les villes blanches du littoral maritime. Acoracci est [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=346030#p346030]le berceau d'un certain progressisme politique[/url], qui promet des lendemains meilleurs pour la situation économique de l'Épibatie. Sorte de capitale économique en construction, Acoracci bénéficie d'une topographie bien plus facile que Gighida, et de l'absence de bourgeoisie urbaine héritière freinant la rationalité de son développement.
La ville n'était jusqu'au début du XXème siècle qu'un ensemble de petits villages de bergers, profitant d'un plateau de 17 000 hectares traversé par l'Ibabbi. Les huttes de terre n'étaient occupées que saisonnièrement, et le plateau déserté à la saison la plus chaude au profit des vallées de la boucle de Deghdi. Dans les années 1920, l'Armée épibate utilise l'emplacement actuel de la ville pour établir un camp militaire, désaffecté dès 1932. Les civils qui avaient été employés pour l'aide du camp trouvent dans le commerce fluvial une nouvelle source de travail : la ville d'Acoracci nait et les villages de bergers sont rapidement détruits et remplacés, ou laissés à l'abandon puis transformés par le temps en simples bosses dans le sol.
La ville-nouvelle s'inspire alors des expériences récentes des grands architectes urbanistes du Nouveau monde. Acoracci attire de nombreux professionnels, dépêchés au départ par l'Empire en quête de spécialistes pour bâtir une capitale économique moderne, puis in fine arrivant de leur propre chef - galvanisés par la carte blanche offerte par l'essor économique et le besoin de structures d'une ville en plein essor, servie par une topographie favorable. Le plan choisi plus le nouveau centre-ville, construit en partie sur l'ancien camp militaire, est arrêté en 1938 ; s'éloignant des stéréotypes de la ville-neuve à plan hippodamien classique, l'architecte en chef Coggio Selassie assume néanmoins une plus grande originalité du tracé faisant la part belles aux courbes, malgré les critiques émanant de ses propres assistants. Les îlots sont ouverts les uns après les autres, mais de tailles différentes ils limitent les perspectives de projection des commerçants et industriels. Les reproches à l'égard de l'architecte en chef grossissent au tournant des années 1940 au point que les chantiers de la ville finissent par être abandonnés.
La fin du plan Selassie, dessinant les rues de la ville, n'est atteinte qu'en 1982, soient 34 ans après son lancement. Acoracci, comme l'Épibatie, manque d'argent, et semble avoir raté le potentiel de la modernité. Il faut attendre les années 1990 pour qu'Acoracci redémarre, mais son essor n'est pas synonyme de celui de l'Épibatie, dont les finances ne se sont toujours pas remises de la guerre terminée en 1939. Acoracci finit par capter, récupérer, les activités secondaires ayant tenté de s'implanter ailleurs sur le cours de l'Ibabbi (région haut-illythe non comprise) au cours d'un XXème raté.
Aujourd'hui, elle s'impose comme un pôle urbain central en Méso-Algarbe. Depuis les années 2010, elle s'est parsemée d'immeubles relativement hauts pour le pays, les constructeurs jouissant d'un immobilier en forte hausse. Alors que sa jumelle Gighida est ancienne, traditionnelle, résidentielle et "politique", Acoracci est neuve, innovante et moderniste dans sa forme et son fond, industrielle et "laïque" - accordant peu d'importance à l'histoire impériale et plus préoccupée par le développement de l'Épibatie.
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Arios
[center]Malacchi Laundpad City
Commonwealth - ville scientifique de 2 400 habitants
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/04/13/190413082943928751.png[/img]
Un pas d'essai de boosters en phase de test[/center]
Doter la Ligue de Lébira, sur le territoire de l'Empire d'Épibatie, avec l'argent du Commonwealth, d'une structure de mise en orbite de satellites artificiels. Tel avait été le projet tripartite, résumé par les Cartaginiens, en lequel avait consisté cette collaboration à trois États dès l'hiver 2038. Le Commonwealth avait obtenu, honneur suprême à l'esprit de son peuple, une concession territoriale - laquelle pouvait être en partie gardée par ses propres troupes. L'Empire d'Épibatie accédait ainsi à une somme de technologies impressionnantes pour ses scientifiques, et à la possibilité matérielle dans l'avenir de récupérer le contrôle d'une bande de terre grandement valorisée. La Ligue de Lébira avait apporté des fonds, sa médiation diplomatique, assuré le mariage de raison au cœur de l'Algarbe... pour assurer sans frais superflus à ses clients la mise en orbite des satellites que produisait son industrie.
Mais le Malacchi Laundpad n'était pas qu'une base scientifique. Les besoins des savants britonniques étaient les mêmes que dans leur lointaine île brumeuse. Et pour éviter le bruit et les odeurs qui s'accumulaient autour des préfabriqués accueillant les premiers contributeurs, il avait été nécessaire d'élargir les avenues provisoires et de s'orienter vers l'aménagement d'une véritable petite ville, dont les îlots d'habitation carrés étaient déjà enserrés dans leur corset de goudron neuf, et brillant au soleil équatorial de l'Épibatie du sud. On avait tracé un grand damier, après avoir écrasé à peu près tout sur plus de 13 hectares de jungle ainsi réduite en remblais d'humus, stabilisés par plusieurs camions de gravas importés par bateau depuis le nord du pays. On l'avait découpé en carrés et rectangles équidistants du centre destiné à une grande zone commerciale et communautaire, où les familles de cette bonne bourgeoisie des Sciences pourraient passer leurs heures de courses et de loisirs occidentaux divers.
Les premiers immeubles de trois à sept étages sortaient de terre, pourvus de grands balcons qui accueilleraient les plantes, et les fils à linge, des mères (et pères) de familles, les paraboles également pour capter facilement les chaines de la Broadcasting Corporation, ou Cartagina 1. Des plus hauts balcons, et de quelques toits promis à être végétalisés ou accueillir les terrasses nécessaires aux repas des voisins, on pouvait apercevoir la mer à quelques kilomètres, sinon l'impressionnante mangrove paraissant de-là recouvrir la surface de la terre. La grande bleue arrivait jusqu'aux limites de la ville, son petit port en pleine construction, engouffrée dans ce qui semblait formait la plaie bleue d'une jungle envahissante, mais enfin domptée.
Au loin, quelques fumées parfois trahissaient, au-delà des hautes barrières d'acier nouvellement dressées, les feux de quelques obscures tribus oubliées de l'Histoire, chasseurs-cueilleurs désormais privés de leur accès traditionnel au bras de mer.
Commonwealth - ville scientifique de 2 400 habitants
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/04/13/190413082943928751.png[/img]
Un pas d'essai de boosters en phase de test[/center]
Doter la Ligue de Lébira, sur le territoire de l'Empire d'Épibatie, avec l'argent du Commonwealth, d'une structure de mise en orbite de satellites artificiels. Tel avait été le projet tripartite, résumé par les Cartaginiens, en lequel avait consisté cette collaboration à trois États dès l'hiver 2038. Le Commonwealth avait obtenu, honneur suprême à l'esprit de son peuple, une concession territoriale - laquelle pouvait être en partie gardée par ses propres troupes. L'Empire d'Épibatie accédait ainsi à une somme de technologies impressionnantes pour ses scientifiques, et à la possibilité matérielle dans l'avenir de récupérer le contrôle d'une bande de terre grandement valorisée. La Ligue de Lébira avait apporté des fonds, sa médiation diplomatique, assuré le mariage de raison au cœur de l'Algarbe... pour assurer sans frais superflus à ses clients la mise en orbite des satellites que produisait son industrie.
Mais le Malacchi Laundpad n'était pas qu'une base scientifique. Les besoins des savants britonniques étaient les mêmes que dans leur lointaine île brumeuse. Et pour éviter le bruit et les odeurs qui s'accumulaient autour des préfabriqués accueillant les premiers contributeurs, il avait été nécessaire d'élargir les avenues provisoires et de s'orienter vers l'aménagement d'une véritable petite ville, dont les îlots d'habitation carrés étaient déjà enserrés dans leur corset de goudron neuf, et brillant au soleil équatorial de l'Épibatie du sud. On avait tracé un grand damier, après avoir écrasé à peu près tout sur plus de 13 hectares de jungle ainsi réduite en remblais d'humus, stabilisés par plusieurs camions de gravas importés par bateau depuis le nord du pays. On l'avait découpé en carrés et rectangles équidistants du centre destiné à une grande zone commerciale et communautaire, où les familles de cette bonne bourgeoisie des Sciences pourraient passer leurs heures de courses et de loisirs occidentaux divers.
Les premiers immeubles de trois à sept étages sortaient de terre, pourvus de grands balcons qui accueilleraient les plantes, et les fils à linge, des mères (et pères) de familles, les paraboles également pour capter facilement les chaines de la Broadcasting Corporation, ou Cartagina 1. Des plus hauts balcons, et de quelques toits promis à être végétalisés ou accueillir les terrasses nécessaires aux repas des voisins, on pouvait apercevoir la mer à quelques kilomètres, sinon l'impressionnante mangrove paraissant de-là recouvrir la surface de la terre. La grande bleue arrivait jusqu'aux limites de la ville, son petit port en pleine construction, engouffrée dans ce qui semblait formait la plaie bleue d'une jungle envahissante, mais enfin domptée.
Au loin, quelques fumées parfois trahissaient, au-delà des hautes barrières d'acier nouvellement dressées, les feux de quelques obscures tribus oubliées de l'Histoire, chasseurs-cueilleurs désormais privés de leur accès traditionnel au bras de mer.
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Arios
[center]Aghgia
Territoire autonome de Haute-Illythie - ville de 108 000 habitants
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/11/19111107034499201.png[/img]
Plaine d'Aghgia, ville plate et mixte[/center]
Aghgia est une ville de basse altitude, située aux pieds des massifs faisant la jonction entre l'Épibatie historique et la Haute-Illythie. Historiquement, elle existe depuis le Moyen-âge comme une ville épibate, contrefort du royaume chrétien face à l'insécurité migratoire animiste et bantoue, à l'époque où les Illythes n'étaient pas aussi présents qu'aujourd'hui sur cette partie de l'Ibabbi et ne formaient pas une zone de peuplement continue et permanente. Dans les derniers siècles du deuxième millénaire, Aghgia voit sa population submergée par l'essor de la communauté illythe, alors que les autorités locales, très lointaines, sont de fait indépendantes d'un pouvoir central impérial affaibli.
Aux XXème et XXIème siècle, Aghgia capte avec les autres villes de Haute-Illythie l'essentiel de la croissance économique et sociale, en premier lieu et avant le phénomène de développement des grandes villes épibates actuelles à l'amont du fleuve, avec trente ans de décalage. Aghgia dès les années 1980 retrouve une communauté noire épibate importante, attirée par le développement de l'emploi et la croissance de l'économie dans le domaine fluvial marchand, l'explosion de l'industrie sylvicole d'exploitation des savanes, puis l'essor du fret entre le nord et le centre de l'Empire (à mesure que les villes d'amont voient leurs usines de biens manufacturés se développer).
À l'image des autres villes épibates, Aghgia est le fruit d'un urbanisme mixte, entre initiatives descendantes dévoyées et constructions anarchiques ; de nombreux espaces maraichers et arboricoles demeurent au sein du tissu urbain, en plus d'enclos d'élevage à proximité de parcs demeurant pâturés. Les immeubles de plusieurs étages poussent petit à petit en remplacement de villas démodées, liées parfois à des couches sociales illythes émigrées depuis vers la Ligue de Lébira. Aghgia reste un pôle paradoxal de production alimentaire, jouissant d'un climat chaud et doux toute l'année, mais d'une pluviométrie suffisante pour faciliter l'agriculture a contrario de villes situées en aval.
Territoire autonome de Haute-Illythie - ville de 108 000 habitants
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Plaine d'Aghgia, ville plate et mixte[/center]
Aghgia est une ville de basse altitude, située aux pieds des massifs faisant la jonction entre l'Épibatie historique et la Haute-Illythie. Historiquement, elle existe depuis le Moyen-âge comme une ville épibate, contrefort du royaume chrétien face à l'insécurité migratoire animiste et bantoue, à l'époque où les Illythes n'étaient pas aussi présents qu'aujourd'hui sur cette partie de l'Ibabbi et ne formaient pas une zone de peuplement continue et permanente. Dans les derniers siècles du deuxième millénaire, Aghgia voit sa population submergée par l'essor de la communauté illythe, alors que les autorités locales, très lointaines, sont de fait indépendantes d'un pouvoir central impérial affaibli.
Aux XXème et XXIème siècle, Aghgia capte avec les autres villes de Haute-Illythie l'essentiel de la croissance économique et sociale, en premier lieu et avant le phénomène de développement des grandes villes épibates actuelles à l'amont du fleuve, avec trente ans de décalage. Aghgia dès les années 1980 retrouve une communauté noire épibate importante, attirée par le développement de l'emploi et la croissance de l'économie dans le domaine fluvial marchand, l'explosion de l'industrie sylvicole d'exploitation des savanes, puis l'essor du fret entre le nord et le centre de l'Empire (à mesure que les villes d'amont voient leurs usines de biens manufacturés se développer).
À l'image des autres villes épibates, Aghgia est le fruit d'un urbanisme mixte, entre initiatives descendantes dévoyées et constructions anarchiques ; de nombreux espaces maraichers et arboricoles demeurent au sein du tissu urbain, en plus d'enclos d'élevage à proximité de parcs demeurant pâturés. Les immeubles de plusieurs étages poussent petit à petit en remplacement de villas démodées, liées parfois à des couches sociales illythes émigrées depuis vers la Ligue de Lébira. Aghgia reste un pôle paradoxal de production alimentaire, jouissant d'un climat chaud et doux toute l'année, mais d'une pluviométrie suffisante pour faciliter l'agriculture a contrario de villes situées en aval.