[RP 2033 - ...] Au sein du cercle intérieur

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Johel3007

Message par Johel3007 »

Archives de la dynastie

De : Fauzan Bahadur, 4ème Sahibzada de Sindabad
À l'attention de : Qaiser Bahadur, 1er Sahibzada de Sindabad
Date : 21/12/2034

Mon frère,

Conformément à ta demande, une enquête discrète a été commandée faisant suite aux remarques du Colonel Sanrakshak concernant les procédures d'entrainement.

Je ne reviendrai pas sur notre discussion concernant la validité de ses remarques : tu es le chef d'état-major de la Confédération et ta décision, en la matière, est la seule qui compte. En tant que frère, je ne peux t'offrir que conseils officieux francs mais soutien officiel inconditionnel. Tu as entendu ces conseils et choisis de les suivre au moins pour le premier cycle d'entrainement, ce dont je te remercie.
S'y ajoutent à présent les résultats d'une enquête neutre dont la diffusion reste à ta seule discrétion.

Nous pourrons en discuté face à face si tu le désires mais tu vas avoir un choix à faire concernant les 300.000 recrues en attente de formation.
Les opérations discutées au sein de l'État-Major Combiné de l'Union Pan-Océanique demanderont bientôt de grandes quantités de troupes.
Ces besoins, lorsqu'ils sont mis en relation avec les conclusions de l'enquête et avec les récentes avancées diplomatiques de Saj auprès de la République Populaire et Démocratique d'Aminavie, nous révèlent une possibilité stratégique qui pourrait bénéficier aussi bien au Mahajanubia qu'à nos nouveaux amis d'Aminavie.

Pour élaborer :

À la lecture de l'enquête, tu remarqueras que les observateurs militaires Britons nous conseillent ni plus ni moins que l'abandon de la structure de formation via structures spécialisées "à l'Olgarienne" au profit d'un système d'incorporation progressive "à la Montalvienne".
Chaque bataillon s'occuperait ainsi de recruter ses propres recrues et de les former petit à petit selon les besoins au lieu de recevoir (comme actuellement) des recrues déjà formées provenant de centres de formation commun.
Ce système a ses inconvénients en terme de rapidité et de modularité dans la création de nouveaux bataillons, liant la capacité quantitative de formation aux effectifs des bataillons préexistants et empêchant notamment de simplement faire une formation "de base" pour rapidement étendre nos effectifs en cas d'urgence. Ainsi, la formation minimum serait de 6 mois pour chaque soldat au lieu des 3 mois précédents, les soldats apprenant leur métier "sur le tas" auprès de leurs aînés plutôt que de manière intensive auprès de formateurs dédiés.
L'avantage supposé serait toutefois un esprit de corps renforcé ainsi qu'une meilleure familiarité avec le matériel, les procédures et les tactiques propres au bataillon du soldat. Je suis, tout comme toi, sceptique... mais nous n'avons à ce stade pas d'autres choix : le Commonwealth refusera d'incorporer des soldats qu'il estime mal formés.

Selon les estimations chiffrées demandées en vue d'établir la planification stratégique à moyen et à long terme, nous avons la possibilité de :
A) Incorporer jusqu'à 15% de recrues dans une formation existante lorsque celle-ci est en période de "remise à niveau" et parvenir à compléter cette incorporation de manière optimale en 6 mois.
B) Incorporer jusqu'à 60% de recrues dans une formation existante lorsque celle-ci est en période de "remise à niveau" et parvenir à compléter cette incorporation de manière optimale en 12 mois.

Tu n'es pas moins doué en mathématique que moi et tu auras vite compris le paradoxe ici :
L'option B permet de former quatre fois plus de soldats en seulement deux fois plus de temps
Sur le long terme, l'option B nous permettra de former deux fois plus de soldats, sans baisse qualitative de l'entrainement.

Reste tout de même le problème principal : l'incorporation progressive "à la Montalvienne" permet certes une hausse exponentielle des effectifs mais le coefficient de cette hausse est très faible et relativement rigide : fournir 300.000 recrues de qualité à l'UPO nous prendrait cinq années, durant lesquelles AUCUN de nos soldats ne pourrait être déployé au front.

Nous avons toutefois l'alternative de baisser nos standards de qualité... ce qui diviserait le temps de chaque cycle par deux.
L'effet sur les performances de nos troupes est à ce jour inconnu et ce niveau d'entrainement pourrait être découragé par le Commonwealth comme un "gâchis de vies" mais toi comme moi savons que notre nation ne manquera jamais de volontaires.
Mais même avec cette baisse de standards qualitatifs, les durées de formation demeurent trop longues pour les besoins stratégiques du conflit actuel et pour la "flexibilité" demandée par les conflits futurs.

Les avancées de Saj auprès de l'Aminavie ouvrent toutefois une solution :
Sous-traiter la formation de nos hommes auprès de l'Aminavie.

L'Aminavie, c'est actuellement [url=http://www.simpolitique.com/post307752.html#p307752]une armée de 600.000 soldats professionnels.[/url]
Une armée qui, suite à la débâcle amenée par la stratégie de la Coalition, a subie de lourdes pertes et n'est pas disposée politiquement à participer à un nouveau conflit.
Mais dans le système de formation militaire "à la Montalvienne", l'Aminavie vient de devenir littéralement une "usine à soldats" car si les données des observateurs britons sont correctes, alors l'Aminavie devrait pouvoir accroitre ses effectifs d'un total de 720.000 soldats par an.
Rien ne dit qu'un seul de ces nouveaux soldats doit être Aminavien.

Je propose ainsi de former un puissant partenariat avec l'Aminavie pour qu'elle forme "en masse" NOS recrues aux standards de qualité d'Aminavie.
Nous rappatrierons ensuite ces recrues chez nous pour leur réorganiser en bataillons selon nos doctrines.
L'Aminavie devrait être réceptive à cette offre si elle y trouve un incitant financier notable.
La seule présence de 720.000 "touristes" additionnels en 2035 et ses effets positifs sur son économie devrait déjà être un argument de poids.
Le paiement de cette formation devrait en plus approvisionner le gouvernement d'Aminavie en liquidités bienvenues en vue de renforcer l'autorité de cette jeune démocratie.

Ayant aborder la chose avec Saj, celui-ci a proposé d'y ajouter la promesse d'une garantie de la souveraineté de l'Aminavie par le Mahajanubia :
Si le territoire de l'Aminavie est attaqué, le Mahajanubia devra aider militairement l'Aminavie.
Si le territoire du Mahajanubia est attaqué, l'Aminavie ne sera pas obligée d'aider militairement le Mahajanubia.
Une telle offre serait du pain béni pour l'Aminavie et serait de nature à neutraliser durablement toute menace venant de l'ELA ou d'autres nations.

L'inconvénient potentiel serait de trop dépendre de l'Aminavie... mais les interdépendances sont la base d'une diplomatie solide.
Que ces interdépendances soient avec des pays musulmans ne peut être qu'à l'avantage des dynasties musulmanes du Mahajanubia, nous adjoignant ainsi le soutien du Commonwealth ET de nos nations-soeurs ET des nations musulmanes face aux possibles ambitions autonomistes des factions hindouistes ou démocratiques.

Bien entendu, la décision est tienne, mon frère :
50.000 soldats de qualité d'ici Décembre 2035
Ou 360.000 soldats satisfaisants d'ici Juin 2035

Fraternellement,


Fauzan Bahadur
4ème Sahibzada de Sindabad
Johel3007

Message par Johel3007 »

Pour le Commonwealth...
Principauté de Aadheratkhe)
24/12/2034


[img]https://s10.postimg.org/m9swkfq8p/-1x-1.jpg[/img]

Les nations du G4 menaçaient l'Union Pan-Océanique de sanctions économiques.
"Grand bien leur fasse. Le Lianwa a déjà confisqué l'or qu'on leur avait confié et ainsi briser notre confiance." avait répondu Geert Spoelder, nouveau Premier Citoyen du Vryheid lorsque la question avait été abordée lors d'une conférence télévisuelle entre les différents gouvernement des nations-soeurs.
"Pour reprendre les mots de l'ambassadeur du Lianwa, l'Aleka n'est pas un partenaire commercial du G4... donc aucun impact sérieux" avait renchérit Andrew Wellington, gouverneur général d'Aleka, relayant en cela l'opinion du gouvernement de ce pays.
Le Mahajanubia n'avait pas commenté. Le Mahajanubia commentait rarement, d'ailleurs : il se ralliait à la position du Commonwealth, laquelle avait été simple : le coût quotidien de cette guerre surpassait de très loin tout impact économique que pouvait avoir des sanctions placées par le G4.

Le G4, c'était le Deseret, l'Amarantie, le Vonalya et le Lianwa.

Le Deseret avait déjà à gérer ses soucis politiques internes : le gouvernement Jacobs avait vendu l'idée d'un rapprochement de son pays avec les États-Fédérés d'Olgarie... et maintenant, il héritait d'un désastre financier à gérer avec une bombe socioéconomique au bout de la mèche qu'il avait lui-même allumer en refusant d'assumer la dette des États-Fédérés d'Olgarie. Non que l'assumer aurait aider son capital politique mais soit : chaque dollar compterait et toute sanction qu'il appliquerait serait une arme économique à double tranchant... ainsi qu'une nouvelle contradiction politique pour son gouvernement : si les sanctions venaient à être mal formulées, elles [url=http://www.simpolitique.com/post326340.html#p326340]pourraient empêcher l'application du traité de Houndstad par le Deseret[/url].

L'Amarantie était en guerre avec l'Union Pan-Océanique. S'il y avait des liens économiques entre ces pays, ils ne se maintenaient à présent de toute façon que via des pays tiers. Les sanctions n'auraient pas d'impact sur ce front-là. Et de toute façon, comme la paix n'avait pas été signée et que le cessez-le-feu était unilatéral dans le chef de l'Amarantie, il restait l'option de simplement couler tout navire battant pavillon de l'Amarantie. Cela suffirait à tellement affecté l'économie de ce pays qu'il finirait par laisser tomber. Un sous-marin du Caskar ferait l'affaire tout en restant anonyme. L'Union serait accusée mais pourrait techniquement affirmer sans mentir que ses sous-marins n'étaient pas responsables. Il serait même possible si besoin de fournir la position réelle des dits sous-marins à l'heure des crimes... même si personne n'y croirait. Mais c'était sans importance : le G4 ne suivrait pas l'Amarantie dans une nouvelle guerre sans certitude. L'Union s'était refusé à une guerre sous-marine totale contre l'Amarantie jusqu'ici car l'espoir de paix subsistait. Mais si le cessez-le-feu n'était qu'une excuse pour préserver les forces de l'Amarantie pendant qu'elle jouait de sa langue en coulisse pour attaquer l'Union sous un autre angle, autant brûler l'Amarantie directement.

Le Vonalya... tenait à son gaz. C'était un colosse économique, financier et militaire. Et l'Union avait pris toute les précautions possibles pour éviter que l'entreprise-état qu'était cette nation ne voit un seul de ses sujets/propriétés touchés par les opérations militaires, précisément afin de maintenir le Vonalya hors de ce conflit. Mais la possibilité d'une simple confiscation des biens d'une entreprise demeurait si besoin. Les deux camps connaissaient la situation et donc le Vonalya ne ferait... rien. Il voterait au G4 pour les sanctions, il parlerait dans ses médias, il publierait des condamnations... mais au final, aucune action sérieuse ne suivrait si ses partenaires ne le forçaient pas à chaque étape. L'impact serait donc limité parce que la volonté politique au Vonalya l'était encore plus.

Le Lianwa était la seule véritable menace... et le seul pays à agir concrètement au-delà des mots et des petits bruits de succion gluante en coulisse que préféraient d'autres. L'image parfaite était celle d'une vague qui grandissait lentement et menaçait de submerger d'un seul coup l'Union, portant un coup fatal à celui-ci. La confiscation de l'or du Vryheid, placé en dépot dans les banques du Lianwa, réputées pour leur neutralité et leur fiabilité, était déjà un coup très dur pour l'Union. Mais c'était aussi un coup potentiellement très dur pour le Lianwa si la présentation qui en serait faite à l'international était bien menée : le Lianwa avait confisqué l'or car le Vryheid avait émi le souhait de le rapatrier, de la même manière qu'un client aurait demandé à sa banque de transférer des fonds. Est-ce que toutes les banques du Lianwa, de facto plus ou moins sous influence et contrôle de leur gouvernement, agiraient de la sorte si les investisseurs cherchaient à retirer leurs actifs pour en faire usage ailleurs qu'à travers les canaux d'investissement contrôlés par le Lianwa ? Le secteur financier avait comme talon d’Achille que, d'avantage que n'importe quel autre pan de l'économie, il pouvait varié rapidement en performance. Mais même une retrait paniqué des dépots étrangers au Lianwa n'affecterait pas assez fortement celui-ci que pour le pousser à se modérer.

La clé venait peut-être de la proclamation suivante :


[quote]Des sanctions seront prévus pour tout Etat ne respectant pas les critères suivant :
  • refus de signer l'accord négocié (pour les belligérants)
  • non-respect des termes de l'accord signé (pour les belligérants)
  • refus, pour les pays neutres dans le conflit, d'appliquer des sanctions si l'un des deux points précédents n'a pas été respecté.
[/quote]

En gros, quatre possibilités :
  • Le Lianwa sanctionne l'UPO
    • Tous les pays "neutres" appliquent aussi à l'UPO les sanctions décidées par le Lianwa
      • L'UPO ne peut pas contourné les sanctions et doit soit céder soit contre-attaquer
    • Certains pays "neutres" n'appliquent pas à l'UPO les sanctions décidées par le Lianwa.
      • Le Lianwa applique aussi des sanctions à ces pays neutres. Récession mondiale tandis que le Lianwa, l'Union et les pays neutres ont une perte de productivité.
      • Le Lianwa n'applique pas de sanctions à ces pays neutres. L'UPO utilise ces pays neutres pour contourner les sanctions du Lianwa. Perte de crédibilité du Lianwa car effet "tigre de papier"
  • Le Lianwa ne sanctionne pas l'UPO
    • Aucun impact sur l'UPO
      • Perte de crédibilité du Lianwa car effet "tigre de papier"


De ces quatre scénarios, trois demanderaient une réponse offensive de l'UPO.
Cela est suffisant pour que, en dépit de son silence lors des conseils, le Mahajanubia se prépare à la possible émergence de ce scénario.
Tout comme pour beaucoup de projets, cela ne signifiera pas que le Mahajanubia fera usage de ses nouvelles armes... mais mieux vaut être préparé plutôt que d'être pris au dépourvu.

D'où la création d'un laboratoire d'étude pour la conception de faux billets pour plusieurs devises étrangères, à savoir :
  • Dollar txiléen ($TX) (Txile)
  • Dollar des États-Fédérés (FS$) (Deseret)
  • Livre Impériale (Li) (ELA)
  • Lire amarantine (Amarantie)
  • Couronne Vonalyanne (Vonalya)
  • Couronne Posnane (ƿ) (Posnanie)
  • Kar (Caskar)
  • Le Libéré (Union International)
  • Hach Royal (Hachémanie)
  • Roupie sengaïaise (Rs) (Sengaï)
  • Lyuan (L¥) (Lianwa)
  • Tiel Impérial (₮) (Kaiyuan)
  • Uars (U) (Eashatri)
  • Roupie Horbarienne (Horbarash)
  • Livre nechinayoquaine £n (Nechinayoco)


L'objectif à terme ? Pouvoir si besoin inonder les marchés d'un pays avec de fausses devises, ceci dans le but pur et simple de provoquer une baisse rapide du pouvoir d'achat.
La monnaie physique ne représente généralement qu'une part infime de la valeur du PIB d'un pays mais, de par son usage quotidien par la population, elle a un effet multiplicateur rapide sur les prix des denrées courantes.

Lorsqu'un boulanger se retrouve avec 5 à 6% de faux billets dans sa caisse à la fin de la journée, il a perdu sa marge et donc sa journée. Que cela se poursuive et il devra vite mettre clé sous porte. À une échelle nationale, cela entraîne ainsi une perte de capacité de production et donc une baisse du Produit Intérieur Brut... avec comme effet pratique une hausse du prix du pain et donc une perte de pouvoir d'achat pour chaque citoyen : si une plus grande proportion de leurs revenus va dans l'achat de pain, cela laisse bien moins pour l'achat d'autres biens, lesquels ne sont donc pas achetés, ce qui provoque une perte de leur valeur marchande d'abord puis, à moyen terme, un arrêt de leur production lorsque cette valeur passe en dessous du seuil de rentabilité des usines, ce qui provoque la fermeture des dites usines (ou, à plus long terme, leur reconversion), ce qui provoque du chômage et se traduit par une capacité de production humaine inutilisée et donc une baisse du Produit Intérieur Brut... et aussi des recettes fiscales des gouvernements.
Effet plus pragmatique et grossier : le peuple a faim, le peuple manque de confort et le peuple manque de revenus pour changer les deux problèmes précédents. Et du coup, le peuple grogne contre ses dirigeants.

Une mesurette qui n'aura pas un grand pouvoir destructeur.
Du moins pas autant que ne l'aurait le simple bombardement d'une ville.
Mais imprimer sur du papier coûte moins cher que de fabriquer des bombes... surtout quand ce papier permet ensuite d'acheter de quoi fabriquer des bombes.
Aussi, raser Aravindapura serait excessif. Le Commonwealth n'approuverait pas.
Johel3007

Message par Johel3007 »

Dynasties et diplomatie
Palais de Sindabad
09/01/2035

[img]https://s10.postimg.org/4gfd6cgux/5_44.jpg[/img]

Fauzan Bahadur
4ème Sahibzada de Sindabad
"-Les satellites l'ont confirmé. Ils arrivent.
Nous ignorons par où ils passeront pour l'heure mais, dans le pire des cas, s'ils passent par l'Hachémanie, nous aurons au moins 30 heures avant les premières frappes.
Il serait toutefois plus prudent d'évacuer dès maintenant. Rien ne nous dit qu'ils ne tireront pas à portée maximale."


Le Nizam ne dit rien, hochant simplement la tête tandis que sa garde rapprochée l'escortait vers le bunker sous le Palais.
Johel3007

Message par Johel3007 »

Archives de la dynastie
15/02/2035


[center]Analyse préliminaire des 6 premiers mois de la "Guerre des Conteneurs"
Rapport établi en vue d'une première estimation financière et d'une base de négociations

[img]https://s10.postimg.org/rcxpj0rcp/Analyse_Guerre_Conteneurs.png[/img][/center]

Sur le plan purement opérationnel, la Coalition a essayé une série de lourdes défaites.

Son seul véritable moment de triomphe fut lors de la bataille dans l'Océan de Janubie, lorsqu'un total de neuf groupes aéronavals écrasèrent par surprise la petite flotte du Vryheid. Malgré cela, cette victoire tactique se paya cher en navires. Combinée aux mines et autres ruses du Vryheid, cela retarda l'invasion de l'Aleka de presque un mois entier.
Cette invasion en elle-même fut une débacle totale :
  • Massacre de plus de 3000 soldats de la Coalition sur les plages, incapacité à pénétrer à l'intérieur des terres malgré une faible garnison face à eux, le tout alors que l'état-major avait grossièrement négligé de protéger le ravitaillement de la force d'invasion.
  • Une dizaine de navires perdus alors même que leur domination aéronavale était supposée totale.
  • Retrait humiliant à peine 12 jours plus tard, pour des raisons encore incomprises mais parmi lesquelles les problèmes logistiques devaient figurés en bonne place.
  • Abandon de tout honneur par la soldatesque de la Coalition en prenant des civils en otages. Si nous avons une liste assez longue de ces derniers, nous ignorons toujours quelle(s) nation(s) les retiennent prisonniers.
Par la suite, le Txile a échoué à mettre en oeuvre la moindre résistance crédible et renoncé à mener une contre-offensive.
Une île contenant plus de 100.000 habitants et une base navale majeure furent tout simplement abandonnées face à une force héliportée d'à peine 1000 Uhmaliens.
Une fois la tête de pont sécurisée, le débarquement de la brigade de renforts submergea sans mal les défenses ennemies, installant artillerie et DCA.
Aucune contre-offensive n'a eu lieu jusqu'à ce jour, laissant la maigre garnison Uhmalienne initiale d'à peine 6000 hommes enfler jusqu'à ces effectifs actuels.

Face aux bombardements contre ses villes, le Txile n'a pas réagit, préférant sans doute préserver ses forces pour la vrai bataille... sans comprendre que celle-ci n'était pas encore à l'ordre du jour :
Pourquoi envoyer à la mort les soldats Uhmaliens quand des missiles peuvent faire le travail ?

La quantité de techno-reliques sacrifié dans cette campagne par nos adversaires est immense, en particulier les croiseurs et avions modernes.
Plus que n'importe quel autre, cet aspect du conflit tend à prouver que l'Aminavie n'était pas le "boulet imprévisible" que certains politiciens ennemis prétendent qu'elle était : sans matériel pré-Hégémonie, elle a malgré tout subi MOINS de pertes matérielles que le reste de ces alliés, prouvant que si les Aminaviens ont effectivement été sacrifiés à chaque occasion par la Coalition, leurs officiers ont su mieux s'en sortir que les troupes sur-équipées de leurs "alliés".

De bataille en bataille et de défaite en défaite, la Coalition a perdu environ deux fois plus de matériel et 25% plus de troupes que l'UPO.

Toutefois, la Coalition est loin d'être finie :

Elle a débuté ce conflit avec de très large réserves de troupes et matériel.
Et sa puissance économique lui permettra sans trop de soucis d'absorber ses pertes.

Celle-ci doit toutefois être relativisée :
- L'ELA, déjà une nation peu développée à la base, est entré en récession. Elle ne pourra pas soutenir une offensive militaire.
- L'Aminavie a abandonné la cause de la Coalition. Elle nous offre même un soutien appréciable.
- Le Txile sera en ruines d'ici peu, soit à cause des bombardements, soit à cause de ses immenses dépenses militaires.
- L'Hachémanie dépend tellement du pétrole et du tourisme que toute la structure est comiquement vulnérable.

Seul l'Amarantie dispose d'une réelle force financière mais même celle-là peut être mise à mal si elle doit porter à elle seule ses alliés.

Et pourtant, il nous faut abrégé ce conflit au plus vite.

Sur le long terme, à savoir une à deux années, l'UPO ne pourra pas poursuivre le conflit avec la Coalition sans s'écrouler financièrement.
Mais dans l'intervalle, nous disposons encore d'environ 12 mois de répit rien que sur les fonds déjà sécurisé.
Sans victoire majeure de la Coalition dans le mois à venir, nous pourrons définitivement prendre le dessus.
Mais même là, la Coalition peut remplacer facilement ses pertes matériels.
L'Union aura plus de difficultés.
Johel3007

Message par Johel3007 »

Archives de la dynastie

De : Saj Bahadur, 5ème Sahibzada de Sindabad
À l'attention de : Abdhul Bahadur, Nizam de Sindabad et Protecteur Éternel de la Confédération des Principautés du Mahajanubia
Date : 18/01/2035

Père,

Veuillez trouver ci-joint l'échange final scellant la sécurité d'approvisionnement en zinc de la Confédération via l'Empire du Landgard.
Ce contrat, passé avec deux entreprises de cette contrée, ceci avec la bénédiction de leur gouvernement, est une étape solide dans la marche vers l'industrialisation ainsi qu'un canal supplémentaire pour le contournement de toute sanction ou barrière commerciale visant spécifiquement notre pays.

J’espère beaucoup de nos relations avec le Landgard, une nation parmi les nombreuses avec qui nous devrions tisser des liens si nous voulons nous mettre hors de portée de toute pression extérieure.

Loyauté et affection,


Saj Bahadur
Votre 5ème enfant légitime


[quote]De : Lord Louis Dastain, ministre Impérial des relations Diplomatiques internationales
À : Son altesse Saj Bahadur, 5ème Sahibzada de Sindabad

L'entreprise Alliance et Éden nous on fait connaitre leurs conditions.

La société Alliance accepte de fournir les 18 000 Tonnes de Zinc soit la moitié de sa production annuelle de ladite matière première. Et cela pendant 5 ans

La société Coopérative Éden en accord avec l'entreprise Alliance sera en charge de l'acheminement de la livraison. Afin de permettre une livraison en continu la Coopérative Éden propose une livraison par porte-conteneur tous les trimestres une livraison de 4 500 Tonnes de Zinc.

La société Alliance et la Coopérative Éden accepte la contrepartie monétaire. Soit la valeur du marché 2 807,09 la Tonne plus 10%. Donc un total de 3087.80 par Tonne. Un contrat d'une valeur final de 55 580 400 $.

La rediscutions du contrat ne pourrons être possible que tout les 2 ans[/quote]
Johel3007

Message par Johel3007 »

Archives de la dynastie

De : Saj Bahadur, 5ème Sahibzada de Sindabad
À l'attention de : Abdhul Bahadur, Nizam de Sindabad et Protecteur Éternel de la Confédération des Principautés du Mahajanubia
Date : 18/01/2035

Père,

Ci-joint, une analyse récente qu'il est nécessaire que vous lisiez.
Je vous en résume les conclusions ici-même.

Comme vous le savez déjà, la situation énergétique du Mahajanubia est précaire : nous n'avons aucune source d'approvisionnement interne en combustible en dehors éventuellement du bois de nos forêts.

Nous dépendons actuellement en grande partie des livraisons de quelques nations, listées ci-après avec leur production totale :

Nations-sœurs : 4,5 millions de barils / jour
Commonwealth : 2,12 millions de barils / jour
Vryheid : 1,15 millions de barils / jour
Lorthon : 0,67 millions de barils / jour
Uhmali : 0,56 millions de barils / jour

Les propres besoins internes sont estimées à 284.000 barils / jour
Commonwealth : 125.400 barils / jour
Uhmali : 54.000 barils / jour
Lorthon : 52.600 barils / jour
Vryheid : 52.000 barils / jour

Leurs surplus sont donc de 4,22 millions de barils / jour
Alors même que nos propres besoins sont d'environ 86.700 barils / jour
Cela met donc l'Union à un surplus énergétique pétrolier de 4,13 millions de barils / jour.
Presque assez pour alimenter toute la demande mondiale si besoin...

Au vu des gigantesques surplus, la création d'un marché pétrolier purement interne à l'Union, en opposition radicale au marché international, serait une piste à poursuivre.
Cela permettrait de faire baisser les prix pétroliers et énergétique à un niveau proche de zéro pour le reste de l'économie de l'Union... ce qui aurait un impact immense sur notre compétitivité.
Les surplus pétroliers seraient bien entendu toujours vendu à l'international si possible mais pourrait aussi simplement être stockés.
Ou plus simplement, l'extraction pourrait cesser si la demande mondiale est comblée : pourquoi s'embêter à mettre en place des infrastructures de stockage pour des milliards de barils si ils peuvent simplement dormir sous le sol ? En dehors bien entendu de considération géostratégiques.

Mon frère Fauzan rejoint mes conclusions pour des raisons sécuritaires :
Si l'Union peut offrir du pétrole à 1 $ par baril à chacun de ses citoyens et entreprises, l'impact sur le pouvoir d'achat et le niveau de vie sera exponentiel... mais surtout, si l'Union garantit un monopole de fait pour une seule et unique société pétrolière détenue par les gouvernements des nations-sœurs, alors l'Union sera à l'abri de tout embargo par des fournisseurs extérieurs.
Et avec un pétrole à 1 $ par baril, le Mahajanubia pourra en stocker des quantités immenses et effectivement se mettre hors d'atteinte de tout blocus.

Je vous demande donc votre bénédiction pour défendre ce projet auprès des autres gouvernements de l'Union.

Loyauté et affection,


Saj Bahadur
Votre 5ème enfant légitime
Johel3007

Message par Johel3007 »

Pour le Commonwealth...
Principauté de Sindabad
18/01/2035


[img]https://s10.postimg.org/pn30zuzop/pti12_1_2016_000221a_kuma759.jpg[/img]

L'initiative a été lancée voici déjà 10 mois : [url=http://www.simpolitique.com/post323728.html#p323728]l'installation d'un réseau bancaire moderne, accompagné d'une infrastructure permettant les paiements électroniques à une très large échelle[/url], tout cela sous la supervision de la banque di Montefiori. Il reste encore beaucoup de travail pour y parvenir : pour beaucoup de ménages, un compte bancaire est purement et simplement inutile vu l'absence de revenus monétaires. Mais cela n'empêche pas les dynasties d'investir dans l'aventure, y voyant un splendide instrument de collecte d'information et donc de contrôle sur une population qui reste trop divisée politiquement, culturellement, socialement et religieusement que pour même envisager de confronter l'autorité de la Confédération... mais pourquoi se refuser une poigne encore plus ferme, dans le cas où justement de tels désirs se manifesteraient un jour de manière trop organisés ? D'autant que cette poigne de fer ne serait pas visible, camouflée dans un gant de fibre optique invisible jusqu'au jour où ses propriétaires auraient besoin de serrer leurs opposants à la gorge.

Mais au-delà d'un outil de contrôle politique, le système de paiement électronique vise aussi à accroître l'efficacité économique au cœur du Mahajanubia : l'ambition des dynasties est de se débarrasser de la monnaie papier et donc de se protéger un peu plus contre les attaques économiques d'autres nations mais aussi contre les fluctuations d'un marché international à l'égard duquel elles ont toujours plus de méfiance, voyant celui-ci à nouveau lentement usurper le pouvoir des gouvernants au profit de quelques banquiers. D'où la volonté de s'aligner sur le Montalvo, seule nation n'ayant pas d'ambition hégémonique affichée mais ayant malgré tout la puissance économique et technologique suffisante à établir une telle hégémonie sans qu'elle devienne toxique. Il s'agit ici aussi d'une des nombreuses petites pierres qui formeront l'édifice social que deviendra l'Union Pan-Océanique : un monde dans un monde, dont les dirigeants n'auront pas à craindre pour leurs couronnes et les habitants pas à craindre pour leur bien-être. Un jardin d'Eden à l'intérieur... encercler par de hautes murailles ornées d'impitoyables canons pointés vers l'extérieur.

Autre intérêt de la mesure de manière bien plus pragmatique à court terme : [url=http://www.simpolitique.com/post324109.html#p324109]la promesse des 121 lires faite à chaque personne[/url] qui ouvrirait un compte. Une promesse qui devra être honorée le 01/01/2036. Ce n'est pas grand chose en soit... mais c'est une promesse et, politiquement, cela séduit. Non que le gouvernement de la Confédération ait besoin de défendre son bilan : le Mahajanubia n'est pas une démocratie. Les gens y vivent sous le gouvernement, ils n'y participent pas et ne l'influencent que fort peu. Mais il est malgré tout de bon ton de montrer au peuple qu'on s'intéresse à son bien-être, qu'on oeuvre à celui-ci et que les dynasties sont assez généreuses que pour redistribuer leurs vastes richesses pour le bien de la multitude. Ou au moins assez sages que pour saupoudrer assez de miettes pour obtenir l'amour et la loyauté temporaire des hordes de pigeons sur lesquelles ils règnent...
De ce côté-là, malgré une croissance faible, le Mahajanubia s'en sort bien : routes bâties dans le Sud jadis délaissé à cause de la guerre larvée avec l'Horbarash, grands chantiers offrant du travail à tout le monde, roulements de tambour patriotique faisant oublier en partie les vendettas religieuses et les rancœurs entre castes, exonérations fiscales pour les petits propriétaires, initiative d'éducation continentale,... l'année 2034 avait vu BEAUCOUP de changements introduis et sans que ceux-ci aient le moindre impact négatif visible sur la vie du peuple... pour l'instant, du moins. En dehors des spéculations de quelques intellectuels labellisés rapidement par la presse comme "défaitistes", "traîtres à la patrie", "amarantins" et autres qualificatifs dénigrants, la nation marchait d'un seul pas dans la même direction, sourire béa sur les visages et optimisme sur la compétence de leurs gouvernants certes monstrueusement sévères parfois mais néanmoins justes. Même les opposants organisés comme le PNL trouvaient intérêt à collaborer avec les dynasties pour faire avancer leurs agendas.

Image parfaite du succès des programmes du gouvernement en matière de séduction : les familles du Mahajanubia faisaient encore la file pour ouvrir des comptes dans les quelques 500 succursales de Banca di Montefiori que comptaient à présent le pays et qui peinaient à gérer le flux de clients, promettant encore d'autres ouvertures à venir. Le fait que les bataillons patriotiques paient les salaires uniquement sur de tels comptes bancaires y était pour quelque chose, bien sûr...
Johel3007

Message par Johel3007 »

Archives de la dynastie

De : Fauzan Bahadur, 4ème Sahibzada de Sindabad
À l'attention de : Saj Bahadur, 5ème Sahibzada de Sindabad
Date : 19/01/2035

Frère,

Au vu des projets de déstabilisation en Hachémanie entamés avec la coopération de la dynastie Oonchaanoranjan, une analyse détaillée de l'économie de celle-ci pourrait s'avérer utile.
Toutefois, au vu de l'enthousiasme montré par notre père pour le projet "Black Spot", il m'a semblé opportun de déjà aborder la question du pétrole et de son impact sur les finances publiques et l'économie de Hachémanie.

Loyauté et affection,


Fauzan Bahadur
4ème Sahibzada de Sindabad


[center]--------------------------[/center]

[spoiler="+"][quote]L'Hachémanie dispose de trois grands gisements de pétrole qui sont actuellement exploités par la Société Pétrolière Royale, une entreprise publique qui est nominalement sous l'autorité du Ministère du Pétrole.
Il serait plus correct de dire que SPR est le ministère du pétrole et que ce ministère a une influence immense au sein du gouvernement de ce pays.

Avec quelques 578.000 barils de pétrole extraits quotidiennement, le pays demeure toutefois un petit producteur : l'Uhmali à lui seul dispose d'une capacité de production pour ainsi dire équivalente à l'Hachémanie alors même que l'empire oriental est le producteur le plus modeste de l'Union. L'influence de l'Hachémanie sur les cours du pétrole demeure ridiculement basse en cela.
Pourtant, si l'Hachémanie n'est pas importante pour le pétrole, il est correct de dire que le pétrole est vital pour l'Hachémanie : son budget national dépend en grande partie de la taxe à l'exportation d'hydrocarbures. D'un montant de 15% sur le prix de vente, elle pourrait représenter jusqu'à 3 milliards $ par an... ce qui [url=http://www.simpolitique.com/post330705.html#p330705]suffirait à couvrir presque 5% des dépenses du gouvernement.[/url]

En assumant des coûts de production d'environ 10 $ par baril et même en y rajoutant cette taxe de 15%, cela laisse une marge confortable à la Société Pétrolière Royale :
102 $ - 13 $ - 10 $ = 79 $ de bénéfice net par baril vendu... soit, si tout est bien exporté, une contribution nette au PIB de 16,67 milliards $ par an.
L'envers de la médaille est toutefois clair : si cette manne financière disparaissait, le PIB (qui est actuellement d'environ 70 milliards $ par an) se contracterait immédiatement, tombant autour des 53 milliards $ par an... soit une chute de 24%.
C'est là que des attaques pourront vraiment faire mal à l'Hachémanie : chaque gisement inexploitable fera perdre 15 millions $ à l'Hachémanie pour chaque jour d'inactivité.

Les moyens pour de telles attaques sont nombreux :
Les missiles de croisière utilisés sur ordre de Qaiser au Txile ont prouvé leur efficacité, avec un taux d'interception ridiculement bas malgré la présence confirmée d'au moins deux croiseurs ennemis directement sur la trajectoire des projectiles et donc en position parfaite pour les intercepter. Avec un coût de 300.000 $ à l'unité, nous pourrions nous permettre d'en tirer 50 pour le simple fait de bloquer un seul gisement pendant une seule journée... et malgré tout provoquer plus de dommage économique à l'Hachémanie qu'à nos propres finances. Pour peu que l'exploitation s'arrête deux jours, notre ratio devient de 2:1 en notre faveur.

Une salve à 3600 missiles comme celles actuellement en cours au Txile garantirait l'impossibilité pour l'Hachémanie d'intercepter assez de missiles que pour protéger ses gisements et infrastructures d'une destruction totale. Le coût d'une telle salve varierait entre 1 et 1,2 milliards $... mais si elle provoque assez de dégâts aux puits de pétrole, derricks, pipelines, raffineries, citernes et autres infrastructures nécessaires à l'exploitation, cela pourrait être une opération militaire rentable en seulement 27 jours si l'Hachémanie ne peut plus extraire le pétrole durant cette période.
Des tests réalisés par le Vryheid ont montré qu'il faut entre 1 et 10 jours de travail pour éteindre un puits de pétrole une fois celui-ci en feu. Selon les satellites, l'Hachémanie exploite ses trois gisements à travers un peu plus de 120 puits de pétrole différents. Si l'ensemble venait à prendre feu, il faudra plusieurs semaines à l'Hachémanie pour les éteindre, même avec des moyens humains et matériels importants. Nous plaçons typiquement le scénario de 60 jours comme étant le plus optimiste mais cela pourrait tout aussi bien être 1200 jours dans le pire des scénarios. Avec 60 jours nécessaires à la seule extinction des puits et encore de nombreuses semaines pour la réparation de chaque rouage détruit dans la grande machine d'exploitation pétrolière, On peut estimé à au minimum 4 mois le temps qu'une salve à 1,2 milliards $ paralyserait la Société Pétrolière Royale, soit un investissement militaire de 1$ pour chaque 5,4 $ de pertes causées à l'ennemi. Le ratio pour cela est donc de 5:1 en notre faveur.

Trois salves similaires tirées à quelques mois d'écart suffiraient sans mal à paralyser la SPR pour toute une année et représenterait une perte nette de 16 milliards $ pour l'Hachémanie (24% de son PIB). L'impact sur le prix du pétrole serait aussi susceptible de faire bondir les cours de quelques dollars, avec un impact négatif limité sur l'économie mondiale.

La méthode est toutefois fort chère et taxerait non seulement nos finances mais aussi les capacités industrielles de l'Union. Hors, ces dernières seront bien mieux utilisées à d'autres projets que la destruction de quelques lampes à pétrole dans un morceau de désert, tout cela pour faire mousser des enculeurs de chèvres. D'où l'option humaine.
Il nous coûte environ 20.000 $ de recruter, entraîner, endoctriner et former un de nos "commandos d'Allah" tel que les 10.000 actuellement formés par l'HIAAI. Le sacrifice d'une équipe de 12 d'entre eux pour chaque puit de pétrole aurait donc un coût potentiel de 240.000 $. Même en augmentant ce coût à 500.000 $ pour prendre en compte les divers frais d'opération, nous avons là un moyen encore plus difficile à intercepter pour l'Hachémanie. La section de commandos n'auraient ainsi qu'à s'infiltrer en Hachémanie selon les canaux en cours de préparation, ceci avant de se rendre à un puits pour ensuite le prendre d'assaut par surprise. Il ne leur sera même pas nécessaire de tenir le puits ou même d'éliminer entièrement toute garnison potentielle : juste placer assez d'explosifs que pour déclencher l'incendie à la base du puit. Par la suite, la survie ou la mort des commandos n'a que peu d'importance : ils auront rempli leur rôle.
Avec 120 sections de "commandos d'Allah" à 500.000 $ par section, nous arrivons à seulement 60 millions $ pour immobiliser la production de pétrole de l'Hachémanie pendant 60 jours.
Un ratio de 45:1 en notre faveur et ceci avec l'avantage supplémentaire que, si une section de commandos survit même partiellement et parvient à se replier, elle pourra frapper ailleurs à une autre occasion, nous enlevant la nécessité de former une nouvelle section à 240.000 $ pour une nouvelle frappe. Il s'agit toutefois d'avantage d'un bonus qu'autre chose.
Avec 10.000 commandos d'Allah bientôt disponibles, nous pourrons réaliser plus de 800 frappes.

[center][img]https://s10.postimg.org/4zdkcpge1/resize_h_Ow4_DFs_PV6751_Txu_Wb_YGi_MSA3yva_ENec_980x590.jpg[/img][/center][/quote][/spoiler]
Johel3007

Message par Johel3007 »

Archives de la dynastie
21/01/2035


[center]La valeur d'une vie : analyse coûts/bénéfices du prix d'un citoyen selon les pays
Rapport établi en vue d'une meilleure allocation des ressources militaires, économiques et sociales de l'Union[/center]

Mettre un prix sur une vie humaine est difficile. Tout d'abord pour des raisons éthiques évidentes mais aussi car la méthodologie et les objectifs derrière cette allocation de valeur influeront grandement sur le prix.
Dans le cadre de la Guerre des Conteneurs mais aussi de tout autre conflit futur, l'Union se doit toutefois de pouvoir rationaliser ses ressources au maximum, en vue de mieux se défendre face aux agressions extérieures sans trop s'affaiblir inutilement tout en sachant comment affaiblir le plus efficacement possible ses ennemis.

Si la vie n'a pas de prix du point de vue de l'individu dont la vie est en jeu, c'est une tout autre affaire lorsque les États sont les décisionnaires. De leur point de vue, chaque citoyen est avant tout un contribuable, dont les efforts produisent des richesses matérielles dont l'État s'approprie une partie à travers ses recettes fiscales prélevées sur les revenus de ses contribuables. Si le seul aspect fiscal est considéré, il faut donc idéalement considérer la productivité potentielle future d'un individu afin d'allouer une valeur à sa vie. Ainsi, par exemple, les habitants d'un pays ayant un PIB/hab de 10.000 $ auront une valeur brute potentielle objective de 10.000 $ par année de vie qu'ils leur restent. Cela n'est toutefois pas entièrement vrai.

Ainsi, sur ces 10.000 $, un État n'aura accès qu'à une partie seulement via la taxation et l'imposition. Et en ce qui concerne les années de vie restantes, il faudra en déduire les années de vie où le citoyen ne sera pas productif, ce qui signifie ses années d'enfance à venir et ses années de retraite à venir.
Par exemple, un individu de 12 ans dans ce même pays de 10.000 $ de PIB/hab et ayant en principe une espérance de vie moyenne de 77 ans dont 8 années résiduelles "d'enfance" et 17 années de pension aura une valeur brute potentielle objective de 400.000 $ [ (77-12-8-17) x (10.000 $) ]. Si les recettes fiscales de l'État représentent environ 15% du PIB, alors la réelle valeur du citoyen ne sera que de 60.000 $ car c'est tout ce que ce citoyen rapportera à l'État dans le meilleur des cas.

Évidemment, de par leurs qualifications individuelles, certains citoyens auront une importance stratégique plus importante pour l'État et donc seront plus précieux que d'autres : on remplacera facilement un paysan, un mineur ou un journaliste mais il est plus difficile de remplacer un neurochirurgien ou un ingénieur industriel. Mais définir la valeur entre deux citoyens d'un même État requiert une analyse très détaillée et au cas par cas, selon la situation de l'État au moment de l'analyse. La valeur moyenne d'une vie reste donc une bonne règle générale.

Pour le Mahajanubia, la valeur moyenne d'un citoyen nouveau-né est entre 5.000 $ et 12.500 $.
Cette valeur demeure constante jusqu'à l'âge de 15 ans, à partir de quoi elle va en déclinant de 2% par an pour finalement atteindre 0 $ à 65 ans.

Une analyse plus poussée pourrait prendre en compte le fait que chaque citoyen, selon le taux de natalité, permettra de produire deux autres citoyens et donc que la valeur de chaque citoyen (particulièrement les citoyens femelles) a une valeur théoriquement infinie pour un État car la population est supposée se multiplier exponentiellement si ses effectifs sont préservés.
Johel3007

Message par Johel3007 »

Pour le Commonwealth...
Cité-Libre de Sunborg
Horbarash
27/01/2035


[img]https://s18.postimg.org/v8n1kj5ux/CHANTIER02_lg.jpg[/img]

[url=http://www.simpolitique.com/post326596.html#p326596]Cinq mois maintenant[/url] que le travail se poursuit sur la création des terminaux portuaires "Sunborg II", "Sunborg III", "Sunborg IV", "Sunborg V" et "Sunborg VI" en Horbarash. Prévus bien avant même qu'il ne soit officiellement question de sanctions économiques par le G3, ces projets visaient à renforcer les liens d'amitié naissant entre le Grand-Royaume et la Confédération, notamment en tissant une relation commerciale faites de noeuds solides entre leurs populations et entreprises.
Dans un pays développé comme le Lianwa ou le Montalvo, quelques centaines de travailleurs suréquipés auraient été affectés au chantier, le faisant trainer pendant des années à coup de précaution sécuritaire, de demandes pour des conditions de travail plus confortable ou hygénique ainsi que milles autres raisons tel qu'une mauvaise coordination entre prestataires. Le Mahajanubia n'est pas une démocratie et les dynasties ne tolèrent pas ce genre d'excuses. Et là où les [url=http://www.simpolitique.com/post330697.html#p330697]statistiques du FIDES indiquent que l'investissement privé est faible au Mahajanubia[/url], c'est bien parce que ces statistiques négligent un fait simple : dans un pays où la main d'oeuvre ne coûte presque rien, les entreprises investissent peu dans l'outil.

Après tout, une pelleteuse valait facilement 50.000 $. Même utilisée pendant 10 ans, cela représentait l'équivalent de payer une quinzaine de paysans Janubiens à plein temps. Et en comptant les réparations et entretiens, la dite pelleteuse valait bien 20 paysans. Pouvait-elle accomplir le travail de 20 paysans ? Certainement !! Mais la moindre pièce détachée cassée sur la pelleteuse arrêtait le chantier pour plusieurs heures voir même gâchait la journée. Alors qu'un ouvrier blessé pouvait être remplacé temporairement par un de ceux au repos le jour même puis définitivement par une nouvelle recrue dès le lendemain. L'élément humain, sur le court terme, était définitivement à l'avantage du continent Janubien comparé à l'équipement de par sa flexibilité et sa facilité de remplacement. Mais il n'apparaissait pas dans les statistiques du FIDES car, pour cet institut, les bas salaires relevaient en grande partie de la consommation et non de l'investissement.

Et pourtant, en l'absence de menace directe sur ses ports, le Mahajanubia s'équipait, s'industrialisait, se mécanisait, s'électrifiait, s'informatisait, s'automatisait... bref, se modernisait, remplaçant un petit peu plus chaque mois le nombre d'heures de main d'oeuvre par des heures de travail-machine dans les industries où ces heures de machine était bien plus rentable que les heures humaines. Le processus n'était pas entièrement logique, fluide et parfaitement calculé : bien souvent, cela démarrait avec des essais à petite échelle, à titre expérimental, pour tester des théories. Puis, une fois ces dernières confirmées ou corrigées par l'observation, l'adoption des techniques et outils se généralisait rapidement. Malgré cela, en l'absence de capitaux pour se fournir adéquatement en machine, le Mahajanubia n'avait aucun problème à trouver d'enthousiastes volontaires pour saisir la pelle, la bèche et la pioche.
Cela était d'autant plus vrai en Horbarash, où les populations autour de Sunborg profitaient des salaires légèrement supérieurs à la normale locale que les entrepreneurs du Mahajanubia offraient pour encourager les fils cadets à quitter les champs familliaux pour tenter leur chance sur les chantiers.
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