[center][URL=https://www.casimages.com/i/180706095642943996.png.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/07/06/180706095642943996.png[/IMG][/URL]
█ █ █ ██████████████████ Fragments de vie ██████████████████ █ █ █[/center]
[RP interne] Fragments de vie
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Leraptopes
██████ █ █ █ 17 juillet 2036
[center][URL=https://www.casimages.com/i/18070605325234831.jpg.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/07/06/18070605325234831.jpg[/IMG][/URL]
[/center]
[alb]Les aiglantins vouant un véritable culte à leur environnement, la Nature a toujours eu une place prépondérante dans leurs villes. Il y avait ces endroits où l’acier, le verre et le béton avait totalement transformé le paysage au profit des activités humaines. Ces endroits où, malgré une bonne volonté évidente, la Nature avait vu ses propriétés se réduire à peau de chagrin pour laisser place à de large route goudronné et à des immeubles défiant les lois les plus élémentaires de la physique. Et puis il y avait ces endroits où la ville semblait submergée par la faune et la flore, comme navire échoué dans un océan de verdure. Les hautes cimes et l’épais feuillage des arbres tropicaux rendaient parfois invisible le ciel depuis les rues. Les racines soulevaient les pavés des trottoirs en mainte endroit, rendant parfois les déplacements difficiles. Là, les toits étaient le lit de toute cette verdure impénétrable et pourtant si chère aux aiglantins. Parfois, on y cultivait des fruits et des légumes lorsque les plantes invasives n’avaient pas dévoré les quelques mètres carrés de leurs surfaces de toitures. Seule les étroites routes goudronnées et les quelques pavages entretenus permettaient aux dizaines de milliers de véhicules de circuler chaque jour. Les traditions avaient façonné et domptés la modernité. Cette Aiglantine semblait avoir évoluée avec la Nature et pas grâce à la Nature.
Et c’était dans cette Aiglantine que la vie d’une certaine femme allait de nouveau basculer, cette fois-ci sur les mots d’un Sage. Cette Aiglantine, c’était Grishka, berceau de la civilisation aiglanaise, capitale du Länder de Mastashaâ et métropole de deux millions d’habitants si l’on ne comptait que les êtres-humains. Cette femme, c’était la championne nationale de boxe aiglanaises tenante du titre et aux origines peu commune. On la surnommait Nâhini, autrement dit : la panthère.[/alb]
[Nâkahi, boxeuse professionnelle, arrogante et en aiglantin]
« Relève toi. »
[alb]Un fin filet de bave mélangé à du sang s’écoulait de la bouche de Nâhini. A genoux et à quatre pattes, elle n’avait lâchée du regard son adversaire que sur intervention de l’arbitre. Près d’une demi-heure s’était écoulée dans le stade Alawaynâ Anamalé depuis le début du combat, une demi-heure répartis en 5 round. La fatigue et la douleur se faisait sentir au fur et à mesure que son corps se recouvrait de sueurs et de sang. Les 17 000 spectateurs retenaient leur souffle à chaque coup et vibraient à chaque round. [/alb]
[Nâkahi , boxeuse professionnelle, arrogante et en aiglantin]
« Relève toi ! Ou abandonne, lâche ! »
[Nâhini , boxeuse professionnelle, en aiglantin]
« Ta gueule. »
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« Au nom du respect ! Une fois ! »
[alb]L’arbitre assigna un avertissement à Nâhini en frappant violemment son « wâkawa » au sol, une espèce de batte en bois ornementé et prédécoupé en 5 parties égales, nommé également « juge » en français. La partie la plus à l’extrémité du juge se brisa en signe d’avertissement. Le wâkawa de son adversaire ne comportait lui plus que 4 segment, à égalité avec celui de Nâhini.
Elle recentra son protège dent en métal puis elle se releva en prenant une profonde inspiration, avant de se remettre en position initiale d’attaque sans dire un mot. L’arbitre recula à 3 mètre en levant les juges et relança le combat.[/alb]
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« Nawhai ! »
[alb]Les deux femmes n’hésitèrent pas une seule seconde et allaient violemment au contact de l’autre. Les coups furent intenses. Dans un premier temps, Nâhini encaissa l’intégralité des coups de son adversaire de deux ans sa cadette ; puis au terme d’une série de coup de poing centrés sur le buste, Nâkahi décolla du sol pour asséner un coup de pied retourné dans la tête de son adversaire. Nâhini para habilement et réussi à reprendre l’avantage en enchainant une série de frappe successivement aux hanche, thorax et tête avant de lui retourner un violent coup de coude dans la tête. Nâkahi recula d’un pas, complètement sonné, avant d’être frappé presque immédiatement d’un puissant crochet gauche de Nâhini dans l’estomac. Nâkahi perdit l’équilibre et s’effondra à quatre pattes sur le sol, le souffle coupé. La foule inspira de surprise, tétanisée par la violence de l’action, puis se fût l’effervescence. L’arbitre s’avança rapidement en levant les deux wâkawa pour mettre fin à l’action.[/alb]
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« Mohoï ! »
[alb]Nâkahi eu des renvoie suite au choc reçu. Elles vomissaient sans que rien ne sorte. Elle saignait légèrement des lèvres. Elle ne saignait plus abondamment depuis qu’elle avait eu recours à la chirurgie réparatrice. Elle respirait douloureusement en se tenant le ventre. Nâhini, elle, s’essuyait les parties visibles de son visage – les yeux et la bouche – du sang et de la sueur qui la tapissait. Elle suait à grosse goute sous son casque aux allures de félins. Nâkahi, qui elle portait un casque de reptile, se relevait doucement malgré la douleur. Elle se remit, mal en point, en position initiale d’attaque.
[/alb]
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« Nawhai ! »
[alb]Comme des bêtes, elles se rejetèrent l’une sur l’autre, consciente que ne pas prendre l’initiative du premier coup leur serait fatale à ce stade de la compétition. Seule leur protection respective et les gants trop peu rembourrés leur permettait de ne pas déclarer forfait ou de ne pas se blesser gravement. En permanence, le médecin du tournoi pouvait mettre fin au combat et déclaré K-O l’une des deux battantes. Ni l’une, ni l’autre ne se plaignait une seule seconde. Nâkahi combattait depuis le 4ème round avec deux côtes fissurées. Nâhini dissimulait son début de fracture à son avant-bras. Nâhini prit l’initiative en frappant la tête puis les hanches. Elle encaissa un violent coup de poing sous le menton. Ses dents n’eurent de salon que grâce à leur protection d’acier. Déstabilisé, elle se mit en position de défense et encaissa coup sur coup les attaques de Nâkahi. Puis entre deux frappes, elle parvînt à bloquer le poing droit de sa concurrente et à glisser le sien dans son visage. Elle reprit l’avantage en frappant au ventre avant que Nâkahi ne bloque à son tour le seul bras libre de Nâhini.[/alb]
[alb]Casque contre casque, le front collé à celle de l’autre, elles se transperçaient mutuellement du regard au travers de leurs œillères. Le bruit sourd de la foule semblait s’estomper à mesure que les deux femmes s’observaient. Bientôt sourdes, elles ne communiquaient que par leur souffle saccadé. Pas un mot, pas un bruit, pas un geste. A ce stade, chaque mot lâché signifiait une bouffé d’air manqué. Tous admiraient le feu de la rivalité les dévorer de l’intérieur, mais seul les plus attentif pouvait lire de la complicité dans leurs yeux. C’était l’ultime face à face dans cette compétition, la finale parmi les finales. Les deux femmes comptaient le même nombre de victoires, le même nombre de titre. Ensemble elles avaient grandi. Ensemble elles s’étaient entrainées. Ensemble elles s’étaient élevées dans les hautes sphères de la boxe aiglanaise. Mais l’issue était sans cesse la même : Seule une pouvait en ressortir vainqueur.
Nâkahi grogna et relança le combat avec une tentative de coup de genou que Nâhini esquiva. Les deux femmes se débattait pour se libérer l’une de l’autre quand soudain, Nâkahi parvînt à prendre l’avantage sur Nâhini. Elle bloqua sa tête entre son bras et commença à la cogner dans le visage. Ce même visage absorba chaque coup de la concurrente. Un, puis deux, puis trois, quatre…elle chercha brièvement un moyen de frapper à son tour mais délaissa rapidement cette option. Là, elle se laissa tomber de manière contrôler sur le dos pour entrainer Nâkahi dans sa chute. Tout en prenant appui sur le sol, elle propulsa ses deux talons droit dans le ventre de sa rivale qui fut éjecté. Elle parvînt néanmoins à rattérrir de manière contrôlée sans se faire mal.[/alb]
[alb]Salope.[/alb]
[alb]Nâhini avait cette capacité de différencier la douleur de la vraie douleur, celle qui lui indiquait les blessures graves. Elle avait le visage couvert d’hématomes, de bleus, de sueurs et de sang malgré la fine épaisseur d’acier forgé. Elle s’essuyait les yeux pour dégager sa vue et cracha en dehors du terrain. Nâkahi se relevait difficilement, son visage était défiguré par la douleur après le coup de trop dans son abdomen.
L’arbitre n’intervînt pas tant que les deux concurrentes étaient à distance raisonnable l’une de l’autre. Le jeu continuait et, une fois de nouveau en position d’attaque, plaçant leurs dernières forces dans leurs mouvements pour se rapprocher l’une de l’autre. Les coups plurent de nouveau. Nâhini enchaina deux coup de pied au niveau de la tête. Nâkahi cogna avec ses poings. Nâhini donna un coup dans le flan. Nâkahi deux dans la têtes. Nâhini envoya son coude dans la mâchoire. Nâkahi frappa avec son poing gauche. Nâhini para et envoya ses poings sur sa concurrente avec une vitesse fulgurante. Nâkahi encaissa puis entreprit un violent coup de pied au niveau de la poitrine. Nâhini bloqua avec son bras.[/alb]
[alb]Crac.[/alb]
[alb]La foule retînt son souffle. Nâhini hurla de surprise et s’écartait du combat.[/alb]
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« Mohoï ! »
[alb]Nâhini se laissa tomber à genou sur le sol en se retenant d’hurler. Dos à son adversaire, elle ressentait la vraie douleur. Son avant-bras avait cassé. – Vite – Le médecin monta par-dessus les cordes. Elle ne pouvait pas déclarer forfait. Il ne pouvait pas la déclarer inapte. Le médecin s’approcha tandis que des larmes de douleur et de frustration s’échappait de ses yeux. Le médecin observa brièvement son bras. Ses compétences dépassaient bien largement ce pourquoi il avait été appelé. Son bras était cassé, c’était évident. Elle était inapte.
Elle lui saisie fermement le bras.[/alb]
[Nâhini , boxeuse professionnelle, en aiglantin]
« Fais ça, et je te jure que je te tue. »
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« Au nom du respect ! Deux fois ! »
[alb]L’arbitre brisa un nouveau segment du wâkawa de Nâhini.[/alb]
[Nektât Namélané, médecin de tournoi, en aiglantin]
« Tu n’es pas en mesure de continuer. »
[Nâhini , boxeuse professionnelle, en aiglantin]
« Pas si je me bats avec un seul poing. »
[Nektât Namélané, médecin de tournoi, en aiglantin]
« Si tu continue comme ça tu ne pourras plus jamais combattre ! Tu es déclaré inapte ! »
[Nâhini , boxeuse professionnelle, en aiglantin]
« PUTAIN ! NON ! »
[alb]
Le médecin se leva et brandit son bras.[/alb]
[Nektât Namélané, médecin de tournoi, en aiglantin]
« ADELHEID FRIEDBURG, SOUS LE NOM DE NÂHINI, EST DECLARE INA… »
[Nâhini (Adelheid Friedburg), boxeuse professionnelle, en aiglantin]
«FERME TA PUTAIN DE GUEULE !»
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« AU NOM DU RESPECT ! »
[alb]
L’arbitre brisa l’avant dernier segment de Nâhini. Le bruit sourd du bois flotté percutant le sol résonna dans le stade. Stupeur. Puis ce fut le silence. Jessica Lemaire, connu sous le nom de Nâkahi, venait de s’effondrer sous les yeux médusées de 17 000 spectateurs et de 18 millions de téléspectateurs.[/alb]
[center][URL=https://www.casimages.com/i/18070605325234831.jpg.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/07/06/18070605325234831.jpg[/IMG][/URL]
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[alb]Les aiglantins vouant un véritable culte à leur environnement, la Nature a toujours eu une place prépondérante dans leurs villes. Il y avait ces endroits où l’acier, le verre et le béton avait totalement transformé le paysage au profit des activités humaines. Ces endroits où, malgré une bonne volonté évidente, la Nature avait vu ses propriétés se réduire à peau de chagrin pour laisser place à de large route goudronné et à des immeubles défiant les lois les plus élémentaires de la physique. Et puis il y avait ces endroits où la ville semblait submergée par la faune et la flore, comme navire échoué dans un océan de verdure. Les hautes cimes et l’épais feuillage des arbres tropicaux rendaient parfois invisible le ciel depuis les rues. Les racines soulevaient les pavés des trottoirs en mainte endroit, rendant parfois les déplacements difficiles. Là, les toits étaient le lit de toute cette verdure impénétrable et pourtant si chère aux aiglantins. Parfois, on y cultivait des fruits et des légumes lorsque les plantes invasives n’avaient pas dévoré les quelques mètres carrés de leurs surfaces de toitures. Seule les étroites routes goudronnées et les quelques pavages entretenus permettaient aux dizaines de milliers de véhicules de circuler chaque jour. Les traditions avaient façonné et domptés la modernité. Cette Aiglantine semblait avoir évoluée avec la Nature et pas grâce à la Nature.
Et c’était dans cette Aiglantine que la vie d’une certaine femme allait de nouveau basculer, cette fois-ci sur les mots d’un Sage. Cette Aiglantine, c’était Grishka, berceau de la civilisation aiglanaise, capitale du Länder de Mastashaâ et métropole de deux millions d’habitants si l’on ne comptait que les êtres-humains. Cette femme, c’était la championne nationale de boxe aiglanaises tenante du titre et aux origines peu commune. On la surnommait Nâhini, autrement dit : la panthère.[/alb]
[Nâkahi, boxeuse professionnelle, arrogante et en aiglantin]
« Relève toi. »
[alb]Un fin filet de bave mélangé à du sang s’écoulait de la bouche de Nâhini. A genoux et à quatre pattes, elle n’avait lâchée du regard son adversaire que sur intervention de l’arbitre. Près d’une demi-heure s’était écoulée dans le stade Alawaynâ Anamalé depuis le début du combat, une demi-heure répartis en 5 round. La fatigue et la douleur se faisait sentir au fur et à mesure que son corps se recouvrait de sueurs et de sang. Les 17 000 spectateurs retenaient leur souffle à chaque coup et vibraient à chaque round. [/alb]
[Nâkahi , boxeuse professionnelle, arrogante et en aiglantin]
« Relève toi ! Ou abandonne, lâche ! »
[Nâhini , boxeuse professionnelle, en aiglantin]
« Ta gueule. »
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« Au nom du respect ! Une fois ! »
[alb]L’arbitre assigna un avertissement à Nâhini en frappant violemment son « wâkawa » au sol, une espèce de batte en bois ornementé et prédécoupé en 5 parties égales, nommé également « juge » en français. La partie la plus à l’extrémité du juge se brisa en signe d’avertissement. Le wâkawa de son adversaire ne comportait lui plus que 4 segment, à égalité avec celui de Nâhini.
Elle recentra son protège dent en métal puis elle se releva en prenant une profonde inspiration, avant de se remettre en position initiale d’attaque sans dire un mot. L’arbitre recula à 3 mètre en levant les juges et relança le combat.[/alb]
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« Nawhai ! »
[alb]Les deux femmes n’hésitèrent pas une seule seconde et allaient violemment au contact de l’autre. Les coups furent intenses. Dans un premier temps, Nâhini encaissa l’intégralité des coups de son adversaire de deux ans sa cadette ; puis au terme d’une série de coup de poing centrés sur le buste, Nâkahi décolla du sol pour asséner un coup de pied retourné dans la tête de son adversaire. Nâhini para habilement et réussi à reprendre l’avantage en enchainant une série de frappe successivement aux hanche, thorax et tête avant de lui retourner un violent coup de coude dans la tête. Nâkahi recula d’un pas, complètement sonné, avant d’être frappé presque immédiatement d’un puissant crochet gauche de Nâhini dans l’estomac. Nâkahi perdit l’équilibre et s’effondra à quatre pattes sur le sol, le souffle coupé. La foule inspira de surprise, tétanisée par la violence de l’action, puis se fût l’effervescence. L’arbitre s’avança rapidement en levant les deux wâkawa pour mettre fin à l’action.[/alb]
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« Mohoï ! »
[alb]Nâkahi eu des renvoie suite au choc reçu. Elles vomissaient sans que rien ne sorte. Elle saignait légèrement des lèvres. Elle ne saignait plus abondamment depuis qu’elle avait eu recours à la chirurgie réparatrice. Elle respirait douloureusement en se tenant le ventre. Nâhini, elle, s’essuyait les parties visibles de son visage – les yeux et la bouche – du sang et de la sueur qui la tapissait. Elle suait à grosse goute sous son casque aux allures de félins. Nâkahi, qui elle portait un casque de reptile, se relevait doucement malgré la douleur. Elle se remit, mal en point, en position initiale d’attaque.
[/alb]
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« Nawhai ! »
[alb]Comme des bêtes, elles se rejetèrent l’une sur l’autre, consciente que ne pas prendre l’initiative du premier coup leur serait fatale à ce stade de la compétition. Seule leur protection respective et les gants trop peu rembourrés leur permettait de ne pas déclarer forfait ou de ne pas se blesser gravement. En permanence, le médecin du tournoi pouvait mettre fin au combat et déclaré K-O l’une des deux battantes. Ni l’une, ni l’autre ne se plaignait une seule seconde. Nâkahi combattait depuis le 4ème round avec deux côtes fissurées. Nâhini dissimulait son début de fracture à son avant-bras. Nâhini prit l’initiative en frappant la tête puis les hanches. Elle encaissa un violent coup de poing sous le menton. Ses dents n’eurent de salon que grâce à leur protection d’acier. Déstabilisé, elle se mit en position de défense et encaissa coup sur coup les attaques de Nâkahi. Puis entre deux frappes, elle parvînt à bloquer le poing droit de sa concurrente et à glisser le sien dans son visage. Elle reprit l’avantage en frappant au ventre avant que Nâkahi ne bloque à son tour le seul bras libre de Nâhini.[/alb]
[alb]Casque contre casque, le front collé à celle de l’autre, elles se transperçaient mutuellement du regard au travers de leurs œillères. Le bruit sourd de la foule semblait s’estomper à mesure que les deux femmes s’observaient. Bientôt sourdes, elles ne communiquaient que par leur souffle saccadé. Pas un mot, pas un bruit, pas un geste. A ce stade, chaque mot lâché signifiait une bouffé d’air manqué. Tous admiraient le feu de la rivalité les dévorer de l’intérieur, mais seul les plus attentif pouvait lire de la complicité dans leurs yeux. C’était l’ultime face à face dans cette compétition, la finale parmi les finales. Les deux femmes comptaient le même nombre de victoires, le même nombre de titre. Ensemble elles avaient grandi. Ensemble elles s’étaient entrainées. Ensemble elles s’étaient élevées dans les hautes sphères de la boxe aiglanaise. Mais l’issue était sans cesse la même : Seule une pouvait en ressortir vainqueur.
Nâkahi grogna et relança le combat avec une tentative de coup de genou que Nâhini esquiva. Les deux femmes se débattait pour se libérer l’une de l’autre quand soudain, Nâkahi parvînt à prendre l’avantage sur Nâhini. Elle bloqua sa tête entre son bras et commença à la cogner dans le visage. Ce même visage absorba chaque coup de la concurrente. Un, puis deux, puis trois, quatre…elle chercha brièvement un moyen de frapper à son tour mais délaissa rapidement cette option. Là, elle se laissa tomber de manière contrôler sur le dos pour entrainer Nâkahi dans sa chute. Tout en prenant appui sur le sol, elle propulsa ses deux talons droit dans le ventre de sa rivale qui fut éjecté. Elle parvînt néanmoins à rattérrir de manière contrôlée sans se faire mal.[/alb]
[alb]Salope.[/alb]
[alb]Nâhini avait cette capacité de différencier la douleur de la vraie douleur, celle qui lui indiquait les blessures graves. Elle avait le visage couvert d’hématomes, de bleus, de sueurs et de sang malgré la fine épaisseur d’acier forgé. Elle s’essuyait les yeux pour dégager sa vue et cracha en dehors du terrain. Nâkahi se relevait difficilement, son visage était défiguré par la douleur après le coup de trop dans son abdomen.
L’arbitre n’intervînt pas tant que les deux concurrentes étaient à distance raisonnable l’une de l’autre. Le jeu continuait et, une fois de nouveau en position d’attaque, plaçant leurs dernières forces dans leurs mouvements pour se rapprocher l’une de l’autre. Les coups plurent de nouveau. Nâhini enchaina deux coup de pied au niveau de la tête. Nâkahi cogna avec ses poings. Nâhini donna un coup dans le flan. Nâkahi deux dans la têtes. Nâhini envoya son coude dans la mâchoire. Nâkahi frappa avec son poing gauche. Nâhini para et envoya ses poings sur sa concurrente avec une vitesse fulgurante. Nâkahi encaissa puis entreprit un violent coup de pied au niveau de la poitrine. Nâhini bloqua avec son bras.[/alb]
[alb]Crac.[/alb]
[alb]La foule retînt son souffle. Nâhini hurla de surprise et s’écartait du combat.[/alb]
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« Mohoï ! »
[alb]Nâhini se laissa tomber à genou sur le sol en se retenant d’hurler. Dos à son adversaire, elle ressentait la vraie douleur. Son avant-bras avait cassé. – Vite – Le médecin monta par-dessus les cordes. Elle ne pouvait pas déclarer forfait. Il ne pouvait pas la déclarer inapte. Le médecin s’approcha tandis que des larmes de douleur et de frustration s’échappait de ses yeux. Le médecin observa brièvement son bras. Ses compétences dépassaient bien largement ce pourquoi il avait été appelé. Son bras était cassé, c’était évident. Elle était inapte.
Elle lui saisie fermement le bras.[/alb]
[Nâhini , boxeuse professionnelle, en aiglantin]
« Fais ça, et je te jure que je te tue. »
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« Au nom du respect ! Deux fois ! »
[alb]L’arbitre brisa un nouveau segment du wâkawa de Nâhini.[/alb]
[Nektât Namélané, médecin de tournoi, en aiglantin]
« Tu n’es pas en mesure de continuer. »
[Nâhini , boxeuse professionnelle, en aiglantin]
« Pas si je me bats avec un seul poing. »
[Nektât Namélané, médecin de tournoi, en aiglantin]
« Si tu continue comme ça tu ne pourras plus jamais combattre ! Tu es déclaré inapte ! »
[Nâhini , boxeuse professionnelle, en aiglantin]
« PUTAIN ! NON ! »
[alb]
Le médecin se leva et brandit son bras.[/alb]
[Nektât Namélané, médecin de tournoi, en aiglantin]
« ADELHEID FRIEDBURG, SOUS LE NOM DE NÂHINI, EST DECLARE INA… »
[Nâhini (Adelheid Friedburg), boxeuse professionnelle, en aiglantin]
«FERME TA PUTAIN DE GUEULE !»
[L’arbitre, criant en aiglantin]
« AU NOM DU RESPECT ! »
[alb]
L’arbitre brisa l’avant dernier segment de Nâhini. Le bruit sourd du bois flotté percutant le sol résonna dans le stade. Stupeur. Puis ce fut le silence. Jessica Lemaire, connu sous le nom de Nâkahi, venait de s’effondrer sous les yeux médusées de 17 000 spectateurs et de 18 millions de téléspectateurs.[/alb]
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Leraptopes
██████ █ █ █ 28 juillet 2036 - Bureau du Président, Mairie de Balthazard
[center][URL=https://www.casimages.com/i/180711040855542123.png.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/07/11/180711040855542123.png[/IMG][/URL][/center]
[alb]Adjot Amélaté rangeait pour la dernière fois les armoires vitrées en bois précieux qui tapissait le fond du bureau présidentiel. Plus rien ne ressemblait à ce qu’il avait connu lors de sa prise de fonction en en 2006. Il faut dire qu’en 30 ans, il avait eu le temps de prendre ses aises et de transformer cette pièce en second salon, assez semblable au sien et à celui de sa femme dans son petit appartement qu’il possédait à Balthazard, à quelques stations de métro de la Mairie. Adjot était inhabituellement souriant aujourd’hui, il terminait de libérer chaque surface de meuble de ces tas de livres, feuilles, reliques et autres objets de bureaux. Un de ses antiques vinyles tournait inlassablement sur le tourne disque que son prédécesseur avait laissé, et que lui-même avait probablement récupéré de son prédécesseur. Il fut interrompu par l’interphone de son bureau.[/alb]
[Réceptionniste à l’interphone, en allemand]
« Monsieur Amélaté, Madame Friedburg vient d’arriver. »
[Adjot Amélaté, président, appuyant sur l’interphone et en allemand]
« Parfait ! Qu’elle entre ! »
[alb]Adjot prit tout son temps pour arriver à l’autre bout de la pièce, il n’était plus tout jeune du haut de ses bientôt sept décennies. Il se dirigea là où se situaient les deux grandes battantes qui donnaient sur le couloir de la réception tout en réarrangeant son costume, de sa cravate à ses manches. En homme respectable qu’il était, il tenait à bien présenter. Alors il s’arrêta devant la porte, puis il fixait l’horizon par les larges baies vitrées. Il était bien conscient que sa convive n’entrerait pas immédiatement après son annonce, et il était aussi conscient qu’il s’agissait sans doute des dernières fois qu’il pouvait admirer cette vue rasante sur les toits des buildings vitrés de la capitale. Enfin, un garde tînt la porte à Adelheid et lui fit signe d’entrer. Elle était élégamment vêtue pour l’occasion : Pantalon de toile noir et chemise blanche bouffante à manches longues pour cacher ses plaies et ses bleus. Une ceinture de toile bleu de prusse venait la serrer à la hanche. Enfin, de jolies bijoux assortis, un brushing impeccable et un maquillage léger faisait presqu’oublier qu’elle était une championne de boxe. Presque si l’on exceptait l’immense porte plâtre bleu qui lui ceinturait son bras cassé. Ce paraître, elle avait fini par en avoir l’habitude tout au long de sa carrière, notamment pour les soirées et autres réceptions ainsi que pour ses passages à la télévision. Adelheid remercia froidement le garde, puis elle entra dans le bureau.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, froidement et en allemand]
« Monsieur le Président. »
[alb]Adelheid s’était très légèrement courbé avec la main gauche sur le cœur en signe de salut, comme il était coutûme de le faire en Aiglantine. Adjot fit de même.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et souriant, en allemand]
« Madame Friedburg. »
[alb]Il l’invita à s’installer dans l’un des deux fauteuils proches des baies vitrées et qui pointaient vers la l’horizon urbain.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« Messieurs, vous pouvez disposer. Je ne veux pas être déranger, je vous remercie. »
[alb]
Le réceptionniste qui avait accompagné Adelheid et le garde s’exécutèrent. Ce dernier referma la porte derrière lui.
Adelheid ne se pressa pas pour s’asseoir. Elle finit par se poser dans l’un des fauteuils qui siégeait devant une petite table basse en bois sculpté puis elle scruta aléatoirement l’horizon. Elle n’engagerait pas la conversation, Adjot le savait. C’est pourquoi il s’en chargea avec une combine vieille comme le monde.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« Madame Friedburg, puis-je vous offrir un verre ? »
[alb]Adelheid ne détourna pas le regard de la skyline balthazienne.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, froidement et en allemand]
« …Si vous avez quelque chose de suffisamment fort pour oublier, alors oui. »
[alb]
Adjot sourit tout en ouvrant l’une de ses armoires vitrées où y était rangé de nombreux livres.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« Vous êtes dans le bureau du Président de la République d’Aiglantine. Vous ne trouverez rien de fort ici.»
[alb]Il tira un livre qui, curieusement, était en fait factice. Un cliquettement discret délogea le fond de la bibliothèque qui se révéla être le battant d’une seconde armoire caché encore plus profondément dans le meuble. Adjot tira cette large porte faites d’étagères et de bouquin, laissant dévoiler son contenu à Adelheid qui détacha son regard de la fenêtre pour la première fois.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« Du moins officiellement. »
[alb]Le président prit une bouteille de whisky dont les écriteaux n’avaient rien de Dytolien. Au contraire, il semblait plutôt provenir de Ventélie, ou peut-être de Néchinésie. Il extirpa deux verres de l’armoire ainsi que quelques glaçons et vînt servir Adelheid puis lui-même.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« C’est un whisky Teiko, 17 ans d’âge. Subtil, floral, fruité… »
[alb]Il regarda Adelheid droit dans les yeux.[/alb]
« 43C°, ils ne sont pas très regardant sur l’alcool. Je le sors pour les grandes occasions.»
[alb]Adelheid se laissa servir.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, froidement et en allemand]
« Les grandes occasions…et puis-je savoir ce que vous considérez comme une grande occasion ? »
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« Une victoire, ça se fête Madame. »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, froidement et en allemand]
« Je ne fête pas mes titres. Surtout lorsque j’envoie de brillants adversaires dans le brancard.»
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« J’ai entendu que l’état de Mme.Lemaire s’était améliorée, je suis content pour elle, elle s’est très bien battu. Et je sais que vous en pensez la même chose. »
[alb]Adelheid prit son verre et regardait du coin de l’œil les glaçons qui émergeait du whisky néchinésien.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, triste et en allemand]
« Oui. »
[alb]Pour la première fois, Adelheid avait changé d’intonation dans sa voix. Elle pensa justement à sa concurrente qui avait failli y laisser sa vie.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« Mais je ne parlais pas de cette victoire Mme.Friedburg. »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, intriguée et en français]
« Pardon ? »
[alb]Adelheid avait subitement permuté avec le français. Adjot prit une gorgée de whisky.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en français]
« Ne faites pas l’innocente, vous savez très bien de quoi je parle. »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sur ses gardes et en français]
« Oui, et bien dites le moi pour voir.»
[Adjot Amélaté, président, posé et en français]
« A quoi pensez-vous ? »
[alb]Adelheid se tue. Elle pensa bien évidement à la présidence depuis que les sept Sarkans, sous l’égide du Sarkan Neshga, l’avaient conseillé à la population pour le poste.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse et en français]
« Je pense que Neshga – parce qu’il ne s’agit que de lui, soyons bien d’accord – est soit complètement con, soit il veut délibérément condamner notre pays. »
[Adjot Amélaté, président, amusé et en français]
« Ahahah ! Comme vous y allez ! »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, énervé et en français]
« Vous savez ce qu’il a dit pour justifier son choix et celui des autres Sarkans à la télévision ? »
[Adjot Amélaté, président, posé et en français]
« « Je ne connais pas de personne plus adéquate pour surmonter les défis de demain. », je l’ai entendu oui. »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, énervé et en français]
« Mais c’est complètement con ! C’est quoi cette argumentation?! Et qui sont tous ces abrutis pour gober ce qu’il dit !? Je n’ai absolument aucune compétence, je n’y connais strictement rien à la politique, à l’économie, à tout ce qu’un chef d’état devrait savoir. »
[Adjot Amélaté, président, amusé et en français]
« Et alors ? Moi je m’occupais des morts, vous croyez vraiment que c’est comme ça que j’ai appris à gérer un pays? »
[alb]Adelheid se tue un instant. Elle prit une gorgée de whisky.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse et en français]
« Mais vous, vous l’avez choisi. »
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« En réalité pas tout à fait. »
[alb]Il posa son verre sur la table basse.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, ironique et en français]
« Oui, vous aussi vous avez été candidat « par accident ». »
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Mme.Friedburg… »
[alb]Il croisa ses doigts et ses jambes tout en s’affalant dans son fauteuil. Il réfléchit longuement aux mots qu’il allait prononcer, et il le fit de manière posée.[/alb]
« Neshga est l’un des seuls hommes qui vous connaisse réellement. »
[alb]Adelheid allait parler, mais Adjot lui coupa la parole d’un signe de la main.[/alb]
« Je sais. »
[alb]Il fixa l’horizon, par-dessus la capitale.[/alb]
« Toutes les épreuves que nous endurons…beaucoup nous sont injustifiés. Et pourtant, toutes arrivent pour une certaine raison. C’est en vivant l’avenir et une fois arrivé au crépuscule de nos vies que nous pourrons enfin savoir si ces épreuves étaient des punitions…ou destinées à nous rendre meilleur. »
[alb]Il se tourna vers Adelheid.[/alb]
« Vous êtes encore trop jeune pour tirer ces conclusions, Mme.Friedburg. Vous avez vu des choses que Neshga n’a pas vu, et Neshga a vu des choses que vous n’avez pas vu. Il ne peut pas totalement vous connaitre, mais vous ne pouvez pas non plus mesurer l’étendue de ses compétences. J’ai confiance en lui lorsqu’il dit avoir trouvé la personne « idéale » pour gouverner.»
[alb]
Il fixa de nouveau l’horizon tandis qu’Adelheid prenait une nouvelle gorgée de whisky.[/alb]
« Vous étiez portée disparu lors de mon élection en 2006… et de toute manière, enfant, l’actualité politique ne vous aurait certainement pas intéressé. »
[alb]Il inspira profondément, puis il expulsa l’air en un long soupir.[/alb]
« L’intervention des Sarkans n’est pas étranger à mon accession au pouvoir. »
[alb]Adelheid regardait le président, elle était interloquée.[/alb]
« J’avais 39 ans quand Teheris a prononcé mon nom peu avant qu’elle ne nous quitte. »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse et intriguée, en français]
« Teheris ? La Sarkan Teheris ? »
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Oui. Mon père a pris soin de son père à sa mort, elle était encore jeune, et elle n’était pas encore Sarkan. Puis j’ai assisté mon père dans son travail, avant qu’un jour la maladie ne l’emporte et que je m’occupe de lui comme il l’avait fait toute sa vie pour les autres.»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Je suis désolé. »
[alb]
Il se tourna vers Adelheid.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Ne soyez pas désolé. C’est normal. Nous vivons et nous mourrons. Je suis fier d’avoir pu lui rendre cet hommage. »
[alb]Il eu un regard absent un temps. Il dénoua ses doigts pour les joindre bout à bout. Il reprit tout en observant ses mains.[/alb]
« J’ai connu Teheris Sarkan lorsque j’ai reçu sa mère. J’ai vu tant de chose Mme.Friedburg, tant de peines et d’amour…mais cet amour…l’amour d’une fille pour une mère, jamais je n’en avais vu d’aussi sincère. »
[alb]
Il regardai au loin.[/alb]
« Vous savez, à force de côtoyer la mort, elle devient comme une vieille amie, elle ne vous hante plus. Chaque jour elle vous rappelle que votre tour viendra. Mais ça ne vous affecte plus. Ça ne vous fait plus rien. Ça devient juste…normal. Je sens cette épée de Damoclès plus que quiconque quand tous oublis en vivant, tout simplement. Ne plus avoir peur de la mort, la voir différemment…c’est être rassurant, c’est devenir un repère pour les familles que j’accompagne. »
[alb]Il tourna la tête vers Adelheid et reprit son verre de whisky.[/alb]
« La mère de Teheris souhaitais que je m’occupe de son corps à sa mort, comme mon père l’avait fait pour son mari. Malgré toutes les années passés aux contacts des veufs, des veuves et des orphelins…j’ai ressentis la même douleur qu’étant jeune lorsque j’assistais pour la première fois mon père. Cet amour si pur, c’était pour moi déchirant…et même traumatisant. »
[alb]Il prit une gorgée pour se désaltérer la gorge. Adelheid était pendu à ses lèvres.[/alb]
« J’ai traité cette femme avec tout le respect que doit recevoir un mort. Et j’ai traité Teheris comme ma fille d’un autre âge. Je dis ça parce qu'elle était plus âgée que moi. Je l’ai accompagné dans son deuil jusqu’au bout. C’est ainsi que je l’ai connu, et je l’ai régulièrement revu par la suite. Jusqu’à ce qu’elle ne parte elle ne parte à son tour.»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Teheris était encore jeune, elle avait 60 ans quand elle est parti. »
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Elle en avait 62 pour être exacte. Allez savoir pourquoi, elle m’a reçu sur son lit de mort et elle m’a poussé à me présenter.»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Mais pourquoi? »
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Un jour, je lui avais dis que si j'avais droit à un grand pouvoir, ce serait d'aider tous les gens du monde, que tous puisse vivre en paix et heureux. Je m'en souviens, ça l'avait marqué, nous avions un verre dans le nez en plus!»
[alb]Alors qu'il s'était remémoré d'un bon souvenir et qu'il l'avait raconté avec joie, la nostalgie s'empara de son coeur.[/alb]
"...je suppose qu'elle s'en est souvenue...un grand pouvoir...Président de la République...jamais je n'y aurais pensé..."
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Alors...pourquoi avoir accepté ? »
[alb]Il sourit.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Dans nos traditions, les Sarkans sont les réceptacles de la volonté divines, ceux à qui Balthazard a accordé l’immense honneur de communier avec lui. Manque de pot pour moi, j’étais et je suis toujours très pieu. Qu’auriez-vous fait, vous, si Dieu vous donnait un conseil ?»
[alb]Adelheid eu des sueurs froides.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Je…»
[alb]Il y eu un silence. Adelheid passa sa main sur son front pour réfléchir.[/alb]
« …je l’aurais suivi oui, mais Neshga… »
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« … est un Sarkan. Vous êtes très proches l’un de l’autre, ça n’exclus pas qu’il est un Sarkan, tout comme Teheris l’étai avant lui.»
[alb]Adelheid réfléchit, elle était embêté de ne rien trouver à redire.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse mais contrarié, en français]
« En quoi un thanatopracteur et une boxeuse sont-ils des choix cohérent pour diriger un pays de 50 millions d’habitants ?»
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« C’est aussi la question que je me suis posé, mais écoutez, je trouve que je m’en suis plutôt bien sortis. Vous ne pensez pas ?»
[alb]
Il lança un regard complice.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse mais contrarié, en français]
« Soit. Nous n’avons pas à nous plaindre.»
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Vous êtes-vous déjà intéressé un brin à la politique aiganaise ?»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, froide, en français]
« Qu’est-ce que ça peut me foutre ?»
[alb]Il rit.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Pas de doute, vous êtes parfaite.»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Et d’où je vous prie ?»
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Et bien…contrairement à d’autre pays où le chef d’état a fort pouvoir décisionnel…ce n’est pas le cas ici. Le Président, ici, fait office de figure de proue du pays et non office de capitaine.»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, intrigué, en français]
« Pas office de capitaine ? Une figure de proue ? Alors qu’est-ce que vous avez glandé pendant 30 ans, sauf votre respect ?»
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Ahahah ! J’en viens, j’en viens. La figure de proue sert à représenter un navire, à le personnaliser, c’en est un peu son allégorie. Mais la figure de proue n’est pas seulement cosmétique : dans les contes et les légendes, elles conseillaient les marins dans leurs aventures et leurs périples. Dans notre contexte, vous serez amené à conseiller la population qui sera…»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Soyez gentil et évitez de me déclarer présidente trop vite.»
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Si ça vous fait plaisir.»
[alb]Adjot haussa les épaules.[/alb]
« Une présidente tout à fait quelconque peut proposer des objets, et déléguer ce droit à ses Secrétaires.»
[alb]Adelheid haussait le sourcil, agacée. Adjot lui sourit puis il continua.[/alb]
« Elle propose, elle conseille. Elle doit aussi se montrer convaincante si elle juge qu’une réponse est plus importante que l’autre. Alors la population, les marins si vous voulez, choisirons ou non de vous écouter. A l’inverse, ce sont eux qui, perdu, peuvent remettre leur vote entre les mains de cette présidente tout à fait quelconque. »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Vous êtes sage et respectable, je vous respecte pour cela. Mais là vous jouer au gosse.»
[Adjot Amélaté, président, posé, amusé et en français]
« J’ai su rester jeune.»
[alb]Il finit son verre et le reposa sur la table.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Ce que ce pays a toujours eu besoin, c’est une personne droite qui a la tête sur les épaules, capable de réfléchir et agir rapidement. Respectueuse et empathique de tout ce qui l’entoure mais aussi détaché pour ne pas en voir son jugement biaisé. Capable d’encaisser les coups et les rendre ; capable de relever en toute circonstance. Capable de faire passer le bien des autres avant son propre bien. Humble, et fuyant le pouvoir. Et je pense comme Neshga que vous être l’une de ces personnes Mme.Friedburg.»
[alb]Il y eu un silence. Adelheid regardait le président droit dans les yeux, mais elle était inquiète et elle se mit à douter. Elle détourna le regard et se mit à cogiter.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Et si je refuse ?»
[alb]Adjot soupira en se laissant s’enfoncer dans son fauteuil. Il simula une profonde lassitude qui, pourtant, serait bien réelle s’il venait à être réélu.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, las et en français]
« Ah…et bien vous condamneriez certainement à vieil homme à mourir à la tâche, le privant de sa retraite auprès de sa tendre épouse et de ses petits-enfants, pourtant mérité après 30 ans de services pour la nation.»
[alb]Il se tourna vers Adelheid avec un regard perçant et continua sur un ton plus vif.[/alb]
« Mais vous, Nâhini, quel bilan tirerez-vous à la fin de votre vie ? Pourrez-vous vivre sans avoir l’impression d’avoir manqué le combat de votre vie ?»
[alb]
Adelheid le regardait, la bouche entre-ouverte. Il était vrai que cette occasion ne se présentait pas à tous les Hommes et qu’elle passerait certainement à côté de quelque chose. Au final, peut-être qu'il s'agissait vraiment d'un coup de pouce du ciel, de la revanche sur la vie qu'elle cherchait désespérément. Elle s'affalait dans son fauteuil en regardant au loin. Elle ne pensait plus à rien. Là, elle fini son verre et le reposa sur la table basse. Adjot débouchonna de nouveau la précieuse bouteille et réalisa un deuxième service. [/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Alors? La 18ème Présidente de la République d'Aiglantine souhaiterait-elle que je lui parle un peu plus de ses fonctions.»
[alb]Adelheid prit une profonde inspiration, puis elle soupira.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, en soupirant, en français]
« Oui.»
[center][URL=https://www.casimages.com/i/180711040855542123.png.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/07/11/180711040855542123.png[/IMG][/URL][/center]
[alb]Adjot Amélaté rangeait pour la dernière fois les armoires vitrées en bois précieux qui tapissait le fond du bureau présidentiel. Plus rien ne ressemblait à ce qu’il avait connu lors de sa prise de fonction en en 2006. Il faut dire qu’en 30 ans, il avait eu le temps de prendre ses aises et de transformer cette pièce en second salon, assez semblable au sien et à celui de sa femme dans son petit appartement qu’il possédait à Balthazard, à quelques stations de métro de la Mairie. Adjot était inhabituellement souriant aujourd’hui, il terminait de libérer chaque surface de meuble de ces tas de livres, feuilles, reliques et autres objets de bureaux. Un de ses antiques vinyles tournait inlassablement sur le tourne disque que son prédécesseur avait laissé, et que lui-même avait probablement récupéré de son prédécesseur. Il fut interrompu par l’interphone de son bureau.[/alb]
[Réceptionniste à l’interphone, en allemand]
« Monsieur Amélaté, Madame Friedburg vient d’arriver. »
[Adjot Amélaté, président, appuyant sur l’interphone et en allemand]
« Parfait ! Qu’elle entre ! »
[alb]Adjot prit tout son temps pour arriver à l’autre bout de la pièce, il n’était plus tout jeune du haut de ses bientôt sept décennies. Il se dirigea là où se situaient les deux grandes battantes qui donnaient sur le couloir de la réception tout en réarrangeant son costume, de sa cravate à ses manches. En homme respectable qu’il était, il tenait à bien présenter. Alors il s’arrêta devant la porte, puis il fixait l’horizon par les larges baies vitrées. Il était bien conscient que sa convive n’entrerait pas immédiatement après son annonce, et il était aussi conscient qu’il s’agissait sans doute des dernières fois qu’il pouvait admirer cette vue rasante sur les toits des buildings vitrés de la capitale. Enfin, un garde tînt la porte à Adelheid et lui fit signe d’entrer. Elle était élégamment vêtue pour l’occasion : Pantalon de toile noir et chemise blanche bouffante à manches longues pour cacher ses plaies et ses bleus. Une ceinture de toile bleu de prusse venait la serrer à la hanche. Enfin, de jolies bijoux assortis, un brushing impeccable et un maquillage léger faisait presqu’oublier qu’elle était une championne de boxe. Presque si l’on exceptait l’immense porte plâtre bleu qui lui ceinturait son bras cassé. Ce paraître, elle avait fini par en avoir l’habitude tout au long de sa carrière, notamment pour les soirées et autres réceptions ainsi que pour ses passages à la télévision. Adelheid remercia froidement le garde, puis elle entra dans le bureau.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, froidement et en allemand]
« Monsieur le Président. »
[alb]Adelheid s’était très légèrement courbé avec la main gauche sur le cœur en signe de salut, comme il était coutûme de le faire en Aiglantine. Adjot fit de même.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et souriant, en allemand]
« Madame Friedburg. »
[alb]Il l’invita à s’installer dans l’un des deux fauteuils proches des baies vitrées et qui pointaient vers la l’horizon urbain.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« Messieurs, vous pouvez disposer. Je ne veux pas être déranger, je vous remercie. »
[alb]
Le réceptionniste qui avait accompagné Adelheid et le garde s’exécutèrent. Ce dernier referma la porte derrière lui.
Adelheid ne se pressa pas pour s’asseoir. Elle finit par se poser dans l’un des fauteuils qui siégeait devant une petite table basse en bois sculpté puis elle scruta aléatoirement l’horizon. Elle n’engagerait pas la conversation, Adjot le savait. C’est pourquoi il s’en chargea avec une combine vieille comme le monde.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« Madame Friedburg, puis-je vous offrir un verre ? »
[alb]Adelheid ne détourna pas le regard de la skyline balthazienne.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, froidement et en allemand]
« …Si vous avez quelque chose de suffisamment fort pour oublier, alors oui. »
[alb]
Adjot sourit tout en ouvrant l’une de ses armoires vitrées où y était rangé de nombreux livres.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« Vous êtes dans le bureau du Président de la République d’Aiglantine. Vous ne trouverez rien de fort ici.»
[alb]Il tira un livre qui, curieusement, était en fait factice. Un cliquettement discret délogea le fond de la bibliothèque qui se révéla être le battant d’une seconde armoire caché encore plus profondément dans le meuble. Adjot tira cette large porte faites d’étagères et de bouquin, laissant dévoiler son contenu à Adelheid qui détacha son regard de la fenêtre pour la première fois.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« Du moins officiellement. »
[alb]Le président prit une bouteille de whisky dont les écriteaux n’avaient rien de Dytolien. Au contraire, il semblait plutôt provenir de Ventélie, ou peut-être de Néchinésie. Il extirpa deux verres de l’armoire ainsi que quelques glaçons et vînt servir Adelheid puis lui-même.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« C’est un whisky Teiko, 17 ans d’âge. Subtil, floral, fruité… »
[alb]Il regarda Adelheid droit dans les yeux.[/alb]
« 43C°, ils ne sont pas très regardant sur l’alcool. Je le sors pour les grandes occasions.»
[alb]Adelheid se laissa servir.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, froidement et en allemand]
« Les grandes occasions…et puis-je savoir ce que vous considérez comme une grande occasion ? »
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« Une victoire, ça se fête Madame. »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, froidement et en allemand]
« Je ne fête pas mes titres. Surtout lorsque j’envoie de brillants adversaires dans le brancard.»
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« J’ai entendu que l’état de Mme.Lemaire s’était améliorée, je suis content pour elle, elle s’est très bien battu. Et je sais que vous en pensez la même chose. »
[alb]Adelheid prit son verre et regardait du coin de l’œil les glaçons qui émergeait du whisky néchinésien.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, triste et en allemand]
« Oui. »
[alb]Pour la première fois, Adelheid avait changé d’intonation dans sa voix. Elle pensa justement à sa concurrente qui avait failli y laisser sa vie.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en allemand]
« Mais je ne parlais pas de cette victoire Mme.Friedburg. »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, intriguée et en français]
« Pardon ? »
[alb]Adelheid avait subitement permuté avec le français. Adjot prit une gorgée de whisky.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé et en français]
« Ne faites pas l’innocente, vous savez très bien de quoi je parle. »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sur ses gardes et en français]
« Oui, et bien dites le moi pour voir.»
[Adjot Amélaté, président, posé et en français]
« A quoi pensez-vous ? »
[alb]Adelheid se tue. Elle pensa bien évidement à la présidence depuis que les sept Sarkans, sous l’égide du Sarkan Neshga, l’avaient conseillé à la population pour le poste.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse et en français]
« Je pense que Neshga – parce qu’il ne s’agit que de lui, soyons bien d’accord – est soit complètement con, soit il veut délibérément condamner notre pays. »
[Adjot Amélaté, président, amusé et en français]
« Ahahah ! Comme vous y allez ! »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, énervé et en français]
« Vous savez ce qu’il a dit pour justifier son choix et celui des autres Sarkans à la télévision ? »
[Adjot Amélaté, président, posé et en français]
« « Je ne connais pas de personne plus adéquate pour surmonter les défis de demain. », je l’ai entendu oui. »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, énervé et en français]
« Mais c’est complètement con ! C’est quoi cette argumentation?! Et qui sont tous ces abrutis pour gober ce qu’il dit !? Je n’ai absolument aucune compétence, je n’y connais strictement rien à la politique, à l’économie, à tout ce qu’un chef d’état devrait savoir. »
[Adjot Amélaté, président, amusé et en français]
« Et alors ? Moi je m’occupais des morts, vous croyez vraiment que c’est comme ça que j’ai appris à gérer un pays? »
[alb]Adelheid se tue un instant. Elle prit une gorgée de whisky.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse et en français]
« Mais vous, vous l’avez choisi. »
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« En réalité pas tout à fait. »
[alb]Il posa son verre sur la table basse.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, ironique et en français]
« Oui, vous aussi vous avez été candidat « par accident ». »
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Mme.Friedburg… »
[alb]Il croisa ses doigts et ses jambes tout en s’affalant dans son fauteuil. Il réfléchit longuement aux mots qu’il allait prononcer, et il le fit de manière posée.[/alb]
« Neshga est l’un des seuls hommes qui vous connaisse réellement. »
[alb]Adelheid allait parler, mais Adjot lui coupa la parole d’un signe de la main.[/alb]
« Je sais. »
[alb]Il fixa l’horizon, par-dessus la capitale.[/alb]
« Toutes les épreuves que nous endurons…beaucoup nous sont injustifiés. Et pourtant, toutes arrivent pour une certaine raison. C’est en vivant l’avenir et une fois arrivé au crépuscule de nos vies que nous pourrons enfin savoir si ces épreuves étaient des punitions…ou destinées à nous rendre meilleur. »
[alb]Il se tourna vers Adelheid.[/alb]
« Vous êtes encore trop jeune pour tirer ces conclusions, Mme.Friedburg. Vous avez vu des choses que Neshga n’a pas vu, et Neshga a vu des choses que vous n’avez pas vu. Il ne peut pas totalement vous connaitre, mais vous ne pouvez pas non plus mesurer l’étendue de ses compétences. J’ai confiance en lui lorsqu’il dit avoir trouvé la personne « idéale » pour gouverner.»
[alb]
Il fixa de nouveau l’horizon tandis qu’Adelheid prenait une nouvelle gorgée de whisky.[/alb]
« Vous étiez portée disparu lors de mon élection en 2006… et de toute manière, enfant, l’actualité politique ne vous aurait certainement pas intéressé. »
[alb]Il inspira profondément, puis il expulsa l’air en un long soupir.[/alb]
« L’intervention des Sarkans n’est pas étranger à mon accession au pouvoir. »
[alb]Adelheid regardait le président, elle était interloquée.[/alb]
« J’avais 39 ans quand Teheris a prononcé mon nom peu avant qu’elle ne nous quitte. »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse et intriguée, en français]
« Teheris ? La Sarkan Teheris ? »
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Oui. Mon père a pris soin de son père à sa mort, elle était encore jeune, et elle n’était pas encore Sarkan. Puis j’ai assisté mon père dans son travail, avant qu’un jour la maladie ne l’emporte et que je m’occupe de lui comme il l’avait fait toute sa vie pour les autres.»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Je suis désolé. »
[alb]
Il se tourna vers Adelheid.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Ne soyez pas désolé. C’est normal. Nous vivons et nous mourrons. Je suis fier d’avoir pu lui rendre cet hommage. »
[alb]Il eu un regard absent un temps. Il dénoua ses doigts pour les joindre bout à bout. Il reprit tout en observant ses mains.[/alb]
« J’ai connu Teheris Sarkan lorsque j’ai reçu sa mère. J’ai vu tant de chose Mme.Friedburg, tant de peines et d’amour…mais cet amour…l’amour d’une fille pour une mère, jamais je n’en avais vu d’aussi sincère. »
[alb]
Il regardai au loin.[/alb]
« Vous savez, à force de côtoyer la mort, elle devient comme une vieille amie, elle ne vous hante plus. Chaque jour elle vous rappelle que votre tour viendra. Mais ça ne vous affecte plus. Ça ne vous fait plus rien. Ça devient juste…normal. Je sens cette épée de Damoclès plus que quiconque quand tous oublis en vivant, tout simplement. Ne plus avoir peur de la mort, la voir différemment…c’est être rassurant, c’est devenir un repère pour les familles que j’accompagne. »
[alb]Il tourna la tête vers Adelheid et reprit son verre de whisky.[/alb]
« La mère de Teheris souhaitais que je m’occupe de son corps à sa mort, comme mon père l’avait fait pour son mari. Malgré toutes les années passés aux contacts des veufs, des veuves et des orphelins…j’ai ressentis la même douleur qu’étant jeune lorsque j’assistais pour la première fois mon père. Cet amour si pur, c’était pour moi déchirant…et même traumatisant. »
[alb]Il prit une gorgée pour se désaltérer la gorge. Adelheid était pendu à ses lèvres.[/alb]
« J’ai traité cette femme avec tout le respect que doit recevoir un mort. Et j’ai traité Teheris comme ma fille d’un autre âge. Je dis ça parce qu'elle était plus âgée que moi. Je l’ai accompagné dans son deuil jusqu’au bout. C’est ainsi que je l’ai connu, et je l’ai régulièrement revu par la suite. Jusqu’à ce qu’elle ne parte elle ne parte à son tour.»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Teheris était encore jeune, elle avait 60 ans quand elle est parti. »
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Elle en avait 62 pour être exacte. Allez savoir pourquoi, elle m’a reçu sur son lit de mort et elle m’a poussé à me présenter.»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Mais pourquoi? »
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Un jour, je lui avais dis que si j'avais droit à un grand pouvoir, ce serait d'aider tous les gens du monde, que tous puisse vivre en paix et heureux. Je m'en souviens, ça l'avait marqué, nous avions un verre dans le nez en plus!»
[alb]Alors qu'il s'était remémoré d'un bon souvenir et qu'il l'avait raconté avec joie, la nostalgie s'empara de son coeur.[/alb]
"...je suppose qu'elle s'en est souvenue...un grand pouvoir...Président de la République...jamais je n'y aurais pensé..."
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Alors...pourquoi avoir accepté ? »
[alb]Il sourit.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Dans nos traditions, les Sarkans sont les réceptacles de la volonté divines, ceux à qui Balthazard a accordé l’immense honneur de communier avec lui. Manque de pot pour moi, j’étais et je suis toujours très pieu. Qu’auriez-vous fait, vous, si Dieu vous donnait un conseil ?»
[alb]Adelheid eu des sueurs froides.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Je…»
[alb]Il y eu un silence. Adelheid passa sa main sur son front pour réfléchir.[/alb]
« …je l’aurais suivi oui, mais Neshga… »
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« … est un Sarkan. Vous êtes très proches l’un de l’autre, ça n’exclus pas qu’il est un Sarkan, tout comme Teheris l’étai avant lui.»
[alb]Adelheid réfléchit, elle était embêté de ne rien trouver à redire.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse mais contrarié, en français]
« En quoi un thanatopracteur et une boxeuse sont-ils des choix cohérent pour diriger un pays de 50 millions d’habitants ?»
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« C’est aussi la question que je me suis posé, mais écoutez, je trouve que je m’en suis plutôt bien sortis. Vous ne pensez pas ?»
[alb]
Il lança un regard complice.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse mais contrarié, en français]
« Soit. Nous n’avons pas à nous plaindre.»
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Vous êtes-vous déjà intéressé un brin à la politique aiganaise ?»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, froide, en français]
« Qu’est-ce que ça peut me foutre ?»
[alb]Il rit.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Pas de doute, vous êtes parfaite.»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Et d’où je vous prie ?»
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Et bien…contrairement à d’autre pays où le chef d’état a fort pouvoir décisionnel…ce n’est pas le cas ici. Le Président, ici, fait office de figure de proue du pays et non office de capitaine.»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, intrigué, en français]
« Pas office de capitaine ? Une figure de proue ? Alors qu’est-ce que vous avez glandé pendant 30 ans, sauf votre respect ?»
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Ahahah ! J’en viens, j’en viens. La figure de proue sert à représenter un navire, à le personnaliser, c’en est un peu son allégorie. Mais la figure de proue n’est pas seulement cosmétique : dans les contes et les légendes, elles conseillaient les marins dans leurs aventures et leurs périples. Dans notre contexte, vous serez amené à conseiller la population qui sera…»
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Soyez gentil et évitez de me déclarer présidente trop vite.»
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Si ça vous fait plaisir.»
[alb]Adjot haussa les épaules.[/alb]
« Une présidente tout à fait quelconque peut proposer des objets, et déléguer ce droit à ses Secrétaires.»
[alb]Adelheid haussait le sourcil, agacée. Adjot lui sourit puis il continua.[/alb]
« Elle propose, elle conseille. Elle doit aussi se montrer convaincante si elle juge qu’une réponse est plus importante que l’autre. Alors la population, les marins si vous voulez, choisirons ou non de vous écouter. A l’inverse, ce sont eux qui, perdu, peuvent remettre leur vote entre les mains de cette présidente tout à fait quelconque. »
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Vous êtes sage et respectable, je vous respecte pour cela. Mais là vous jouer au gosse.»
[Adjot Amélaté, président, posé, amusé et en français]
« J’ai su rester jeune.»
[alb]Il finit son verre et le reposa sur la table.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Ce que ce pays a toujours eu besoin, c’est une personne droite qui a la tête sur les épaules, capable de réfléchir et agir rapidement. Respectueuse et empathique de tout ce qui l’entoure mais aussi détaché pour ne pas en voir son jugement biaisé. Capable d’encaisser les coups et les rendre ; capable de relever en toute circonstance. Capable de faire passer le bien des autres avant son propre bien. Humble, et fuyant le pouvoir. Et je pense comme Neshga que vous être l’une de ces personnes Mme.Friedburg.»
[alb]Il y eu un silence. Adelheid regardait le président droit dans les yeux, mais elle était inquiète et elle se mit à douter. Elle détourna le regard et se mit à cogiter.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, sérieuse, en français]
« Et si je refuse ?»
[alb]Adjot soupira en se laissant s’enfoncer dans son fauteuil. Il simula une profonde lassitude qui, pourtant, serait bien réelle s’il venait à être réélu.[/alb]
[Adjot Amélaté, président, las et en français]
« Ah…et bien vous condamneriez certainement à vieil homme à mourir à la tâche, le privant de sa retraite auprès de sa tendre épouse et de ses petits-enfants, pourtant mérité après 30 ans de services pour la nation.»
[alb]Il se tourna vers Adelheid avec un regard perçant et continua sur un ton plus vif.[/alb]
« Mais vous, Nâhini, quel bilan tirerez-vous à la fin de votre vie ? Pourrez-vous vivre sans avoir l’impression d’avoir manqué le combat de votre vie ?»
[alb]
Adelheid le regardait, la bouche entre-ouverte. Il était vrai que cette occasion ne se présentait pas à tous les Hommes et qu’elle passerait certainement à côté de quelque chose. Au final, peut-être qu'il s'agissait vraiment d'un coup de pouce du ciel, de la revanche sur la vie qu'elle cherchait désespérément. Elle s'affalait dans son fauteuil en regardant au loin. Elle ne pensait plus à rien. Là, elle fini son verre et le reposa sur la table basse. Adjot débouchonna de nouveau la précieuse bouteille et réalisa un deuxième service. [/alb]
[Adjot Amélaté, président, posé, sérieux et en français]
« Alors? La 18ème Présidente de la République d'Aiglantine souhaiterait-elle que je lui parle un peu plus de ses fonctions.»
[alb]Adelheid prit une profonde inspiration, puis elle soupira.[/alb]
[Adelheid Friedburg, championne de boxe, en soupirant, en français]
« Oui.»
-
Leraptopes
██████ █ █ █ 20 août 2038 - Aéroport International des Pompiers de Balthazard
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190317120840766228.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/17/190317120840766228.png[/IMG][/URL][/center]
A mettre en relation avec [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348775#p348775]ce rp[/url]
[alb][url=https://nsa39.casimages.com/img/2018/08/04/180804024456283529.png]Françoise Deschamps[/url], la Secrétaires Nationale des Affaires Étrangères et de la Culture, ainsi qu'[url=https://nsa39.casimages.com/img/2018/08/04/180804024455102224.png]Adelheid Friedburg[/url], Présidente de la République, s'étaient rendu en train à l'Aéroport International des Pompiers de Balthazard pour leur grand départ en Aleka. Cet aéroport, le second plus grand du pays après celui de Girard Geld à Sablanset dans le nord du pays (Oui oui, Girard Geld et pas Gueld, grossière erreur qui émaillait toujours la majorité des cartes routières aiglanaise) était en périphérie de la ville et était à l'origine, avant de devenir un aéroport international et comme son nom l'indiquait, la plateforme de départ des bombardiers d'eau Balthaziens pour maitriser les feux de forêt annuels dans la jungle aux abords de la ville. Et ça l'est toujours! En revanche, sa dimension "internationale" était limitée à quelques rare moyens courrier à destination du continent dans un soucis de limiter les risques de crash volontaire ou involontaires sur les tours de la capitale.
Françoise et Adelheid était sur le tarmac, un peu à l'écart de l'avion long-courrier spécialement loué à une compagnie étrangère privé pour se rendre à Grünalia, capitale fédérale d'Aleka. Toute deux discutaient au téléphone avec la Secrétaire Générale Joséphine Mercier qui était finalement revenu de vacance et qui devait assurer la fonction présidentielle en l'absence d'Adelheid. Heureusement pour les deux voyageuses, le Black Lotus de Françoise était équipés de haut-parleur juste assez de bonne qualité pour être audible sur une piste en pleine effervescence. Françoise qui, d’ailleurs, tentait de protéger au mieux le micro du vent.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, embêtée]
"Téléphoner en haut-parleur à côté des réacteurs et par ce vent, c’est franchement pas une bonne idée, je fais ce que je peux."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, à l'autre bout du téléphone]
"Nan nan nan nan nan François, tu n'as pas compris: Je disais que j'étais soufflée que vous acceptiez d'aller en Aleka."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, irrité]
"Ah ! Ok ! Ouais… soufflée. C'est marrant je le suis aussi."
[Adelheid Friedburg, Présidente, ironique]
"Moi ce qui me souffle c’est de devoir prendre un appareil aussi gros pour deux personnes. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sarcastique]
"Oui enfin tu m’excuseras Adelheid, mais les compagnies aériennes ne se battent pas non plus pour desservir le Ô combien glorieux pays que nous nous apprêtons à visiter."
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
« Il faut savoir se mouiller parfois. »
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, à l'autre bout du téléphone]
"J'espère que vous avez pris des sous-vêtements de rechanges..."
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
"Je n'en aurais pas besoin."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, apeurée]
"Moi j'espère ne pas en avoir besoin..."
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"Tout ce pessimiste m’attriste, Françoise..."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, à l'autre bout du téléphone]
"Pessimiste, pessimiste, on parle de Florian De Klerk quand même, ce n’est pas un enfant de cœur. En fait c’est même plutôt le genre à en manger…ou à manger des cœurs d’enfants…des cœurs d’enfants de cœurs tiens…"
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, ironique]
"Mais vas-y que je t’enfonce, merci de me le rappeler Joséphine, comme ça je m’en souviendrais peut-être la prochaine fois avant de jouer à la roulette bikov avec Adelheid."
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« Dis-toi qu’après ça rencontrer les pires raclures de la planètes sera une formalité. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, irritée]
"Et ta connerie, c’est une formalité ?"
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, à l'autre bout du téléphone]
"Ah non, ça c’est légendaire ! Mais trèves de plaisanterie, inutile de s’énerver pour des broutilles Françoise !"
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, irritée]
"Nooon, bien sûr, après tout ce n’est pas toi qui s’en va gaiement brûler 10 putain de tonnes de kérosènes lourd pour aller voir Sa Sainteté de Klerk."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, à l'autre bout du téléphone]
"Si ça peut te rassurer Françoise, sache que je ne vais pas non plus passer un formidable moment au vu de comment les affaires ont été gérée en mon absence, n’est-ce pas Madame Friedburg ?"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« Si une certaine Madame Mercier avait été joignable pendant qu’elle se la coulait douce à Henderson, PEUT-ETRE que les affaires auraient été gérée autrement... alors je suis sûr que comme cette dame a eu laaaargement le temps de se reposer, elle va en profiter pour faire avancer le boulot en retard, n’est-ce pas ?"
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, à l'autre bout du téléphone]
"Ouuuuuuuuuui, bien sûûûûûr."
[Employé de l’aéroport, fort]
« Mesdame s’il-vous-plaît, l’avion est prêt à décoller ! »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, soupirant]
"Balthazard, ait pitié de nous …on doit te laisser, on va décoller…youhou."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sarcastique, à l'autre bout du téléphone]
"Amusez-vous bien !"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"Toi aussi Joséphine, toi aussi…"
[alb]Françoise raccrochât puis rangea son téléphone dans son sac à main. Les deux femmes montèrent à bord de l’avion qu’elles découvraient pour la première fois, accueillit par le personnel de bord. C’était un avion très spacieux, très différents des avions de lignes commerciaux avec ses rangées de sièges à perte de vue. En fait, l’intérieur ressemblait plus à un salon qu’à une cabine d’avion. Le mobilier était sommes toutes assez basiques, loin d’être luxueux, mais de bon standing tout de même. Cinq autre personnes étaient présent dans la cabine principale, trois agent de la police nationale en tenue de cérémonie, un assistant diplomatique de la Mairie de Balthazard et l’une des hôtesse de l’air qui composait le petit équipage. Une fois les présentations faites, Françoise prit place dans l’un des sièges du salon volant. Adelheid, elle, fonça droit vers l’arrière de l’appareil en direction des toilettes. Pendant ce temps là, le commandant de bord et le personnel au sol s’activaient pour préparer l’avion à rejoindre la piste.[/alb]
[alb][…][/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, à elle-même]
"Mais c’est pas possible, elle est tombée dans le trou ou bien ?"
[Hotesse de l’air, souriante, en allemand]
« Madame Deschamps, puis-je vous proposer à boire lorsque nous aurons passer la phase de décollage ? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
"Oh, oui, très volontiers, un jus de fruit s’il-vous-plaît."
[Hotesse de l’air, en allemand]
« Je vous apporte ça juste après, Madame. »
[♫ Tu-lu]
[Liao Chen, Commandant de bord, aux hauts-parleurs et en allemand]
« Mesdames, Messieurs, ici votre commandant de bord, bienvenue à bord de notre appareil à destination du Stefan van Driebeeck International Airport à Grünalia, Aleka, une destination que nous atteindrons dans environs 6 heures de vol, arrivée prévue à 10 heures, heure locale alekaner, nous vous prions de bien vouloir rester assis et de boucler votre ceinture pour le décollage. Nous nous apprêtons à quitter le parking pour gagner la piste. »
[alb]Le portable de Françoise sonna. Son cœur cessa de battre en découvrant le numéro qui s’affichait sur son écran : Adelheid Friedburg. Intriguée, elle décrocha.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, inquiète]
"Adelheid ? Est-ce que tout va bien ?"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Moi ? Oh je vais bien, je vais bien, ne t’en fais pas !"
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
"Et bien quoi ? Tu t’es coincé dans les toilettes ?"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Oh, non non. Bien sûr que non. Remarque, ça aurait peut-être pu, mais non."
[alb]Françoise se mit à cogiter.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse et intriguée]
"Alors pourquoi…tu…"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Pourquoi je ?"
[alb]Françoise se leva en inspirant profondément. Les policiers se levèrent également, intrigués. Elle se dirigea, stoïque vers le hublot passager du côté gauche de l’appareil, côté par lequel elle était rentrée.[/alb]
[alb][…][/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, hurlant]
"ADELHEID FRIEDBURG! ESPECE DE SALOPE !!!"
[alb]La présidente se tenait sur le tarmac au côté d’agent de la police aéroportuaire. Et donc par extension, pas dans l’avion. Cette dernière fit un signe amicale (et certainement provocateur), portable en main, à la jeune Françoise qui gesticula et tapa à la vitre. [/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, hurlant]
"Adelheid ! REMONTE DANS CET AVION TOUT DE SUITE !!!"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"Navré Françoise, changement de programme, j’ai eu un contre-temps de dernière minutes. Mais j’ai foi en toi, sois en assurée."
[alb]Françoise se mis à courir jusqu’à la porte de l’appareil mais à son grand dam, celle-ci était déjà scellé.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, en colère]
"Monsieur, ouvrez cette porte tout de suite !"
[Un stewart, embarrassé]
« Madame, je…je suis désolé, l’avions va décoller, le pont d’accès est par… »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, enragée]
"ADELHEID FRIEDBURG, je te JURE que si tu ne montes pas dans cet avion TOUT DE SUITE, la dernière chose que tu verras sera les pales des REACTEURS !"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"Inutile d’être deux pour une rencontre formelle et sans enjeux particuliers. Tu sauras bien te débrouiller sans moi. Ces messieurs de la police seront là pour te convaincre de tes talents de négociatrices."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, enragée]
"Salooooooope, salope, salope et SALOPE !"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"Ah, autre choses, je suis joignable sur mon téléphone à tout moment. Je ne suis pas une garce non plus en te laissant seule face à l’inconnue. Tu parles le Sengaïais j’espère ?"
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, hystérique]
"AAAAAAAAAAAH !!!!"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"Note que l’avion va partir sous peu et que les appareils électroniques doivent être éteint pendant la phase de décollage…"
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, en colère]
"QUE BALTHAZARD TE MAUDISSE, JE TE MAUDIT ADELHEID TU M’ENTEND ?!!!! JE TE MAUDIIIIIIT !!!!"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"…Transmets mes amitiés à De Klerk. Bisou."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, hystérique]
"JE VAIS LA TUER ! JE VAIS DÉTOURNER CET AVION ET LE LUI ENCASTRER DANS LA GUE…"
Tuut.
[alb]Adelheid raccrocha. Impassible, elle ainsi que les policiers aéroportuaires (beaucoup moins impassibles) observèrent l’appareil se mettre en mouvement sur les ordres du personnel de piste. Dans le même temps, on pouvait apercevoir Françoise se déchainer violemment contre les hublots de l’appareil avant de finalement disparaître, maitrisée par ce qui semblait être sa garde rapprochée.
Alors que l’avion commençait tout juste à entrer dans la file des appareils en attentes de décollage, Adelheid dégaina son téléphone pour composer un nouveau numéro. A l’autre bout du téléphone, une voix bien connue.[/alb]
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, radieuse]
"Radieuse et Sublimissime [url=https://nsa39.casimages.com/img/2018/08/04/180804024455323375.png]Lucille Bertrand[/url] à l’appareil, ouuuiiii j’écoute ?"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse et souriante]
"Bonjour Lucille."
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, radieuse]
"Adelheeeei…"
[alb]Elle changea subitement de ton, comme très embarrassée.[/alb]
"…ei…eiiiiid…Hum. Oui. Elle l’a pris comment ?"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"A ton avis ?"
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
"Hum…mouais…si [url=https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/17/190317035055836145.png]Adjot[/url] (ex-président de la République) m’avait fait un coup de ‘ute de ce type à l’époque, je l’aurais probablement tué…"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"C’est marrant, mais j’ai presque eu l’impression que Françoise envisageait de me fusionner avec l’un des réacteur…"
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, amusée]
"AHAHAHAHAHA ! Fais attention, elle en serait capable !"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Je sais. Plus sérieusement, je compte sur toi désormais. Tu es déjà arrivé à Grünalia ?"
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, sarcastique et joviale]
"J’ai posé mes valises à l’hôtel hier ! Bon, j’aurais plutôt préféré voyager en première classe plutôt que d’avoir à me taper Girard-Geld, Eskha, Lanfer, Grünalia…Aaaaah…on a vraiment un système aérien tout pourri dans le monde…Vivement une bonne grosse Hégémonie des familles pour pouvoir de nouveau polluer comme des encul…eeet sinon je découvre la région, c’est jolie ici. Je dois dire que je m’attendais à voir des noirs pendus dans les rues en guise de décorations donc je suis agréablement surprise pour l’instant. Ah ! Et on y mange très bien aussi ! Enfin, sauf si on ne fait pas partie de la catégorie privilégié « Riche touriste blanche », sinon on risquerait d’être accidentellement affamé par le gouvernement…Oh, et ils font des petits gâteaux qu’ils appellent « tête de nègres », c’est cochooon ! C’est terriblement raciste, mais tellement bon ! "
[Adelheid Friedburg, Présidente, sans-voix]
"…"
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
"Et toi ? Tu comptes faire quoi maintenant ? Aller voir Neshga* ?"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Oui. J’ai un mauvais pressentiment, il faut que j’en ai le cœur net."
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
"Tu sais, si un jour tu en as vraiment besoin, je te tire très volontiers les cartes ou les runes…"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Merci Lucille, sache que je te fais entièrement confiance là-dessus. Mais je dois poser cette question à Neshga, tu comprends n’est-ce pas ? "
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
"Bien sûr ! Traitresse ! Si tu change d’avis, fais le moi savoir ! A la revoyure Madame la Présidente !"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Merci, et au revoir Lucille."
[Tuut].
*Neshga est un proche d'Aldelheid et l'un des sept Sarkans Aiglantins, les équivalents du pape catholique pour les croyant Särkäny.
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190317120840766228.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/17/190317120840766228.png[/IMG][/URL][/center]
A mettre en relation avec [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348775#p348775]ce rp[/url]
[alb][url=https://nsa39.casimages.com/img/2018/08/04/180804024456283529.png]Françoise Deschamps[/url], la Secrétaires Nationale des Affaires Étrangères et de la Culture, ainsi qu'[url=https://nsa39.casimages.com/img/2018/08/04/180804024455102224.png]Adelheid Friedburg[/url], Présidente de la République, s'étaient rendu en train à l'Aéroport International des Pompiers de Balthazard pour leur grand départ en Aleka. Cet aéroport, le second plus grand du pays après celui de Girard Geld à Sablanset dans le nord du pays (Oui oui, Girard Geld et pas Gueld, grossière erreur qui émaillait toujours la majorité des cartes routières aiglanaise) était en périphérie de la ville et était à l'origine, avant de devenir un aéroport international et comme son nom l'indiquait, la plateforme de départ des bombardiers d'eau Balthaziens pour maitriser les feux de forêt annuels dans la jungle aux abords de la ville. Et ça l'est toujours! En revanche, sa dimension "internationale" était limitée à quelques rare moyens courrier à destination du continent dans un soucis de limiter les risques de crash volontaire ou involontaires sur les tours de la capitale.
Françoise et Adelheid était sur le tarmac, un peu à l'écart de l'avion long-courrier spécialement loué à une compagnie étrangère privé pour se rendre à Grünalia, capitale fédérale d'Aleka. Toute deux discutaient au téléphone avec la Secrétaire Générale Joséphine Mercier qui était finalement revenu de vacance et qui devait assurer la fonction présidentielle en l'absence d'Adelheid. Heureusement pour les deux voyageuses, le Black Lotus de Françoise était équipés de haut-parleur juste assez de bonne qualité pour être audible sur une piste en pleine effervescence. Françoise qui, d’ailleurs, tentait de protéger au mieux le micro du vent.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, embêtée]
"Téléphoner en haut-parleur à côté des réacteurs et par ce vent, c’est franchement pas une bonne idée, je fais ce que je peux."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, à l'autre bout du téléphone]
"Nan nan nan nan nan François, tu n'as pas compris: Je disais que j'étais soufflée que vous acceptiez d'aller en Aleka."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, irrité]
"Ah ! Ok ! Ouais… soufflée. C'est marrant je le suis aussi."
[Adelheid Friedburg, Présidente, ironique]
"Moi ce qui me souffle c’est de devoir prendre un appareil aussi gros pour deux personnes. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sarcastique]
"Oui enfin tu m’excuseras Adelheid, mais les compagnies aériennes ne se battent pas non plus pour desservir le Ô combien glorieux pays que nous nous apprêtons à visiter."
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
« Il faut savoir se mouiller parfois. »
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, à l'autre bout du téléphone]
"J'espère que vous avez pris des sous-vêtements de rechanges..."
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
"Je n'en aurais pas besoin."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, apeurée]
"Moi j'espère ne pas en avoir besoin..."
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"Tout ce pessimiste m’attriste, Françoise..."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, à l'autre bout du téléphone]
"Pessimiste, pessimiste, on parle de Florian De Klerk quand même, ce n’est pas un enfant de cœur. En fait c’est même plutôt le genre à en manger…ou à manger des cœurs d’enfants…des cœurs d’enfants de cœurs tiens…"
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, ironique]
"Mais vas-y que je t’enfonce, merci de me le rappeler Joséphine, comme ça je m’en souviendrais peut-être la prochaine fois avant de jouer à la roulette bikov avec Adelheid."
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« Dis-toi qu’après ça rencontrer les pires raclures de la planètes sera une formalité. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, irritée]
"Et ta connerie, c’est une formalité ?"
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, à l'autre bout du téléphone]
"Ah non, ça c’est légendaire ! Mais trèves de plaisanterie, inutile de s’énerver pour des broutilles Françoise !"
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, irritée]
"Nooon, bien sûr, après tout ce n’est pas toi qui s’en va gaiement brûler 10 putain de tonnes de kérosènes lourd pour aller voir Sa Sainteté de Klerk."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, à l'autre bout du téléphone]
"Si ça peut te rassurer Françoise, sache que je ne vais pas non plus passer un formidable moment au vu de comment les affaires ont été gérée en mon absence, n’est-ce pas Madame Friedburg ?"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« Si une certaine Madame Mercier avait été joignable pendant qu’elle se la coulait douce à Henderson, PEUT-ETRE que les affaires auraient été gérée autrement... alors je suis sûr que comme cette dame a eu laaaargement le temps de se reposer, elle va en profiter pour faire avancer le boulot en retard, n’est-ce pas ?"
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, à l'autre bout du téléphone]
"Ouuuuuuuuuui, bien sûûûûûr."
[Employé de l’aéroport, fort]
« Mesdame s’il-vous-plaît, l’avion est prêt à décoller ! »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, soupirant]
"Balthazard, ait pitié de nous …on doit te laisser, on va décoller…youhou."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sarcastique, à l'autre bout du téléphone]
"Amusez-vous bien !"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"Toi aussi Joséphine, toi aussi…"
[alb]Françoise raccrochât puis rangea son téléphone dans son sac à main. Les deux femmes montèrent à bord de l’avion qu’elles découvraient pour la première fois, accueillit par le personnel de bord. C’était un avion très spacieux, très différents des avions de lignes commerciaux avec ses rangées de sièges à perte de vue. En fait, l’intérieur ressemblait plus à un salon qu’à une cabine d’avion. Le mobilier était sommes toutes assez basiques, loin d’être luxueux, mais de bon standing tout de même. Cinq autre personnes étaient présent dans la cabine principale, trois agent de la police nationale en tenue de cérémonie, un assistant diplomatique de la Mairie de Balthazard et l’une des hôtesse de l’air qui composait le petit équipage. Une fois les présentations faites, Françoise prit place dans l’un des sièges du salon volant. Adelheid, elle, fonça droit vers l’arrière de l’appareil en direction des toilettes. Pendant ce temps là, le commandant de bord et le personnel au sol s’activaient pour préparer l’avion à rejoindre la piste.[/alb]
[alb][…][/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, à elle-même]
"Mais c’est pas possible, elle est tombée dans le trou ou bien ?"
[Hotesse de l’air, souriante, en allemand]
« Madame Deschamps, puis-je vous proposer à boire lorsque nous aurons passer la phase de décollage ? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
"Oh, oui, très volontiers, un jus de fruit s’il-vous-plaît."
[Hotesse de l’air, en allemand]
« Je vous apporte ça juste après, Madame. »
[♫ Tu-lu]
[Liao Chen, Commandant de bord, aux hauts-parleurs et en allemand]
« Mesdames, Messieurs, ici votre commandant de bord, bienvenue à bord de notre appareil à destination du Stefan van Driebeeck International Airport à Grünalia, Aleka, une destination que nous atteindrons dans environs 6 heures de vol, arrivée prévue à 10 heures, heure locale alekaner, nous vous prions de bien vouloir rester assis et de boucler votre ceinture pour le décollage. Nous nous apprêtons à quitter le parking pour gagner la piste. »
[alb]Le portable de Françoise sonna. Son cœur cessa de battre en découvrant le numéro qui s’affichait sur son écran : Adelheid Friedburg. Intriguée, elle décrocha.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, inquiète]
"Adelheid ? Est-ce que tout va bien ?"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Moi ? Oh je vais bien, je vais bien, ne t’en fais pas !"
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
"Et bien quoi ? Tu t’es coincé dans les toilettes ?"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Oh, non non. Bien sûr que non. Remarque, ça aurait peut-être pu, mais non."
[alb]Françoise se mit à cogiter.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse et intriguée]
"Alors pourquoi…tu…"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Pourquoi je ?"
[alb]Françoise se leva en inspirant profondément. Les policiers se levèrent également, intrigués. Elle se dirigea, stoïque vers le hublot passager du côté gauche de l’appareil, côté par lequel elle était rentrée.[/alb]
[alb][…][/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, hurlant]
"ADELHEID FRIEDBURG! ESPECE DE SALOPE !!!"
[alb]La présidente se tenait sur le tarmac au côté d’agent de la police aéroportuaire. Et donc par extension, pas dans l’avion. Cette dernière fit un signe amicale (et certainement provocateur), portable en main, à la jeune Françoise qui gesticula et tapa à la vitre. [/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, hurlant]
"Adelheid ! REMONTE DANS CET AVION TOUT DE SUITE !!!"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"Navré Françoise, changement de programme, j’ai eu un contre-temps de dernière minutes. Mais j’ai foi en toi, sois en assurée."
[alb]Françoise se mis à courir jusqu’à la porte de l’appareil mais à son grand dam, celle-ci était déjà scellé.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, en colère]
"Monsieur, ouvrez cette porte tout de suite !"
[Un stewart, embarrassé]
« Madame, je…je suis désolé, l’avions va décoller, le pont d’accès est par… »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, enragée]
"ADELHEID FRIEDBURG, je te JURE que si tu ne montes pas dans cet avion TOUT DE SUITE, la dernière chose que tu verras sera les pales des REACTEURS !"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"Inutile d’être deux pour une rencontre formelle et sans enjeux particuliers. Tu sauras bien te débrouiller sans moi. Ces messieurs de la police seront là pour te convaincre de tes talents de négociatrices."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, enragée]
"Salooooooope, salope, salope et SALOPE !"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"Ah, autre choses, je suis joignable sur mon téléphone à tout moment. Je ne suis pas une garce non plus en te laissant seule face à l’inconnue. Tu parles le Sengaïais j’espère ?"
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, hystérique]
"AAAAAAAAAAAH !!!!"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"Note que l’avion va partir sous peu et que les appareils électroniques doivent être éteint pendant la phase de décollage…"
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, en colère]
"QUE BALTHAZARD TE MAUDISSE, JE TE MAUDIT ADELHEID TU M’ENTEND ?!!!! JE TE MAUDIIIIIIT !!!!"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"…Transmets mes amitiés à De Klerk. Bisou."
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, hystérique]
"JE VAIS LA TUER ! JE VAIS DÉTOURNER CET AVION ET LE LUI ENCASTRER DANS LA GUE…"
Tuut.
[alb]Adelheid raccrocha. Impassible, elle ainsi que les policiers aéroportuaires (beaucoup moins impassibles) observèrent l’appareil se mettre en mouvement sur les ordres du personnel de piste. Dans le même temps, on pouvait apercevoir Françoise se déchainer violemment contre les hublots de l’appareil avant de finalement disparaître, maitrisée par ce qui semblait être sa garde rapprochée.
Alors que l’avion commençait tout juste à entrer dans la file des appareils en attentes de décollage, Adelheid dégaina son téléphone pour composer un nouveau numéro. A l’autre bout du téléphone, une voix bien connue.[/alb]
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, radieuse]
"Radieuse et Sublimissime [url=https://nsa39.casimages.com/img/2018/08/04/180804024455323375.png]Lucille Bertrand[/url] à l’appareil, ouuuiiii j’écoute ?"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse et souriante]
"Bonjour Lucille."
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, radieuse]
"Adelheeeei…"
[alb]Elle changea subitement de ton, comme très embarrassée.[/alb]
"…ei…eiiiiid…Hum. Oui. Elle l’a pris comment ?"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"A ton avis ?"
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
"Hum…mouais…si [url=https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/17/190317035055836145.png]Adjot[/url] (ex-président de la République) m’avait fait un coup de ‘ute de ce type à l’époque, je l’aurais probablement tué…"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
"C’est marrant, mais j’ai presque eu l’impression que Françoise envisageait de me fusionner avec l’un des réacteur…"
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, amusée]
"AHAHAHAHAHA ! Fais attention, elle en serait capable !"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Je sais. Plus sérieusement, je compte sur toi désormais. Tu es déjà arrivé à Grünalia ?"
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, sarcastique et joviale]
"J’ai posé mes valises à l’hôtel hier ! Bon, j’aurais plutôt préféré voyager en première classe plutôt que d’avoir à me taper Girard-Geld, Eskha, Lanfer, Grünalia…Aaaaah…on a vraiment un système aérien tout pourri dans le monde…Vivement une bonne grosse Hégémonie des familles pour pouvoir de nouveau polluer comme des encul…eeet sinon je découvre la région, c’est jolie ici. Je dois dire que je m’attendais à voir des noirs pendus dans les rues en guise de décorations donc je suis agréablement surprise pour l’instant. Ah ! Et on y mange très bien aussi ! Enfin, sauf si on ne fait pas partie de la catégorie privilégié « Riche touriste blanche », sinon on risquerait d’être accidentellement affamé par le gouvernement…Oh, et ils font des petits gâteaux qu’ils appellent « tête de nègres », c’est cochooon ! C’est terriblement raciste, mais tellement bon ! "
[Adelheid Friedburg, Présidente, sans-voix]
"…"
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
"Et toi ? Tu comptes faire quoi maintenant ? Aller voir Neshga* ?"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Oui. J’ai un mauvais pressentiment, il faut que j’en ai le cœur net."
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
"Tu sais, si un jour tu en as vraiment besoin, je te tire très volontiers les cartes ou les runes…"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Merci Lucille, sache que je te fais entièrement confiance là-dessus. Mais je dois poser cette question à Neshga, tu comprends n’est-ce pas ? "
[Lucille Bertrand, Ex-Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
"Bien sûr ! Traitresse ! Si tu change d’avis, fais le moi savoir ! A la revoyure Madame la Présidente !"
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
"Merci, et au revoir Lucille."
[Tuut].
*Neshga est un proche d'Aldelheid et l'un des sept Sarkans Aiglantins, les équivalents du pape catholique pour les croyant Särkäny.
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Leraptopes
██████ █ █ █ 15 Septembre 2038 - Bureau Internationale des Normes - Bureau National des Archives Modernes, Balthazard.
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190325100606980553.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/25/190325100606980553.png[/IMG][/URL][/center]
Inspiré de faits réels
[alb]Avez-vous déjà eu vent du Bureau International des Normes ? Et bien il s’agit de l’Organisation internationale traitant du domaine des normes régissant les activités dans le monde depuis 1989…du moins régissait…ou régit encore, à vrai dire on n’en sait plus trop rien. Quoiqu’il en soit, il est important de savoir que le siège de cette avait élu domicile à Balthazard la même année. Si à l’époque la nouvelle avait été accueilli avec joie par les aiglantins, ce fut la douche froide par la suite : aucune entreprise aiglanaise ne fut retenu pour la construction du complexe, pas même pour l’installation des moquettes. En effet, le projet ayant été soumit au concours à l’international, ce sont des entreprises du monde entier qui avaient été sélectionnées « pour la pertinence de leurs offres » disait-on à l’époque. Mais comme il était à prévoir, la compréhension et la surveillances d’entreprises ne parlant pas la même langue et n’appliquant pas les mêmes normes avaient donné au BIN le titre du bâtiment le plus mal conçu de la capitale aiglanaise et avait été par la suite affectueusement surnommé « La Poubelle » en référence à l’acronyme de l’Organisation Internationale. Après la fin de la Grande Hégémonie, l’Organisation perdura de manière assez surprenante et continua à normaliser on ne savait trop quoi dans cet imposant complexe de 25 étages tout en longueur, posés sur un immense socle de trois étages qui accueillait un parking en étage, les halls d’entrées, les salles de conférences, cafétérias et tout ce qui pouvait régir la vie professionnelle dans cette grande fourmilière.
En mal de financement (car de manière assez surprenante, le BIN continuait d’être financé par des fonds internationaux même après la chute de la Scène Diplomatique Internationale elle-même), le BIN loua en 2020 à la Mairie de Balthazard des locaux des sous-sols, du rez-de-chaussé et du premier étage afin d’y entreposer les archives moderne aiglanaises, soit tous les documents importants datant d’après l’an 2000. Le problème, c’est que le bâtiment en lui-même n’était ni aux normes aiglanaises (mais aux normes « Internationale » de l’époque) et était en plus de piètre qualité. C’est pourquoi la Mairie de Balthazard imposa une rénovation complète de tous les locaux sans quoi le BIN aurait dû être fermés pour raisons de sécurités. Les locaux étaient donc en rénovation permanente depuis…2020, abondamment arrosé d’argent du budget de l’Organisation dont les origines étaient définitivement obscures. Et comme de coutume, les travaux de rénovations firent l’objet d’un appel d’offre international que mena une nouvelle fois à une coopération catastrophique entre les trop nombreuses entreprises provenant du monde entier. Mais pour la première fois, des entreprises aiglanaises avaient décroché des contrats dans le processus de rénovations, dont la Rex Corporex en tant que coordinateur général des travaux. Et au moment où Niko Anazéné se trouvait dans son bureau du 20 ème étage, les travaux de rénovation des étages 17 à 25 battaient leur plein, sans compter les nombreux travaux en toitures.
Niko Anazéné ne travaillait pas au Bureau National des Archives, en effet ses compétences professionnelles n’avaient pas le moindre rapport avec l’archivage ou l’Organisation. Non, Niko Anazéné était ingénieur à la Rex Corporex, en outre il représentait la Direction des Travaux, il était le grand coordinateur des travaux, l’intermédiaire entre l’Etat aiglantin, le BIN et les entreprises. Mais en conséquence et parce qu’il était très souvent sollicité, Niko Anazéné disposait de locaux personnels pour lui et son équipe qui changeait d’étage au fur et à mesure de l’avancée des travaux et ce depuis 2 ans, depuis que ses 16 autres prédécesseurs avaient démissionnés de leur poste.
Ce jour là, par un beau matin d’aout 2038, Niko Anazéné comme l’ensemble des employés de l’édifice vaquait à ses occupations. Lesquelles étaient la rédaction d’un Procès Verbal de la réunion de chantier de la veille avec l’architecte et les entrepreneurs de 13 nationalités différentes (dont 13 langues différentes avec des niveau d’anglais, allemand ou français plus ou moins catastrophique) ainsi que de correspondre avec l’architecte Camille Burot par téléphone, correspondance dont le contenu était en substance quelques chose du genre :[/alb]
[Camille Burot, Architecte, sarcastique]
« Cette fois-ci sera la bonne j’espère, étudiez les bien. »
[Niko Anazéné, Ingénieur, sarcastique]
« S’ils sont aussi mauvais que ceux de vos prédécesseurs, on n’a pas fini de nager dans la mouise... »
[Camille Burot, Architecte, sarcastique]
« Nooon, bien sûr que non, dans tous les cas ils étaient toujours mieux que ceux des ingénieurs…les miens vous les prenez comme des textes saints, c’est clair ? »
[alb]Les ennuis débutèrent immédiatement après ce coup de téléphone. Tout d’abord il y eu ce bruit de vieux téléphone qui provenait de l’étage du dessous. Ou était-ce deux étages plus bas ? Quoi qu’il en était, le « téléphone » ou du moins le bruit qui semblait s’en rapprocher sonnait et sonnait, et ceci pendant au moins cinq minutes sans interruption. [/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, exaspéré]
« Bon ils le décroche ce foutu téléphone ?... »
Tulululululululululut ♪
[alb]Cette fois-ci, c’est son téléphone de bureau qui sonna. Le numéro indiquait que l’appel provenait de la réception. Niko décrocha sans attendre, mais sans se presser non plus.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, sérieux]
« Anazéné, Rex Corporex, oui j’écoute. »
[alb]A l’autre bout du combiné, un flottement.[/alb]
[Réceptionniste, muet]
« … ?! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, sérieux]
« Oui ? Allô ?. »
[Réceptionniste, irrité et surpris]
« Mais ?! Bordel de merde mais qu’est-ce que vous foutez encore là haut ?!»
[Niko Anazéné, Ingénieur, irrité et surpris]
« Qu’est-ce que…quoi ?! Comment ça qu’estce que je fou là haut, non mais je travaille, ça vous pose un problème ?! »
[Réceptionniste, en criant]
« Nan mais vous déconnez ?! Il faut évacuer le bâtiment Monsieur ! Il y a le feu au premier!!!»
[alb]
Niko se leva d’une traite, sous le regard médusé et inquiet de ses collègues.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, fort]
« PARDON !!? »
[Réceptioniste, en criant]
« Bordel mais ça fait 5 minutes que l’alarme sonne dans tout le bâtiment ! Ne restez pas planté là comme un con ! Evacuez-moi cet étage tout de suite selon la procédure habituelle ! Portes et fenêtre fermés ! Mais c’est pas possible ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, inquiet]
« Nan mais…en vrai…c’est un exercice ou… ? »
[Réceptioniste, en criant]
« MAIS BIEN SUR QUE NON DUCON ! Evacuez tout l’étage tout de suite ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, sérieux]
« Ok, on descend. »
[alb]A ces mots, Niko Anazéné prit par la main son collègue Lébirien(qui ne parlait pas ou très peu le français ou l’allemand).[/alb]
[Antonio Armello, ingénieur Lébirien, surpris]
« Ma ! Cosa…?! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, fort]
« On évacue tout le monde ! Il y a le feu au troisième ! Fermez les portes et les fenêtres et fouillez toutes les pièces ! »
[Antonio Armello, ingénieur Lébirien, surpris]
« Ma bordello ! Cosa sta succedendo?»
[Niko Anazéné, Ingénieur, en parlant avec ses mains]
« Le feu Antonio ! Le feu ! Fueco ! Brucia ! Barbecudo ! Evacuedo fissa ! »
[alb]Le montalvéen (Lébira) se frappa le front avec sa main.[/alb]
[Antonio Armello, ingénieur Lébirien, surpris]
« Oh Mama Mia !»
[Francine Bruschberger, employée, inquiète]
« Monsieur Anazéné ! Les portes ! On ne peut pas les fermer ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, interloqué]
« Quoi ? Pourquoi ?! »
[Francine Bruschberger, employée, inquiète]
« Les ouvriers ont démontés toutes les portes il y a une semaine et les nouvelles n’ont pas encore été posées ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, énervé]
« GOTTERDAM ! C’est vrai ! Et en plus cette bande de peintres me les a entassés au même endroit ! Purée je m’inquiétais de voir cette dalle tirer la gueule mais alors si maintenant les pompiers se les prennent sur la tronche au Rez-de-Chaussé parce qu’elles auront traversé le plancher, je te jure que je m’en vais te les emplâtrer ces…»
[alb]Au total, c’est une trentaine de personne qui fuya dans la même direction, guidé par l’ingénieur Anazéné. Après s’être assuré que tous les locaux étaient bien vides, tous évacuèrent par les escaliers de secours. Sauf que Niko s’arrêta net devant les ascenseurs, parfaitement fonctionnels.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, énervé]
« Mais qu’estce que…Non mais c’est quoi ce bordel ?! Pourquoi les ascenseurs marchent encore ?!»
[Francine Bruschberger, employée, inquiète]
« On devrait peut-être les utiliser ? »
[Niko Anazéné, Ingénieur, énervé]
« Certainement pas! Non mais c’est quoi ce bordel, c’est quoi ce bordel et c’est quoi ce bordel ?! L’alarme qui ne se déclenche pas, les ascenseurs qui fonctionnent, et puis quoi encore ? Les sorties de secours qui sont condamnées ?!»
[alb]Et, au premier étage dans le socle du complexe au milieu de la fumée.[/alb]
[Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing]
[Niko Anazéné, Ingénieur, enragé]
« JE VAIS LES ENCASTRER DANS LE MUR !!! *Tousse*»
[Antonio Armello, ingénieur Lébirien, paniqué]
« Ma è stupido!!! *Tousse*»
[Viktor Dussel, employé, interloqué]
« Alors ça, cadenasser une sortie de secours…*Tousse* faut vraiment être con pour faire ça… »
[Francine Bruschberger, employée, dubitative]
« Nan mais…je crois que c’était pour pas que les maçons traversent les couloirs avec leur pieds tout crotté mais…*Tousse Tousse*»
[Niko Anazéné, Ingénieur, furieux]
« Putain je vais tous les couler dans le béton.*Tousse Tousse* »
[Viktor Dussel, employé, calme]
« Non mais du calme, on est loin de l’incendie, surtout baissez vous! *Tousse* Retournons dans le hall d’entrée et on passera par la porte centrale. Ah! Mes yeux! *Tousse* »
[Francine Bruschberger, employée, sérieuse]
« Oui ! Bonne idée !»
[Niko Anazéné, Ingénieur, furieux]
« Par Balthazard je vais te les pendre au bout de la grue...*Tousse* »
[alb]Et, dans le hall d’entrée, avec beaucoup moins de fumée.[/alb]
[Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing]
[Un policier, fort]
« Du calme ! Un à la fois s’il vous plait ! »
[Un employé, fort]
« Mais c’est pas possible ! »
[Un employé, fort]
« Bloquez ces foutus portiques ! »
[Un agent de sécurité, fort]
« MAIS QUEL EST L’ILLUSTRE CONNARD QUI A CADENASSÉ LES PORTES ?! »
[Une employé, fort]
« Mais pourquoi ça met aussi longtemps !? »
[Un standardiste, fort]
« Comment ça l’alarme ne s’est pas déclenché ! Mais ça sonne ici depuis presque 15 minutes ! »
[Un agent de sécurité, fort]
« Mais ils se la touche les pompiers ou quoi ? Ils sont où ?! »
[Un employé, fort]
« Non mais c’est une blague ?! »
[Un policier, fort]
« Calmez-vous ! Calmez-vous ! »
[Une standardiste, fort]
« Comment ça les sprinklers ne fonctionnent pas ?! Les tuyaux incendies non plus ?! »
[Une employée, fort]
« C’est un scandale ! »
[alb]Niko Anazéné ainsi que la trentaine de personnes qui le suivaient regardaient le spectacle inouï qui se présentait à eux. Depuis la mezzanine du premier étage qui donnait sur l’immense hall d’entrée, des centaines de personnes s’agglutinaient et criaient dans une centaine de langues différentes, (à l’exception des policiers qui parlaient ou bien français, ou bien allemand) autour des portiques de sécurités, portique où chacun devait badger un à un pour les passer malgré l’intervention de plusieurs dizaines de personnes pour en bloquer la fermeture automatique. Là bas, près des grandes verrières, personnes. En cause, l’ensemble des portes vitrés des sorties de secours étaient cadenassées.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, effaré]
« Nan mais c’est un cauchemar c’est pas possible… »
[Francine Bruschberger, employée, paniquée]
« Oui et bien cauchemar ou pas, je me casse ! »
[Viktor Dussel, employé, inquiet]
« Excellente idée ! »
[alb]A l’extérieur, alors qu’une épaisse fumée noire s’échappait du troisième étage et que des dizaines de sirènes de pompiers, de police et d’ambulance résonnaient dans le ciel.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, excité]
« Aznael ! Ou sont les sapeurs-pompiers ?! Pourquoi il y en a si peu ?! »
[Aznael Adelané, chef de la sécurité, énervé et las]
« Ils sont sur l’accès pompier… »
[Niko Anazéné, Ingénieur, excité]
« Et alors ?! »
[Aznael Adelané, chef de la sécurité, énervé et las]
« Et alors on est aux portes du panthéon de la connerie… »
[Niko Anazéné, Ingénieur, excité]
« Quoi ?! Qu’estce qu’il y a ?! Qu’estce que…non…noooon…non non non non non… »
[Aznael Adelané, chef de la sécurité, énervé et las]
« Si. »
[alb]Niko se mit à courir en direction de l’accès pompier situé à une centaine de mètres de l’entrée principale. Au loin, des dizaines de sirènes.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, desespéré]
« NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!! »
[alb]Sur l’accès pompier, des dizaines de sapeurs autour d’un camion de l’entreprise d’étanchéité visiblement très mal garé.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, désespéré]
« Balthazard pourquoi !? Mais POURQUOI?! »
[Hervé Dumoulin, responsable de chantier, en train de téléphoner et fort]
« Putain Halim, non mais tu te fous de ma gueule ?! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, furieux]
« Bordel mais c’est quoi CA ?! »
[Sapeur-Pompier, furieux]
« Ca, Monsieur, c’est un camion qui n’a strictement RIEN A FOUTRE ici ! »
[Hervé Dumoulin, responsable de chantier, en train de téléphoner et fort]
« JE VAIS T’ETALER DANS TON COUSCOUS! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, furieux]
« Pourquoi vous ne faites pas demi-tour ?! »
[Sapeur-Pompier, furieux]
« Nan mais prenez-vous pour des cons ! On a vingt camion de 10m à retourner sur une allée de 4m de large! EST-CE QUE C’EST UN MOTIF VALABLE ?! »
[Hervé Dumoulin, responsable de chantier, en train de téléphoner et fort]
« HALIM ! TON CUL ! ICI ! TOUT DE SUITE ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, furieux]
« Et il est où le conducteur ?! »
[Hervé Dumoulin, responsable de chantier, en train de téléphoner et fort]
« A l’AUTRE BOUT DU PARC EN TRAIN DE SE FAIRE UN COUSCOUS ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, furieux]
« Oh putain je me sens mal… »
[Hervé Dumoulin, responsable de chantier, en train de téléphoner et fort]
« HALIM ! Je t’ai déjà dis MILLE fois de laisser les clés dans le camion ! On est en Aiglantine putain ! PERSONNE NE VA TE LE VOLER TON CAMION ICI ! »
[alb]Et, cinq minutes plus tard devant l’entrée principal.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, las]
« Mais quoi encore ?… »
[Camille Burot, Architecte, énervée et en train de téléphoner]
« BIEN SUR QUE NON qu’ils ne sont pas avec moi ! NIKO ! Dis moi qu’ils sont avec toi ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, las]
« Quoi ? Qui ça ? »
[Camille Burot, Architecte, énervée]
« LES OUVRIERS ! »
[alb]Niko fit les gros yeux.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, paniqué]
« N…Non, ils ne sont pas avec moi, pourquoi ? Ne me dis pas qu’ils sont sur le toit…putain ne me dis pas qu’ils… »
[alb]L’architecte leva les yeux au ciel, dépitée.[/alb]
[Camille Burot, Architecte, désespéré]
« Mais quelle bande de trou de balles… »
[Policier, sérieux]
« Alors ? Ils sont sur le toit ? »
[Camille Burot, Architecte, désespéré]
« Oui oui…et ils ne s’inquiète pas que la moitié des pompiers de la ville soit garé en contrebas. Yolo, c’est le bal des pompiers quoi… »
[Niko Anazéné, Ingénieur, désespéré]
« Où…où sont les ambulances ?»
[Policier, sérieux]
« Elles sont là bas, au niveau du parking visiteur, pourquoi ? »
[Niko Anazéné, Ingénieur, désespéré]
« Faut que je m’allonge parce que je vais finir en PLS…»
[alb]Désormais, des flammes s’échappaient du premier étage et de fortes fumées s’échappaient des étages supérieurs.[/alb]
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190325100606980553.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/25/190325100606980553.png[/IMG][/URL][/center]
Inspiré de faits réels
[alb]Avez-vous déjà eu vent du Bureau International des Normes ? Et bien il s’agit de l’Organisation internationale traitant du domaine des normes régissant les activités dans le monde depuis 1989…du moins régissait…ou régit encore, à vrai dire on n’en sait plus trop rien. Quoiqu’il en soit, il est important de savoir que le siège de cette avait élu domicile à Balthazard la même année. Si à l’époque la nouvelle avait été accueilli avec joie par les aiglantins, ce fut la douche froide par la suite : aucune entreprise aiglanaise ne fut retenu pour la construction du complexe, pas même pour l’installation des moquettes. En effet, le projet ayant été soumit au concours à l’international, ce sont des entreprises du monde entier qui avaient été sélectionnées « pour la pertinence de leurs offres » disait-on à l’époque. Mais comme il était à prévoir, la compréhension et la surveillances d’entreprises ne parlant pas la même langue et n’appliquant pas les mêmes normes avaient donné au BIN le titre du bâtiment le plus mal conçu de la capitale aiglanaise et avait été par la suite affectueusement surnommé « La Poubelle » en référence à l’acronyme de l’Organisation Internationale. Après la fin de la Grande Hégémonie, l’Organisation perdura de manière assez surprenante et continua à normaliser on ne savait trop quoi dans cet imposant complexe de 25 étages tout en longueur, posés sur un immense socle de trois étages qui accueillait un parking en étage, les halls d’entrées, les salles de conférences, cafétérias et tout ce qui pouvait régir la vie professionnelle dans cette grande fourmilière.
En mal de financement (car de manière assez surprenante, le BIN continuait d’être financé par des fonds internationaux même après la chute de la Scène Diplomatique Internationale elle-même), le BIN loua en 2020 à la Mairie de Balthazard des locaux des sous-sols, du rez-de-chaussé et du premier étage afin d’y entreposer les archives moderne aiglanaises, soit tous les documents importants datant d’après l’an 2000. Le problème, c’est que le bâtiment en lui-même n’était ni aux normes aiglanaises (mais aux normes « Internationale » de l’époque) et était en plus de piètre qualité. C’est pourquoi la Mairie de Balthazard imposa une rénovation complète de tous les locaux sans quoi le BIN aurait dû être fermés pour raisons de sécurités. Les locaux étaient donc en rénovation permanente depuis…2020, abondamment arrosé d’argent du budget de l’Organisation dont les origines étaient définitivement obscures. Et comme de coutume, les travaux de rénovations firent l’objet d’un appel d’offre international que mena une nouvelle fois à une coopération catastrophique entre les trop nombreuses entreprises provenant du monde entier. Mais pour la première fois, des entreprises aiglanaises avaient décroché des contrats dans le processus de rénovations, dont la Rex Corporex en tant que coordinateur général des travaux. Et au moment où Niko Anazéné se trouvait dans son bureau du 20 ème étage, les travaux de rénovation des étages 17 à 25 battaient leur plein, sans compter les nombreux travaux en toitures.
Niko Anazéné ne travaillait pas au Bureau National des Archives, en effet ses compétences professionnelles n’avaient pas le moindre rapport avec l’archivage ou l’Organisation. Non, Niko Anazéné était ingénieur à la Rex Corporex, en outre il représentait la Direction des Travaux, il était le grand coordinateur des travaux, l’intermédiaire entre l’Etat aiglantin, le BIN et les entreprises. Mais en conséquence et parce qu’il était très souvent sollicité, Niko Anazéné disposait de locaux personnels pour lui et son équipe qui changeait d’étage au fur et à mesure de l’avancée des travaux et ce depuis 2 ans, depuis que ses 16 autres prédécesseurs avaient démissionnés de leur poste.
Ce jour là, par un beau matin d’aout 2038, Niko Anazéné comme l’ensemble des employés de l’édifice vaquait à ses occupations. Lesquelles étaient la rédaction d’un Procès Verbal de la réunion de chantier de la veille avec l’architecte et les entrepreneurs de 13 nationalités différentes (dont 13 langues différentes avec des niveau d’anglais, allemand ou français plus ou moins catastrophique) ainsi que de correspondre avec l’architecte Camille Burot par téléphone, correspondance dont le contenu était en substance quelques chose du genre :[/alb]
[Camille Burot, Architecte, sarcastique]
« Cette fois-ci sera la bonne j’espère, étudiez les bien. »
[Niko Anazéné, Ingénieur, sarcastique]
« S’ils sont aussi mauvais que ceux de vos prédécesseurs, on n’a pas fini de nager dans la mouise... »
[Camille Burot, Architecte, sarcastique]
« Nooon, bien sûr que non, dans tous les cas ils étaient toujours mieux que ceux des ingénieurs…les miens vous les prenez comme des textes saints, c’est clair ? »
[alb]Les ennuis débutèrent immédiatement après ce coup de téléphone. Tout d’abord il y eu ce bruit de vieux téléphone qui provenait de l’étage du dessous. Ou était-ce deux étages plus bas ? Quoi qu’il en était, le « téléphone » ou du moins le bruit qui semblait s’en rapprocher sonnait et sonnait, et ceci pendant au moins cinq minutes sans interruption. [/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, exaspéré]
« Bon ils le décroche ce foutu téléphone ?... »
Tulululululululululut ♪
[alb]Cette fois-ci, c’est son téléphone de bureau qui sonna. Le numéro indiquait que l’appel provenait de la réception. Niko décrocha sans attendre, mais sans se presser non plus.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, sérieux]
« Anazéné, Rex Corporex, oui j’écoute. »
[alb]A l’autre bout du combiné, un flottement.[/alb]
[Réceptionniste, muet]
« … ?! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, sérieux]
« Oui ? Allô ?. »
[Réceptionniste, irrité et surpris]
« Mais ?! Bordel de merde mais qu’est-ce que vous foutez encore là haut ?!»
[Niko Anazéné, Ingénieur, irrité et surpris]
« Qu’est-ce que…quoi ?! Comment ça qu’estce que je fou là haut, non mais je travaille, ça vous pose un problème ?! »
[Réceptionniste, en criant]
« Nan mais vous déconnez ?! Il faut évacuer le bâtiment Monsieur ! Il y a le feu au premier!!!»
[alb]
Niko se leva d’une traite, sous le regard médusé et inquiet de ses collègues.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, fort]
« PARDON !!? »
[Réceptioniste, en criant]
« Bordel mais ça fait 5 minutes que l’alarme sonne dans tout le bâtiment ! Ne restez pas planté là comme un con ! Evacuez-moi cet étage tout de suite selon la procédure habituelle ! Portes et fenêtre fermés ! Mais c’est pas possible ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, inquiet]
« Nan mais…en vrai…c’est un exercice ou… ? »
[Réceptioniste, en criant]
« MAIS BIEN SUR QUE NON DUCON ! Evacuez tout l’étage tout de suite ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, sérieux]
« Ok, on descend. »
[alb]A ces mots, Niko Anazéné prit par la main son collègue Lébirien(qui ne parlait pas ou très peu le français ou l’allemand).[/alb]
[Antonio Armello, ingénieur Lébirien, surpris]
« Ma ! Cosa…?! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, fort]
« On évacue tout le monde ! Il y a le feu au troisième ! Fermez les portes et les fenêtres et fouillez toutes les pièces ! »
[Antonio Armello, ingénieur Lébirien, surpris]
« Ma bordello ! Cosa sta succedendo?»
[Niko Anazéné, Ingénieur, en parlant avec ses mains]
« Le feu Antonio ! Le feu ! Fueco ! Brucia ! Barbecudo ! Evacuedo fissa ! »
[alb]Le montalvéen (Lébira) se frappa le front avec sa main.[/alb]
[Antonio Armello, ingénieur Lébirien, surpris]
« Oh Mama Mia !»
[Francine Bruschberger, employée, inquiète]
« Monsieur Anazéné ! Les portes ! On ne peut pas les fermer ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, interloqué]
« Quoi ? Pourquoi ?! »
[Francine Bruschberger, employée, inquiète]
« Les ouvriers ont démontés toutes les portes il y a une semaine et les nouvelles n’ont pas encore été posées ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, énervé]
« GOTTERDAM ! C’est vrai ! Et en plus cette bande de peintres me les a entassés au même endroit ! Purée je m’inquiétais de voir cette dalle tirer la gueule mais alors si maintenant les pompiers se les prennent sur la tronche au Rez-de-Chaussé parce qu’elles auront traversé le plancher, je te jure que je m’en vais te les emplâtrer ces…»
[alb]Au total, c’est une trentaine de personne qui fuya dans la même direction, guidé par l’ingénieur Anazéné. Après s’être assuré que tous les locaux étaient bien vides, tous évacuèrent par les escaliers de secours. Sauf que Niko s’arrêta net devant les ascenseurs, parfaitement fonctionnels.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, énervé]
« Mais qu’estce que…Non mais c’est quoi ce bordel ?! Pourquoi les ascenseurs marchent encore ?!»
[Francine Bruschberger, employée, inquiète]
« On devrait peut-être les utiliser ? »
[Niko Anazéné, Ingénieur, énervé]
« Certainement pas! Non mais c’est quoi ce bordel, c’est quoi ce bordel et c’est quoi ce bordel ?! L’alarme qui ne se déclenche pas, les ascenseurs qui fonctionnent, et puis quoi encore ? Les sorties de secours qui sont condamnées ?!»
[alb]Et, au premier étage dans le socle du complexe au milieu de la fumée.[/alb]
[Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing]
[Niko Anazéné, Ingénieur, enragé]
« JE VAIS LES ENCASTRER DANS LE MUR !!! *Tousse*»
[Antonio Armello, ingénieur Lébirien, paniqué]
« Ma è stupido!!! *Tousse*»
[Viktor Dussel, employé, interloqué]
« Alors ça, cadenasser une sortie de secours…*Tousse* faut vraiment être con pour faire ça… »
[Francine Bruschberger, employée, dubitative]
« Nan mais…je crois que c’était pour pas que les maçons traversent les couloirs avec leur pieds tout crotté mais…*Tousse Tousse*»
[Niko Anazéné, Ingénieur, furieux]
« Putain je vais tous les couler dans le béton.*Tousse Tousse* »
[Viktor Dussel, employé, calme]
« Non mais du calme, on est loin de l’incendie, surtout baissez vous! *Tousse* Retournons dans le hall d’entrée et on passera par la porte centrale. Ah! Mes yeux! *Tousse* »
[Francine Bruschberger, employée, sérieuse]
« Oui ! Bonne idée !»
[Niko Anazéné, Ingénieur, furieux]
« Par Balthazard je vais te les pendre au bout de la grue...*Tousse* »
[alb]Et, dans le hall d’entrée, avec beaucoup moins de fumée.[/alb]
[Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing]
[Un policier, fort]
« Du calme ! Un à la fois s’il vous plait ! »
[Un employé, fort]
« Mais c’est pas possible ! »
[Un employé, fort]
« Bloquez ces foutus portiques ! »
[Un agent de sécurité, fort]
« MAIS QUEL EST L’ILLUSTRE CONNARD QUI A CADENASSÉ LES PORTES ?! »
[Une employé, fort]
« Mais pourquoi ça met aussi longtemps !? »
[Un standardiste, fort]
« Comment ça l’alarme ne s’est pas déclenché ! Mais ça sonne ici depuis presque 15 minutes ! »
[Un agent de sécurité, fort]
« Mais ils se la touche les pompiers ou quoi ? Ils sont où ?! »
[Un employé, fort]
« Non mais c’est une blague ?! »
[Un policier, fort]
« Calmez-vous ! Calmez-vous ! »
[Une standardiste, fort]
« Comment ça les sprinklers ne fonctionnent pas ?! Les tuyaux incendies non plus ?! »
[Une employée, fort]
« C’est un scandale ! »
[alb]Niko Anazéné ainsi que la trentaine de personnes qui le suivaient regardaient le spectacle inouï qui se présentait à eux. Depuis la mezzanine du premier étage qui donnait sur l’immense hall d’entrée, des centaines de personnes s’agglutinaient et criaient dans une centaine de langues différentes, (à l’exception des policiers qui parlaient ou bien français, ou bien allemand) autour des portiques de sécurités, portique où chacun devait badger un à un pour les passer malgré l’intervention de plusieurs dizaines de personnes pour en bloquer la fermeture automatique. Là bas, près des grandes verrières, personnes. En cause, l’ensemble des portes vitrés des sorties de secours étaient cadenassées.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, effaré]
« Nan mais c’est un cauchemar c’est pas possible… »
[Francine Bruschberger, employée, paniquée]
« Oui et bien cauchemar ou pas, je me casse ! »
[Viktor Dussel, employé, inquiet]
« Excellente idée ! »
[alb]A l’extérieur, alors qu’une épaisse fumée noire s’échappait du troisième étage et que des dizaines de sirènes de pompiers, de police et d’ambulance résonnaient dans le ciel.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, excité]
« Aznael ! Ou sont les sapeurs-pompiers ?! Pourquoi il y en a si peu ?! »
[Aznael Adelané, chef de la sécurité, énervé et las]
« Ils sont sur l’accès pompier… »
[Niko Anazéné, Ingénieur, excité]
« Et alors ?! »
[Aznael Adelané, chef de la sécurité, énervé et las]
« Et alors on est aux portes du panthéon de la connerie… »
[Niko Anazéné, Ingénieur, excité]
« Quoi ?! Qu’estce qu’il y a ?! Qu’estce que…non…noooon…non non non non non… »
[Aznael Adelané, chef de la sécurité, énervé et las]
« Si. »
[alb]Niko se mit à courir en direction de l’accès pompier situé à une centaine de mètres de l’entrée principale. Au loin, des dizaines de sirènes.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, desespéré]
« NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!! »
[alb]Sur l’accès pompier, des dizaines de sapeurs autour d’un camion de l’entreprise d’étanchéité visiblement très mal garé.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, désespéré]
« Balthazard pourquoi !? Mais POURQUOI?! »
[Hervé Dumoulin, responsable de chantier, en train de téléphoner et fort]
« Putain Halim, non mais tu te fous de ma gueule ?! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, furieux]
« Bordel mais c’est quoi CA ?! »
[Sapeur-Pompier, furieux]
« Ca, Monsieur, c’est un camion qui n’a strictement RIEN A FOUTRE ici ! »
[Hervé Dumoulin, responsable de chantier, en train de téléphoner et fort]
« JE VAIS T’ETALER DANS TON COUSCOUS! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, furieux]
« Pourquoi vous ne faites pas demi-tour ?! »
[Sapeur-Pompier, furieux]
« Nan mais prenez-vous pour des cons ! On a vingt camion de 10m à retourner sur une allée de 4m de large! EST-CE QUE C’EST UN MOTIF VALABLE ?! »
[Hervé Dumoulin, responsable de chantier, en train de téléphoner et fort]
« HALIM ! TON CUL ! ICI ! TOUT DE SUITE ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, furieux]
« Et il est où le conducteur ?! »
[Hervé Dumoulin, responsable de chantier, en train de téléphoner et fort]
« A l’AUTRE BOUT DU PARC EN TRAIN DE SE FAIRE UN COUSCOUS ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, furieux]
« Oh putain je me sens mal… »
[Hervé Dumoulin, responsable de chantier, en train de téléphoner et fort]
« HALIM ! Je t’ai déjà dis MILLE fois de laisser les clés dans le camion ! On est en Aiglantine putain ! PERSONNE NE VA TE LE VOLER TON CAMION ICI ! »
[alb]Et, cinq minutes plus tard devant l’entrée principal.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, las]
« Mais quoi encore ?… »
[Camille Burot, Architecte, énervée et en train de téléphoner]
« BIEN SUR QUE NON qu’ils ne sont pas avec moi ! NIKO ! Dis moi qu’ils sont avec toi ! »
[Niko Anazéné, Ingénieur, las]
« Quoi ? Qui ça ? »
[Camille Burot, Architecte, énervée]
« LES OUVRIERS ! »
[alb]Niko fit les gros yeux.[/alb]
[Niko Anazéné, Ingénieur, paniqué]
« N…Non, ils ne sont pas avec moi, pourquoi ? Ne me dis pas qu’ils sont sur le toit…putain ne me dis pas qu’ils… »
[alb]L’architecte leva les yeux au ciel, dépitée.[/alb]
[Camille Burot, Architecte, désespéré]
« Mais quelle bande de trou de balles… »
[Policier, sérieux]
« Alors ? Ils sont sur le toit ? »
[Camille Burot, Architecte, désespéré]
« Oui oui…et ils ne s’inquiète pas que la moitié des pompiers de la ville soit garé en contrebas. Yolo, c’est le bal des pompiers quoi… »
[Niko Anazéné, Ingénieur, désespéré]
« Où…où sont les ambulances ?»
[Policier, sérieux]
« Elles sont là bas, au niveau du parking visiteur, pourquoi ? »
[Niko Anazéné, Ingénieur, désespéré]
« Faut que je m’allonge parce que je vais finir en PLS…»
[alb]Désormais, des flammes s’échappaient du premier étage et de fortes fumées s’échappaient des étages supérieurs.[/alb]