[center][bod]IN THE LAND OF THE COUNCILS[/bod]
[img]https://i.imgur.com/fW00N7p.png[/img][/center]
[justify]Loretta Patton est une journaliste et une reporter de renommée nationale au Westrait. Elle a couvert une grande partie du conflit civil et a fourni un grand nombre d'articles, de photos, de reportages ou de témoignages sur la réalité de la guerre civile dans toutes les catégories de la population. Une fois la guerre civile terminée, elle a décidée de rompre son contrat qui l'a liait avec Westrait News pour se consacrer à l'écriture d'une série d'ouvrages traitant de la guerre civile à travers l'énorme matériel qu'elle a recueillie pendant cinq années. Pourtant, son travail de journaliste et d'investigation vient à lui manquer assez rapidement et l'écriture de livres n'est pas de son goût. De plus, elle est fascinée comme de très nombreux et nombreuses Westrait par les promesses qu'on fait naître la fin de la guerre civile et l'instauration du socialisme dans le pays. Bien qu'elle ne soit pas affiliée politiquement à une quelconque organisation, les transformations qui se produisent l'intéressent au plus haut point et surtout, elle cherche à savoir si ces promesses de révolution sont bien réelles et si elles vont changer le quotidien des milliers d'habitants du Westrait. C'est suite à cette décision qu'elle a décidée de reprendre son travail à plein temps de journaliste et de reporter, parcourant le pays afin d'y rencontrer les personnes qui y vivent et savoir ce qu'elles ont à lui raconter. Elle cherche aussi à savoir finalement, si le Westrait va bel et bien connaître une transformation radicale ou si ce ne sont que des paroles en l'air. Seulement armée de son appareil photo, de quelques stylos, crayons et morceaux de papiers, son long pèlerinage à travers le pays réel, c'est à dire le pays des conseils, va commencer.[/justify]
Au Pays des Conseils | In the Land of the Councils
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Viktor Troska
[center][bod]TRAVEL TO HADFIELD[/bod]
[img]https://i.imgur.com/wh3Soks.png[/img][/center]
[justify][quote]Hadfield, comme de nombreuses villes et villages à travers le Westrait ont souffert de la guerre civile tant par les pertes humaines, que par les destructions multiples. Il est encore possible de voir ici, des impacts de balles ou des façades entièrement défoncés. Le vaste programme de reconstruction qui a été lancé par le gouvernement commence à se faire sentir par ici. Pour de nombreuses personnes que j'ai interrogé, la vie commence à reprendre son cours normal, les privations et le rationnement ont quasiment disparu, il n'y a plus de longues files devant les magasins, les transports en communs fonctionnent de nouveau avec régularité. [...][/quote]
[quote]Pour me rendre à Hadfield, j'ai décidé de prendre le train. Depuis la fin de la guerre civile, c'est devenu le moyen de transport préféré des Westrait dans leur écrasante majorité. L'état des routes, la possibilité d'avoir une voiture fait encore défaut mais surtout, l'on peut prendre le train pour quasiment rien étant donné que l'État d'un côté mais les multiples conseils locaux et régionaux se coordonnent pour faire en sorte que les prix restent excessivement bas. Dans l'absolu m'a t-on dit, ils devraient être totalement gratuit sur l'ensemble du réseau. Cela devrait être implanté d'ici le courant de l'année, m'a t-on encore certifié. [...] Avant de monter dans le train, j'ai aperçu plusieurs soldats de la Republican Liberation Army discuter avec des cheminots et le conducteur du train. Ce dernier m'ayant vu passé, m'a interpellé en m'appelant par mon nom de famille. Il savait qui j'étais et avait lu mes articles durant la guerre civile. Il m'a donné quelques impressions sur son engagement durant la guerre civile, comment par exemple il a refusé de conduire un train qui devait faire transiter des unités de l'armée vers des mines en grève. Il a fait de la prison, il s'est échappé et à rejoins des unités régulières de la RLA. Il m'a laissé des coordonnées, peut-être que j'irai l'interviewer plus en détail si je reviens dans le coin. [...][/quote]
[quote]La ville a été calme toute la journée, mais le soir tombé c'est dans ce qui sert la journée de lycée que se tient la réunion du conseil local. C'est très animé, très folklorique on pourrait dire : Des banderoles, des drapeaux, des slogans, une estrade avec les délégués élus. On fume, on discute, on demande à prendre sa parole. Les décisions sont prises à mains levés, le plus souvent à majorité simplement. On me tire par l'épaule, me demandant pour quel journal je travaillais. C'était une femme d'un certain âge, qui me regardait par en-dessous. Je lui explique que je suis reporter indépendante, que je mène des enquêtes sur la réalité quotidienne des Westrait. Elle me dit qu'elle n'a pas confiance dans la presse, elle pense que les nouvelles qui y sont diffusés au niveau national ne représentent pas la réalité du pays, qu'elles sont trop superficielles. Pour elle le concret, c'est ici plusieurs soirs par semaines, pas à Cewell ou à l'autre bout du pays. [...][/quote]
[quote]La situation matérielle est matériellement dure, m'a dit un membre du conseil de Hadfield et c'est le cas dans de nombreuses autres villes et villages du pays. Il est impossible d'effacer cinq années de guerre civile d'un coup, cela prend du temps. La reconstruction est en bonne marche, il me dit que les transformations sont importantes mais pas encore totale : Énormément de personnes ne viennent pas par exemple aux réunions du conseil de la ville, par manque de temps ou tout simplement d'intérêt. Pour de nombreuses personnes et je cite mon interlocuteur, le socialisme est une idée qui fait peur, qui est mal défini et qui semble être hors-sol. Les organisations politiques dans la ville ne sont pas bien active, seul les syndiqués font de l'agitation pour essayer d'éveiller la population aux multiples problèmes qui se posent. C'est en demi-teinte car si tout le monde à aujourd'hui la possibilité de dormir, manger et avoir un travail, mener une révolution semble être pour le moment hors de leurs préoccupations quotidiennes. Que faire alors ? Le membre du conseil m'a répondu d'un haussement des épaules en souriant, démontrant qu'il n'avait pas la solution pour le moment. [...][/quote]
[quote]Il y a eu une manifestation le lendemain dans la ville, de plusieurs organisations qui réclamaient que plusieurs personnes accusés de viols lors de la guerre civile et qui sont toujours en liberté, soient condamnés. Il y a un flou sur cette histoire, car apparemment les personnes coupables ont préféré foutre le camp quelques villes plus loin et les autorités ne font rien pour débloquer la situation. Une des sœurs de la personne qui a subi des viols m'a dit que cela montrait très bien qu'il y avait de beaux discours fait sur la nécessité de venger les morts et les martyrs de la révolution, mais qu'il restait encore énormément de choses à faire rien que pour juger des cas de viols. Pour cette personne, il y aurait même une complicité passive des autorités qui refusent de se mêler de ces histoires, par peur de créer des frictions et surtout, de devoir s'occuper de la réalité de la population. Cela fait maintenant plusieurs mois que des manifestations, meetings et sittings sont organisés et rien ne semble encore avoir été fait. C'est d'une grande frustration... [...][/quote]
[quote]J'ai pu visiter une coopérative agricole qui a été récemment mise en place à Haldfield et qui regroupe plus d'une centaine de personnes. Il y a beaucoup d'espoir qui émergent de la prochaine réforme agraire et notamment sur la question du partage des terres et de l'organisation des sols. Car aujourd'hui, il existe un flou juridique assez important que la Loi Fondamentale couvre à peine bien qu'il y soit indiqué la nationalisation des sols ainsi que le partage des terres entre tout les producteurs. Mais est-ce que ce partage des terres évite l'enrichissement de certains propriétaires ou agriculteurs sur d'autres ? Des réponses qui m'ont été donné, certains exploitants utilisent encore des journaliers et emploient des personnes qui ne peuvent pas se permettre de gérer eux-même leur terre. Cela crée des conflits assez importants et récemment, il a été décidé que ses exploitants seraient trainés devant les justice pour entraver ainsi la légalité socialiste. Le résultat du jugement est à attendre, mais il semblerait que l'exploitant soit clairement mis en tort, donc condamné à devoir rembourser les journaliers et voir son influence politique et économique chuté drastiquement. [...] J'ai pu gouter quelques fruits et légumes produit localement ici, la coopérative agricole s'est lancée il y a peu dans l'agro-biologie et cherche à mettre en place de nouvelles techniques de production, de rotations des terres, d'user de moins en moins de pesticides et cesser l'agriculture intensive. Cela est pour le moment compliqué étant donné qu'il n'y a pas nationalement de plan d'ensemble pour faire appliquer ces directives. Localement et régionalement, des progrès ont été fait et une harmonisation est entrain d'être implantée pour être active d'ici le mois d'Avril. [...][/quote]
[quote]Pour de nombreuses personnes, ce qui est entrain de se produire au Westrait est d'une grande importance. Ces personnes sont généreuses et volontaires, même si elles n'arrivent pas clairement à définir vers quoi elles se lancent. Le socialisme ? Pour les personnes avec qui j'ai pu discuter, il s'agissait surtout de quelques vagues idées sur une meilleure répartition des richesses. L'une d'entre elle m'a clairement dit que c'était de la foutaise, car sa vie quotidienne n'a pour le moment pas changé d'un iota depuis la fin de la guerre civile, voir même avant cette dernière. Il y a donc un fossé assez important entre les attentes d'un côté et la réalité du terrain de l'autre. Pourtant, je ne peux pas dire que le Westrait n'est pas entrain de changer, ni même que Haldfiled n'est pas dans le même processus. C'est sans doute que pour ces personnes, le changement n'est pas visible dans l'immédiat donc il semble difficilement perceptible. Je n'ai rencontré que très peu de personnes en opposition franche et ayant une attitude hostile vis à vis de la révolution au Westrait. Même pour ces personnes, cet ordre actuel des choses vaudra toujours mieux que l'ancien. Mieux vaudrait donc un Douglas Reed imparfait, qu'un Warren Richmond qui se prend pour Dieu le père... [...][/quote][/justify]
[img]https://i.imgur.com/wh3Soks.png[/img][/center]
[justify][quote]Hadfield, comme de nombreuses villes et villages à travers le Westrait ont souffert de la guerre civile tant par les pertes humaines, que par les destructions multiples. Il est encore possible de voir ici, des impacts de balles ou des façades entièrement défoncés. Le vaste programme de reconstruction qui a été lancé par le gouvernement commence à se faire sentir par ici. Pour de nombreuses personnes que j'ai interrogé, la vie commence à reprendre son cours normal, les privations et le rationnement ont quasiment disparu, il n'y a plus de longues files devant les magasins, les transports en communs fonctionnent de nouveau avec régularité. [...][/quote]
[quote]Pour me rendre à Hadfield, j'ai décidé de prendre le train. Depuis la fin de la guerre civile, c'est devenu le moyen de transport préféré des Westrait dans leur écrasante majorité. L'état des routes, la possibilité d'avoir une voiture fait encore défaut mais surtout, l'on peut prendre le train pour quasiment rien étant donné que l'État d'un côté mais les multiples conseils locaux et régionaux se coordonnent pour faire en sorte que les prix restent excessivement bas. Dans l'absolu m'a t-on dit, ils devraient être totalement gratuit sur l'ensemble du réseau. Cela devrait être implanté d'ici le courant de l'année, m'a t-on encore certifié. [...] Avant de monter dans le train, j'ai aperçu plusieurs soldats de la Republican Liberation Army discuter avec des cheminots et le conducteur du train. Ce dernier m'ayant vu passé, m'a interpellé en m'appelant par mon nom de famille. Il savait qui j'étais et avait lu mes articles durant la guerre civile. Il m'a donné quelques impressions sur son engagement durant la guerre civile, comment par exemple il a refusé de conduire un train qui devait faire transiter des unités de l'armée vers des mines en grève. Il a fait de la prison, il s'est échappé et à rejoins des unités régulières de la RLA. Il m'a laissé des coordonnées, peut-être que j'irai l'interviewer plus en détail si je reviens dans le coin. [...][/quote]
[quote]La ville a été calme toute la journée, mais le soir tombé c'est dans ce qui sert la journée de lycée que se tient la réunion du conseil local. C'est très animé, très folklorique on pourrait dire : Des banderoles, des drapeaux, des slogans, une estrade avec les délégués élus. On fume, on discute, on demande à prendre sa parole. Les décisions sont prises à mains levés, le plus souvent à majorité simplement. On me tire par l'épaule, me demandant pour quel journal je travaillais. C'était une femme d'un certain âge, qui me regardait par en-dessous. Je lui explique que je suis reporter indépendante, que je mène des enquêtes sur la réalité quotidienne des Westrait. Elle me dit qu'elle n'a pas confiance dans la presse, elle pense que les nouvelles qui y sont diffusés au niveau national ne représentent pas la réalité du pays, qu'elles sont trop superficielles. Pour elle le concret, c'est ici plusieurs soirs par semaines, pas à Cewell ou à l'autre bout du pays. [...][/quote]
[quote]La situation matérielle est matériellement dure, m'a dit un membre du conseil de Hadfield et c'est le cas dans de nombreuses autres villes et villages du pays. Il est impossible d'effacer cinq années de guerre civile d'un coup, cela prend du temps. La reconstruction est en bonne marche, il me dit que les transformations sont importantes mais pas encore totale : Énormément de personnes ne viennent pas par exemple aux réunions du conseil de la ville, par manque de temps ou tout simplement d'intérêt. Pour de nombreuses personnes et je cite mon interlocuteur, le socialisme est une idée qui fait peur, qui est mal défini et qui semble être hors-sol. Les organisations politiques dans la ville ne sont pas bien active, seul les syndiqués font de l'agitation pour essayer d'éveiller la population aux multiples problèmes qui se posent. C'est en demi-teinte car si tout le monde à aujourd'hui la possibilité de dormir, manger et avoir un travail, mener une révolution semble être pour le moment hors de leurs préoccupations quotidiennes. Que faire alors ? Le membre du conseil m'a répondu d'un haussement des épaules en souriant, démontrant qu'il n'avait pas la solution pour le moment. [...][/quote]
[quote]Il y a eu une manifestation le lendemain dans la ville, de plusieurs organisations qui réclamaient que plusieurs personnes accusés de viols lors de la guerre civile et qui sont toujours en liberté, soient condamnés. Il y a un flou sur cette histoire, car apparemment les personnes coupables ont préféré foutre le camp quelques villes plus loin et les autorités ne font rien pour débloquer la situation. Une des sœurs de la personne qui a subi des viols m'a dit que cela montrait très bien qu'il y avait de beaux discours fait sur la nécessité de venger les morts et les martyrs de la révolution, mais qu'il restait encore énormément de choses à faire rien que pour juger des cas de viols. Pour cette personne, il y aurait même une complicité passive des autorités qui refusent de se mêler de ces histoires, par peur de créer des frictions et surtout, de devoir s'occuper de la réalité de la population. Cela fait maintenant plusieurs mois que des manifestations, meetings et sittings sont organisés et rien ne semble encore avoir été fait. C'est d'une grande frustration... [...][/quote]
[quote]J'ai pu visiter une coopérative agricole qui a été récemment mise en place à Haldfield et qui regroupe plus d'une centaine de personnes. Il y a beaucoup d'espoir qui émergent de la prochaine réforme agraire et notamment sur la question du partage des terres et de l'organisation des sols. Car aujourd'hui, il existe un flou juridique assez important que la Loi Fondamentale couvre à peine bien qu'il y soit indiqué la nationalisation des sols ainsi que le partage des terres entre tout les producteurs. Mais est-ce que ce partage des terres évite l'enrichissement de certains propriétaires ou agriculteurs sur d'autres ? Des réponses qui m'ont été donné, certains exploitants utilisent encore des journaliers et emploient des personnes qui ne peuvent pas se permettre de gérer eux-même leur terre. Cela crée des conflits assez importants et récemment, il a été décidé que ses exploitants seraient trainés devant les justice pour entraver ainsi la légalité socialiste. Le résultat du jugement est à attendre, mais il semblerait que l'exploitant soit clairement mis en tort, donc condamné à devoir rembourser les journaliers et voir son influence politique et économique chuté drastiquement. [...] J'ai pu gouter quelques fruits et légumes produit localement ici, la coopérative agricole s'est lancée il y a peu dans l'agro-biologie et cherche à mettre en place de nouvelles techniques de production, de rotations des terres, d'user de moins en moins de pesticides et cesser l'agriculture intensive. Cela est pour le moment compliqué étant donné qu'il n'y a pas nationalement de plan d'ensemble pour faire appliquer ces directives. Localement et régionalement, des progrès ont été fait et une harmonisation est entrain d'être implantée pour être active d'ici le mois d'Avril. [...][/quote]
[quote]Pour de nombreuses personnes, ce qui est entrain de se produire au Westrait est d'une grande importance. Ces personnes sont généreuses et volontaires, même si elles n'arrivent pas clairement à définir vers quoi elles se lancent. Le socialisme ? Pour les personnes avec qui j'ai pu discuter, il s'agissait surtout de quelques vagues idées sur une meilleure répartition des richesses. L'une d'entre elle m'a clairement dit que c'était de la foutaise, car sa vie quotidienne n'a pour le moment pas changé d'un iota depuis la fin de la guerre civile, voir même avant cette dernière. Il y a donc un fossé assez important entre les attentes d'un côté et la réalité du terrain de l'autre. Pourtant, je ne peux pas dire que le Westrait n'est pas entrain de changer, ni même que Haldfiled n'est pas dans le même processus. C'est sans doute que pour ces personnes, le changement n'est pas visible dans l'immédiat donc il semble difficilement perceptible. Je n'ai rencontré que très peu de personnes en opposition franche et ayant une attitude hostile vis à vis de la révolution au Westrait. Même pour ces personnes, cet ordre actuel des choses vaudra toujours mieux que l'ancien. Mieux vaudrait donc un Douglas Reed imparfait, qu'un Warren Richmond qui se prend pour Dieu le père... [...][/quote][/justify]
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Viktor Troska
[center][bod]MY WAY TO TIMESTON[/bod]
[img]https://i.imgur.com/r0YlkzL.png[/img][/center]
[justify][quote]Timeston ressemble à une ville que l'on peut trouver sur certains cartes postales : Un cadre accueillant pour y passer ses vacances, énormément de forêts et d'endroits escarpés où pouvoir faire de la marche, une population joviale et énormément de monuments à visiter. Pourtant, Timeston est aussi un endroit connu pour avoir été l'un des points centraux de la répression de nombreux et nombreuses révolutionnaires durant la guerre civile. Pendant deux ans et demi, cette petite ville a été mise en coupe réglée par les militaires et servait de base d'opération pour terroriser les populations aux alentours et lancer des expéditions punitives contre des unités militaires révolutionnaires qui opéraient dans les environs. Timeston garde encore les séquelles de ces deux années de dictature militaire et quand l'on pénètre dans la ville, il est inscrit avec un petit écriteau "Ici, nous avons banni la tyrannie à jamais". [...][/quote]
[quote]Là où se situait le quartier général de la ville, véritable forteresse entourée de militaires, une entière rénovation est entrain d'être faîte. Sous pression des citoyens de la ville, sous forme de pétitions diverses et variés, le conseil de la ville a décidé de transformer l'ancien caserne géante en un musée pour honorer la mémoire des partisans qui se sont battus et avaient installé plusieurs camps dans les environs. C'est dans la région de Timeston et ses environs, que les plus gros détachements de partisans effectuaient des raids, provoquaient des déraillements et des actions ciblées contre des bâtiments ou des officiers supérieurs de l'armée. En plus du musée, une gigantesque fresque est entrain d'être réalisé et servira de décoration dans l'entrée, elle devrait symboliser la naissance des premières unités de partisans jusqu'à la victoire finale. Une personne sur cinq à Timerston, a eu un proche qui s'est engagé dans les partisans et la moitié environ de ces personnes ont également perdu un proche qui a décidé d'aller s'engager comme partisan. [...][/quote]
[quote]J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec un des chefs locaux des partisans, Harold Tillman. Aujourd'hui âgé de 46 ans, il a accepté de répondre à quelques unes de mes question sur le déroulement de la guerre, sur l'action des partisans, etc. Il s'est montré franc et ouvert, ne cachant pas les difficultés ni même les actions qui ont été entreprises pour démoraliser l'adversaire. Il m'a notamment raconté que lui et son groupe sont descendu dans un village voisin, en ont fait sortir le maire et sa famille qui collaborait à la répression blanche et ont fait exploser sa maison en signe d'avertissement. "La prochaine fois, tu seras dedans avec ta famille" lui avait-il dit. Harold ne condamne pas cette action, bien qu'il juge qu'elle ait été extrême à cause de la situation. Aujourd'hui, le maire et sa famille du village ne sont plus là, ils ont préféré s'en aller avec les milliers de réfugiés Westrait plutôt que de devoir subir la justice révolutionnaire. Harold m'a également raconté que la terreur blanche n'était pas un mythe et qu'elle a été d'une grande brutalité dans la région, ainsi qu'à Timeston : A chaque action de partisans, le gouvernorat militaire raflait des dizaines de personnes comme otages, demandant l'arrêt des actions "terroristes". De nombreuses personnes sont mortes sous les coups et les tortures. Pour lui, ériger un musée ne suffit pas. Il existe des chansons de partisans très célèbre et il considère qu'au vue de la production cinématographique Westrait actuelle, un film sur les partisans de Timerston ne serait pas malvenu. [...][/quote]
[quote]Le soir venu, je suis allez dans la grande salle communale où se tenait un bal populaire organisé par le syndicat de mineurs. Ce genre d'évènements est très prisé ici, il s'agit d'une longue tradition du mouvement syndical de se réunir de temps à autre, d'assister à un bal, de chanter et de pouvoir boire un coup entre amis, camarades ou syndiqués. Sur les murs, de grandes banderoles montrent l'histoire du mouvement syndical et minier au Westrait, la véritable histoire de toute cette région, ainsi que des luttes qui ont été menés. Il existe un grand folklore autour des mineurs au Westrait et il existe une bonne trentaine de chansons qui leurs sont dédiés. Déjà du temps des Knights of Labour, on chantait la pugnacité des mineurs et leur volonté a toute épreuve. Dan Dixon, un des responsables du syndicat m'a un peu expliqué l'histoire de tout ces symboles et toutes ces banderoles. Sont frère est mort il y a une quinzaine d'années suite à un incident dans la mine, cette histoire lui tient donc énormément à cœur. Il s'est montré très calme et pondéré jusqu'à ce que nous arrivions à parler de la guerre civile et de la répression sur les mineurs. "Si j'avais cet enfoiré de Warren Richmond en face de moi, je lui cracherai à la gueule avant de lui balancer mon poing en pleine face !" m'a t-il dit, en mimant ses gestes. L'âme et le cœur du Westrait se trouvent là a t-il rajouté, c'est pour ces gisements que la Britonnie avait décidé de coloniser le coin, d'expulser les natifs olgariens et de mettre en place des prospections. Depuis, l'histoire du Westrait ne s'est point faîte sans que les mineurs aient joué un rôle important de près ou de loin. [...] [/quote]
[quote]J'ai également été invité par un collectif de femmes à assister à leur réunion hebdomadaire, dans leur local à la sortie de la ville. Au Westrait, le droit de vote des femmes est arrivée tardivement et c'est sous la présidence du très progressiste Randy Moss, que ce droit leur a été accordée. Ces réunions de collectifs sont intéressantes, car elles montrent les divisions profondes au sein du mouvement féministe au Westrait : Féminisme légaliste, libéral, bourgeois, socialiste, matérialiste, culturel, prolétarien... Bien que des avancées restent encore à faire, l'égalité de droit et l'égalité politique est garantie au Westrait. Mais tout ces mouvements ne sont pas d'accord sur la suite des évènements et sur la manière de conduire la révolution. La pluralité des opinions est une chose frappante, puisque même les hommes s'invitent à ces discussions pour parler de la libération sexuelle, des transformations dans la vie de couple, etc. Cela semble un peu brouillon au premier abord, un forum permanent où chacun s'interpelle et se vitupère constamment, critique les positions des autres avec de grands gestes et n'arrive pas à expliquer la sienne dans un tel chambardement. On pourrait croire à une caricature... [...][/quote]
[quote]L'équipe de football (soccer) local affrontait dans un match amical l'équipe d'une ville voisine. Il y avait du monde au stade, comme à chaque match à vrai dire pour un dimanche après-midi. Bien que le Westrait soit officiellement sans religion, de nombreux sports semblent le remplacer. L'équipe locale s'est imposée trois but à un et la tension est montée après un tacle dangereux d'un défenseur de l'équipe adverse qui a pris un carton rouge suite à ce geste. Mais le reste du match s'est déroulé dans le calme et une bonne ambiance, même si l'équipe visiteuse repart avec une défaite. Il y a un petit groupe de supporters dans la ville de Timeston, qui à chaque match chantent, font craquer des fumigènes et encouragent leur équipe. Ils et elles sont très démonstratif, surtout quand l'arbitre siffle une faute en leur défaveur. Des pluies d'insultes lui arrivent dessus, souvent de très mauvais goût. Mais c'est ça finalement la passion d'un sport populaire.[...][/quote]
[quote]En quittant la ville, j'en ai profité pour faire un tour en forêt et profiter un peu du paysage. Il est difficile de croire que dans un tel cadre, des partisans aient pu mener une lutte armée contre le gouvernement militaire. La forêt semble avoir totalement oublié les traces des combats, mais l'on peut voir ici et là quelques indications montrant où se trouvaient les différents campements et commencer y accéder. Je suis admirative devant le courage et la combativité de ces personnes, n'ayant probablement pas le même courage qu'eux et préférant manier un appareil photo qu'un fusil automatique... Timeston est la mémoire vivante du nouveau Westrait, un lieu comme il y en a d'autres à travers le pays qui ont connu la peur, les tortures, les combats ainsi que leurs martyrs. Tant que la population aura la foi dans cette héritage et continuera de le faire vivre, les conseils du Westrait continueront d'avoir une pleine et entière légitimé. [...][/quote][/justify]
[img]https://i.imgur.com/r0YlkzL.png[/img][/center]
[justify][quote]Timeston ressemble à une ville que l'on peut trouver sur certains cartes postales : Un cadre accueillant pour y passer ses vacances, énormément de forêts et d'endroits escarpés où pouvoir faire de la marche, une population joviale et énormément de monuments à visiter. Pourtant, Timeston est aussi un endroit connu pour avoir été l'un des points centraux de la répression de nombreux et nombreuses révolutionnaires durant la guerre civile. Pendant deux ans et demi, cette petite ville a été mise en coupe réglée par les militaires et servait de base d'opération pour terroriser les populations aux alentours et lancer des expéditions punitives contre des unités militaires révolutionnaires qui opéraient dans les environs. Timeston garde encore les séquelles de ces deux années de dictature militaire et quand l'on pénètre dans la ville, il est inscrit avec un petit écriteau "Ici, nous avons banni la tyrannie à jamais". [...][/quote]
[quote]Là où se situait le quartier général de la ville, véritable forteresse entourée de militaires, une entière rénovation est entrain d'être faîte. Sous pression des citoyens de la ville, sous forme de pétitions diverses et variés, le conseil de la ville a décidé de transformer l'ancien caserne géante en un musée pour honorer la mémoire des partisans qui se sont battus et avaient installé plusieurs camps dans les environs. C'est dans la région de Timeston et ses environs, que les plus gros détachements de partisans effectuaient des raids, provoquaient des déraillements et des actions ciblées contre des bâtiments ou des officiers supérieurs de l'armée. En plus du musée, une gigantesque fresque est entrain d'être réalisé et servira de décoration dans l'entrée, elle devrait symboliser la naissance des premières unités de partisans jusqu'à la victoire finale. Une personne sur cinq à Timerston, a eu un proche qui s'est engagé dans les partisans et la moitié environ de ces personnes ont également perdu un proche qui a décidé d'aller s'engager comme partisan. [...][/quote]
[quote]J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec un des chefs locaux des partisans, Harold Tillman. Aujourd'hui âgé de 46 ans, il a accepté de répondre à quelques unes de mes question sur le déroulement de la guerre, sur l'action des partisans, etc. Il s'est montré franc et ouvert, ne cachant pas les difficultés ni même les actions qui ont été entreprises pour démoraliser l'adversaire. Il m'a notamment raconté que lui et son groupe sont descendu dans un village voisin, en ont fait sortir le maire et sa famille qui collaborait à la répression blanche et ont fait exploser sa maison en signe d'avertissement. "La prochaine fois, tu seras dedans avec ta famille" lui avait-il dit. Harold ne condamne pas cette action, bien qu'il juge qu'elle ait été extrême à cause de la situation. Aujourd'hui, le maire et sa famille du village ne sont plus là, ils ont préféré s'en aller avec les milliers de réfugiés Westrait plutôt que de devoir subir la justice révolutionnaire. Harold m'a également raconté que la terreur blanche n'était pas un mythe et qu'elle a été d'une grande brutalité dans la région, ainsi qu'à Timeston : A chaque action de partisans, le gouvernorat militaire raflait des dizaines de personnes comme otages, demandant l'arrêt des actions "terroristes". De nombreuses personnes sont mortes sous les coups et les tortures. Pour lui, ériger un musée ne suffit pas. Il existe des chansons de partisans très célèbre et il considère qu'au vue de la production cinématographique Westrait actuelle, un film sur les partisans de Timerston ne serait pas malvenu. [...][/quote]
[quote]Le soir venu, je suis allez dans la grande salle communale où se tenait un bal populaire organisé par le syndicat de mineurs. Ce genre d'évènements est très prisé ici, il s'agit d'une longue tradition du mouvement syndical de se réunir de temps à autre, d'assister à un bal, de chanter et de pouvoir boire un coup entre amis, camarades ou syndiqués. Sur les murs, de grandes banderoles montrent l'histoire du mouvement syndical et minier au Westrait, la véritable histoire de toute cette région, ainsi que des luttes qui ont été menés. Il existe un grand folklore autour des mineurs au Westrait et il existe une bonne trentaine de chansons qui leurs sont dédiés. Déjà du temps des Knights of Labour, on chantait la pugnacité des mineurs et leur volonté a toute épreuve. Dan Dixon, un des responsables du syndicat m'a un peu expliqué l'histoire de tout ces symboles et toutes ces banderoles. Sont frère est mort il y a une quinzaine d'années suite à un incident dans la mine, cette histoire lui tient donc énormément à cœur. Il s'est montré très calme et pondéré jusqu'à ce que nous arrivions à parler de la guerre civile et de la répression sur les mineurs. "Si j'avais cet enfoiré de Warren Richmond en face de moi, je lui cracherai à la gueule avant de lui balancer mon poing en pleine face !" m'a t-il dit, en mimant ses gestes. L'âme et le cœur du Westrait se trouvent là a t-il rajouté, c'est pour ces gisements que la Britonnie avait décidé de coloniser le coin, d'expulser les natifs olgariens et de mettre en place des prospections. Depuis, l'histoire du Westrait ne s'est point faîte sans que les mineurs aient joué un rôle important de près ou de loin. [...] [/quote]
[quote]J'ai également été invité par un collectif de femmes à assister à leur réunion hebdomadaire, dans leur local à la sortie de la ville. Au Westrait, le droit de vote des femmes est arrivée tardivement et c'est sous la présidence du très progressiste Randy Moss, que ce droit leur a été accordée. Ces réunions de collectifs sont intéressantes, car elles montrent les divisions profondes au sein du mouvement féministe au Westrait : Féminisme légaliste, libéral, bourgeois, socialiste, matérialiste, culturel, prolétarien... Bien que des avancées restent encore à faire, l'égalité de droit et l'égalité politique est garantie au Westrait. Mais tout ces mouvements ne sont pas d'accord sur la suite des évènements et sur la manière de conduire la révolution. La pluralité des opinions est une chose frappante, puisque même les hommes s'invitent à ces discussions pour parler de la libération sexuelle, des transformations dans la vie de couple, etc. Cela semble un peu brouillon au premier abord, un forum permanent où chacun s'interpelle et se vitupère constamment, critique les positions des autres avec de grands gestes et n'arrive pas à expliquer la sienne dans un tel chambardement. On pourrait croire à une caricature... [...][/quote]
[quote]L'équipe de football (soccer) local affrontait dans un match amical l'équipe d'une ville voisine. Il y avait du monde au stade, comme à chaque match à vrai dire pour un dimanche après-midi. Bien que le Westrait soit officiellement sans religion, de nombreux sports semblent le remplacer. L'équipe locale s'est imposée trois but à un et la tension est montée après un tacle dangereux d'un défenseur de l'équipe adverse qui a pris un carton rouge suite à ce geste. Mais le reste du match s'est déroulé dans le calme et une bonne ambiance, même si l'équipe visiteuse repart avec une défaite. Il y a un petit groupe de supporters dans la ville de Timeston, qui à chaque match chantent, font craquer des fumigènes et encouragent leur équipe. Ils et elles sont très démonstratif, surtout quand l'arbitre siffle une faute en leur défaveur. Des pluies d'insultes lui arrivent dessus, souvent de très mauvais goût. Mais c'est ça finalement la passion d'un sport populaire.[...][/quote]
[quote]En quittant la ville, j'en ai profité pour faire un tour en forêt et profiter un peu du paysage. Il est difficile de croire que dans un tel cadre, des partisans aient pu mener une lutte armée contre le gouvernement militaire. La forêt semble avoir totalement oublié les traces des combats, mais l'on peut voir ici et là quelques indications montrant où se trouvaient les différents campements et commencer y accéder. Je suis admirative devant le courage et la combativité de ces personnes, n'ayant probablement pas le même courage qu'eux et préférant manier un appareil photo qu'un fusil automatique... Timeston est la mémoire vivante du nouveau Westrait, un lieu comme il y en a d'autres à travers le pays qui ont connu la peur, les tortures, les combats ainsi que leurs martyrs. Tant que la population aura la foi dans cette héritage et continuera de le faire vivre, les conseils du Westrait continueront d'avoir une pleine et entière légitimé. [...][/quote][/justify]
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Viktor Troska
[center][bod]SHARNWICK, CITY OF CLASH[/bod]
[img]https://i.imgur.com/Z3yEu1B.png[/img][/center]
[justify][quote]Sharnwick, ville de taille moyenne dans l'État de Havenborough, fait partie des villes qui au Westrait ne sont pas dirigés par des partis révolutionnaires. Ici, c'est une alliance entre le Parti Républicain, le True Democratic Party ainsi que le Farmer-Labor Party qui a la majorité dans le conseil de la ville. Cette situation entraine donc des étincelles et des discussions houleuses lors des réunions du conseil. Ville conservatrice depuis plus d'un siècle, elle est l'un des derniers fiefs du Republican Party qui souhaite mettre en place ses propres politiques locales et essayer de juguler autant que possible les politiques révolutionnaires ou modernisatrices qui sont prises au niveau national. Cela ne se fait pas sans soucis, puisque l'essentiel des dernières réformes ont été appliquées même si elles mettent plus de temps à entrer en vigueur, au grand dam des militants socialistes et communistes. Les rivalités politiques dans la ville sont nombreuses et malgré cela, les habitants et habitantes ne semblent pas découragés à prendre à bras le corps les problèmes politiques qui leurs sont posés. Cette situation particulière fait donc de Sharnwick, une ville vraiment particulière. [...][/quote]
[quote]Ici dans la principale avenue de la ville pour montrer son appartenance, il faut bien regarder sur quel trottoir l'on met les pieds. Celui de droite est plutôt réservé à ceux et celles qui soutiennent l'actuel conseil et celui de gauche, ses opposants. Sur ses différents trottoirs, on peut voir des inscriptions diverses et variés, parfois quelques insultes ou moqueries... C'est devenu un véritable rituel ici, de bien respecter le trottoir sur lequel on doit marcher sous peine de se faire chauffer les oreilles. Certains bars ou magasins plus par provocations qu'autres choses, mettent des petits écriteaux sur leurs devantures pour montrer leurs affiliations politiques et avertissent ceux et celles qui auraient l'indélicatesse de ne pas être de la bonne famille politique... d'aller voir un autre magasin ! Par curiosité je suis entré dans un de ses magasins pour demander au vendeur si il faisait respecter à la lettre cette consigne. Il m'a regardé d'abord en étant un peu gêné puis s'est mis à rigoler en me demandant d'où je sortais pour croire à de telles choses. D'après ses explications, cela ne serait qu'un folklore dans la ville et il ne faudrait pas trop le prendre au pied de la lettre. [...][/quote]
[quote]Même dans le sport, la division est bien présente. L'équipe de basket local par exemple... Il faudrait plutôt dire les deux équipes de basket local sont divisés vis à vis de leurs supporters et aussi de la zone d'habitation. Le nord de la ville, plus ouvrier et prolétarisé contre le centre et le sud de la vile, un peu plus conservateur et libéral. Le match qui oppose les deux équipes est toujours un grand moment de convivialité dans la ville. J'ai pu m'y rendre et je m'attendais à ce qu'une mauvaise ambiance ne soit présente dans les gradins mais j'ai été surprise de voir que ce n'était pas le cas, loin de là même. L'esprit de compétition est bien entendu présent, mais il ne fait pas place à une simple haine comme cela peut se voir dans d'autres villes ou d'autres sports au Westrait ou ailleurs. A la fin du match, l'ensemble des joueurs organisent un repas en commun et par cet acte symbolique, ils semblent réunir la ville et leurs divergences autour d'une table et dans la bonne humeur. [...][/quote]
[quote]Je me suis longuement entretenu avec le principal leader de l'opposition à Sharnwick, membre du Socialist Labor Party. Pour lui, si Sharnwick est une place forte importante pour les républicains et leurs alliés, c'est parce qu'il y a tout un réseau de clientélisme qui existe depuis énormément de temps, chose que l'instauration d'un conseil n'a pas pu remettre totalement en cause. Des administrations de plusieurs années se connaissant bien, décident de continuer à faire leurs petits business ensemble. Ce qui explique pourquoi est-ce que la ville est "verrouillée" de l'intérieur et qu'il n'y a pas de possibilités de pouvoir espérer une victoire autre que celle de l'opposition. Mais pour mon interlocuteur, cela ne change pas grand chose puisqu'au final ce qui importe c'est d'être au plus près des gens de la ville et de pouvoir mener différentes actions pour leur faire comprendre que quoi qu'il arrive, il existe un nouveau ordre au Westrait et qu'il s'opposera toujours aux visées conservatrices du conseil de la ville. Est-ce un moyen de pouvoir se rassurer ? Sans aucun doute. [...][/quote]
[quote]Lors de mon passage dans la ville, j'ai pu assister à un concert de Audioslave, le fameux groupe qui s'est littéralement ramassé lors du dernier concours international musical. J'en ai profité pour discuter un peu avec les membres du groupes et surtout avec Timothy O'Neil, guitariste dans le groupe mais aussi principal dirigeant des IWW, rien que ça ! Pour lui, l'échec de Audioslave montre que le Westrait n'est pas aimé internationalement et que le caractère de son régime politique et social continue d'être rebutant pour énormément de personnes. Pourtant, Audioslave a fait le choix de ne pas faire de musique politique ou engagée, pour justement éviter que tout se qui se rapporte au Westrait soit vu comme étant "engagé". Cela provient avant tout de la longue tradition des fameuses "protest song" qui ont fait l'histoire du Westrait et qui continuent de le faire. Pour les autres membres du groupe, l'expérience d'un concours de musique international ne veut rien dire pour eux sur l'impact de la musique Westrait ou encore de leur renommé hors du Westrait. Il faut donc encore que le Westrait se montre capable de s'imposer sur la scène internationale et dissipe les idées qui se font sur lui. Comment faire ? Pour les membres de Audioslave, il s'agit avant tout de montrer que le Westrait n'est pas une énième copie d'un quelconque régime socialiste à travers le monde comme on a pu en connaître, mais qu'il suit une voie originale, une voie propre et nationale qui reste encore à perfectionner. [...][/quote]
[quote]Au sein du conseil, les éléments les plus révolutionnaires sont sans doute les marins et dockers du port. Comme d'autres secteurs de la classe ouvrière, ils ont été en première ligne lors de la révolution et la guerre civile, notamment en bloquant les ports et en empêchant à des troupes d'embarquer par exemple. Ce sont donc eux les plus vindicatifs lors des discussions et des votes à Sharnwick et forment un pôle de résistance assez important. Cette après-midi peu avant mon départ, une manifestation mené par ces derniers a traversé la ville. En tête de cortège des fumigènes et des dockers bras-dessus bras-dessous, hurlant des slogans. Ce qu'ils réclament ? Plusieurs choses, mais déjà que le conseil leur accorde l'augmentation de salaire qui était prévu au cours du mois de juin et qui n'a toujours pas été acté depuis. Ensuite, il y a d'autres conflits d'ordre syndical et politique. Mais surtout ce qui a passablement énervé les dockers, c'est la ratonnade qu'un d'entre eux à subi il y a quelques jours par un groupe de soldats de la RLA, alors que ces derniers étaient en permission. Le groupe de soldats de la RLA est couvert par le conseil et une simple bagarre dans la nuit se transforme une fois de plus à Sharnwick, en affrontement politique. Cette ville mérite bel et bien son surnom. [...][/quote][/justify]
[img]https://i.imgur.com/Z3yEu1B.png[/img][/center]
[justify][quote]Sharnwick, ville de taille moyenne dans l'État de Havenborough, fait partie des villes qui au Westrait ne sont pas dirigés par des partis révolutionnaires. Ici, c'est une alliance entre le Parti Républicain, le True Democratic Party ainsi que le Farmer-Labor Party qui a la majorité dans le conseil de la ville. Cette situation entraine donc des étincelles et des discussions houleuses lors des réunions du conseil. Ville conservatrice depuis plus d'un siècle, elle est l'un des derniers fiefs du Republican Party qui souhaite mettre en place ses propres politiques locales et essayer de juguler autant que possible les politiques révolutionnaires ou modernisatrices qui sont prises au niveau national. Cela ne se fait pas sans soucis, puisque l'essentiel des dernières réformes ont été appliquées même si elles mettent plus de temps à entrer en vigueur, au grand dam des militants socialistes et communistes. Les rivalités politiques dans la ville sont nombreuses et malgré cela, les habitants et habitantes ne semblent pas découragés à prendre à bras le corps les problèmes politiques qui leurs sont posés. Cette situation particulière fait donc de Sharnwick, une ville vraiment particulière. [...][/quote]
[quote]Ici dans la principale avenue de la ville pour montrer son appartenance, il faut bien regarder sur quel trottoir l'on met les pieds. Celui de droite est plutôt réservé à ceux et celles qui soutiennent l'actuel conseil et celui de gauche, ses opposants. Sur ses différents trottoirs, on peut voir des inscriptions diverses et variés, parfois quelques insultes ou moqueries... C'est devenu un véritable rituel ici, de bien respecter le trottoir sur lequel on doit marcher sous peine de se faire chauffer les oreilles. Certains bars ou magasins plus par provocations qu'autres choses, mettent des petits écriteaux sur leurs devantures pour montrer leurs affiliations politiques et avertissent ceux et celles qui auraient l'indélicatesse de ne pas être de la bonne famille politique... d'aller voir un autre magasin ! Par curiosité je suis entré dans un de ses magasins pour demander au vendeur si il faisait respecter à la lettre cette consigne. Il m'a regardé d'abord en étant un peu gêné puis s'est mis à rigoler en me demandant d'où je sortais pour croire à de telles choses. D'après ses explications, cela ne serait qu'un folklore dans la ville et il ne faudrait pas trop le prendre au pied de la lettre. [...][/quote]
[quote]Même dans le sport, la division est bien présente. L'équipe de basket local par exemple... Il faudrait plutôt dire les deux équipes de basket local sont divisés vis à vis de leurs supporters et aussi de la zone d'habitation. Le nord de la ville, plus ouvrier et prolétarisé contre le centre et le sud de la vile, un peu plus conservateur et libéral. Le match qui oppose les deux équipes est toujours un grand moment de convivialité dans la ville. J'ai pu m'y rendre et je m'attendais à ce qu'une mauvaise ambiance ne soit présente dans les gradins mais j'ai été surprise de voir que ce n'était pas le cas, loin de là même. L'esprit de compétition est bien entendu présent, mais il ne fait pas place à une simple haine comme cela peut se voir dans d'autres villes ou d'autres sports au Westrait ou ailleurs. A la fin du match, l'ensemble des joueurs organisent un repas en commun et par cet acte symbolique, ils semblent réunir la ville et leurs divergences autour d'une table et dans la bonne humeur. [...][/quote]
[quote]Je me suis longuement entretenu avec le principal leader de l'opposition à Sharnwick, membre du Socialist Labor Party. Pour lui, si Sharnwick est une place forte importante pour les républicains et leurs alliés, c'est parce qu'il y a tout un réseau de clientélisme qui existe depuis énormément de temps, chose que l'instauration d'un conseil n'a pas pu remettre totalement en cause. Des administrations de plusieurs années se connaissant bien, décident de continuer à faire leurs petits business ensemble. Ce qui explique pourquoi est-ce que la ville est "verrouillée" de l'intérieur et qu'il n'y a pas de possibilités de pouvoir espérer une victoire autre que celle de l'opposition. Mais pour mon interlocuteur, cela ne change pas grand chose puisqu'au final ce qui importe c'est d'être au plus près des gens de la ville et de pouvoir mener différentes actions pour leur faire comprendre que quoi qu'il arrive, il existe un nouveau ordre au Westrait et qu'il s'opposera toujours aux visées conservatrices du conseil de la ville. Est-ce un moyen de pouvoir se rassurer ? Sans aucun doute. [...][/quote]
[quote]Lors de mon passage dans la ville, j'ai pu assister à un concert de Audioslave, le fameux groupe qui s'est littéralement ramassé lors du dernier concours international musical. J'en ai profité pour discuter un peu avec les membres du groupes et surtout avec Timothy O'Neil, guitariste dans le groupe mais aussi principal dirigeant des IWW, rien que ça ! Pour lui, l'échec de Audioslave montre que le Westrait n'est pas aimé internationalement et que le caractère de son régime politique et social continue d'être rebutant pour énormément de personnes. Pourtant, Audioslave a fait le choix de ne pas faire de musique politique ou engagée, pour justement éviter que tout se qui se rapporte au Westrait soit vu comme étant "engagé". Cela provient avant tout de la longue tradition des fameuses "protest song" qui ont fait l'histoire du Westrait et qui continuent de le faire. Pour les autres membres du groupe, l'expérience d'un concours de musique international ne veut rien dire pour eux sur l'impact de la musique Westrait ou encore de leur renommé hors du Westrait. Il faut donc encore que le Westrait se montre capable de s'imposer sur la scène internationale et dissipe les idées qui se font sur lui. Comment faire ? Pour les membres de Audioslave, il s'agit avant tout de montrer que le Westrait n'est pas une énième copie d'un quelconque régime socialiste à travers le monde comme on a pu en connaître, mais qu'il suit une voie originale, une voie propre et nationale qui reste encore à perfectionner. [...][/quote]
[quote]Au sein du conseil, les éléments les plus révolutionnaires sont sans doute les marins et dockers du port. Comme d'autres secteurs de la classe ouvrière, ils ont été en première ligne lors de la révolution et la guerre civile, notamment en bloquant les ports et en empêchant à des troupes d'embarquer par exemple. Ce sont donc eux les plus vindicatifs lors des discussions et des votes à Sharnwick et forment un pôle de résistance assez important. Cette après-midi peu avant mon départ, une manifestation mené par ces derniers a traversé la ville. En tête de cortège des fumigènes et des dockers bras-dessus bras-dessous, hurlant des slogans. Ce qu'ils réclament ? Plusieurs choses, mais déjà que le conseil leur accorde l'augmentation de salaire qui était prévu au cours du mois de juin et qui n'a toujours pas été acté depuis. Ensuite, il y a d'autres conflits d'ordre syndical et politique. Mais surtout ce qui a passablement énervé les dockers, c'est la ratonnade qu'un d'entre eux à subi il y a quelques jours par un groupe de soldats de la RLA, alors que ces derniers étaient en permission. Le groupe de soldats de la RLA est couvert par le conseil et une simple bagarre dans la nuit se transforme une fois de plus à Sharnwick, en affrontement politique. Cette ville mérite bel et bien son surnom. [...][/quote][/justify]
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Viktor Troska
[center][bod]THE RED CITADEL OF EWERST[/bod]
[img]https://i.imgur.com/UEg7vLu.png[/img][/center]
[justify][quote]Ewerst est sans doute la ville la plus "rouge" de tout le Westrait et depuis bon nombres de décennies désormais. Elle est l'exemple le plus cité et le plus choyé par le Westrait Communist Party, qui en a fait depuis toujours sa ville, son modèle pour le futur Westrait. Son surnom de "Citadelle Rouge" n'est pas volé, puisque la direction municipale et du conseil est à une écrasante majorité représenté par les communistes qui jouissent d'ici d'une assise certaine et qui n'est pas volée. Ce qui frappe d'entrée quand l'on parcours la ville, c'est que des mots d'ordres sont déployés sur de grandes et larges banderoles, ou alors sur des panneaux qui faisaient office de publicité dans un temps révolu. Cette ville est particulière car elle semble acquise depuis longtemps à l'administration communiste et à son idéal. C'est pour cela que je souhaite en savoir un peu plus et voir si la Citadelle n'est pas que de la propagande savamment bien ficelé. [...][/quote]
[quote]Dès mon arrivée, j'ai été reçu par une délégation de la ville et du conseil mené par Stanley Turner, l'homme le plus en vue et l'étoile montante régionale du Westrait Communist Party. Un homme jeune, sûr de lui et qui ne semble pas être dépassé par les évènements. C'est avec lui-même et sa délégation que je fais un premier tour complet de la ville, où sont expliqués les lieux historiques, emblématiques mais aussi les dures batailles qu'il a fallut mener pour faire de Ewerst la ville qu'elle est aujourd'hui. Je demande poliment si le surnom de "Citadelle Rouge" n'est pas un peu présomptueux et plutôt que de me répondre, la délégation arrête au hasard de de la visite différentes personnes et leur pose cette question là : Sur la quinzaine de personnes qui ont répondu, elles ont toutes clairement expliqué que ce surnom n'était pas présomptueux ou hors sol, il représentait une réalité. Un vieux bonhomme avec sa canne a raconté pendant plus de dix minutes comment son père et son père avant lui ont fait de Ewerst ce bastion du WCP il y a fort longtemps. Finalement, j'ai eu le droit à ma réponse bien qu'elle ne fut pas nécessairement orthodoxe. [...][/quote]
[quote]Si le Westrait Communist Party a le poids qu'il a aujourd'hui, c'est parce qu'il a patiemment entamé un long travail légal et se sert toujours de Ewerst comme d'une vitrine pour prouver que son acession au pouvoir ne sera pas faîtes simplement de promesses. Ewerst est au centre de ce que l'on appel également la "ceinture rouge", un ensemble de villes autour de Ewerst et qui ceinturent la Citadelle avec d'autres conseils tenus par les communistes. C'était peu de temps après l'affaire Styngal-Robertson que le WCP a effectué sa "retraite stratégique" pour renforcer Ewerst et partir à la conquête d'autres municipalités alentours alors que cela ne faisait pas partie de ses objectifs principaux. Cette action et cette tactique lui a permis de passer l'orage et d'en ressortir plus puissant qu'avant et surtout, capable de montrer qu'il n'avait pas besoin de subvertir quoi que ce soit pour réaliser son programme et ses aspirations. C'est la meilleure leçon que le WCP a pu donner à ces détracteurs et ils furent et sont encore nombreux. [...][/quote]
[quote]J'ai pu interviewer Stanley Turner après la petite visite de la ville. Il a accepté de répondre à mes questions et s'est montré très coopératif, bien qu'il se soit excusé de ne pas avoir lu tous mes articles parus lors de la guerre civile. Il m'a expliqué qu'aujourd'hui la position du Westrait est complexe sur le plan national car le pays n'a pas de chemin tracé bien défini, il zigzague à gauche et à droite, donnant de temps à autre des coups de barres pour redresser le cap. Le plus gros problème selon lui vient du fait que l'actuel gouvernement essaye encore de discuter avec l'opposition alors que cette dernière n'en a aucune envie. Selon lui, sa seule et unique envie est de revenir au pouvoir, d'en finir avec le nouveau pouvoir populaire et de revenir à une république bien tranquille, une république sérieuse qui pourrait mieux s'ouvrir sur le monde et ne plus se soucier des problèmes internes. Il m'a même affirmé qu'elle gracierait peut-être les militaires sous prétexte de "réconciliation nationale". Il semblait sûr de lui alors je n'ai pas insisté davantage. Je lui ai demandé quelles étaient les ambitions du WCP dans les années à venir et il n'y est ps allez par quatre chemins : Pour lui cela ne fait pas de doute, il s'agit d'atteindre le pouvoir et de réellement transformer le Westrait. Un si petit pays pour de si grandes ambitions ? [...][/quote]
[quote]Ewerst a une longue tradition en ce qui concerne les aides sociales et l'assistance publique. Peu de temps après le passage à la république et au plus fort du marasme économique, Ewerst était l'une des rares villes où l'on ne voyait pas des files de chômeurs ou de mères venant pour du pain ou l'essentiel pour vivre dignement. Ewerst distribuait et continue de distribuer des repas grauits ou alors à bas coups pour les familles les plus modeste. Dans toute la ville, il est possible de se rendre dans les fameuses "Maison du Peuple" où il est possible de pouvoir manger un morceau, discuter et trouver de l'aide pour remplir des papiers, demander une aide juridique ou chercher un syndicaliste pour se défendre dans son entreprise. De toutes les personnes que j'ai pu voir et côtoyé, il doit en exister une infime partie qui ne louent pas le Westrait Communist Party pour sa direction de la ville et pour tout le mal qu'il se donne pour aider la population et la rendre heureuse. [...][/quote]
[quote]Ici, ce sont les routiers qui sont la fierté de la ville. Alors que le Westrait est le pays des mineurs, Ewerst est la ville des routiers et des camionneurs en tout genre. Si ils sont autant respectés et adulés, c'est parce qu'ils forment l'un des syndicats les plus puissants et les plus combattifs - avec celui des mineurs - dans le pays. Une très longue et vieille histoire de lutte sociale, syndicale et politique qui s'est compté avec du sang, de la sueur et des larmes pour certains. Le syndicat des camionneurs s'est notamment illustré lors de la guerre civile, en organisant de gigantesques bouchons ou barrages filtrants pour empêcher des unités de l'armée régulière de se rendre dans les mines tenus par révolutionnaires. Bien avant ça, les grandes luttes pour obtenir un salaire décent, le droit d'avoir une couverture médicale et ce genre de choses ont été mené avec vigueur, car l'État répondait le plus souvent par la violence lors par exemple des manifestations de 1939 qui ont faillit tourner à l'émeute révolutionnaire après l'arrestation et le passage à tabac de plusieurs camionneurs syndiqués par la police. C'est a Ewerst que les routiers ont fixé leur propre quartier général, dans une ville qui au final leur ressemble et leur doit énormément. Ewerst réussi à réunir là où règne plutôt la dissension. En quittant la ville, je ne sais trop quoi penser de ce que j'ai vu, est-ce une réalité ou alors simplement le bon côté des choses ? [...][/quote][/justify]
[img]https://i.imgur.com/UEg7vLu.png[/img][/center]
[justify][quote]Ewerst est sans doute la ville la plus "rouge" de tout le Westrait et depuis bon nombres de décennies désormais. Elle est l'exemple le plus cité et le plus choyé par le Westrait Communist Party, qui en a fait depuis toujours sa ville, son modèle pour le futur Westrait. Son surnom de "Citadelle Rouge" n'est pas volé, puisque la direction municipale et du conseil est à une écrasante majorité représenté par les communistes qui jouissent d'ici d'une assise certaine et qui n'est pas volée. Ce qui frappe d'entrée quand l'on parcours la ville, c'est que des mots d'ordres sont déployés sur de grandes et larges banderoles, ou alors sur des panneaux qui faisaient office de publicité dans un temps révolu. Cette ville est particulière car elle semble acquise depuis longtemps à l'administration communiste et à son idéal. C'est pour cela que je souhaite en savoir un peu plus et voir si la Citadelle n'est pas que de la propagande savamment bien ficelé. [...][/quote]
[quote]Dès mon arrivée, j'ai été reçu par une délégation de la ville et du conseil mené par Stanley Turner, l'homme le plus en vue et l'étoile montante régionale du Westrait Communist Party. Un homme jeune, sûr de lui et qui ne semble pas être dépassé par les évènements. C'est avec lui-même et sa délégation que je fais un premier tour complet de la ville, où sont expliqués les lieux historiques, emblématiques mais aussi les dures batailles qu'il a fallut mener pour faire de Ewerst la ville qu'elle est aujourd'hui. Je demande poliment si le surnom de "Citadelle Rouge" n'est pas un peu présomptueux et plutôt que de me répondre, la délégation arrête au hasard de de la visite différentes personnes et leur pose cette question là : Sur la quinzaine de personnes qui ont répondu, elles ont toutes clairement expliqué que ce surnom n'était pas présomptueux ou hors sol, il représentait une réalité. Un vieux bonhomme avec sa canne a raconté pendant plus de dix minutes comment son père et son père avant lui ont fait de Ewerst ce bastion du WCP il y a fort longtemps. Finalement, j'ai eu le droit à ma réponse bien qu'elle ne fut pas nécessairement orthodoxe. [...][/quote]
[quote]Si le Westrait Communist Party a le poids qu'il a aujourd'hui, c'est parce qu'il a patiemment entamé un long travail légal et se sert toujours de Ewerst comme d'une vitrine pour prouver que son acession au pouvoir ne sera pas faîtes simplement de promesses. Ewerst est au centre de ce que l'on appel également la "ceinture rouge", un ensemble de villes autour de Ewerst et qui ceinturent la Citadelle avec d'autres conseils tenus par les communistes. C'était peu de temps après l'affaire Styngal-Robertson que le WCP a effectué sa "retraite stratégique" pour renforcer Ewerst et partir à la conquête d'autres municipalités alentours alors que cela ne faisait pas partie de ses objectifs principaux. Cette action et cette tactique lui a permis de passer l'orage et d'en ressortir plus puissant qu'avant et surtout, capable de montrer qu'il n'avait pas besoin de subvertir quoi que ce soit pour réaliser son programme et ses aspirations. C'est la meilleure leçon que le WCP a pu donner à ces détracteurs et ils furent et sont encore nombreux. [...][/quote]
[quote]J'ai pu interviewer Stanley Turner après la petite visite de la ville. Il a accepté de répondre à mes questions et s'est montré très coopératif, bien qu'il se soit excusé de ne pas avoir lu tous mes articles parus lors de la guerre civile. Il m'a expliqué qu'aujourd'hui la position du Westrait est complexe sur le plan national car le pays n'a pas de chemin tracé bien défini, il zigzague à gauche et à droite, donnant de temps à autre des coups de barres pour redresser le cap. Le plus gros problème selon lui vient du fait que l'actuel gouvernement essaye encore de discuter avec l'opposition alors que cette dernière n'en a aucune envie. Selon lui, sa seule et unique envie est de revenir au pouvoir, d'en finir avec le nouveau pouvoir populaire et de revenir à une république bien tranquille, une république sérieuse qui pourrait mieux s'ouvrir sur le monde et ne plus se soucier des problèmes internes. Il m'a même affirmé qu'elle gracierait peut-être les militaires sous prétexte de "réconciliation nationale". Il semblait sûr de lui alors je n'ai pas insisté davantage. Je lui ai demandé quelles étaient les ambitions du WCP dans les années à venir et il n'y est ps allez par quatre chemins : Pour lui cela ne fait pas de doute, il s'agit d'atteindre le pouvoir et de réellement transformer le Westrait. Un si petit pays pour de si grandes ambitions ? [...][/quote]
[quote]Ewerst a une longue tradition en ce qui concerne les aides sociales et l'assistance publique. Peu de temps après le passage à la république et au plus fort du marasme économique, Ewerst était l'une des rares villes où l'on ne voyait pas des files de chômeurs ou de mères venant pour du pain ou l'essentiel pour vivre dignement. Ewerst distribuait et continue de distribuer des repas grauits ou alors à bas coups pour les familles les plus modeste. Dans toute la ville, il est possible de se rendre dans les fameuses "Maison du Peuple" où il est possible de pouvoir manger un morceau, discuter et trouver de l'aide pour remplir des papiers, demander une aide juridique ou chercher un syndicaliste pour se défendre dans son entreprise. De toutes les personnes que j'ai pu voir et côtoyé, il doit en exister une infime partie qui ne louent pas le Westrait Communist Party pour sa direction de la ville et pour tout le mal qu'il se donne pour aider la population et la rendre heureuse. [...][/quote]
[quote]Ici, ce sont les routiers qui sont la fierté de la ville. Alors que le Westrait est le pays des mineurs, Ewerst est la ville des routiers et des camionneurs en tout genre. Si ils sont autant respectés et adulés, c'est parce qu'ils forment l'un des syndicats les plus puissants et les plus combattifs - avec celui des mineurs - dans le pays. Une très longue et vieille histoire de lutte sociale, syndicale et politique qui s'est compté avec du sang, de la sueur et des larmes pour certains. Le syndicat des camionneurs s'est notamment illustré lors de la guerre civile, en organisant de gigantesques bouchons ou barrages filtrants pour empêcher des unités de l'armée régulière de se rendre dans les mines tenus par révolutionnaires. Bien avant ça, les grandes luttes pour obtenir un salaire décent, le droit d'avoir une couverture médicale et ce genre de choses ont été mené avec vigueur, car l'État répondait le plus souvent par la violence lors par exemple des manifestations de 1939 qui ont faillit tourner à l'émeute révolutionnaire après l'arrestation et le passage à tabac de plusieurs camionneurs syndiqués par la police. C'est a Ewerst que les routiers ont fixé leur propre quartier général, dans une ville qui au final leur ressemble et leur doit énormément. Ewerst réussi à réunir là où règne plutôt la dissension. En quittant la ville, je ne sais trop quoi penser de ce que j'ai vu, est-ce une réalité ou alors simplement le bon côté des choses ? [...][/quote][/justify]
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Viktor Troska
[center][bod]OH OSHIWAX! OH OSHIWAX![/bod]
[img]https://i.imgur.com/FXyLqum.png[/img][/center]
[justify][quote]La Confédération Oshiwax a été officiellement reconnue comme une nation à part entière par la Convention Nationale en 2035. Encore aujourd'hui, elle semble vivre à un rythme totalement différent par rapport au reste de la République de Westrait. Explorer les vastes espaces qui lui appartiennent et qui traversent pas moins de quatre États westrait, me semble être un moyen d'aller enquêter sur le mode de vie et les coutumes qui sont partagés à travers cette confédération. Ayant subi une quasi extermination au cours des siècles et de l'implantation des différents colons, la Confédération Oshiwax peut jouir désormais d'une relative paix et d'une autonomie bien mérité. Peuples montagnards, ayant difficilement accepté par le passé d'être enfermé dans des réserves, il semblerait qu'aujourd'hui suite à la victoire de la révolution, des relations plus fraternelles se soient tissés même si elles semblent fragile. Comment ne pas comprendre cette attitude et ne pas la respecter ? Qu'est-ce qui pourrait empêcher que les peuples de la Confédération se retrouvent à nouveau contraint d'abandonner leur liberté et d'être remis sous le joug d'un pouvoir qui ne les considèrent même pas comme des êtres humains ? Aujourd'hui, l'essentiel des relations entre Oshiwax et le Westrait semblent s'accorder sur la nécessité de panser les plaies du passé et d'aller de l'avant, dans un respect mutuel. [...][/quote]
[quote]Entre 175 000 et 200 000 personnes composent la Confédération. 8 nations en tout, qui sont représentées très égalitairement et scrupuleusement au sein du Grand Conseil des 8 Nations. Cette institution est celle qui a la confiance de tout les Oshiwax, car il reste encore à démontrer que les institutions westraits veulent réellement se soucier de la préservation du cadre de vie que souhaitent les natifs. La révolution n'a donc pas apporté en soi de véritables changements, puisque l'on m'a confirmé que l'organisation tribale et la gestion commune des affaires courantes ou encore économique, faisant que la Confédération pratiquait déjà une forme de socialisme bien avant qu'il ne fut théorisé, ou même pratiqué par les hommes blancs. Le communalisme a toujours été une forme d'organisation jugé comme ancestrale, évitant la trop forte concentration du pouvoir économique et politique entre les mains de quelques uns. La révolution Westrait n'a finalement fait que confirmer d'après les Oshiwax, que leur modèle de société ne méritait pas d'être annihilé, si le but était de la reproduire à une plus large échelle. Je ne pense pas que tout le monde serait d'accord pour admettre que l'organisation de la Confédération Oshiwax corresponde exactement au souhait ou du moins à l'image que se font les westraits de ce que devrait être le socialisme. En tout cas, il semblerait qu'il existe un lien liant les deux et qui facilite l'implantation de nombreuses réformes. [...][/quote]
[quote]Au moment de la guerre civile révolutionnaire, la Confédération Oshiwax s'est d'abord tenu à l'écart des affrontements, jugeant qu'elle n'avait pas à prendre partie pour l'un des deux camps. Une méfiance éternelle était de mise, ainsi qu'une stricte neutralité. Ce qu'est qu'avec les atrocités commises par les militaires et la volonté du gouvernement de l'époque de chasser définitivement les natifs de leurs terres, que le basculement à eu lieu. Dans les plaines et les montagnes de la Confédération, une véritable guérilla s'est mise en place contre les forces militaires. Aux dénouements ultimes de la guerre civile révolutionnaire, des unités entières étaient composés de membres des différentes nations de la Confédération, certains de ces unités se battant même lors de la dernière bataille pour reprendre la ville d'Aristead. Ce sacrifice a été très bien compris par les forces républicaines et démocratiques, qui avaient compris qu'il n'était plus possible de nier le droit aux Oshiwax d'être reconnu comme une nation à part entière au sein de la future république. Bien qu'il puisse y avoir eu des réticences, elles ne se sont jamais réellement affiché au grand jour. En rentrant chez eux, les combattants Oshiwax ont été reçu comme des libérateurs et comme des héros, tant les morts que les vivants... [...][/quote]
[quote]Locrace, Clearden, Pringdale, Biwall sont les quatre États où se trouvent les frontières naturelles de la Confédération. Il existait bien d'autres natifs plus à l'est et au sud, mais toute trace d'eux a été perdu suite aux massacres systématiques lors de la conquête des territoires par les colons. La cohabitation entre les 8 nations et les westraits ne semble pas une chose si facile que cela. Le gouvernement a du décider et trancher pour savoir à qui appartenait les terres, les propriétés et qui il fallait rembourser ou non. De nombreuses familles westraits ont été obligé de déménager et de s'installer autre part à l'intérieur de l'État où ils se trouvaient, quand il fallait remettre la terre à ceux qui l'avaient perdu quelques siècles auparavant. Mais les Oshiwax ne sont pas des orgueilleux, loin de là. Cela ne leur fait aucun plaisir de voir des familles être obligé de quitter leur foyer pour récupérer ce qui leur appartient. J'ai pu assister à l'une de ses "expropriations" lors de mon passage, il s'agissait d'un grand rituel qui était accompagné par des centaines de personnes, qui communiaient suite au retour des terres qui ne leur appartenaient plus. Les natifs se sont montré très généreux et ont offert aux familles westraits obligé de quitter ses terres, une multitude de cadeaux et de présents, avant de leur expliquer longuement qu'ils n'avaient aucune haine envers eux. Les westraits n'ont pas réussi à cacher leur profonde peine, mais semblaient étonné de tant de prévenance à leurs égards et n'ont refusé aucun des cadeaux qui leur a été fait. [...][/quote]
[quote]Il existe un décalage flagrant entre le temps dans le reste du Westrait et à l'intérieur de la Confédération Oshiwax. Le rythme de la vie est différent, plus lent et semble être moins pressé par des impératifs d'horaires, que ce soit d'horaires de travail, de pause, de loisirs ou autre. Il est cependant évident que l'aide technologique commence à transformer cet état de fait et qu'il commence à y avoir une acclimatation généralisée au mode de vie présent dans le reste de la République. L'on peut donc voir dans certains villages ou certaines petites villes, des Oshiwax se croiser en habit traditionnel ou alors dans une tenue de ville totalement décontracté. Il semblerait qu'il n'existerait pas de contradictions flagrantes entre l'ancien et le nouveau mode de vie. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'existe pas des problèmes. L'on m'a confirmé par exemple que l'alcoolisme était un réel problème chez les Oshiwax les plus pauvres et que ce fléau devait être combattu avec l'aide des pouvoirs publics. Il ne peut pas exister un équilibre même précaire entre un mode de vie ancestral et un mode de vie à l'occidental, cela se ressent. Les plus modernistes semblent se tourner totalement vers la transformation de la Confédération en entrant de plein pied dans le XXIème siècle, tandis que les plus conservateurs considèrent qu'il s'agit là d'un pari dangereux qui pourrait briser les structures sociales au sein de la Confédération. [...][/quote]
[quote]J'ai pu discuter avec des natives, sur ce qu'elles pensaient de leur rôle au sein de la société Oshiwax et le rapport qu'elles avaient avec les femmes au Westrait. J'ai été surprise de voir que l'organisation sociale et familiale à l'intérieur de la Confédération était toujours matrilinéaire, c'est à dire qu'elle repose avant tout sur le pouvoir des mères. Les longues maisons qui sont les lieux d'habitations de bases appartiennent à la communauté des femmes. En rigolant, certaines m'ont dit qu'il était alors plus facile de mettre à la porte un mari indocile quand ce dernier commençait à prendre trop ses aises. Il est vrai que l'organisation sociale des Oshiwax a fasciné bon nombre d'anthropologues au cours des deux derniers siècles, tant la société Oshiwax semblait être à des années lumières de celles en Occident ou dans le reste du monde. Cellule familiale reposant sur la mère, traditions démocratiques et confédéralistes, une constitution orale (désormais écrite) qui est bien plus progressiste que de nombreuses constitutions de l'époque, gestion des affaires courantes, politiques et économiques en commun, une économie proto-socialiste, etc. Il y a de nombreuses choses à apprendre de la Confédération, bien qu'il semble totalement utopique de vouloir copier un tel modèle dans notre société. Vis à vis des femmes au Westrait, les femmes natives considèrent qu'elles ont encore un long chemin à parcourir avant d'être totalement libérées et d'avoir une place à part entière dans la société. Même moi de ce qu'elle m'ont dit, bien qu'indépendante j'avais encore beaucoup à faire pour être libre. Un peu de sagesse ne peut pas faire de mal, non ? [...][/quote][/justify]
[img]https://i.imgur.com/FXyLqum.png[/img][/center]
[justify][quote]La Confédération Oshiwax a été officiellement reconnue comme une nation à part entière par la Convention Nationale en 2035. Encore aujourd'hui, elle semble vivre à un rythme totalement différent par rapport au reste de la République de Westrait. Explorer les vastes espaces qui lui appartiennent et qui traversent pas moins de quatre États westrait, me semble être un moyen d'aller enquêter sur le mode de vie et les coutumes qui sont partagés à travers cette confédération. Ayant subi une quasi extermination au cours des siècles et de l'implantation des différents colons, la Confédération Oshiwax peut jouir désormais d'une relative paix et d'une autonomie bien mérité. Peuples montagnards, ayant difficilement accepté par le passé d'être enfermé dans des réserves, il semblerait qu'aujourd'hui suite à la victoire de la révolution, des relations plus fraternelles se soient tissés même si elles semblent fragile. Comment ne pas comprendre cette attitude et ne pas la respecter ? Qu'est-ce qui pourrait empêcher que les peuples de la Confédération se retrouvent à nouveau contraint d'abandonner leur liberté et d'être remis sous le joug d'un pouvoir qui ne les considèrent même pas comme des êtres humains ? Aujourd'hui, l'essentiel des relations entre Oshiwax et le Westrait semblent s'accorder sur la nécessité de panser les plaies du passé et d'aller de l'avant, dans un respect mutuel. [...][/quote]
[quote]Entre 175 000 et 200 000 personnes composent la Confédération. 8 nations en tout, qui sont représentées très égalitairement et scrupuleusement au sein du Grand Conseil des 8 Nations. Cette institution est celle qui a la confiance de tout les Oshiwax, car il reste encore à démontrer que les institutions westraits veulent réellement se soucier de la préservation du cadre de vie que souhaitent les natifs. La révolution n'a donc pas apporté en soi de véritables changements, puisque l'on m'a confirmé que l'organisation tribale et la gestion commune des affaires courantes ou encore économique, faisant que la Confédération pratiquait déjà une forme de socialisme bien avant qu'il ne fut théorisé, ou même pratiqué par les hommes blancs. Le communalisme a toujours été une forme d'organisation jugé comme ancestrale, évitant la trop forte concentration du pouvoir économique et politique entre les mains de quelques uns. La révolution Westrait n'a finalement fait que confirmer d'après les Oshiwax, que leur modèle de société ne méritait pas d'être annihilé, si le but était de la reproduire à une plus large échelle. Je ne pense pas que tout le monde serait d'accord pour admettre que l'organisation de la Confédération Oshiwax corresponde exactement au souhait ou du moins à l'image que se font les westraits de ce que devrait être le socialisme. En tout cas, il semblerait qu'il existe un lien liant les deux et qui facilite l'implantation de nombreuses réformes. [...][/quote]
[quote]Au moment de la guerre civile révolutionnaire, la Confédération Oshiwax s'est d'abord tenu à l'écart des affrontements, jugeant qu'elle n'avait pas à prendre partie pour l'un des deux camps. Une méfiance éternelle était de mise, ainsi qu'une stricte neutralité. Ce qu'est qu'avec les atrocités commises par les militaires et la volonté du gouvernement de l'époque de chasser définitivement les natifs de leurs terres, que le basculement à eu lieu. Dans les plaines et les montagnes de la Confédération, une véritable guérilla s'est mise en place contre les forces militaires. Aux dénouements ultimes de la guerre civile révolutionnaire, des unités entières étaient composés de membres des différentes nations de la Confédération, certains de ces unités se battant même lors de la dernière bataille pour reprendre la ville d'Aristead. Ce sacrifice a été très bien compris par les forces républicaines et démocratiques, qui avaient compris qu'il n'était plus possible de nier le droit aux Oshiwax d'être reconnu comme une nation à part entière au sein de la future république. Bien qu'il puisse y avoir eu des réticences, elles ne se sont jamais réellement affiché au grand jour. En rentrant chez eux, les combattants Oshiwax ont été reçu comme des libérateurs et comme des héros, tant les morts que les vivants... [...][/quote]
[quote]Locrace, Clearden, Pringdale, Biwall sont les quatre États où se trouvent les frontières naturelles de la Confédération. Il existait bien d'autres natifs plus à l'est et au sud, mais toute trace d'eux a été perdu suite aux massacres systématiques lors de la conquête des territoires par les colons. La cohabitation entre les 8 nations et les westraits ne semble pas une chose si facile que cela. Le gouvernement a du décider et trancher pour savoir à qui appartenait les terres, les propriétés et qui il fallait rembourser ou non. De nombreuses familles westraits ont été obligé de déménager et de s'installer autre part à l'intérieur de l'État où ils se trouvaient, quand il fallait remettre la terre à ceux qui l'avaient perdu quelques siècles auparavant. Mais les Oshiwax ne sont pas des orgueilleux, loin de là. Cela ne leur fait aucun plaisir de voir des familles être obligé de quitter leur foyer pour récupérer ce qui leur appartient. J'ai pu assister à l'une de ses "expropriations" lors de mon passage, il s'agissait d'un grand rituel qui était accompagné par des centaines de personnes, qui communiaient suite au retour des terres qui ne leur appartenaient plus. Les natifs se sont montré très généreux et ont offert aux familles westraits obligé de quitter ses terres, une multitude de cadeaux et de présents, avant de leur expliquer longuement qu'ils n'avaient aucune haine envers eux. Les westraits n'ont pas réussi à cacher leur profonde peine, mais semblaient étonné de tant de prévenance à leurs égards et n'ont refusé aucun des cadeaux qui leur a été fait. [...][/quote]
[quote]Il existe un décalage flagrant entre le temps dans le reste du Westrait et à l'intérieur de la Confédération Oshiwax. Le rythme de la vie est différent, plus lent et semble être moins pressé par des impératifs d'horaires, que ce soit d'horaires de travail, de pause, de loisirs ou autre. Il est cependant évident que l'aide technologique commence à transformer cet état de fait et qu'il commence à y avoir une acclimatation généralisée au mode de vie présent dans le reste de la République. L'on peut donc voir dans certains villages ou certaines petites villes, des Oshiwax se croiser en habit traditionnel ou alors dans une tenue de ville totalement décontracté. Il semblerait qu'il n'existerait pas de contradictions flagrantes entre l'ancien et le nouveau mode de vie. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'existe pas des problèmes. L'on m'a confirmé par exemple que l'alcoolisme était un réel problème chez les Oshiwax les plus pauvres et que ce fléau devait être combattu avec l'aide des pouvoirs publics. Il ne peut pas exister un équilibre même précaire entre un mode de vie ancestral et un mode de vie à l'occidental, cela se ressent. Les plus modernistes semblent se tourner totalement vers la transformation de la Confédération en entrant de plein pied dans le XXIème siècle, tandis que les plus conservateurs considèrent qu'il s'agit là d'un pari dangereux qui pourrait briser les structures sociales au sein de la Confédération. [...][/quote]
[quote]J'ai pu discuter avec des natives, sur ce qu'elles pensaient de leur rôle au sein de la société Oshiwax et le rapport qu'elles avaient avec les femmes au Westrait. J'ai été surprise de voir que l'organisation sociale et familiale à l'intérieur de la Confédération était toujours matrilinéaire, c'est à dire qu'elle repose avant tout sur le pouvoir des mères. Les longues maisons qui sont les lieux d'habitations de bases appartiennent à la communauté des femmes. En rigolant, certaines m'ont dit qu'il était alors plus facile de mettre à la porte un mari indocile quand ce dernier commençait à prendre trop ses aises. Il est vrai que l'organisation sociale des Oshiwax a fasciné bon nombre d'anthropologues au cours des deux derniers siècles, tant la société Oshiwax semblait être à des années lumières de celles en Occident ou dans le reste du monde. Cellule familiale reposant sur la mère, traditions démocratiques et confédéralistes, une constitution orale (désormais écrite) qui est bien plus progressiste que de nombreuses constitutions de l'époque, gestion des affaires courantes, politiques et économiques en commun, une économie proto-socialiste, etc. Il y a de nombreuses choses à apprendre de la Confédération, bien qu'il semble totalement utopique de vouloir copier un tel modèle dans notre société. Vis à vis des femmes au Westrait, les femmes natives considèrent qu'elles ont encore un long chemin à parcourir avant d'être totalement libérées et d'avoir une place à part entière dans la société. Même moi de ce qu'elle m'ont dit, bien qu'indépendante j'avais encore beaucoup à faire pour être libre. Un peu de sagesse ne peut pas faire de mal, non ? [...][/quote][/justify]
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Viktor Troska
[center][bod]BELVHEART, PARADISE OF WESTRAIT[/bod]
[img]https://i.imgur.com/PSXDB05.png[/img][/center]
[justify][quote]Belvheart, dans l'État de Werlevey. Le "Paradis du Westrait" comme la ville est surnommée depuis sa fondation au XVIIème siècle. Construite à la base comme un avant-poste devant servir pour l'exploration de l'intérieur des terres, Belvheart fini par devenir un centre important dans la construction de ce qui sera le futur Westrait. Aujourd'hui, le musée de la ville est l'un des plus grands de tout le pays, retraçant de l'installation des premiers colons en jusqu'à l'époque contemporaine. Mais l'époque contemporaine est sans doute la raison de mon enquête ici, Belvheart étant connu pour être un haut lieu de contre-culture, ainsi que la ville où la population totale LGBT est la plus importante du Westrait. Comment cette ville qui a été le centre de l'ancien Westrait est devenue une ville "libéral" en l'espace de quelques siècles ?[...][/quote]
[quote]Impossible de ne pas parler de Belvheart sans parler des émeutes qui ont secoués la ville en 1965. A cette époque, la législation était féroce vis à vis de l'homosexualité et une multitudes de bars ou de boîtes de nuits pour les personnes homosexuelles n'étaient pas formellement autorisées et la répression était monnaie courant. Un soir du 11 Mai 1965, une banale descente de police dans le Mug Shot Room, un bar connu de la communauté homosexuelle, se transforme en émeute : Les policiers sont lynchés et le quartier entier se dresse contre la brutalité connue des policiers qui vise tout à chacun et pas uniquement les homosexuels. Pendant deux jours, la pression ne descend pas et les affrontements avec les forces de polices se multiplient. Finalement, la situation se calme suite à une médiation de la part des autorités de la ville. Les policiers sont condamnés et la législation vis à vis de la communauté LGBT est assouplie. De ces émeutes, les émeutes de Mug Shot Room vont crées d'une part les premières organisations de défenses pour les LGBT et d'autre part, initier la fameuse "Gay Pride", aujourd'hui mondialement célébrée bien qu'elle est perdue dans de nombreux pays, son caractère hautement politique.[...][/quote]
[quote]Le caractère hautement politique bien qu'éclectique de la ville lui a valut d'être l'une des premières à officiellement constituer un conseil comme base de l'organisation future du Westrait lorsque le conflit civil a éclaté. Personne à l'époque, ne donnait réellement du crédit à une telle initiative qui paraissait être une excentricité propre à la ville. Depuis plus d'un demi-siècle, la ville s'était doté d'une sorte de forum participatif où des débats civiques pouvaient avoir lieu, permettant une certaine participation de la population aux décisions des autorités de la ville. Toujours pionnière, Belvheart par son geste de constitution d'un conseil qui dépassait largement les prérogatives du "forum participative", a été l'étincelle permettant le développement sur une échelle nationale des conseils. La première coordination des conseils à l'échelle de l'État de Werlevey s'est d'ailleurs tenue en 2036 dans la ville. Pour les habitants et les habitantes, le conseil est le lieu le plus important et le plus animé de la ville et tout le monde y participe, de peur d'être mal jugé par ses voisins, ses amis ainsi que sa famille. Plus qu'un devoir politique, il s'agit d'une réelle institution qui coulerait dans les veines des habitants et habitantes à la place de leur sang. [...][/quote]
[quote]Pour les nationalistes et les conservateurs, Belvheart qui était hier le "Paradis du Westrait" est aujourd'hui un laboratoire de ce qu'il y a de pire dans le pays. Assez régulièrement, on peut lire ou entendre que s'y produisent des meurtres, des suicides, des orgies ou de la chirurgie sur des enfants pour les faire changer de sexe contre leur propre volonté. Cette cristallisation sur ce qu'est et représente Belvheart, n'est pas sans heurts. Il y a une dizaine d'années m'a confiée une militante, un groupe nationaliste avait attendu la dispersion de la marche annuelle de la Gay Pride avant de s'attaquer à des individus isolés, les frappant et en blessant mortellement plusieurs. Nul doute que ces agressions qui se sont répétés par la suite ont été le déclencheur qui ont conduit à la création d'une organisation baptisée "LGBT Organization for Self-Defense", qui depuis se donne pour tâche principale de permettre l'auto-défense et l'auto-organisation des personnes de la communauté LGBT contre toute agression physique, qu'elle vienne ou non d'organisations ouvertement anti-LGBT. Il y a encore peu, une agression a conduit au saccage de l'appartement d'une des personnes reconnues comme l'instigatrice de plusieurs actes violents contre des personnes LGBT. Pour les nationalistes et les conservateurs, cela montrait qu'il y avait bien un totalitarisme qui se mettait en place au Westrait et qui allait obliger les hétérosexuels à se cacher pour ne pas subir de répression sur leur orientation sexuelle. [...][/quote]
[quote]Le Foothill College est une université crée en 1866 qui aujourd'hui encore, est exclusivement réservée aux femmes. Il existe une quinzaine d'établissements de ce genre au Westrait, qui ont tous été crée dans la seconde moitié du XIXème siècle, à une époque où l'accès à des études supérieures pour les femmes était quelque chose de rare, voir d'inaccessible pour elles. Le Foothill College s'est spécialisé dans l'obtention de licences dans le domaine des arts libéraux et est dans le top cinq des universités en terme d'excellence au Westrait alors qu'elle est uniquement réservée aux femmes. De sa création à aujourd'hui, le Foothill College a donné au Westrait d'innombrables artistes ou auteures de renommées, ainsi que de grandes sportives comme par exemple Charleigh Allen, capitaine de l'équipe nationale de football féminin ou encore la tenniswoman Mya Gardner. Considérée pendant longtemps comme un établissement d'élite où seules des filles de l'aristocratie ou de la haute ou moyenne bourgeoisie pouvaient accéder, une libéralisation s'est progressivement accomplie au milieu des années 1950 et la victoire de la révolution démocratique et socialiste a définitivement brisé l'élitisme de classe qui régnait, permettant un accès total et garanti pour toutes les étudiantes du pays. [...][/quote]
[quote]L'atmosphère de la ville est unique en son genre, sans doute cela provient de sa longue tradition libérale qui a fait que le passage à un régime révolutionnaire n'a pas été forcément mal perçu par énormément de monde. Il y a moins de tabou à Belvheart qu'il peut y en avoir dans d'autres villes du pays, même les plus progressistes. Il suffit par exemple de s'intéresser à différents index pour se rendre compte qu'il s'agit d'une ville où les unions libres ainsi que les mariages entre personnes du même sexe sont les plus importants, sans que cela ne provoque de vagues dans un sens, comme dans l'autre. Une situation qui s'explique par le développement très personnel de la ville par rapport au reste du pays, qui lui permet aujourd'hui de jouer sur son caractère excentrique, tout en étant parfaitement recommandable. Alors que des villes entières sont souvent soumises à de grandes luttes idéologiques et politiques, Belvheart semble être totalement à l'écart de telles conceptions et de telles pratiques. Cela s'explique très certainement par la présence écrasante d'organisations révolutionnaires et progressistes à la tête du conseil de la ville.[...][/quote][/justify]
[img]https://i.imgur.com/PSXDB05.png[/img][/center]
[justify][quote]Belvheart, dans l'État de Werlevey. Le "Paradis du Westrait" comme la ville est surnommée depuis sa fondation au XVIIème siècle. Construite à la base comme un avant-poste devant servir pour l'exploration de l'intérieur des terres, Belvheart fini par devenir un centre important dans la construction de ce qui sera le futur Westrait. Aujourd'hui, le musée de la ville est l'un des plus grands de tout le pays, retraçant de l'installation des premiers colons en jusqu'à l'époque contemporaine. Mais l'époque contemporaine est sans doute la raison de mon enquête ici, Belvheart étant connu pour être un haut lieu de contre-culture, ainsi que la ville où la population totale LGBT est la plus importante du Westrait. Comment cette ville qui a été le centre de l'ancien Westrait est devenue une ville "libéral" en l'espace de quelques siècles ?[...][/quote]
[quote]Impossible de ne pas parler de Belvheart sans parler des émeutes qui ont secoués la ville en 1965. A cette époque, la législation était féroce vis à vis de l'homosexualité et une multitudes de bars ou de boîtes de nuits pour les personnes homosexuelles n'étaient pas formellement autorisées et la répression était monnaie courant. Un soir du 11 Mai 1965, une banale descente de police dans le Mug Shot Room, un bar connu de la communauté homosexuelle, se transforme en émeute : Les policiers sont lynchés et le quartier entier se dresse contre la brutalité connue des policiers qui vise tout à chacun et pas uniquement les homosexuels. Pendant deux jours, la pression ne descend pas et les affrontements avec les forces de polices se multiplient. Finalement, la situation se calme suite à une médiation de la part des autorités de la ville. Les policiers sont condamnés et la législation vis à vis de la communauté LGBT est assouplie. De ces émeutes, les émeutes de Mug Shot Room vont crées d'une part les premières organisations de défenses pour les LGBT et d'autre part, initier la fameuse "Gay Pride", aujourd'hui mondialement célébrée bien qu'elle est perdue dans de nombreux pays, son caractère hautement politique.[...][/quote]
[quote]Le caractère hautement politique bien qu'éclectique de la ville lui a valut d'être l'une des premières à officiellement constituer un conseil comme base de l'organisation future du Westrait lorsque le conflit civil a éclaté. Personne à l'époque, ne donnait réellement du crédit à une telle initiative qui paraissait être une excentricité propre à la ville. Depuis plus d'un demi-siècle, la ville s'était doté d'une sorte de forum participatif où des débats civiques pouvaient avoir lieu, permettant une certaine participation de la population aux décisions des autorités de la ville. Toujours pionnière, Belvheart par son geste de constitution d'un conseil qui dépassait largement les prérogatives du "forum participative", a été l'étincelle permettant le développement sur une échelle nationale des conseils. La première coordination des conseils à l'échelle de l'État de Werlevey s'est d'ailleurs tenue en 2036 dans la ville. Pour les habitants et les habitantes, le conseil est le lieu le plus important et le plus animé de la ville et tout le monde y participe, de peur d'être mal jugé par ses voisins, ses amis ainsi que sa famille. Plus qu'un devoir politique, il s'agit d'une réelle institution qui coulerait dans les veines des habitants et habitantes à la place de leur sang. [...][/quote]
[quote]Pour les nationalistes et les conservateurs, Belvheart qui était hier le "Paradis du Westrait" est aujourd'hui un laboratoire de ce qu'il y a de pire dans le pays. Assez régulièrement, on peut lire ou entendre que s'y produisent des meurtres, des suicides, des orgies ou de la chirurgie sur des enfants pour les faire changer de sexe contre leur propre volonté. Cette cristallisation sur ce qu'est et représente Belvheart, n'est pas sans heurts. Il y a une dizaine d'années m'a confiée une militante, un groupe nationaliste avait attendu la dispersion de la marche annuelle de la Gay Pride avant de s'attaquer à des individus isolés, les frappant et en blessant mortellement plusieurs. Nul doute que ces agressions qui se sont répétés par la suite ont été le déclencheur qui ont conduit à la création d'une organisation baptisée "LGBT Organization for Self-Defense", qui depuis se donne pour tâche principale de permettre l'auto-défense et l'auto-organisation des personnes de la communauté LGBT contre toute agression physique, qu'elle vienne ou non d'organisations ouvertement anti-LGBT. Il y a encore peu, une agression a conduit au saccage de l'appartement d'une des personnes reconnues comme l'instigatrice de plusieurs actes violents contre des personnes LGBT. Pour les nationalistes et les conservateurs, cela montrait qu'il y avait bien un totalitarisme qui se mettait en place au Westrait et qui allait obliger les hétérosexuels à se cacher pour ne pas subir de répression sur leur orientation sexuelle. [...][/quote]
[quote]Le Foothill College est une université crée en 1866 qui aujourd'hui encore, est exclusivement réservée aux femmes. Il existe une quinzaine d'établissements de ce genre au Westrait, qui ont tous été crée dans la seconde moitié du XIXème siècle, à une époque où l'accès à des études supérieures pour les femmes était quelque chose de rare, voir d'inaccessible pour elles. Le Foothill College s'est spécialisé dans l'obtention de licences dans le domaine des arts libéraux et est dans le top cinq des universités en terme d'excellence au Westrait alors qu'elle est uniquement réservée aux femmes. De sa création à aujourd'hui, le Foothill College a donné au Westrait d'innombrables artistes ou auteures de renommées, ainsi que de grandes sportives comme par exemple Charleigh Allen, capitaine de l'équipe nationale de football féminin ou encore la tenniswoman Mya Gardner. Considérée pendant longtemps comme un établissement d'élite où seules des filles de l'aristocratie ou de la haute ou moyenne bourgeoisie pouvaient accéder, une libéralisation s'est progressivement accomplie au milieu des années 1950 et la victoire de la révolution démocratique et socialiste a définitivement brisé l'élitisme de classe qui régnait, permettant un accès total et garanti pour toutes les étudiantes du pays. [...][/quote]
[quote]L'atmosphère de la ville est unique en son genre, sans doute cela provient de sa longue tradition libérale qui a fait que le passage à un régime révolutionnaire n'a pas été forcément mal perçu par énormément de monde. Il y a moins de tabou à Belvheart qu'il peut y en avoir dans d'autres villes du pays, même les plus progressistes. Il suffit par exemple de s'intéresser à différents index pour se rendre compte qu'il s'agit d'une ville où les unions libres ainsi que les mariages entre personnes du même sexe sont les plus importants, sans que cela ne provoque de vagues dans un sens, comme dans l'autre. Une situation qui s'explique par le développement très personnel de la ville par rapport au reste du pays, qui lui permet aujourd'hui de jouer sur son caractère excentrique, tout en étant parfaitement recommandable. Alors que des villes entières sont souvent soumises à de grandes luttes idéologiques et politiques, Belvheart semble être totalement à l'écart de telles conceptions et de telles pratiques. Cela s'explique très certainement par la présence écrasante d'organisations révolutionnaires et progressistes à la tête du conseil de la ville.[...][/quote][/justify]