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phiwill61
Extrait de Brèves Eskhanes, 9 septembre 2036:
[center]Une insulte visant le Rajaputri ?[/center]
[quote]Si on veut glorifier notre monarque qui est récemment monté sur le trône, nous devons remettre au bout du jour les racines hindoues de notre pays, la culture hindoue eashate que représente Kiran Ier. [...] Kiran Ier ne peut ne pas être hindou, parce que s'il n'était pas hindou, ce serait un idiot: Il n'aurait pas sa place à la tête de l'Empire d'Eashatri et courait un grand risque en essayant de prendre le pouvoir ![/quote]
[right]- Govind Choraghad, Secrétaire régional du FPF en Haut-Emphur
le 7 septembre 2036 sur GTE[/right]
[justify]Cette phrase aurait pu passer inaperçue, tant elle correspond à la rhétorique des ténors du FPF refusant le caractère bi-religieux de l'Eashatri. Mais M. Choraghad a cette fois-ci dérapé trop loin, puisqu'il s'est aventuré sur un terrain totalement inconnu, celui de la religion de Kiran Ier. En effet, l'actuel empereur d'Eashatri n'a pas officialisé son appartenance religieuse, et il s'agit du premier empereur à ne pas l'avoir fait. Etant donné que le Rajaputri garde bien le secret depuis son accession au trône, le sujet est glissant, et si Rajaputri Kiran Ier n'est pas hindou, M. Choraghad l'aurait insulté et même menacé.
Je précise pour nos lecteurs qui ne seraient pas eashates, que le sujet est on ne peut plus dangereux : si selon la loi, l'insulte contre l'Empereur n'est pas plus réprimée que l'insulte contre une personnalité publique, il est inconcevable pour tout citoyen d'ostraciser la famille impériale pour ses croyances ou sa généalogie, à moins d'être anti-monarchiste bien entendu, mais il ne s'agit pas d'une idéologie très répandue dans la population. En revanche, la dernière partie des propos tenus par M. Choraghad feront bondir n'importe quel eashate, puisqu'il s'agit ni plus ni moins d'une contestation du trône eashate, doublée d'une menace à peine voilée.
Si rapidement après avoir tenu ces propos, Choraghad s'est ravisé, en précisant que jamais il ne voudrait menacer l'Empereur, la polémique est lancée et a rapidement enflammé la scène politique eashate, dans sa quasi totalité; les uns s'étranglant de la menace implicite prononcée, les autres pointant du doigt un manque de transparence du Palais de l'Avènement tout en rejetant les propos ostracisants du secrétaire régional du FPF, et d'autres encore dénonçant le fait qu'on veuille lier Kiran Ier à la politique, alors qu'il occupe justement une fonction qui se doit de ne pas entrer dans les clivages partisans du Parlement. Alors que la polémique enfle, l'alliance entre le FPF et la LI semble fragilisée, avec nombre de députés LI s'interrogeant sur le fait qu'aucune sanction ne soit attribuée spécifiquement à ceux qui insultent l'empereur. Les prochains jours risquent donc d'être décisifs pour la campagne électorale, alors que Kiran Ier devrait annoncer le début de cette dernière d'un instant à l'autre.[/justify]
[center]Une insulte visant le Rajaputri ?[/center]
[quote]Si on veut glorifier notre monarque qui est récemment monté sur le trône, nous devons remettre au bout du jour les racines hindoues de notre pays, la culture hindoue eashate que représente Kiran Ier. [...] Kiran Ier ne peut ne pas être hindou, parce que s'il n'était pas hindou, ce serait un idiot: Il n'aurait pas sa place à la tête de l'Empire d'Eashatri et courait un grand risque en essayant de prendre le pouvoir ![/quote]
[right]- Govind Choraghad, Secrétaire régional du FPF en Haut-Emphur
le 7 septembre 2036 sur GTE[/right]
[justify]Cette phrase aurait pu passer inaperçue, tant elle correspond à la rhétorique des ténors du FPF refusant le caractère bi-religieux de l'Eashatri. Mais M. Choraghad a cette fois-ci dérapé trop loin, puisqu'il s'est aventuré sur un terrain totalement inconnu, celui de la religion de Kiran Ier. En effet, l'actuel empereur d'Eashatri n'a pas officialisé son appartenance religieuse, et il s'agit du premier empereur à ne pas l'avoir fait. Etant donné que le Rajaputri garde bien le secret depuis son accession au trône, le sujet est glissant, et si Rajaputri Kiran Ier n'est pas hindou, M. Choraghad l'aurait insulté et même menacé.
Je précise pour nos lecteurs qui ne seraient pas eashates, que le sujet est on ne peut plus dangereux : si selon la loi, l'insulte contre l'Empereur n'est pas plus réprimée que l'insulte contre une personnalité publique, il est inconcevable pour tout citoyen d'ostraciser la famille impériale pour ses croyances ou sa généalogie, à moins d'être anti-monarchiste bien entendu, mais il ne s'agit pas d'une idéologie très répandue dans la population. En revanche, la dernière partie des propos tenus par M. Choraghad feront bondir n'importe quel eashate, puisqu'il s'agit ni plus ni moins d'une contestation du trône eashate, doublée d'une menace à peine voilée.
Si rapidement après avoir tenu ces propos, Choraghad s'est ravisé, en précisant que jamais il ne voudrait menacer l'Empereur, la polémique est lancée et a rapidement enflammé la scène politique eashate, dans sa quasi totalité; les uns s'étranglant de la menace implicite prononcée, les autres pointant du doigt un manque de transparence du Palais de l'Avènement tout en rejetant les propos ostracisants du secrétaire régional du FPF, et d'autres encore dénonçant le fait qu'on veuille lier Kiran Ier à la politique, alors qu'il occupe justement une fonction qui se doit de ne pas entrer dans les clivages partisans du Parlement. Alors que la polémique enfle, l'alliance entre le FPF et la LI semble fragilisée, avec nombre de députés LI s'interrogeant sur le fait qu'aucune sanction ne soit attribuée spécifiquement à ceux qui insultent l'empereur. Les prochains jours risquent donc d'être décisifs pour la campagne électorale, alors que Kiran Ier devrait annoncer le début de cette dernière d'un instant à l'autre.[/justify]
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phiwill61
Extrait de Gloire Eashe, 11 septembre 2036 :
[center]Manifestations dans le quartier santognais d'Adheban
[img]http://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L653xH369/arton7504-e5c0a.jpg?1494066658[/img][/center]
[justify]Vous les aviez oubliés ? Si, si les santognais sont toujours là, sur le territoire eashate, depuis des siècles. A dire vrai, dans certaines familles, les santognais n'ont jamais quitté l'Eashatri depuis leur implantation en 1664, même après la fin de la colonisation par la Santogne en 1822, date depuis laquelle les santognais bénéficient de l'image du "bon colonisateur", ceux qui se sont retirés les premiers et qui ont reconnu l'indépendance 185 ans avant qu'elle n'ait lieu, et envers lesquels de nombreux passe-droits coutumiers ont été accordés au fil des ans.
Les raisons étaient peut-être justifiées à l'époque, seulement voilà : aujourd'hui alors que la Santogne est instable, les santognais d'Eashatri peuvent déstabiliser notre pays, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec notre pays. Cela s'est démontré hier, où les santognais d'Eashatri sont descendus dans les rues d'Adheban, ville qui abrite la troisième plus importante communauté santognaise de l'Empire, pour manifester leur mécontentement vis-à-vis des autorités santognaises, qui prépareraient, selon eux, une réforme électorale pour diminuer leur représentation parlementaire. Rien d'officiel, vous le remarquerez, mais les santognais descendent dans la rue, et plutôt que de gêner le Gouvernement Santognais, ils gênent la ville d'Adheban et l'Eashatri, pays dans lequel ils séjournent. Rappelez-vous "Mesdames et Messieurs" (formule écrite en santognais), qu'Adheban était peut-être la dernière ville louée par la Santogne, mais que depuis 2024, le bail est terminé !
La situation est assez comique : pour des rumeurs, 35 000 santognais se sont donné rendez-vous à la place du marché d'Adheban, alors que leur colère ne sera probablement pas entendue par le Gouvernement Delpuech, étant donné qu'elle a lieu à quelque dix mille kilomètres de Forcastel. Au lieu de cela, les politiciens locaux commencent à se demander à quel point les santognais d'Eashatri peuvent jouir de passe-droits que les eashates n'ont pas, puisque la manifestation a pu avoir lieu sans être dispersée par la police alors même que la mairie n'avait pas été tenue au courant de la tenue d'une manifestation dans le centre d'Adheban.[/justify]
[center]Manifestations dans le quartier santognais d'Adheban
[img]http://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L653xH369/arton7504-e5c0a.jpg?1494066658[/img][/center]
[justify]Vous les aviez oubliés ? Si, si les santognais sont toujours là, sur le territoire eashate, depuis des siècles. A dire vrai, dans certaines familles, les santognais n'ont jamais quitté l'Eashatri depuis leur implantation en 1664, même après la fin de la colonisation par la Santogne en 1822, date depuis laquelle les santognais bénéficient de l'image du "bon colonisateur", ceux qui se sont retirés les premiers et qui ont reconnu l'indépendance 185 ans avant qu'elle n'ait lieu, et envers lesquels de nombreux passe-droits coutumiers ont été accordés au fil des ans.
Les raisons étaient peut-être justifiées à l'époque, seulement voilà : aujourd'hui alors que la Santogne est instable, les santognais d'Eashatri peuvent déstabiliser notre pays, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec notre pays. Cela s'est démontré hier, où les santognais d'Eashatri sont descendus dans les rues d'Adheban, ville qui abrite la troisième plus importante communauté santognaise de l'Empire, pour manifester leur mécontentement vis-à-vis des autorités santognaises, qui prépareraient, selon eux, une réforme électorale pour diminuer leur représentation parlementaire. Rien d'officiel, vous le remarquerez, mais les santognais descendent dans la rue, et plutôt que de gêner le Gouvernement Santognais, ils gênent la ville d'Adheban et l'Eashatri, pays dans lequel ils séjournent. Rappelez-vous "Mesdames et Messieurs" (formule écrite en santognais), qu'Adheban était peut-être la dernière ville louée par la Santogne, mais que depuis 2024, le bail est terminé !
La situation est assez comique : pour des rumeurs, 35 000 santognais se sont donné rendez-vous à la place du marché d'Adheban, alors que leur colère ne sera probablement pas entendue par le Gouvernement Delpuech, étant donné qu'elle a lieu à quelque dix mille kilomètres de Forcastel. Au lieu de cela, les politiciens locaux commencent à se demander à quel point les santognais d'Eashatri peuvent jouir de passe-droits que les eashates n'ont pas, puisque la manifestation a pu avoir lieu sans être dispersée par la police alors même que la mairie n'avait pas été tenue au courant de la tenue d'une manifestation dans le centre d'Adheban.[/justify]
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phiwill61
Extrait de Gloire Eashe, 12 septembre 2036 :
[center]Décodeur HRP : Arun Dipek est grosso-modo une espèce d'équivalent d'un JFK eashate[/center]
[center]Emma Ravikhan : l'Arun Dipek de la droite Eashate ?
Un sondage du 8 septembre place le parti la Première Ministre en deuxième position des intentions de vote[/center]
[tab=0][col][ligne]PRC[/ligne][ligne]ĒL[/ligne][ligne]GTI[/ligne][ligne]PES[/ligne][ligne]UDP[/ligne][ligne]MPE[/ligne][ligne]LI[/ligne][ligne]FPF[/ligne][ligne]FAS[/ligne][/col]
[col][ligne][indent]10[/indent]3,0%[/ligne][ligne][indent]10[/indent]6,5% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]15,5% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]12,5% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]13,0% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]16,5% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]18% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]11,0% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]4,0% [/ligne][/col][/tab]
[justify]Depuis quelques semaines, on entend dire un peu partout qu'Emma Ravikhan serait l'Arun Dipek de la droite eashate. Formule reprise des propos de l'ancien Premier Ministre Vaibhav Rajavade (LI, Chef du Gouvernement de 2018 à 2020), prononcés en juillet dernier. Si la formule se veut flatteuse, Arun Dipek ayant été le Premier Ministre le plus prospère que nous ayons connu jusqu'alors, encore idolâtré par nombre d'eashates de gauche ou libéraux, est-ce que comparer Ravikhan à Arun Dipek est vraiment un compliment ? Et est-ce véridique ?
A Arun Dipek, on est obligé d'associer le décollage du début des années 2020. Généralisation des plans Vadeskh à l'ensemble du territoire ; subventions à tour de bras pour accélérer la reconstruction de l'Empire qui a l'époque est jugée comme prenant du retard ; établissement de politiques sociales pour favoriser la naissance de classes moyennes dans un Eashatri de 2021 dont les classes défavorisées représentaient 88% de la population (74% en 2026, 72% en 2033); croissance économique annuelle à plus de 4% durant quatre des cinq années de gouvernements Dipek... Après 14 ans de quasi-récession, les années Dipek sont un renouveau sans précédent en Eashatri, et malgré un endettement démesuré qui sera enrayé par Rayin Akhesh quelques années plus tard, on assiste réellement à la Renaissance de l'Eashatri, 14 ans après la fin de la Guerre civile.
A Emma Ravikhan, on a souvent le tort d'associer la réalisation du Canal de l'Isthme Shuktène et les quatre années de croissance à deux chiffres, qui sont plus les résultats de la politique de Rayin Akhesh que ceux d'Emma Ravikhan, bien que celle-ci fut en charge des négociations pour apaiser le conflit qui avait lieu dans l'ex-Principauté d'Ashurdabad. En fait, ce qu'elle a apporté à l'Eashatri ne se compte que sur les doigts d'une main : la Shukténie et le Darhan, un projet qui avait grandement été mené sous le Gouvernement Akhesh, bien que sous l'égide de cette femme d'état; une protection sociale coûteuse et innécessaire pour les travailleurs ; la fin de la tenue en laisse des médias, qui permettait jusqu'alors d'éviter que l'Eashatri ne soit trop instable ; et c'est tout. Bon sur le plan du bilan politique, si c'est ça, l'Arun Dipek de la droite eashate... il y a du souci à se faire !
Mais au delà de leurs résultats politiques, il est vrai qu'il y a de fortes similitudes dans la tenue du pouvoir : d'un côté Arun Dipek a construit son premier Gouvernement en opposition aux gouvernements Rajavade-II et Naidu, deux gouvernements menés par la LI ; et douze ans plus tard, Emma Ravikhan construit son Gouvernement en opposition au Gouvernement Akhesh-II, lui aussi mené par la LI. De même, les deux dirigeants cherchent à lutter contre ceux qu'ils appellent avec mépris les extrémistes, PRC pour Dipek, FPF pour Ravikhan; et affichent leur volonté de créer une grande coalition gouvernementale qui transcende les clivages, (alliant la GTI à la droite pour Dipek, le MPE à la gauche pour Ravikhan) qu'ils mèneront pendant 24 mois pour l'un, et 27 pour l'autre. Enfin, lors de leurs accessions au pouvoir respectives, les deux Premiers Ministres jouissent de popularités exceptionnelles, et si Dipek réussit à la conserver jusque sa mort a contrario d'Emma Ravikhan, ils témoignent tous deux d'une grande ténacité quand le Parlement décide de les défier, en fin 2035 et début 2036 pour Ravikhan, lorsque sa majorité s'effrite ou en début 2025 pour Dipek, lorsque les ministres LI démissionnent les uns après les autres. Ainsi Emma Ravikhan reproduit bien les schémas de la Gouvernance d'Arun Dipek, consciemment ou non.
Enfin sur un plan du parcours personnel, les deux dirigeants affichent des racines assez proches : tous deux adhérents du Front Républicain-Démocrate Social jusqu'à son implosion, ils ont ensuite toujours fait partie de l'aile la plus modérée du parti auquel ils adhéraient. A la parole rare tous deux, Arun Dipek avait cependant l'avantage lors des interviews que ces silences avaient la valeur des mots. A cela faut-il ajouter que les deux dirigeants gagneront au cours de leurs mandats respectifs les surnoms de Baap et Ma'i, par moquerie des journaux d'extrême gauche devant un paternalisme ou un maternalisme étatique parfois marqué, bien que le surnom de Baap ne sera que très peu utilisé pour qualifier Arun Dipek. Enfin, les deux dirigeants se sont engagés dans la féminisation de la société eashate, dans une volonté de forcer les mentalités de la société à changer, parfois même ensemble, puisque Ravikhan a été Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les Genres sous le Gouvernement Dipek-III.
Ainsi Ravikhan est bien une femme politique d'envergure comparable à Arun Dipek, mais pour répondre à la phrase "Emma Ravikhan est l'Arun Dipek de la droite eashate", on ne peut que répondre non. Emma Ravikhan peut devenir l'Arun Dipek du MPE, et éventuellement de la droite, mais actuellement, son impact reste bien plus faible que l'impact du seul Premier Ministre eashate à avoir été assassiné. [/justify]
[center]Décodeur HRP : Arun Dipek est grosso-modo une espèce d'équivalent d'un JFK eashate[/center]
[center]Emma Ravikhan : l'Arun Dipek de la droite Eashate ?
Un sondage du 8 septembre place le parti la Première Ministre en deuxième position des intentions de vote[/center]
[tab=0][col][ligne]PRC[/ligne][ligne]ĒL[/ligne][ligne]GTI[/ligne][ligne]PES[/ligne][ligne]UDP[/ligne][ligne]MPE[/ligne][ligne]LI[/ligne][ligne]FPF[/ligne][ligne]FAS[/ligne][/col]
[col][ligne][indent]10[/indent]3,0%[/ligne][ligne][indent]10[/indent]6,5% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]15,5% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]12,5% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]13,0% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]16,5% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]18% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]11,0% [/ligne][ligne][indent]10[/indent]4,0% [/ligne][/col][/tab]
[justify]Depuis quelques semaines, on entend dire un peu partout qu'Emma Ravikhan serait l'Arun Dipek de la droite eashate. Formule reprise des propos de l'ancien Premier Ministre Vaibhav Rajavade (LI, Chef du Gouvernement de 2018 à 2020), prononcés en juillet dernier. Si la formule se veut flatteuse, Arun Dipek ayant été le Premier Ministre le plus prospère que nous ayons connu jusqu'alors, encore idolâtré par nombre d'eashates de gauche ou libéraux, est-ce que comparer Ravikhan à Arun Dipek est vraiment un compliment ? Et est-ce véridique ?
A Arun Dipek, on est obligé d'associer le décollage du début des années 2020. Généralisation des plans Vadeskh à l'ensemble du territoire ; subventions à tour de bras pour accélérer la reconstruction de l'Empire qui a l'époque est jugée comme prenant du retard ; établissement de politiques sociales pour favoriser la naissance de classes moyennes dans un Eashatri de 2021 dont les classes défavorisées représentaient 88% de la population (74% en 2026, 72% en 2033); croissance économique annuelle à plus de 4% durant quatre des cinq années de gouvernements Dipek... Après 14 ans de quasi-récession, les années Dipek sont un renouveau sans précédent en Eashatri, et malgré un endettement démesuré qui sera enrayé par Rayin Akhesh quelques années plus tard, on assiste réellement à la Renaissance de l'Eashatri, 14 ans après la fin de la Guerre civile.
A Emma Ravikhan, on a souvent le tort d'associer la réalisation du Canal de l'Isthme Shuktène et les quatre années de croissance à deux chiffres, qui sont plus les résultats de la politique de Rayin Akhesh que ceux d'Emma Ravikhan, bien que celle-ci fut en charge des négociations pour apaiser le conflit qui avait lieu dans l'ex-Principauté d'Ashurdabad. En fait, ce qu'elle a apporté à l'Eashatri ne se compte que sur les doigts d'une main : la Shukténie et le Darhan, un projet qui avait grandement été mené sous le Gouvernement Akhesh, bien que sous l'égide de cette femme d'état; une protection sociale coûteuse et innécessaire pour les travailleurs ; la fin de la tenue en laisse des médias, qui permettait jusqu'alors d'éviter que l'Eashatri ne soit trop instable ; et c'est tout. Bon sur le plan du bilan politique, si c'est ça, l'Arun Dipek de la droite eashate... il y a du souci à se faire !
Mais au delà de leurs résultats politiques, il est vrai qu'il y a de fortes similitudes dans la tenue du pouvoir : d'un côté Arun Dipek a construit son premier Gouvernement en opposition aux gouvernements Rajavade-II et Naidu, deux gouvernements menés par la LI ; et douze ans plus tard, Emma Ravikhan construit son Gouvernement en opposition au Gouvernement Akhesh-II, lui aussi mené par la LI. De même, les deux dirigeants cherchent à lutter contre ceux qu'ils appellent avec mépris les extrémistes, PRC pour Dipek, FPF pour Ravikhan; et affichent leur volonté de créer une grande coalition gouvernementale qui transcende les clivages, (alliant la GTI à la droite pour Dipek, le MPE à la gauche pour Ravikhan) qu'ils mèneront pendant 24 mois pour l'un, et 27 pour l'autre. Enfin, lors de leurs accessions au pouvoir respectives, les deux Premiers Ministres jouissent de popularités exceptionnelles, et si Dipek réussit à la conserver jusque sa mort a contrario d'Emma Ravikhan, ils témoignent tous deux d'une grande ténacité quand le Parlement décide de les défier, en fin 2035 et début 2036 pour Ravikhan, lorsque sa majorité s'effrite ou en début 2025 pour Dipek, lorsque les ministres LI démissionnent les uns après les autres. Ainsi Emma Ravikhan reproduit bien les schémas de la Gouvernance d'Arun Dipek, consciemment ou non.
Enfin sur un plan du parcours personnel, les deux dirigeants affichent des racines assez proches : tous deux adhérents du Front Républicain-Démocrate Social jusqu'à son implosion, ils ont ensuite toujours fait partie de l'aile la plus modérée du parti auquel ils adhéraient. A la parole rare tous deux, Arun Dipek avait cependant l'avantage lors des interviews que ces silences avaient la valeur des mots. A cela faut-il ajouter que les deux dirigeants gagneront au cours de leurs mandats respectifs les surnoms de Baap et Ma'i, par moquerie des journaux d'extrême gauche devant un paternalisme ou un maternalisme étatique parfois marqué, bien que le surnom de Baap ne sera que très peu utilisé pour qualifier Arun Dipek. Enfin, les deux dirigeants se sont engagés dans la féminisation de la société eashate, dans une volonté de forcer les mentalités de la société à changer, parfois même ensemble, puisque Ravikhan a été Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les Genres sous le Gouvernement Dipek-III.
Ainsi Ravikhan est bien une femme politique d'envergure comparable à Arun Dipek, mais pour répondre à la phrase "Emma Ravikhan est l'Arun Dipek de la droite eashate", on ne peut que répondre non. Emma Ravikhan peut devenir l'Arun Dipek du MPE, et éventuellement de la droite, mais actuellement, son impact reste bien plus faible que l'impact du seul Premier Ministre eashate à avoir été assassiné. [/justify]
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phiwill61
Extrait de L'Eashatri Libre, 16 septembre 2036 :
[center]Petites phrases pour un air de campagne... (version 2)[/center]
[justify]Désormais, la campagne est lancée ! Kiran Ier a déclaré hier soir la fin de l'état de menace de guerre, ce qui signifie donc immédiatement que la campagne aux signatures pour supporter les candidatures était lancée, et que les élections législatives auraient lieu du 29 novembre au 4 décembre 2036. Mais nos amis les politiciens eashates n'ont pas attendu cette heure pour faire l'actualité de leurs petites phrases quotidiennes, et L'Eashatri Libre se propose, une fois n'est pas coutume, de commenter celles qui auront le plus marqué les esprits la semaine dernière.
[img]https://s15.postimg.cc/lqztw3m0r/LI-_Afka_Dolam.jpg[/img]
Afka Dolam, Ministre de la Défense et député de la LI : [quote]Cela concerne l'Eashatri ? Non. Cela concerne-t-il les eashates présents sur place ? Non. A-t-on d'autres problèmes à résoudre ici ? Oui. Donc le sort de ces migrants en Cérulée ne me préoccupe en aucun cas. C'est triste, c'est vrai. Tout comme il est triste que certains enfants des campagnes tibétaines soient obligés de se prostituer au Sengaï, et je ne m'en sens pas plus concerné. Non, je pense qu'en Eashatri, on a d'autres problèmes à résoudre avant, comme l'éternelle croissance des bidonvilles aux abords des grandes métropoles du pays, dans lesquelles plus d'un million d'enfants vivraient ! Ce n'est pas parce qu'on est la démocratie la plus peuplée du monde que nous devons résoudre tous les problèmes du monde ![/quote]
[right]HRP: Les enfants prostituées du Sengaï sont une fake news inventée par Dolam pour étayer son propos[/right]
Interrogé au journal télévisé sur sa vision des choses vis à vis de la crise migratoire en Cérulée, l'actuel favori des sondages a préféré recentrer le débat sur les problématiques intérieures eashates. Peu expressif sur la question, il a préféré se moquer des réactions des centristes et de la gauche eashate, qui tout en avouant ne pas être en mesure d'agir à leur niveau, multiplient les invitations sans suites à une action collective pour stabiliser la région en vue de réduire le flux. Afka Dolam a ensuite développé un grand plan de lutte contre la pauvreté qu'il souhaiterait mener, et qui aurait pour premier objectif de limiter l'expansion des bidonvilles.
[img]https://media.discordapp.net/attachments/405878397395402754/471790258648907778/unknown.png[/img]
Anushree Jagatap, fondatrice du mouvement ĒL : [quote]Si l'ĒL est prêt à rejoindre une coalition ? Bien sûr que oui ! C'était un des premiers points de divergence avec M. Vahari (PRC). Tant que les valeurs que nous défendons ne sont pas bafouées, l'ĒL peut intégrer une coalition, composée uniquement de partis de gauche, qui auraient à coeur de servir les intérêts des plus démunis. Si nous ne refusions d'emblée de participer à un Gouvernement, comment pourrions nous nous assurer que le printemps eashate n'ait pas de répercussions plus tardives ?[/quote]
Par ces mots, la fondatrice de l'ĒL a cherché à cultiver sa différence avec le PRC(E) pour défendre un communisme au service du peuple et non au service du communisme, comme elle se plaît à le répéter depuis des mois. Maintenant, si certains voulaient en entendre plus sur les propositions de son parti, ils ne peuvent qu'être déçus, puisque aucun autre point n'a été évoqué avec la candidate concernant la politique qu'elle souhaiterait mener.[/justify]
[center]Petites phrases pour un air de campagne... (version 2)[/center]
[justify]Désormais, la campagne est lancée ! Kiran Ier a déclaré hier soir la fin de l'état de menace de guerre, ce qui signifie donc immédiatement que la campagne aux signatures pour supporter les candidatures était lancée, et que les élections législatives auraient lieu du 29 novembre au 4 décembre 2036. Mais nos amis les politiciens eashates n'ont pas attendu cette heure pour faire l'actualité de leurs petites phrases quotidiennes, et L'Eashatri Libre se propose, une fois n'est pas coutume, de commenter celles qui auront le plus marqué les esprits la semaine dernière.
[img]https://s15.postimg.cc/lqztw3m0r/LI-_Afka_Dolam.jpg[/img]
Afka Dolam, Ministre de la Défense et député de la LI : [quote]Cela concerne l'Eashatri ? Non. Cela concerne-t-il les eashates présents sur place ? Non. A-t-on d'autres problèmes à résoudre ici ? Oui. Donc le sort de ces migrants en Cérulée ne me préoccupe en aucun cas. C'est triste, c'est vrai. Tout comme il est triste que certains enfants des campagnes tibétaines soient obligés de se prostituer au Sengaï, et je ne m'en sens pas plus concerné. Non, je pense qu'en Eashatri, on a d'autres problèmes à résoudre avant, comme l'éternelle croissance des bidonvilles aux abords des grandes métropoles du pays, dans lesquelles plus d'un million d'enfants vivraient ! Ce n'est pas parce qu'on est la démocratie la plus peuplée du monde que nous devons résoudre tous les problèmes du monde ![/quote]
[right]HRP: Les enfants prostituées du Sengaï sont une fake news inventée par Dolam pour étayer son propos[/right]
Interrogé au journal télévisé sur sa vision des choses vis à vis de la crise migratoire en Cérulée, l'actuel favori des sondages a préféré recentrer le débat sur les problématiques intérieures eashates. Peu expressif sur la question, il a préféré se moquer des réactions des centristes et de la gauche eashate, qui tout en avouant ne pas être en mesure d'agir à leur niveau, multiplient les invitations sans suites à une action collective pour stabiliser la région en vue de réduire le flux. Afka Dolam a ensuite développé un grand plan de lutte contre la pauvreté qu'il souhaiterait mener, et qui aurait pour premier objectif de limiter l'expansion des bidonvilles.
[img]https://media.discordapp.net/attachments/405878397395402754/471790258648907778/unknown.png[/img]
Anushree Jagatap, fondatrice du mouvement ĒL : [quote]Si l'ĒL est prêt à rejoindre une coalition ? Bien sûr que oui ! C'était un des premiers points de divergence avec M. Vahari (PRC). Tant que les valeurs que nous défendons ne sont pas bafouées, l'ĒL peut intégrer une coalition, composée uniquement de partis de gauche, qui auraient à coeur de servir les intérêts des plus démunis. Si nous ne refusions d'emblée de participer à un Gouvernement, comment pourrions nous nous assurer que le printemps eashate n'ait pas de répercussions plus tardives ?[/quote]
Par ces mots, la fondatrice de l'ĒL a cherché à cultiver sa différence avec le PRC(E) pour défendre un communisme au service du peuple et non au service du communisme, comme elle se plaît à le répéter depuis des mois. Maintenant, si certains voulaient en entendre plus sur les propositions de son parti, ils ne peuvent qu'être déçus, puisque aucun autre point n'a été évoqué avec la candidate concernant la politique qu'elle souhaiterait mener.[/justify]
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phiwill61
Extrait de Brèves Eskhanes, 20 novembre 2036:
[center]Une campagne vide dans les actes...[/center]
[justify]L'Eashatri est en pleine période électorale, qui l'eut cru ? Du côté de la politique, il ne se passe rien, l'actualité est d'une platitude à faire peur, et les électeurs se sentent perdus, en témoignent les sondages effectués par les différents organismes agréés, dont les résultats varient du tout au tout en passant d'un sondage à un autre. La plupart des partis et de leurs représentant s'est habituée à un calme plat, et mène campagne discrètement, sans promesses ni rien... C'est du jamais vu en Eashatri, et ce n'est absolument pas une bonne nouvelle pour la composante démocratique de notre Empire.
Dans le même temps, le CNSE publie des résultats très médiocres pour l'économie eashate, dont la croissance ne s'est finalement pas relevée, le pays s'enlisant dans la méfiance des entrepreneurs étrangers, qui, voyant les événements du début d'année dans l'Estuaire du Dar, peinent à faire ré-intervenir les entreprises d'Eashatri dans leurs activités. Cette passe économique très difficile, où les pronostics de croissance annuelle du PIB peinent à dépasser le seuil des 5%, s'accompagne d'un mécontentement général et d'une méfiance envers les élites politiques installées, dont le manque d'activité dans la campagne en cours renforce ce sentiment.
Pourtant, des choses ont changé, depuis septembre. Si tous les partis eashates ont réussi à obtenir le nombre de signatures nécessaires pour pouvoir présenter leurs propres listes de candidats aux prochaines élections, les alliances politiques ont, elles, eu beaucoup de peine à se maintenir.
A droite, il faut dire que depuis début septembre, le mariage entre le FPF et la LI rencontre de nombreuses difficultés, ceci dû aux nombreux écarts commis par des membres du FPF vis-à-vis de la monarchie, ou encore à la volonté de la LI de s'afficher comme un parti pro-mondialisation, à l'inverse des principes fondateurs du FPF. Comme un couple, le FPF et la LI ont donc fait appel à un thérapeute pour parler en leur nom, qui s'est trouvé être la Première Ministre actuelle, Emma Ravikhan, qui a réussi son pari de séduire l'électorat conservateur et traditionaliste eashate en misant sa campagne sur l'idée de relancer la culture et le cinéma eashates, particulièrement improductifs cette année. Ainsi la libérale presque centriste Emma Ravikhan réussit à fédérer nationalistes et monarchistes, et même certains centristes, en proposant un plan de développement pour l'Eashatri et le Berhavi, dans lequel on chercherait explicitement à mettre fin au règne de Venkata IV pour permettre aux berhavis de rejoindre l'Empire d'Eashatri, selon les volontés de ces derniers.
A gauche, on assiste également à la formation d'une coalition, à deux têtes cette fois-ci, celles de Chettur Tavade et de Sadiq Operkh, qui peu à peu, ont étouffé les autres composantes de la gauche eashate, en se faisant le duo de l'alternative de gauche à la politique actuelle du Gouvernement, qu'ils accusent d'avoir conduit à la situation actuelle, par manque de prévoyance des difficultés des classes moyennes et populaires. Si les deux politiciens ne souhaitent pas vraiment faire le procès du Gouvernement Ravikhan, auquel ils ont participé plus ou moins directement, ils fustigent néanmoins la position très pro-patronale prise durant les derniers mois de ce Gouvernement, et le manque d'activité générale de ce dernier. Au final, ils souhaitent rétablir le système de rétribution des années 2010, afin de réduire les écarts de richesse, et permettre à la classe moyenne de réémerger.
Mais si la Gauche et la Droite ne se contentent que d'une ou deux têtes d'affiche dans la logique de campagne de blocs, l'UDP de Tobephki échappe à la tendance, et encourage ses membres à être actifs localement. Si sur le plan national, Eredin Tobephki occupe le terrain avec efficacité en ciblant les principaux thèmes chers à son électorat, et en affichant une bonne entente avec les principaux représentants des deux coalitions, le Vice-Premier Ministre s'attire aussi les foudres de certaines franges de la population. En effet, sa volonté de renforcer les liens avec la Dytolie santognaise et britonne est mal perçue par de nombreux électeurs, qui le voient comme au service des ex-puissances coloniales, bien que l'essentiel du discours du centriste en matière de diplomatie soit sur l'accélération de la coopération éducative janubienne (c.f. le Diplôme Commun Janubien), et sur l'intensification des rapports janubo-ventéliens dans le cadre de l'OCC.
Ainsi nous faisons face à une situation paradoxale : la campagne électorale eashate a été très calme, très vide dans les actions, mais le contenu de cette campagne est en train de changer en profondeur la vie politique eashate, avec la formation de blocs avant même les élections.[/justify]
[center]Une campagne vide dans les actes...[/center]
[justify]L'Eashatri est en pleine période électorale, qui l'eut cru ? Du côté de la politique, il ne se passe rien, l'actualité est d'une platitude à faire peur, et les électeurs se sentent perdus, en témoignent les sondages effectués par les différents organismes agréés, dont les résultats varient du tout au tout en passant d'un sondage à un autre. La plupart des partis et de leurs représentant s'est habituée à un calme plat, et mène campagne discrètement, sans promesses ni rien... C'est du jamais vu en Eashatri, et ce n'est absolument pas une bonne nouvelle pour la composante démocratique de notre Empire.
Dans le même temps, le CNSE publie des résultats très médiocres pour l'économie eashate, dont la croissance ne s'est finalement pas relevée, le pays s'enlisant dans la méfiance des entrepreneurs étrangers, qui, voyant les événements du début d'année dans l'Estuaire du Dar, peinent à faire ré-intervenir les entreprises d'Eashatri dans leurs activités. Cette passe économique très difficile, où les pronostics de croissance annuelle du PIB peinent à dépasser le seuil des 5%, s'accompagne d'un mécontentement général et d'une méfiance envers les élites politiques installées, dont le manque d'activité dans la campagne en cours renforce ce sentiment.
Pourtant, des choses ont changé, depuis septembre. Si tous les partis eashates ont réussi à obtenir le nombre de signatures nécessaires pour pouvoir présenter leurs propres listes de candidats aux prochaines élections, les alliances politiques ont, elles, eu beaucoup de peine à se maintenir.
A droite, il faut dire que depuis début septembre, le mariage entre le FPF et la LI rencontre de nombreuses difficultés, ceci dû aux nombreux écarts commis par des membres du FPF vis-à-vis de la monarchie, ou encore à la volonté de la LI de s'afficher comme un parti pro-mondialisation, à l'inverse des principes fondateurs du FPF. Comme un couple, le FPF et la LI ont donc fait appel à un thérapeute pour parler en leur nom, qui s'est trouvé être la Première Ministre actuelle, Emma Ravikhan, qui a réussi son pari de séduire l'électorat conservateur et traditionaliste eashate en misant sa campagne sur l'idée de relancer la culture et le cinéma eashates, particulièrement improductifs cette année. Ainsi la libérale presque centriste Emma Ravikhan réussit à fédérer nationalistes et monarchistes, et même certains centristes, en proposant un plan de développement pour l'Eashatri et le Berhavi, dans lequel on chercherait explicitement à mettre fin au règne de Venkata IV pour permettre aux berhavis de rejoindre l'Empire d'Eashatri, selon les volontés de ces derniers.
A gauche, on assiste également à la formation d'une coalition, à deux têtes cette fois-ci, celles de Chettur Tavade et de Sadiq Operkh, qui peu à peu, ont étouffé les autres composantes de la gauche eashate, en se faisant le duo de l'alternative de gauche à la politique actuelle du Gouvernement, qu'ils accusent d'avoir conduit à la situation actuelle, par manque de prévoyance des difficultés des classes moyennes et populaires. Si les deux politiciens ne souhaitent pas vraiment faire le procès du Gouvernement Ravikhan, auquel ils ont participé plus ou moins directement, ils fustigent néanmoins la position très pro-patronale prise durant les derniers mois de ce Gouvernement, et le manque d'activité générale de ce dernier. Au final, ils souhaitent rétablir le système de rétribution des années 2010, afin de réduire les écarts de richesse, et permettre à la classe moyenne de réémerger.
Mais si la Gauche et la Droite ne se contentent que d'une ou deux têtes d'affiche dans la logique de campagne de blocs, l'UDP de Tobephki échappe à la tendance, et encourage ses membres à être actifs localement. Si sur le plan national, Eredin Tobephki occupe le terrain avec efficacité en ciblant les principaux thèmes chers à son électorat, et en affichant une bonne entente avec les principaux représentants des deux coalitions, le Vice-Premier Ministre s'attire aussi les foudres de certaines franges de la population. En effet, sa volonté de renforcer les liens avec la Dytolie santognaise et britonne est mal perçue par de nombreux électeurs, qui le voient comme au service des ex-puissances coloniales, bien que l'essentiel du discours du centriste en matière de diplomatie soit sur l'accélération de la coopération éducative janubienne (c.f. le Diplôme Commun Janubien), et sur l'intensification des rapports janubo-ventéliens dans le cadre de l'OCC.
Ainsi nous faisons face à une situation paradoxale : la campagne électorale eashate a été très calme, très vide dans les actions, mais le contenu de cette campagne est en train de changer en profondeur la vie politique eashate, avec la formation de blocs avant même les élections.[/justify]
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phiwill61
Extrait de Gloire Eashe, 25 novembre 2036 :
[center]La peur au ventre en Santogne - récit d'un quotidien invivable[/center]
[justify]Note du rédacteur en chef : Hier au matin, j'ai reçu une lettre d'une habitante de Santogne dont les deux parents sont d'ascendance eashate, ce qui n'est pas une situation aussi exceptionnelle que cela peut en avoir l'air, étant donné que la Santogne est le pays de Dytolie qui abrite l'une des diasporas eashates les plus importantes du continent. Dans cette lettre, j'ai eu vent de la très fâcheuse ambiance qui règne dans ce pays, à travers le témoignage de cette femme de 28 ans, décrivant un quotidien oppressant et néfaste, ayant pour raison ses origines, alors même qu'elle porte avec fierté la nationalité santognaise depuis sa naissance. Au travers les vexations et les accusations décrites dans cette lettre, on peut se poser la question de l'identité des citoyens santognais d'origine eashate et de leurs droits en Eashatri, puisqu'ils ne sont pas reconnus en Santogne. Pour préserver son identité, j'ai décidé avec les directeurs du journal de ne publier que les initiales de cette femme.
[quote]Mesdames et messieurs les directeurs du quotidien Gloire Eashe,
Je m'appelle S. Féragne, née Caerdesh. Je suis une santognaise de 28 ans, dont les deux parents étaient eashates, et j'ai actuellement un mari aimant prénommé F. et deux jumelles âgées de 2 ans. Diplômée d'un master en économie avec mention, je ne suis qu'une secrétaire de mairie dans une petite ville située en banlieue de Forcastel, dont le quotidien est très souvent contrariée par une discrimination plus ou moins avouée envers mes origines, et la situation est actuellement en train d'empirer.
Mais je vais commencer par vous raconter brièvement mon histoire, je suis née à Forcastel dans un quartier populaire, durant le mois de juillet 2008, de deux parents eashates qui avaient émigré en Santogne dix ans avant ma naissance, alors qu'ils fuyaient la guerre qui sévissait en Eashatri. J'ai donc fait ma scolarité dans les écoles, collèges et lycées de la capitale, avec des résultats très satisfaisants et un dossier scolaire quasiment exemplaire. Je dis déjà quasiment, car à l'époque déjà mes camarades me menaient la vie dure à propos de ma religion hindoue, que je pratique sans en porter aucun autre signe que le végétarisme de ma religion. D'autres fois, mes camarades "m'accusaient" de pratiquer l'islam, et je dis accuser par euphémisme. Dans un tel contexte, j'étais souvent au milieu d'escalades de violences, tout comme les autres élèves d'origine eashate que je cotoyais, mais contrairement à eux je me réfugiais non pas dans l'assoc', mais dans le travail. J'ai obtenu de très bons résultats, me valant les doutes de mes camarades pensant que je trichais aux examens, parce que j'étais considérée comme immigrée : en effet, comment pouvais-je à la fois avoir des origines eashates et parler santognais, comme ceci dit au passage, 29 millions d'eashates ?
Mais je me disais que le système éducatif santognais allait pouvoir me permettre de me défaire de l'image d'étrangère immigrée qu'on me collait à la peau. Quelle ne fut pas ma déception, quand avec 17 de moyenne en dernière année du cycle secondaire, je me vis refuser l'entrée à toutes les filières universitaires prestigieuses du pays ! Je dus me rabattre sur une licence d'économie, et à partir de là batailler chaque année pour que ma réinscription ait lieu, en me présentant devant le conseil de l'université avec un dossier assurant que j'étais une étudiante à la situation régularisée, que je devais faire un test de santognais pour assurer que je pouvais suivre les cours. C'est sûr, avec 14 de moyenne, on pouvait se poser des questions sur ma capacité à suivre les cours...
J'obtins mon master à 23 ans. J'allais enfin entrer sur le monde du travail, mais je ne me faisais pas d'illusions: les discriminations allaient continuer. J'ai quitté le foyer familial, et ai commencé à mener ma vie par moi-même. Je ne sais pas si la situation s'est empirée ou si jz n'avais simplement pu que remarquer la face émergée de l'iceberg. Moqueries quant à une prétendue incompréhension de la langue, assistance bienveillante de certaines personnes convaincues que j'étais idiote, refus de m'accorder un CDI parce qu'on soupçonnait que mes papiers ne soient pas en règle... (Et oui c'était avant l'épisode d'immigration de masse en provenance d'Algabre du Nord) J'oublie les lettres de menaces, les descentes surprises d'un ou deux officiers de police dans mon appartement, qui abusaient de leur position et pour deux d'entre eux, ont même essayé d'abuser de moi.
J'ai été embauchée pour la première fois à 24 ans. A la mairie, par charité. Tous mes collègues, ou presque, me regardent avec mépris ou avec condescendence, et rares sont les responsabilités à m'être confiées. Les joies du racisme ordinaire. J'ai rencontrée F. un mois après mon embauche, il a été le seul santognais d'origine santognaise de toute la ville à se montrer poli avec moi, et à se comporter avec moi comme avec n'importe quelle femme qu'il croiserait.
En quelques mois, nous nous sommes recroisés et avons entamé une relation. J'ai emménagé chez lui et nous nous sommes mariés. Devenue Mme. Féragne, les procédures administratives devinrent très vite toutes simples. Mais très vite, avec l'arrivée de nos jumelles, nous dûmes faire face aux dénonciations anonymes et bienveillantes du voisinage qui nous accusaient tour à tour de maltraitance, d'embrigadement terroriste ou de conspiration anti-gouvernementale. Voir même une fois, alors que j'allais chercher mes filles à la crèche, j'ai été arrêtée pour tentative d'enlèvement, grâce à une dénonciation aussi anonyme qu'agréable.
Depuis l'élection d'Evelyne Delpech, la situation est pire encore. Les descentes de police sont plus fréquentes, pour vérifier que mes papiers sont en règle et que nous n'abritons pas de clandestins, comme si nous n'avions pas déjà assez à faire avec mes origines. Par ailleurs, il y a deux mois mon petit frère qui combine la tare de ses origines et la difficulté d'être bisexuel, s'est fait tabasser quasiment à mort dans la rue. Il est dans le coma, et la police ne veut pas mener l'enquête. Ça fait deux mois et nous n'avons pas trouvé d'avocat aux honoraires décebts acceptant de nous aider à obtenir justice.
Aujourd'hui mes filles ont 2 ans, et je n'ai pas envie qu'elles vivent la discrimination ordinaire santognaise. J'aime la Santogne, sa langue, son histoire riche, son équipe de foot, sa culture, sa cuisine, son architecture... Mais est-ce que la Santogne m'aime ?
Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on me force à choisir entre ma dignité, et rester en Santogne. Choisir entre ma vie mon histoire, et mes droits. Dois-je vraiment avec F. et mes filles, quitter la Santogne ? J'espère ne pas avoir à en arriver là, et c'est pourquoi que je vous contacte maos contacte aussi les quotidiens Brèves Eskhanes, Le Courrier Santognais et La Tribune des Bâtisseurs.
Cordialement
S. Féragne [/quote][/justify]
[right]HRP: Sebaldie, si tu veux que je modifie des trucs lors de la publication de Brèves Eskhanes, je le ferai avec plaisir[/right]
[center]La peur au ventre en Santogne - récit d'un quotidien invivable[/center]
[justify]Note du rédacteur en chef : Hier au matin, j'ai reçu une lettre d'une habitante de Santogne dont les deux parents sont d'ascendance eashate, ce qui n'est pas une situation aussi exceptionnelle que cela peut en avoir l'air, étant donné que la Santogne est le pays de Dytolie qui abrite l'une des diasporas eashates les plus importantes du continent. Dans cette lettre, j'ai eu vent de la très fâcheuse ambiance qui règne dans ce pays, à travers le témoignage de cette femme de 28 ans, décrivant un quotidien oppressant et néfaste, ayant pour raison ses origines, alors même qu'elle porte avec fierté la nationalité santognaise depuis sa naissance. Au travers les vexations et les accusations décrites dans cette lettre, on peut se poser la question de l'identité des citoyens santognais d'origine eashate et de leurs droits en Eashatri, puisqu'ils ne sont pas reconnus en Santogne. Pour préserver son identité, j'ai décidé avec les directeurs du journal de ne publier que les initiales de cette femme.
[quote]Mesdames et messieurs les directeurs du quotidien Gloire Eashe,
Je m'appelle S. Féragne, née Caerdesh. Je suis une santognaise de 28 ans, dont les deux parents étaient eashates, et j'ai actuellement un mari aimant prénommé F. et deux jumelles âgées de 2 ans. Diplômée d'un master en économie avec mention, je ne suis qu'une secrétaire de mairie dans une petite ville située en banlieue de Forcastel, dont le quotidien est très souvent contrariée par une discrimination plus ou moins avouée envers mes origines, et la situation est actuellement en train d'empirer.
Mais je vais commencer par vous raconter brièvement mon histoire, je suis née à Forcastel dans un quartier populaire, durant le mois de juillet 2008, de deux parents eashates qui avaient émigré en Santogne dix ans avant ma naissance, alors qu'ils fuyaient la guerre qui sévissait en Eashatri. J'ai donc fait ma scolarité dans les écoles, collèges et lycées de la capitale, avec des résultats très satisfaisants et un dossier scolaire quasiment exemplaire. Je dis déjà quasiment, car à l'époque déjà mes camarades me menaient la vie dure à propos de ma religion hindoue, que je pratique sans en porter aucun autre signe que le végétarisme de ma religion. D'autres fois, mes camarades "m'accusaient" de pratiquer l'islam, et je dis accuser par euphémisme. Dans un tel contexte, j'étais souvent au milieu d'escalades de violences, tout comme les autres élèves d'origine eashate que je cotoyais, mais contrairement à eux je me réfugiais non pas dans l'assoc', mais dans le travail. J'ai obtenu de très bons résultats, me valant les doutes de mes camarades pensant que je trichais aux examens, parce que j'étais considérée comme immigrée : en effet, comment pouvais-je à la fois avoir des origines eashates et parler santognais, comme ceci dit au passage, 29 millions d'eashates ?
Mais je me disais que le système éducatif santognais allait pouvoir me permettre de me défaire de l'image d'étrangère immigrée qu'on me collait à la peau. Quelle ne fut pas ma déception, quand avec 17 de moyenne en dernière année du cycle secondaire, je me vis refuser l'entrée à toutes les filières universitaires prestigieuses du pays ! Je dus me rabattre sur une licence d'économie, et à partir de là batailler chaque année pour que ma réinscription ait lieu, en me présentant devant le conseil de l'université avec un dossier assurant que j'étais une étudiante à la situation régularisée, que je devais faire un test de santognais pour assurer que je pouvais suivre les cours. C'est sûr, avec 14 de moyenne, on pouvait se poser des questions sur ma capacité à suivre les cours...
J'obtins mon master à 23 ans. J'allais enfin entrer sur le monde du travail, mais je ne me faisais pas d'illusions: les discriminations allaient continuer. J'ai quitté le foyer familial, et ai commencé à mener ma vie par moi-même. Je ne sais pas si la situation s'est empirée ou si jz n'avais simplement pu que remarquer la face émergée de l'iceberg. Moqueries quant à une prétendue incompréhension de la langue, assistance bienveillante de certaines personnes convaincues que j'étais idiote, refus de m'accorder un CDI parce qu'on soupçonnait que mes papiers ne soient pas en règle... (Et oui c'était avant l'épisode d'immigration de masse en provenance d'Algabre du Nord) J'oublie les lettres de menaces, les descentes surprises d'un ou deux officiers de police dans mon appartement, qui abusaient de leur position et pour deux d'entre eux, ont même essayé d'abuser de moi.
J'ai été embauchée pour la première fois à 24 ans. A la mairie, par charité. Tous mes collègues, ou presque, me regardent avec mépris ou avec condescendence, et rares sont les responsabilités à m'être confiées. Les joies du racisme ordinaire. J'ai rencontrée F. un mois après mon embauche, il a été le seul santognais d'origine santognaise de toute la ville à se montrer poli avec moi, et à se comporter avec moi comme avec n'importe quelle femme qu'il croiserait.
En quelques mois, nous nous sommes recroisés et avons entamé une relation. J'ai emménagé chez lui et nous nous sommes mariés. Devenue Mme. Féragne, les procédures administratives devinrent très vite toutes simples. Mais très vite, avec l'arrivée de nos jumelles, nous dûmes faire face aux dénonciations anonymes et bienveillantes du voisinage qui nous accusaient tour à tour de maltraitance, d'embrigadement terroriste ou de conspiration anti-gouvernementale. Voir même une fois, alors que j'allais chercher mes filles à la crèche, j'ai été arrêtée pour tentative d'enlèvement, grâce à une dénonciation aussi anonyme qu'agréable.
Depuis l'élection d'Evelyne Delpech, la situation est pire encore. Les descentes de police sont plus fréquentes, pour vérifier que mes papiers sont en règle et que nous n'abritons pas de clandestins, comme si nous n'avions pas déjà assez à faire avec mes origines. Par ailleurs, il y a deux mois mon petit frère qui combine la tare de ses origines et la difficulté d'être bisexuel, s'est fait tabasser quasiment à mort dans la rue. Il est dans le coma, et la police ne veut pas mener l'enquête. Ça fait deux mois et nous n'avons pas trouvé d'avocat aux honoraires décebts acceptant de nous aider à obtenir justice.
Aujourd'hui mes filles ont 2 ans, et je n'ai pas envie qu'elles vivent la discrimination ordinaire santognaise. J'aime la Santogne, sa langue, son histoire riche, son équipe de foot, sa culture, sa cuisine, son architecture... Mais est-ce que la Santogne m'aime ?
Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on me force à choisir entre ma dignité, et rester en Santogne. Choisir entre ma vie mon histoire, et mes droits. Dois-je vraiment avec F. et mes filles, quitter la Santogne ? J'espère ne pas avoir à en arriver là, et c'est pourquoi que je vous contacte maos contacte aussi les quotidiens Brèves Eskhanes, Le Courrier Santognais et La Tribune des Bâtisseurs.
Cordialement
S. Féragne [/quote][/justify]
[right]HRP: Sebaldie, si tu veux que je modifie des trucs lors de la publication de Brèves Eskhanes, je le ferai avec plaisir[/right]
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phiwill61
Extraits du Journal Télévisé de 20 heures, diffusé sur GTE, 28 novembre 2036:
[justify][quote]... Après le drame survenu il y a deux jours, l'Empereur Kiran Ier a décidé de décaler les élections d'une semaine. De même la grande soirée électorale prévue aujourd'hui pour terminer la campagne électorale est reportée à la semaine prochaine, étant donné que nombreux sont les partis à avoir arrêté leur campagne après l'annonce de la mort d'Eredin Tobephki. En cette raison, ce journal télévisé sera une soirée spéciale sur l'assassinat de la salle Barhan, alors que la police est en train de remettre ses premiers rapports d'enquête. ... [/quote]
[quote]... Il semblerait que l'assassinat d'Eredin Tobephki soit l'acte prémédité d'un homme seul mais très organisé, car tout semble avoir été fait pour limiter au possible les traces pouvant mener au coupable. Le premier suspect, qui a été arrêté juste après l'attaque, est un lieutenant de police bien connu pour son organisation et qui avait insisté auprès de ses supérieurs pour obtenir le droit de superviser l'organisation de la sécurité de la salle Barhan lors du discours du Vice-Premier Ministre.
Le lieutenant Pranav Aamin a donc passé 60h en garde à vue, et de nombreux témoignages ont été rapportés contre lui.
En effet, le dispositif de sécurité qu'il avait mis en place était anormalement léger et comptait beaucoup de failles de sécurité évidentes. De même, nombre de ses décisions, comme congédier la moitié des policiers devant assurer la protection de la salle Barhan, sont tout à fait inexplicables et prennent une résonance lorsqu'on met en rapport avec l'assassinat d'Eredin Tobephki survenu dans la soirée. Remarquez même la chronologie des événements joue en sa défaveur : à 21h53, une caméra de surveillance est débranchée manuellement, et le lieutenant Aamin va alors auprès de cette caméra, sortant ainsi du champ de vision des autres caméras. Dès lors il a congédié individuellement ses coéquipiers sen utilisant son talkie walkie. Ensuite chacun connaît la suite de l'histoire, dix coups de feu ont été tirés sur Eredin Tobephki et Jaivanti Nelikhem. ... [/quote]
[quote]... Jaivanti Nelikhem est sortie de l'hôpital de Rehani cet après-midi, et les rares images qui ont pu être prises de la jeune politicienne, laissent à penser qu'elle est en état de choc. L'assurance sereine de l'avocate a cédé place à une expression totalement différente, comme si elle était absente, comme vous pouvez le voir sur ces images. Aucune déclaration n'a été faite pour l'heure par la présidente par intérim de l'UDP. ...[/quote]
[quote]... Seules deux personnes se sont rendues auprès de la rescapée : Emma Ravikhan et Chettur Tavade, qui sont venues à l'hôpital de Rehani ce matin, et ont toutes deux cherché à éviter les caméras, la Première Ministre ayant simplement eu ses mots : "L'heure est trop grave pour faire campagne, et j'aimerais que nous respections tous le deuil de l'UDP et des proches de M. Tobephki en ces heures difficiles." ...[/quote]
[quote]... Ce soir à 20h15, le Parlement a proclamé l'Union Impériale, chose qui n'était arrivée que deux fois auparavant : lors de l'assassinat d'Arun Dipek en 2026, et lors de la fin de la Guerre d'Indépendance en 2007. C'est la première fois que l'union impériale est proclamée en période électorale ...[/quote][/justify]
[justify][quote]... Après le drame survenu il y a deux jours, l'Empereur Kiran Ier a décidé de décaler les élections d'une semaine. De même la grande soirée électorale prévue aujourd'hui pour terminer la campagne électorale est reportée à la semaine prochaine, étant donné que nombreux sont les partis à avoir arrêté leur campagne après l'annonce de la mort d'Eredin Tobephki. En cette raison, ce journal télévisé sera une soirée spéciale sur l'assassinat de la salle Barhan, alors que la police est en train de remettre ses premiers rapports d'enquête. ... [/quote]
[quote]... Il semblerait que l'assassinat d'Eredin Tobephki soit l'acte prémédité d'un homme seul mais très organisé, car tout semble avoir été fait pour limiter au possible les traces pouvant mener au coupable. Le premier suspect, qui a été arrêté juste après l'attaque, est un lieutenant de police bien connu pour son organisation et qui avait insisté auprès de ses supérieurs pour obtenir le droit de superviser l'organisation de la sécurité de la salle Barhan lors du discours du Vice-Premier Ministre.
Le lieutenant Pranav Aamin a donc passé 60h en garde à vue, et de nombreux témoignages ont été rapportés contre lui.
En effet, le dispositif de sécurité qu'il avait mis en place était anormalement léger et comptait beaucoup de failles de sécurité évidentes. De même, nombre de ses décisions, comme congédier la moitié des policiers devant assurer la protection de la salle Barhan, sont tout à fait inexplicables et prennent une résonance lorsqu'on met en rapport avec l'assassinat d'Eredin Tobephki survenu dans la soirée. Remarquez même la chronologie des événements joue en sa défaveur : à 21h53, une caméra de surveillance est débranchée manuellement, et le lieutenant Aamin va alors auprès de cette caméra, sortant ainsi du champ de vision des autres caméras. Dès lors il a congédié individuellement ses coéquipiers sen utilisant son talkie walkie. Ensuite chacun connaît la suite de l'histoire, dix coups de feu ont été tirés sur Eredin Tobephki et Jaivanti Nelikhem. ... [/quote]
[quote]... Jaivanti Nelikhem est sortie de l'hôpital de Rehani cet après-midi, et les rares images qui ont pu être prises de la jeune politicienne, laissent à penser qu'elle est en état de choc. L'assurance sereine de l'avocate a cédé place à une expression totalement différente, comme si elle était absente, comme vous pouvez le voir sur ces images. Aucune déclaration n'a été faite pour l'heure par la présidente par intérim de l'UDP. ...[/quote]
[quote]... Seules deux personnes se sont rendues auprès de la rescapée : Emma Ravikhan et Chettur Tavade, qui sont venues à l'hôpital de Rehani ce matin, et ont toutes deux cherché à éviter les caméras, la Première Ministre ayant simplement eu ses mots : "L'heure est trop grave pour faire campagne, et j'aimerais que nous respections tous le deuil de l'UDP et des proches de M. Tobephki en ces heures difficiles." ...[/quote]
[quote]... Ce soir à 20h15, le Parlement a proclamé l'Union Impériale, chose qui n'était arrivée que deux fois auparavant : lors de l'assassinat d'Arun Dipek en 2026, et lors de la fin de la Guerre d'Indépendance en 2007. C'est la première fois que l'union impériale est proclamée en période électorale ...[/quote][/justify]
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phiwill61
Extrait de L'Eashatri Libre, 9 avril 2037:
[center]Ravikhan est partie, le social-libéralisme eashate aussi ! [/center]
[justify]Après quatre mois de négociations, le Parlement et le Rajaputri ont réussi à se mettre d'accord sur la composition du nouveau Gouvernement, et chose étonnante, Emma Ravikhan n'en fait pas du tout partie. En grande déficit de popularité lors de ces derniers mois au poste de Première Ministre, puis forcée à démissionner de son poste pour éviter une guerre avec le Berhavi, l'ex-Première Ministre souffrait à sa droite l'image d'une Première Ministre qui a abandonné l'Eashatri, tandis qu'à sa gauche, nombreux la considéraient comme trop éloignée du peuple. Mais après sept jours de Gouvernement Chakarvarti, où nous découvrons peu à peu la ligne libéral-conservatrice du nouveau Gouvernement et de sa Loi d'Orientation des Réformes de 2037, les uns comme les autres commencent à déchanter, et ce n'est pas pour rien.
Si la nouvelle coalition gouvernementale allie deux partis de gauche (PES et LPLS) à un gouvernement clairement situé à droite, les projets du Gouvernement sont eux clairement conservateurs et traditionalistes, avec quelques teintes d'écologie pour séduire le LPLS et le PES. Premier projet dans la ligne de mire du Gouvernement : réinstaurer les cours de morale à l'école primaire et secondaire du système éducatif eashate. Officialement, il s'agit d'apprendre à nos enfants les traditions, mais si l'on en croit les écrits de M. Amphur, actuel ministre de l'éducation, à ce sujet, il faut plus comprendre que nos enfants apprendront plus à suivre les traditions aveuglément dans la glorification d'un passé révolu où l'Eashatri était la première puissance du continent janubien, quelques siècles plus tôt. De plus, certaines réformes qu'évoque M. Amphur dans son livre tiennent plus de la formation d'une idéologie politique anti-libérale que de l'enseignement moral. Mais l'atteinte à l'Education ne devrait pas se limiter là, puisque le Gouvernement souhaiterait faire une coupe budgétaire importante sur les bourses accordées aux écoliers, de sorte à ce que seuls les meilleurs en reçoivent, contrairement au système actuel, qui favorise les meilleurs élèves, mais aussi et surtout les élèves issus des milieux les plus modestes. Une remise en question qui passe mal, alors même que Farid Amphur a commencé les déclarations sur cette réforme qu'il juge nécessaire.
Ensuite, un autre projet du Gouvernement est de favoriser la situation économique des entreprises, et d'assouplir la législation protégeant les salariés, ce qui était ni plus ni moins reproché à Mme. Ravikhan, alors que sous son mandat, la législation du travail a doté les salariés d'un préavis de licenciement de trois jours, et d'un salaire minimal légal, qui étaient inexistants auparavant. Mais le plus gros chantier du Gouvernement Chakarvarti risque d'être la politique sociale. En effet, si aucune déclaration n'a été faite en ce sens, le choix de nommer un Ministre de la Famille et de la Prévention Sociale et de l'attribuer au FPF, ou encore celui d'attribuer le Ministère de la Justice au SIA, parti réactionnaire et monarchiste shuktène, en disent long sur la volonté du gouvernement. En effet, l'un comme l'autre considèrent qu'il faut restreindre le droit à l'avortement, et qu'il faut redéfinir le modèle eashate de la famille, comme si l'Etat devait se mêler des affaires de chaque ménage.
Sur les réseaux sociaux, comme Networld, PiouPiou ou encore les quelques analyses politiques indépendantes présentes sur Vatasans', un mouvement ténu semble naître autour d'un adage très répandu sur la toile : "Vishaad Ma'i" (Nostalgie Maman) faisant clairement référence au contraste entre la politique de Ravikhan (surnomée Ma'i) très libérale sur les questions sociétales et la vision nettement plus interventionniste du gouvernement actuel. L’occurrence de cet adage a nettement augmenté depuis l'interviw d'Emma Ravikhan sur GTE le 4 avril dernier, où l'ex Première Ministre a avoué avoir refusé de participer au nouveau Gouvernement sous le poste de Ministre des Affaires Etrangères, car elle ne se reconnaissait pas dans le projet politique porté par M. Chakarvarti. Tout en retenue, l'ex-Cheffe d'Etat a refusé de critiquer la nouvelle idéologie du Gouvernement, mais a simplement déclaré se méfier des effets pervers d'un libéralisme conservateur cherchant à contrôler la société. La rupture entre politique social-libérale et politique libéral-conservatrice semble entamée, alors même que la presse txiléenne a souligné récemment le succès du social-libéralisme en Eashatri. De quoi faire couler de l'encre... [/justify]
[center]Ravikhan est partie, le social-libéralisme eashate aussi ! [/center]
[justify]Après quatre mois de négociations, le Parlement et le Rajaputri ont réussi à se mettre d'accord sur la composition du nouveau Gouvernement, et chose étonnante, Emma Ravikhan n'en fait pas du tout partie. En grande déficit de popularité lors de ces derniers mois au poste de Première Ministre, puis forcée à démissionner de son poste pour éviter une guerre avec le Berhavi, l'ex-Première Ministre souffrait à sa droite l'image d'une Première Ministre qui a abandonné l'Eashatri, tandis qu'à sa gauche, nombreux la considéraient comme trop éloignée du peuple. Mais après sept jours de Gouvernement Chakarvarti, où nous découvrons peu à peu la ligne libéral-conservatrice du nouveau Gouvernement et de sa Loi d'Orientation des Réformes de 2037, les uns comme les autres commencent à déchanter, et ce n'est pas pour rien.
Si la nouvelle coalition gouvernementale allie deux partis de gauche (PES et LPLS) à un gouvernement clairement situé à droite, les projets du Gouvernement sont eux clairement conservateurs et traditionalistes, avec quelques teintes d'écologie pour séduire le LPLS et le PES. Premier projet dans la ligne de mire du Gouvernement : réinstaurer les cours de morale à l'école primaire et secondaire du système éducatif eashate. Officialement, il s'agit d'apprendre à nos enfants les traditions, mais si l'on en croit les écrits de M. Amphur, actuel ministre de l'éducation, à ce sujet, il faut plus comprendre que nos enfants apprendront plus à suivre les traditions aveuglément dans la glorification d'un passé révolu où l'Eashatri était la première puissance du continent janubien, quelques siècles plus tôt. De plus, certaines réformes qu'évoque M. Amphur dans son livre tiennent plus de la formation d'une idéologie politique anti-libérale que de l'enseignement moral. Mais l'atteinte à l'Education ne devrait pas se limiter là, puisque le Gouvernement souhaiterait faire une coupe budgétaire importante sur les bourses accordées aux écoliers, de sorte à ce que seuls les meilleurs en reçoivent, contrairement au système actuel, qui favorise les meilleurs élèves, mais aussi et surtout les élèves issus des milieux les plus modestes. Une remise en question qui passe mal, alors même que Farid Amphur a commencé les déclarations sur cette réforme qu'il juge nécessaire.
Ensuite, un autre projet du Gouvernement est de favoriser la situation économique des entreprises, et d'assouplir la législation protégeant les salariés, ce qui était ni plus ni moins reproché à Mme. Ravikhan, alors que sous son mandat, la législation du travail a doté les salariés d'un préavis de licenciement de trois jours, et d'un salaire minimal légal, qui étaient inexistants auparavant. Mais le plus gros chantier du Gouvernement Chakarvarti risque d'être la politique sociale. En effet, si aucune déclaration n'a été faite en ce sens, le choix de nommer un Ministre de la Famille et de la Prévention Sociale et de l'attribuer au FPF, ou encore celui d'attribuer le Ministère de la Justice au SIA, parti réactionnaire et monarchiste shuktène, en disent long sur la volonté du gouvernement. En effet, l'un comme l'autre considèrent qu'il faut restreindre le droit à l'avortement, et qu'il faut redéfinir le modèle eashate de la famille, comme si l'Etat devait se mêler des affaires de chaque ménage.
Sur les réseaux sociaux, comme Networld, PiouPiou ou encore les quelques analyses politiques indépendantes présentes sur Vatasans', un mouvement ténu semble naître autour d'un adage très répandu sur la toile : "Vishaad Ma'i" (Nostalgie Maman) faisant clairement référence au contraste entre la politique de Ravikhan (surnomée Ma'i) très libérale sur les questions sociétales et la vision nettement plus interventionniste du gouvernement actuel. L’occurrence de cet adage a nettement augmenté depuis l'interviw d'Emma Ravikhan sur GTE le 4 avril dernier, où l'ex Première Ministre a avoué avoir refusé de participer au nouveau Gouvernement sous le poste de Ministre des Affaires Etrangères, car elle ne se reconnaissait pas dans le projet politique porté par M. Chakarvarti. Tout en retenue, l'ex-Cheffe d'Etat a refusé de critiquer la nouvelle idéologie du Gouvernement, mais a simplement déclaré se méfier des effets pervers d'un libéralisme conservateur cherchant à contrôler la société. La rupture entre politique social-libérale et politique libéral-conservatrice semble entamée, alors même que la presse txiléenne a souligné récemment le succès du social-libéralisme en Eashatri. De quoi faire couler de l'encre... [/justify]
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phiwill61
Extrait de Gloire Eashe, 1er mai 2037 :
[center]2036, l'année de l'Uar
[img]https://media.discordapp.net/attachments/404419907653075005/500350818566799420/unknown.png?width=1440&height=522[/img][/center]
[justify]L'Uar est une monnaie dont la valeur est très stable dans le temps, et si depuis la réouverture de l'Eashatri sur le monde, en novembre 2032, a fait que la monnaie impériale enregistre de très nombreuses variations, peu marquées, mais bien souvent signifiantes vis à vis de l'actualité de notre pays, sauf durant l'année 2036. Malgré ces variations très rapprochées dans le temps, il est à noter que l'évolution globale du cours de l'Uar entre 2033 et 2036 était plutôt à la stagnation, ce qui en soit était très positif, et assez différent des autres données mondiales qui font que les monnaies des pays ont naturellement tendance à être décotées par rapport à l'indice monétaire théorique qu'est le $2000, bien qu'il y ait de nombreuses exceptions. Mais de novembre 2035 jusque février 2037, nous avons pu assister à une augmentation quasi-continue de la valeur de l'Uar, passant ainsi de 0,1717 $2000 à 0,1908 $2000 en 15 mois. En d'autres termes, entre le 1er janvier 2036 et le 1er janvier 2037, l'Uar a vu sa valeur augmenter de 6%, sans qu'aucune politique favorisant cette évolution n'ait été mise en place.
Si on essaye d'expliquer une telle envolée de l'Uar sur les 12 derniers mois, il n'y a pas de réponse que nous pouvons faire a priori. Malheureusement, les éléments dont nous disposons à l'heure actuelle tendent même à prédire une chute du cours de l'Uar, tant la situation semblait défavorable à une l'envolée de notre monnaie. En effet, l'Eashatri - dont le rayonnement favorise la prise de valeur de l'Uar - devait faire face à une crise énergétique, car l'empire consommait plus d'énergie qu'il ne pouvait en produire et en importer, ce qui a amené à un plafonnement de la croissance mais aussi des échanges. A priori, ce n'était pas une situation favorable au début d'envolée de l'Uar, et pourtant, après la chute dramatique de son cours en octobre 2035, l'Uar reprenait peu à peu ses forces. Plus étrange encore, le cours de l'Uar n'a aucunement subi les effets du blocus de l'esuaire du Dar au début du printemps 2036, et à même augmenté très fortement, alors que les échanges internationaux étaient rendus très difficiles, et que parallèlement le mouvement de rébellion "printemps janubien" s'amplifiait en Eashatri et a complètement secoué le Berhavi, rendant la région particulièrement peu attirante pour les acteurs étrangers, et ce d'autant plus lorsque le Berhavi a lancé un ultimatum contre notre pays, coupant l'envolée de l'Uar pour une période d'un mois et demi, ce qui correspond étrangement au temps que tous les milieux économiques soient mis au courant de la démission d'Emma Ravikhan de son poste de Première Ministre.
Et c'est peut-être là l'explication. En effet, sur toute la première moitié de l'année 2036, la Première Ministre à la politique socialisante (ce qui est paradoxal, quand on sait qu'elle fait partie du MPE, mouvement de revendication libérale) était en position instable, et nombreux étaient ceux qui pensaient que son gouvernement allait être renversé, par la rue ou par l'Assemblée. Naturellement, il s'agissait là d'une bonne nouvelle pour les milieux économiques mondiaux, qui se sont mis à investir dans la monnaie eashate, en prévision d'un gouvernement qui menacerait moins leurs intérêts. Cette hypothèse ne peut qu'être coroborée par le fait que le cours de l'Uar a bondi peu de temps après la démission de Mme. Ravikhan, en mai 2036. Dès lors, même si le gouvernement n'a pas changé, la confiance en la monnaie de notre empire n'a fait que s'améliorer, ce qui est ni plus ni moins une conséquence du fait que Rajaputri Kiran Ier a pris les rennes du pays et sa figure populaire et rassurante a séduit les milieux financiers en l'attente d'un gouvernement conservateur, comme le Gouvernement Chakarvarti, qui devrait donc affirmer la poursuite de la croissance de la valeur de l'Uar pour les 3 années à venir.
Parallèlement, il est à noter que malgré cette augmentation significative de la valeur de l'Uar, l'inflation est restée à un niveau relativement similaire à celui de l'année précédente, permettant ainsi aux consommateurs eashates de profiter des avantages d'une monnaie plus forte rendant les produits importés sensiblement moins chers, quand les produits produits en Eashatri ont gardé des prix similaires : un mélage idéal pour maximiser le pouvoir d'achat de nos citoyens ![/justify]
[center]2036, l'année de l'Uar
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[justify]L'Uar est une monnaie dont la valeur est très stable dans le temps, et si depuis la réouverture de l'Eashatri sur le monde, en novembre 2032, a fait que la monnaie impériale enregistre de très nombreuses variations, peu marquées, mais bien souvent signifiantes vis à vis de l'actualité de notre pays, sauf durant l'année 2036. Malgré ces variations très rapprochées dans le temps, il est à noter que l'évolution globale du cours de l'Uar entre 2033 et 2036 était plutôt à la stagnation, ce qui en soit était très positif, et assez différent des autres données mondiales qui font que les monnaies des pays ont naturellement tendance à être décotées par rapport à l'indice monétaire théorique qu'est le $2000, bien qu'il y ait de nombreuses exceptions. Mais de novembre 2035 jusque février 2037, nous avons pu assister à une augmentation quasi-continue de la valeur de l'Uar, passant ainsi de 0,1717 $2000 à 0,1908 $2000 en 15 mois. En d'autres termes, entre le 1er janvier 2036 et le 1er janvier 2037, l'Uar a vu sa valeur augmenter de 6%, sans qu'aucune politique favorisant cette évolution n'ait été mise en place.
Si on essaye d'expliquer une telle envolée de l'Uar sur les 12 derniers mois, il n'y a pas de réponse que nous pouvons faire a priori. Malheureusement, les éléments dont nous disposons à l'heure actuelle tendent même à prédire une chute du cours de l'Uar, tant la situation semblait défavorable à une l'envolée de notre monnaie. En effet, l'Eashatri - dont le rayonnement favorise la prise de valeur de l'Uar - devait faire face à une crise énergétique, car l'empire consommait plus d'énergie qu'il ne pouvait en produire et en importer, ce qui a amené à un plafonnement de la croissance mais aussi des échanges. A priori, ce n'était pas une situation favorable au début d'envolée de l'Uar, et pourtant, après la chute dramatique de son cours en octobre 2035, l'Uar reprenait peu à peu ses forces. Plus étrange encore, le cours de l'Uar n'a aucunement subi les effets du blocus de l'esuaire du Dar au début du printemps 2036, et à même augmenté très fortement, alors que les échanges internationaux étaient rendus très difficiles, et que parallèlement le mouvement de rébellion "printemps janubien" s'amplifiait en Eashatri et a complètement secoué le Berhavi, rendant la région particulièrement peu attirante pour les acteurs étrangers, et ce d'autant plus lorsque le Berhavi a lancé un ultimatum contre notre pays, coupant l'envolée de l'Uar pour une période d'un mois et demi, ce qui correspond étrangement au temps que tous les milieux économiques soient mis au courant de la démission d'Emma Ravikhan de son poste de Première Ministre.
Et c'est peut-être là l'explication. En effet, sur toute la première moitié de l'année 2036, la Première Ministre à la politique socialisante (ce qui est paradoxal, quand on sait qu'elle fait partie du MPE, mouvement de revendication libérale) était en position instable, et nombreux étaient ceux qui pensaient que son gouvernement allait être renversé, par la rue ou par l'Assemblée. Naturellement, il s'agissait là d'une bonne nouvelle pour les milieux économiques mondiaux, qui se sont mis à investir dans la monnaie eashate, en prévision d'un gouvernement qui menacerait moins leurs intérêts. Cette hypothèse ne peut qu'être coroborée par le fait que le cours de l'Uar a bondi peu de temps après la démission de Mme. Ravikhan, en mai 2036. Dès lors, même si le gouvernement n'a pas changé, la confiance en la monnaie de notre empire n'a fait que s'améliorer, ce qui est ni plus ni moins une conséquence du fait que Rajaputri Kiran Ier a pris les rennes du pays et sa figure populaire et rassurante a séduit les milieux financiers en l'attente d'un gouvernement conservateur, comme le Gouvernement Chakarvarti, qui devrait donc affirmer la poursuite de la croissance de la valeur de l'Uar pour les 3 années à venir.
Parallèlement, il est à noter que malgré cette augmentation significative de la valeur de l'Uar, l'inflation est restée à un niveau relativement similaire à celui de l'année précédente, permettant ainsi aux consommateurs eashates de profiter des avantages d'une monnaie plus forte rendant les produits importés sensiblement moins chers, quand les produits produits en Eashatri ont gardé des prix similaires : un mélage idéal pour maximiser le pouvoir d'achat de nos citoyens ![/justify]
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phiwill61
Extrait de l'édition spéciale de Brèves Eskhanes, parue le 15 mai 2037:
[center]10 ans, déjà...
[img]https://www.bing.com/th?id=OIP.S_fpOFV897SFhHRKSVajbQHaDq&pid=Api[/img][/center]
[justify]Beaucoup d'entre vous se souviennent de la date du 13 mai 2027. Après trois semaines de délibération avec le parlement eashate, avec une majorité pourtant jouée d'avance puisque le GTI avait remporté 40% des voix et des sièges du Parlement, Arun Dipek s'avançait le sourire aux lèvres pour annoncer que le Parlement lui avait accordé sa confiance pour un nouveau mandat en tant que Premier Ministre. Une petite estrade avait été installée juste devant le Cabinet du Premier Ministre, et Arun Dipek était arrivé comme pour chacune de ses investitures, à vélo et en costume, voulant à tout prix utiliser l'un des moyens de transports les plus populaires dans la capitale.
On ne pourra malheureusement pas se souvenir de son discours d'investiture, qu'il n'aura qu'à peine entamé. "Mesdames, Messieurs, merci. Je vous remercie tous, électeurs aussi bien que parlementaires, pour m'avoir accordé votre confiance, par vos votes, que j'espère pouvoir honorer pour les trois prochaines années. Être élu trois fois, Premier Ministre de l'Eashatri, est un immense honneur que vous m'offrez, et j'aimerais que ce dernier mandat soit à la hauteur du cadeau que vous me faites. C'est pourquoi, avec le nouveau Gouvernement dont je vais dévoiler la composition à l'instant, je m’attellerai à ce que l'Eashatri retrouve une place sur la scène internationale d'ici la fin de mon mandat. Le monde protectionniste est sur le point de prendre fin, et si nous nous y prenons assez tôt, l'Eashatri aura tout à jouer dans ce nouveau monde..."
Le discours d'Arun Dipek n'était pas écrit, contrairement aux apparences, si bien que nous ne connaîtrons jamais la fin de ce discours qui aurait marqué un véritable tournant dans la politique eashate, et qui avait cela dit surpris plus d'un des membres du Gouvernement Dipek IV. Au lieu de cela le tournant fut que pour la première fois de l'histoire de l'Empire d'Eashatri, la GTE a coupé un discours du Premier Ministre retransmis en direct, laissant les eashates écoutant la radio ou regardant leurs écrans de télévision dans la stupeur la plus totale. Un militant d'extrême gauche, qui s'était mêlé au peloton de journalistes présents devant le Cabinet du Premier Ministre, avait tiré sur le Premier Ministre, et atteint sa tête. L'explication n'a eu lieu qu'une quinzaine de minutes plus tard, quand Abhinav Dvivedi, chef du PES, avait pris la parole pour expliquer devant les caméras et micros de la GTE et des radios du pays qu'Arun Dipek venait d'être assassiné.
Dix ans plus tard, la mémoire d'Arun Dipek ne s'est pas dissipée, bien au contraire, et il est de loin l'ancien Premier Ministre le plus apprécié d'Eashatri, avec 89% d'opinions positives à son égard, et 9% d'opinions neutres. Dix ans après, entre culte et héritage, chaque eashate se souvient, comme en a témoigné l'initiative populaire survenue le 13 mai au soir, où partout dans le pays, des lanternes célestes ont été relâchées, sous la bienveillance de la police qui n'avait pas été prévenue de l'événement. Emplissant le ciel nocturne eashate, d'Astapur à Eradesh, de Sepsatown à Caalavi, à l'occasion du dixième anniversaire de la mort du seul Premier Ministre d'Eashatri a avoir été élu trois fois, la lueur des lanternes aurait été vue jusqu'au Mahajanubia voisin.[/justify]
[center]10 ans, déjà...
[img]https://www.bing.com/th?id=OIP.S_fpOFV897SFhHRKSVajbQHaDq&pid=Api[/img][/center]
[justify]Beaucoup d'entre vous se souviennent de la date du 13 mai 2027. Après trois semaines de délibération avec le parlement eashate, avec une majorité pourtant jouée d'avance puisque le GTI avait remporté 40% des voix et des sièges du Parlement, Arun Dipek s'avançait le sourire aux lèvres pour annoncer que le Parlement lui avait accordé sa confiance pour un nouveau mandat en tant que Premier Ministre. Une petite estrade avait été installée juste devant le Cabinet du Premier Ministre, et Arun Dipek était arrivé comme pour chacune de ses investitures, à vélo et en costume, voulant à tout prix utiliser l'un des moyens de transports les plus populaires dans la capitale.
On ne pourra malheureusement pas se souvenir de son discours d'investiture, qu'il n'aura qu'à peine entamé. "Mesdames, Messieurs, merci. Je vous remercie tous, électeurs aussi bien que parlementaires, pour m'avoir accordé votre confiance, par vos votes, que j'espère pouvoir honorer pour les trois prochaines années. Être élu trois fois, Premier Ministre de l'Eashatri, est un immense honneur que vous m'offrez, et j'aimerais que ce dernier mandat soit à la hauteur du cadeau que vous me faites. C'est pourquoi, avec le nouveau Gouvernement dont je vais dévoiler la composition à l'instant, je m’attellerai à ce que l'Eashatri retrouve une place sur la scène internationale d'ici la fin de mon mandat. Le monde protectionniste est sur le point de prendre fin, et si nous nous y prenons assez tôt, l'Eashatri aura tout à jouer dans ce nouveau monde..."
Le discours d'Arun Dipek n'était pas écrit, contrairement aux apparences, si bien que nous ne connaîtrons jamais la fin de ce discours qui aurait marqué un véritable tournant dans la politique eashate, et qui avait cela dit surpris plus d'un des membres du Gouvernement Dipek IV. Au lieu de cela le tournant fut que pour la première fois de l'histoire de l'Empire d'Eashatri, la GTE a coupé un discours du Premier Ministre retransmis en direct, laissant les eashates écoutant la radio ou regardant leurs écrans de télévision dans la stupeur la plus totale. Un militant d'extrême gauche, qui s'était mêlé au peloton de journalistes présents devant le Cabinet du Premier Ministre, avait tiré sur le Premier Ministre, et atteint sa tête. L'explication n'a eu lieu qu'une quinzaine de minutes plus tard, quand Abhinav Dvivedi, chef du PES, avait pris la parole pour expliquer devant les caméras et micros de la GTE et des radios du pays qu'Arun Dipek venait d'être assassiné.
Dix ans plus tard, la mémoire d'Arun Dipek ne s'est pas dissipée, bien au contraire, et il est de loin l'ancien Premier Ministre le plus apprécié d'Eashatri, avec 89% d'opinions positives à son égard, et 9% d'opinions neutres. Dix ans après, entre culte et héritage, chaque eashate se souvient, comme en a témoigné l'initiative populaire survenue le 13 mai au soir, où partout dans le pays, des lanternes célestes ont été relâchées, sous la bienveillance de la police qui n'avait pas été prévenue de l'événement. Emplissant le ciel nocturne eashate, d'Astapur à Eradesh, de Sepsatown à Caalavi, à l'occasion du dixième anniversaire de la mort du seul Premier Ministre d'Eashatri a avoir été élu trois fois, la lueur des lanternes aurait été vue jusqu'au Mahajanubia voisin.[/justify]