Fin du couvre-feu aliléen dans les grandes villes demain soir
Pour la première nuit depuis trois ans, les citadins aliléens pourront se trouver dans la rue après 23h30 et ce sans obligation de laissez-passer. Une mesure qui avait été prise par le pouvoir présidentiel avec l'appui du Sénat pour lutter contre les trafics et les occupations de la Mafia, mais qui n'a pas fait ses preuves.
La multiplication des procédures d'obtention de laissez-passer avait fini par faire du couvre-feu un sujet de satyre récurrent dans toutes les discussions de la Province, autant que la revue importante de périmètres d'application de la mesure.
"Si le couvre-feu a pu être un tantinet utile pour nuire aux activités de contrebande et au banditisme en général, il n'a pu l'être qu'à des échelles très restreinte territorialement. Si on a fait quelque chose de ce côté-là, on a déplacé le crime mais on ne l'a pas ralenti." pense Nesto Bandole, du syndicat de Carabiniers de Miliameni.
Pas forcément contributive du recul du crime organisé, la mesure a pour autant nuit de façon catastrophique au commerce des grands centres-villes autant que des artères secondaires, et du fameux épicier de quartier. De peur d'êtres pris en dehors de chez eux après l'heure fatidique, de nombreux citadins sans dérogation ont ralenti considérablement leur habitude de pérégrinations noctambules des débuts de soirée, occasion d'une consommation qui représentait pour certains commerçants jusqu'à 30% de leur chiffre d'affaires. Beaucoup attendent de ce retour à la normale qu'il permette avec le temps de rétablir les comptes de ceux n'ayant pas mis la clef sous la porte.
Après une année 2035 de récession générale, la province d'Alilée a connu un rattrapage sensible bien que faible comparé à la poursuite de la hausse de la production ailleurs, avec plus de 9% de croissance en 2036. Un retour dans le positif néanmoins salutaire autant pour la confiance des investisseurs et des ménages que pour la popularité du gouvernement conservateur de la Province. Alessandro Delando s'était engagé à détruire l'économie du crime durant son mandat, mais si l'Alilée ne va pas plus loin que cette reprise de 2036, c'est de la destruction de l'économie tout court dont il pourra être tenu pour responsable.
Il faut ré-inventer la Défense lébirienne. Les Armées de la Ligue de Lébira, issues des forces montalvéennes, doivent intégrer le personnel militaire du Royaume d'Illythie, intégrant les effectifs de l'Armée royale dans les nouvelles forces de défense de la Ligue, du moins une partie. Sur les 80 000 hommes constituant l'ancienne armée du Royaume indépendant, et passés automatiquement au sein des troupes mobilisables, un quart est entré en formation au début de l'année afin de pouvoir intégrer les régiments, et nouveaux régiments, de l'actuelle armée moderne lébirienne. Environ 20 000 hommes ont été sélectionnés, sur les 80 000 personnels de l'armée royale illythe, pour être formés au niveau des éléments modernes de l'ancienne armée montalvéenne, dont les hommes doivent par ailleurs se familiariser avec le milieu de la Province d'Illythie...
Riche d'étendues désertiques infranchissables sans moyens importants, de grottes, de dunes de sable, de ruines et monuments sortis des âges, de dédales de reliefs bas mais sinueux et sur de très grandes surfaces, la Province d'Illythie fait naître des problématiques inconnues jusqu'alors des États-Majors céruléens - à l'exception des Aminiens, dont l'environnement ressemble à celui des Illythes. Mais l'armée montalvéenne, très "dytolienne" et céruléenne, tente difficilement de s'approprier un territoire qu'elle ne connait pas - et pour lequel elle dépend, quasi-obligatoirement, des personnels de l'ancienne armée royale.
Depuis 18 mois maintenant les troupes montalvéennes puis lébiriennes parcourent les étendues illythes - au départ sous forme d'accords d'entrainement, puis dans le cadre de l'adhésion de l'Illythie à la Ligue de Lébira. Les 20 000 hommes issus des troupes illythes et intégrant le parcours régulier des forces modernes de la Ligue de Lébira, seront particulièrement destinés aux "Régiments du désert", existant déjà sous la Ligue de Montalvo en Nazalie. Il existait jusqu'en 2036 à peine [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=333897#p333897]4 500 hommes[/url] formés aux milieux semi-aride et aride, les "Truppe del Deserto", commandos spécialisés dans les interventions en ce genre d'endroits ; interventions pensées dans le cadre de la défense face à l'Aminavie. Ces fantassins devraient voir leurs rangs augmentés jusqu'à 25 000 hommes, soit plus d'un tiers du total des effectifs modernes de l'Armée lébirienne.
Pour beaucoup de soldats originaires d'Alilée ou d'Arovaquie, finies les longues balades dans la boue, le creusement de tranchées dans la terre meuble, et les nuits froides avec les pieds mouillés sous un camouflage d'humus au milieu des vers de terre. Les nuits seront toujours aussi froides mais pour un temps, elles se passeront au sec, et les journées sous un soleil de plomb, au milieu des scorpions, des chacals et des vipères à corne - l'Armée veut donner une courte formation à l'ensemble de ses hommes, malgré les spécialisations - le Ministère de la Défense étant persuadé que les principaux enjeux géostratégiques intéressant Lébira demeurent algarbiens. Aux côtés des Troupes du Désert, l'Armée de Terre comprend les Fantassins réguliers, et les Fantassins du Train et de l'Aménagement, autour de 2 200 hommes s'occupant de la logistique et du génie.
La réorganisation de la Défense à l'échelle de l'Illythie demande également la prise en compte d'une nouvelle approche : il ne s'agit plus, dans le cas de la Province, d'organiser la défense d'un espace général, territoire dans son ensemble, mais celle d'axes capitaux, de régions primordiales concentrant tous les aménagements nécessaires au maintien de la sécurité provinciale et à la tenue du territoire. La Défense de l'Illythie par la Ligue de Lébira ne consiste pas à protéger un très large littoral et à éviter toute intrusion, car la perte de mètres carrés de désert en cas de conflit n'est pas vécu comme un problème, mais à protéger coûte que coûte des "portes d'entrée", et des "cœurs de territoire" que sont le Delta du Naos, le bassin adamantin de Dacrélie, le Naos et sont influent principal au sud, et divers ports faisant partie d'un réseau qui concentre l'économie provinciale et les axes nécessaires à la pénétration dans le pays. Pour cela, la géographie illythe est un atout : les îles Paomèches, premier bouclier pour la région d'Atomia, le relief céraidien, qui complique toute mise de pied à terre par-là, et le grand dégagement des côtes non-anthropisées, facilitant l'observation des potentielles troupes d'invasion par la mer. La surveillance satellitaire, facilitée par les effectifs premiers au monde de la Ligue de Lébira en terme de satellites d'observation, est particulièrement efficace sur le milieu dégagé, quasi-exempt de forêts, de l'Illythie.
Mais l'effort mis sur l'Illythie ne doit pas faire oublier que la principale vulnérabilité de la Ligue de Lébira se trouve toujours en Cérulée, dont les côtes lébiriennes concentrent l'économie au détriment des arrière-pays s'enfonçant dans une dynamique de paupérisation. Si la société de loisir est mise à l'épreuve par les évènements des dernières années, au point qu'à peine [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=343819#p343819]117 000 étrangers ont fait du tourisme dans la Ligue en 2036[/url], cela n'empêche pas la société de consommation de continuer [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=300133#p300133]à se concentrer dans des espaces restreints[/url]. Face à ce problème de concentration, la vulnérabilité économique s'accroit en cas d'attaques, que l'on pense à concentrer sur les zones de forte population et de haut développement. L'apport de l'armée illythe en intégration est quasi-nul sur ces sujets, aussi Lébira doit avancer sur deux fronts : tirer les leçons des grandes menaces sur les côtes céruléennes lors de la Guerre d'Aminavie, heureusement qui n'ont pas éclatées grâce à la coopération avec des pays aujourd'hui effondrés, et apprendre à faire de l'Illythie un bastion... qui n'accapare pas tous les soins à la préparation des futurs conflits défensifs.
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img] 5 juin 2037[/center]
[center]Quelques hausses et baisses budgétaires ayant eu lieu en 2036[/center]
La cyberprotection a vu doubler ses dotations
De 350 millions $ à 700 millions $, le programme de Défense cyberstratégique mis en place dès 2032 a vu son budget doubler sur initiative du Ministre de la Défense, Silvio Ipsilanti, qui a su en convaincre le Président de la Ligue, Luciano Vesperto, dans le cadre de l'intégration de l'Illythie à la Ligue de Lébira. Une partie de ces fonds serviront directement à la transition vers le numérique des effectifs militaires illythes intégrés dans l'Armée de la Ligue. Dans ce contexte, le Ministère de la Défense a indiqué que la Guerre d'Aminavie avait permis de recevoir de nombreuses leçons sur l'utilisation de l'outil cyber par les armées adverses, et que la baisse constaté entre 2034 et 2035 pour le programme de cyberdéfense devait être compensée au risque de prendre du retard.
L'Illythie a bien reçu 8 milliards $ de dotations
D'abord sous la forme des dotations au Royaume d'Illythie, puis sous la forme d'investissements direct chaperonnés par le Gouverneur central de la Ligue de Lébira, l'Illythie a reçu l'équivalent de 8 milliards $ de dotations, investissements publics répartis directement par les autorités locales ou attribuées à des secteurs précis sur décision du Conseil de la Ligue de Montalvo en partenariat avec la monarchie, puis sur entente du Conseil de la Ligue de Lébira après l'élection de Iuseffo Rescieppi.
Plus d'1 milliard $ a été dépensé pour les Primes de Noël 2035 et d'Août 2036
A l'occasion de Noël 2035 et de la 15 Août 2036, plus d'1 milliard de $ ont été versé sous forme de primes aux femmes au foyer montalvéennes, permettant d'aider leur pouvoir d'achat en ces occasions. L'adhésion de l'Illythie à la Ligue de Lébira, et de sa forte population féminine demeurant au foyer, repose la question du versement de ces primes cette année.
L'Éducation reçoit toujours 5 fois moins que la Défense.
Avec plus de 6 milliards attribués à la Défense en 2036, dont 50% destinés à l'acquisition de matériel militaire (contexte de la Guerre d'Aminavie), et 1,7 milliards $ pour la politique éducative. Ce différentiel choquant est à nuancer par la force de l'école privée dans la Ligue de Lébira, écoles confessionnelles comme laïques. Néanmoins, il n'existe pas de subventions aux écoles privées, pour aider leur mission dans un contexte d'inflation des prix donc du coût de scolarisation.
Le versement des retraite ne représente plus que 5% du PIB contre 12% en 2033
La forte hausse du PIB sur la décennie a permis au Gouvernement d'organiser d'importantes économies, toujours sur le dos des citoyens par le biais de l'inflation des prix qui accompagnait l'augmentation de la production, donc de la productivité pour un pays avec une évolution démographique quasiment nulle. Les retraites, grand sujet du début des années 2030, ne représentent plus que 20,68% de la Dépense publique en 2036, contre 44,87% en 2033, et 5% du PIB contre 12% il y a quatre ans. Ce rattrapage salué par le Gouvernement cache en faite la paupérisation des retraités, de plus en plus impuissants face à l'inflation. Au contraire des chômeurs dont l'allocation annuelle est passée de 600 $ à 1 800 $, les retraites n'ont pas été revalorisées depuis 2033 quand elles avaient gagné 350 $ en moyenne.
12 juin 2037
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/02/25/180225045101510399.png[/img][/center] Dans les "villages Kestdomo", le blues du remplacement des Amarantins
On les voit tous clairement comme une image contemporaine de nos territoires. A l'entrée d'une ville, depuis sa cabine de train ou sa bretelle d'autoroute, ils apparaissent comme un amoncellement de containers entourés de poubelles et de gravas, souvent à la marge de zones industrielles plus ou moins abandonnées. Les "villages Kestdomo", parfois véritables petites villes, sont les bidonvilles de la première économie du monde. Construits le plus souvent à la hâte lors des crises des réfugiés affranchis originaires d'Amarantie, ils ont réussi la prouesse de vieillir avant d'être terminés.
Comme à Selana, dans la banlieue de Corfovoni, où la famille Dernoj attend depuis 4 ans l'ascenseur qu'on avait promis à la grand-mère pour qu'elle n'habite plus toute seule au rez-de-chaussée, dans un container dont les soudures laissent par endroit passer la pluie d'ouest. Ou à Gornaglieno, en Zémélie rurale, où les Filioj qui occupaient deux appartements sur trois containers ont été contraints d'en laisser un à la famille Bumediano, arrivée fraîchement d'Aminavie.
Partout dans les villages de réfugiés, que les promoteurs et architectes voulaient ouverts sur le réseau de transport et à deux pas (du moins à deux heures) des bassins d'emploi, les familles amarantines se sentent délaissées, et de plus en plus mal à l'aise. En cause, l'arrivée massive d'Aminiens, une arrivée accentuée par les dernières rumeurs de départ des troupes lébiriennes du sol d'Aminavie.
"Lorsque les Aminiens ont commencé à arriver dans nos villages, cela a eu l'effet d'un choc : les gens ont compris qu'ils n'étaient finalement comme eux que des réfugiés que l'on stockait en marge et certainement pas des gens en voie d'intégration dans la société montalvéenne puis lébirienne. Bien sûr certains percent, doucement, mais la plupart sommes condamnés à la charité de l'État et des Églises." pense la sociologue lébirienne Natascia Delando.
La déception née du temps long et répétitif d'un quotidien qu'on imaginait fait d'ascension sociale, et d'une sorte de libération économique après la libération administrative pour beaucoup d'anciens aliénés, n'a pas empêché la politisation croissante de la population immigrée concernée par ces zones d'hébergement de précarité. De plus en plus de mouvements soutiennent ou laissent entendre leur sympathie pour une intégration politique de ces populations par l'octroi du droit de vote : le MBC en Alilée, Tutti Insieme, ou même des personnalités issues de l'UdCS nazalienne et des partis libéraux FA, PdC ou NeL. Peux veulent se priver de la manne que représenteraient électoralement les étrangers s'ils venaient à obtenir un droit de participation électorale, droit envers lequel Luciano Vesperto s'est dit personnellement favorable.
Pourtant s'il y a remplacement de population dans les ensembles d'habitations en containers, c'est bien que les Amarantins arrivent pour partie à s'en extraire, pour aller habiter dans les banlieues pavillonnaires voisines quelquefois, dans les quartiers ouvriers ou même les centres-villes, quand ils ont la chance et la qualité de saisir la voie du travail salarié ou de l'entreprise personnelle. On sait néanmoins moins que la politique se nourrit d'impressions et de fantasmes collectifs, or le malaise des immigrés amarantins est encore très ignoré par les gouvernements successifs, tout prompts à accueillir sans réfléchir à la suite - et il ne faudrait pas que cet échec se reproduise avec les Aminiens.
Parmi les Illythes (coptes), 35% des adultes "envisagent sérieusement" de partir s'installer en Cérulée
Le défi d'intégration d'une province aussi peu riche par rapport au reste de la Ligue semble conditionné dans sa réussite à la course contre la montre, ou plutôt contre l'émigration. Selon un récent sondage du Creno Instituto, plus d'un tiers des illythes majeurs envisage d'émigrer dans une autre Province, et 64% des illythes majeurs avouent "y avoir réfléchi".
La population illythe compte près de 2,5 millions de personnes, sans compter les apatrides, et les projections les plus alarmistes parlent d'environ un million de personnes qui pourraient d'ici dix ans partir en vue de s'installer en Nazalie, en Arovaquie ou en moindre mesure en Alilée. Sur ce même laps de temps, environ 20% des départs seraient déjà suivis d'une rémigration vers l'Illythie sous le jeu de la hausse du développement de la Province. Mais les modèles précisent que l'émigration ralentit proportionnellement les perspective de croissance en Illythie, la privant mécaniquement de ses meilleurs éléments (beaucoup de désaccords sur ce point) ou menacant même la communauté copte et citoyenne de devenir minoritaire.
Au delà de l'attrait que possède la Cérulée pour les Illythes de classe moyenne du fait des hauts salaires comparativement à ici, ou d'une certaine admiration culturelle, il existe en Illythie des repoussoirs qui nuisent au maintien de la population : la hausse vertigineuse du foncier sous le coup de l'arrivée de "montalvéens", le manque pratique de places pour vivre en ville, la difficulté des transports dans tout le pays, le racisme entre communautés et entre régions, la corruption ou encore les difficultés de paiement avec des gens pauvres qui ne comprennent rien à la carte bleue : une forme de décalage culturel qui s'exprime même entre bons illythes coptes, selon leur extraction sociale.
Par l'aménagement autant que la transition législative et peut être par des mesures fiscales exceptionnelles, le gouvernement devra s'assurer que l'Illythie ne se vide pas avant de voir les effets du nivellement économique se faire sentir.
17 juin 2037
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]
La semaine des candidats
Adolfo Manzone (Tutti Insieme)
Le candidat a déclaré lors d'un grand meeting à Bragopola qu'il était favorable au droit de vote pour les étrangers légaux résidents. Une preuve de courage saluée par les membres de son parti et jusqu'à Pasquale Tatuini, le fondateur de TI. Dans une ville très marquée chez les indépendantistes, et très hostile à l'immigration, il a défendu l'idée que le droit de vote était un moyen de faire entendre des communautés qui sinon se tourneraient vers la violence.
Addolorata Pozzi (Noi Con Addolorata)
La Présidente candidate a perdu en avance dans les sondages, à la faveur de la dynamique de campagne instaurée par les nouveaux candidats. Organisatrice de plus de 20 meetings pour les prochaines semaines, elle est qui plus est accusée par ses adversaires de délaisser la fonction.
Livia Fiorine (Unione Cristiano-Sociale)
Une bourde pour la chrétienne-sociale ? En voulant apporter des garanties à ses électeurs écologistes promis par Elia Lezzabettani, l'habituée du scrutin a fait connaître son intention d'augmenter le délai de prescription pour les constructions illégales, qui minent l'ensemble de la côte arovaque, le faisant passer de 5 à 15 ans. De très nombreux électeurs concernés pourraient lui en tenir rigueur...
Renato Mascarpone
Le candidat a déclaré qu'il présenterait sa démission en cas d'élection, après avoir pu mettre en place le retour vers la monnaie papier. Il a fait connaître sa feuille de route pour convaincre a minima le Conseil de la Ligue de permettre la mise en place de la monnaie papier en Arovaquie, en parallèle de la Lire électronique. Il a reçu le soutien de l'opposition illythe.
Giuliano Verdogliaco (Nazione e Liberta)
Convoqué cette semaine par les Carabiniers, l'ancien président ne cesse de perdre sa base dans les enquêtes d'intention de vote. Le procureur de Dovernico avait révélé en fin de semaine dernière que le préjudice causé aux institutions dans l'affaire du trafic de fournitures s'élevait à plus de 74 000 Lires et non la trentaine de milliers évoquée précédemment. Le rôle du sénateur devrait être éclairci prochainement. Le nouveau souffle pro-marché donné par le candidat à sa campagne est inaudible dans ce contexte.
Lena Lazarevicio (Avanti Arovachia)
Fragilisée lors d'une conférence de presse par les questions techniques des journalistes de la Gazetta dell'Uso, l'indépendantiste semble perdre en crédibilité dans certaines strates de son électorat, tentées par Mascarpone, Manzone, ou Fiorine essentiellement.
La Région des Riaggiadi portera plainte contre le CNSE eashe, qui considère que la Nazalie n'est pas algarbienne
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=344013#p344013]C'est un organisme travaillant pour le Ministère de l'Économie de l'Eashatri[/url] qui a publié une nouvelle étude, qui découpe la croissance mondiale et tente de dégager de ses observations des dynamiques intéressantes. Ce travail universitaire devient rare dans un monde où les sociétés privilégient les études sur elles-mêmes. Mais malgré le sérieux et la qualité des études en provenance de la première nation janubienne, l'étude a trouvé des critiques dans la Ligue de Lébira, en la personne de Giasmina Zebbo qui dirige la Région des Riaggiadi, dans le sud de la Nazalie.
La cheffe de l'Unione delle Città del Sud, parti localiste et un tantinet régionaliste, a voulu faire parler d'elle en se montrant très critique à l'égard du rapport du CNSE, ce dernier refusant de rattacher la Nazalie (ou même l'Illythie), à l'Algarbe dont elle détaille une croissance à 2,4% en 2036, et intégrant les deux Provinces à la région céruléenne. Un point de vue objectif si l'on considère qu'il faut bien classer dans un ensemble un pays étendu sur plusieurs, mais qui n'a pas plus à Madame Zebbo, qui a par ailleurs annoncé ce matin que la Région des Riaggiadi portera plainte contre les responsables de l'étude.
La plupart du monde politique a trouvé ridicule la prise de position de la Présidente des Riaggiadi, qui réfléchit déjà aux présidentielles nazaliennes de l'année prochaine et vient de perdre son allié et co-fondateur de l'UdCS, Pasquale Tatuini. Pourtant, cette annonce est davantage que politicienne, et traduit probablement la frustration d'une partie de la population, qui se considère plus algarbienne que céruléenne qu'importent les origines qui sont les siennes - et tout simplement parce-que les territoires du sud restent enclavés...
[right]27 di giugno 2037[/right]
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/10/28/181028113936964235.png[/img][/center]
Détroit de Degirba :Les deux nouvelles dragues lébiriennes déjà au travail
[img]http://www.cargos-paquebots.net/Revue%20de%20presse/0000_IMAGES-15/013-Key_West-v.jpg[/img] La Poseidonetta en route pour le port de Dovernico
Le nombre de dragues lébiriennes est passé de quatre il y a trois ans, à huit aujourd'hui. Et pour cause, avec l'adhésion de l'Illythie à la Ligue, la surface à draguer à l'embouchure des fleuves, au large des ports et dans les détroits a augmenté ; dans le cas de l'Illythie, c'est l'immense Delta du Naos et ses divers bras s'élançant dans le Golfe des Paomèches qui nécessite à temps plein le travail de deux dragues, l'Iscaiòlo et le Nemesi, sans lesquels le commerce entre la Mer et le Naos serait impossible du fait de l'ensablement permanent des bouches du fleuve.
Le doublement des effectifs a aussi été rendu nécessaire par l'augmentation du trafic entrant et sortant de la Ligue de Lébira ; il a donné du travail aux chantiers navals de Sidiamora, où sont construites toutes les dragues lébiriennes. Les navires sortis des cales nazaliennes ne sont pas allé travailler bien loin, puisque les deux dernières dragues à avoir été montées là-bas travaillent désormais dans le Détroit de Degirba, au sud de la Nazalie, où elles s'assurent du maintien de la largueur des passages pour les très gros porteurs, entre les îles amino-nazaliennes. Amarrées directement dans le Port aminien de Degirba, occupé par l'Armée lébirienne, les dragues Bonaventura et Anfitrite séduisent les passants par leur carrure, leur modernité et le symbole de développement qu'espère une partie de la population des îles désirant que celles-ci se tournent définitivement vers la Nazalie et Lébira.
Sans le travail des dragues, de nombreux ports seraient menacés d'ensablement par l'érosion naturelle des côtes, mais essentiellement par les courants marins et l'arrivée d'eau douce chargée en limons en certains endroits - tout dépend de la géologie et de la géographie des lieux. Si la Nazalie est peu concernée du fait de l'absence de grands fleuves (la Province ne possède que des oueds, ou de très courts fleuves non navigables), l'Arovaquie et l'Alilée voient leurs activités portuaires et leur commerce dépendre du travail discret mais régulier des navires d'entretien, peu nombreux mais très importants.
[right]edizione di giugno 2037 - Tutte le più belle immagini dell'Illitia[/right]
Pendant ce temps-là, les Ébionites illythes attendent le Jugement Dernier
[center][img]https://www.telegraph.co.uk/content/dam/news/2017/01/30/maronite-christians-in-lebanon_trans_NvBQzQNjv4Bq3480UNUU8UfSxDSaY1n7MBMSxGIR1rd_-iNIxL4YeIk.jpg?imwidth=450[/img] Une Ébionite priant dans une église d'Atomia[/center]
La chute de la secte paulinienne aura lieu au Thorval, ils en sont persuadés - et c'est ce qu'enseignent leurs Prêtres. Pourquoi ? Car le Thorval est selon eux le dernier bastion du catholicisme mondial. Le catholicisme est leur ennemi, car il est fondé sur le rejet de la Loi juive qui gouverne le quotidien de ces "Chrétiens ébionites", également appelés hémérobaptistes du fait de leur pratique quotidienne de l'immersion complète. Les Ébionites, quelques 80 000 personnes en Illythie, voient leurs origines remonter à l'époque du Christ : branche du judaisme d'alors, qui vient à accepter Jésus comme le Messie annoncé par les écritures, mais qui très vite se détournent de l'évolution du christianisme naissant, dominée par le mouvement épiscopal et les groupes héléno-chrétiens puis latins.
Les Ébionites ne reconnaissent que l'Évangile de Saint Matthieu, et rejettent celle de Paul. Juifs à l'origine, ils deviennent chrétiens et ouvrent les portes de leur culte aux convertis païens, s'éloignant de la nation israélite tout en continuant d'observer avec précaution la Torah. Adorant un Dieu créateur et justicier, ils ne reconnaissent pas la Nouvelle Alliance prônée par les Catholiques, qu'ils accusent de croire en vain à la miséricorde divine... sans chercher à faire l'effort de la mériter. Continuant de pratiquer la circoncision et se réservant un régime végétarien durant la majeur partie de leur vie, se privent de vin, ils sont également hostiles à tout monachisme et érémitisme (contrairement aux Coptes et à la plupart des sectes philosophiques illythes), ne communient qu'une fois par an en trempant du pain consacré dans de l'eau, et placent le mariage et la procréation au cœur de leurs mœurs.
Le plus grand malheur de l'Humanité réside depuis deux mille ans, selon eux, dans le travestissement du message christique de la part de la secte paulinienne, fondée sur de mauvais textes et avec la complicité d'une organisation politico-financière (au départ l'Empire latin, puis les institutions chrétiennes médiévales...). Si les Luciféristes accusent l'Église catholique de maintenir les Hommes dans la culpabilité et l'infantilisation, les Ébionites l'accuse au contraire de les encourager à la débauche et de les détourner de l'observance stricte de la Loi (celle de l'Ancien Testament)... une observance qu'un seul être a réussi à respecter dans son intégralité : Jésus Christ, réincarnation d'Adam.
Démographiquement sur une montée qui leur est favorable, les Ébionites forment au contraire des Juifs classiques une communauté ouverte, qui convertit encore de nos jours dans les rangs des nomades musulmans, des Coptes hostiles au catholicisme, des Esséniens se détournant de l'ascétisme, des athées... et des Juifs finissant par reconnaître Jésus. Politiquement, ils respectent une certaine égalité de traitement entre les femmes et les hommes, bien qu'attribuant un rôle à chaque sexe selon les préceptes de la Torah. Vis-à-vis des autorités, ils ont une opinion très détachée, allant jusqu'à prôner le refus du vote et de l'intérêt pour la vie publique, qu'ils considèrent comme corrompue et trop éloignée de l'intérêt terrestre, résidant dans le respect de la Loi religieuse, et la prière vers Hiérosolyme.
[center]"Les Évêques de Paul seront jetés dans le brasier ardent et les adorateurs du Pape, débauchés et mécréants sombreront avec les faux prophètes... [...] La Loi juive sera enfin observée par tous, car révélée aux justes par Jésus revenu parmi les hommes."[/center]
Le Président du Conseil "ouvert" au débat sur le retour à la monnaie papier
Alors que le candidat Renato Mascarpone électrise le débat dans la course à la présidentielle arovaque, en proposant pour seule et unique mesure le retour du papier monnaie, le Président du Conseil n'a pas hésité à répondre à un journaliste lors d'une conférence de presse portant sur la rénovation urbaine à Cartagina, pour affirmer que la Ligue de Lébira "ne devait pas être fermée sur la nature de forme de la monnaie", et accepter l'idée que l'on puisse un jour "revenir à la monnaie papier si cela était nécessaire". Ayant pris soin d'expliquer que selon lui, cela ne l'était pas pour l'instant, il a néanmoins envoyé ainsi un message à la Province d'Illythie, dont les autorités ont peur de la transition vers la Lire électronique, mais aussi un autre message aux marchés qui craignent l'échec de la dématérialisation à cause du mouvement de panique dans l'économie illythe, autant qu'à la campagne arovaque elle-même. Un moyen d'apporter son soutien à Renato Mascarpone au détriment de certains candidats ?
Salve va ben ? propose à programme commun à l'UdCS de Zebbo pour les élections nazaliennes de 2038
Giasmina Zebbo n'a toujours pas digéré le départ de Pasquale Tatuini de l'UdCS, co-fondateur ayant décidé d'aller fonder son propre mouvement, Tutti Insieme, actuellement en course en Arovaquie pour la Présidentielle. Elle qui promettait de "rendre la pareille au Clan Darfi", accusant le Président nazalien d'être derrière cette sécession en vue d'éparpiller les voix de l'opposition pour Mars et Septembre 2038, peut désormais se réjouir d'avoir trouvé un allié en le parti, plutôt intimiste, Salve va ben ?, qui attire essentiellement des cadres et intermittents des vallées riches du nord de la Nazalie à la recherche d'une politique plus ouverte, moins libérale, plus artiste et universitaire... quand l'UdCS s'adresse essentiellement aux personnes en difficulté économique au sud de la ligne Sidiamora-Lassuno.
Sesno pourrait perdre son statut de commune et intégrer Cartagina d'ici 2040
La ville de Sesno est passée de 12 000 à 34 000 habitants dans la décennie, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=321202#p321202]profitant du rayonnement de Cartagina, et sa banlieue s'étendant désormais jusqu'à Maghila et son aéroport.[/url] L'ancienne petite ville céréalière est désormais une cité-dortoir perdue entre les champs de blé et les pierriers-murettes qui enserrent des routes trop petites, mais nombreuses, grâce au réseau des pistes agricoles pré-existantes et désormais goudronnées. Dirigée par l'UdCS, elle se refuse pour le moment à devenir un quartier de Cartagina, géré par la capitale de la Ligue, mais les autorités régionales N&L ainsi que le Palazzo del Governo aimeraient la voir annexée par la cité côtière, afin de faciliter les liaisons entre l'arrière-pays et le port, et mieux organiser l'urbanisation. Mai da vita ! répond pour l'instant Sesno, malgré l'ouverture d'une procédure d'enquête d'intérêt public par... Cartagina.