[AMINAVIE] Territoire Occupé d'Aminavie

Arios

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Le journal des vrais Aminiens - Aspire à être un faucon, qui pourvoit aux besoins des autres, plutôt qu'un vautour, qui profite des restes.[/center]

À Zagliate pour la fête des chalutiers, le Vizir salue les pêches exceptionnelles.

La guerre a eu un effet positif sur les réserves halieutiques de la mer d'Aminavie. En privant provisoirement de nombreux pêcheurs de s'y aventurer du fait des risques des combats, le conflit à permis aux poissons de reconstituer leurs réserves d'habitudes en souffrance par l'abondance de la prédation des navires céruléens et lucifériens, mais aussi des firmes aminiennes à tendance monopolistique.

Le Vizir et son conseiller à la pêche et l'alimentation ont déclaré qu'un accord de zones de pêches devrait être trouvé avec l'ELA, la Nazalie et les pays voisins afin d'éviter les incursions étrangères en mer d'Algarbe et désinternationaliser économiquement ces eaux, pour défendre les pêcheurs aminiens. Tous ont insisté sur l'avantage naturel de cette mer, saluée comme un privilège divin qu'il était temps d'exploiter économiquement plutôt qu'en faire comme les républicains un instrument de guerre.

  • "Regardez l'oeuvre de Dieu qui a formé cette eau en la séparant du Ciel ! Contemplez sa force ! Quel homme peut ainsi créer autant d'eau ? Quelle technologie et combien de scientifiques dans combien de brèves de presse faut-il pour arriver à un tel exploit ? Et cette Mer d'Algarbe, mes frères, est déjà devant nous et déjà nous appartient ! Oh Dieu quel cadeau nous as-tu fait là ! Ce cadeau nous le chérirons dans la paix." a déclaré le Vizir.
Arios

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Le journal des vrais Aminiens - Aspire à être un faucon, qui pourvoit aux besoins des autres, plutôt qu'un vautour, qui profite des restes.[/center]

Appel des Aminiens au djihad

Tout Aminien doit mourir pour Dieu. Effacer son moi au profit de Dieu. C'est l'oeuvre d'une vie, et plus dans celle-ci l'écoute du moi est faible, plus l'amour envers Dieu est grand, plus la fraternité des hommes est renforcée et gloire est ainsi faite à Dieu.

Dieu est plus grand encore que tout, plus grand que la somme de tout ce qui fut, est et sera. Si l'Univers se remplissait de soleils en ce qu'il peut en contenir, cela ne ferait pas une particule même de la puissance de Dieu. La seule voie pour se rapprocher de Dieu est donc spirituelle, car Dieu rie des actes matériels tant sa puissance est grande, tant cela lui est insignifiant. Lui, le dieu qui se nourrirait du sang des hommes alors même que l'Islam n'est pas en danger, celui là n'est pas Dieu mais une idole.

Tout Aminien doit être un fanatique. C'est la le seul moyen de comprendre Dieu et le chemin le plus court pour saisir son amour. Amour, al fanaa, de la plus grande des sortes, est la matrice du monde. Dieu aurait pu se complaire dans le vide, mais il a créé tout, ce qui est preuve d'amour. Si tu veux te rapprocher de l'idée de dieu, abandonne-toi. Pratique la charité, plus que tout, observe le jeûne, aime chaque homme plus que tu ne dois t'aimer, et chaque femme, et chaque être intelligent ou faible, et chaque pierre aussi, et la miette qui tombe de la table, la feuille et la poussière elle aussi, car elle est l'oeuvre la plus parfaite de Dieu et la preuve la plus flamboyante de son existence.

Oublie ceux qui te gênent. Applaudis la souffrance. Aime Dieu paisiblement et touche le moins à son oeuvre, sinon avec les yeux et le coeur. Ne t'avise pas de tuer, même par amour pour lui, car cela n'a pas de sens et il ne le demande pas. Dieu est plus grand encore que Dieu.

Ainsi a parlé le Vizir après avoir longuement écouté les paroles de notre Imam d'Aït Tinifer, un noble être qui vécut 123 jours dans le désert.
Arios

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[quote][center]Lois provisoires du Territoire Occupé d'Aminavie

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Bannière de l'Autorité Aminienne d'Occupation[/center]

Nulle ne pourra être inquiétée pour son habit

Oh, bien sotte est cette femme se découvrant le chef sous le soleil méchant de berbérie. Et exubérante, elle qui fait de sa toison un instrument de charme aux yeux de tous, si elle ne veut être l'objet de convoitise de tous.

Allons, fille, allons épouse, tu porteras le voile si tu en as décidé, car seule à ton époux tu te dois d'être belle, et tu ne le porteras que s'il ne t'est pas objet de gêne dans le travail.

Et si tu ne le veux pas, tu en es libre aussi, car personne ne doit forcer à aimer et respecter Dieu, la chose de toute chose.
[/quote]
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/05/26/180526070925591285.png[/img]
Le journal des vrais Aminiens - Aspire à être un faucon, qui pourvoit aux besoins des autres, plutôt qu'un vautour, qui profite des restes.[/center]

Les Lucifériens veulent désarabiser l'Aminavie

Scandale. Ou pas, car l'influence des réseaux sataniques dans les gouvernements occidentaux est grande, profondes ses ramifications. La projet de Massaba est clair : que les Aminiens abandonnent leur langue liturgique et intellectuelle au profit de celle des colons. Les références cachées de la presse de collaboration sont claires : le mur qui se monte, celui du maçonnisme. C'est lui qui a coupé les liens de nombreux peuples dytoliens avec le latin, comme il voudrait couper les peuples musulmans de leur lien avec l'arabe.

Plus grave, Massaba veut séparer Berbères et Arabes. Est-il possible de séparer dans le mulet ce qui relève de la jument et ce qui relève de l'âne ?

Le Vizir l'a dit : l'Aminavie ne se fermera pas aux Arabes, car la mer d'Algarbe n'est rien sans eux. Depuis milles ans ils sont nos pêcheurs et nos marchands. Qu'ils viennent ici, ceux qui sont persécutés et interdits de liberté ou d'emploi.

Leur avenir est en Aminavie, pas en Luciférie.
Arios

Message par Arios »

Depuis le 1er mai dernier, la Ligue de Montalvo demeure en Aminavie où elle occupe militairement une bande de terre de quelques 200 km de profondeur sur le tracé des zones de front au moment du cessez le feu.

Néanmoins et suite à la paix de Sidi Benna, l'armée montalveenne n'assume plus qu'un rôle de maintien de l'ordre, aux côtés des forces policières de l'Aminavie. L'armée montalveenne a cessé tout soutien aux autorités alternatives largement évincées depuis la contre offensive d'avril, ni à la presse ni aucun autre organe. Toute l'administration et la politique sont gérés par Djuruma et le gouvernement provisoire d'Aminavie.


La Ligue et l'Empire Luciférien sont censés, avec l'Amarantie, s'entendre sur les zones d'occupation militaire à organiser jusqu'à la fin du conflit avec le Karmalistan, qui dans la profondeur eschatologie folle-furieuse et inconsistante qui le caractérise a déclaré la guerre à Cartagina.

Mais l'Empire Luciférien se montre fatigué, n'a pas tardé à déléguer un maximum à son état fantoche du Consulat Berbère, tandis que l'Amarantie se montre elle même bien peu volontaire pour participer à l'occupation de l'Aminavie. Le temps de présence des étrangers dans le pays pourrait être grandement écourté faute de ténacité politique et jusqu'à Cartagina, qui veut déjà réussir à maintenir l'ordre chez elle.

Sur les îles de Degirba et Beronezzi, l'armée montalvéenne profite de sa popularité auprès des locaux, qui attendent l'organisation d'un référendum qui acterait leur annexion et présence dans le camp des vainqueurs. Mais beaucoup de la population insulaire, de vieille race nazalienne italo-algarbienne, fantasme une Nazalie ancienne sans s'attendre à ce que le pays a pu devenir dans sa modernité et son métissage dytolien.

Alors que beaucoup présagent une application au rabais du traité de Sidi Benna, Cartagina par souci d'économie et de géopolitique pourrait être tentée de se placer comme partenaire principale de l'Aminavie nouvelle... Peut être une version très proche de l'Aminavie ancienne, quelques Islamistes en moins. Mais à quel prix ?
Arios

Message par Arios »

Ratifié le 30 avril 2036, cela faisait bientôt un an que le Traité de Sidibenna devait être appliqué à la région.

Un an, c'était le délai laissé par les textes aux Montalvéens pour organiser un référendum par lequel les populations insulaires du détroit de la Mer d'Algarbe pourraient rejoindre la Nazalie.

Mais la Ligue de Montalvo n'existait plus.
L'Amarantie avait proclamé son retrait de la vie internationale.
L'Empire luciférien avait implosé.
Le Mahajanubia était redevenu une anecdote sur la listes des influences de Lanfair.
L'Aminavie de Djuruma était devenu un califat islamiste et avait relancé des négociations parallèles avec Cartagina.
Et Cartagina avait négocié de nouvelles conditions de paix pour se prévenir de toute contre-offensive de quelques groupes criminels liés à l'impuissante, atone et illégitime Ligue islamique mondiale.

Djuruma, ou un quelconque hameau du désert aminien, semblait jouer la montre pour prendre ensuite à témoin la communauté mondiale sur le non respect de Sidibenna si les troupes montalvéennes supervisaient un référendum au-delà du 30 avril 2037. Il était en même temps difficile pour la nouvelle Ligue de Lébira que d'organiser une telle consultation à l'heure où son armée restait exangue, et où l'adhésion de l'Illythie à ses institutions nouvelles lui faisait hériter de l'image simpliste du colonisateur de l'Algarbe.

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Depuis un an dans la zone, l'armée montalvéenne avait dû palier son manque de moyens par l'effort d'intégration de la population à son dispositif de maintien de l'ordre.
Elle avait, d'abord par le biais du Vizirat puis suite à la Conférence de Sidi Benna dans un cadre purement policier, pris soin de se montrer amicale malgré les accidents isolés.

Cartagina n'avait pas fait grand chose pour développer et reconstruire le pays, du moins pas après le repeuplement de Ait-Tinifer (Ittinifer').
Mais les Islamistes n'avaient rien fait pour harceler l'armée d'occupation. Qui ne dit mot consent, les Tiniférois semblaient avoir trouvé une certaine quiétude dans cette forme d'état qui n'en était pas un : l'armée lébirienne protégeait, l'administration aminienne survivante et non-islamiste répondait avec incertitude aux questions et problème concrets de citoyens.

Le concret : les marchandises circulaient librement entre Lébira, Ait-Tinifer et les vallées de la côte occupée. Le commerce s'était reconstruit avec la vigueur des forces mercantiles non entravées et dopées par le besoin. L'oriflamme nationaliste et le mirage islamiste étaient bien loin du quotidien. Les gens s'étaient débrouillés et les marchandises venues de Nazalie, d'Illythie et d'ailleurs et vendues au prix qui leur permettait un écoulement les y avaient aidé.

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L'avenir du Tiniférois et des îles amino-nazaliennes se jouerait probablement dans les mois à venir. Mais l'expérience avait prouvé que cette situation étrange pouvait durer. Tant que l'apathie islamiste rendait ubuesque tout risque de soulèvement meurtrier ou d'invasion, et inefficace toute négociation, les pions ne bougeraient pas. Il ne restait à Cartagina qu'à commencer à encourager l'investissement dans la région si l'intégration du Tiniférois à la Ligue devenait une perspective envisageable - à ce stade la meilleure pour les habitants.
Arios

Message par Arios »

Territoire occupé depuis le cessez-le-feu de Mai 2036 :
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Plan de fin d'occupation de l'Aminavie continentale, proposé aux autorités califales en juin 2037 :
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/10/22/181022091451398177.png[/img][/center]

1 décembre 2037 : Libération de la ville-tampon Zagliate, de Laborma et de la Haute-Vallée de Zagliate, et de la ville de Giamate et de sa Basse-Vallée.
1 mars 2038 : Libération de Messadi et ses portions de voie ferrée et d'autoroute.
1 juillet 2038 : Libération de la Haute-Vallée de Giamate, Begiare et ses vallées, secteur de Od et Savani, affluent principal de la Vallée d'Ittinifer', et secteur médian de la vallée. Libération d'une grande partie des axes routiers et ferroviaires de la zone occupée.
1 novembre 2038 : Libération du désert super-messadien.
1 janvier 2039 : Libération du Bichierrinois et de toute partie continentale hors Ittinifer' et ses campagnes.
1 juin 2039 : Libération d'Ittinifer' et de sa périphérie.

Les îles amino-nazaliennes n'étant pas soumise à fin d'occupation à ce stade. Leur statut à renégocier à l'issue du plan de fin d'occupation de l'Aminavie continentale, si réussite.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
27/07/2038[/center]

Degirba et Beronezzi : « Nazaliens originels » et Lébiriens s’habituent à vivre ensemble.

[center][img]https://www.voucherwonderland.com/reisemagazin/wp-content/uploads/2018/05/Sehensw%C3%BCrdigkeiten-Cefalu.jpg[/img]
Le vieux-port de Beronezzi, sur l'île majeure, la moins développée économiquement.[/center]

Deux ans après le début de l’occupation des îles amino-nazaliennes par l’Armée montalvéenne, puis lébirienne, la population s’est peu à peu habituée à la présence militaire étrangère, au point que l’économie actuelle est le fruit d’une symbiose originale entre la sur-représentation des forces de maintien de l’ordre lébiriennes, et les habitants des îles. Le groupe ethnique de loin majoritaire sur les îles de Degirba et Beronezzi est officiellement reconnu, par les Lébiriens comme les Aminiens, comme « nazalien », bien que les études génétiques récentes démontrent une proportion d’origines berbères, et arabes, plus importante qu’en Nazalie lébirienne, à l’exception de territoires reculés autour du Plateau d’Acciaba, ou dans le Lasahari.
L’identification à une identité « nazalienne » par les Degirbiens et Beronezziens est surtout un phénomène culturel, qui prend racine à la fin du XVIIIème siècle, lorsque la puissance musulmane est définitivement supplantée par l’influence commerciale de la Nazalie chrétienne sur ces îles, peu à peu grossie des progrès liés à l’industrialisation naissante du monde « occidental ». La ville de Lebira quitte le giron musulman à cette période, s’en suivent les premières grandes migrations qui caractériseront le XIXème siècle, avec l’installation de nombreuses familles italiques dans le sud de la Nazalie et dans les îles amino-nazaliennes, qui rejoignent une communauté confidentielle mais puissante déjà installée sous l’ère politique musulmane.

C’est sous l’influence des Chrétiens, de fait porteurs des progrès commerciaux et industriels, que les habitants insulaires de l’époque se convertissent et adoptent la langue italique, en l’espace de deux générations à peine, pour mieux profiter des avantages de cette ère nouvelle. Les mariages mixtes sont nombreux, mais la mixité est bien davantage culturelle qu’ethnique… les émigrés des campagnes vers les villes de Degirba et Beronezzi, n’épousent pas très souvent des Italiques, mais des insulaires déjà acculturés. Dès 1860, la population urbaine dépasse la population des vallées dans les deux îles ; la ville devient le moteur de l’économie insulaire… et l’incubateur d’une sociologie nouvelle. Degirba et Beronezzi répètent, en quarante ans, ce qui s’est passé en quatre siècles en Nazalie continentale : l’acculturation, et l’assimilation de dizaines de milliers de Berbères, à la différence que les îles sont demeurées plus autochtones, racialement parlant.

Et pour cause, notamment, que les difficultés géopolitiques céruleo-algarbiennes dans la deuxième moitié du dix-neuvième, vont concentrer l’immigration alors très importante des Italiques vers la région de Cartagina, et l’ensemble de la Nazalie continentale. La population du territoire triple en un siècle, essentiellement sous l’effet des vagues de migrants dytoliens. Alors que Tötterns et Britons se précipitent vers les anciennes colonies d’Olgarie, les Italiques affluent par milliers, chaque année, en Algarbe-du-Nord. Le taux d’origines dytoliennes récentes explose parmi les Nazaliens ; mais cette immigration épargne les îles amino-nazaliennes, aujourd’hui encore considérées par les anthropologues comme un « miroir ethno-racial de la Nazalie du début du XIXème siècle ». Le dialecte degirbien, à titre d’exemple, possède un taux de mots d’origine arabe de plus de 40 %, alors que cette proportion ne dépasse pas 25 %, dans les dialectes les plus reculés de la Nazalie continentale, et à peine quelques pourcents dans les patois urbains de la côte, surtout enfantés par les dialectes importés des régions italiques de Dytolie du sud.

Assez tôt dans le vingtième siècle, les îles amino-nazaliennes reviennent sous domination musulmane. Quelques parenthèses permettent de parler d’un mouvement de balancier, entre domination chrétienne et islamique, mais la population moderne des îles demeure fortement liée culturellement à la diaspora italique. Après 1950 et la défaite italique en Cérulée, les îles repassent jusqu’à peu définitivement sous le giron musulman, mais la clairvoyance de l’État laïc d’alors permet aux îles de bénéficier d’une autonomie qui respecte le caractère « nazalien » des territoires insulaires, et leur religion dominante. En un siècle de domination aminienne, les politiques ponctuelles de ré-islamisation par le peuplement n’aboutissent pas à leur objectif – les musulmans ne devenant jamais majoritaires, et l’influence du réseau dégirbien au sein des instances de pouvoir de la RPA protège la culture et les intérêts des insulaires, dont beaucoup sont les porte-voix et acteurs des relations entre la Cérulée et l’Aminavie.

Le conflit entre l’Aminavie et la Ligue de Montalvo, en 2036, conduit à l’occupation de ces îles après une vaste opération parachutiste, qui prend par surprise un dispositif aminien concentré dans sa lutte contre les Lucifériens, au sud. La contre-offensive aminienne, puissante et gagnante sur le continent, est stoppée par le cessez-le-feu avant qu’une reconquête des îles soit lancée. Aujourd’hui, le plan de fin d’occupation négocié entre Cartagina et Djuruma ne comprend pas la libération prévue des îles – qui devaient, dans la première version du traité de paix, supporter un référendum d’autodétermination qui n’a toujours pas été organisé, Cartagina préférant renoncer temporairement à la mesure afin de mieux mener à bien ses négociations alors entreprises avec le nouveau régime, islamiste.

De nombreux insulaires, qui ont aidé sinon salué la prise militaire montalvéenne, vivent dans la crainte que ces îles soient un jour abandonnées à nouveau par Cartagina. Devant la situation en Aminavie, beaucoup veulent se rassurer en pensant que « la Nazalie » ne les abandonnera pas. La peur des représailles et du chaos est importante, plus encore que celle de l’intolérance religieuse supposée des Islamistes au pouvoir, mais le fantasme du rattachement a du plomb dans l’aile tant le décalage culturel entre les insulaires et les Nazaliens continentaux s’est accentué avec le temps ; sur beaucoup d’aspect, l’Aminavie berbère et multi-religieuse était plus proche de leur culture, bien qu’italophones et chrétiens, que cette Ligue de plus en plus multiethnique, à la démocratie précaire, où le catholicisme est effondré, grignotée par les sectes, et qui semble voir dans ces îles un intérêt géographique et commercial entre Algarbe centrale et Cérulée, plus qu’une nécessité sentimentale d’union territoriale de gens semblables… qui ne le sont plus tant qu’il y a deux cent ans.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
15/11/2039[/center]

Cinq mois après la libération d'Aït Tinifer, les insulaires toujours dans l'expectative.

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Lorenzo Pacchiaudi espère toucher une retraite en 2040[/center]

Le provisoire qui dure est devenu l'horizon permanent des Degirbiens et Beronezziens, habitants des îles amino-nazaliennes, que le Traité de paix de 2036 condamnait à l'incertitude en les excluant du plan de démilitarisation montalvéenne du Territoire Occupé d'Aminavie. Le retour, théorique au vu de l'anarchie totale dans l'ancienne Aminavie, de l'administration islamiste dans la capitale légitime du Califat a été le théâtre d'une cérémonie improvisée dans la cour du pensionnat servant de QG aux forces d'occupation de la Ligue depuis 4 ans, avec des représentants de Djuruma, que beaucoup soupçonnent d'avoir été des figurants recrutés parmi le personnel d'entretien. Le 1er juin dernier, les Lébiriens quittaient l'Aminavie continentale, actant ou presque le Traité de paix.

Il leur resterait pour cela à organiser le fameux référendum d'auto-détermination, repoussé depuis quatre ans. Les îles amino-nazaliennes sont devenues hautement stratégiques pour Cartagina, alliée militaire et commerciale de l'Épibatie chrétienne, mais surtout toujours plus liée à sa Province d'Illythie, en plein essor. Dans sa politique algarbienne, la Ligue entend compenser ses reculs diplomatiques dytoliens, et ne peut souffrir des risques liés à une perte de contrôle du Détroit de Degirba.

Dans ces deux îles, le temps n'épargne pas les plus anciens, souvent les plus fermes soutiens de l'annexion nazalienne, biberonnés dans les années 1970 par les récits de guerre de leurs parents fascistes, qui avaient subi à nouveau l'annexion musulmane en 1950, et les humiliations allant avec. Mais la nouvelle génération, moins passionnée, n'est pas moins pragmatique : l'effondrement aminien est un repoussoir autant qu'un péril migratoire inédit qui détruirait rapidement la mince économie des îles. Et l'on espère bien souvent que les frégates militaires lébiriennes continueront encore longtemps leur mission de reconduite des navires d'immigrés illégaux vers les côtes continentales.

Le défaut d'investissement de Cartagina dans ces îles, prudente peu encline à passer pour expansionniste, devrait connaître un premier rattrapage en 2040, ayant été promis aux quelques 80 000 habitants, dont 70 000 "autochtones" italiques, qu'ils toucheraient désormais les prestations sociales lébiriennes, sans pour autant que l'administration les compte comme imposables étrangers. En attendant, comme d'habitude, des nouvelles.
Arios

Message par Arios »

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
28/02/2040[/center]

Les habitants de Degirba et Beronezzi peuvent désormais réclamer la nationalité lébirienne.

"Stricte question d'égalité de traitement entre autochtones et migrants économiques" affirme le gouverneur militaire des deux îles aminiennes occupées. Si Marco Fezzani ne cache pas ses sentiments patriotiques nazaliens aux visiteurs de son bureau d'officier supérieur, il se défend de juger la mesure réclamée pourtant par ses "ministres" civils à Cartagina depuis plus de deux ans. Puisque le référendum ne se fera pas de si tôt, dans un contexte de tensions que l'on connait entre la LIM, sous l'influence karmale, et la Ligue de Lébira, il convient pour l'administration de permettre aux insulaires le désirant d'obtenir les papiers et la citoyenneté lébirienne, nazalienne.

Depuis 2036, la paix et l'occupation militaire prolongée des deux îles peuplées d'italophones, une frange importante de la population milite pour un franc rattachement. Mais le courage politique a manqué à des gouvernements tiraillés entre les luttes politiques et sociales intérieures et le jeu de tower defense imposé par la Dytolie, puis la LIM. Pourtant le territoire a gagné en attrait, et en valeur géostratégique, avec l'immense envolée économique de l'Illythie, puis l'alliance commerciale avec l'Épibatie. La ville de Degirba a gagné près de 12 000 habitants, Lébiriens essentiellement, l'économie locale a suivi cette manne tertiaire et portuaire importée par la Ligue, sans planification, et beaucoup de Lébiriens considèrent que la question d'un rattachement en bonne et due forme est une affaire d'administratif : dans les faits, les îles en face de la ville qui donne son nom à la Ligue font partie de sa sphère économique et politique.

Mais nombre d'insulaires ne voient pas les choses ainsi : sans droits à la retraite, au chômage, aux allocations diverses, les habitants bien que nazalianophiles voient leur patriotisme s'étioler à l'épreuve d'une attente insoutenable. Nous ne sommes pas des apatrides clamaient les 1200 manifestants dans les rues de Beronezzi, le mois dernier, craignant de demeurer des citoyens de seconde zone, des non-citoyens, par le jeu du manque de panache cartaginien sur la scène internationale.

Désormais, annonce faite par le gouvernement lébirien, les habitants des deux îles pouvant témoigner de la nationalité italique d'un de leurs ascendants en 1950, lors du détachement des territoires de la Nazalie, pourront en vertu du Code de la citoyenneté, demander la nationalité. Cartagina promet d'inviter l'administration a faire preuve de tolérance sur les preuves attendues, "une photo pourrait suffire en cas d'absence de papiers" répond le ministre de l'information.

Le droit du sang, sur un sol légalement aminien.
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