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Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/iB4oEW7.png[/img]
      6 août 2038

      Originaire de Phalanstérie et spécialisé dans l’aéronautique :
      le nouveau profil-type du « cerveau » qui s’installe en Santogne


      [img]https://i.imgur.com/ALyh2L3.png[/img]
      Illustration : intérieur d’une usine d’assemblage d’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1013&t=17465]Orbis Communications[/url][/center]

      L’étude annuelle, publiée par les services de l’immigration, sur le profil des nouveaux arrivants en Santogne, a mis en exergue une proportion assez forte de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348870#p348870]hauts diplômés[/url]. Au titre de l’année 2037, ce ne sont pas moins de 1 700 détenteurs d’un doctorat, d’un diplôme d’ingénieur ou équivalent, qui ont choisi de s’installer dans le pays, un nombre en hausse par rapport à l’année 2036. Derrière le sobriquet de « cerveau » se cachent toutefois des profils extrêmement variés, allant de l’universitaire spécialisé en physique quantique au philosophe de renom. L’étude de l’Immigration montre néanmoins que le profil-type est celui du diplômé en aéronautique, ayant réalisé ses études en Phalanstérie recruté par Orbis Communications, à Varaunes. L’acclimatation en Santogne a été relativement aisée, les deux pays partagent la même langue – même si les Phalanges concèdent que « les Santognais ont un accent bizarre, qui sent la guimauve » - et la Phalanstérie, à l’instar de la Santogne, est technologiquement avancée en matière spatiale et satellitaire. Malgré ces prouesses, la Phalanstérie est victime d’une désertion – limitée - de ses génies. Le profil des ingénieurs phalanges venus s’installer en Santogne est à vrai dire à l’exact opposé de celui [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=342296#p342296]ingénieurs santognais partis au Bykova[/url], lesquels entendaient renouer avec l’essence même de leur métier, celui de concevoir des produits de haute qualité et résistants à toute épreuve, n’en déplaisent aux logiques marketing d’obsolescence programmée. Pour les nouveaux migrants de l’enclave rouge de Dytolie, c’est le manque d’opportunités, d’évolutions et d’autonomie qui les ont menés à s’installer à Varaunes, où se trouve le siège d’Orbis. Maximilien Leblanc, 28 ans, est l’un d’eux. Il a été recruté dans un contexte de forte augmentation du nombre de commandes et d’investissements du groupe dans des satellites dernière génération. S’il reconnaît que son pays d’origine a su lui donner une formation de qualité, le marché de l’emploi le semblait en revanche trop rigide : « Ce n’est pas l’appât du gain qui m’a fait venir en Santogne mais en Phalanstérie, tout est trop cadré et ça nuit aux initiatives personnelles. Quand je soumettais une idée, elle était mise aux votes. Que la démocratie règne en entreprise est une bonne chose, je ne dis pas le contraire, mais dans le même temps, la libre entreprise n’est pas en odeur de sainteté là-bas. Du coup, mon idée rejetée, je n’avais pas vraiment de recours, ni de moyens de m’émanciper des desiderata des dirigeants de l’entreprise… Surtout pour un secteur aussi stratégique que l’aéronautique ! ».

      Aujourd’hui, Maximilien vit dans le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=342914#p342914]quartier de la Grandevue[/url], à Varaunes, contribuant malgré lui à sa gentrification. Progressiste et attaché à l’égalité des sexes, le jeune ingénieur trouvera ici un cadre de vie agréable. Financiers et artistes ont quant à eux posé leurs bagages à Forcastel, tandis que les chimistes privilégient Oradour ou Fos-sur-Méguès. Les hauts diplômés qui ont fui l’Aminavie ont, eux, eu le Lorthon en ligne de mire avant tout. En conséquence, la Santogne n’est pas une destination privilégiée pour les cerveaux aminiens. Toutefois, ceux qui ont [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=342875#p342875]abjuré leur foi[/url] dans le créationnisme et plaidé à la fois pour la théorie de l’évolution et le respect des homosexuels ont trouvé facilement refuge ici, alors même que la Santogne n’est pas la nation la plus progressiste sur ces deux sujets. Une hypocrisie qui n’a pas échappé à Abdelkader Ben Haddou, 31 ans. Ce musulman non pratiquant, qui travaille comme chirurgien à l’hôpital de Sainte-Madrague, a vite déchanté. « Mais les Santognais ne sont pas racistes. Il faut juste apprendre à les connaître et ne pas se braquer à leurs préjugés, parfois tenaces. Ils ont un franc-parler et sont parfois têtus mais ce ne sont pas de mauvaises personnes. » concède-t-il. Le gouvernement, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=343968#p343968]qui veut se réconcilier avec le monde intellectuel[/url], est aujourd’hui dans le satisfecit même si l’aile droite de la Ligue du Renouveau craint que « ces étrangers hauts diplômés ne servent de cache-misère par rapport au danger réel de l’immigration ». La Santogne n’est pas la première des terres d’accueils de ces cerveaux – l’Eashatri et l’Aiglantine restent des valeurs sûres et le Karmalistan a su rebondir après sa guerre civile - mais elle est en proportion de sa population le pays qui a le plus profité au monde de cette manne migratoire, devant les Valvatides.

      [right]Marie-Christine Chardin[/right][/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center]12 août 2038[/center]

      [img]https://i.imgur.com/r0uDdFJ.png[/img] | La mule faisait transporter de la drogue à son bébé pour le Lagac’hann
      [justify]L’histoire est assez insolite. Les douaniers lagarans ont intercepté une femme originaire de Pénasque, en possession de 300 grammes de cannabis. Pour la transporter sans craindre la fouille, la mule était accompagnée de son bébé dans les bras, dont la couche était inhabituellement lourde… et pour cause, le sachet de stupéfiants y était dissimulé. « Je n’ai pas eu le temps de le changer » a prétexté la femme, qui espérait des douaniers qu’ils n’allaient pas fouiller la couche sale d’un bébé. Mais elle a été trahie par l’infaillible flair du chien renifleur. Une pratique qui devient routinière pour les douaniers lagarans, surtout sur cette route de Pénasque. Ville ouvrière à proximité de la frontière, elle est un vivier de mules potentielles, qui peuvent tirer jusqu’à 500 ₱ par course. Dans le cas précis, la mère de 24 ans s’en sortira avec une amende et une interdiction de circuler au Lagac’hann.[/justify]


      [img]https://i.imgur.com/NSqlbkO.png[/img] | Hiérosolyme : faible mobilisation à Gignoux pour dénoncer le traité de Cernavoda
      [justify]Gignoux est une ville assez singulière en Santogne. La plus au nord de la Santogne, elle est aussi sous statut spécial, co-administrée entre la Santogne, le Lagac’hann voisin et les Etats pontificaux. C’est à ce titre que des musulmans du pays ont appelé à manifester contre le Traité de Cernavoda, qui prévoit une protection par l’Empire Estolien, le Royaume de Kars et la République de Valdaquie. En échange, la Ville Sainte garde son indépendance juridique mais est interdite d’adhésion à une union politique ou économique avec un autre Etat. La communauté musulmane, qui espérait une prise de position plus ambitieuse du Kars et servant les intérêts de la Oumma seule, le traité est vu comme un acte de trahison. La manifestation de Gignoux a cependant tourné court puisqu’à peine 100 personnes étaient à dénombrer aujourd’hui. La communauté de musulmane de Santogne, assez mal organisée et nettement moins nombreuse que celle du Lorthon, semble à première vue se désintéresser de l’affaire, jugée lointaine, sinon insignifiante. Le gouvernement a quant à lui estimé que « le Traité de Cernavoda [était] un compromis honnête, qui ne pourra pas satisfaire tout le monde, mais qui au moins assure la paix et stabilité de la Ville Sainte ».[/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img]
      18 août 2038

      Pour défendre la position santognaise sur Hiérosolyme, Martial Vallotton
      se met en scène avec de « vrais intellectuels » et de « vrais artistes »


      [img]https://i.imgur.com/xFO6MLU.png[/img]
      À l’occasion d’une grossière mise en scène, le Vice-Premier ministre chargé de la diplomatie a
      discuté prétendument « sans filtre » autour d’un café avec le chanteur Aaron Schealtiel[/center]

      Elue sur la promesse d’un gouvernement éloigné de l’influence des « élites arrogantes » et d’un retour du pouvoir au peuple, la coalition entre l’extrême droite de la Ligue du Renouveau et les attrape-tout de l’Alliance du pouvoir populaire a suscité bien d’hostilités de la part de la communauté intellectuelle de Santogne. Une réconciliation timide a été amorcée avec la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=343968#p343968]création de la Fondation Internationale pour la Gallophonie[/url] mais celle-ci, sous-financée et péchant par le manque de volontarisme de ses Etats-membres, n’a pas eu les effets escomptés. Plus récemment cependant, le gouvernement s’est félicité de l’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348895#p348895]attractivité de la Santogne[/url] pour les hauts diplômés. Interrogé sur les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348996#p348996]déclarations de certaines personnalités[/url] du showbiz national au sujet de Hiérosolyme, Martial Vallotton a préféré répondre par le mépris : « L’expérience a montré que quand ces personnalités ont commenté une situation politique, c’est l’exact inverse qui s’est produit. À titre d’exemple, elles prévoyaient notre défaite en 2035. Pour autant, je respecte leur point de vue, je dis même qu’il est très important puisque ce sont des anti-boussoles, qui nous indiquent par leur mécontentement qu’on est sur le bon chemin et par leur soutien qu’on fait fausse route. ». À côté de lui, le chanteur de variété Aaron Schealtiel ne préfère pas s’exprimer sur le sujet, lui qui pourtant se déclarait « ennemi du populisme » il y a dix ans. Un retournement de veste difficilement accepté par ses fans et par la communauté séfarade à laquelle il appartient, mais qui se comprend mieux quand on sait qu’il a été choisi par l’actuel gouvernement pour mener une mission ministérielle sur la promotion de la langue gallique à travers le monde.

      Martial Vallotton tend le soutien de Schealtiel comme un trophée et répète à qui veut l’entendre que « les ennemis des intellectuels ne sont pas au gouvernement mais se cachent parmi ceux qui prétendent les représenter ». La critique de la démocratie représentative est habituelle au sein des deux formations politiques mais celles-ci continuent d’y avoir cours. Ainsi, le gouvernement étudie-t-il sérieusement l’idée pour la communauté séfarade santognaise – très pourvoyeuse d’intellectuels et artistes nationaux - d’avoir ses propres représentants. Avec pour condition essentielle le fait de payer tous ses impôts en Santogne. Le Vice-Premier ministre souhaite ainsi jeter l’opprobre contre les anti-Cernavoda dont certains, il est vrai, ont fui la Santogne et ses taux d’imposition supérieurs à la moyenne, même si ces derniers se défendent d’évasion fiscale mais plutôt d’avoir quitté un pays dirigé par d’arrogants démagos. Pour appuyer ses propos, Martial Vallotton, qui fait des évadés fiscaux les ennemis de la Santogne, invite tous les citoyens à se saisir de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=341105#p341105]l’outil de délation postale lancée dès 2036[/url]… et qui rapporte aux finances de l’Etat grâce à l’achat de timbres. Pour le gouvernement, il s’agit d’inscrire dans l’esprit des Santognais que les intellectuels qui lui sont hostiles, le sont aussi contre le pays et contre les petites gens, et qu’ils ne peuvent donc pas incarner la vie culturelle santognaise. De là naît l’idée qu’il existe des vrais et des faux artistes et intellectuels. Mais jamais au cours de son entretien caféiné filmé et retransmis sur PiouPiou, Vallotton n’aura abordé le fond du problème de Hiérosolyme, qui devient pour le ministre juste un prétexte pour rendre des comptes à ses opposants de toujours. À l’image du reste du gouvernement, l’athée Vallotton accorde peu d’intérêt à la question de Hiérosolyme et se contente de suivre l’allié valdaque.


      [right]Tibotz Casaban[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center]20 août 2038[/center]

      [img]https://i.imgur.com/gfV4u5p.png[/img] | La Fondation Terre Juste érige l’éducation comme rempart aux radicalismes religieux
      [justify]La Fondation Terre Juste, qui développe à travers le monde, des projets éducatifs de la petite enfance à l’âge adulte, s’est dite inquiète de la montée des radicalismes religieux notamment en écho aux [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348951#p348951]événements de Hiérosolyme[/url], qui font craindre un risque terroriste dans plusieurs pays occidentaux. Répétant que « de l’ignorance naît l’extrémisme religieux », la présidente de l’ONG, Jocelyne Verninac, a affirmé que la Fondation soutiendrait toute initiative qui viserait à redonner un cap aux « désœuvrés » qui peuvent être séduits par la promesse des groupes terroristes de sauver leurs coreligionnaires de l’oppression des « impérialistes ». Accordant des bourses d’études, y compris en théologie, la Fondation entend ainsi à son échelle lutter contre les causes qui lui sembles propices à de tels égarements. Les musulmans mal intégrés au Lorthon ; les chrétiens des favelas du Berlim tentés par les discours évangéliques ou les traditionalistes vivant en vase clos en Santogne et au Lagac’hann sont particulièrement ciblés.[/justify]


      [img]https://i.imgur.com/UGBQJab.png[/img] | Un petit tour au Salon International des arts qui se tient à Forcastel
      [justify]La capitale santognaise accueille pour plusieurs mois le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=922&t=17554]Salon International des arts[/url], nouveau rendez-vous d’art contemporain sous tous ses formes, allant de l’architecture la plus académique aux jeu vidéo. Pour l’organisateur de l’événement, il s’agit ainsi de valoriser une culture moderne souvent méprisée par les puristes, qui serait opposée à un héritage culturel fantasmé et idéalisé. Les adversaires du Salon ont d’ores et déjà pris à part le Lapin de Pâques de l’artiste ennissois Brídín Nic Cluasaigh, conçu à partir d’excréments, quintessence du mauvais goût ; ou le Duc de demain peint par le Santognais Tristan Caboufigue, perçu comme un « saccage ». Annibal, un passionné d’art contemporain originaire de Sainte-Madrague aux lunettes teintées, a tenu à répondre à ces accusations et légitimer la tenue du Salon : « Donc, à les entendre, les artistes des siècles passés étaient purs. Jamais un texte scabreux n’a été produit au Moyen-Âge. Jamais une caricature lubrique n’a été dessinée à la Renaissance. Tous se contentaient de représenter des petits anges joufflus... Bien sûr que non ! C’est juste que l’histoire, y compris celle des arts, fut longtemps une discipline exercée par des hommes pudiques voire puritains, qui ont fait une sélection arbitraire de ce qui devait figurer au patrimoine de l'humanité et ce qui ne devait pas l'être. Le Salon est là pour réhabiliter tous les artistes et à rééquilibrer l'Histoire. ». Le jeune homme conseille en particulier la performance Grigliate de la lébirienne Samira Berezzini, qui compte se reproduire avec ses bobines de fer à Forcastel, samedi prochain.[/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
      30 août 2038

      Aubinergues mise sur une rentable gratuité de ses transport publics

      [img]https://i.imgur.com/vOv6iQ5.png[/img]
      Illustration : Place des Arts à Aubinergues[/center]

      Le 1er septembre prochain, la Ville d’Aubinergues fêtera le premier anniversaire de sa politique de gratuité totale de transports. La décision, prise à une courte majorité en 2037, sous l’impulsion du maire social-démocrate, s’est heurtée à une forte opposition des libéraux et des conservateurs, qui ont mis en garde contre une « hausse énorme des impôts » pour compenser les pertes de recettes et couvrir les frais de fonctionnement, alors même que la ville est endettée. Le premier bilan permet toutefois de relativiser ces prévisions, les impôts locaux à Aubinergues ayant augmenté dans la moyenne provinciale et nationale. Cette politique visait plusieurs objectifs, à la fois touristique, social, environnemental, urbanistique et même financier. En premier lieu, il s’agissait de lutter contre la congestion automobile, avec les afflux quotidiens des villes qui encerclent Aubinergues et ses 100 000 habitants, une situation rapidement devenue chaotique. En conséquence, la métropole – qui plus est assez peu exposée aux vents – affichait régulièrement des pics de pollution atmosphérique. Le réseau de transports publics était lui-même boudé puisque les bus étaient à l’instar des autres véhicules pris dans les embouteillages. Qui plus est, dans cette ville qui a gardé son héritage médiéval, les routes pavées sont nombreuses et amplifient d’autant plus les nuisances sonores par la circulation automobile. Un patrimoine difficile à mettre en valeur pour la Ville qui avait même un temps envisagé, sur les conseils de l’opposition municipale, de retirer les pavés pour y couler du bitume, provoquant une levée de boucliers de l’association d’histoire locale. La décision a finalement été pris de rendre gratuits les transports publics.

      Comment Aubinergues finance-t-elle cette décision à première vue radicale ? Pour le maire Auguste Beaulne, « les ventes de tickets ajoutaient du beurre dans les épinards mais ne finançaient pas le réseau, qui était déjà aux deux tiers subventionné ». La conclusion du premier magistrat d’Aubinergues tombe alors sous le sens : subventionner 100 % le réseau et par la même occasion rendre inutiles contrôleurs, guichets de vente et entretien d’automates. Le coût pour l’emploi est terrible, puisqu’une centaine de personnes se retrouvent au chômage technique. Mais le maire, là encore, l’assure : il rentre dans ses comptes. C’est qu’en parallèle, il ne s’est pas contenté de supprimer les tickets payants. Une politique très dissuasive de l’usage de l’automobile a été mise en œuvre : péage urbain pour entrer dans les principaux quartiers de la ville, augmentation drastique des tarifs de stationnement… Peut-être trop dissuasive puisque sur les derniers mois, le réflexe de prendre le bus plutôt que la voiture a été à ce point suivi des faits que les recettes liées au stationnement et au péage urbain ont reculé. Les bus, quant à eux, sont pris d’assaut et peuvent de nouveau être boudés pour cette raison. Ce qui fait craindre une hausse plus importante de la fiscalité dans les prochaines années. La politique est néanmoins populaire, y compris chez les commerçants, qui estiment que les clients prennent plus de temps à flâner et sont moins stressés. Les aficionados de l’auto pointent quant à eux une mesure de « bobos de centre-ville ».

      [right]Etienne Bossuet[/right][/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/iB4oEW7.png[/img]
      31 août 2038

      Langrole à la conquête du Tlaloctlitlal

      [img]https://i.imgur.com/tXa3Vtw.png[/img]
      Xācocēlōtl Cozcatl, connue sous le nom de scène « Xaco » est la nouvelle égérie de la marque Langrole[/center]

      La marque [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348347#p348347]Langrole[/url], très convoitée par les adolescentes santognaises, l’est tout à l’autre bout du monde, au Tlaloctlitlal, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=349135#p349135]au point de remplacer l’habit traditionnel[/url]. Un occidentalisme qui déplaît fortement dans les classes dirigeantes de ce pays très empreint par l’anticolonialisme et la préservation d’une identité millénaire face au rouleau compresseur du soft power dytolien. Pour la jeune génération cependant, non seulement ce tabou est levé mais porter du Langrole y est vue comme un marqueur de réussite sociale. Importés en quantités limitées, les vêtements qui sortent de l’usine santognaise y sont acheminés en avion pour être revendus deux à trois fois le prix conseillé en Santogne. Ce protectionnisme a finalement eu l’effet pervers d’accorder de la valeur à ce bien importé. La marque au lézard (dont « langrole » est la traduction en patois local, ndlr) a vu le jour à Garignan dans les années 1970, à la faveur d’un certain assouplissement des mœurs. Aujourd’hui haut-lieu de la mode, Garignan était une Ville libre au Moyen Âge investie par des commerçants valdaques venue faire profiter à la Santogne les derniers tissus exotiques qui ont transité sur la bien nommée route de la soie. Celle-ci connaît une nouvelle jeunesse en 2038, même si l’on vend moins de la soie que d’autres ressources éminemment plus stratégiques. Langrole a ainsi profité du savoir-faire de Garignan et de son économie et sa population tournées vers le monde. Et c’est par l’initiative d’une femme d’affaires tlaloctlictec que le lézard a fini dans les friperies les plus branchées de la république insulaire dorimarienne.

      Percer le marché tlaloctlictec n’est pas une mince affaire pour une marque étrangère, qui plus est dytolienne, mais celui qui y parvient bénéficie d’un très bon achalandage. Pour Langrole, l’opération a été couronnée de succès et la marque veut aller plus loin en faisant d’une rappeuse originaire du pays sa nouvelle égérie. Xaco, de son vrai nom Xācocēlōtl Cozcatl, a su profiter de la politique de son pays très favorable à l’égalité entre les genres pour investir une scène du rap très masculine, voire misogyne. Ses performances ont traversé l’Océan Déchinisien, jusqu’au service marketing de Langrole. À 24 ans, elle signe un juteux contrat pour promouvoir les produits de la marque dans toutes ses tournées. Adulée, elle est aussi fortement contestée dans son pays, ne serait-ce pour avoir adopté un style de musique si éloigné de la tradition locale et surtout pour s’être couchée aux dogmes du capitalisme dytolien, ce à quoi elle répond que l’argent qu’elle gagne servira avant tout à défendre les causes qui (lui) sont chères. À travers cette égérie, Langrole signe donc un coup de maître. D’autant plus que le Tlaloctlitlal n’est plus la seule cible : tous les peuples autochtones, du Berlim et du Txile voisins jusqu’aux Aborigènes du Nayoque, sont susceptibles de s’identifier à Xaco… et à sa garde-robe.


      [right]Marie-Christine Chardin[/right][/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img]
      2 septembre 2038

      Comment la Santogne aide le président valdaque à devenir monarque

      [img]https://i.imgur.com/QzCQvvC.png[/img][/center]

      À Varaunes, un fourgon blindé arrive devant la principale unité de fabrication des satellites artificiels, qui font la réputation d’Orbis Communications. À l’intérieur, c’est une cohue organisée qui tente de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=349186#p349186]répondre aux commandes[/url]. À l’extérieur, des hommes armés de fusils d’assaut surveillent les environs. Du fourgon sortent plusieurs coffres avec à l’intérieur les diamants travaillés sur mesure pour les besoins du satellite. La pierre précieuse y finira son long périple qui a commencé dans les mines de Munténie (Valdaquie) exploitées par le groupe [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=345547#p345547]Alpva[/url]. Orbis n’est pas la seule société santognaise à être dépendante de cette matière première, au grand plaisir du mastodonte valdaque qui embauche pas moins de 400 000 personnes directement. Aujourd’hui dirigé par Timofan Groza, le groupe l’était auparavant par Petru Ursachi, qui détenait [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=344829#p344829]39 %[/url] de l’actionnariat. Devenu depuis président de la République de Valdaquie, Ursachi a cédé ses parts mais continue d’être – différemment – le propriétaire du groupe, détenu par l’Etat pour les 61 % restants. Pour faire oublier que le nouveau gardien du christianisme orthodoxe reste un Etat oligarque, est racontée la même fable partout, celle du fils de tsiganes devenu à force d’abnégation le premier homme du pays. Roublard, la success-story d’Ursachi à la tête d’Alpva s’inscrit dans une culture de trafic de métaux, très imprégnée dans le milieu gitan dans lequel il a grandi. Les couronnes dentaires bon marché posées aux Valdaques portent elles-mêmes la marque du royaume métallique d’Ursachi et c’est la Santogne, dépourvue de matières premières, qui nourrit les ambitions et la puissance du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348733#p348733]lynx[/url] aux dents longues, qui fait tant chavirer le cœur des éditorialistes karmalis.

      Les rapports n’ont pas toujours été très simples entre l’actuel président et la vieille monarchie déchue, comme en témoignent par ailleurs les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=346813#p346813]soupçons de soutien[/url] électoral des royalistes aux communistes. Le lynx serait-il la bête à abattre des veneurs du Roi ? Si la politesse diplomatique tend à montrer une pseudo-unité du président avec ceux qui l’ont précédé sur le trône ou ce qui y ressemble, force est de constater qu’Ursachi tente d’imposer son style et sa personne comme homme fort du pays, quitte à mettre en avant sa propre stature pour les besoins de la communication visuelle, de la même manière qu’adolescent, il mettait en avant ses muscles saillants au service des mines de cuivre dont il était l’ouvrier modèle. De quoi ridiculiser la vieille noblesse valdaque, rentière, flânant sur ses terres auxquelles elle s’accroche mordicus, et donc incapable de régner de nouveau sur le pays, et qui possède encore en Santogne quelques hectares hérités du XVIIIe siècle. La monarchie présidentielle qu’il instaure peu à peu à l’autre bout du continent n’est cependant pas dynastique, elle est plutôt clanique, composée des rares personnes de confiance qui entoure ce solitaire. Après avoir conquis la Valdaquie, il entend s’attaquer à la Dytolie entière, tant est si bien qu’il personnifie aujourd’hui la CND, en faisant d’Albarea la jonction entre le continent et le bloc ventélien-janubien par l’intermédiaire de la nouvelle Route de la soie. Un empire destiné à impressionner le « chacal » lébirien. Au duel mythique et animalier que nous impose une presse karmali pas totalement désintéressée, on lui préférera le combat entre le pot de terre et le pot de fer. Que le Lébira se rassure, il n’est pas le pot de terre. Mais que le pot de fer lébirien s’inquiète, il a en face de lui un spécialiste du vol de métaux… et de brevets.


      [right]Cassian Larrieu[/right][/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img]
      6 septembre 2038

      Comment la crise santognaise a épargné les « métiers à la con »

      [img]https://i.imgur.com/F7UxtlU.png[/img][/center]

      Ils sont inutiles, voire nuisibles à la société et à l’économie mais pourtant, non mécontents d’avoir survécu aux vagues de chômage consécutives à la crise de la dette santognaise, ils prospèrent. Souvent au détriment des métiers plus productifs et plus concrets qui impliquent un savoir-faire. Ancien manager des Industries Resevan, Thibault Moitessier relate son expérience et l’analyse à travers son essai La survie des métiers à la con, qui a été sélectionné pour le Festival International des Arts qui se tient actuellement à Forcastel. Réunionites à répétition, recrutement en masse de cadres qui avaient pourtant à encadrer de moins en moins de personnes, robotisation de nombreuses tâches… Durant près de dix ans, Thibault Moitessier a exercé la profession managériale, jusqu’à abandonner son poste en 2036. En reconversion dans l’artisanat, il est le symptôme du « brown-out », un phénomène qui survient lorsqu’un salarié ne voit plus ou ne comprend plus le sens, les finalités de son métier et par son livre, il espère déclencher un électrochoc nécessaire à l’économie et à la société. Même s’il refuse d’être affilié à une quelconque idéologie, Thibault Moitessier dresse un diagnostic sévère contre la société capitaliste : « Alors même qu’on nous vend une économie de marché où le travail serait régulé en fonction d’une offre et une demande, on observe que ce sont au contraire les métiers les moins productifs qui ont le mieux résisté à la crise santognaise. Ces métiers – que nous rebaptiserons « métiers à la con » - auraient été, si on en croit la théorie libérale, l’apanage des économies socialistes, où l’emploi est garanti à vie, quel que soit son utilité ou inutilité au tissu productif. » écrit l’auteur pour introduire son propos.

      Pour expliquer la présence de ces « métiers à la con » dans une économie de marché, Moitessier affirme que dans la plupart des sociétés, la robotisation n’a pas conduit à une nette réduction du temps de travail. Les obstacles sont idéologiques et politiques : une société qui accorde du temps libre à ses travailleurs est une société où ils auraient le temps pour se cultiver et développer une conscience intellectuelle et philosophique ; et donc un esprit critique hostile aux intérêts d’une caste dirigeante et financière qui a toujours intérêt de les garder aliénés par le travail. Pour ce faire, l’économie a été complexifiée, tout autant que le droit, pour permettre aux marketeurs et aux juristes de se spécialiser. « L’économie de marché, censée abolir les normes, s’est pourtant accompagnée d’une surenchère législative : sinon, ce sont tous les métiers juridiques qui viendraient à disparaître » explique-t-il plus loin. Les « métiers à la con » ne sont pour autant pas tous qualifiés, Thibault Moitessier citant les « esclaves du télémarketing » et autres employés de bureau qui exécutent des tâches ingrates et bureaucratiques. Au plus fort de la crise, dans les années 2020, les Industries Resevan pour lequel il travaillait se sont séparé de 20 % de leurs effectifs ouvriers alors que dans le même temps, le nombre de cadres a augmenté d’un tiers. Pour valoriser leur travail, des « indicateurs clés de performance » ont été instaurés, quantifiant l’inquantifiable. « Comment peut-on évaluer la productivité d’un employé de bureau ? » s’exclame-t-il.

      Si le cri de révolte transparaît tout au long du livre, les solutions paraissent à la fois simples et lointaines. « Il y a un verrou idéologique à faire sauter ! » précise-t-il. Si les marxistes tendent à approuver l’analyse de Moitessier – d’un capitalisme créant et nourrissant des métiers bâtards, inutiles à la production – ils rejettent plutôt le revenu universel entre autres préconisé dans le livre. Et Moitessier le reconnaît lui-même : un individu n’a conscience de son pouvoir que s’il est en possession de moyens de production lui permettant d’acquérir une conscience de classe et d’orienter l’économie vers des tâches utiles à la société à laquelle il appartient. Ce que ne permettrait pas le revenu universel, qui serait plutôt une invitation à l’individualisme. D’où, selon le marxistes, le fait que des libéraux eux-mêmes préconisent cette idée. En attendant, pour Moitessier, si l’on parle uniquement en termes comptables, « les métiers inutiles coûtent plus que l’oisiveté », en arrêts de travail et en pollution générée. « Construire des tableurs ou des présentations colorées, qui auront une durée de vie aussi courte que leur utilité, demandent de l’énergie et génèrent donc de la pollution. Tout autant que le trafic automobile quotidien, puisque la majorité de ces emplois sont exercés dans des pôles urbains, parfois très éloignés du lieu d’habitation. » précise-t-il. On l’aura compris, si la société est techniquement prête à vivre sans ces « métiers à la con », les obstacles idéologiques et lobbyistes sont nombreux pour éviter cette mutation pourtant nécessaire.


      [right]Justin Cazal[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/kEbcwxN.png[/img]
      8 septembre 2038

      L’honneur de la Flavie est sauf : des oiseaux santognais
      n’ont pas réussi à franchir la frontière


      [img]https://i.imgur.com/n6RIh0l.png[/img][/center]

      À l’est du pays, les jours se suivent et se ressemblent malheureusement. Pas un seul n’est pas marqué par la mort tragique d’enfants qui se sont approchés de trop près de la frontière avec le royaume voisin, de renards, passereaux, écureuils et autres hérissons en quête de proies. Devant eux, une barrière électrifiée haute de trois mètres qui encercle les quelques 10 000 kilomètres de frontières du pays, et qui ne laisse aucun répit. Une barrière hautement dissuasive qui évite aux Flaviens de culture gallique d’être culturellement influencés par son voisin de culture gallique. On sait assez peu de choses des Flaviens, sinon qu’ils quittent leur travail en pleine journée pour aller applaudir le dernier décret royal sur la place publique et que si un un mec de chez nous tente de leur parler dans leur langue (c’est-à-dire celle du mec de chez nous), ils fuient en courant avec leurs chaussures produites localement et en pleurant, en priant que l’accent de merde des Santognais ne déteigne pas sur le leur. Les seules informations dont on dispose proviennent d’anciens sujets du royaume qui se sont installés en Santogne il y a plus de 200 ans. Mais tout indique que les mentalités n’ont guère évolué en deux siècles !

      Le gouvernement a toutefois consenti à quelques ajustements. Une ouverture. Pas plus grande que le chas d’une aiguille mais préparée de longue date et encadrée par des garde-frontières prêts à actionner le chien de leur fusil au moindre débordement. Le processus n’est pas cependant pas terminé : la Chambre des pairs a initié une nouvelle commission parlementaire pour savoir si les Flaviens étaient prêts à accueillir les mouches et les moustiques santognais, qui mettraient en péril le biome local. En Santogne, on se demande finalement si les Flaviens ne sont pas les cousins génétiques des Aurorans, caractérisés par une propension à la paranoïa et à exploser de colère dès qu’ils se sentent insultés ou snobés. Dès lors, on pourra comprendre cette volonté suprême de se protéger des influences extérieures, forcément néfastes pour un si fragile patrimoine génétique. Pour s’en assurer, le gouvernement veut [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=349243#p349243]contrôler la moindre émigration des sujets flaviens[/url], quitte à le faire au compte-goutte par décret. On se demande toutefois comment le royaume compte garder sur une emprise sur ses candidats à l’émigration dans le pays concerné – sélectionné par le pouvoir flavien - et s’assurer qu’ils n’en profitent pour faire du tourisme ailleurs en Dytolie et découvrir d’eux-mêmes à quel point le monde extérieur est cauchemardesque et combien le pouvoir royal a été prévoyant en les préservant de ces immondices. Mais que les Flaviens profitent de leurs vacances organisées, ils n’en auront pas d’autres avant le vingt-troisième siècle.


      [right]Marian Girardot[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
      9 septembre 2038

      Le Premier ministre lorthonien en visite en Mourbie dans un contexte tendu

      [img]https://i.imgur.com/SYQDklb.png[/img]
      Des opposants à la raffinerie des marais mourbiens « prêts à en découdre » avec le
      nouvel homme fort des Îles Lorthon ont été maintenus à distance.[/center]

      La Première ministre Roseline Delpuech a reçu son homologue lorthonien en Mourbie, accompagné de cadres de Lorthon Energy pour suivre l’avancement des travaux du projet de raffinerie dans les marais mourbiens. Le projet, décrié pour ses impacts environnementaux sur un écosystème fragile, avait été mis entre parenthèses en raison de l’importante mobilisation et de l’instabilité gouvernementale des Îles Lorthon. L’Etat lorthonien, majoritaire dans le capital de Lorthon Energy, avait ainsi initié le projet sous l’égide de Daniel Ceallach et la survie de la raffinerie dépendait de son successeur. Plus que jamais déterminé, le nouvel homme fort du royaume celtique a donné son feu vert pour la reprise des travaux, appuyé par son partenaire de coalition, le Front Gaélique. Un accord a ainsi été conclu pour renforcer la protection policière du site. La rencontre entre les deux chefs de gouvernement a ainsi pu se dérouler loin des manifestants « prêts à en découvre avec cette pourriture de Morgan ». La colère semble dirigée contre le gouvernement lorthonien, bien plus que contre le gouvernement santognais, qui a pourtant validé le projet. « Bien plus que le gouvernement Delpuech, le Lorthon représente l’arrogance d’une monarchie pétrolière et gazière, qui derrière les codes d’une pseudo-démocratie sociale, se comporte aussi sinon pire que les économies de marché pleinement assumées. Le Labour lorthonien reflète en Santogne la trahison de la gauche vis-à-vis de ses électeurs, au profit du marché. Une trahison qui a fait exploser les scores des populistes en 2035. » analyse la sociologue Odile Rodier, également présente dans la manifestation.

      Les deux Premiers ministres ont ainsi pu constater que le retard du chantier est en train d’être rattrapé à grande vitesse. Dès deux heures du matin, les forces de l’ordre santognaises ont été mobilisées pour déloger les campeurs qui se trouvaient à deux kilomètres à la ronde du site. La résistance des quelques manifestants qui y dormaient a été de courte durée et dès six heures du matin, le site était sécurisé pour accueillir Delpuech et son homologue. Un manifestant a toutefois réussi à envoyer un jet de peinture rouge sur le véhicule de la délégation lorthonienne. L’auteur a été interpellé, au même titre qu’une centaine d’autres manifestants. Ce sont menottés que les manifestants ont donc chanté à pleins poumons qu’ils feraient la peau d’Ulysses Morgan. Il ne s’agissait pas cependant d’une simple courtoisie pour la diplomatie santognaise. Roseline Delpuech s’est ainsi entretenue avec son homologue au sujet des prétentions lorthoniennes sur l’Arctique vonalyan. Une mainmise territoriale qui pourrait amener Lorthon Energy à avoir une position dominante et très majoritaire sur le marché des ressources énergétiques au sein du Forum pour la Coopération Economique, jusqu’ici concurrencé par l’Ennis, le deuxième producteur de l’union. Or, le FCE est doté d’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348283#p348283]outils législatifs[/url] pour prévenir ce genre de situations, en obligeant notamment les entreprises dominantes à céder leurs parts pour rééquilibrer le marché. À moins qu’une unanimité autorise Lorthon Energy à garder sa position… et c’est précisément cette unanimité qu’Ulysses Morgan est venue négocier auprès de la Santogne. Cependant, ce cas de figure reste hypothétique tant que le Lorthon n’a pas de souveraineté sur l’Arctique vonalyan. Mais à l’image du chantier de raffinerie qui a repris, Ulysses Morgan – qui est du genre à ne pas perdre du temps – pourrait bien accélérer cet autre calendrier.


      [right]Alaïs de Fougasc[/right][/justify]
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