[center]Les productions de ressources minières et énergétiques dans le monde en 2038 (11)
PROPENSIONS ÉVOLUTIVES DES VALEURS[/center]
Remarque : si les propensions à la baisse sont plus urgentes et court-termistes (en raison de la hausse de la demande annuelle pour chaque ressource), ces estimations ne sont qu'indicatives et ne font office d'aucune espèce de prescience.
Propensions des cours estimées :
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Pétrole :effondrement : crise de surproduction
==> le Kars est leader, mais aucun monopole existant : offre immense et multiple, demande encore relativement faible.... tous les facteurs qui poussent à la baisse sont réunis
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Gaz :hausse
==> duopole Vryheid-Bykova ; possible hausse drastique avec pénurie en cas de persistance des crises vry et aminienne, et en prenant en compte le coût financier et environnemental d'une mise en exploitation des gisements du Bykova
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Diamant :effondrement : crise de surproduction
==> l'Eashatri est leader, mais sans monopole ; demande faible
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Platine :hausse drastique : grave pénurie
==> monopole du Liang ; relatif isolement des grands exportateurs potentiels ; demande forte
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Bauxite :forte hausse
==> monopole du Berlim
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Phosphates :forte hausse
==> cela, à condition que la crise qui touche l'Aminavie, le Posun et le Vryheid persiste, sinon : stagnation
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Uranium :légère baisse
==> duopole Liang-Gänsernberg ; avec la mise en exploitation par le Liang des gisements du Xilinhar, le cours se stabilisera, voire baissera légèrement
Le taux de fécondité baisse chaque année au Karmalistan. Passant de 6.8 enfants par femme en 2034 à 5.9 d'ici l'année prochaine, la transition démographique est belle et bien en marche. Si l'individualisme règne déjà au Raj Dahar, où le taux de fécondité est déjà tombé sous le seuil de renouvèlement des générations depuis longtemps (1.8), au Nord, c'est plutôt la scolarisation et l'émancipation progressive des femmes qui recule (augmente) l'âge moyen du mariage et favorise chez les mères un comportement plus mesuré quant à la question de la famille nombreuse.
Néanmoins il convient de mesurer ces pronostiques, que le gouvernement classerait comme optimistes. Si cette évolution demeure relativement lente (pays toujours extrêmement pauvre, mœurs conservatrices et poids de la religion), le principal contre-phénomène au retentissement de la croissance naturelle est la hausse vertigineuse de la population en âge de procréer. La population en âge de procréer parmi les femmes (sens strict : de 19 à 39 ans), va ainsi passer de 14,40 millions à 17,64 millions, soit 3 240 000 de mères potentielles supplémentaires.
Par conséquent, il faudra s'attendre dans les quatre prochaines années, à raison d'une naissance pour deux de celles-ci, et en comptant la vague suivante des 15-19 ans, à environ 3 millions de naissances supplémentaires sur les 14 millions déjà estimées. Soit une croissance annuelle de plus de quatre millions deux cents cinquante mille personnes.
L'invasion de cette armée de nouveaux-nés dans les foyers et les hôpitaux, puis celle des enfants dans les écoles, aggraveront encore la pénurie en matière de soin et d'instruction. La reine Mamta Shakhan a déjà promis d'augmenter considérablement les dépenses -très insuffisantes-, dans les secteurs de la santé et de l'éducation. Ces hausses budgétaires ne combleront certainement pas les cruels besoins de cette population assistée.
Les conséquences sont connues puisque vieilles comme le Monde, mais l'amélioration des techniques et les incontestables investissements grâce à une croissance économique nettement positive ces dernières années ne permettront certainement pas de pourvoir aux nécessités élémentaires d'une population oscillant toujours entre extrême pauvreté et misère (le Karmalistan demeure le 5ème pays le plus pauvre du Monde).
A titre d'exemple, le taux de mortalité infantile, signe d'une insuffisante de médecins et d'hôpitaux, est probablement le plus élevé de la Planète avec 121 pour mille. Sur quatre ans entre 2034 et 2038, environ 400 000 enfants entre 0 et 1 an sont morts, dont 100 000 à la naissance.
Heureusement pour le pays, deux dynamiques sont à faire remarquer.
_ D'abord, les progrès en matière de santé et d'éducation, cela grâce au système de gratuité des services publics mis en œuvre par la reine Mamta Shakhan, avec l'appui financier du banquier Shaul Khairajul. Les campagnes gratuites de vaccination, la lutte contre le versant misogyne de l'islam, avec notamment l'alphabétisation massive des membres de "l'autre moitié du ciel"... autant de programmes menés avec zèle, et de façon convergente, tant par le gouvernement de gauche (la reine, le Xalqar et le PRIK) que par la population elle-même, motivée par la popularité de la reine et du parti majoritaire de la gauche dite du "socialisme islamique" (Xalqar) d'une part, et grâce aux initiatives encadrés par des conseillers socialo-communistes étrangers, surtout westrait, mais aussi bykoviens, lesquels agissent entre autres dans le cadre de [url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1099]l'Internationale Communiste[/url].
_ Ensuite, la part de la population active dans le total est en train d'exploser, puisqu'elle gagnera 3 points (49,8 à 52,8%) de 2034 à l'année prochaine. Le phénomène s'est d'ailleurs accéléré : la génération née dans les années 2010 étant particulièrement nombreuse. Les 20-24 ans n'étaient que 9,4 millions en 2035. En 2039, ils seront 11,18 millions. Ces 1 780 000 actifs supplémentaires vont s'ajouter à liste -par défaut- des travailleurs, des étudiants ou apprentis en cours de formation, et bien-sûr des effectifs militaires mobilisables.
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/10/4/1551994153-charbon-karmal.png[/img] Ici la grande mine à ciel ouvert d'Amir Barqul, en Transkormalie. Le Karmalistan est le quatrième producteur mondial d'houille.
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[center]1_ Nouvelles techniques de forage du charbon[/center]
Ce combustible fossile d’origine organique provient de la décomposition de végétaux enfouis sous forme de sédiments durant la période géologique du Carbonifère, il y a plus de 300 millions d’années. Par conséquent, si des gisements existent en flanc de montagnes (Oltaï) et en surface avec mines à ciel ouvert, la plupart sont très profonds. Ils nécessitent donc de creuser : ça tombe bien, le Karmalistan est le plus avancé en matière de techniques de creusement, maîtrisant la conception des engins de chantier les plus perfectionnés au Monde.
En résumé : un puits principal, pour le transport vertical des mineurs et du combustible extrait, relie le carreau en surface, site industriel où est trié le charbon produit, au gîte (gisement de sous-sol) et son réseau souterrain de galeries. Les autres puits avec conduits d'aération permettent d'alimenter celles-ci en air et éviter les asphyxies.
En effet, la sécurité est l'un des facteurs primordiaux à prendre en compte : l'exploitation du charbon étant particulièrement dangereuse. Les mineurs sont en effet vulnérables à l'asphyxie (manque d'oxygène), aux insolations (fortes chaleurs), aux infections pulmonaires (silicose), aux explosions ou incendies (nombreuses matières inflammables) et aux éboulements. La ventilation est ainsi absolument indispensable pour éviter tous ces phénomènes.
C'est ainsi autant pour des raisons d'économie d'échelle (hausse de rentabilité par hausse de production) que sur ces règles sécuritaires que se fondent les recherchent sur l'amélioration des techniques d'extraction.
Il existe trois types de roches sédimentaires carbonées :
_ l'anthracite, le plus pur et énergétique (de 92 à 95% de carbone)
_ la houille, le plus communément exploité, et devenu presque son synonyme (80-90%)
_ le lignite, "énergie vivrière", trop peu calorique pour rentabiliser son transport, elle est généralement consommée par le producteur (65-75%)
Les pays aux gisements riches (anthracite et houille) :Kaiyuan-Juggong, Karmalistan, Phalanstérie, Xilinhar (voisin du Liang) Les pays aux gisements moyens (de chaque) :Westrait, Commonwealth-Athabaska, Lébira-Epibathie (ceux d'Epibathie sont pauvres) Les pays aux gisements pauvres (lignite) : Vryheid, Vasconie, Santogne, Lagac'hann, Bykova, Nuevo Rio (Caeturia)
Les réserves les plus importantes se situent en Kaiyuan-Juggong, Xilinhar, Westrait et Lébira-Epibathie.
Les gisements et mines de charbon au Karmalistan (houille et anthracite) forment un arc de cercle ceinturant la région historique d'Enokh, dans la partie Nord-Est du pays.
[center]2_ Nouvelles techniques d'extraction du cuivre[/center]
Le cuivre, métal exploité depuis des millénaires et encore massivement utilisé pour ses nombreuses propriétés (il est entre autres un excellent conducteur), est le deuxième minerai industriel le plus abondant au Karmalistan après le fer, selon les prospecteurs.
Depuis quelques années, les techniques d'extraction évoluent, et cette fois-ci concrètement.
Et c'est la voie hydrométallurgique qui se substitue progressivement à la pyrométallurgie. Cette dernière, qui gaspille davantage d'énergie en utilisant la chaleur (fourneaux), tend à se rétracter au seul recyclage.
En effet, l'hydrométallurgie, fait baisser le coût d'investissement à la fois financier et environnemental, et permet un traitement in situ :
_ soit au moyen d'une dissolution des sulfures de métal du minerai extrait formé au contact avec le souffre, par l'eau
_ soit par traitement au moyen d'un arrosage de minerais oxydés (formé au contact avec l'oxygène) par de l'acide sulfurique.
Ces techniques innovantes sont mises au point conjointement par les deux géants mondiaux du cuivre que sont Alpva, société privée valdaque, et ShirkatSafar, S.A. privée-mixte karmal. A elles seules, ces deux sociétés produisent plus de la moitié du cuivre dans le Monde, et leur rapprochement forment ainsi un véritable monopole sur le secteur.
Les gisements de cuivre sont répartis sur tout le territoire, de part et d'autres du Mont Kormal.
[center][img]https://i.imgur.com/Egg7aac.png[/img]
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/49/1/1543848401-shirkatsafar-2.png[/img] Alpva et ShirkatSafar, les deux leaders mondiaux de la production de cuivre.[/center]
LE LYNX ET LE CHACAL : LE CHOC DES LATINS[/center]
I- L'inarrêtable Valdaquie
La plus puissante armée du monde, une croissance économique fulgurante et une infatigable diplomatie. Si sa population souffre encore d'un niveau de vie peu enviable, la Valdaquie n'a pas fini de nous surprendre. En quelques années à peine, elle s'est élevée au rang d'acteur incontournable de la scène géopolitique planétaire.
A l'Ouest, ce pays, à terme plus grand de toute la Dytolie par sa population, a contribué activement à la formation de la Communauté des Nations Dytoliennes, bloc continental dont-il abrite le congrès fondateur. Mieux, contredisant les sceptiques sur la solidité de celle-ci, il noue avec l'Ennis, l'hyperactif et géant militaro-économique du Nord-Ouest dytolien, ce qui semble être le pacte d'alliance le plus poussé et indéfectible jamais signé au XXIe siècle. Cela sans même parler du projet d'harmonisation militaire entre membres de la CND, sous laquelle Albarea prendra de facto, un incontestable leadership.
A l'Est, les Valdaques inaugurent la renaissance de la mythique Route de la Soie, se dressant ainsi tel un pont entre Orient et Occident. Grâce à cet ambitieux projet de développement économique intercontinental (NRS), ils tissent des relations éminemment stratégiques avec le Liang et le Karmalistan, le "n°2 militaire". Ajoutons à cela l'influence grandissante exercée sur son voisin oriental, la Nitrovie, riche en zinc, une ressource très prisée de nos jours qui pourrait bien s'ajouter au cuivre comme source de devise pour l’État valdaque dans le cadre de la NRS.
Enfin au Sud, la diplomatie valdaque réconcilie le plus grand pays arabe du Monde avec la plus grande puissance chrétienne de l'Orient, se posant ainsi en médiateur et pacificateur.
II- L'irrésistible déclin lébirien
Du côté de la première économie mondiale, tout est au gris. Voire au rouge.
Après l'effritement de l'UDO à la suite du schisme lorthono-lébirien contre le Commonwealth (Lorthon qui sera suivie par le Lagac'hann et l'Ennis), le Lébira a perdu sa caisse de résonance, tandis que l'obtenait justement son ennemi juré valdaque avec la formation de la CND sur les débris de la première organisation.
Qui plus est, la maladresse endémique des Britons, qui s'est une nouvelle fois manifestée par la publication officielle de leur programme nucléaire (!), a une fois de plus nuit à leurs propres intérêts... bêtise aux sinistres conséquences qui semblent se répercutées au Lébira, allié inconditionnel du Commonwealth.
Pire, l'isolement du Lébira face à presque tous ses "voisins" blancs et chrétiens de Dytolie, prend une tournure presque culturelle, voire raciale : rejetée de son berceau continental, cet empire éclaté qu'est le Lébira, sous catalyse du séparatisme arovaque, semble s'orienter vers une algarbisation à marche accélérée, avec l'annexion de l'Illythie et l'accroissement de son influence en direction de l'Epibathie ahmaro-copte.
Les passéistes fascisants (qui invoquent la survivance du faisceau italique sur le drapeau lébirien), la nieront ou la condamneront. Les réalistes la défendront.
L'enjeu essentiel pour l'avenir du Lébira est maintenant de savoir si cette incontestable algarbisation sera subie telle une malédiction, ou saisie comme une opportunité pour de nouveaux lendemains qui pourrait bien faire revivre cette grande nation multiculturelle.
III- L'affrontement est toutefois loin d'être terminé
Toutefois il convient de nuancer le tableau.
La Valdaquie demeure un pays particulièrement pauvre, déchiré par de nombreuses luttes intestines, à commencer par les velléités autonomistes de ses voïvodats : c'est en effet une véritable entité communiste qui s'est imposée en Dobrogévie, la province de facto autonome du Nord-Est. Pire, la révolte pourrait se propager dans la province voisine d'Ardélie, au Nord-Ouest, comme tendent à le montrer les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=347073#p347073]derniers coups d'éclat de la BRA (Brigade révolutionnaire du peuple d'Ardélie)[/url].
Côté lébirien, outre son incomparable PIB à la croissance éternellement positive, son espace océanique immense et la multiplicité de ses bastions territoriaux rendent cet "empire" insaisissable. Enfin et surtout, s'il est un nain militaire, son ombre intimide : la qualité de son "image de marque", et sa crédibilité politiques sont profondément enracinées dans le subconscient de tous les membres de la CND...
....à l'exception d'un seul : la Valdaquie.
A l'inverse de tous les autres animaux dytoliens, qui, craintifs, préfèrent se contenter d'une proie plus facile (Commonwealth), le lynx valdaque, lui, est bien le seul, en Dytolie et Cérulée, à fixer le chacal lébirien dans les yeux pour le voir tel qu'il est réellement, par-delà son ombre.
En clair : ce choc des titans entre puissances latines, entre l’État-nation continental et la thalassocratie fédérative multiculturelle, entre l'armée et la finance, entre la Sparte et l'Athènes, entre le vampire du Nord-Est et le croisé du Sud-Ouest, bref, entre le lynx et le chacal, ne fait peut-être que commencer, et déterminera probablement l'avenir géopolitique de tout un hémisphère.
La course aux missiles balistiques dans le monde dure depuis maintenant 5 ans.
Au total on n'en dénombre que 935 (ce qui est très faible), dont 97% sont des missiles à courte portée. Parmi eux, si aucun pays ne maîtrise le savoir faire technique requis pour concevoir des missiles de plus portée supérieure à 800km, 29 existants sont de facto de portée moyenne ou "MRBM" (très improprement désigné comme "intermédiaire" sur simpo) et 3 sont de portée intermédiaire, ou IRBM ("moyen" sur simpo).
De ces derniers, pouvant frapper jusqu'à 6 000 km de distance, l'Aminavie, le Txile et le Commownealth en sont les seuls possesseurs (sans compter le Lianwa, inactif depuis trop longtemps), avec seulement un pour chaque.
Les plus gros arsenaux de missiles, dépassant 100 unités, sont :
_ l'Hachémanie (260)
_ le Lébira (126)
_ le Txile (101)
_ le Commonwealth (100).
Ces arsenaux sont déjà très faibles : lorsqu'ils passent sous la barre des 100, ils deviennent tout bonnement négligeables.
Néanmoins il est vrai, au premier abord, ils impressionnent. Surtout qu'on a toujours à l'esprit la fameuse et tant fantasmée bombe atomique.
Mais pourquoi donc le missile balistique fait-il si peur ? Parce qu'il est justement sensé, dans l'esprit moyen, vectoriser une tête nucléaire.
Or, justement, ce n'est pas le cas ici : aucun pays ne maîtrise le processus de fabrication de cette arme, dont la technologie restera hors de portée avant bien une décennie encore.
Par conséquent, un missile balistique se contentera de vectoriser une ogive conventionnelle, ou, dans le pire des cas, une ogive chimique ou bactériologique.
Malgré ce handicap (et nous le verrons à la suite, pas des moindres), un grand nombre de pays se livrent de fait, une véritable course au missile balistique.
L'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1129&t=15326&p=332814&hilit=missile+balistique#p332814]Hachémanie[/url], l'ex-[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=888&t=13280&p=327094&hilit=missile+balistique#p327094]Amarantie[/url] (puis stock aux Menechmes...), ou encore le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=898&t=13226&p=347343&hilit=missile+balistique#p347343]Lébira[/url], on ne compte plus les pays qui s'acharnent à développer la technologie ou à agrandir leur stock existant.
Question : dépourvu d'ogive nucléaire, à quoi sert le missile balistique ?
Un missile balistique est d'abord une arme qui ne sert qu'une fois. Elle est autopropulsée de la terre ferme, le plus souvent via un TEL (tracteur-érecteur-lanceur), avant d'atteindre son objectif à très longue distance (c'est là son atout majeur) après un trajet en cloche à grande vitesse, qui peut aller de 2 à 7 minutes pour les SRBM -missiles de courte portée- (<800km), ou de 7 à 13 minutes pour les MRBM visant une cible située de 800 à 3000km. Si la charge militaire qu'ils vectorisent est de forte puissance, leur talon d’Achille est leur précision, structurellement faible. Celle-ci est d'une telle médiocrité, que les stratèges militaires les plus sérieux ne leur voient d'intérêt... qu'armés d'une ogive nucléaire.
Comprenez la situation.
L'écart circulaire probable d'un SRBM (missile balistique de courte portée) pourrait théoriquement varier de 50 mètres à 5 kilomètres en fonction de la qualité. On l'estimera ici à 200 mètres, considérant par défaut tous les missiles comme étant de bonne qualité, malgré des acquisitions souvent très tardives et l'absence de technologie balistique plus évoluée que celle du SRBM...
Le missile balistique de courte portée (l'ECP est encore plus élevé pour les MRBM et IRBM), aura donc une chance sur deux d'atteindre l'intérieur d'un cercle de 200 mètres de rayon autour de sa cible.
Il existe assez peu de pays qui ont pour ennemi ou rival principal des États limitrophes (Lébira-Aminavie, et une poignée d'autres). La menace majeure viendra donc le plus souvent de la mer.
La vitesse d'un navire militaire de surface (rarement immobile) dépasse en général les 25 nœuds, soit 46 km/h. Mettons qu'il commette l'erreur de se rapprocher dangereusement des côtes (50 km), où il se trouve qu'on y a déployé un TEL armé de missile balistique pile sur le littoral. Situation déjà peu crédible, mais mettons.
A raison de 2 km par seconde, le missile en mettra 25 pour atteindre son objectif. 25 secondes durant lesquelles le navire ciblé se sera déplacé de plus de 760 mètres.
On estime alors à moins de 0,4% la probabilité de succès pour le SRBM dans ces conditions pourtant optimales. Soit une chance sur 250 !
Par son gigantisme, seul un super-porte-avions immobile pourrait être suffisamment large pour avoir une chance d'être touché. Mais sa portée nettement supérieure (rayon d'action des avions de combat embarqués estimée à une moyenne de 1 000 km) lui permet de rester à une distance raisonnable du littoral (rendant inutile le SRBM).
Même lorsque toutes les meilleures conditions sont réunies, la probabilité qu'un missile balistique endommage un navire en mouvement est quasi-nulle. Un missile balistique n'est donc pas adapté à la lutte anti-navire.
En raison de sa faible précision et du temps nécessaire pour atteindre sa cible, il est par ailleurs tout aussi inopérant face à des armées ennemies en mouvement. C'est à dire en attaque...
Première conclusion majeure : le missile balistique tactique (SRBM / courte portée) est une arme offensive, exclusivement destinée aux agresseurs. Elle n'a pratiquement aucun intérêt pour un pays cherchant à se défendre.
Et sur le plan offensif, quel est son rôle ?
D'abord et avant tout, frapper des cibles civiles : centres urbains, pôles industriels, nœuds ferroviaires, ports, aéroports, etc...
...ou des bases militaires.
En clair : pour se rendre utile, le SRBM exige des cibles larges et statiques.
Et où se situent en général ce genre de cible pour une armée qui veut en découdre ? Bien au-delà de 800km.
Et quand la portée est suffisante (Txile - Nuevo Rio ; Kars - Hachémanie ; Karmalistan - Sengaï ; Valaryan - Vascone - Flavie ; etc...), c'est le nombre qu'il convient de rappeler : avec un arsenal mondial ne dépassant pas les 1000 unités, pour un maximum de 100 à 300 par pays, la capacité de destruction réelle est assurément infime, et donc négligeable.
[HRP : exemples IRL :
_ entre 1984 et 1988, l'Iran et l'Irak utilisèrent en SRBM, l'équivalent du total du stock mondial de simpolitique (~900), causant un total de... 4 000 civils tués et 12 000 blessés (pertes militaires négligeables, malgré de nombreux sites militaires visés)
_ entre 1989 et 1992, l'Afghanistan communiste utilisa près de 2 000 missiles balistiques contre les moudjahidin
_ entre 1994 et 2006, 100 SRBM russes furent utilisés contre la Tchétchénie
_ le Yémen est le deuxième plus grand utilisateur de missile balistique de l'Histoire en temps de guerre...]
Puissance limitée (charge seulement "conventionnelle"), précision structurellement faible (~200m d'ECP au mieux), portée inférieure à 800 km dans 97% des cas (sauf une poignée, dont la technologie demeure partout inaccessible), et enfin, arsenaux aux quantités dérisoires.
Comme l'a très justement rappelé il y a quelques années, et sans une certaine ironie, la presse amarantine, les Britons se ridiculisaient en énumérant les missiles balistiques parmi les 5 facteurs majeurs qui définissaient leur statut de première puissance mondiale.
Mieux, à l'instar de la Britonnie, et pas plus tard que l'année dernière, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=345073#p345073]le Txile s'était permis de donner des leçons de rapport de force au Caeturia au forum mondial de la sécurité[/url] : il fît étalage de sa supériorité en invoquant son pitoy... redoutable arsenal de... 1 missile balistique de portée suffisante pour atteindre ledit rival caeturian. Sans oublier certes, ses (seulement) 100 missiles de courte et moyenne portées, qui ne jouent qu'un rôle symbolique, n'ayant strictement aucun intérêt tant d'un point de vue stratégique que tactique.
Certains caricaturent la course aux armements en la mettant en parallèle avec un absurde concours de longueur d'ordre génital. Mais justement, c'est là qu'il faut bien discerner deux catégories en ce qui concerne la valeur d'usage.
Quelle est l'utilité d'une course aux armements ? ===> le vainqueur accroîtra sensiblement ses chances de garantir rien de moins que la sécurité, et donc la liberté et/ou la paix à son peuple.
Quelle est l'utilité d'une course à la longueur pour appareils génitaux, et celle du nombre de missiles balistiques ? ===> aucune, si ce n'est de se pavaner devant des puceaux de la politique, aussi crédules qu'impressionnables, croyant encore religieusement à son intérêt militaire.
Augmenter son stock de missiles balistiques révèlent par conséquent, au choix, trois constats :
1- la volonté de cet État d'agresser voire envahir d'autres États (le missile balistique est une arme exclusivement offensive)
2- la volonté de cet État de développer à terme des armes de destruction massive (NRBC), voire une ogive nucléaire tactique, seule solution pour rendre tactiquement ou stratégiquement opérant un SRBM
3- la profonde stupidité des stratèges de cet État.
Shakhan'anjar I- Mamta Shakhan : en guerre contre l'islamo-capitalisme
_ la nationalisation du secteur clé de notre économie pourrait bien sonner le glas du néolibéralisme
_ notre reine, inflexible contre les injustices, est devenue l'ennemie n°1 des islamistes et de la haute bourgeoisie daharane
_ guerre impitoyable en coulisse : l'affrontement légal serait-il devenu plus grave encore que la guerre civile larvée ?
_ une reine prise entre le marteau libéral et l'enclume islamiste
_ les djihadistes de l'Amarat jurent de lui trancher la gorge
_ les élites du Dahar dénoncent la "barbarisation communisante" du pays et ramènent sur la table la question de l'indépendance totale
_ mais Mamta Shakhan n'est pas seule : très populaire (77% d'opinions favorables à travers tout le pays) et soutenue par ses fervânes
Seh-rang Beyragh II- L'industrie sidérurgique : clef de voute du Karmalistan
_ Plan Baïboulat pour le développement de l'industrie lourde au Nord du pays : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=333233#p333233]un programme qui date de 2035[/url]
_ extraction du fer => transformation du fer en acier => travail de l'acier dans la sidérurgie => industrie de l'armement et des travaux publics
_ l'industrie du fer et l'acier : au moins 20% du PIB
_ son contrôle est devenu un enjeu politique majeur
_ cette nationalisation est un coup de force historique du pouvoir royal progressiste contre les libéraux-conservateurs (daharans et islamistes)
Parcham III- Vive la reine !
Elle :
_ restitue le contrôle public sur les secteurs stratégiques (nationalisation du fer et de l'acier)
_ rétablit la souveraineté nationale sur notre propre économie
_ lutte contre la pauvreté grâce à l'essor des services publics et les micro-crédits de Khairajul (baisse du chômage, campagnes de vaccination gratuites, chute du taux de mortalité infantile -même si nous partons de loin et qu'il reste beaucoup à faire...-)
_ est partie en guerre -au péril de sa vie (menaces de mort nombreuses, époux puis père assassinés...)- contre la féodalité et la misogynie (oppressions domestiques, sous-instruction féminine, polygamie, mariages forcés, discriminations sexistes à l'embauche et à l'emploi...)
_ défend les droits des travailleurs (essor du syndicalisme -favorisé par l’État- depuis 2037)
_ valorise la recherche et le patrimoine culturel (essor du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=346952#p346952]tourisme[/url] et [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348870#p348870]migrations qualifiées qui profitent aussi au Dahar[/url])
_ supervise la remilitarisation défensive du pays
_ sera incontestablement ajoutée à la liste des plus grands souverains de l'Histoire karmale
Suqqur IV- Étatisations : les valeurs religieuses et de l'entreprise et bafouées
_ l'expropriation est une spoliation
_ "pillage légal" du Dahar : le Karmalistan renoue avec ses vieilles coutumes barbares
_ l'ombre du Westrait (influence pernicieuse de ses "conseillers" au Karmalistan)
_ au mur physique doit être ajouté un mur juridique : il faut viser à terme, l'émancipation totale du Dahar
_ Raj Dahar : un pôle du Monde Libre toujours pris en otage
_ [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=345121#p345121]Madhuri Banerjee[/url] avait raison : la reine Mamta n'est pas une idiote, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=344967#p344967]c'est une salope[/url].
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/11/7/1552812175-islamists-protests-tojiks.png[/img] Protestations islamistes tojikes à Karagol contre la politique progressiste de la reine Mamta Shakhan
Les islamo-conservateurs tojiks manifestent contre la politique intérieure du gouvernement[/center]
Guerre contre les foyers islamistes radicaux, scolarisation des jeunes filles, lutte active contre les mariages forcés et la polygamie, femmes autorisées voire invitées à obtenir un emploi si elles le souhaitent... tout cela mené par une reine hidnouiste. Les prétextes ne manquent pas pour expliquer leur colère aux Tojiks les plus conservateurs.
D'importantes manifestations se sont déroulées à Karagol, la capitale, mais aussi à Khorramshahr, Khunjerab, Sanghar, ainsi qu'à Khaïbar, ville menacée par le deuxième plus grand bastion de l'Amarat dans le pays. Si les émeutes sont restées occasionnelles, la situation pourrait bien s’aggraver, avec notamment la hausse des activités islamistes du bastion de l'Amarat du Pradishar (Sud), là où celui de l'Ala-Tau (Nord) est pourtant en déclin grâce aux opérations militaires, lentes mais soignées, du Qurol Qutchlar.
Le ministre de l'intérieur, Mir Gamari, a accusé les nawabs du Raj Dahar d'ingérence pernicieuse : il est en effet suspecté une implication politique et financière des élites rajans d'Hyperabad et de Sujawal, voire du GDI lui-même, dans cette vague de protestation ultra-conservatrice qui touche l'ethnie iranienne du pays. Il s'agirait alors très probablement d'une réponse à la nationalisation du fer et de l'acier, condamnée avec extrême virulence par ces mêmes élites, visiblement tentées par une alliance objective par convergence d'intérêts avec les islamistes.
Selon une enquête indépendante, 67% des Tojiks de sexe masculin seraient hostiles à la politique de la reine.
Néanmoins, la popularité de Mamta Shakhan reste très élevée à l'échelle de toute la population, avec environ 78% d'opinion favorable. Un résultat rendu possible grâce aux Rajans (dont elle est ethniquement issue et partage culture et religion), aux femmes et aux Qarlouks, la deuxième plus grande ethnie, qui lui reconnaissent les réformes sociales qu'ils appelaient de leurs vœux ainsi que le sévère recul des djihadistes en Transkormalie.
[center]"Le conseil de Hiérosolyme ne représente que lui-même" (Sultan-Zareh)[/center]
Sultan-Zareh, le chef de la diplomatie karmale, pourtant reconnu pour sa tempérance, n'a pas hésité à qualifier le conseil de Hiérosolyme de "clique d'imposteurs".
Personnalité islamo-conservatrice [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348867#p348867]extrêmement populaire chez les Tojiks[/url], Sultan-Zareh a tenu a rappeler calmement la situation :
[quote]Le Karmalistan confirme son soutien au traité de Cernavoda et à son allié karsais, plus grand royaume musulman arabe et respectueux de la foi de ses sujets. Cela contrairement à d'autres États, qui oppriment leur minorité musulmane au point d'en interdire la pratique religieuse*, et pourraient bien être les mêmes qui susurrent aux oreilles de ce "conseil" des accusations calomnieuses à l'égard du Kars.[/quote]
En effet, d'un côté, le conseil de Hiérosolyme crie au scandale et monte sur ses grands chevaux parce qu'il "ne fut pas consulté", à propos d'un traité qui commet l’infamie de... [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348810#p348810]garantir rigoureusement sa pleine et entière indépendance[/url], sous protection distante de pays musulman (Kars, au sein duquel est enclavée la cité) et chrétiens (Valdaquie et Estolie). Les sunnites de ce même conseil qui accusent ensuite le Kars de ne pas être assez musulman...
De l'autre, l'Hachémanie* (dont a subrepticement fait référence Sultan-Zareh dans son annonce publique), pays voisin sensé être musulman et qui construit des casinos sur des lieux saints, impose désormais la conversion forcée au chiisme à sa propre population, pourtant très majoritairement sunnite, tout comme les habitants de Hiérosolyme.
Alors que les musulmans sunnites de l'Hachémanie voisine sont forcés d'abjurer leur religion par une dictature à casinos, le conseil de Hiérosolyme accuse de mécréance le Kars qui a le tort de lui garantir son indépendance.
Pour toutes ces raisons, les protestataires karmalis de ces derniers jours, non-seulement relèguent au second plan la politique étrangère (ils sont davantage préoccupés par les bouleversements sociaux de leur quotidien en raison des réformes progressistes), mais sont bien davantage préoccupés par le sort des millions de sunnites d'Hachémanie convertis de force au chiisme, plutôt que par les caprices d'un conseil de ville mécontent d'avoir reçu pour garantie sa propre indépendance.
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/12/2/1553009316-karmalistan-mine-de-fer-2.png[/img] La plus grande mine de fer du monde, près de Jarqorgan, au nord-ouest du Karmalistan.
Économie : les techniques d'extraction du fer[/center]
Malgré son statut de premier producteur-exportateur mondial de fer, le Karmalistan voit la demande étrangère augmenter, en raison de la croissance économique mondiale, d'une part, et de la combinaison entre la hausse des tensions internationales avec celle des capacités de production militaire de chaque pays, d'autre part.
S'il on ne compte que les sites "sûrs", sous contrôle exclusivement gouvernemental, le Karmalistan exploite de manière permanente 14 mines de fer, et s'avère doté de la technologie d'extraction la plus performante au Monde. Deux autres mines sont partiellement exploités, en raison de la présence de groupes terroristes (guérilla de l'Amarat) qui parfois parviennent à ponctionner par vol, extorsion ou racket, une partie des revenus.
Le fer compte parmi les éléments les plus répandus dans la croûte terrestre. Il est même le composant essentiel du noyau de la planète Terre. Néanmoins, plus proche de la surface, il ne se trouve jamais à l'état pur, contrairement à l'or par exemple, mais sous forme d'oxyde de fer (le métal est mêlé à l'oxygène) dans une roche elle-même composée de multiples minerais. Toute la difficulté consiste donc d'abord à trouver les gisements qui se prêtent le mieux à son extraction afin d'en tirer un bénéfice suffisant. Cela telle que la simplicité d'extraction et le niveau de pureté du minerai qui soit de préférence supérieur à 30% (ce qui est peu répandu).
Le Karmalistan est à ce titre particulièrement bien pourvu, puisque le sous-sol de l'Ala-Tau et des monts du Kormal abrite les gisements de minerai de fer parmi les plus purs du monde (>60%).
Le fer se trouve essentiellement à l'état d'oxyde ferrique (Fe2O3) dans les minerais du sous-sol. Pour l'en purifier, il convient logiquement de le dissocier de sa nature oxydée au moyen de fourneaux.
Mais avant, il est nécessaire de le concasser et de le broyer dans les machines adaptées, afin d'en autoriser le passage pratique dans les fourneaux. Partiellement fondu à très haute température, le minerai se carbonise jusqu'à saturation. Et avec l'abaissement de son point de fusion, on peut ainsi y recueillir le fer à l'état liquide : c'est la fonte.
Pour se faire, on mêle le minerai de fer avec de la coke (charbon épuré), que l'on verse ensuite dans le gueulard du fourneau embrasé, vers lequel on insufflera de l'oxygène sous pression (air chaud à 1 200 degrés Celsius !). La température ainsi atteinte dépassera les 2 200 °C. Cette chaleur, faisant brûler le coke, amènera l'oxygène à s'associer avec le carbone, produisant un gaz qui à son tour capturera l'oxygène du minerai de fer. Celui-ci sera alors isolé, et, composé à 96% de fer et 4% de carbone, donnera la fonte. Fonte liquide qui coulera à 1400°c dans le plancher de coulée, à l'extérieur du fourneau. A 1 tonne de minerai de fer on peut en extraire environ 600 kg de fonte.
La fonte doit ensuite être soumise au processus d'affinage par re-oxydation, consistant à en éliminer le carbone en surplus et les traces d'éléments impurs (silicium, soufre, phosphore...), qu'on appelle "laitiers". Plus léger, le laitier "flotte" à la surface. Là aussi, l'opération se déroule à très haute température par soufflage dans des convertisseurs à ferrailles, via tuyères à oxygène, à partir des cuves où sont transvasés la fonte en fusion. Le surplus de carbone s'envolant mêlé à l'oxygène sous forme de gaz (oxyde de carbone). Un processus nécessitant une fois de plus de l'énergie, à savoir du charbon que l'on aura préalablement épuré (houille, anthracite).
Le produit final, appelé "fer doux" ou "acier sauvage", est coulé dans des moules, soit sous forme de lingots, soit en continu. Le degré de pureté dépend ensuite des opérations sidérurgiques successives.
Dans le processus de transformation de l'oxyde de fer en fer, on récupère à la fois le laitiers pour alimenter en matières "premières" les cimenteries et fabriquer le ciment, ainsi que les gaz de combustion pour produire de l'énergie. Ainsi dans le processus de fabrication du fer, rien ne perd.
La Nouvelle Route de la Soie : futur moteur de la mondialisation ?[/center]
La Nouvelle Route de la Soie est un projet phare multinational qui ambitionne de développer la Touranie et sa périphérie en "ressuscitant" d'une certaine façon la mythique Route de la Soie de l'ère médiévale et sous l'Antiquité, où s'échangèrent des siècles durants, via les caravansérails tractés par chameaux (ou yacks), de la soie et de la porcelaine ventéliennes, des épices et des pierres précieuses janubiennes, des légumes et olives marqazes, du bois et des fourrures natolicans, des chevaux et de la laine de mouton touraniens.
Avec la diffusion des savoirs orientaux (papier, soie, poudre à canon, boussole...) vers l'Occident, et l'essor du commerce naval des puissances céruléo-dytoliennes à partir du XVIe siècle, le transport terrestre était entré dans une phase de déclin. Le perçage récent du canal d'Ashurabad n'allait rien arranger de ce côté là. La tellurocratie allait cependant connaître un renouveau à la fin du XIXe siècle avec l'innovation de la machine à vapeur et la voie ferrée.
Les guerres récentes de 2034 et 2036 ont qui plus est prouvé une tendance bien réelle en matière de conflictualité évolutive : la fétichisation des forces navales dans les conflits armés, cela au détriment des forces terrestres. Rendant les espaces maritimes, littoraux, insulaires, isthmiques, les détroits ou les estuaires, particulièrement vulnérables.
Aujourd'hui, c'est la terre ferme, et plus spécifiquement la continentalité, qui est gage de sûreté, de stabilité et peut-être même à terme, de prospérité.
Ce plan de remise en valeur des terres de cette "pangée" pentacontinentale, prendra la forme d'une organisation bien structurée, sous la direction de cinq acteurs principaux, situés au carrefour de civilisations, des gardes de portes d'entrée :
_ le Liang, gardien de la Ventélie,
_ le Karmalistan, gardien de la Janubie,
_ le Kars, gardien de l'Agarbe-Marharb (Marquézie arabe / occidentale),
_ l'Estolie, gardien de la Cérulée,
_ la Valdaquie, gardien de la Dytolie.
Ces cinq pays s'apprêtent ainsi à bâtir un réseau de voies de communication, routières, ferroviaires, aériennes, de câbles électriques et téléphoniques, de pipelines, etc... cela afin d'unir les 5 continents dits "ptolémaïques" que sont Ventélie, Janubie, Marquézie, Natolique et Dytolie à travers la Touranie, espace intra-continental qui en constitue le cœur géographique, sur le pourtour du grand Lac Intérieur de Touranie.
Dans le sillage du baptême de ces ponts intercontinentaux, seront également conçus :
_ une convention à visée culturelle, avec harmonisation des pratiques, traditions et innovations culturelles de chaque pays
_ un traité à but économique pour fonder des partenariats commerciaux et établir une harmonisation douanière avec traçage des voies de communication
_ une solidarité militaire approfondie avec entrainements communs réguliers, et diverses collaborations en matière de défense
_ un protocole à dessein technologique pour une mutualisation des efforts financiers et de travaux scientifiques en matière de recherche&développement.
Sur le plan économique, chaque acteur dispose d'atouts précieux : le Kars et l'Estolie sont les deux plus gros producteurs mondiaux de pétrole (le tiers du total mondial), le Liang y détient le monopole mondial du platine et de l'uranium, le Karmalistan - celui du fer et de l'acier, tandis que la Valdaquie est le leader mondial du cuivre. Ces deux derniers détenant les plus puissantes armées du Monde, dans le cas où une nuisance sécuritaire interférerait contre ce projet pacifique : en effet, le banditisme comme le terrorisme sont particulièrement menaçant au sein de cette interface gigantesque.
Avec près de 300 millions d'habitants, pour seulement 300 milliards $ de PIB, il s'agit d'une organisation immense, mais encore objectivement pauvre. Toutefois son potentiel est immense : elle pourrait permettre de désenclaver bien des pays et rapprocher des civilisations au profit de tous. La NRS, futur moteur de la mondialisation ?
[img]https://i.imgur.com/KBH1zrF.png[/img] Cette carte répertorie les principaux acteurs et leurs principales villes-relais (ceux de l'Estolie attendent d'être ajoutés), ainsi que les principales voies de communication en cours de développement.
Le développement de l'industrie lourde au Karmalistan : un plan sacrificiel[/center]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=333233#p333233]Voilà plus de 3 ans que fut lancé le programme de réindustrialisation "Baïboulat"[/url].
S'il est incontestable que le projet ait abouti à la réalisation de nombreux objectifs, il n'en demeure pas moins qu'il subsiste de sérieux problèmes.
Comme on le sait, le Karmalistan est le leader du fer et de l'acier. Il extrait de son sous-sol d'importantes quantités de charbon, et s'est rapidement hissé parmi les plus gros importateurs de pétrole, permettant d'alimenter en énergie les complexes sidérurgiques. Enfin, il capte probablement plus du tiers des ventes de zinc du monde (pour le zingage du fer, nécessaire à la fabrication d'un acier inoxydable), notamment celui extrait des mines de Bykova et de Nistrovie.
Ces prédispositions très avantageuses ont permis la réalisation du programme Baïboulat selon les plans, à savoir la construction-réhabilitation-reconversion d'usines sidérurgiques, complexes chimiques, pétrochimiques, de fabriques et d'ateliers mécaniques dans la vallée de l'Iaxarte.
Les villes concernées sont, nous le rappelons : Tchardjou, Fargana, Bekobod, Qoqand, Djalalobod, Shurobod, Saparmourat, Frunze, Jarqorgan, Shahar-Dala, Talas, Toktogul, Olmalik, Sürgün, Zhanibeg, Atrak, Kapchagaï et Balkykchy. Toutes situées dans la bassin du Sürgüngë (Iaxarte) et se complèteront selon un système de spécialisation via la déconcentration industrielle.
Ce projet permettra dans les années à venir de produire davantage de matériaux pour la construction de bâtiments, de navires (au chantier de Mirpur), de trains, tracteurs agricoles, pipelines, machines de chantier (notamment les excavateurs) et bien-sur, de l'armement (avions et hélicoptères de combat, batteries antiaériennes, radars et missiles...).
Néanmoins, outre la vétusté de certains instruments comme produits finis, ces prodigieuses avancées quantitatives auront un coût. Et pas des moindres.
_ D'abord financier. Non-seulement les coûts du plan lui-même pèsent déjà très lourd sur le budget, mais les contrecoups financiers de cette hausse de production et donc, de consommation énergétique, réduira le taux de la tonne de charbon exportée, et accélérera plus encore les importations en pétrole.
Le Karmalistan profite donc de la baisse considérable des prix de l'or noir pour en acheter plus que nécessaire afin de se doter progressivement d'un stock de "réserve stratégique".
_ Ensuite sécuritaire. Outre la menace des guérillas environnantes (bien qu'elles soient en net recul dans cette région - Ala-Tau -), les accidents du travail et les incidents (explosions accidentelles) se multiplieront très certainement. Cela puisque le pays n'aura pas la capacité de fournir suffisamment d'efforts financiers pour garantir les mesures de sécurité et préventions nécessaires à chaque usines. Pire, il s'agit d'une zone sismique à haut risque (comme 80% du territoire karmali).
_ Enfin, environnementaux. Toutes les pollutions sont concernées : atmosphériques, sonores, visuelles et enfin celle des eaux. Les paysages transformés et artificiels repousseront le touriste et dégoûteront la vue de nombreux riverains. Gêne "passive" des yeux à laquelle s'en ajoutera une "active" à l'ouïe, avec le bruit des machines qui retentiront jusqu'à des centaines de mètres voire des kilomètres à la ronde. L'émission régulière de gaz polluants voire toxiques est nettement plus grave, puisqu'elle nuira plus que le seul odorat : à commencer par les poumons jusqu'à mettre en danger la santé des habitants. Cela d'autant plus qu'ils résident, avec ces complexes chimico-sidérurgiques, dans une vallée qui concentrera les gaz entre deux chaînes de montagne ("effet cuvette"). Tout aussi alarmant sera le rejet des déchets industriels, qui pourraient être déversés dans les eaux du Sürgüngë, finalement moins par souci de rentabilité que de manque de financement dans ce pays au PIB/habitant parmi les plus bas au Monde.