Presse et médias

Joyan

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[background=#8000BF][indent]10[/indent]Justice[indent]10[/indent][/background]- le 24 avril 2036
Le « groupe des avortées » condamné à 8 ans en appel

Auto-qualifiée de « libératrice des femmes », Clarissa Mickert a été condamné à 8 ans d'emprisonnement. Son groupe d'activistes a aussi écopé de 1 à 6 ans de prison, dans un procès en appel à Ngahere Iti, pour avoir aidé plus de 100 femmes à avorter.

Elles avaient écopé de 5 ans, au maximum, d'emprisonnement, en première instance. Le ministère public a interjeté appel de la décision rendu au tribunal de Ngahere-Iti. Le « groupe des avortées », comme elles se font appeler dans plusieurs médias, est jugée pour « complicité d'assassinat sur personne mineure de moins de 15 ans », « incitation au meurtre » et « homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans.» 12 femmes sont jugées en appel. La meneuse, Clarissa Mickert, aurait aidé au moins 80 femmes à se débarrasser de leur foetus.

Le ministère public estimait les peines trop légères pour de telles violences, alors que le juge a retenu des circonstances atténuantes, considérant l'état de détresse de nombreuses femmes qui ont eu recours à de telles pratiques. L'avocat de la défense a insisté sur un « devoir moral » de ces féministes, qui sont confrontées à la misère sociale de nombreuses autres. « C'est une vraie déception de ce jugement. Ces femmes ont été condamnées alors qu'elles essayaient de faire garder la face à des personnes en détresse. Nous n'excluons pas d'aller devant la Cour Suprême. »

« Une petite victoire »

Pour les parties civiles et le ministère public, cette nouvelle condamnation, plus lourde que celle de première instance, est un premier pas. « Nous aurions aimé la peine maximale [50 ans de prison, ndlr], regrette l'avocat des parties civiles, mais c'est déjà une petite victoire. Nous souhaitons faire entendre le message que l'avortement, c'est un meurtre. »

Devant le tribunal, de nombreuses associations féministes manifestaient, pancartes à l'appui. Non loin, des associations conservatrices, souvent chrétiennes, leur jetaient un regard froid, comme pour les défier du regard. Une confrontation qui est restée pacifique, mais qui était largement encadrée par les forces de l'ordre. Par ailleurs, de nombreuses actions en soutien aux « groupe des avortées » sont prévues dans tout le pays ce week-end, et des contre-manifestations sont déjà annoncées.

Le parti démocrate a déjà appelé à grossir les rangs, tandis que sa meneuse, Jade Finch, a violemment critiqué les prises de position du gouvernement, alors que les déclarations régulières de Félicien Vincent sur l'avortement sont l'occasion de débats publics. Selon de récents sondages, 53 des Cangaméens seraient favorables à l'avortement pour toutes les femmes.

[right]Ben Harber[/right]
Joyan

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Édition du 30 avril 2036
[ont]Saunders démissionne, Jade Finch nommée Première ministre[/ont]


[justify]Par décret, Charles II a appelé Jade Finch à constituer un gouvernement. Un tâche qui s'annonce ardue, car la cheffe de file des démocrates doit composer avec des libéraux, bien éloignés de son projet.

Elle a manigancé en secret pour que les libéraux votent la motion de censure. La lame de fond Jade Finch, que personne ne voyait venir il y a encore quatre ans, a fini par renverser Chase Saunders et son gouvernement. En arrière plan, un scandale de corruption qui aura été bien utile à la nouvelle effigie des démocrates : les pots de vin et autres avantages versés par de grands chefs d'entreprise à Chase Saunders et Victoria Fox n'auront servi à rien sinon à rendre l'opinion publique encore plus attentive à l'exemplarité de ses représentants publics.

Jade Finch, cette médecin de formation, a su rebâtir des démocrates usés par une position intenable, entre idéologie socialiste et réalité de l'économie de marché. Avec des idées résolument progressistes, elle a noyauté autour d'elle tous les déçus des politiques libérales de ces dernières années, réussissant même à rallier des membres du Groupe pour la terre.

Aujourd'hui, elle est appelée par Charles II à former un gouvernement. Chose difficile pour l'élue de seulement 38 ans, qui ne peut pas compter que sur les démocrates, largement minoritaires à la Chambre des représentants. Les libéraux sont la pierre angulaire qui doivent lui servir à conclure un accord de majorité. Or, ceux-ci représentent une bonne partie de ce qu'elle débecte.

Un gouvernement de l'impossible

Elle souhaite la nationalisation de la Cangamay Oil Company, des Chantiers navals, des industries ferroviaires. Elle veut plus d'impôt, plus de redistribution. Elle veut aussi le mariage pour les couples de même sexe, la légalisation de l'avortement et de la consommation de cannabis. Autant de choix qui semblent difficile à concilier dans une alliance avec des libéraux, qui prônent, eux, l'ouverture des entreprises d'État aux capitaux étrangers, la diminution des impôts, la privatisation de certains secteurs de l'action publique.

Jade Finch doit essayer de trouver un accord, sinon, elle pourrait bien se faire rafler la place de Premier ministre par un libéral. Mais si elle tient tête, quitte à pousser le Roi à dissoudre l'Assemblée, elle pourrait aussi faire marquer des points à son courant politique. La Première ministre pourrait faire ce pari, risqué pour l'instant, mais pas impossible à tenir : déclencher des élections et ensuite s'appuyer sur une majorité puissante. Il lui reste maintenant un mois pour décrocher un accord de gouvernement. [/justify]
[right]Patrick Arvour-Pepper[/right]
Joyan

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[background=#000080][indent]10[/indent]Politique[indent]10[/indent][/background]- le 12 mai 2036
Jade Finch entre en campagne

La Première ministre nommée a pris les devant pour la campagne électorale. Dans une interview diffusée sur CT1, la meneuse des démocrates a pris position sur des sujets comme l'environnement, l'avortement et l'économie, qu'elle place de fait au coeur du débat.

Jade Finch a été rapide, et elle a pris la plupart de ses concurrents par surprise en annonçant, dans la journée, qu'elle serait présente sur le plateau du journal du soir de CT1 pour y être interviewée. Elle a d'abord répondu à des questions sur la dissolution de la Chambre, pour laquelle elle a précisé que c'était « la meilleure décision à prendre ». « Le roi m'a demandé ce que je pensais être bon, et je lui ai répondu que le mieux, c'était la dissolution », a-t-elle complété. Mais ce sont surtout ses prises de position qui ont lancé le débat pour la campagne.

Sur l'environnement

C'est un des thèmes sur lesquels le parti démocrate est attendu, alors que le gouvernement Saunders n'a pas été vraiment en faveur de l'environnement. Jade Finch a annoncé qu'elle renforcerait notamment les forces de gardes de l'environnement, « bien en difficulté aujourd'hui pour contrôler les atteintes à la nature ». Elle a aussi annoncé vouloir augmenter les prérogatives des provinces en matière d'environnement, notamment en « facilitant la possibilité de création de parcs naturels provinciaux » et en créant une Garde environnementale provinciale. La Première ministre nommée a aussi promis qu'elle renforcerait les contrôles sur les pêcheurs, fixant, s'il le fallait, des « quotas de pêche plus stricts », et en renforçant la législation.

En ce qui concerne l'énergie, et notamment l'exploitation de pétrole, elle a annoncé qu'elle gèlerait les décisions prises par le gouvernement Saunders. « Je ne conçois pas qu'aujourd'hui le Cangamé se développe grâce à l'exploitation de pétrole, même si c'est très rentable », a-t-elle martelé. Elle souhaite développer les énergies renouvelables, avec un « particulier sur la recherche et développement. »

Sur l'avortement


La Première ministre nommée veut faire de l'avortement une des « grandes victoires » de la fin de la décennie, après les récents coups durs qu'a pris le mouvement féministe ces derniers mois. Elle veut légaliser l'acte médical pour toutes les femmes, sans conditions, et le rendre gratuit. Elle a indiqué ne pas être défavorable à une clause de conscience pour les médecins.

Jade Finch a aussi dit qu'elle était favorable à une forme d'union civile pour les couples de même sexe, voire pourquoi pas à l'ouverture du mariage homosexuel. Elle ne s'est pas prononcée quant à l'adoption pour ces mêmes couples.

Sur l'économie

« Je ne promets rien sinon de réduire la pauvreté. Ce sera mon seul et unique but. » Cette phrase est revenue, sous différentes formes, plusieurs fois pendant l'entretien. La Première ministre nommée a indiquée qu'elle pensait que, maintenant que la route de l'enrichissement était revenue, il fallait en faire profiter le maximum de personnes, y compris celles « qui étaient éloignées de cette croissance ». Elle a annoncé qu'elle souhaitait augmenter les impôts sur les entreprises afin de financer les hôpitaux et l'éducation et mettre en place un salaire minimum.

Elle a aussi insisté sur le fait que l'État devait s'assurer que les grandes entreprises « restent contrôlables », sans doute une allusion à des nationalisations.
[right]Nolan Newhouse[/right]
Joyan

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[background=#000080][indent]10[/indent]Politique[indent]10[/indent][/background]- le 12 mai 2036
Les démocrates seraient en tête, devant les libéraux

Alors que tous les partis font le tour du pays, un premier sondage donne le parti démocrate en tête, devant les libéraux. Grosse surprise, Les Verts arriveraient quatrième avec une percée dans l'électorat.

« Les sondages veulent dirent ce qu'on leur fait dire », affirme Simon Spier, le nouveau leader du Parti conservateur. Et pour cause, un récent sondage commandé par The New Rock et Radio-archipel affirme que son parti serait en troisième place, trois points derrière le Parti libéral. Devant eux, le Parti démocrate et ses 28% d'intentions de vote.

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Une situation qui semble logique, après que le Cangamé ait vécu un revirement politique d'ampleur. Le Parti conservateur paye le prix des actes du précédent gouvernement, alors qu'il souhaite axer sa campagne sur une forme d'exemplarité. Les membres de l'ancien gouvernement ne font ainsi pas partie de la liste présentée par le plus vieux parti du Cangamé, même s'ils n'ont pas été expulsés de celui-ci.

De son côté, le Parti démocrate surfe sur une vague favorable : alors que les thèmes de la libéralisation de la société, de la protection de l'environnement et de la justice sociale sont ceux qui semble être plébiscités par la population selon un récent sondage - qui cite aussi la baisse du taux de chômage et l'augmentation du pouvoir d'achat comme priorités de la majorité de la population - ce sont aussi les sujets de prédilection du parti, qui en a fait son cheval de bataille de bataille pour la campagne.

Les libéraux, éclaboussés par le scandale, mais pas tout à fait touchés en plein coeur, on réagi en expulsant les membres du gouvernement de leurs rangs et proposant une libéralisation intense de la société, moins poussée que Jade Finch peut le proposer néanmoins.

[right]Nolan Newhouse[/right]
Joyan

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Édition du 06 juin 2036
[ont]La demande d'asile de Jennifer Fatuimaa refusée : l'affaire prend une tournure politique[/ont]


[justify]Les autorités de la province de Brittonia ont refusé la demande d'asile politique de Jennifer Fatuimaa, en couple avec une femme et menacée au New-Eden. Son cas attise les tensions politiques.

C'est la presse Neo-édenienne qui s'en est d'abord fait l'écho : Jennifer Fatuimaa et sa compagne, Jackie Arotao, ont fui leur pays pour venir se réfugier au Cangamé. Arrivée en Brittonia, elles ont demandé l'asile aux autorités, au motifs qu'elles seraient persécutées. En effet, dans leur pays d'origine, l'homosexualité, qu'elle soit masculine ou féminine, est illégale.

Néanmoins, les autorités cangaméennes ont considéré que l'asile n'était pas justifié. Dans une communiqué, l'office de l'immigration provincial estime que les deux femmes « ne peuvent pas se prévaloir de critères suffisants pour justifier une menace particulière sur leur vie. L'homosexualité, et sa criminalisation, n'est pas considérée comme une situation devant justifier de la protection du Cangamé.» La loi de l'Archipel ne prévoit en effet aucune forme d'asile possible pour les couples homosexuels fuyant la persécution. Néanmoins, les deux femmes ont décidé de faire appel de la décision auprès du tribunal, une procédure qui peut prendre plusieurs semaines.

Une affaire qui entre en campagne

Cette décision a d'abord fait réagir les association de défense des droits des homosexuels et des minorités sexuelles. Le Groupe d'Action LGBT+ (GALGBT+) a de suite dénoncé sur les réseaux sociaux « une décision absurde qui envoie un message négatif pour la communauté LGBT+ ». L'association s'insurge contre le refus, et en a appelé à la population et aux politiques pour empêcher que « Mmes Fatuimaa et Arotao ne soient pas renvoyées au New-Eden.

Cette médiatisation a fait rentrer l'affaire dans la campagne pour les élections générales. Jade Finch, qui a déjà annoncé vouloir créer une union civile pour les couples homosexuels « équivalente au mariage », s'est indignée de la situation. « Si le parti démocrate peut former un gouvernement au lendemain des élections, il faudra aller au New-Eden, et leur dire que ce qu'ils font ne respecte ni les droits de l'Homme, ni les les principes élémentaires de la Bible.» Elle a aussi annoncer vouloir étendre la procédure d'asile aux couples homosexuels fuyant leur pays où ils sont persécutés, « avec des conditions préalables, évidemment. » Les Verts ont eux aussi soutenu le couple.

Du côté conservateur, on a soutenu la décision des autorités. Pour l'instant, Simon Spier, interrogé sur Radio Cangamé, a estimé que « les autorités avaient fait leur devoir. » Il a indiqué être « personnellement contre un mariage homosexuel ». On ne peut pas totalement blâmer ces pays [où l'homosexualité est illégale]. Ici aussi, nous avons mis du temps avant de la légaliser., et aujourd'hui, nous restons attachés à nos valeurs traditionnelles. » De fait, les pratiques homosexuelles ont été dépénalisées depuis 2001. Une position partagée par le Mouvement Chrétien.

Les Libéraux ont réagi à demi-mot, mais se sont plutôt montrés favorables à une avancée des droits des homosexuels. Leur leader, Eva Lundie, a souhaité ne pas faire de commentaires et « laisser la justice régler ce cas précis ». Néanmoins, la ministre de la Jeunesse, Margery Ila-Larse, a indiqué dans les colonnes de L'indépendance qu'elle ne s'opposait pas à un accroissement de la reconnaissance des homosexuels dans la société. [/justify]
[right]Claire Chazel[/right]
Joyan

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Édition du 14 juin 2036
[ont]La Pride vire aux affrontements[/ont]


[justify]Avec un mot d'ordre changé dans l'urgence pour défendre Jennifer Fatuimaa et sa compagne, Jackir Arotao, la Pride de New-Warrington s'est finie en affrontements avec la police pour une partie du cortège.

Peu avant la fin de la marche et le début des concerts prévus en ville, la Pride [marche de fiertés], organisée par l'Inter-LGBT+ (Lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels et plus) a dégénéré en fin de cortège. Des affrontements avec la police, provoquant plus de 14 blessés légers et des dizaines d'arrestations selon la préfecture de police, ainsi que des dommages matériels conséquents, ont éclaté en fin de journée. Des manifestants radicaux se sont montrés violents pour défendre une ouverture des droits des minorités sexuelles, sur fond d'affaire Fatuimaa.

Le slogan de la quatrième marche des fiertés a été changé dans l'urgence il y a 10 jours, alors que la jeune néo-édenienne venait d'être déboutée de sa demande d'asile par l'office de l'immigration de Brittonia, sous motif que son homosexualité ne constituait pas une « situation devant justifier de la protection du Cangamé.» Une décision qui avait alors provoqué la colère des associations de défense des personnes LGBT+ du pays, notamment du Groupe d'action LGBT+, son président Levi Walley ayant qualifié la situation de « profondément absurde et choquante ».

Une marche très tendue

Pendant la marche, déjà, des slogans demandant que Mmes Fatuimaa et Arotao bénéficient de la protection du pays avaient éclaté dans le cortège dit « politique ». Il s'agit de la partie de la marche où sont regroupées les associations de défense des droits des personnes LGBT+. C'est dans la queue de ce cortège qu'ont éclatées les violences, alors que la tête de celui-ci arrivait sur la place Saint-Charles, qui marquait l'arrivée et où une scène était installée pour les concerts qui devaient suivre. Plusieurs manifestants ont commencé à répondre à des insultes avec des groupes conservateurs qui jonchent les rues sur le passage de la foule colorée. La police est intervenue et la situation a dégénéré, selon plusieurs témoins sur place.

Le bilan est de 14 blessés, dont 6 membres des forces de l'ordre, et de 45 arrestations, selon la police. Rapidement, les manifestations de la soirée ont été annulées par la municipalité, qui craignait de nouveaux débordements. « Nous ne pouvions garantir que de nouvelles violences n'allaienta se reproduire, et il était préférable d'avorter les festivités », a déclaré le maire libéral Luke Macauley.

Les associations ont tout de suite condamné cette décision. « Nous regrettons cette décision, comme nous condamnons toutes les violences. Avec un peu de volonté, la mairie pouvait garantir sans problème la sécurité des concerts de la soirée, sans de débordement », a indiqué Alana Gauweler, présidente de l'Inter-LGBT+. De son côté, Levi Walley a appelé à la résistance passive: « Nous devons montrer notre désaccord. La situation de Mmes Fatuimaa et Arotao sont insupportables, et la répression dont nous faisons l'objet, ainsi que les discriminations quotidiennes, suffisent. J'appelle tous les gays, lesbiennes, bi[sexuels], trans[sexuels] et autres à continuer les festivités, dans la rue, dans les parcs, jusqu'à ce que la municipalité nous permette d'organiser une nouvelle Pride.»

Aucun parti candidat aux élections générales n'a réagi à la situation. Le gouvernement, qui ne gère plus que les affaires courantes, devrait lui aussi rester en retrait. [/justify]
[right]Claire Chazel[/right]
Joyan

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[background=#000080][indent]10[/indent]Politique[indent]10[/indent][/background]- le 23 juin 2036
À New-Warrington, la nouvelle Pride se politise

Le maire de New-Warrington a finalement autorisé que se tienne une soirée de concerts et de festivités, après dix jours de mobilisations des mouvements LGBT+. Plusieurs associations les ont rejoint, mais aussi plusieurs forces politiques en campagne.

C'est une victoire pour l'Inter-LGBT+ du Cangamé : Luke Macauley, le maire de la capitale, a décidé d'autoriser une soirée de festivités et de concerts, place Saint-Charles. C'était une revendication des associations, qui n'avaient pas pu organiser l'événement dix jours auparavant, alors que la Pride avait tourné en affrontements. Depuis, de nombreux groupes de personnes LGBT+ organisait des concerts et mouvements sauvages en ville, pour rappeler aux élus que leur fête avait été bafouée.

L'essentiel des manifestations avait lieu dans le quartier Moaringa, à l'est de la ville, où réside déjà une forte communauté LGBT+. Des concerts et manifestation improvisées s'installaient aux coins des rues, dans les parcs ou encore dans les bars et restaurants, dans une ambiance bon enfant. « J'ai l'impression d'être dans un festival de musique permanent », témoignait Eliott, un passant. Dans le quartier, et autour, les pancartes revendicatives ont fleuri, sur les poteaux électriques, dans les jardinières fleuries ou encore, plus rarement, sur les façades des immeubles.

Depuis le 13 juin dernier, les affrontements restent pourtant quotidiens, bien que de moins en moins violents. « Nous avons à déplorer 94 blessés au total, pour la plupart mineurs, a indiqué la préfecture de New-Warrington. Parmi eux, 12 policiers ont été victimes de violences, dont 7 ont été hospitalisés et un est toujours sous la surveillance des médecins. » Des manifestants plus radicaux profitent régulièrement de la tombée de la nuit pour rassembler une foule de plusieurs centaines de personnes et provoquer les forces de l'ordre. Trois incendies ont été déclarés depuis dix jours dans le quartier.

Entre condamnation et espoir politique

Néanmoins, les actions violentes restent l'oeuvre d'une « minorité », selon Alana Gauweler, présidente de l'Inter-LGBT+. « Bien sûr, nous ne cautionnons pas ces violences. Mais il faut aussi comprendre d'où elles viennent. Les LGBT+ sont depuis des années marginalisées. Là, d'un coup, on les met sur le devant de la scène, on met en exergue qu'ils n'ont aucun droit. Et, pour la première fois, on a des partis politiques, en campagne, qui soutiennent nos revendications et les portent dans leur projet. Forcément, il y a une forme d'espoir qui naît.»

Il y a trois jours, certains mouvements féministes radicaux, adeptes des actions coup-de-poing, comme Slut please !, ont rejoint le mouvement, et ont notamment participé aux violences. Trois membres de l'association sont d'ailleurs en garde à vue. D'un autre côté, des associations Maories sont aussi venues revendiquer ce qui fait partie de leur culture propre : l'homosexualité, la bisexualité et, dans une moindre mesure, le transgénérisme et la transidentité sont largement acceptés, et souvent même revendiquées. « Aujourd'hui, et depuis la colonisation en fait, notre tradition est complètement illégale. Pour nous, un homme qui aime un homme, cela arrive. C'est dans la nature, ça a toujours été. Hors, ils ne peuvent pas être reconnus par les autorités comme couple », expliquait Hamao Raong, de l'association Whakapehapeha tane.

Politisation forcée ?

Hier, Jade Finch a été reçue lors d'un concert improvisé. Elle a apporté son soutien aux causes LGBT+. Aujourd'hui, en réaction de l'annonce du maire de la ville de permettre une nouvelle soirée de festivités, elle a partagé sa satisfaction : « C'est un beau message que M. Macauley fait passer, et une bonne décision. Nous fêterons cet événement comme il se doit. » Orlene Saint-Jean, la candidate des Verts, est aussi venue apporter son soutien à la communauté LGBT, avec plusieurs candidats de sa liste.

De son côté, le Parti Conservateur a déploré une « soumission de la mairie à certains lobbies » par la voix de Simon Spier, le chef du parti. « Nous ne devons pas céder à la terreur imposée par certains groupuscules », a-t-il précisé.

[right]Bruno Aupetit[/right]
Joyan

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Édition du 27 août 2036
[ont]À l'approche des élections, les Conservateurs se ressaisissent[/ont]


[justify]Alors que l'échéance approche, le Parti conservateur semble remonter la pente. La gauche, après avoir dominé tout le début de la campagne, s'essouffle.

Alors que les thèmes chers à la gauche ont disparu des écrans radars de la campagne, il semblerait que le Parti conservateur reprenne du poil de la bête. Un récent sondage l'indique toujours en troisième position, mais il remonte la pente : il se situerait à entre 1 et 4 points des Libéraux, à 23% des voix.

Alors que l'écologie, les droits sociétaux ou encore les thèmes sociaux sont passés de mode dans les débats, les Conservateurs surfent sur l'effet « Innocent XIV ». Le nouveau pontife, à la politique particulièrement sévère, a appelé au prosélytisme, et les communautés catholiques les plus rigoristes l'ont pris au pied de la lettre. Elles multiplient les démarchages envers les particuliers et les actions publiques. Des démonstrations qui, si elles plaisent au Mouvement chrétien, séduisent aussi les Conservateurs.

Applaudissements à droite

Simon Spier a participé, hier, à une messe en public, à Greybank. Événement décrié par les Démocrates, il a pourtant suscité des approbations, même chez les Libéraux, pour qui « chaque communauté a droit à s'exprimer comme il l'entend », malgré les discours anti-avortement et anti-LGBT+ tenus. Mais l'idée plaît à l'électorat conservateur, et rassure le parti.

Les Conservateurs ont aussi gagné la bataille de la sécurité, thème qui est revenu en force dernièrement après la traque de plusieurs trafiquants d'espèces protégés, et la mort de Theodore Justinlake après un cafouillage des troupes de police. Deux propositions choc ont retenu l'esprit de l'électorat : d'une part, le durcissement des conditions de détention, avec notamment l'interdiction de la télévision dans les cellules et la non-rémunération du travail effectué pendant les peines de prison, et d'autre part la création d'une police de proximité.

Les Conservateurs ont aussi repris la main sur l'économie, alors que les résultats ne sont pas si mauvais pour le dernier gouvernement. Ils ont particulièrement insisté sur les très petites entreprises, pour lesquelles ils proposent une défiscalisation totale de la taxe professionnelle. Ils proposent aussi l'accroissement des aides en matière de développement d'infrastructures industrielles.[/justify]
[right]Louis Sommerville[/right]
Joyan

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Édition du 2 septembre 2036
[ont]Écrasante majorité pour les Démocrates, Jade Finch Première ministre[/ont]


[justify]Les élections générales ont donné une large victoire à Jade Finch et au Parti démocrate, avec plus de 34% des voix. Le roi l'a nommée Première ministre, et elle doit maintenant annoncer son gouvernement.

C'était attendu, mais sans doute pas dans cette ampleur. Le Parti démocrate arrive en tête des élections générales qui se sont tenues hier dans tout le pays. Le parti au kiwi devant largement ses principaux concurrents - le libéraux et les conservateurs - avec 34,5% des voix, soit environ 3 700 00 bulletins à son nom glissés dans les urnes. Les libéraux, arrivés deuxièmes, sont au coude à coude avec les conservateurs, avec 18,7 et 18,1% des voix. A droite, le mouvement Chrétien réalise un très bon score, son meilleur dans une élection générale : 7,9% des voix.

A gauche, c'est le parti écologiste et nationaliste Groupe pour la Terre, dont la vision se rapproche des démocrates sur l'environnement et l'économie, qui arrive deuxième (9,6% des voix), devant Les Verts, dont le score, pourtant déjà élevé (7,4%), est jugé décevant : il ne leur permet pas de devancer le Groupe pour la Terre et les place derrière le Mouvement chrétien. Dernière petite surprise : le Groupe francophone, avec un score relativement haut pour ce jeune parti né de la volonté de promouvoir le français dans le pays, fera son entrée au parlement avec 2,3% des voix.

Très forte participation

La participation a été exceptionnellement élevée. A près de 90% de votants, les élections d'hier sont celles qui ont le plus mobilisé depuis l'indépendance. Selon les résultats officiels rendus ce matin par le Ministère de l'intérieur, le Parti démocrate devrait totaliser 53 sièges. 29 seront dévolus aux libéraux, et 28 aux conservateurs. Le Groupe pour la terre en disposera de 14, devant le Mouvement chrétien et ses 12 sièges et Les Verts et leurs 11 postes de députés. Le mouvement francophone en aura, lui, 3.
[center]
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Le nouveau parlement, telle qu'annoncé par le Ministère de l'intérieur.[/center]

Charles II a déjà nommé Jade Finch comme première ministre. Elle dispose maintenant de trois jours pour annoncer son gouvernement. Deux options s'offrent à elle pour former une coalition : soit s'allier aux libéraux, soit s'appuyer sur les partis de gauche. La première option impliquerait sans doute de faire des concessions en terme de politique économique et d'environnement aux plus libéraux, et risquerait d'être relativement mal vue par son électorat. La deuxième option, plus plausible selon différents analystes, donnerait une alliance avec les partis de gauche : le Groupe pour la Terre, les Verts et le Mouvement francophone. Une telle coalition permettrait une politique environnementale plus poussée, mais aussi un nationalisme plus prononcé, avec notamment un regain d'intérêt vers la chose militaire, thème qui n'a que peu été abordé dans la campagne.

Selon les premiers éléments recueillis, le gouvernement devrait être annoncé dans la soirée, après que l'accord de coalition ait été trouvé.

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[right]Patrick Arvour-Pepper [/right]
Joyan

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[background=#000080][indent]10[/indent]Politique[indent]10[/indent][/background]- le 27 septembre 2036
Face aux mariage homosexuel, les conservateurs se mobilisent

La loi est passée presque sans débat, l'opposition n'ayant préparé aucun argument de fond à mettre en face de ceux de la majorité. Mais les mouvements anti-LGBT+ se mobilisent aujourd'hui pour faire valoir leurs idées.

Victoire pour la communauté LGBT+, qui n'attendait pas une loi si rapidement et surtout, si large - elle permet au Cangamé de recevoir des demandes d'asile pour les personnes LGBT+ persécutées dans leur pays, avec des conditions - la loi pour l'égalité selon l'orientation sexuelle ou l'identité de genre a été adoptée sans gros débat par le Parlement. Si la Chambre des représentants a tenté de se mobiliser, le mayonnaise n'a pas pris et les conservateurs comme les chrétiens sont restés inaudibles. Au Conseil royal, le débat n'a intéressé que peu de nobles, si bien que seul cinq se sont exprimés.

Mais l'opposition semble venir des églises et des courants conservateurs. Mobilisés depuis plusieurs mois, à l'appel du nouveau souverain pontife, pour défendre leur foi, ils s'organisent de plus en plus en communautés politisées, prêtes à manifester dans la rue. C'est surtout le cas dans les provinces francophones de l'île de la Chance, où la communauté catholique est bien implantée.

Le cardinal André IV de Saint-Sébastien a créé le mouvement "Vivre ma foi", qui, sous couvert d'un nom rassembleur, est en fait une entreprise de prosélytisme assumée. « L'homosexualité en tant que telle n'est pas condamnée par la Bible » avance pour se dédouaner l'homme d'église de 74 ans. « Par contre, nous réprouvons les relations homosexuelles. L'homosexualité peut être combattue pour faire rentrer les hommes dans le droit chemin. C'est le destin de l'humanité qui est en jeu, » affirme-t-il.

Modèle sociétal en vis-à-vis

Des paroles relayées par son mouvement, qui affirme refuser que la nouvelle loi permettant aux couples homosexuels de se marier, n'entre en vigueur le 1er janvier prochain. Ils ont déjà envoyé des dizaines de lettres aux maires locaux pour leur demander de refuser de marier ces couples. « Nous ne pouvons pas cautionner que ces couples remettent en cause notre modèle familial et sociétal », affirmait Colette Poter, une adhérente au mouvement du cardinal. « La Bible nous enseigne de nous y opposer. » Certains groupes seraient d'ailleurs prêts à aller « répandre la foi », comme l'affirme un tract distribué à la sortie de l'église, dimanche matin.

De son côté, le maire a décidé de ne pas répondre à leurs revendications. « Mon devoir c'est d'appliquer la loi, surtout quand elle est juste », a répondu Louis de Saint-Simon, élu du Parti démocrate. Pour lui, pas question de céder, même s'il reconnaît que les mouvements catholiques conservateurs « commencent à poser des problèmes de sécurité ». Plusieurs agressions ont en effet été recensées, et des affiches haineuses ont du être enlevées de l'espace public.

Dans le quartier de la Montagne Verte, qui affiche clairement son ouverture d'esprit en faveur des couples homosexuels et de la communauté LGBT+, on redoute une montée du conservatisme. Plusieurs groupes sont venus se poster à des coins de rue, vendre des bibles et donner des conseils religieux. Clayton, un habitant, confiait : « S'il le faut, nous sommes prêts à résister. » Déjà, les drapeaux arc-en-ciel on fleuri.

[right]Laurent Decouet[/right]
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