Drapeau : Le drapeau ménechméen est composé d’un canton carré bleu foncé sur lequel figurent deux clés symbolisant les deux îles du royaume ou les « clés du royaume » selon une lecture plus théologique.
Devise nationale : « Kalos kagathos » (« Beau et bon »)
Hymne national : « Koiné eiréne » (« Paix commune »)
Langues nationales : Grec, minorités espérantistes et turques
Données géographiques :
Capitale : Korolos
Population totale : 1 178 295 habitants (2037) / 1 169 188 habitants (2036)
Stamas, l’île méridionale, est la plus grande et habitée des deux, concentrant 70 % de la population (soit 770 000 habitants). Si son relief a toujours limité sa surface agricole utile, elle l’a néanmoins plus ou moins protégée des pirates marquésiens, lui permettant d’être un lieu d’échanges entre l’Empire arcadien et les continents marquésien et janubien. Le marché des épices de la capitale, Korolos, est une institution dans le pays où se vendaient pêle-mêle olives locales, tapis hachémaniens, épices eashes… Aujourd’hui, loin de l’ambiance orientale, l’île tire surtout profit de l’exploitation du puits de pétrole offshore. Les raffineries ont remplacé les ports de pêche artisanale.
I.B. Torrergos, au nord, la petite île liée au Thodermoscya
Torrergos, l’île septentrionale, a été moins épargnée par le fléau de la piraterie et a été l’objet de violents conflits avec le Thodermoscya, qui en revendique la souveraineté. L’île est davantage sous influence du pays matriarcal, avec quelques temples dodécathéistes suivant le rite thodermoscyen. Plus propice à l’agriculture et à l’élevage que sa grande sœur, l’île a une économie plus traditionnelle même si à son instar, la présence à proximité de puits de pétrole est vivement convoitée.
II. Une économie déclinante, dépendante du pétrole et de la passivité de son dirigeant
II.A. Du comptoir à l’Etat pétrolier
Alors sous dépendance de l’Empire Arcadien, le Royaume des Ménechmes constituait une intéressant comptoir pour l’Empereur, bien décidé à asseoir son autorité sur les routes commerciales entre la Dytolie et la Marquésie mais aussi la Janubie. Les marchands de tapis hachémaniens s’épargnaient alors un long trajet coûteux et parfois périlleux jusqu’en Dytolie et échangeaient leurs produits directement sur l’île de Stamas. Les commerçants eashes, quant à eux, permettaient aux Ménechméens de consolider leur stock d’or, achetant à bon prix les produits de la Cérulée. Les réseaux pirates préféraient quant à eux la petite île de Torrergos, moins protégée que sa voisine par les montagnes et donc plus propice à un commerce moins licite. L’autonomie accordée au royaume au XVIe siècle, sans un contexte de déclin de l’Empire Arcadien, n’a pas été sans conséquence sur l’économie, qui a perdu une partie du flux de marchandises en provenance de l’Empire. D’autres partenaires commerciaux furent privilégiés, à l’image du Thodermoscya, lui aussi devenu autonome. Mais ce partenariat a vite tourné à une guerre des egos et de délimitation des frontières. Ces tensions ont atteint leur paroxysme avec la course au pétrole au XXe siècle, chacune des parties revendiquant des puits offshore. L’économie est aujourd’hui dépendante des hydrocarbures : la production pétrolière dépassant largement la consommation domestique, elle est destinée à l’exportation. Toute la population ne profite cependant pas de cette manne, à plus forte raison que l’industrie est, pour une partie non négligeable, aux mains de capitaux étrangers (notamment amarantins).
II.B. Persistance voire survie de l’économie traditionnelle
Si l’économie des Ménechmes peut être considérée comme duale, c’est avant tout parce que, outre son activité pétrolifère qui constitue sa seule réelle porte ouverte à la mondialisation, le reste du tissu économique est composé de l’agriculture de subsistance, de la pêche, de l’artisanat ou de petites manufactures. L’île de Terrergos est ainsi le grenier du royaume, tandis que l’île de Stamas est pénalisée par une surface agricole utile limitée en raison de son relief, même si l’élevage, de chèvres notamment, occupe toujours une place importante. L’économie ménechméenne souffre d’un manque de diversification, inhérent à un manque de volontarisme d’un monarque sans réelle vision d’avenir. Moins ouverte sur le monde que durant la Renaissance, elle reste sujette à de fortes inégalités, vecteurs de tensions sociales. Bien que le cadre pourrait s’y prêter, le tourisme reste marginal et aucun projet en ce sens ne vient contredire la situation dans un avenir proche.
III. La féodalité à l’épreuve du temps et des aspirations démocratiques
III.A. La féodalité comme manière d’asseoir l’autorité du roi
À son indépendance au XVIe siècle, le Royaume des Ménechmes a adopté un système féodal qui devait assurer la légitimité de la nouvelle dynastie des Paganos qui en avait bien besoin. L’institution, d’origine médiévale, était novatrice en ce sens où le royaume n’avait jusqu’à présent connu que la suprématie du charismatique empereur arcadien, sans contre-pouvoir local. Le pays reprit d’ailleurs les circonscriptions militaires décidées par l’Empire et la propriété des terres fut confiée aux nobles et bourgeois, conférant ainsi au Roi des Ménechmes aussi bien les fonds que les forces armées dont il avait besoin. Ainsi, le système féodal n’est pas un reliquat de l’Empire Arcadien, qui affirmait sa différence par rapport à ses voisins médiévaux, mais plutôt une innovation. Par cette occasion, le Roi dispose d’importantes prérogatives : il est le seul personnage public à pouvoir engager et financer des projets publics de grande ampleur, il donne les principales orientations en termes de politiques publiques et dispose du droit de veto sur n’importe quelle mesure. Dans les faits cependant, il n’use pas de tous ces pouvoirs, pour garder l’estime de ses vassaux. Ceux-ci peuvent en effet se prononcer sur la destitution du roi. Le système féodal a perduré malgré lui jusqu’au XXIe siècle mais il est aujourd’hui vivement contesté, considéré comme archaïque et antidémocratique.
III.B. La démocratie à petites doses
Malgré les prérogatives exclusives du Roi, le système féodal permet de faire porter la responsabilité non pas sur le Roi seul mais sur l’ensemble des vassaux. Aussi, les contestations ont été diluées sur les différents barons et comtes, assurant au Roi sa survie sur le trône. Le Conseil royal est l’organe législatif, réunissant les vassaux, au nombre de 25. Il élabore et vote les lois, avec la collaboration de personnalités de la société civile, d’experts ou d’autres invités. Ils ne peuvent cependant pas avoir l’initiative législative en matière de loi fondamentale. 25 autres députés du peuple sont élus au suffrage universel : il s’agit de la seule représentation populaire dans les institutions ménechméennes. L’antiparlementarisme est en effet très important aux Ménechmes, qui préfèrent d’autres formes d’expression populaire. En effet, le peuple dispose du droit de pétition, mais celui-ci reste particulièrement encadré, d’autant que le Roi peut y mettre son veto. Quelques avancées ont néanmoins été permises par ce biais, qui permet aux rois de sonder facilement ses sujets. Le système semble malgré tout cadenassé : plus passif qu’autoritaire, l’exécutif royal a incité les opposants non pas à la rébellion mais à l’expatriation vers des contrées où l’herbe est plus verte. Le royaume a ainsi perdu 20 % de sa population depuis 50 ans.
III.C. Un système qui tient les minorités à l’écart
Près de 90 % des Ménechmes sont de culture chrétienne orthodoxe, avec une pratique plus ou moins régulière. Dans cet Etat officiellement laïc, l’Eglise continue d’exercer une influence sur les décisions publiques, certes beaucoup moins importante qu’auparavant. L’intronisation du Roi ou l’investiture de ses vassaux restent toujours supervisées respectivement par l’archevêque ou de l’évêque local. Symboliquement et en théorie, seuls les nobles qui ont épousé la foi orthodoxe peuvent donc prétendre à leur fonction, une manière d’exclure – au moins symboliquement – les personnalités d’autres confessions du pouvoir. Les 10 % de non-chrétiens orthodoxes sont répartis entre dodécathéistes, musulmans et catholiques. Les premiers sont essentiellement situés sur l’île de Torrergos et suivent le rite thodermoscyen, c’est-à-dire un dodécathéisme mettant plus l’accent sur le culte des déesses que des dieux. Les membres des minorités musulmanes, turcophones, sont des descendants de commerçants qui ont installé leur activité dans leur comptoir. Le royaume ne connaît pas de fortes tensions religieuses, les différentes communautés ont appris à cohabiter tant bien que mal.
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Système féodal des Ménechmes
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Les comtés sont délimités par des pointillés, les baronnies par des traits fins.[/center]
Devenu autonome au XVIe siècle, le Royaume des Ménechmes a instauré un système féodal pour légitimer une nouvelle dynastie royale alors faible, qui avait besoin du soutien des familles puissantes. Les subdivisions en comtés puis en baronnies reprennent finalement les circonscriptions militaires dessinées par l’Empire Arcadien pour mieux organiser l’armée impériale. Le Royaume des Ménechmes est aujourd’hui divisé en 7 comtés et 18 baronnies, soit un total de 25 vassaux.
Île de Stamas
Comté d’Eleutrios
Baronnie d’Eleutrios
Baronnie de Cosernos
Comté de Kavaliniki
Baronnie de Kavaloniki
Baronnie de Syradionia
Comté de Korolos
Baronnie de Korolos
Baronnie de Perarekas
Baronnie de Tagonis
Comté de Megaloniki
Baronnie de Chioniki
Baronnie de Megaloniki
Baronnie de Tyrnanikon
Comté de Zograrekas
Baronnie d’Ampelopolis
Baronnie de Koryvos
Baronnie de Spamos
Baronnie de Zograrekas
À noter que la Baronnie de Spamos est revendiquée par le Comté d’Eleutrios.
Île de Torrergos
Comté de Nearini
Baronnie d’Ialyklion
Baronnie de Hospiron
Comté de Torrepolis
Baronnie de Syrgos
Baronnie de Torrepolis
L’ensemble de ces 25 vassaux sont membres du Conseil royal, l’organe législatif ménechméen. Au XXe siècle, le Conseil fut élargi à 50 membres, pour permettre la représentation populaire après plus de vingt ans de bataille législative. 25 députés élus au suffrage universel complètent donc le Conseil. Les vassaux pouvant cumuler les titres fonciers, ils disposent d’autant de voix (de « sièges ») au Conseil qu’ils disposent de titres. Dans l’histoire ménechméenne, les vassaux les plus puissants ont eu jusqu’à 12 titres différents, octroyant de fait à un seul et même vassal 12 voix sur 50.
Le Roi peut lui-même disposer de titres fonciers et devenir de fait membre du Conseil royal : la Dynastie des Paganos, qui règne sur l’archipel depuis le XVIe siècle, se transmet traditionnellement de génération en génération le Comté de Korolos, donnant au Roi un siège au Conseil. Mais sachant qu’il dispose déjà du droit de veto, sa présence est inutile, et le Roi préfère accorder le titre foncier à un jeune membre de sa famille, potentiellement son héritier, pour l'accoutumer au pouvoir.[/justify]
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Armée et conflits militaires
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[img]https://i.imgur.com/Z3TFMnn.png[/img]
Parade militaire dans les rues de Korolos[/center]
L’armée ménechméenne a deux caractéristiques qui rappellent combien le système féodal y est resté prégnant.
Déjà, il n’existe pas une seule armée mais un ensemble de forces armées du Roi et de ses différents vassaux. Le monarque et ses vassaux disposent chacun, individuellement, de leur propre armée au sens large (comprenant aussi bien les troupes que la flotte et le matériel). Le Roi n’a d’autorité directe que sur sa propre armée mais peut mobiliser l’armée de ses vassaux à son bon vouloir. Un refus de la part d’un vassal l’expose à une procédure de retrait de son fief.
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De manière corolaire à ce premier point, la guerre reste un moyen normal aux Ménechmes pour régler un conflit. Autrement dit, si un vassal refuse de se soumettre à ses obligations vis-à-vis du Roi, il peut mobiliser son armée contre lui et le renverser, sans que cela ne soit perçu du point de vue du droit international comme un « Coup d’Etat ». À l’inverse, le Roi peut mobiliser sa propre armée pour défaire un vassal pour les mêmes raisons. Par ailleurs, les guerres entre vassaux sont possibles, notamment quand l’un revendique le titre de l’autre. Le Roi peut y mettre un terme mais ces interférences dans les affaires vassales sont très mal perçues. Un conflit de revendication de titre s’achève lorsque le vassal défait abdique, lorsqu’il est capturé, ou lorsque le Roi reconnaît le vassal victorieux comme nouveau détenteur légitime du titre.
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À titre d’exemple, en 2030, l’armée ménechméenne était composée de 20 000 hommes, tous corps confondus (terre, mer, air), d’une centaine de chars, d’une trentaine de navires et d’une vingtaine d’avions et hélicoptères d’assaut.
Parmi ces 20 000 hommes, 8 000 étaient sous l’autorité directe du Roi. Il avait également l’autorité directe sur la moitié des chars, des navires et des avions. Le reste est sous autorité des vassaux. Les armées vassales étaient et sont toujours numériquement plus importantes que celles du domaine royal.
À leur tour, les comtes n’ont autorité directe que sur les armées relevant de leur propre domaine, et ont autorité indirecte sur leurs éventuels vassaux barons. À l’image des comtes vis-à-vis du Roi, les barons doivent entière fidélité à leur comte suzerain. Les vassaux barons n’apportent généralement toutefois qu’une contribution marginale à l’armée de leur suzerain compte tenu de la petite taille et puissance de leur fief. La très grande majorité des armées vassales est constituée par celles des comtes.
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La féodalité est-elle seulement encore adaptée aux armées modernes ? Les critiques fusent de plus en plus au sein de la société ménechméenne. Les opposants à ce système ne manquent pas de rappeler que la féodalité avait un sens à l’époque médiévale lorsque la victoire à l’issue d’un conflit était en grande partie fonction des effectifs. Une armée numériquement plus importante que celle de son ennemi assurait de plus grandes chances de victoires. C’est nettement moins le cas depuis plusieurs siècles, où le facteur technologique est devenu bien plus déterminant. Toutefois, le conservatisme du monarque et plus encore des vassaux, qui tiennent chacun à la possibilité de posséder une armée autonome, entérine ce système militaire féodal.
Le débat revient très souvent au sein du Conseil royal par l’initiative des députés élus par les sujets. Pour rappel, le Conseil royal est l’organe législatif des Ménechmes composé à moitié des vassaux et de l’autre de députés élus au suffrage universel. La réforme du système militaire, autant que celle du système féodal, est rendue impossible par le blocage des vassaux et des députés conservateurs, qui représentent la majorité absolue du Conseil.
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Un titre foncier s’obtient de trois manières différentes, en vertu du régime féodal qui régit le Royaume des Ménechmes :
Concession du fief par le Roi ou par son suzerain : lorsqu’un titre foncier d’un vassal est restitué au roi, celui-ci peut le concéder à la personne de son choix, à condition qu’elle jouisse de la nationalité ménechméenne. Ce cas de figure reste rare et ne se présente que dans le cas où le Roi a annulé le titre d’un des vassaux ou lorsque le dernier titulaire du titre foncier a disparu sans successeur légitime.
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Usurpation au terme d’un conflit : comme précisé dans le chapitre concernant le volet militaire, les vassaux peuvent se faire la guerre pour revendiquer un titre. De manière plus anecdotique, un roturier peut lui aussi mener une guerre contre son suzerain mais ce cas est extrêmement rare puisqu’il suppose qu’il possède une armée privée très coûteuse. Au terme du conflit, le belligérant victorieux s’empare du titre foncier qu’il revendique, on parle alors d’usurpation. S’il a en théorie le droit de le refuser, le Roi officialise généralement l’usurpateur.
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Hérédité : c’est de loin le cas de figure le plus courant. Les titres fonciers sont en grande majorité hérités d’un proche parent à la mort de ce dernier ou après abdication (père, mère ou frère/sœur sans descendance). Mais il existe plusieurs régimes de succession, qui seront détaillés ensuite.
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Les régimes de transmission d’un titre foncier sont à la discrétion exclusive de son titulaire. Le Roi ne peut interférer dans la manière dont ses vassaux ont décidé de régir la succession et inversement, les vassaux ne peuvent pas interférer dans la loi de succession du Roi.
Primogéniture : C’est le régime le plus courant : c’est l’enfant aîné qui hérite de l’intégralité des titres de son père ou de sa mère, s’il ou elle en possède plusieurs. Si le vassal est mort sans descendance, c’est son plus proche parent qui hérite de l’intégralité des titres : son frère ou sa sœur cadet(te) le ou la plus âgé(e) après lui par exemple.
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Ultimogéniture : C’est le benjamin ou la benjamine de la famille qui hérite. C’est donc le régime contraire au précédent.
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Ancienneté : C'est le membre vivant de la dynastie le plus âgé qui hérite.
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Désignation : Le titulaire du titre désigne librement son successeur, mais celui-ci doit obligatoirement appartenir à sa dynastie. Il peut changer à sa convenance au cours de son règne. S’il n’a pas désigné de successeur vivant avant de mourir ou d’abdiquer, c’est la primogéniture qui s’applique.
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Election : Le titulaire du titre et ses vassaux disposent d’autant de voix qu’ils ont de titres. Ils élisent le successeur parmi tous les prétendants appartenant à la dynastie du titulaire. Le titulaire du titre peut organiser autant d’élections qu’il le souhaite durant son règne et c’est la dernière organisée qui fait foi. Si aucune élection n’a été organisée, les vassaux élisent eux-mêmes le successeur. Sinon, c’est la primogéniture qui s’applique.
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Division successorale : Ce régime n’est pertinent que si le noble possède plusieurs titres fonciers. Ses titres sont distribués à l’ensemble de ses enfants. L’enfant aîné hérite du titre principal, les autres des titres plus mineurs. En fonction du régime basé sur le sexe adopté (voir ci-dessous), si le titulaire n’a qu’un seul fils et une ou plusieurs filles, alors il hérite de tous les titres. Si aucune distinction n’est faite, les titres sont distribués indifféremment du sexe.
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Ces différents régimes sont eux-mêmes divisés entre plusieurs cas de figure sur la base du sexe :
Agnatique : seuls les hommes peuvent hériter.
Cognatique : les hommes et les femmes héritent, sans préférence.
Cognatique avec préférence masculine : les femmes n’héritent que s’il n’y a pas d’héritier mâle.
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Seuls les enfants issus du mariage peuvent hériter. Les bâtards sont exclus de la succession, à moins que le noble ne décide de le légitimer mais il a besoin pour ce faire de l'aval du Roi et de l'évêque. Par ailleurs, le contrat de mariage entre deux nobles définit si les enfants nés de cette union appartiendront à la dynastie du père ou à celle de la mère.
[img]https://i.imgur.com/1fMufyD.png[/img] Maison Paganos
Royaume des Ménechmes
Comté de Korolos
Baronnie de Korolos
Baronnie de Perarekas
Baronnie de Tagonis[/center]
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[center]Maisons détentrices de comtés[/center]
[tab=1][col][ligne][img]https://i.imgur.com/DnmJjnU.png[/img][/ligne][ligne][img]https://i.imgur.com/C8n7w7A.png[/img][/ligne][ligne][img]https://i.imgur.com/y0ionm7.png[/img][/ligne][/col]
[col][ligne][center]Maison Christodoulos
Comté d’Eleutrios
Baronnie d'Eleutrios[/ligne][ligne][center]Maison Stavropoulos
Comté de Zograrekas
Baronnie d’Ampelopolis
Baronnie de Zograrekas[/center][/ligne][ligne][center]Maison Katsaros
Comté de Kavoloniki
Baronnie de Kavaloniki
Baronnie de Syradionia[/center][/ligne][/col]
[col][ligne][img]https://i.imgur.com/myCPIum.png[/img][/ligne][ligne][img]https://i.imgur.com/YFDUXSy.png[/img][/ligne][/col]
[col][ligne][center]Maison Manellas
Comté de Magloniki
Baronnie de Megaloniki[/center][/ligne][ligne][center]Maison Sotiropoulou
Comté de Nearini
Comté de Torrepolis
Baronnie d’Ialyklion
Baronnie de Hospiron
Baronnie de Syrgos
Baronnie de Torrepolis
[/center][/ligne][/col][/tab]
[indent]500[/indent]
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[indent]500[/indent]
[center]Maisons détentrices de baronnies seules[/center]
[tab=1][col][ligne][img]https://i.imgur.com/iybxDWm.png[/img][/ligne][ligne][img]https://i.imgur.com/iG42Sbd.png[/img][/ligne][ligne][img]https://i.imgur.com/Yg5d3LF.png[/img][/ligne][/col]
[col][ligne][center]Maison Magnor
Baronnie de Cosernos[/ligne][ligne][center]Maison Barris
Baronnie de Chioniki
Baronnie de Tyrnanikon[/center][/ligne][ligne][center]Maison Sarantos
Baronnie d’Ampelopolis[/center][/ligne][/col]
[col][ligne][img]https://i.imgur.com/KJiClsZ.png[/img][/ligne][ligne][img]https://i.imgur.com/BxAtsZI.png[/img][/ligne][/col]
[col][ligne][center]Maison Eliadès
Baronnie de Koryvos
Baronnie d’Ialyklion[/center][/ligne][ligne][center]Maison Papadakis
Baronnie de Syrgos
[/center][/ligne][/col][/tab]
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Pratique et jurisprudence du duel
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Dans le Royaume des Ménechmes, n’importe quel litige peut être résolu par un duel opposant les deux parties ou leurs représentants, en lieu et place de la justice ordinaire. Celui-ci prend alors forme d’un combat physique entre ces mêmes parties, à l’aide le plus souvent d’une arme. Héritage du féodalisme médiéval, le duel puise toutefois ses racines à l’époque antique où il se réalisait à mains nues. Il acquiert une véritable importance à partir du XIVe siècle, où il est intégré à la procédure pénale. Cette coutume répond toutefois à un ensemble de règles codifiées pour que son issue soit reconnue.
Une coutume codifiée par une « lettre de défi »
La « lettre de défi » (« επιστολή πρόκλησης » en grec, « epistolí próklisis » sous sa forme romanisée) est la pièce maîtresse du duel puisqu’elle codifie, fixe les limites et permet la reconnaissance de l’issue, à l’instar de n’importe quel contrat de droit privé signé entre deux individus. Celui qui envoie la lettre est nommé « offenseur », il y décrit le litige qui motive la demande en duel et les conditions d’organisation ; cette lettre est envoyée à un « offensé » qui l’accepte, l’amende ou la refuse.
Cette lettre ne donne lieu à un duel que si les deux parties ont convenu des conditions de celui-ci. Elle est co-signée par les deux parties, en présence d’au moins un témoin pour chaque partie et d’un prévôt, c’est-à-dire un fonctionnaire du royaume qui représente celui-ci, comme un procureur dans la justice ordinaire. La présence du prévôt est indispensable puisque c’est lui qui délivre le cachet royal permettant d’officialiser le duel. Il ne fait qu’apposer ledit cachet pour attester que les deux parties ont convenu des clauses décrites dans la lettre, et ne se prononce pas sur le fond du litige.
[center][img]https://i.imgur.com/slyEVAu.png[/img]
Exemple d’ancienne lettre de défi n’ayant pas donné lieu à un défi,
comme en atteste l’unique signature.[/center]
Une forme de justice populaire, qui place tous les Ménechméens sur un pied d’égalité
Le duel a été et est toujours pratiqué autant par le peuple que par les nobles. Les duels peuvent d’ailleurs en théorie être asymétriques ou mixtes, c’est-à-dire entre un roturier et un noble ou alors entre un homme et une femme. Si une clause en ce sens le prévoit, les deux parties peuvent se faire représenter par des tiers qui combattent à la place d’eux et pour eux. Même le Roi peut être défié et si des nobles ou des roturiers facétieux lui ont déjà envoyé des lettres de défi, elles n’ont jamais donné lieu à des réponses. Par contre, le Roi peut tout à fait répondre d’un litige avec un souverain étranger de son rang par un duel. Ces cas de figure se sont montrés à plusieurs reprises.
Le duel doit sa popularité en ce sens où il se substitue à une justice jugée par le petit peuple comme partiale car acquise à la classe nobiliaire et lente. Surtout, il évite aux roturiers d'être lésés par des frais d'avocat souvent excessifs. Pour les nobles, il s’agit de régler un litige sans passer par une guerre coûteuse et incertaine. L’acceptation par les deux parties des conditions du duel permet de lui donner une légitimité morale comme judiciaire.
Les duels asymétriques restent toutefois rares, un noble se refusant de s’abaisser à un roturier – ou un de ses vassaux - pour régler un litige existant avec lui. De plus, le noble dispose d’une meilleure éducation à la pratique du duel et est ainsi prédisposé à la victoire. Les quelques cas de duels entre un noble et un roturier ont donné lieu, neuf fois sur dix, à une victoire du duelliste noble. De plus, ces asymétries peuvent donner lieu à des faits de corruption, de pressions, de menaces et de chantage, qui peuvent conduire le roturier à perdre volontairement le duel. Le Royaume a ainsi interdit les paris d’argent sur les duels, considérant qu’ils pouvaient mener à de tels cas de pressions ; mais ils continuent d’exister en toute illégalité, surtout à l’heure d’Internet.
[center][img]https://i.imgur.com/ILekADc.png[/img]
Duel à l’épée entre deux femmes, au tout début du XXe siècle[/center]
Arbitrage et issue du duel
La lettre de défi précise comment est déterminée l’issue du conflit. Les cas les plus évidents sont ceux d’abandon d’une des deux parties ou, le cas échéant, de sa mise à mort. Les duellistes peuvent convenir d’un combat à mort, mais ce cas de figure reste très rare. Les duellistes qui meurent au combat l’ont été le plus souvent de manière non intentionnelle. Chaque partie nomme deux témoins de son choix, qui ont pour rôle d’arbitrer le combat. Celui-ci cesse lorsque l’un des deux duellistes est déclaré en étant d’infériorité manifeste par lesdits témoins, par exemple au bout d’un laps de temps défini. Le prévôt, qui assiste au duel sans l’arbitrer, rédige alors un procès-verbal pour officialiser l’issue.
Dans le cas où l’offenseur ou l’offensé ne participe pas lui-même au combat, et qu’il se fait représenter par un tiers (son maître d’armes ou une personne aguerrie par exemple), alors il n’est que spectateur et ne peut pas être témoin. De plus, toute interférence par une personne extérieure au duel est strictement prohibée. Les duels se font donc généralement à huit clos, pour éviter l’influence du public. Depuis le XXe siècle, ils peuvent toutefois être filmés et retransmis en direct à la télévision puis, depuis peu, sur Internet.
[center][img]https://i.imgur.com/prBaEmX.png[/img]
Duel faisant intervenir des balles en caoutchouc en 1940.[/center]
Les duels ont de ce point de vue évolué avec leur temps. Les armes à feu ont fait leur apparition vers le XVIIIe siècle dans le duel mais les duels avec des armes blanches sont jugées beaucoup plus nobles et plus « télégéniques ». Les duellistes sont équipés de protections définies par la lettre de défi, la cotte de mailles a ainsi cédé sa place à des armures plus modernes. La place des femmes dans la société, plus favorable aujourd’hui, a également eu une influence sur le profil des duellistes. Le tabou des duels mixtes a été levé en 2003, entre deux roturiers en instance de divorce qui se disputaient la garde de leurs enfants, avec une victoire du père. Il faut attendre 2020 pour assister à la victoire d’une femme duelliste contre son adversaire masculin.
À noter que les indemnités sont obligatoirement décidées avant le duel, la partie gagnante ne peut donc exiger plus que ce qu’elle a demandé. Pour les nobles, il peut s’agir d’appuyer des revendications territoriales. Pour les roturiers, il s’agit le plus souvent d’indemnités financières ou alors l’emprisonnement de l’autre partie.[/justify]