PRESSE | Paskoako Prentsa

Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526227005-aronariako-kafea.png[/img]
Le carburant paskoan de demain viendra du Txile
15 juin 2036

[img]https://i.imgur.com/s9WgrYo.png[/img]
[cap]Des ouvriers immigrés travaillent dans un champ de canne à sucre dans le centre du pays (Txile).[/cap][/center]

Encore un partenariat signé entre le Txile et les îles Paskoak : jusqu'où iront les intérêts économiques txiléens ? Ce nouveau partenariat, dans le domaine agricole et énergétique, noué avec une entreprise txiléenne privée cette fois, permettra à l'archipel paskoan d'assurer son indépendance dans le secteur du carburant par l'importation massive de l'agrocarburant txiléen, le bioéthanol de canne à sucre. L'entreprise txiléenne, PomaNeka (contraction de Nekazaritza, « agriculture » et Pomaroak, nom de la province txiléenne d'origine de l'entreprise), est un conglomérat de grossistes txiléens rachetant divers produits et sous-produits de l'agriculture pomaroanne auprès des fermes agricoles familiales pour la revendre à l'étranger à des prix abordables. Grâce à ce nouvel accord avec le continent, Izko Aturalde s'enfonce plus loin dans le rapprochement avec les Provinces-Unies du Txile, décision qui n'est cependant pas de l'avis de tout le monde, notamment face à une coalition d'opposition toujours plus importante, bien que morcelée en ses diverses composantes.

Les agriculteurs paskoans, vivotant déjà difficilement grâce aux subventions étatiques, se sont une nouvelle fois indignés de la soumission de l’État paskoan à l'« envahisseur agricole txiléen », selon les propres mots du porte-parole des agriculteurs de l'île de Santxo, principale région agricole. Au-delà du simple prisme politique, la décision du gouvernement pourrait être la source d'un grand tumulte, notamment sur le plan économique : l'arrivée brusque des « agro-barils » txiléens sur le marché interne aux îles Paskoak risque de casser les prix du carburant tout en menaçant drastiquement la dernière usine de fabrication automobile de l'archipel, celle de Zarrautsa (île de Santxo), de mettre la clé sous la porte si les automobiles produites ne conviennent pas au nouveau modèle de carburant à base de bio-éthanol (le E85, composé à 85% d'éthanol et de 15% d'essence). L'affaire pourrait également intéresser les investisseurs privés venus du Txile, qui pourraient bien peser plus lourdement dans l'actionnariat des futurs repreneurs de l'usine automobile que les actionnaires paskoans, qui peinent à reprendre du terrain sur le marché boursier.

En effet, l'hégémonie de la Burtsa (Bourse txiléenne) de Donostia pourrait bien avoir raison des derniers investissements audacieux dans l'archipel, supplantant les fonds privés locaux, trop faibles pour lutter contre la masse financière donostiane. Derrière tous ces aspects négatifs, de nombreux avantages peuvent être dégagés du point de vue des citoyens paskoans, voire même pour les groupes financiers d'Aroñari : avec un agro-carburant présent en grande quantité autant sur le marché paskoan que sur le marché txiléen, l'inflation pourrait bien reculer et les bénéfices nets de la famille paskoane moyenne pourrait bien se redresser brutalement, avec un prix faible pour le nouveau carburant, devançant largement le pétrole difficilement importé du Cangamé et de Ventélie. Les liens économiques toujours plus forts avec le continent pourraient permettre d'assurer la pérennité des investissements paskoans sur le continent et vice-versa, avec un large avantage pour les finances paskoanes qui profiteraient du bond économique que vivent actuellement les Provinces-Unies du Txile.

Au-delà du prisme économique encore une fois, le bioéthanol présente de nouveaux dangers. Outre la dépendance accrue envers le continent, dépendance qui est déjà bien réelle depuis plusieurs années, les agro-carburants txiléens sont produits à partir d'une agriculture à la fois extensive et intensive, le tout cultivé à grand renfort de guano, mais surtout d'engrais chimique venu du Posun (exportateur de phosphate). Le bio-éthanol txiléen, produit à partir de canne à sucre, a également un rendement faible sur le plan de la pollution, par rapport aux dérivés du pétrole (essence et gazole). Mais quelles pourraient être les carburants alternatifs à ce carburant déjà alternatif ? Au mépris de quelques règles environnementales et au profit de la rentabilisation des trajets quotidiens, le tout supervisé par la toute-puissante agriculture traditionnelle txiléenne, le bioéthanol pourrait-il devenir une véritable solution viable ? Les « agro-barils » txiléens seront-ils à l'origine d'un « agro-dollar », au profit de la monarchie txiléenne ?

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526225509-uharteetan.png[/img]
Vers un Ministère du Développement économique ?
20 juillet 2036

[img]https://i.imgur.com/Nj4ENkx.png[/img]
[cap]À l'instar du Txile, les îles Paskoak pourraient s'engager vers le développement à marche forcée.[/cap][/center]

Les îles Paskoak, avec un Produit Intérieur Brut par habitant de 4 968 $ par an, forment le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1212&t=16812#p341125]dix-neuvième État à la population la plus riche[/url], loin devant la moyenne mondiale (à 2 148 dollars annuels par tête) et devant les Provinces-Unies du Txile - les citoyens txiléens ayant un niveau de vie plus bas, à seulement 2 694 $ par habitant -, ce qui place la République paskoane parmi les pays considérés comme « industrialisés », malgré ses grandes inégalités de richesse dans sa population et son tissu industriel dérisoire par rapport à son voisin continental. De plus, le Produit Intérieur Brut nominal des îles Paskoak présentant d'importants écarts avec le PIB paskoan réel, le niveau de vie des paskoans est en réalité plus bas que ce qu'il n'y paraît. Le PIB en parité de pouvoir d'achat (PPA) d'archipel des Paskoak est donc plus faible que son PIB nominal, ce qui rapproche le niveau de vie des paskoans de celui des txiléens, malgré un écart plus important sur le papier entre le PIB par habitant du Txile (2 694 $) et des îles Paskoak (4 968 $).

S'il est dans l'intérêt manifeste des deux parties de se rapprocher l'un de l'autre, l'un pour recevoir les investissements économiques du Txile et l'autre pour étendre son influence et sa puissance sur l'océan néchinésien, le développement économique des îles Paskoak semblait jusque-là avoir été mis en parenthèse par le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1280&t=16649#p340877]gouvernement paskoan du Lehenministroa (premier ministre) Filipe Chacartegui[/url], qui était jusqu'alors hostile à l'arrivée massive des intérêts txiléens sur le marché insulaire. Cette hostilité semble s'être momentanément estompée, puisque le gouvernement a donné son feu vert pour investir, avec le soutien économique txiléen, sur la construction et la rénovation de nombreuses infrastructures au sein de l'archipel : ponts, canaux et voies de communication, mais aussi barrages, champs photovoltaïques et oléoducs. Rappelons-le, le gouvernement paskoan, formé avec l'approbation d'une majorité parlementaire souvent fragile, est indépendant de la volonté du Lehendakari (président) de la République paskoane, Izko Aturalde.

Pourtant, le Ministre de l’Économie, Atxiti Beascoa (affilié à l'Uharteen Liga, parti politique ultra-conservateur) avait déjà donné son accord pour de nombreux accords d'investissement mineurs, notamment pour la rénovation et l'entretien des voies de communication avec les fonds txiléens investis. Ce nouveau feu vert accordé par Filipe Chacartegui après des négociations internes entre le gouvernement paskoan et le chef de l’État pourrait avoir ses contreparties, notamment au sujet des relations entretenus par Aturalde avec le Txile. Si rien d'officiel n'a encore été communiqué, les tractations ayant abouti à un pacte gouvernemental, des conséquences pourraient avoir lieu notamment sur le terrain diplomatique, vu la réticence des partis politiques membres de la coalition au pouvoir vis-à-vis de l'interventionnisme étranger des Provinces-Unies. Aucun communiqué officiel n'est encore paru à ce sujet, et la plupart des cadres des partis politiques impliqués restent dans le flou vis-à-vis de la ligne politique adoptée par leurs chefs au sujet de l'interventionnisme txiléen toujours plus important.

À l'image des Provinces-Unies txiléennes, les îles Paskoak pourraient également se lancer dans la « course folle au développement », course à la croissance économique dans laquelle se sont déjà engagés de nombreux pays par le biais d'un développement économique à marche forcée : le Txile, avec une croissance annuelle de 15,8% en 2034 puis de 25,3% en 2035, est un phare en la matière, tranchant nettement avec le reste du continent dorimarien qui reste à la traîne à ce sujet. Si les îles ont une population plus riche que le continent, elles n'en restent pas moins moins développées que le Txile, dont le Produit Intérieur Brut nominal est plus de sept fois supérieur à celui des îles Paskoak. S'il est sûr que les Provinces-Unies peuvent agir en exemple de développement économique pour l'archipel, les élus parlementaires restent soucieux de l'ingérence croissante de l’État txiléen au sein des frontières insulaires. Le Ministère de l’Économie et des Finances (Ekonomia eta Ogasun Ministerioa) des îles Paskoak pourrait évoluer d'ici les prochaines semaines vers un « Ministère du Développement économique » avec des pouvoirs renforcés et un soutien économique étranger stable qui pourrait faire tourner la page de la stagflation (stagnation de la croissance et inflation) à l'archipel.

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526226448-paskoa-kuokoa.png[/img]
Un vent de révolte conservatrice se lève au sein du gouvernement
18 août 2036

[img]https://i.imgur.com/1QWmfWu.png[/img]
[cap]Le Palais Istagarra, siège de la Iraultza Kontserbadorea (IK), est le foyer d'une importante fronde.[/cap][/center]

« Rien de tel qu'une révolution pour conserver l'ordre ancien des choses ». Ces célèbres mots, repris par le slogan du jeune parti politique Iraultza Kontserbadorea (IK, « Révolution Conservatrice »), sont le juste portrait d'une organisation conservatrice voire réactionnaire tiraillée entre sa participation en cours à la coalition parlementaire au pouvoir et sa nature radicale, opposée à son actuel investissement dans un gouvernement dit libéral, même si ce dernier tend à être qualifié de « libéral-conservateur », à l'image du gouvernement des Provinces-Unies du Txile, grand allié de l'actuel Lehendakari paskoan. En effet, Izko Aturalde, a grand besoin d'alliés politiques par les temps qui courent : sa présidence, remise en question par une forte minorité du Parlement paskoan, est source de grands débats au sein-même du gouvernement des îles Paskoak, pourtant censés le soutenir depuis janvier 2036 - date des dernières élections parlementaires.

Derrière ces désaccords qui vont croissants, un constat s'impose pour l'opposition socialiste au gouvernement actuel : la multiplication des compromis et congrès de conciliation entre les différents partis politiques au pouvoir, pour la plupart fâchés avec eux-mêmes, est un signe de grande faiblesse au sein de la vaste coalition gouvernementale, qui a su se former inopinément à la veille des élections législatives pour former un gouvernement certes quasi-majoritaire, mais également affaibli et balayant trop large pour adopter une politique commune cohérente susceptible d'être soutenue par tous les cadres des partis politiques coalisés. Une fois ce constat posé sur la situation interne de la « coalition Chacartegui » - du nom du Lehenministroa (chef du gouvernement) Filipe Chacartegui -, les opportunités de profit de cette fracture politique du bloc libéral-conservateur sont ouvertes pour l'opposition.

Si l'opposition à l'actuel gouvernement reste encore timide vis-à-vis du schisme interne à la coalition majoritaire, la séparation inévitable provoquée par la divergence trop importante entre les différentes mouvances pourrait bien avoir raison de la majorité gouvernementale actuelle, et donc de l'appui dont bénéficiait Izko Aturalde au sein de son propre gouvernement - gouvernement qui, rappelons-le, est le premier depuis une trentaine d'années à bénéficier d'une majorité parlementaire claire et qui est de plus, dans une certaine mesure, favorable aux réformes proposées par le chef de l’État. Le jeune mouvement politique Iraultza Kontserbadorea (ayant pour siège le Palais Istagarra à Aroñari), fondé en 2025 après la dissolution du groupe politique de l'Egoera Berria (l'« État Neuf »), est le successeur d'une longue lignée de réactionnaires paskoans, à commencer par le dictateur de la République paskoane en personne, ayant régné de 1951 jusqu'en 1981 ; Ibarrygaray, ainsi baptisé père spirituel du mouvement, est donc une des sources de ce schisme réactionnaire, voire qualifié de fasciste par les mouvances les plus libérales membres de la coalition au pouvoir.

Derrière cette opportunité de rééquilibrage politique par la formation d'une troisième force politique à droite de l'échiquier parlementaire avec la création d'une coalition alliant les réactionnaires de la Iraultza Kontserbadorea aux souverainistes du Berritzeko eta Independentzia Nazionala (BIN, « Renouveau National et Indépendance ») et aux nationalistes paneuskals du Euskal Frontea Elkarrekin (EFE, « Front Euskal Uni »), le tout formant une alliance politiquement homogène et portée vers la droite radicale tout en menaçant l'ordre parlementaire actuel. Aucun cadre de parti ne s'est encore exprimé sur la question, cette dernière soulevant probablement une vague de tollé notamment chez les principaux acteurs politiques concernés. Reste à savoir si l'intervention présidentielle pourrait changer la donne, ou si le chef du gouvernement sortira de son mutisme habituel pour reprendre le pas sur le « régime des partis », comme se plaisent les antiparlementaires à qualifier notre République aux valeurs bafouées par l'actuel gouvernement. L’État se serait-il vendu aux coalitions ?

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526226448-paskoa-kuokoa.png[/img]
Contre le régionalisme, Aroñari garde son cap
24 août 2036

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526227730-port-d-aronari-ile-vitorio.png[/img]
[cap]Ville capitale, île-banque, Aroñari a tous les défauts d'une mégalopole locale.[/cap][/center]

Avec son demi-million d’habitants, la capitale des îles Paskoak est très largement décriée pour sa tendance au jacobinisme et à l’« aroñariako-centrisme », comme est qualifié ce comportement centraliste par la presse régionale des deux autres régions de l’archipel. Mais malgré l’attitude régionaliste et régionalisante des régions de l’île de Santxo et de l’île de Rapanui, la capitale de l’archipel a bon dos, puisque la région de l’île de Vitorio (île abritant la ville d’Aroñari) reste de loin la plus riche, mais aussi la plus densément peuplée des îles Paskoak, avec un Produit Intérieur Brut régional de cinq milliards de dollars (soit la moitié du PIB nominal de l’archipel) et une population de quasiment un million d’habitants (soit près de quarante-cinq pourcents de la population insulaire), le tout résultant en un PIB par tête de 5 553 $, soit largement au-dessus de la moyenne nationale (qui se situe, elle, à un peu moins de cinq milles dollars internationaux). Cet écart est accentué par la situation des deux autres îles qui, toutes les deux, se placent en-dessous de la moyenne nationale du PIB par habitant : l’île de Santxo arrive deuxième juste en-dessous de la moyenne insulaire, avec un PIB par tête de 4 889 $, tandis que la région de Rapanui est largement distancée par les autres composantes de l’archipel avec un PIB par habitant de seulement 3 556 $ par an.

Si les fractures entre les différentes îles peuvent être nuancées, elles ne vont qu’en s’agrandissant au fil des années : la région de Vitorio, présentant annuellement la plus forte croissance économique de tout l’archipel depuis plusieurs décennies, distançant encore une fois très largement les îles de Rapanui et Santxo, même si l’industrialisation progressive de la région de Santxo tend à inverser le courant. Région la plus peuplée et la plus riche, l’île abritant la capitale paskoane a également une densité de population plus importante (avec une superficie égale à celle de l’île de Santxo, l’île de Vitorio présente un peu moins d’une centaine d’habitants au kilomètre carré de plus que dans la région de Santxo), signe d’une meilleure urbanisation. Mais si la densité de population est un symbole de l’île-capitale, le niveau de vie en pâtit : la sur-urbanisation de l’archipel est encore plus accentuée dans la région de Vitorio, dont les espaces verts se réduisent comme peau de chagrin.

A l’inverse de l’occupation des sols sur l’île de Rapanui, qui présente pourtant une densité de population largement supérieure (plus d’un millier d’habitants au kilomètre carré contre seulement 731 sur l’île de Vitorio), l’île la plus riche a un taux d’urbanisation et d’artificialisation des sols désastreux, qui a poussé l’agriculture régionale à se délocaliser dans les autres îles de l’archipel dans les années 2000. Face à ce phénomène, les politiques publiques jacobines n’en ont cure : elles n’ont d’yeux que pour les autres régions, pour en tirer le maximum à l’avantage de la « ville aux mille moaïs ». Encore une hypocrisie, puisqu’Aroñari a eu tôt fait de détruire les constructions pré-colombiennes pour son expansion gargantuesque, à l’image des persécutions des communautés quechuas sur le continent, notamment au Txile et au Nuevo Rio. C’est donc contre cette injustice constante, symbole d’un jacobinisme centraliste suranné, que les régionalismes s’entretiennent et trouvent même des adeptes au sein du cercle politique paskoan : indigénisme pour les uns, antilibéralisme pour les autres, l’« île libérale » fait face à une opposition toujours plus importante contre la domination d’une ville qui se targue d’être l’hôte des grands capitaux des îles Paskoak.

La véritable problématique se pose alors, une fois le problème de fond soulevé : outre le caractère incontestable de mégapole nationale d'Aroñari, quel sera le juste rééquilibrage de l'omnipotence de la capitale paskoane ? En effet, le chef-lieu de la région de l'île de Vitorio a des passes-droits très largement injustes : grande agglomération regroupant les villes alentours selon les intérêts politiques des autorités publiques, Aroñari dépasse largement la troisième ville nationale (Zarrautsa, sur l'île de Santxo) en démographie mais surtout en superficie, à tel point qu'en densité de population, Zarrautsa dépasse Aroñari. Si une ceinture démographique existe bel et bien pour Aroñari, là où celle de Zarrautsa est comprise dans l'agglomération elle-même, la présence de petites localités démographiquement nulles à proximité de la gargantuesque capitale paskoane soulève la question de la légitimité des tracés communaux - ou de la légitimité des traceurs, justement. Il est sûr que les inégalités entre les îles et l'île-capitale entretiennent le centralisme aroñarian au détriment des élites régionales. Les potentialités de l'archipel restent inexploitées, à l'avantage de l'île-banque : jusqu'où s'arrêtera la domination de la capitale ?

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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Vers une monnaie commune avec le Txile ?
3 septembre 2036

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/16/6/1524343305-bourse-txileenne.png[/img]
[cap]La bourse de Donostia (Txile) pourrait se révéler être une alternative viable au méli-mélo financier des îles Paskoak.[/cap][/center]

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1280&t=16543#p340475]L'opposition avait déjà émis la proposition en mai dernier[/url], mais le gouvernement, notamment le Ministre de l’Économie et des Finances, Atxiti Beascoa, a repris le principe de la proposition de loi pour l'adapter à sa vision pro-txiléenne et plutôt libérale, malgré l'existence de tensions au sujet de l'économie entre les différents partis politiques membres de la coalition gouvernementale : le Ministère de l’Économie et des Finances (Ekonomia eta Ogasun Ministerioa en euskara) pourrait ainsi soumettre au vote parlementaire d'ici quelques semaines un projet concernant la mise en place d'une nouvelle unité monétaire susceptible de supplanter définitivement le dollar paskoan (abrégé $P) d'ici à quelques mois ; la nouvelle monnaie, bien qu'encore au stade de projet, ne différerait de la devise monétaire précédente que sur quelques points propres à la nouvelle politique monétaire et économique de l’État paskoan. Ayant pour nom provisoire l'eusko ($EUS), la monnaie aurait également pour particularité d'être utilisable comme monnaie courante au Txile, point non-négligeable du projet de loi.

Mais l'idée ne semble pas en elle-même émaner directement du gouvernement paskoan : en effet, le ministre en question étant représentant d'un parti politique à tendance nationaliste (Uharteen Liga, la « Ligue des Îles ») au sein de la coalition majoritaire, le projet de loi semble avoir été issu d'un accord entre les différents partis politiques et le Lehendakari (président) Izko Aturalde, qui ne se cache pas comme paneuskaliste (pensée politique de rattachement des composantes de l'ethnie euskale, ndlr) et pro-txiléen invétéré, ce qui renforce l'argument d'une intervention indirecte des autorités txiléennes auprès de leur principal allié dans les îles Paskoak. Cet argument est encore une fois corroboré par un projet de loi similaire émanant du Ministère txiléen de l’Économie (Ekonomia Ministerioa en euskara), projet ayant déjà été confirmé par plusieurs sous-secrétaires ministériels des Provinces-Unies. Si l'origine du projet de loi txiléen ne fait aucun doute, puisque le ministre txiléen de l’Économie et des Finances, Ekaitz Eciolaza, est un libéral favorable au rapprochement txiléo-paskoan, le contenu-même du projet de loi reste incertain pour les txiléens ; on peut cependant supposer que la nouvelle monnaie soit identique à celle projetée par le Ministère de l’Économie des îles Paskoak.

Se dirigerait-on donc vers un changement de devise monétaire, avec les montages financiers impliqués et les menaces économiques inhérentes au rapprochement avec le Txile ? S'il est sûr que la nouvelle monnaie pourrait bien entraîner les îles Paskoak dans un cercle vicieux de confédéralisation avec les Provinces-Unies du Txile, les effets économiques pourraient rester marginaux, voire même se révéler bénéfiques pour le fragile tissu économique de l'archipel paskoan. Si l'on ne connaît pas encore les tenants et les aboutissants du projet de loi, il est sûr qu'un énième tollé sur le sujet économique se lèvera dans la communauté politique paskoane. Mais le dollar euskal, ou eusko, ne serait-il pas simplement un duplicata du dollar txiléen ($TX), lui-même parfois appelé « eusko », en référence à la culture euskale qui est le ciment-même des Provinces-Unies ? Cette hypothèse prend appui sur le futur taux de convertibilité de la future devise monétaire de l'archipel, qui se placerait, selon les sources, entre 0,125$ et 0,25$ pour un seul $EUS.

Ce taux de convertibilité de la future nouvelle devise monétaire des îles Paskoak, et potentiellement du Txile, pose question : le dollar euskal sera-t-il un dollar paskoan, au taux de convertibilité bas de 0,125$ pour une unité monétaire, ou un dollar txiléen, avec un taux de change de 0,25$ ? Si la question semble anodine, elle pourrait néanmoins fixer l'avenir du tissu économique des îles Paskoak, tout en impactant très marginalement l'économie txiléenne, étant donné l'écart entre le nain démographique et économique qu'est l'archipel paskoan par rapport à la puissance émergente que sont les Provinces-Unies txiléennes. Le dollar euskal, s'il prend la continuité du dollar txiléen avec un taux de change de 0,25$ pour un dollar txiléen tout en s'imposant dans les îles Paskoak, pourrait grandement augmenter le pouvoir d'achat des citoyens de l'archipel tout en renforçant les accords de libre-échange (cf. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1280&t=16649#p339430]accords d'Aroñari[/url]) déjà existant entre le Txile et les Paskoak, tandis qu'un dollar paskoan mutualisé avec le Txile pourrait accroître la demande txiléenne (par le biais du pouvoir d'achat) sans fournir de réelle offre derrière : une catastrophe économique en devenir, donc. Il ne reste désormais plus qu'au gouvernement puis au Parlement paskoan d'en délibérer : s'aligner avec le Txile au profit des citoyens de l'archipel, ou privilégier une coûteuse « voie paskoane au paneuskalisme » ?

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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Les activités de la flotte txiléenne inquiètent
18 octobre 2036

[img]https://i.imgur.com/rPOGMbp.png[/img]
[cap]Les exercices militaires txiléens, organisés de plus en plus souvent au large des îles Paskoak, posent problème.[/cap][/center]

La petite flotille de guerre paskoane est sur le qui-vive : les forces navales de l'Itsas Indarra, la marine txiléenne, multiplient les exercices militaires au large des côtes paskoanes, dans les eaux internationales au sud-est des Provinces-Unies du Txile. Ces démonstrations de force, bien que pour l'instant supposément destinées à un public restreint dans le cadre de l'entraînement traditionnel des forces navales txiléennes, n'en sont pas moins inquiétantes en ce qui concerne la souveraineté du petit archipel paskoan. En effet, c'est pas moins d'une demi-douzaine de navires militaires issus de la flotte txiléenne qui navigueraient près des eaux territoriales des îles Paskoak, de quoi forcer une situation d'urgence dans le petit archipel. Derrière ce déploiement soudain de ses forces de projection navale, l’État txiléen et le gouvernement du Kantziler (chancelier) txiléen Iñaki Bidaurre sont restés muets à ce sujet, sans justifier le brusque revirement de politique de ce même gouvernement vis-à-vis de notre archipel.

Quelle peut donc être la motivation des Provinces-Unies du Txile pour menacer la souveraineté des îles Paskoak en une période de calme plat où la situation internationale progresse difficilement ? Peut-être est-ce un soubresaut du Txile pour mesurer la température de la scène internationale, d'après les propos d'Inaxio Ubari, professeur en relations internationales à l'université des sciences humaines de Zarrautsa. Ce dernier souligne également que « le contraste entre le calme absolu de la sphère internationale et la brutalité du déploiement des forces navales des Provinces-Unies du Txile n'est pas anodin », comme une forme de mise en garde ou de coup de semonce. Si le gouvernement paskoan du Lehenministroa (premier ministre) Filipe Chacartegui n'a pas pour l'instant communiqué à ce sujet, des fuites au Ministère de la Défense des îles Paskoak (Defentsa Ministerioa) laissent cependant entendre que la réaction du généralissime Baraxil Iruregui, chef délégué des armées, pourrait bien être préventive.

Ce dernier, qui est resté peu actif sur la scène interne des îles Paskoak, pourrait bien reprendre du service en profitant de son autorité peu protocolaire sur l'ensemble des forces armées paskoanes et user de ce pouvoir pour exercer la souveraineté de l'archipel au large des côtes insulaires - ce mettant en grand péril ladite souveraineté, puisque la Txileko Gudarostea - l'armée txiléenne - dépasse largement les effectifs et les moyens de la petite flotille de guerre paskoane. Si la situation n'a sans doute rien d'apocalyptique, elle reste cependant très inquiétante pour la vie quotidienne de nombre de paskoans dont le niveau de vie et de consommation dépend à la fois de l'approvisionnement par la mer et des relations commerciales qu'entretiennent les îles Paskoak avec les Provinces-Unies du Txile. La République n'a pourtant pas de raisons de craindre son allié txiléen, puisque ce dernier a signé, dans les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1280&t=16649#p339430]accords d'Aroñari[/url] de mars 2036, un pacte défensif unilatéral visant à défendre les côtes paskoanes de toute invasion étrangère. L'incident semble donc bien être un imbroglio militaire, malgré les signes préoccupants indiquant l'inverse.

La menace navale que fait peser le Txile sur sa jeune République voisine est de toute manière inévitable au vu de la puissance militaire de projection de l'ex-République dorimarienne, dont la marine de guerre, l'Itsas Indarra, pourrait très bien frapper les côtes paskoanes en quelques heures seulement sans se placer si près de la frontière maritime de l'archipel. Mais des exercices militaires similaires, postés près des eaux territoriales des îles, n'ont pas été recensés - du moins officiellement - depuis trente ans, le dernier cas ayant entraîné une escalade diplomatique encore plus foudroyante, notamment à cause des bien piètres relations txiléo-paskoanes de l'époque. Il demeure, malgré les évidents signes de paix, mais aussi les moins évidents indices de menace, que les chances d'un conflit soient minimes, le tout chapeauté par des tensions navales récurrentes dans ces eaux internationales sujettes à une forte piraterie, qui pourrait bien expliquer le soudain déploiement des forces navales txiléennes - mais ce, sans l'accord du Lehendakari (président) paskoan Izko Aturalde, absence d'accord qui pourrait bien être reprochée par le chef d’État auprès de la communauté internationale.

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526226448-paskoa-kuokoa.png[/img]
« L'impérialisme txiléen vient frapper à notre porte et nous nous laissons faire »
24 octobre 2036

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/48/2/1511898154-missiles-mer-air.png[/img]
[cap]L'ogre nationaliste et conservateur s'en prendra-t-il à l'archipel qu'il a délaissé soixante-dix ans plus tôt ?[/cap][/center]

« Les Provinces-Unies du Txile menacent nos concitoyens, mais l’État paskoan laisse le loup entrer dans la bergerie », tels sont les mots du politologue indigène Pakarati Zañartu, membre et cadre du parti Rapanui a me ka noho kauwa ole ana (RAMKNKOA, « Rapanui et Liberté »), qui tient à souligner l'immobilisme de l'autorité souveraine de l'archipel paskoan contre la menace extérieure et étrangère que représente la flotte de guerre txiléenne postée aux portes des îles, au nord-ouest des eaux territoriales de ces dernières. Pakarati Zañartu, qui regrette largement la concentration de la souveraineté insulaire dans les mains de la capitale monopolistique (la trop riche Aroñari) et de l'ethnie euskale, très largement favorable au rapprochement avec les Provinces-Unies txiléennes, est également conscient de « la nécessité d'opposer au coup de force txiléen un refus de collaborer à l'affreuse machination paneuskale » et de « lever le voile sur les activités internes qui relient le gouvernement paskoan au gouvernement monarchique txiléen », toujours selon ses propos.

« Les missiles txiléens de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1013&t=15626#p327587]modèle Greba[/url] (Gr-34) sont des missiles de croisière mer-sol capables de frapper les côtes paskoanes en quelques minutes à peine », d'après Pakarati, qui rappelle également que « tous les points stratégiques des îles Paskoak sont à portée de ces missiles qui peuvent être lancées à n'importe quelle heure et causer des dégâts immédiats et difficilement surmontables ». Selon lui, « l'archipel paskoan est condamné à frapper en premier, sous peine d'être victime d'une immobilisation immédiate de toutes ses fonctions ». Ces propos, qui viennent affermir l'opinion d'un important nombre de citoyens paskoans qui voient dans l'intervention militaire txiléenne un coup de semonce destiné à faire plier la République, sonnent également le glas de la paix tacite établie entre le gouvernement, jugé trop corrompu et proche des élites txiléennes, et les mouvances socialistes voire libérales qui se voient désabusées par un régime inefficace.

Contre le despotisme jacobin de la gargantuesque capitale paskoane qu'est Aroñari, nous avions déjà adressé une vibrante lettre ouverte que nombre de nos lecteurs ont pris comme argent comptant. Cette fois-ci, nous rappelons à ces derniers que la patrie paskoane est en état d'urgence, autant officiellement qu'officieusement, et que l'ennemi nationaliste pourrait débarquer sur les côtes paskoanes en seulement quelques heures. Les élites paskoanes de l'île de Vitorio, ferventes de népotisme, gardent les yeux fermés sur cette éventualité : comme l'affirme Pakarati Zañartu, « nous ne devrions pas laisser le peuple dans l'ignorance des velléités exercées par les Provinces-Unies impérialistes sur notre petit archipel et son gouvernement, qui pourrait bien se révéler plus faible qu'il n'en paraît ». Derrière les prétextes pompeux de patrouille militaire, de surveillance contre la piraterie et d'exercices navals, l'état-major txiléen cache des ordres venus d'en haut, visant à avertir les îles Paskoak des représailles que la flotte txiléenne de guerre pourrait exercer sur l'archipel en cas de refus.

Contre les txiléens qui polluent nos campagnes avec des produits phytosanitaires issus de la grande industrie continentale, exproprions les euskals étrangers des îles et renforçons l'indépendance nationale en circonvenant aux importations txiléennes. D'autres pays attendent avec impatience l'ouverture des riches îles Paskoak sur leur économie nationale, le tout dans notre intérêt commun. Comme le souligne Pakarati Zañartu, « faisons des compromis pour assurer la défense nationale sans renouer avec l'ancienne métropole impérialiste, qui est plus alors qu'elle menace nos intérêts nationaux de la sorte ». Toujours selon lui, « une diplomatie raisonnée pourrait conduire l'archipel vers un avenir plus serein, loin des velléités impérialistes monarchisantes des Provinces-Unies », tandis qu'« un rapprochement avec le Txile ne pourrait qu'amener la ruine et l'appauvrissement de nos régions septentrionales déjà si pauvres ». Les Provinces-Unies du Txile, si elles ne justifient pas rapidement leurs actes militaires déraisonnés, pourraient bien s'attirer les ires de la communauté internationale et soulever un tollé au sein de sa propre population.

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526225509-uharteetan.png[/img]
Aturalde rencontrera Gaspar II
20 novembre 2036

[img]https://i.imgur.com/5LV9S6d.png[/img]
[cap]Le chef d’État semble décidé à affronter l'offensive géopolitique txiléenne sur le terrain diplomatique.[/cap][/center]

Le Lehendakari (président) paskoan l'a annoncé au cours d'un discours qu'il voulait rassurant à la nation : Izko Aturalde rencontrera en personne le chef d’État txiléen, le prince Gaspar II d'Esparza, au cours d'un sommet diplomatique qui s'annonce explosif. En effet, suite à la recrudescence des exercices militaires de la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne) aux frontières maritimes de la République paskoane, le gouvernement des îles Paskoak s'est vu confronté à une gronde médiatique et populaire dirigée contre le chef du gouvernement actuel, le Lehenministroa (premier ministre) Filipe Chacartegui, représentant du Errepublikarren Alderdi Popularra (EAP, « Parti Populaire Républicain »). Ce dernier s'est ensuite tourné vers le chef d’État paskoan qui, bien que bénéficiant de pouvoirs réduits par le rôle du Parlement paskoan, est le détenteur de la souveraineté étatique de l'archipel paskoan. Aturalde, ainsi placé face au mur par une vindicte populaire croissante, a opté pour une tactique qui pourrait se révéler payante : face à l'offensive géopolitique des Provinces-Unies du Txile, le chef d’État paskoan répondra avec les moyens du bord.

Ainsi, une rencontre entre les deux chefs d’État impliqués dans l'imbroglio militaire se rencontreront dans les eaux internationales, au large des îles Paskoak. En cercle restreint, les deux dignitaires décideront du sort du conflit larvé récemment provoqué par le Txile à des fins guerrières, selon les propos de l'attaché de cabinet au Ministère de la Défense (Defentsa Ministerioa). Mais le poids militaire et géopolitique voire diplomatique de l'archipel paskoan est faible face à la puissance continentale militaire et navale que sont les Provinces-Unies txiléennes à leur échelle ; en effet, avec une trentaine de navires de guerre dont deux porte-avions, plus d'une centaine de missiles balistiques et une industrie de guerre mise en route dès la fin de la Guerre dite « des Conteneurs », l'arsenal militaire txiléen reste très largement supérieur aux capacités défensives des îles Paskoak, qui ne peuvent opposer qu'un petit nombre de navires et un nombre restreint de troupes au sol pour assurer la défense d'un territoire insulaire dénué de véritable défense naturelle et d'à peine 2 761,2 kilomètres carrés en superficie.

Ainsi, la contre-offensive diplomatique du Lehendakari Izko Aturalde s'appuie sur l'inclinaison qu'a le Txile à investir dans les îles Paskoak, ce renforçant les finances et l'état des infrastructures paskoanes tout en augmentant l'interdépendance txiléo-paskoane, cruciale sur le plan géopolitique pour le Txile et sur le plan financier pour l'archipel paskoan. Derrière cette « contre-offensive pacifique » sur le plan diplomatique, Aturalde cache ainsi la faiblesse militaire paskoane en la remplaçant par la plus pondérante interdépendance txiléo-paskoane, qui a été un facteur de concorde par le passé entre les Provinces-Unies et la République paskoane au cours de l'année passée. Si Aturalde a pris soin de mettre à couvert les intérêts paskoans, au premier plan celui étant de ne pas entrer en guerre pour ne pas fragiliser les îles dans un combat vain, il ne s'est cependant pas prononcé sur les futures relations entre le Txile et les Paskoak après ledit incident, qui pourrait bien pérenniser à jamais une énième rupture entre l'archipel et le continent.

De son côté, le gouvernement txiléen a tenu à réaffirmer son sincère attachement à la paix - la fameuse Pax Nechinesiae - et a accepté la proposition de sommet diplomatique entre les deux chefs d’État. Si les intentions gouvernementales txiléennes ne sont pas encore claires, la situation semble se diriger vers un statu quo ante. Le cabinet princier, qui a confirmé l'accord du monarque txiléen pour la rencontre de conciliation, a également rappelé que la situation a rapidement dégénéré dans l'archipel par la faute de la presse politisée et très largement hostile au Txile, rappelant ainsi dans un communiqué officiel que « le véritable ennemi de la souveraineté paskoane jette la faute sur un bouc-émissaire étranger pour se dédouaner de toute provocation ochlocratique ». Si les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1280&t=16543&start=15#p341852]propos calomnieux de certains journaux[/url] ont effectivement contribué à faire croire à une véritable menace militaire pesant sur les îles Paskoak, il n'en reste pas moins que les exercices militaires txiléens au large de l'archipel ne sont pas anodins et servent un but précis - que nous ignorons encore.

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526226448-paskoa-kuokoa.png[/img]
La coalition d'opposition lance une série de manifestations
26 novembre 2036

[img]https://i.imgur.com/rvgNTEr.png[/img]
[cap]Les manifestations organisées, au caractère fortement contestataire, ont fait face à la vindicte des forces de l'ordre.[/cap][/center]

Alors que, quelques semaines plus tôt, l'ennemi de l’État paskoan résidait au-delà des mers, sur le continent dorimarien, le nouvel ennemi public est devenu l'opposition : cette dernière, après avoir organisé une série de manifestations à caractère pacifique et fortement contestataire, s'est vue infliger de sérieux revers par les autorités étatiques, devenus soudainement hostiles au droit à l'expression et à la réunion sur le sol de l'archipel. Plusieurs cadres de partis de ladite coalition d'opposition martyrisée se sont exprimés, et ont tenus à rappeler « la nature initialement pacifique des manifestations et des revendications du peuple paskoan sur la politique étrangère du Lehendakari (président) Aturalde » au cours d'un communiqué officiel de plusieurs des partis impliqué dans l'organisation des manifestations. Ces dernières, qui ont réuni plusieurs milliers de personnes, encartés ou non, ont entraîné des violences policières voire militaires en marge des foules.

D'après diverses sources, médiatiques comme anonymes, les forces de l'ordre (l'Hertzaintzia, la police nationale) et des auxiliaires militaires auraient organisés des ratonnades en marge des manifestations, escarmouches provoquant parfois des blessés graves et des mouvements de foule au sein-même de la manifestation. Organisées à différents endroits sur les trois principales îles paskoanes, les manifestations ont trouvé le plus grand engouement sur l'île de Rapanui (Rapañoa en euskara), où la population, très largement indigène, a le plus participé aux manifestations. C'est cependant sur l'île de Santxo, au centre de l'archipel, que les mouvements de foule se sont transformés en émeutes réprimées par les autorités paskoanes. Plusieurs plaintes dirigées contre ces mêmes forces de l'ordre, déposées hier et avant-hier, après la fin des hostilités, ont été déclarées comme non-conformes et tout simplement annulées. Des porte-paroles de partis d'opposition se sont très largement plaints de la main-mise d'un petit groupe d'élus oligarques sur le reste de l’État, notamment avec le non-respect du droit de rassemblement et de protestation.

Le politologue indigène Pakarati Zañartu, membre et cadre du parti Rapanui a me ka noho kauwa ole ana (RAMKNKOA, « Rapanui et Liberté »), a tenu à rappeler que « l'emprise des ultraconservateurs paneuskals sur le gouvernement de Filipe Chacartegui est figée dans un court laps temporel qui ne s'achèvera que lorsque le peuple paskoan sera passé aux armes pour remettre la démocratie insulaire sur le droit chemin ». Aussi, toujours d'après lui, « la lutte armée est devenue la seule possibilité restante pour les forces populaires, qui sont désormais dépassées sur le plan politique par la force des partis en place » ; si les risques d'agitation populaire sont pour l'instant faible, il reste nécessaire d'« alerter la foule sur le mensonge entretenu par l’État et bouter le partisan txiléen de nos rangs ; cela peut inclure l'euskal partisan d'un rattachement avec le Txile comme le bourgeois rapanui qui en oublie ses racines ». Un discours qui se veut virulent, mais qui souhaite également éveiller le peuple paskoan au danger venu de l'étranger qui s'est insidieusement glissé dans notre société.

En effet, avec la libéralisation croissante du pays, l'arrivée des produits txiléens et des investissements venus des Provinces-Unies a provoqué une « euskalisation » de la société paskoane, pourtant encore traditionnelle dans ses deux grandes îles septentrionales. Contre l'influence txiléenne et paneuskaliste, Pakarti conseille de « favoriser les cultures locales, acheter et consommer des produits insulaires, si possible issus d'exploitations indigènes et traditionnelles ». Au-delà de la main-mise des Provinces-Unies du Txile sur l’État paskoan par la bonne entente entre les élites des deux pays, l'influence txiléenne reste très importante là où elle n'aurait pas dû s'insinuer ; Pakarti Zañartu propose ainsi de « nationaliser ou privatiser auprès de grands groupes paskoans libre de toute influence étrangère les propriétés anciennement tenues par des groupes txiléens ou financés par l’État txiléen », toutes ces propositions culminant par l'annulation des accords dits d'Aroñari, signés le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1280&t=16649#p339430]31 mars dernier[/url] à Donostia par deux chefs d’État que le peuple devra évincer un jour pour parachever l'oeuvre socialiste et indigène.

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526227005-aronariako-kafea.png[/img]
Une reprise économique inédite fait reculer l'opposition
24 janvier 2037

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526227730-port-d-aronari-ile-vitorio.png[/img]
[cap]Aroñari et son port de commerce brillent par leurs performances cette année.[/cap][/center]

Alors que l'activité économique mondiale pour l'année 2036 a rendu des résultats plus que faibles avec un ralentissement global des pays à forte croissance (dits pays émergents selon les critères), les îles Paskoak dégagent pour la deuxième année consécutive une expansion économique largement positive, avec un score record depuis plus d'une trentaine d'années : 6,66% du Produit Intérieur Brut paskoan, soit une progression nette de 998 millions de dollars internationaux, soit quasiment huit milliards de dollars paskoans. Ce chiffre, qui reste le symbole de l'avènement d'une nouvelle ère économique, commerciale et diplomatique pour les îles Paskoak grâce à la récente ouverture des frontières paskoanes, est cependant à mettre en perspective avec l'économie mondiale, qui elle progresse en 2036 de 8,26% en moyenne. La République paskoane, dont la croissance économique se trouve donc en dessous du niveau moyen international, semble pourtant voir le renouveau de la croissance comme une aubaine étant donné les décennies passées sous le joug d'un productivisme moins efficace que l'ultra-libéralisme actuel.

La monarchie txiléenne, qui maintient un fort cap économique avec une croissance à 15,68% similaire à sa pénultième croissance économique de 2034 (qui se plaçait à quinze pourcents malgré le blocus naval au large des côtes txiléennes), devance largement l'archipel et ses performances économiques en font le partenaire monopolistique des îles pour une seconde année d'affilée. A l'image du géant continental, les îles Paskoak pourraient bien calquer définitivement leur modèle économique et politique sur celui de leur voisin, comme le souligne les actuels débats au Parlement paskoan au sujet de la mise en commun de la monnaie txiléenne au profit de l'archipel paskoan qui pourrait poursuivre son expansion économique grâce à un marché plus large. Bien que ce projet de loi semble être sujet à controverses, notamment de la part d'une opposition socialiste toujours plus présente contre le programme économique de l'actuel gouvernement, les performances de cette année pourraient bien laisser le champ libre au Lehendakari (président) Izko Aturalde pour diriger son gouvernement de coalition.

Mais si les performances économiques sont cette année exceptionnelles, la démographie insulaire reste en berne malgré la multiplication des accords entre les îles Paskoak et les Provinces-Unies du Txile pour renforcer la croissance démographique paskoane : avec 1,59%, la population paskoane gagne seulement 32 000 nouveaux citoyens, record pourtant largement devancé par le voisin continental (qui compte cette année plus d'un million de nouveaux txiléens) et par d'autres nations riveraines, notamment le Kaiyuan ou le Cangamé en valeur relative de la population totale. Cette faible croissance démographique pourrait cependant avoir des conséquences drastiques sur un marché du logement déjà en tension, notamment à cause d'une absence d'investissements immobiliers conséquents malgré l'afflux des capitaux txiléens venus de la Burtsa (bourse) de Donostia, mais aussi par la faute d'une mauvaise gestion des cadastres communaux qui empiètent chaque année de plus en plus mal adroitement sur les surfaces habitables.

Ces performances éco-démographiques pourraient bien offrir une autoroute aux réélections pour le gouvernement du Lehenministroa (chef du gouvernement) Filipe Chacartegui, ainsi qu'au chef d’État Aturalde, malgré l'actuelle réticence de l'opposition au discours du Lehendakari euskalophile qui souhaite diriger les îles vers une union plus poussée avec le continent. Avec la légère hausse du niveau de vie paskoan, devancé dans son expansion par le niveau de vie txiléen, les îles Paskoak se rapprochent inévitablement d'un modèle mixte mêlé à celui des Provinces-Unies. L'opposition, qui est resté silencieuse depuis la publication des statistiques officielles des performances économiques de l'année 2036, semble pourtant décidée à faire barrage au « txiléanisme » et au rattachement d'un archipel à genoux avec une métropole dynamique et capable d'assurer la protection des îles. Si ce point de vue reste encore légèrement majoritaire, il manque encore d'appui dans les deux îles septentrionales, mais gagne irrésistiblement du terrain contre le nationalisme indigéniste et protectionniste.

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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