Nouvelles du Royaume

Gwenael

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[justify]15 août 2037

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Injonctions santognaises : Isolement volontaire ou maladresse ?[/center]
La République de Santogne, État déjà assez peu impliqué sur la scène diplomatique internationale, pourrait voir son isolement renforcé suite au communiqué publié le neuf août dernier par la chancellerie santognaise. En effet, le bref document, rédigé sur un ton au mieux impératif, au pire menaçant, expose une liste d'obligations à laquelle devront désormais se plier les partenaires de la république gallophone, sous peine de s'exposer à une « rupture des liens diplomatiques », impliquant notamment « embargos » commerciaux et entraves à la « circulation [des] ressortissants ». Parmi ces injonctions figure entre autres l'obligation pour les États concernés de communiquer aux autorités santognaises les informations fiscales concernant les ressortissants santognais qui y sont hébergés, mais également de contraindre leurs établissements bancaires à lever le secret concernant les activités de leurs clients santognais.

D'après le communiqué incriminé, ce soudain éclat s’inscrit dans une intention plus large du gouvernement de la Santogne de lutter contre la fraude fiscale, notamment suite à l'exil massif de la noblesse votyake, et d'initier une coopération au niveau international dans ce domaine. Force est de constater que les ambitions ainsi annoncées ne sont pas prêtes de se réaliser, les seules réactions suscitées par le communiqué santognais provenant pour le moment de la presse valaryenne, qui a lourdement fustigé l'initiative de la république sud-dytolienne. Les élites bancaires germaniques ont elles-même dénoncé l'initiative santognaise, la qualifiant notamment de « non-sens ». Si les réactions internationales à suivre ne dévient pas du ton actuel, entre dédain et consternation, le gouvernement santognais pourrait ne pas avoir d'autre choix que d'appliquer tout de même les sanctions exposées, au risque de perdre tous ses partenaires étrangers, afin de conserver sa crédibilité diplomatique. Une telle extrémité entérinerait définitivement l'isolement du pays gallophone, dont la présence sur le champ international est déjà loin de compter parmi les plus dynamiques au sein du concert des nations.

Interrogée sur ce sujet possiblement houleux, la cheffe de la diplomatie lagarane a livré la réaction suivante : « Compte tenu des difficultés liées à la corruption, notamment fiscale, rencontrées par nos partenaires, nous pouvons tout à fait comprendre leur volonté de prendre des mesures afin de se préserver de ce mal particulier qui touche de près ou de loin tous les États impliqués dans le système financier international. Si le Lagac'hann, de par la pluralité de ses économies internes, est relativement épargné par ce type de contraintes, nous aurions été tout à fait disposés à discuter avec le gouvernement santognais d'une possible action commune afin d'instaurer des relations de confiance à tous les niveaux, en faisant notamment en sorte que notre modèle ne porte pas préjudice à nos partenaires, et réciproquement. Il est regrettable que les autorités santognaises ne nous aient pas consultés en amont afin d'entamer une coopération respectueuse de nos intérêts communs. En l'état, le fond comme la forme des requêtes santognaises ne nous permettent pas d'y accéder, de par l'organisation décentralisée de l’État lagaran d'une part, et notre rejet de l'unilatéralisme d'autre part. Je ne doute pas que la forme abrupte du communiqué de la Chancellerie de Santogne soit davantage le fruit d'une maladresse diplomatique que d'une stratégie d'intimidation, auquel cas nous restons bien évidemment disposés à construire un projet commun avec nos partenaires, allant dans le sens d'un assainissement de nos relations bilatérales par le développement de la transparence fiscale. »[/justify]
Gwenael

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[justify]21 septembre 2037

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/23/180623033311271877.png[/img]

Le Forum Mondial de la Sécurité s'ouvre à Kastell-Kreñv

[img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/11/27/181127123342264677.png[/img][/center]
Ce vingt-et-un septembre commence la première édition du Forum Mondial de la Sécurité. Premier événement à portée internationale organisé sur le sol lagaran, celui-ci réunira pas moins d'une quarantaine d'intervenants, issus des hautes sphères dirigeantes d'une vingtaine de pays. Organisé au château de Kastell-Kreñv, le forum se déroulera sur une durée de trois jours, au cours desquels les participants échangeront publiquement leurs points de vue sur les questions de sécurité internationale. Concrètement, il s'agit pour chacun des principaux acteurs du jeu diplomatique mondial de délivrer leur propre analyse de la situation actuelle des relations internationales, mais également d'en anticiper les évolutions à venir et de proposer des solutions aux défis en cours ou qui seraient susceptibles de se présenter dans un avenir proche. Si les représentants des différents États participants sont majoritairement chefs d'exécutif, de gouvernement ou de diplomatie, on y trouve aussi notamment des militaires haut-gradés, chefs d'état-major, chefs de partis politiques, ou encore acteurs du renseignement d’État.

La présence d'un si grand nombre de chefs d’État issus des puissances mondiales majeures en un lieu précis sur une durée aussi longue n'est pas sans poser de sérieux défis à l'administration lagarane, responsable de la sécurité de ses invités pendant la durée de leur séjour. Les mesures prises par le pouvoir royal afin d'assurer la protection des intervenants internationaux se veulent drastiques, incluant notamment le placement du périmètre entourant le château de Kastell-Kreñv sous administration militaire pendant le mois précédent l'événement. Ce délai a permis à l'armée lagarane de passer au peigne fin et de sécuriser les environs en identifiant les menaces potentielles. Un couvre-feu a également été prévu dans les zones entourant l'aéroport de Kastell-Kreñv, en prévision du retour des participants qui s'effectuera d'ici trois jours. L'objectif du gouvernement royal est de s'assurer que le Forum se déroule sans impair du point de vue de la sécurité, afin d'assoir sa crédibilité à l'international d'une part, mais aussi de garantir la reconduction de l'événement qui se veut bisannuel, avec le même succès que celui rencontré en 2037.

Il est prévu que Sa Majesté la Reine délivre elle aussi une allocution, portant notamment sur les enjeux de la collaboration entre les acteurs de la sécurité mondiale. La non-participation de certains États au Forum Mondial de la Sécurité n'est pas passé inaperçu du côté lagaran, notamment celle de la Ligue de Lébira qui, de par son statut de première puissance économique mondiale, est pourtant amenée à jouer un rôle majeur sur le plan international. Nul ne sait si Gwennhaelle IV osera fustiger directement les concernés, dont elle espère s'attirer le soutien en vue de traiter les problématiques liés à l'immigration algarbienne. D'autres sujets brûlants restent à aborder au cours de cette conférence, dans un contexte de remontée des tensions au niveau mondial depuis la fin de la guerre islamo-satanique, notamment autour de certains points chauds que sont la zone arctique et le Nuevo Rio, et au sujet desquels le Royaume de Lagac'hann n'a pas encore émis aucun positionnement officiel.[/justify]
Gwenael

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[justify]9 janvier 2038

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Rozavon sera bientôt alimentée par une centrale solaire

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Une centrale solaire thermique, d'un modèle similaire à celui qui produira bientôt l'énergie de la capitale de l’Évêché d'Arc'hantev[/center]
Bien que controversée dans le contexte des tensions entre le pouvoir royal et les élites industrielles du Royaume, la visite officielle du Commissaire au congrès de conciliation de Caeturia à Ysnevez a abouti à la signature d'un accord léger mais prometteur, qui semble devoir être davantage profitable à la petite bourgeoisie latine d'Arc'hantev qu'aux technocrates encravatés de la côte ouest penmarc'hmoroise. En effet, en échange d'une aide à la maîtrise du savoir-faire lagaran dans le domaine de la fabrication de matériaux composites, composants essentiels à l'industrie lourde, le gigantesque État-entreprise olgarien s'est engagé à assister le Royaume dans la construction d'une centrale à énergie solaire. Si la plupart des foyers lagarans, situés en territoire rural, sont autonomes lorsqu'il s'agit de produire leur énergie, ce n'est pas le cas des métropoles où l'espace est manque pour installer les cellules photovoltaïques et éoliennes utiles à cette fin. De ce fait, l'approvisionnement des villes en électricité, majoritairement assuré par des centrales thermiques fonctionnant aux combustibles fossiles comme le pétrole marin lagaran ou le gaz lorthonien, est la principale ombre au tableau écologique du Royaume, qui peut par ailleurs revendiquer une certaine exemplarité en la matière.

Contrairement aux centrales photovoltaïques, déjà présentes au Lagac'hann, la centrale solaire qui alimentera Rozavon est de type thermique. Son fonctionnement est similaire à celui des centrales thermiques utilisant des combustibles fossiles ou nucléaires, à ceci près que l'énergie qu'elle convertira en électricité ne sera pas issue d'une réaction physique ou chimique, mais directement du Soleil. En effet, la structure sera équipée d'un grand nombre de miroirs capables de pivoter en temps réel afin de réfléchir les rayons solaires pour les concentrer au niveau d'un four, en vue de chauffer un fluide selon le même principe que les centrales thermiques classiques. Le processus a l'avantage de ne générer aucune pollution de l'air ou des sols, ni aucun déchet réactionnel qu'il serait coûteux de détruire ou de stocker.

Le chantier devrait débuter peu après que le site d'implantation de la centrale aura été sélectionné. Sa construction, d'une durée estimée à trois ans, sera financée de moitié par les deniers royaux, du fait de la nature diplomatique de la coopération avec les ingénieurs caeturiens. Le reste du financement sera assuré par la commune de Rozavon, à qui profitera l'installation de l'édifice. Une partie de la population locale réclame déjà le futur démantèlement de la centrale thermique à gaz de Pallignac, qui assure aujourd'hui l'approvisionnement énergétique de Rozavon. Depuis sa construction en 2006, les riverains se plaignent de la hausse de la mortalité au sein du bétail, qui serait selon eux liée aux panaches de fumée noire produits par la combustion du gaz lorthonien. Les habitants se préoccupent également de l'indépendance énergétique future de leur communauté, espérant ne plus avoir à dépendre des fonds de l’État, et encore moins des importations de combustible étranger.[/justify]
Gwenael

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[justify]9 janvier 2038

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/23/180623033311271877.png[/img]

691 communes signent la Convention Intercommunale pour la Croissance et le Développement

[url=https://nsa39.casimages.com/img/2019/01/04/190104125750687203.png][img]https://nsa39.casimages.com/img/2019/01/04/190104125801415766.png[/img][/url]
En mauve, les communes de la nouvelle Convention[/center]
C'est une première dans l'histoire des communes du Royaume. Les autorités de six cent quatre-vingt onze communes se sont en effet accordées sur la signature d'une convention collective visant à faciliter les échanges économiques, commerciaux et financiers entre elles. L'originalité de l'événement tient en premier lieu au nombre de communes impliquées, alors même que la plupart des médiations intercommunales dépassent rarement la dizaine d'acteurs. Il est également à noter que le processus s'est totalement affranchi de l'arbitrage des autorités royales, habituellement assuré par les gouverneurs des Évêchés, transcendant même les frontières des Évêchés eux-mêmes. En effet, les communes signataires de la toute nouvelle Convention Intercommunale pour la Croissance et le Développement, bien qu'issues en majorité de l’Évêché de Penmarc'hmor (pour six cent quarante-deux d'entre elles), comptent aussi parmi elles quarante-neuf communes de l’Évêché voisin de Bevoezon.

Contrairement aux accords intercommunaux classiques, qui sont pour l’essentiel des médiations visant à résoudre des litiges en matière d'aménagement, la Convention vise à établir une zone économique commune, sorte de super-commune à marché unique. Ses signataires, dorénavant engagées à lever toutes barrières douanières entre elles, se sont même dotées d'un conseil représentatif, présidé par le Maire de la capitale penmarc'hmoroise Porzh-Araok. Lors de la conférence de presse qui a suivi la signature de l'accord par les différentes parties, le Président du Conseil Yannig Kemener a exprimé « la volonté des communes conventionnées de bâtir un espace de coopération propice au développement économique et à la prospérité mutuelle ». Étalé le long de la côte nord-ouest du Royaume, le territoire de la Convention, particulièrement industrialisé, est selon lui destiné à « devenir la porte d'entrée du Lagac'hann vers le reste du monde, alors que le reste du Royaume reste obstinément fermé au monde en mouvement permanent qui est le nôtre. Nous espérons que notre organisation s'élargisse à l'avenir pour devenir le principal moteur du Progrès dans un pays malheureusement en retard sur la marche du monde. »

Les ambitions de ces communes à tendance libérale restent avant tout commerciales. L'ancrage de leurs économies dans le système capitaliste et financier, le niveau de développement de leurs industries et le pouvoir d'achat de leurs populations en font des destinations de choix pour les investisseurs étrangers venus d'Olgarie, à l'instar du Conglomérat de Caeturia qui ne cache plus ses ambitions de pénétrer le marché dytolien, ou encore de Dytolie occidentale, où l'Union Douanière promouvant le libre-échange ne cesse de compter davantage de membres actifs. La nouvelle Convention assume d'ailleurs son ambition d'intégrer le marché commun qui lie la Britonnie, les Îles Lorthon, la Ligue de Lébira et l'Ennis, dans le contexte des liens commerciaux historiques liant le Lagac'hann maritime au monde anglo-celte.[/justify]
Gwenael

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[justify]9 février 2038

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/23/180623033311271877.png[/img]

Gwennhaelle IV signe la charte de l'UDO

[img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/09/22/180922090443807678.png[/img][/center]
Qui l'eut cru de la part de celle qui, dans les premiers mois de son règne, annonçait vouloir endiguer la progression des industriels en imposant des normes sur les méthodes de production ? Aujourd'hui, Gwennhaelle IV appose sa signature en bas de la Charte de l'Union Douanière Occidentale, accordant ainsi officiellement son parrainage à la toute jeune Convention Intercommunale pour la Croissance et le Développement. Cette ligue de six cent quatre-vingt onze communes regroupe des communautés locales comptant parmi les plus industrialisées du Royaume, et dont le modèle économique et politique, d'orientation naturellement libérale, saura certainement trouver son plein épanouissement au sein de l'organisation de libre-échange formée par l'imposante Ligue de Lébira, le Lorthon progressiste et la Britonnie spencerisée. Dotée d'un tissu économique développé, représentant à lui seul la moitié de la production de richesse du Royaume, la Convention pourrait représenter une concurrence sérieuse pour les autres membres de l'UDO, mais également un marché très intéressant de par le pouvoir d'achat de sa population.

Acceptée à l'unanimité par la Commission de l'Union, la candidature de la CICD n'a pas été sans susciter certaines réserves de part des membres décideurs, notamment de la Britonnie qui a soulevé la singularité que représentait l'intégration, non pas d'un État, mais d'une communauté de communes autonomes, au sein de l'organisation. La partie lébirienne, pour sa part, a conditionné son aval à la coopération des autorités royales du Lagac'hann. Le parrainage officiel de la Reine, désormais affublée du titre de « Protectrice » de la CICD, vient lever tout soupçon à propos d'une supposée désapprobation des autorités nationales lagaranes vis-à-vis de l'initiative des gouvernements communaux signataires de la Convention. Gwennhaelle IV, pour sa part, a tenu à lever définitivement les ambiguités en rappelant que « comme le prévoient les institutions lagaranes, les communes sont dotées d'une souveraineté totale dans tous les domaines où les prérogatives de l’État ne sont pas fixées explicitement par édit royal. Le rôle d’État reste et restera d'assurer la défense et la sécurité du Royaume, tout en faisant son possible pour concilier les intérêts des collectivités locales. Il est de mon devoir de soutenir toute initiative nécessitant mon parrainage, surtout quand celle-ci est susceptible d'engendrer des retombées économiques bénéfiques pour une partie du Royaume. »

Désormais intégrée à l'UDO avec le statut de partenaire, la Convention Intercommunale pour la Croissance et le Développement devra attendre un an avant d'être reconnue comme membre à part entière de l'organisation, et voir son représentant, l'ex-adjoint aux finances de la commune de Porzh-Araok Mikael Nedeleg, siéger au sein de la Commission décidant des orientations de l'Union. Pendant ce laps de temps, la Convention devra adapter sa politique douanière afin de coller aux exigences de l'UDO, qui impose des tarifs précis à ses membres sur les marchandises entrantes. Lesdites taxes devront notamment s'appliquer sur les produits importés depuis les autres communes lagaranes, actant encore davantage le morcellement du territoire royal et l'émergence d'un Lagac'hann à deux vitesses, où l'économie florissante de la côte nord entretient davantage de rapports avec les investisseurs étrangers qu'avec ses compatriotes celtes. L'entrée de la Convention dans l'Union ne sera pas non plus sans conséquence dans les relations économiques liant le Lagac'hann à d'autres nations étrangères, dans la mesure où les communes de l’Évêché de Porzh-Araok, autrefois très ouvertes aux importations, se verront désormais dicter en grande partie leur politique douanière par la Commission de l'UDO, au grand dam de partenaires diplomatiques comme le Caeturia, qui espérait utiliser le Lagac'hann comme porte d'entrée vers le marché dytolien.[/justify]
Gwenael

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[justify]10 février 2038

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/23/180623033311271877.png[/img]

La déportation des allogènes algarbiens s'amorce

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Cela aura été l'un des derniers faits d'armes de Daniel Caellach avant sa démission forcée. Sa complicité dans la disparition d'un navire marchand lorthonien et de ses trente-neuf marins de la main de la défense deserane étant désormais avérée, le désormais ex-Premier Ministre du royaume insulaire a été forcé de quitter ses fonctions le vingt-quatre janvier dernier. Le politicien social-démocrate, dont la migrantophilie fut à la fois l'une des orientations les mieux assumées et les plus contestées de son mandant, a toutefois eu le temps de répondre positivement à la requête lagarane, demandant au gouvernement des Îles Lorthon de prendre en charge l'accueil d'une part significative des migrants algarbiens mis en rétention sur le territoire du Royaume. Ceux-ci sont en effet désormais près de quarante mille à résider dans les établissements pénitentiaires de Kastell-Kreñv et, plus récemment, de Koadraden, engendrant une hausse significative des dépenses de l’État dédiées à la surveillance et à l'entretien des détenus. Le pouvoir royal, dont les prérogatives - et le budget - sont avant tout tournés vers la défense et la sécurité, peine à assurer le service minimum en disposant des revenus assurés par les taxes nationales, sans se trouver dans l'obligation de contracter un emprunt. L’État lagaran, décidément encore peu disposé à renoncer à son orthodoxie financière après plusieurs décennies passées en marge du monde, s'est donc résolu à trouver un moyen de se décharger d'une partie du poids que représente la masse d'individus surchargeant ses centres de détention, temporairement placés sous administration militaire.

Les premiers espoirs du pouvoir royal ont été tournés vers la Ligue de Lébira. À la tête d'une première puissance économique mondiale en partie algarbienne, à l'instar des populations maures dont le Lagac'hann cherche à se défaire, le gouvernement lébirien semble toutefois ne pas avoir été convaincu par l'intérêt que représentait cet apport démographique face au déclin de sa population, rechignant à donner suite à la proposition lagarane. Le Lorthon fut donc un second choix, moins cohérent sur le plan ethno-racial, mais davantage sur le plan politique, dans la mesure où l'immigration algarbienne de masse en Dytolie fut très largement favorisée par l'attitude lorthonienne, tant l'appel d'air insufflé par l'hospitalité affichée par le gouvernement de l'archipel fut significatif. La promptitude du gouvernement Caellach a prendre en charge quelques Algarbiens supplémentaires faisait en soi peu de doutes du côté lagaran, au vu de l'obstination du Premier Ministre à poursuivre sa politique migratoire malgré la vigueur des critiques et des protestations. L'annonce de l'arrivée prochaine de cette nouvelle foule bigarrée n'a d'ailleurs pas été sans provoquer un nouveau tollé dans l'opinion publique locale, accompagnée de son lot de protestations sous les couleurs du désormais très puissant parti de la politicienne nationaliste Amanda Asgaill.

La déportation aura lieu malgré tout. Intégralement « organisé par les services d'immigration des Îles Lorthon » selon les propos de (feu) Daniel Caellach, le transfert ne coûtera donc quasiment rien à l’État lagaran, le soulageant au contraire de la charge de surveillance et d'entretien d'une population d'une dizaine de milliers de personnes. Un quart seulement des Algarbiens détenus dans les centres pénitentiaires du Royaume, parmi lesquels figurent les catégories de personnes considérées comme vulnérables, à savoir les enfants de moins de treize ans et les vieillards de plus de soixante ans, sont concernés par la déportation à venir. Il s'agit, selon les autorités administratives de l'établissement pénitentiaire de Kastell-Kreñv, des « populations dont le coût de maintien est le plus élevé pour l’État. Nécessitant des soins particuliers du fait de leur faiblesse physique, leur âge très peu ou trop avancé les dispense par ailleurs de participer aux travaux collectives qui incombent aux autres détenus. De ce fait, la valeur produite en travail par ces individus ne peut compenser, ne serait-ce qu'en partie, les dépenses engendrées par leur présence ». Le premier navire de déportation lèvera l'ancre à Pouldon, transportant à son bord quatre cent cinquante personnes comptant parmi les plus jeunes. Le transfert de l'ensemble des populations visées devrait nécessiter une vingtaine de trajets entre le Lagac'hann et le Lorthon, impliquant des navires à large fret, pour un coût total estimé à plus de quatre millions de dollars pour l'archipel ouest-dytolien.[/justify]
Gwenael

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[justify]18 février 2038

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/10/08/181008091609582507.png[/img]

Raphaël Bensoussan clashe Alano Soralo

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Le jeune culturiste n'est décidément pas prêt de cesser de faire parler de lui. Connu à l'origine pour ses vidéos de musculation diffusées sur la plateforme internet InVido, Raphaël Bensoussan s'est placé plus récemment sous le feu des projecteurs lors du tournoi Ultimate Fighter caeturian. Le Juif penmac'hmorois a en effet copieusement insulté l'un de ses adversaires, le pédéraste valvate Raivo Klavan, en l'accusant de pratiquer le krav-maga, un art martial « de chez nous ». Il fut finalement humilié lors du combat suivant par la cible de ses attaques, dont il affirmait avoir « baisé la femme », bien que l'homme fut inverti. Estimant avoir attendu suffisamment longtemps pour que sa cuisante défaite soit oubliée, le Lagaran revient dans l'actualité avec une nouvelle victime, l'intellectuel berlimien Alano Soralo, dont le dernier ouvrage Comprendre le Conglomérat a provoqué un tollé médiatique en Olgarie-Dorimarie, continent au climat déjà géopolitique très échauffé dans le contexte des vives tensions entre le très puissant Conglomérat de Caeturia et des puissances plus médiocres comme les Provinces-Unies de Txile.

Dans une récente interview accordée au quotidien berlimien Noticias do Belamonte, le sulfureux intellectuel, originaire des contrés algarbiennes qui formaient autrefois le très redouté Empire Luciférien, déclarait avoir modifié son nom pour mieux s'intégrer à son pays d'accueil et poursuivre son combat contre la « communauté élue ». Or, une lecture attentive des anciens travaux de l'écrivain, anciennement nommé Adolphe Solaire, laisse ressortir une vive critique de la « première religion abrahamique », à laquelle Raphaël Bensoussan se targue d'appartenir. Cela n'a pas été sans déplaire au jeune culturiste, qui a décidé de provoquer l'intellectuel de soixante ans dans un duel de MMA. Certainement désireux de laver sa honneur suite à sa dernière défaite, le vidéaste se montre plus que jamais confiant en ses capacités : « Sans rigoler, je pratique la MMA depuis maintenant six ans, de la boxe en parallèle depuis sept ans, ainsi que la musculation depuis 4 ans. Je pourrais. Un mètre quatre-vingt-sept pour quatre-vint-six kilos. J'ai une vitesse de fou, et des réflexes identiques à ma vitesse. »

Moins hardi qu'au cours de son précédent fait d'armes, Raphaël Bensoussan semble cette fois vouloir laisser une place à la réconciliation. « Je te laisse une porte de sortie » déclarait-il dans sa dernière vidéo, demandant au Luciférien en exil de faire son mea culpa en revenant sur ses propos jugés « peu kashers ». « Ne m'emmerde plus. Ne te cache plus sous un faux nom, derrière un faux drapeau, n'insulte plus ma communauté, n'utilise plus le Caeturia pour nous atteindre. À l'inverse, je te ferai plus chier. J'ai pas meilleure offre à proposer. »[/justify]
Gwenael

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[justify]22 février 2038

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/23/180623033311271877.png[/img]

La Couronne financera le catholicisme caeturien

[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/17/19011711484920213.png[/img][/center]
Le Conglomérat de Caeturia, qui fait tant parler de lui en Dorimarie, est un régime singulier. Dans ce gigantesque État-entreprise où seul compte le profit, peu de place est laissée à la spiritualité. À ce titre, la religion est une variable négligée par les instances dirigeantes. Les cultes ne sont guère financés, et la Foi est sur le déclin. Pourtant, malgré la difficulté que représente la pratique pleine et entière du culte, près de la moitié de la population caeturienne continue de se réclamer de croyances judéo-chrétiennes. Ce chiffre n'est qu'une estimation, aucune étude concrète n'ayant permis de la vérifier sur le terrain. Mais il s'avère être suffisamment encourageant pour que le pouvoir royal lagaran prenne la décision de mettre la main à la patte, en débloquant des fonds pour financer l'entretien et l'expansion du culte catholique au Caeturia.

En effet, si le Conglomérat n'accorde pas la moindre importance à la religion, il n'en laisse pas moins sa population pratiquer librement le culte qu'elle souhaite, en en assurant elle-même le financement. Toutefois, l'absence totale de centralisation des institutions religieuses et le faible revenu moyen par habitant du Caeturia empêche l'émergence d'une véritable Église catholique caeturienne à l'influence spirituelle et morale qui lui est due. Les croyants locaux, bien que se revendiquant comme chrétiens, peinent à fixer leur foi vers une religion précise, tant du fait de l'abondance que de la pauvreté des offres. Une situation très dommageable pour les croyants qui, selon Gwennhaelle IV, « devraient se voir offrir la chance de se voir délivrer, dans des conditions descentes, le message universel de notre Sauveur Jésus-Christ. »

Profitant du relâchement de la trop forte charge financière que représentait l'entretien des allogènes algarbiens récemment déportés vers les Îles Lorthon, l’État lagaran entrera très prochainement en contact direct avec les acteurs locaux du culte catholique afin de discuter d'un projet de financement à grande échelle de la religion par le Royaume de Lagac'hann. D'abord axé autour de la rénovation et de l'amélioration des lieux de culte existants, le projet devrait rapidement se tourner vers une extension des moyens en vue de promouvoir véritablement la foi catholique auprès des chrétiens caeturiens désorientés, et permettre une expansion du culte et un élargissement de la communauté des croyants. Selon la Reine, il ne s'agit en aucun cas d'un acte de défiance envers les autorités caeturiennes, dont l'intérêt pour les questions spirituelles est « proche de la nullité ». Il n'en demeure pas loin que la revalorisation de leur culte devrait donner aux Caeturiens une meilleure image du Lagac'hann, et accroitre la notoriété du Royaume auprès de la population d'un pays dont les liens avec nos contrées semblent destinés à se resserrer.[/justify]
Gwenael

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[justify]27 février 2038

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/23/180623033311271877.png[/img]

Rozavon accueillera l'Exposition Anthropologique et Ethnographique de 2038

[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/19/190119052007464387.png[/img][/center]
Cet été aura lieu la 200ème édition de l'Exposition Anthropologique et Ethnographique de Lagac'hann. Communément organisée au cours du premier mois de la saison estivale, cette exposition se tient une fois tous les quatre ans dans une ville différente du Royaume. Conduit pour la première fois en juillet 1838, l'événement tire ses origines de la période en coloniale. Il s'agissait en effet, dans le contexte de la conquête et de la colonisation de l'Algarbe, de l'Orient et du Nouveau Monde, de permettre à la population métropolitaine de voir par elle-même les découvertes faites par les expéditions scientifiques envoyées en ces terres inconnues. Pendant des décennies, les chercheurs se sont évertués à répertorier la faune et la flore de ces nouveaux continents, mais également à étudier les peuples indigènes qui les habitaient. Savoir précieux, tant pour les sciences humaines que naturelles, ces nouvelles connaissances ont été rendues accessibles au grand public grâce aux expositions, organisées originellement dans les ports coloniaux. Des troupes d'esclaves venus d'Algarbe et d'ailleurs étaient alors constituées et montrées à la population lagarane, qui pouvait voir de ses yeux les particularités phénotypiques de ces races exotiques. Malgré l'effondrement rapide de l'ambition coloniale lagarane face à ses concurrents galliques et brittons, la tradition de l'Exposition Anthropologique et Ethnographique s'est perpétuée. Financée par la Couronne, elle ne donne plus à voir d'esclave depuis l'abolition de l'esclavage au XXème siècle, mais permet toujours aux visiteurs de voir un large panel de spécimens, tous justement rémunérés pour leur présence.

L'Exposition se divise en deux ailes. La première, installée en pleine aire, est la section anthropologique. Venus des quatre coins du globe, des centaines d'individus, finement sélectionnés afin de représenter le plus large éventail racial et ethnique possible, se laisseront regarder, examiner et toucher par les visiteurs, sous les commentaires des anthropologues et biologistes qui exposeront les caractéristiques morphologiques, les particularités physiologiques, ainsi que l'histoire évolutive de chaque race. Parallèlement, la seconde section, ethnographique, se tiendra en milieu couvert. Elle permettra aux visiteurs de découvrir les cultures associées à ces êtres exotiques, à travers de vastes collections d'objets utilisés dans leurs sociétés. Les visiteurs les plus curieux seront comblés par les exposés sur l'histoire et la géographie de tous les peuples exposés, auquel le Lagaran moyen, peu coutumier des voyages et des échanges migratoires ou culturels, peu difficilement se trouver confronté dans un autre contexte.

Pour cette édition particulière, l'Exposition se tiendra pour la première à Rozavon, capitale de l’Évêché gallophone d'Arc'hantev. Ce choix, qui rompt avec les habituelles localisations lagaro-lagaranes de l'événement, n'est pas anodin. Il permet en effet un rééquilibrage utile avec le nouveau dynamisme envahissant du Nord-Ouest du Royaume, stimulé par l'intégration des communes de la Convention Intercommunale pour la Croissance et de Développement à l'Union Douanière Occidentale. Les autorités royales espèrent ainsi que le caractère exceptionnel de l'événement permettra d'attirer suffisamment de visiteurs à Rozavon pour redonner du nerf à la ville gallophone, dont l'économie, souffrant de son éloignement vis-à-vis du littoral, connait une inquiétante perte de vitesse.[/justify]
Gwenael

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[justify]3 mars 2038

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Remigration : le Lagac'hann met la main à la pâte

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Cela fait déjà un mois que le traité migratoire entre le Lorthon et le Lagac'hann a été signé. Visant à soulager le second de la charge que représente la rétention de la quarantaine de milliers d'Algarbiens qui ont pénétré son territoire depuis deux ans, l'accord prévoyait la déportation immédiate d'une dizaine de personnes d'individus vers le premier. Appartenant aux catégories de population désignées comme « vulnérables », ces individus peu productifs représentent le coût d'hébergement le plus important pour les centres pénitentiaires lagarans, tandis que le Lorthon, pays au plus haut niveau de développement économique à l'échelle mondiale, est tout à fait en capacité de les accueillir. Poursuivant la politique engagée sous la direction de Daniel Caellach, le gouvernement lorthonien s'est précipité d'accepter la requête lagarane, en prenant entièrement en charge les frais de transport des populations à déporter.

Seulement, la situation politique interne du Royaume de Lorthon a bien évolué depuis l'acceptation de l'accord de transfert par son ex-Premier Ministre. En effet, le départ de Daniel Caellach suite à la révélation de son implication dans la disparition d'un navire lorthonien des mains de la marine deserane a mené à la conduction de nouvelles élections sur l'archipel gaélique. Si le Parti Travailliste de l'ancien gouvernement est arrivé en tête, le scrutin aura néanmoins été davantage marqué par l'émergence spectaculaire du Front Gaélique. Récoltant pour la première fois plus de trente pourcent des voix, le parti nationaliste, désormais seconde force politique du Royaume, se montre désormais en capacité de participer au prochain gouvernement. Si cette nouvelle aurait pu réjouir l'exécutif lagaran, du fait de l'intérêt porté par Amanda Asgaill à la défense des traditions gaéliques, les circonstances font que cette nouvelle tombe bien mal. En effet, la dirigeante du parti frontiste ne cache pas son hostilité à l'égard de la politique migratoire entreprise sous l'administration Caellach, ce depuis le début de la crise aminienne en avril 2036. Faisant de la lutte contre l'immigration l'un de ses principaux chevaux de bataille, il se pourrait que Miss Asgaill commence par dénoncer le traité migratoire lagaro-lorthonien si elle venait à accéder aux plus hautes fonctions.

Face à cette perspective, dont la réalisation mènerait à une véritable impasse pour un Lagac'hann qui peine à se débarrasser des coûteux résidents de ses centres pénitentiaires, le gouvernement royal s'est résolu à prendre les devants en profitant du flottement laissé à la tête de l’État lorthonien par les négociations nécessaires à la formation d'une coalition, en vue de la composition du nouveau gouvernement. L'acheminement des migrants vers leur nouveau foyer gaélique, significativement ralenti par rapport aux prévisions initiales suite à la démission de Daniel Caellach, devrait encore nécessiter environ trois mois s'il se poursuivait au rythme actuel. Considérant le danger représenté par la formation d'un gouvernement au Lorthon avant la fin de ce délai, la Couronne lagarane a débuté la location de navires de pêche dans l’Évêché de Penmarc'hmor afin de joindre ses efforts à ceux de ses partenaires en transportant elle-même une partie des migrants. Avec une dizaine de personnes à leur bord lors de chaque trajet, ces charters de fortune devraient être au moins deux centaines afin que la déportation s'achève en moins d'un mois. Afin de se préserver des effets d'une potentielle arrivée au pouvoir du Front au Lorthon, l’État lagaran pourrait donc être amené à dépenser près d'un million de dollars, un bien piètre effort en comparaison de la charge représentée par cette occupation bacillaire.[/justify]
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