PRESSE | Paskoako Prentsa

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[center]PASKOAKO PRENTSA
Presse paskoane | Dernière mise-à-jour : 09/02/36

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LISTE DES JOURNAUX :

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526225509-uharteetan.png[/img]
Uharteetan | Les Îles
Uharteetan (« les Îles » en euskara) est l'hebdomadaire paskoan le plus lu à travers l'archipel. La rédaction se veut neutre, même si largement tournée vers les intérêts de l'archipel des îles Paskoak plutôt que vers l'extérieur, bien que ces intérêts peuvent parfois se recouper avec ceux d'autres nations. Il est distribué sur tout l'archipel en euskara seulement.

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Paskoa Kuokoa | Indépendance Paskoane
Paskoa Kuokoa (« Indépendance Paskoane » en rapanui) est un hebdomadaire autonomiste voire indépendantiste rapanui/rapañoa, principalement distribué dans l'île la plus au nord - l'île de Rapañoa - en euskara et en rapanui. Le journal cherche à adopter une ligne politique fédératrice des mouvements indépendantistes en présentant un contenu assez neutre pour permettre à la plupart des groupuscules indépendantistes de s'y retrouver. Point de vue indigène et critique ouverte du modèle centraliste paskoan se mélangent dans cette gazette autonomiste.

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Aroñariako Kafea | Le Café d'Aroñari
Aroñariako Kafea (« le Café d'Aroñari » en euskara) est un hebdomadaire économique principalement acheté dans l'île méridionale et notamment dans la capitale de l'archipel paskoan et de l'île de Vitorio, Aroñari. Les informations sont principalement utiles au niveau économique et financier pour les investisseurs et autres élites de la finance qui parcourent les pages de cet hebdomadaire la plupart du temps en terrasse, pour se tenir au courant de l'actualité économique nationale et régionale. Il s'affiche neutre, bien qu'une ligne politique centre-droit (libéral) soit apparente.

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[url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center]
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Guerre en Cérulée : la situation profitable à l'archipel
9 février 2036

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526227730-port-d-aronari-ile-vitorio.png[/img]
[cap]Le port d'Aroñari pourrait devenir un important port d'attache en Néchinésie si le conflit venait à se prolonger.[/cap][/center]

Avec la montée des tensions en Marquésie, la situation ne pouvait qu'être instable, et la déclaration de guerre du Shakhanat islamique du Karmalistan à son voisin arabe, le Royaume d'Hachémanie, a été l'ultime coup de semonce pour le commerce céruléen : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=879&t=16532#p337611]les nombreux combats navals en Cérulée[/url], à partir du 3 février 2036, opposant la flotte aminavienne aux flottes lucifériennes et caskares ont eût tôt fait d'anéantir les flux commerciaux ouest-céruléens, mais c'est un autre événement qui met directement en péril l'un des plus grands axes commerciaux au monde. En effet, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1055&t=14368]le canal d'Ashurdabad[/url] - ou canal de l'isthme shuktène - construit en 2034 par l'empire d'Eashatri, s'est révélé être un axe commercial majeure, permettant aux navires venus de Dytolie d'atteindre la Ventélie en contournant l'obstacle que représentait le cap janubien, détour bien plus coûteux et donc moins rentable que le passage par un éventuel canal eashate, malgré les droits de douane potentiels.

Or, avec l'intensification des combats navals en Cérulée occidentale et surtout une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=879&t=16535]rixe maritime entre les marines hachémanienne et karmalie[/url] dans les eaux internationales dans le détroit d'Ashurdabad, le 4 février 2036, ont rapidement [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=337621#p337621]mis fin au trafic commercial[/url] pourtant important qui opérait par l'isthme en cette période hivernale ; en effet, nombreuses sont les exportations de Dytolie du Nord (des pays de la Mer Boréale comme le Lorthon ou le Vonalya exportant vers leurs partenaires ventéliens que sont le Kaiyuan ou le Lianwa) qui, une fois l'hiver venu et les eaux au nord de la Natolique gelées, passent par le canal shuktène comme voie de circulation alternative et bien plus rentable que l'usage de brises-glaces à grande envergure - ce qui diminue très largement la rentabilité du trajet. Mais avec les conflits qui se succèdent en Cérulée - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=888&t=16371]soulèvement de la Céjanoise en Amarantie[/url], [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=879&t=16382]de Filipiada au Montalvo[/url] , et [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&start=75#p335279]frictions frontalières entre le Kandjar et l'Hachémanie[/url], qui aboutissent à la guerre actuelle en Marquésie - le commerce transcéruléen se voit compromis, mettant en danger de nombreux échanges.

Cette déstabilisation commerciale de l'axe trans-céruléen a, au niveau mondial, des influences néfastes sur la liberté de circulation des biens et la multiplication des échanges, mais des alternatives, n'ont pas désintéressées du bénéfice financier et commercial, s'ouvrent cependant devant les exportateurs dytoliens pour trouver une porte de sortie à la crise commerciale de l'instabilité des eaux à l'embouchure de l'isthme shuktène. Face à ces déstabilisations des flux commerciaux et à la destruction de plusieurs navires de commerce, pris entre le feu diluvien des deux camps, les occidentaux se tournent désormais de plus en plus vers des axes commerciaux certes légèrement moins rentables - à terme, ils le sont même plus, puisque la couverture paramilitaire et logistique coûte bien plus pour emprunter l'isthme shuktène actuellement que d'emprunter une voie alternative au petit canal nord-janubien - mais qui assurent une plus grande sécurité et pourrait devenir à terme, un axe stratégique de contrôle commercial.

Or, la seule zone commerciale de transit largement éloignée de toutes les régions de conflit - Algarbe du Nord ou Marquésie - se trouve être la Néchinésie, et notamment le passage sud-dorimarien, permettant aux dytoliens de rallier la Ventélie au prix d'un détour certes moins rentable mais bien plus sûr. L'archipel des îles Paskoak se trouve à l'endroit idéal pour ce nouveau flux commercial - auparavant largement distancé par le flux commercial nord-janubien, mais l'effondrement de ce dernier représente une aubaine économique - et à l'avenir, des ports d'attache comme celui d'Aroñari, la capitale paskoane, ou celui de Zarrautsa, pourraient devenir d'importants ports de transit commercial. Grâce à la législation financière avantageuse de l’État paskoan, les îles Paskoak pourraient rapidement devenir un nœud commercial majeur, au croisement entre les flux commerciaux venus des deux continents les plus riches de la planète. Entre Dytolie et Ventélie, les îles Paskoak ont des perspectives brillantes, malgré la faible libéralisation du régime parlementaire qui nuit plus à la République paskoane plus qu'il ne la dessert.

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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Izko Aturalde annonce vouloir se rapprocher du Txile
9 février 2036

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526238480-pantxiko-eraul-et-izko-aturalde.png[/img]
[cap]L'ex-Lehendakari txiléen, Pantxiko Eraul (à droite sur la photo), rencontrait le Lehendakari paskoan Aturalde en 2032.[/cap][/center]

Un premier rapprochement de la sorte avait été opéré en août 2032 mais la réticence du gouvernement socialiste de l'ancien Lehendakari (président) txiléen Pantxiko Eraul avait empêché toute progression vers une coopération plus poussée : le Lehendakari paskoan Azko Ituralde a annoncé ce matin devant le Parlement paskoan (Paskoako Parlamentua) sa volonté de renouer avec l'ancienne métropole, notamment au vu de la progression importante des Provinces-Unies du Txile depuis 2034 sous l'égide du Kontsula (consul) Gaspar d'Esparza. En effet, avec la gouvernance successive de Pantxiko Eraul - lors de son second quinquennat - puis de Gaspar Esparzako, la République txiléenne - puis les Provinces-Unies du Txile - ont effectué des avancées importantes dans les domaines économique, militaire et technologique, grâce à une politique active de l’État, notamment sur le plan économique où l’État keynésianiste a des bienfaits plus importants sur l'économie nationale que le simple libéralisme classique.

Cette progression constante, qui s'est traduit en 2034 par une croissance économique txiléenne à 15,8% - malgré la menace directe du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » sur le sol du Txile - et en 2035 de 25,3%, avec des records de croissance démographique et d'expansion du niveau de vie. S'appuyant sur ces chiffres qui témoignent d'une réelle puissance régionale plus au nord, le Lehendakari a présenté devant le Parlement paskoan son projet d'ouverture diplomatique restreinte à destination des Provinces-Unies txiléennes. Le Parlement, dont une très faible majorité se dégage en faveur d'Izko Aturalde, devra se prononcer en faveur de ce potentiel rapprochement qui pourrait donc faire suite aux déboires diplomatiques d'août 2032 où le Lehendakari txiléen s'était clairement prononcé en défaveur du régime parlementaire « corrompu » et de la « junte militaire qui règne sur les îles Paskoak », soulignant le peu de pouvoir de l'exécutif que représente le Lehendakari paskoan, très largement écrasé par la toute-puissance du législatif (Parlement paskoan), le Lehendakari n'ayant pour pouvoir que le militaire - qu'il n'a de facto pas - la diplomatie et la durée - le Lehendakari paskoan n'étant élu que tous les sept ans contrairement au Parlement paskoan (élu tous les quatre ans).

Ces propos incendiaires de la part du chef d’État txiléen de l'époque, rapportés auprès du Parlement paskoan par un attaché de presse, ont entraîné un renfermement immédiat de l'archipel des îles Paskoak, dont le gouvernement s'était vu contraint à faire machine arrière - notamment le Ministère des Affaires Étrangères paskoan, qui en était même venu à normaliser les relations txiléo-paskoanes. Mais depuis 2034, les élections législatives de janvier 2036 ont assuré une légère majorité (coalition centre-droit) au Lehendakari Izko Aturalde, qui peut désormais agir au niveau international et régional avec l'accord du Parlement paskoan et du gouvernement que ce dernier a placé à ses côtés. Si le Parlement paskoan et la faible majorité très éclatée du centre-droit arrive à trouver un point d'accord, alors des représentants diplomatiques des Provinces-Unies du Txile pourront alors commencer un cycle de négociation avec des délégués paskoans pour arriver à leur tour à un traité diplomatique satisfaisant en vue de normaliser les relations txiléo-paskoanes.

En effet, depuis le 1er février 1950, l'archipel des îles Paskoak est indépendant de la République Fédérale du Txile. Cette indépendance, acquise quasiment de force au sortir d'une guerre néchinésienne d'ampleur qui avait contribué au démantèlement des vestiges de l'empire colonial txiléen directement hérité du passé colonial euskal - à commencer par la cité-état de Kapayane/Kapañoa dans le sud du Kaiyuan, mais aussi par le protectorat txiléen des îles Paskoak. Ce lourd héritage colonial est de nos jours de plus en plus vu comme une potentielle porte de sortie, notamment pour les nombreux émigrés paskoans au Txile, qui trouvent dans les Provinces-Unies txiléennes du travail, et un confort linguistique qui attire également de nombreux ventéliens de langue euskale. Le Txile se rapprochera-t-il de la République paskoane, et verra-t-on l'établissement d'un partenariat txiléo-paskoan ? La dominance txiléenne pourrait être une aubaine, mais également une malédiction : devrions-nous vivre aux crochets des exportations agricoles du Txile vers l'archipel ?

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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Les paskoans saluent la restauration monarchique txiléenne
21 février 2036

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/2/1516737428-manifestation-pro-basque.png[/img]
[cap]Le Txile paneuskaliste trouverait-il son écho patriote dans les îles Paskoak ?[/cap][/center]

Le 15 février dernier, le gouvernement txiléen du Kantziler (chancelier) conservateur Iñaki Bidaurre organisait, après la promulgation au Parlement txiléen d'une proposition de référendum d'un député parlementaire membre de l'Eskuin Alternatiboa (EA, parti conservateur membre de la coalition majoritaire au pouvoir), un référendum sur la question de la détermination sur la restauration monarchique. Les Provinces-Unies du Txile, peuplées d'un peu moins de 27 millions d'âmes, en compte de nombreuses qui voient en la personne du Kontsula (consul) et vice-prince de la Province de Berri Nafarroa, le prétendant au trône Gaspar « II » d'Esparza, un homme providentiel qui a su sortir la République txiléenne d'une crise institutionnelle - démission du Lehendakari (président) social-libéral Pantxiko Eraul - et militaire - conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » - qui compromettait l'avenir de la nation txiléenne au sein du continent dorimarien en tant que puissance régionale.

Même si la paternité de la paix txiléenne est accordée par mégarde au futur souverain txiléen, la signature du traité de paix avec l'Uhmali ayant été effectuée en sous-main contre la volonté du consul, la forte croissance économique comme démographique du Txile durant l'année 2035 est un des éléments qui joue en faveur de la popularité du prétendant au trône. Même si ici aussi, cette politique de développement économique profitable et de forte natalité avait déjà été entreprise par le précédent gouvernement (lors du second quinquennat du Lehendakari démissionnaire Pantxiko Eraul), sa mise en oeuvre n'avait pas permis l'obtention de tels résultats (15,8% de croissance économique en 2034 sous Eraul contre 25,3% en 2035 sous Bidaurre/Esparza) et le précédent gouvernement n'avait pas été capable de gérer la crise militaire que vivait la République Fédérale du Txile avec le blocus naval uhmanéen qui, bien qu'inefficace, avait porté un sévère coup à la réputation, au prestige et à la popularité du Lehendakari Eraul.

Ce dernier, après sa démission, avait permis au consul de gagner l'approbation d'une très large partie du Parlement txiléen, des social-libéraux jusqu'aux nationalistes, tous voyant en lui un « Homme-providence txiléen », rappelant les héros de l'Histoire txiléenne - chronologie des événements au Txile avec laquelle celle de l'archipel des îles Paskoak se mêle très étroitement. Mais au-delà de la figure romancée d'un prince, c'est également un stratège, et ancien militaire représentant de l'aristocratie txiléenne. Il est ainsi très largement critiqué par les mouvances d'obédience marxiste, qui voient en lui un nouveau pro-dictateur de la République qui en menace les institutions - ce sont en tout cas ce qu'en pensent les dirigeants du Txileko Alderdi Komunista (TAK, parti communiste) Temistokles Oñatebia, Achik Ñaña Asto (leader du mouvement indigéniste quechua) et Adolfo Auleztia, bien que l'ancien secrétaire général du TAK ait été mis au banc par les plus modérés du parti.

Même si la figure romancée du « prince euskal » soit ternie par l'élite qu'il représente ou les nombreuses critiques qui sont adressées à son égard par ses plus virulents détracteurs, certains redoutant même une « aventure personnelle » pour l'homme au sommet de l’État txiléen, Gaspar II d'Esparza, souverain-monarque des Provinces-Unies du Txile, semble se diriger vers un passage à la postérité comme « l'Homme qui sauva la nation des ires de la République ». Si de telles affirmations peuvent être douteuses, l'exemple du parlementarisme tous azimuts dans la République paskoane, parfois qualifié de « dangereux » par les centralistes et les antiparlementaires, qui laisse le pays sombrer dans une crise d'instabilité ministérielle qui ne semble jamais pouvoir se résoudre, alors que les différentes factions politiques de la démocratie des îles Paskoak s'affrontent depuis déjà une cinquantaine d'années (les premières élections législatives remontant à 1977) pour établir un gouvernement majoritaire à la tête de l’État paskoan.

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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Le réarmement txiléen est une menace pour la paix néchinésienne
3 mars 2036

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/21/1/1526918499-sous-marin-obsolete.png[/img]
[cap]Le modèle de submersible [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1013&t=15961#p338520]Urpeko[/url] est le dernier né de l'industrie militaire txiléenne : progrès ou danger ?[/cap][/center]

La Pax Nechinesia, dont les Provinces-Unies du Txile sont le premier champion, serait-elle mise en péril par le réarmement tous azimuts de la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne ? Cette question, que se sont posés une dizaine de politiques indigènes et socialistes ce mois-ci au cours du quinzième congrès pour le développement des îles Paskoak (15CDIP/HKPUG ou Hamabosgarren Kongresua Paskoako Uharteak Garatzeko), est devenu une problématique récurrente pour la politique étrangère de l'archipel paskoan, notamment vis-à-vis de son grand voisin continental, mais aussi pour ses relations défensives avec l'extérieur. Si l'instabilité ministérielle empêche le Lehendakari (président) paskoan Izko Aturalde d'adopter une politique étrangère cohérente, ce dernier ne se gêne pas pour contourner le veto que son propre cabinet ministériel lui oppose lorsqu'il est question des affaires étrangères, le ministère en question n'ayant que peu d'autorité à imposer sur le chef de l’État paskoan.

Le réarmement txiléen, après une période de recul des effectifs lors des dix dernières années qui s'était achevé par les déboires navals de l'Itsas Indarra, la marine txiléenne, vient renflouer les forces armées du Txile de façon rapide et brutale pour transformer la flottille de guerre du Txile, très largement affaiblie pendant le conflit dit de la « Guerre des Conteneurs », en un véritable armada capable de tenir en respect les ennemis des Provinces-Unies txiléennes par-delà les mers et les océans. Mais si cette promesse n'est que très partiellement tenue, puisque les effectifs de la marine txiléenne en sont encore à la reconstruction - la flotte de guerre txiléenne ne comptant actuellement qu'une vingtaine de navires de surface comme submersibles, contre trente en 2033 - il est sûr que d'ici plusieurs années, les effectifs navals du Txile dépasseront largement ce qui avait été observé par le passé dans l'Itsas Indarra. Pour s'assurer une progression comme mentionnée, l’État txiléen multiplie les dépenses et les achats dans le domaine militaire : achat de frégates et de croiseurs auprès de l'Amarantie et de l'Empire luciférien, et passage de plusieurs commandes auprès de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1013&t=15961]Vitoriako Ontziola Konpainia[/url].

Mais la Lurrean Indarra (l'armée de terre du Txile) n'est pas en reste : en effet, le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1222&t=16029#p338463]18 janvier dernier[/url], ce sont pas moins de 330 chars obsolètes, 110 chars modernes, 100 batteries d'artillerie moderne, 18 batteries d'artillerie moderne, 24 hélicoptères d'assaut obsolètes et 21 batteries d'antiaériens mobiles obsolètes que les Provinces-Unies du Txile ont racheté à la République du Deseret parmi le matériel militaire hérité par le Deseret au cours de la fusion avec les États-Fédérés d'Olgarie, rachat payé au prix fort par le Txile pour la modique somme de plus d'un milliard de dollars, soit quatre milliards de dollars txiléens (8 000 000 000 dollars paskoans)... Alors que [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=60#p337038]la pauvreté semble s'enraciner[/url] dans les vallées ouvrières dans le centre et dans le sud du Txile, est-ce bien sage de dépenser [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15422&start=15#p337242]six pourcents du Produit Intérieur Brut txiléen[/url], soit 4,353 milliards de dollars (16,44% du budget étatique), au mépris des dépenses publiques vitales ? Ce sont ainsi pas moins de six milliards qui seront détournés cette année pour répondre aux demandes d'expansion militaire cette année, au mépris de la demande croissante en investissement dans un pays en plein embellie économique, malgré un afflux des investisseurs privés qui viennent supporter l’État dans ses dépenses, mais pour combien de temps ?

Et l’État txiléen ne compte pas en rester là : en effet, à grand renfort des institutions de recherche technologique du pays et de l'aide de chercheurs étrangers (vonalyans, kaiyuanais, lucifériens, amarantins ou bien encore hachémaniens), les Provinces-Unies txiléennes ont développé leurs propres modèles d'hélicoptère d'assaut, de submersible militaire et de réacteur d'avion (à but militaire sans doute). Le Txile, qui s'assoit donc sur une base solide de recherche technologique qui a fait ses preuves, continue ainsi ses nombreux partenariats, avec le développement d'une technologie txiléenne de fabrication de porte-avion de technologie obsolète. Le sous-marin de classe Urpeko, qui est le nouveau-né de la recherche militaire txiléenne, ouvre la voie à la recherche militaire navale pour l'armée txiléenne, qui pourrait renforcer sa capacité à se réarmer en commandant directement auprès des sociétés étatiques d'armement : les Provinces-Unies du Txile sont-elles une future puissance hégémonique sur le versant oriental de la Néchinésie ?

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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Les accords d'Aroñari assureront une pérennité de l'investissement
21 avril 2036

[img]https://i.imgur.com/2veepcJ.png[/img]
[cap]Le Parlement paskoan l'a validé : le traité diplomatique txiléo-paskoan est entré en vigueur au premier avril dernier.[/cap][/center]

Il ne s'agissait plus qu'une question de temps après l'annonce officielle du gouvernement paskoan du Lehendakari (président) Izko Aturalde de vouloir opérer un rapprochement diplomatique et économique voire militaire avec la puissance continentale que sont les Provinces-Unies du Txile, desquelles les îles Paskoak se sont éloignées il y a plus d'un demi-siècle dans un cadre décolonialiste mouvementé, à une époque où l'indépendance de l'archipel devait être assurée pour son propre développement. Maintenant que l'indépendance de la République insulaire est assurée, les relations diplomatiques txiléo-paskoanes, qui avait vécu une résurrection en août 2032 malgré un échec du rapprochement diplomatique avec le précédent gouvernement txiléen - celui du Lehendakari Pantxiko Eraul - dont la destitution par l'instauration du consulat a achevé un rapprochement qui ne pouvait être qu'inévitable, et qui est le signe d'un changement profond de la mentalité isolationniste du Parlement paskoan qui, jusqu'aux élections parlementaires de janvier 2036, s'était révélé hostile à toute ouverture diplomatique et économique outre-mesure.

Mais le vent a tourné, puisque le Parlement paskoan a validé à une très courte majorité des voix - vingt-six pour un total de cinquante députés parlementaires paskoans - les accords txiléo-paskoans d'Aroñari le 31 mars dernier. Ces accords bilatéraux comprennent beaucoup d'avantages pour les deux parties, bien que des sacrifices ont été également convenus par les États signataires : les îles Paskoak recevront ainsi la protection militaire du Txile et de la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne) et ce, de manière unilatérale, tandis que les Provinces-Unies du Txile recevront également le droit de posséder une base militaire aéronavale sur le sol paskoan - d'après nos sources, sur l'île de Santxo près de Zarrautsa - et l'économie txiléenne pourra, dès le mois de mai 2036, s'ouvrir complètement sur le marché intérieur paskoan. Ce dernier point semble avoir été éludé par les principaux analystes, qui le considèrent comme un détail pour l'avenir des relations txiléo-paskoanes, or la dépendance croissante de l'économie paskoane sur l'économie txiléenne poussera la politique diplomatique et économique des îles à s'aligner sur celles de son voisin continental, le facteur économique risquant de devenir un élément crucial dans les mois à venir.

Avec le passage brusque de l'isolationnisme soft vers le libre-échange en l'espace de deux mois, les marchés txiléen et paskoan vont rapidement entrer en contact, très largement au profit des entreprises txiléennes, même si les produits paskoans pourraient, par leur originalité, percer sur le marché intérieur des Provinces-Unies du Txile. En effet, alors que le Txile est un grand producteur de matières premières et manufacturés - minerais (or, zinc, fer/acier, diamant et cuivre), produits agricoles et issus de l'industrie lourde - les îles Paskoak ont un modèle de production beaucoup moins vivrier et basé, sur le plan agricole, sur des cultures exotiques : tabac, cigares, pisciculture de haute qualité (esturgeons et espèces rares)... Cultures exotiques qui sauront trouver des clients sur le marché continental, mais qui ne suffiront pas à rééquilibrer la balance commerciale très largement en faveur de la super-production continentale par rapport à la sous-production insulaire. L'instauration du libre-échange permettrait ainsi de rehausser très largement le niveau de vie des paskoans, tout en donnant aux investisseurs nationaux du grain à moudre dans la spéculation de vente au gros.

Les produits ainsi importés depuis le Txile pour des prix très faibles par des grossistes spécialisés pourront être rachetés par des acheteurs privés qui seront susceptibles d'attendre une hausse des cours pour enregistrer d'importants bénéfices sur des marchés agricoles bien plus importants, une fois les taux douaniers abaissés, par rapport à la période économique précédant les accords d'Aroñari. Les investissements privés, qui se font déjà nombreux dans le secteur secondaire pour développer l'industrie de transformation, seront pérennisés par un large afflux de produits non-transformés (bruts) sur le marché paskoan, au profit des industriels et de leurs actionnaires. Les investissements privés, ainsi pérennisés par le libre-échange avec le Txile, seront également couplés à des investissements publiques, autant de la part de l’État paskoan que de la part de l’État txiléen, qui a annoncé vouloir entamer de nombreux projets d'investissements à moyen terme en faveur du développement des îles Paskoak, projets qui nécessiteront également la présence d'investisseurs privés : les accords avec le Txile seront-ils « tout bénéf' » pour l'archipel paskoan ?

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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Le guano prend le large grâce au marché txiléen
6 mai 2036

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/09/5/1520022224-guano.png[/img]
[cap]La demande txiléenne en guano, qui est exponentielle depuis l'année dernière, a enfin trouvé un second producteur.[/cap][/center]

En juillet 2035, une importante pénurie d'approvisionnement en phosphate, fertilisant essentiel à la production agricole de masse pour les cultures intensives de la plaine Arrunta au Txile, avait provoqué une ruée massive des agriculteurs txiléens sur des produits alternatifs certes plus coûteux que le phosphate habituellement, mais présents en quantité suffisante pour la durée de la crise de l'engrais sur le marché txiléen : pour de nombreux agriculteurs travaillant dans l'exploitation familiale traditionnelle, le guano, ce fertilisant à base d'excréments de mouettes récolté sur divers archipels d'îles au large des côtes txiléennes, était ainsi devenu la seule alternative directe viable, qui s'était cependant révélée très court-termiste. En effet, le guano a à son tour subi une pénurie - pour d'autres raisons toutefois, notamment la demande trop importante pour l'offre qui stagnait jusque là - et les prix au Txile, qui ont gonflé rapidement, ont forcé une augmentation de l'offre que les producteurs locaux n'ont pas pu assumer jusqu'alors.

Mais les îles Paskoak ont également le propre production locale de guano, qui n'est pas des moindres ; en effet, bien que la production agricole soit difficilement suffisante pour la demande alimentaire de l'archipel, la production et l'extraction du fertilisant animal va bon cours puisque, parmi les dizaines d'îles qui composent l'archipel paskoan, plusieurs d'entre elles sont de simples récifs à guano, organisés en de véritables mines d'excréments, d'où partent chaque jours des dizaines de kilos de cet excrément très recherché, et pourtant relativement peu cher par rapport aux alternatives chimiques traditionnelles. Le guano paskoan, à cause de son extraction et de sa présence pléthorique sur le marché interne à l'archipal, se trouve, ou se trouvait jusqu'alors, dans une situation de goulot d'étranglement avec une augmentation de l'offre pour une demande stagnante voire en déclin pour le seul marché national et régional. L'absence de réelle ouverture extérieure - à cause de l'isolationnisme économique de la République - n'a fait qu'accentuer cette absence de débouchés pour le simili-minerai qu'est le guano.

Cette situation de crise, dramatique pour les producteurs et extracteurs du précieux excrément de mouette, a finalement trouvé un débouché avec la signature des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1280&t=16649#p339430]accords txiléo-paskoans d'Aroñari[/url] le 31 mars dernier, qui ont offert aux grossistes et aux fournisseurs de guano un nouveau débouché, et pas des moindres : avec une production agricole très importante, estimée au treizième de la production agricole mondiale, les Provinces-Unies du Txile sont un important acheteur et importateur de guano, d'abord à partir des points d'extraction régionaux puis nationaux, et ensuite auprès de producteurs étrangers. Mais les tarifs douaniers, qui menacent la rentabilité des exploitations txiléennes tournant au guano, ont été abaissés par le traité - le libre-échange étant cependant à la fois bénéfique aux exportations txiléennes mais nuisible aux productions locales, autant dans les îles que sur le continent. Les agriculteurs txiléens, qui ont désormais substitué le guano à l'engrais phosphaté importé, ont boosté les exportations du guano paskoan, au profit mutuel des deux pays.

Les îles Paskoak pourraient-elles ainsi tirer parti du libre-échange pour sortir leur carte du jeu ? En effet, les accords d'Aroñari ont eu la fâcheuse conséquence que les produits txiléens, matières premières comme produits manufacturés, envahissent le marché interne, au détriment des productions vivrières locales. L'agriculture de l'île de Santxo, et dans une plus grande mesure encore pour l'agriculture traditionnelle de l'île de Rapañoa, sont largement dépassées par les productions importées du continent, au détriment donc des petites productions vivrières locales. Dans les rayons des épiceries et autres marchés locaux, les produits paskoans résistent mal à l'attractivité des prix txiléens, bien plus compétitifs qu'une production nationale déjà anecdotique qui forçait l'importation de denrées alimentaires. Mais le guano n'est pas la seule carte à jouer pour l'archipel : en effet, de manière plus générale, les productions exotiques et indigènes des îles Paskoak pourraient trouver des marchés sûrs et une demande importante sur le continent, où les tropiques ne permettent pas la production de certains aliments exotiques. Les accords txiléo-paskoans d'Aroñari sont-ils si unilatéraux que ça ?

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Djinndigo

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Temistokles Oñatebia visitera les îles en juillet 2036
8 mai 2036

[img]https://i.imgur.com/07jpp1e.png[/img]
[cap]La leader de l'opposition au Txile rendra visite à ses homologues paskoans le premier juillet prochain.[/cap][/center]

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&p=340029#p340029]Quelques jours après la formation[/url] du Errepublikanoaren Aurrean (« Front Républicain » en euskara) par Temistokles Oñatebia, leader de l'opposition républicaine au gouvernement actuellement en place dans les Provinces-Unies du Txile, la secrétaire générale du Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen ») a annoncé vouloir effectuer un tour politique dans les îles Paskoak pour soutenir les différents partis politiques d'orientation républicaine et socialiste contre le rapprochement du petit archipel néchinésien avec la grande puissance continentale impérialiste. Temistokles Oñatebia, qui a déjà obtenu avec succès le soutien des libéraux du centre-gauche de l'hémisphère politique txiléen, espère attirer plus de sympathie à son mouvement en soutenant la cause indigéniste paskoane et en fédérant les mouvements socialistes paskoans. Bien vain effort cependant, quand l'on constate que chaque congrès annuel des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1280&t=16649#p339378]différents partis de l'aile gauche du Parlement paskoan[/url] s'accompagne de son lot de boycotts annuels et de politique de la chaise vide pratiquée par divers dirigeants des partis présents dès lors qu'une déconvenue ou qu'un désaccord s'annonce.

Ainsi, au premier juillet de l'an dernier, sur les cinq partis attendus au congrès, seuls trois ont attestés leur présence, avec l'absence visible de deux dirigeants des partis politiques Rapanui a me ka noho kauwa ole ana (RAMKNKOA, « Rapanui et Liberté ») et Paskoako Langileen Frontea (PLF, « Front des Travailleurs Paskoans »), l'un boycottant le congrès pour sa non-mixité raciale et le second organisant une grande grève syndicale le jour-même contre un projet de réforme du travail dans l'archipel. Si l'annonce de la visite politique de Temistokles Oñatebia en juillet prochain pourrait forcer certains partis politiques à être présents au congrès annuel pour faire entendre leur voix et s'attirer la réputation de la leader de l'opposition txiléenne, les divergences sont trop nombreuses entre les partis de l'aile gauche pour qu'une entente soit possible ; la leader républicaine txiléenne devra s'accorder avec ses différents homologues paskoans, dont le morcellement politique ne pourra que compliquer la tâche d'harmonisation qu'Oñatebia s'est fixée pour son tour des îles.

Temistokles Oñatebia a également prévu de rencontre Izko Aturalde, le Lehendakari paskoan, un républicain qui, malgré son attachement au libéralisme que la monarchie txiléenne partage avec le chef de l’État paskoan, semble favorable à un rapprochement magnanime entre les forces vives du Txile et le gouvernement de la République paskoane, et donc à la fois avec la monarchie, le gouvernement conservateur-libéral du Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre et l'opposition républicaine à la monarchie txiléenne. Le gouvernement officiel des Provinces-Unies, qui ne s'est pas prononcé sur la question, semble cependant hostile à l'idée d'un rapprochement entre l'opposition txiléenne et le gouvernement paskoan. La monarchie txiléenne, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1280&t=16543#p338161]encore très populaire dans l'archipel[/url], a aussi de forts soutiens sur le continent dorimarien. Les euskals de tous bords voient dans le souverain-monarque du Txile un homme intègre et pragmatique qui a sauvé le Txile des affres de guerre - alors que le prince, encore consul de la République txiléenne, avait marqué sa profonde désapprobation pour la signature d'un traité de paix.

Mais qu'en est-il de la cause indigène et indigéniste dans le nouveau front d'opposition républicaine au Txile ? En effet, Temistokles Oñatebia est une euskale, et les cadres des partis politiques affiliés au nouveau mouvement républicain txiléen sont eux aussi issus de la majorité ethnique au Txile, sans pour autant défendre la cause de la minorité ethnique des quechuas (kitxua en euskara). Le front républicain d'Oñatebia ne s'est pas non plus prononcé officiellement sur la question, et le principal leader de la cause indigène au Txile, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=30#p332972]Achik Ñaña Asto[/url], bien que proche d'Oñatebia en tant que cadre politique du Txileko Alderdi Komunista, n'a toujours pas annoncé sa participation au nouveau front républicain. Si son silence peut être signe d'approbation, il est cependant inquiétant pour ses homologues indigénistes des îles Paskoak, qui pourrait voir dans la nouvelle leader de l'opposition républicaine au Txile une énième tentative d'appropriation de la cause indigéniste en faveur des euskals, au mépris de la culture native, bien plus implantée dans l'archipel paskoan que sur le continent.

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Djinndigo

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Contre la suprématie du dollar txiléen, les députés proposent l'indépendance monétaire
26 mai 2036

[img]https://i.imgur.com/2veepcJ.png[/img]
[cap]Les députés socialistes l'ont proposé et soutenu à l'unanimité : le Parlement paskoan votera-t-il la nouvelle monnaie ?[/cap][/center]

Alors que la croissance économique folle permet à la banque centrale du Txile d'imprimer des billets pour suivre la courbe de la croissance du Produit Intérieur Brut, l'économie paskoane reste encore léthargique, bénéficiant de croissances économiques faibles, largement devancées par les performances de l'économie continentale. C'est sur ce postulat que se sont basés les députés parlementaires du Paskoako Langileen Frontea (PLF, « Front des Travailleurs Paskoans »), appuyés par divers partis de l'aile gauche du Parlement paskoan, pour avancer leur proposition de loi sur une réforme monétaire d'envergure, en vue d'autonomiser à terme les îles Paskoak de la domination monétaire et financière des Provinces-Unies du Txile, qui ont le droit unique d'impression monétaire et donc de gestion de la monnaie txiléenne, l'eusko ou dollar txiléen ($TX), fixé au cours de quatre dollars txiléens pour un dollar international. La suprématie des Provinces-Unies txiléennes sur le dollar paskoan, par le biais du dollar txiléen, pousse les îles à obéir à la politique économique du géant continental.

Mais cette domination n'est plus qu'inscrite dans la durée, puisque la loi-cadre de l'indépendance de l'archipel commence à dater, et les circonstances ont changé. Il n'est désormais plus question de maintenir le dollar paskoan à un taux de convertibilité de deux dollars paskoans pour un dollar txiléen, et donc huit dollars paskoans pour un dollar international, mais il s'agit désormais d'assurer l'indépendance insulaire d'un continent qui ne nous a par le passé que trop négligé, voyant dans les îles Paskoak une colonie passée et future, et non pas un allié et un égal. L'hégémonie du dollar txiléen sur l'économie paskoane est un vestige de la période coloniale, symbole d'une ère passée, et est le fer de lance du néo-colonialisme txiléen. La nouvelle proposition de loi sur la fixation d'un taux de change flottant relatif au dollar international pour le dollar paskoan, si elle est acceptée, pourrait ouvrir la porte à de nouvelles modifications de la loi-cadre txiléenne à l'origine de l'indépendance progressive de la République paskoane.

Derrière cette proposition de loi, se cache également un énième effort des socialistes paskoans pour assurer un avenir viable et indépendant aux îles Paskoak, contre la domination des élites financières et politiques du Txile sur notre archipel. La nouvelle monnaie proposée par les députés parlementaires de l'aile gauche remplacerait progressivement le dollar paskoan, avec un nom original et un nouveau symbole : le Pasko (₱), avec un taux de change de trois pasko pour un dollar. La monnaie permettrait de renforcer l'économie locale, et de supplanter les initiatives locales de se détacher de la monnaie nationale, trop largement assujettie à la monnaie txiléenne pour être une valeur sûre. L'épargne des paskoans en est menacée, puisque l'augmentation des salaires, qui est la première source d'épargne dans l'archipel, progresse bien plus lentement dans les îles Paskoak que la croissance économique au Txile ne le permet sur le continent. L'augmentation de la masse monétaire txiléenne, suivant le cours de la croissance économique forte des Provinces-Unies, est donc préjudiciable à l'épargne des citoyens paskoans.

Alors qu'en 2035 cet effet commençait à être visible avec la croissance forte de la République Fédérale du Txile (15,8% pour l'année 2034), la menace s'accroît en 2036 alors que le passage à la planche à billets, qui ne pose aucun problème pour les autorités txiléennes et qui leur permet de stabiliser le cours du dollar txiléen vis-à-vis du dollar international, force l’État paskoan à recourir aux mêmes techniques, ce qui a tôt fait de créer un décalage entre la croissance insulaire faible, la hausse des salaires plus tardive, l'inflation (hausse des prix) et la création monétaire, qui limite donc l'épargne tout en fragilisant le rythme de vie et de consommation des citoyens paskoans. Serait-ce attenter à la consommation que d'entretenir ce système impérialiste de convertibilité fixe, alors que les deux économies concernées ne sont plus compatibles ? L'alliance Txile-Paskoak serait-elle à deux vitesses sur le plan économique ? Pour le déterminer, il reste encore à savoir le rôle à venir des Provinces-Unies dans la croissance économique paskoane ; rien n'est plus sûr, et si l'indépendance monétaire n'est pas parachevée, la croissance folle et artificielle de l'économie txiléenne pourrait porter le coup fatal à une économie paskoane qui vivote déjà.

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Djinndigo

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Aturalde veut rejoindre l'OLEC et soutenir le panolgarisme
9 juin 2036

[img]https://i.imgur.com/dYzx1Eg.png[/img]
[cap]Le plus réformateur de tous les Lehendakari paskoans du siècle saura-t-il relever cet énième défi ?[/cap][/center]

Épineux défi qu'a opposé le Lehendakari (président) de la République paskoane, Izko Aturalde, aux députés du Parlement paskoan et aux principales organisations politiques de l'hémisphère parlementaire. En effet, ce dernier a annoncé devant les députés parlementaires, au cours d'une séance hebdomadaire de comparution devant l'organe législatif paskoan, vouloir faire rejoindre les îles Paskoak à l'Organisation du Libre-Échange et du Commerce (OLEC), organisation économique internationale faisant pourtant face à un manque de dynamisme de ses membres. Cette annonce, qui s'inscrit dans la volonté du chef d’État de rapprocher l'archipel paskoan de son grand voisin continental, tout en affirmant son soutien aux libéraux et à l'ouverture progressive des frontières des îles, malgré la réticence toujours croissante d'un hémisphère politique très hermétique au libéralisme et à la sortie de l'isolation léthargique qui frappe la République paskoane depuis le siècle dernier.

Avec le soutien distant des autorités des Provinces-Unies du Txile, Izko Aturalde compte bien appuyer la candidature des îles à l'organisation auprès du Parlement paskoan, même si la coalition libérale proche d'Aturalde semble se réduire comme peau de chagrin et que la remise en jeu du titre de Lehendakari d'Aturalde pourrait bien arriver alors que ce dernier multiplie les initiatives audacieuses. Avec une popularité hésitante, Izko Aturalde est le chef d’État paskoan le plus réformateur des trente dernières années, mettant de plus en plus en danger son titre pour passer des réformes audacieuses et pas forcément populaires. Les accords de libre-échange txiléo-paskoans ([url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1280&t=16649#p339430]voir le traité d'Aroñari[/url]) en sont le plus vibrant exemple : le libre-échange instauré avec une super-puissance agricole et économique vis-à-vis de la situation fragile de notre République insulaire a porté le coup de grâce à une industrie agricole vivotant par l'endettement de l'archipel ; la popularité acquise par ces accords diplomatiques et commerciaux auprès de la population citadine, Aturalde l'a perdu chez les agriculteurs paskoans, qui voient dans le traité de libre-échange une tentative d'étouffer un noyau agricole insulaire déjà embryonnaire.

Izko Aturalde s'est également fendu dans son discours au Parlement paskoan d'une vive litanie à propos de la cause du panolgarisme, rappelant la nécessité d'« ouvrir un dialogue continental entre les différentes puissances et nations olgaro-dorimariennes pour s'assurer de la meilleure coopération possible entre les États concernés, dans leur intérêt commun ». Une affirmation qui reste encore sujette à controverse, notamment vu les divergences politiques entre les régimes panolgariens : le Westrait socialiste, le Deseret libéral, le Txile conservateur et le Tlaloctlitlal progressiste pourraient conserver des intérêts politiques différents pour les années et décennies à venir, malgré des similitudes dans les formes de régime, avec une propension de tous les pays actifs d'Olgarie-Dorimarie à s'orienter vers des modèles d'expression démocratique, avec des rites certes différents : Westrait, Deseret, Txile, Tlaloctlitlal, Nephiland... Le dénominateur démocratique pourrait jouer en levier à l'idéologie du panolgarisme, forte du soutien de l'axe Txile-Deseret, qui agit lui-même en moteur du continent.

Quel avenir géopolitique pour le continent panolgarien ? Les îles Paskoak, en marge du territoire continental, n'ont aucun rôle réel dans une telle centralisation, malgré les efforts du Lehendakari Aturalde en ce sens. Le réel poids géostratégique d'une alliance transcontinentale repose sur les épaules des Provinces-Unies du Txile et de la République du Deseret, qui représentent à eux seuls plus de quarante pourcents de la puissance économique continentale. Une intégration paskoane dans une organisation olgaro-dorimarienne pourrait renforcer le rôle de l'archipel paskoan aux côtés de la monarchie txiléenne, et une ouverture des îles à l'Organisation du Libre-Échange et du Commerce pourrait apporter une « voie nationale au libéralisme » pour l'archipel, loin de l'emprise txiléenne toujours plus pressante sur le marché économique interne des îles Paskoak. Le Parlement devra se prononcer sur la question une nouvelle fois en même temps qu'il devra se prononcer pour l'indépendance monétaire de l'archipal paskoan vis-à-vis du géant continental et voisin euskal : le Parlement paskoan jouera-t-il le futur des îles Paskoak dimanche prochain ? Quel rôle pour un archipel placé sur un axe commercial stratégique (océan austral et passage sud-dorimarien) mais condamné à vivoter sur le dos de la production continentale ?

[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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