Chroniques du Caskar

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[quote]Une vision confuse, allant d'avant en arrière. Elle était sur un petit cheval à bascule en bois, visiblement dans le bureau de sa mère. Celle-ci fouillait à toute allure ses documents, pressée par le temps.
Une porte s'ouvrit.

"Ma chère, il faut que tu partes !

- Nous en avons déjà parlé , et il n'est pas question que je laisse ces pourceaux anéantir tout ce que nous avons construit.

- Mais c'est toi qu'ils viennent anéantir, fuit !

- Ça, jamais !"

Elle regarde sa fille.

"Prends Alexandra et partez !

- Tu sais bien que je ne le peut !

- Débrouille-toi mais met là en sécurité.
Un tambourinement à la porte les interrompis. "Votre Majesté, ils arrivent !"

- Parts, vite !"


Visiblement inquiet quand au probable nouvel intervenant, l'interlocuteur de la Reine sortit, juste au moment où un cri provenant de la même voix étouffé fut émis. Un tintement de métal suivit, puis un bruit sourd de cadavre s'effondrant.

Il y eu un silence. Sur la gauche, des serviteurs et servantes affolés se retenaient de crier. La Reine, sans bruit, leurs fit signe de s'en aller après avoir confié Alexandra à l'un d'entre-eux.

Lorsqu'il ne resta plus qu'elle elle avança vers les portes et d'un coup sec les ouvrit en grand : une horde de soldats se tenait devant elle. En face, un bélier qui aurait frappé en attendant quelques secondes de plus.
Elle avait un regard froid et, étonnement, tous la fixaient, s'écartant sur son passage lorsqu'elle se mit à marcher.

Elle descendit du palier. Tous faisait un pas de côté, formant involontairement une haie d'honneur, la fixant comme si une force émanant d'elle les fascinaient tout en les forçant à la craindre.
Posant délicatement, presque théâtralement ses pieds sur chacune des marches, elle vit à l'autre bout du hall un groupe de seigneurs passer la porte.
Ils étaient nombreux. Bien évidemment, elle était là, cette jeune ambitieuse; suivie de près par Valanos.
Les soldats s'inclinaient poliment sur leurs passage. Du moins l'ont ils cru au début avant que ceux de l'escalier fasse de même et que tous se tournent dans la direction de la Reine.
La Prunelle était armée, le regard enflammé. S'approchant jusqu'à être à porté de sabre. Elle posa la lame de celui qu'elle tenait sur l'épaule de la souveraine, côté tranchant orienté vers le cou.
Le silence revint, plus pesant encore, elles s'affrontaient du regard, la première, jeune et pleine de fougue fixait celle qui avait été sa mentor avec des yeux qui cachait mal l'admiration qu'elle avait malgré tout envers elle.
En face, la Reine restait digne et stoïque, défiant du regard ceux qui l'avait battu par la force des armes.

C'est là que le bruit d'une porte sur la droite rompis la scène. Le Duc de Sakina avança jusqu'à voir les participants. Il s'arrêta une seconde, toute l'attention étant portée sur lui, puis, regardant à tour de rôle les conspirateurs, il finit par voir l'arme tenant en respect la Reine.
La Prunelle lui jeta un regard, puis d'un sourire machiavélique, baissa son sabre et présenta sa poignée au seigneur.
Celui-ci avança, fixant une demi-seconde le pommeau, il regarda celle qui lui proposait puis la Reine et, avec un regard froid, prit l'arme avant de s'installer là où était tantôt la Prunelle qui rentrait dans le rang des partisans.
La Reine sourit, cligna des yeux lentement; puis, dressant le sabre au dessus de sa tête derrière lui, de Sakina faucha d'un coup sec la tête de la monarque. Le bruit de sa tête roulant à terre vint troubler le silence. La lame ensanglanté se baissa, le Duc se retourna et tous, s'inclinèrent profondément devant lui.
Là, il fit signe à la Prunelle de se redresser et, laissant la lame vers le sol, il lui tendis le sabre en présentant son pommeau. La Prunelle le prit, et inclina légèrement la tête.
Enfin, toujours sans mot-dire, le seigneur du sud sortit, tandis qu'à l'image de statuts, l'assemblée demeurait inclinée, sans bouger, comme immobilisé dans les limbes du temps...



Alexandra se réveilla, elle était sur de la paille, dans une cage ressemblant à celles dédiées aux animaux pour cirque, mais en bien plus petit.
Dehors, d'autres prisonniers dormaient à même le sol, la seule entrée de l'espèce de hangar où tout ce monde était stocké était gardée par des troupes aux couleurs du seigneur local.
C'est là que le marchand entra, suivi par un personnage de grand taille et fort. Le vendeur se mit à crier pour réveiller ses "marchandises" et, indiquant la cage à son géant, il lui laissa la charge de conduire Alexandra.
Elle remarqua qu'elle avait des chaînes aux poignets et aux pieds, reliées entre elles par d'autres anneaux de métal.
Le colosse ouvrit la porte et d'un signe de tête, fit signe à la jeune femme de sortir. Alex, encore déboussolé, obéit l'air perdu et rejoignit d'un coup le groupe qui sortait en manquant de tomber, poussée par le géant qui la trouvait trop lente.

Dans les tintements des chaînes et en colonnes par trois bien que cette organisation soit plus formelle que sérieuse, le groupe déboucha sur le marché. Le Soleil les éblouis...
La place était noire de monde; les marchands et leurs "produits" se tenaient sur des estrades surélevés . N'hésitant pas à les mettre en valeur, avançant l'âge ou la force pour les hommes tandis que les courbes et les dents étaient visiblement les principales attraits d'une femme. Alex remarqua aussi qu'il y avait plus de personne provenant d'Algarbe que de Dytolie; ce qui semblait être un argument des trafiquants pour augmenter le prix des Dytoliens.

Là, le groupe s'arrêta et un à un, ses membres montèrent sur l'espace surélevé dédié. Étonnamment (à en juger par les visages surpris de ses voisins); le trafiquant intervint pour placer Alex sur les lignes arrières, mettant en avant d'autres personnages.

Pendant ce temps, dans l'ombre d'une arcade; guettait une silhouette intéressée qui ne perdait pas un seul instant de la scène. En même temps, elle semblait chercher quelqu'un du regard aux alentours.
C'est alors qu'en tournant la tête sur une ruelle donnant sur l'extérieur, elle reconnu les soldats à côté des chariots à bétail : c'étaient ceux du seigneur de Coat-Bras et son homme de confiance avait du être envoyé pour trouver des "spécimens" convenables.
Fouillant alors la marée humaine du regard, le mystérieux personnage l'arrêta enfin sur l'individu en question.
Le rejoignant alors discrètement, il se plaça juste derrière lui

"Ne vous retournez pas !"
Surpris, le serviteur obtempéra mais demanda avec suspicion :

"Qui êtes-vous ?

- Quelqu'un qui vous suggère d'acheter la rousse de l'étale 8.

- Bien voyons, une rousse, et vous croyez que c'est donné une perle aussi rare ?"


Pour toute réponse, le serviteur senti au contact de sa main le tissu d'un sac d'argent.

"Ceci pour aider vos fonds" assura le personnage.
Le remontant à hauteur du visage, le serviteur jaugea le poids.

"C'est un produit rare et précieux, et puis il doit y en avoir d'autre en cherchant bien."

Bien qu'entendant un grognement, le serviteur senti un deuxième sac suivi d'une mise en garde : "Ce sera tout ce que vous aurez, et si vous tâchez de jouer avec le feu, votre nom s'inscrira sur la longue liste des morts inexpliqués de ce marché.

- Très bien."
Et, sans que son commanditaire ne demeure plus longtemps, le serviteur prit la route de l'étale n°8 et se plaça devant, cherchant du regard le-dit personnage.
Laissant aller quelques propositions pour des "lots" peu intéressant. Il finit par crier pour dominer le brouhaha : "Et la donzelle au cheveux de feu ?"
Le vendeurs paru une seconde décontenancé et, d'un regard furtif, il regarda le commandant, caché juste derrière l'étale qui guettait visiblement quelque chose avant de donner son accord pour vendre sa prisonnière.
Là, le mystérieux personnages, revenus sous les arcades, sortit un miroir et fit des signaux lumineux qui eurent pour effet de faire acquiescer le commandant.

Alors, prenant Alexandra par le bras, le marchand l’amena à l'avant, à la vue de tous.
Procédant comme ses pairs, le vendeur mis en valeur la jeune femme et proposa un prix.

"5000 de plus !" Lança alors une personne dans la foule. Le serviteur lui jeta alors un regard noir et renchéri : "10 de plus !"
L'enchère continua ainsi, pour la plus grande joie du commerçant qui astiqua la rivalité en avançant la probable bonne éducation de la dame.
Soudain, alors que le concurrent avait la parole, il se tut. Et pour cause, un objet lui piquant le dos le tenait en respect tandis que le mystérieux personnage lui susurrait : "Je suis sur que tu trouveras ton bonheur ailleurs..."

Alors, tout d'un coup, il se retira, imité en un éclair par l'intervenant qui se confondit de nouveau avec la foule.

"Rien d'autre ? 10 de plus une fois, deux fois ? Adjugé !". Conclut le vendeur. Et faisant signe aux gardes tandis qu'un de ses assistants récoltaient l'argent et le divisait en deux pour en donner une partie au commandant; le vendeur vit l'esclave descendre, solidement escorté tandis que l'acheteur poursuivait ses recherches.


Ce dont il ne se doutait pas, c'est que deux yeux attentifs, bien différents de ceux qui lui avait suggéré cet achat, suivait précisément ce dernier du regard.
En effet, Alexandra allait en s'éloignant, solidement escorté par deux gardes en direction de la sortie du marché car, attendaient là garés, différents chariots déjà pleins de "produits"enfermés dans des cages.
En arrivant devant la prison, un des gardes déverrouilla la porte et l'ouvrit pendant que l'autre se tenait derrière Alexandra, l'incitant à avancer sans brutalité. Il n'y avait aucune méfiance des gardes, la plupart des captifs observaient passivement la scène, sachant que les armes des gardes aurait tôt fait de mettre fin à toute fuite.
Une fois que la "nouvelle prise" fut à bord, ils refermèrent la porte et retournèrent au marché. En effet, bien que peu nombreux, les gardes du seigneurs local assurait la sécurité du marché tandis que ceux des acheteurs veillait sur les achats de leur maître, dissuadant quiconque d'approcher.

La paire d'yeux dissimulés le remarqua bien et, tout en prenant d'extrêmes précautions, elle s'approcha aussi près que possible des chariots, restant dans l'ombre d'un passage couvert pour sortit un petit miroir qu'elle pointa dans la direction de la duchesse.
Esquissant plusieurs mouvements, la silhouette tenta de transmettre un message en morse. Mais Alexandra, encore à moitié endormie, n'en saisit pas un traître sens et se tourna comme pour l'ignorer.
La silhouette parut surprise et se redressa légèrement, laissant paraître son visage en partie caché par une capuche : c'était Astrid.
Un cri retentit, un garde avait aperçu les jeux de lumières et approchait rapidement de la position d'Astrid. Sans hésiter, elle s'enfuit en courant dans l'idée de rejoindre la dense foule du centre du marché.
Juste derrière elle, les gardes lui criait de s'arrêter.
Dans sa course, l'agente bousculait de plus en plus de personnes à mesure qu'elle s'approchait de sa destination. Soudain; elle courra le risque et sortit un talkie quelques secondes. Les gardes distinguèrent clairement l'appareil mais ne purent guère en tirer des conclusions.
Peu après avoir rangé l’appareil, renversant un établi, la fuyarde tourna dans un étroit passage encombré. Les gardes réussirent à l'y suivre mais uniquement en se mettant en file indienne et en plaquant leur armes contre leur torse, canon vers le ciel.
L'escapade dura bien quelques minutes jusqu'au moment ou Astrid emprunta une autre ruelle, moins fréquentée, puis une autre couverte et a peine fréquentée.
les gardes avaient retrouvé leur liberté de mouvement et sentirent enfin leur efforts récompensés lorsque leur fuyarde s'arrêta devant un cul de sac. Prenant toutes les précautions, ils pointèrent leurs armes en direction de la fugitive et lui ordonnère de se tourner, mains bien en évidence. Près à tirer au moindre geste suspect.
Tandis qu'ils disaient cela ; ils continuaient d'avancer. Astrid obtempéra en esquissant un petit sourire malin auquel les gardes ne firent pas attention. Soudain, le premier sembla lâcher son arme et porter ses mains à son cou tandis qu'il commençait à s'élever vers le plafond. Le second s’apprêtait à lever la tête quand il sentit une forte pression au niveau de sa gorge, comme si un fil invisible le tirait depuis la charpente pour l'élever dans les airs.
Imitant son collègue, il constata que la fugitive parut s'adresser à des personnages semblant être derrière et au-dessus d'eux.
En effet, deux agents Caskar tiraient, posté depuis la charpente et s'appuyant sur ses nombreuses poutres, les deux gardes.

"On élimine ces gêneurs ?

- Non, je veux savoir quelques petites choses."
Répondit-elle autoritairement avant de regarder les deux pendus.

"Qui sait quoi que ce soit à propos du chariot où la rousse à été enfermée ?" Demanda-t-elle en langue locale.
L'un d'entre eux tendis la main la main dans le vide, autant pour signaler que par manque d'air.

"Donner un peu de mou à celui-là." Dit alors Astrid en désignant le garde d'un petit geste de la main.

"Et l'autre ?

- Gardez-le en vie pour l'instant."


A cet ordre, les deux gardes purent reposer les pieds sur le sol, le coup encore enserré des fils et fermement tenus de sorte à ce qu'ils ne puissent s'en débarrasser.

"J'écoute ?"

Le garde désigné, tout en prenant une bouffée d’oxygène, luttant visiblement pour respirer, répondit : "Quelque part dans le sud-ouest, ce sont des colporteurs qui font les achats; ils... ils cheminent ensuite chez les seigneurs qui leurs achètent la cargaison.

- J'ai vu un homme procéder à son achat."
dit-elle en donnant sa description.

Les deux-gardes semblèrent dubitatifs mais l'un d'eux répondit avec une voix étranglée: "Un seigneur à du envoyer acheter l'esclave par un homme de confiance. Suivez-le et vous aurez votre réponse...

- Merci pour ses informations messieurs."
Leur sourit-elle avant de regarder ses hommes.

"Nous ne pouvons pas courir de risques, tuez-les." Ordonna-t-elle simplement.

A l'instant même, les deux malheureux s'élevèrent à nouveau dans les airs et commencèrent lentement à suffoquer, une agonie qui dura bien quelques minutes avant qu'il ne soit arrivé à auteur de leur bourreaux qui leurs brisèrent la nuque. Là, ils laissèrent retomber lourdement les corps qu'ils placèrent dans le fond du passage, mal éclairé.
Une fois leur besogne accompli, ils rejoignirent Astrid plantée à l'entrée de la rue :
"Vos instructions ?" Demanda l'un d'entre-eux.

"Prenez les uniformes de ces hommes et rejoignez leur poste. Officiellement, vous avez été envoyé par ces... cadavres; dit-elle en se retournant pour y jeter un rapide coup d’œil; qui m'ont arrêté et m'ont emmenée pour "interrogatoire". Parlez aussi peu que possible, nous avons un accent discret mais perceptible malgré tout, et les locaux ne s'y tromperont pas. Pendant ce temps, je vais tâchez de savoir à quel laquais nous avons affaire. Tâchez de vous infiltrer, le doute que nous puissions agir ici."

Les agents acquiescèrent avant d'aller enfiler les uniformes des cadavres pendant qu'Astrid repartait dans le marché à la recherche de son homme.
La tâche allait s'avérer ardue, la foule qui venait d'être son alliée se révélait maintenant être un grand obstacle. Cette masse gênait l'agente plus qu'autre chose. Il lui fallait s'en affranchir, agrandir son champ de vision.
Tandis qu'elle pensait à cela en se frayant un chemin, elle levait la tête et aperçu le sommet des bâtiments.
Voilà un point d'observation qui lui faciliterait la tâche. Mais il allait falloir agir vite, ou alors, elle serait rapidement repérée... son gibier allait disparaître et avec lui les espoirs de garder la trace de la Duchesse.

Ne perdant davantage de temps, elle trouva un empilement de marchandises et s'en servit de marche-pied pour monter.
De là, avançant en restant accroupie, elle fouilla de quelques coups de regard la foule, remontant logiquement en direction des halles marchandes, scrutant particulièrement les devants d'étales.
Il lui fallu plusieurs minutes; mais elle finit par trouver ce qu'elle voulait.
Descendant alors de son perchoir, elle rentra une fois de plus dans la foule, sans perdre de vue le personnage. S'interrogeant sur qui il pouvait bien-être.
Comment savoir de quel fief il provenait ? L'interroger ? Il se douterait de quelque chose. Quoique.... ce marché est réputé pour être un coupe-gorge... il suffirait juste de savoir pour qui il travaille puis de "juger" en l'apprenant, qu'il n'est pas avisé de s'en prendre au personnage.
La seule chose était maintenant de l'isoler.
C'est au moment où elle se posa cette question qu'elle remarqua que le serviteur sortit de sa poche une petite boite pour en retirer une poudre blanche qu'il aspira par le nez. Elle tenait sa solution.
Un passant plus tard, elle n'était plus là.
C'est là que le serviteur entendit une voix enrouée. "Psst... un peu de réserve ?

- Non merci, j'ai déjà."
Répondit-il.

"Je peux faire un prix spécial...".
Le serviteur s'arrêta et tourna la tête, Astrid dans son dos, courbée avec l'apparence d'une humble, précisa : "Je pense avoir ce que vous cherchez."

Laissant faire, le serviteur se retourna et ne parut ni surpris ni choquer de voir cette sorte de hère lui proposer cela. Quoiqu'il la trouve plus propre que ce qu'il avait l'habitude de côtoyer.
Saluant poliment, presque avec flatterie, elle commença à le mener dans une ruelle adjacente, à vue de la foule pour ne pas l'inquiéter.
"Alors, qu'as tu donc à me propo...." à cet instant, elle se rapprocha brutalement de lui et il sentit une lame le long de son ventre.
"La bourse ou la vie." Lâcha soudain Astrid.
"Imbécile ! Sais-tu au moins à qui tu as affaire ?

- A l'empereur je parie. Rétorqua-t-elle sur un ton sarcastique.

- Je suis Bouveau, serviteur du compte de Coat-Bras et intendant attitré aux esclaves !

- Ben voyons."
Soupira Astrid comme si elle ne le croyait pas.

Ce qu'elle espérait arriva alors : sortant une pièce d'argent de sa poche, il la présenta à l'égorgeuse. Elle parut reconnaître les armes du comte, s'en empara, recula, parut désemparer puis, s'enfuit sans demander son reste. Bien que surpris par la réaction très lâche de la tueuse, Bouveau esquissa un sourire et retourna dans la circulation.

De son côté, satisfaite de ces informations, l'agente prit son talkie et communiqua à Karl :
"St-Bernard à bicoque, je sais où se rend la bergère.

- Bicoque à St-Bernard, j'écoute.

- Le Laskar est serviteur d'un ponte médian, il va falloir la jouer fine et suivre le troupeau de loin.

- Autres aboiements ?

- Chiens de gardes autour du troupeau, j'ai infiltré du monde, demande permission de donner dernières instructions puis de laisser faire."

Karl ne répondit pas de suite, réfléchissant à la chose : inflitrer des hommes ? Pourquoi pas... mais il allait falloir couper le contact un bon moment.
Se doutant que le Colonel allait lui en vouloir, il jugea que c'était le meilleur moyen de savoir où il mettraient les pieds lorsqu'il s'agirait de délivrer la Grande-Duchesse....

"Bicoque à St-Bernard, feu vert."

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mark

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[quote]6 mois plus tard....

Un petit groupe se faufile silencieusement dans les égouts du palais de Coat-Bras.
Il faisait grand jour et l'activité y était normale.
Avançant comme s'ils connaissaient le chemin par cœur, les différents membres de la petite équipe, des haillons locaux sur eux, s'aventuraient profondément à l'intérieur de la structure.
Elle était rectangulaire mais avec des angles cassés, des ordures flottaient entre deux eaux dans le petit ruisseau qui courait vers la sortie. Des vapeurs très éparses provenant des déchets en décomposition venait lécher les narines des intrus qui les cachaient, ainsi que leur visage, avec des capuche assez amples.
Enfin, la personne en tête fit signe de s'arrêter avant de désigner un conduit au plafond, relativement bas dans le cas présent.
A ce moment, ce fut la personne en queue du convoi qui passa la première dans le conduit, appuyant ses membres sur les murs en poussant pour monter petit à petit.
Rapidement suivit des autres, il fut régulièrement saupoudré de déchets, nutritionnel apparemment, provenant d'une large ouverture située au sommet.

Et pour cause, il s'agissait du vide-ordure des cuisines ou quelque esclaves demeuraient pour nettoyer. S'affairant rapidement sous la direction d'un chef cuisinier visiblement pressé par le temps; le tout sous la surveillance de quelques gardes.
En arrivant au niveau de la fameuse embrasure, il remarqua que deux esclaves affairés à une table assez proche soustrayait une partie du passage au regard du reste de la pièce.
En profitant, l'intrus entra sans attendre et se glissa derrière une pile de caisse, sans qu'apparemment quiconque ne le remarque. Il fut bientôt suivit par une deuxième personne. C'est là qu'une puissante voix hurla quelque chose. Tous se tournèrent vers les caisses et deux gardes approchèrent, jouant du bassin pour éviter les tables tout en bousculant sans gêne les esclaves.
Parvenant jusque là, des bâtons sortis, ils intimèrent l'ordre de se lever à ce qui semblait être deux paysans cherchant à voler de la nourriture. Le troisième garde lui, se positionna un peu en retrait pour observer la scène, juste en face du point d'arrivée des deux intrus.
Lorsque les gardes aboyèrent pour demander comment ils étaient entrés, les deux personnages pointèrent en tremblant le passage.
Les gardes tournèrent la tête pendant que le troisième la passa dans le passage.
Là, il tomba nez à nez avec un personnage similaire qui, à voir le plissement de ses yeux, souriait : "Salut mon gars, ça va bien ?" Puis, immédiatement, il lui planta un couteau dans la gorge pendant qu'au même moment, les deux autres "paysans", profitant de l'inattention passagère des gardes, attrapèrent le bras qui les tenaient pour retourner leur propriétaire de sorte à les avoirs en otages. Une fois cela fait, ils leurs plantèrent leurs propres lames dans les carotides en leurs bloquant la bouche d'une main avant de les laisser s'effondrer lourdement.
Il y eu un long moment de silence pendant lequel tout le reste de la troupe entra. Les deux premiers arrivé avaient rejoint la porte pendant que le troisième prenait à partis le cuistot sous le regard médusé des esclaves qui semblaient apeuré par l'arsenal que sortaient le petit commando.

"Où sont les cellules ?" Demanda l'interrogateur au cuisinier en langue locale malgré un accent très prononcé.

"Je... Je ne sait pas monsieur." Répondit apeuré le cuisinier.

"Allons bon, et vos esclaves mangent quoi alors ? Votre propre merde ?!"


"Pardon monsieur" S'éleva soudain une voix timide derrière l'interrogateur, une voix grecque.

Se retournant, surpris, il regarda qui parlait dans la masse d'esclave.
"Montrez-vous !" Ordonna-t-il. Alors, une jeune fille avança, elle ne devait pas avoir plus de 13 ans.

"Que veux-tu ?" Dit alors le personnage avec plus de douceur et en grec, langue qu'il maitrisant visiblement parfaitement.

"Les cellules sont au sous-sol monsieur... elles... elles sont plutôt bien gardées..." répondit la jeune fille avec un peu de craintes.

"Tu es hellène ?

- Amarante monsieur..."
Articula-t-elle avec appréhension, n'osant pas demander qui était cet autre hellénophone.
Laissant un temps, le mystérieux personnage regarda la foule qui semblait mit intriguée mit terrifiée. Se disant qu'il serait utile de les rassurer, il reprit à l'intention de la petite :
"Ils peuvent te comprendre ?

- Oui monsieur..."
Répondit-elle timidement.

"Bien, tu vas leur dire que nous ne leur voulons aucun mal, mais qu'ils vont devoir rester ici et être parfaitement silencieux, sans ça, mon ami ici présent; dit-il en désignant un personnage au teint bien plus foncé; sera obligé de vous faire une piqure."

Acquiesçant avec un peu de peur, elle se retourna et parla discrètement à l'ensemble des esclaves qui parurent très inquiet à l'évocation de ce nouveau personnage qui ne les rassuraient pas, leur rappelant pour beaucoup les marchands qui leur faisait ingérer des produits "calmants" pendant les voyages précédant leurs ventes.

Une fois qu'elle l'eut fait, le personnage reprit : "Et toi, tu vas me dire comment les choses tournent ici et me mener avec mes amis jusqu'aux cellules."
La jeune fille accepta d'un petit signe de tête encore emprunt d’appréhension.

Cinq minutes plus tard l'une des portes des cuisines s'ouvrit pour laisser passer une tête qui s'assura que la voie était dégagé de part et d'autres.
"C'est bon." lâcha-t-elle d'un ton étouffé.
Là, l'esclave et quelques uns de ses congénères émergèrent suivit par trois des mystérieux personnages, dont celui qui semblait mener l'opération jusque là. Le reste de l'équipe demeurant visiblement en arrière.
"Tout est prêt ?" Demanda-t-il en se retournant.
"Aucun problème, on va vous attendre, et si vous avez un pépin, direction l'issue B.
- Parfait."
Acheva-t-il en se retournant pour suivre l'esclave pendant que son collègue fermait la porte.
Avançant d'une manière aussi naturelle que possible.
Le petit groupe se dirigea en direction des cachots, se référant d'une manière absolument fidèle aux directions prises par l'esclave. Semblant ainsi connaître les lieux, ils leur sembla que leur ruse réussit puisque les autres gardes ne semblèrent pas réagirent.

Arrivés dans un couloir, l'esclave s'arrêta à l'image de ses semblables et se retourna vers celui qu'elle guidait : "Vous parlez le Luciférien ?
- Très moyennement pourquoi ?
- Vous n'êtes pas censés entrer dans les enclos, ils y a un groupe de gardes spécial à l'intérieur pour nous surveiller.
- Merde."

A ce moment, le personnage au teint basané s'avança, et dans un Luciférien irréprochable, demanda si son accent convenait.
La jeune esclave sourit et lui répondit dans la même langue qu'il était correct.

Une fois que le locuteur eu prit la tête, le groupe se remit en marche jusqu'à arriver devant une porte grillagé derrière laquelle un garde attendait assit en fumant.
Les voyant arrivé, il se leva et prit son arme calmement.
"Raisons du transfert ?" Demanda-t-il machinalement mais professionnellement.
"Retour au bercail." Répondit l'infiltré.
Secouant la tête d'approbation, il ouvrit la porte et s'écarta pour laisser entrer les esclaves. Là, il en profita pour observer ces gardes dont l'allure ne les regards ne lui rappelait rien.
C'est à ce moment qu'il fut distrait une fois encore par le locuteur : "J'ai ordre aussi de transférer la fille au cheveux roux."
Le garde parut arborer un air surpris qui se mua en une sorte de suspicion.
"Depuis combien de temps bosses-tu ici ?
- Je viens d'arriver désolé, j'ai encore un peu de mal à m'y retrouver."


Semblant de plus en plus suspicieux, le garde poussa la question : "Qui t'a envoyé ?

- Un ponte..."
sembla répondre l'arrivant avec lassitude. "Écoute, moi j'ai autre chose à faire que de demander le nom des types pour lesquels ont bossent, alors si tu veux, appel, fait faire une enquête, rameute du monde jusqu'à trouver quelqu'un qui me connaisse ou pas, mais par contre, c'est toi qui expliquera pourquoi l'esclave est en retard !"
La réponse sembla convaincre le bonhomme qui, ne voyant pas néanmoins de qui il parlait, invita l'interlocuteur à entrer.
A ce moment, celui qui le suivait sortit un couteau qu'il planta en deux secondes dans la gorge du bonhomme. Qui s'effondra, le regard encore incrédule.
Le locuteur, regardant avec désarrois la scène, ne put retenir : "Mais... mais qu'est-ce que vous faites ?!

- Votre charabia est bien joli mais on perd du temps, alors on entre, en descend les abrutis qui s'y trouve et on se tire !

- Bravo, et comment va-t-on la reconnaître ?

- Vous inquiétez pas, j'ai étudié son dossier de fond en comble.

- Ah parce qu'elle à aussi un dossier ?!"


Avant qu'il ne puisse répondre, le meneur se retrouva au prise avec un garde sortit par inadvertance d'un passage latérale. Il le neutralisa aisément, puis, tandis que le groupe reprenait sa progression, répondit : "Ne me dîtes pas que votre service n'espionne pas ses chefs..."
Le locuteur se contenta de soupirer avant de se concentrer sur la recherche du personnage, ayant parfois du mal à distinguer dans les enclos des visages tant certains étaient emplis de crasse.
A ce moment, le locuteur poursuivit.
"On est sure qu'elle est là-dedans au moins ?

- Justement. répondit son collègue avec effort en ouvrant la cellule ou venait tout juste d'être renfermé le groupe qui les avait mené là.


Retrouvant la jeune esclave, il répéta la question. Elle répondit en conséquence :
"Elle peut aussi bien avoir été affectée au travaux manuels qu'aux plaisirs.

- Aux plaisirs ?"
Parut bondir le locuteur en se redressant.

"Du cul !" Lâcha le meneur avec exaspération avant de reprendre avec l'adolescente. "A ton avis, quelles sont les plus grandes chances ?

- Puisqu'elle est rousse, et qu'elle sont très recherchée, il y a de grandes chances pour que ce soit la deuxième possibilité.

- Mène nous aux cellules concernées."


Obéissant, la jeune fille les amena vers les bons enclos, trajet durant lequel les intrus éliminèrent d'autre gardes sans trop de peine, bien que fendu d'une remarque du locuteur : "Il n'était pas prévu de faire autant de cadavre.

- Perso, j'aime pas les esclavagistes, alors plus j'en zigouille, mieux je me porte."

Son interlocuteur soupira : "Chapeau pour la discrétion.

- Au point ou on en est...."

En finissant sa phrase, il commença à observer les occupantes (et occupants) des enclos. Mais après une minute, ne parut pas satisfait.

"Elle n'y est pas.

- Elle est surement dans la chambre du comte.

- C'est loin ?"
Demanda le meneur visiblement embêté.

"Je peut vous y mener."
Le personnage réfléchit une seconde puis accepta, prenant tout le groupe avec lui.

Ils arrivèrent jusque dans les parages de la chambre sans trop de problème.
"Mieux vaut agir vite avant qu'ils ne trouvent les corps, ce qui, au vu de la popularité des enclos à esclaves; ne devrait pas tarder." A ce commentaire, le meneur siffla entre ses dents à l'intention du locuteur : "Silence, ou alors parlez dans cette langue de merde !"

Arrivant devant la porte de la chambre gardée par deux hommes, le meneur sembla faire une série de petits signent discret à ses acolytes qui prirent immédiatement les dispositions nécessaire.
Tandis que les plantons haranguait les arrivants maintenant plantés devant eux, le locuteur répondait que le comte avait demandé une autre fille.
Intrigué, les deux gardes se regardèrent, l'un faisant signe à l'autre de se renseigner. Le concerné toqua alors délicatement et sous l'impulsion d'une puissante voix lui demandant ce qu'il voulait, ouvrit.

"Pardon maître, mais vous voulez une autre....". Il n'eut pas le temps d'en dire plus, un puissant coup au niveau des vertèbres le neutralisa net tandis que le corps de son collègue le suivit à l'intérieur de la chambre accompagné par l'esclave et le locuteur. Au dehors, le meneur et le dernier membre du groupe remplaçaient les nouveaux cadavres; espérant que leur visages cachés par les turbans des uniformes donneraient les quelques minutes de répits dont avait besoin leur associé à l'intérieur.

Réagissant a la vitesse de l'éclair le comte ouvrit le tiroir de sa commode pour tenter de s'emparer de son arme.

"Je vous le déconseille sincèrement." Lança le nouveau venu en pointant son arme sur le maître des lieux

S'arrêtant net, ce dernier se redressa. C'est là que l'intrus analysa la situation : l'homme qui pointait étais nu dans son lit à coté de l'une de ses concubines qui tentait visiblement de saisir ce qu'il se passait. A ce moment, ayant une sensation de déjà vu, il reprit la photo pour la regarder à nouveau.
Percutant alors, il inclina légèrement la tête à l'intention de la dame occupant le lit.

"Bonjour votre Altesse, si vous voulez vous donner la peine de vous préparer, nous allons partir.

- Et vous êtes ?"
Demanda-t-elle avec surprise.

"Oh oui, pardon." reprit le locuteur qui enleva le morceau de turbans cachant sont visage :
"Agent Emrani, de l'ISSE, présentement détacher auprès des services secrets Caskar votre Altesse."
Tout en répondant, il tendis des vêtements propres amené avec lui à l'intention de la souveraine.

Le visage d'Alexandra s'éclaira : "Ah ! vous voilà !" Dit elle en s'empressant de prendre les vêtements pour s'habiller.

"J'avoue que je ne suis pas fâché de vous voir, bien que j'aurais préféré sortir de là plus tôt !

- Navré pour cela votre Altesse."
Répondit alors Emrani en tirant le chien de son arme.

"Je peux savoir ce que vous faîtes ?" Demanda alors Alexandra visiblement gêné.

"Vous... Vous ne voulez pas que je l'abatte ?

- Certainement pas !"
Lança-t-elle. "C'est notre billet de sortie !

- Je vous demande pardon ?!"
Dit l'agent en s'étouffant à moitié. "Mais, tout est prévu votre Altesse, nous...

- Rien du tout, connaissant les méthodes du service, vous avez du semez une belle pagaille derrière vous, aussi, et comme je le prévois, lorsque les alarmes vont se mettre à sonner, mieux vaut que nous ayons une carte maitresse dans notre jeux. Et puis, j'ai quelques comptes à régler avec lui...


- Mais..." A ce moment, le hululement d'une sirène parut monter dans les airs tendit que des coups étouffé semblaient venir de l'autre côté de la porte.
Là, une voie tordue par l'effort demanda : "Dites-donc là dedans, ça vous dérangerait de vous remuer les fesses ?"

Semblant alors totalement ignorer la requête, Emrani poursuivit : "Votre Altesse, nous n'avons nul besoin de cet homme, nous avons plusieurs options de sorties et toutes sont sures !"
des coups de feu claquèrent juste derrière les montants de bois suivit par un cri du meneur :

"Bordel ! Vous foutez quoi Emrani ? ça devient chaud là !

- J'arrive !"
Se contenta de répondre l'agent avant de fixer Alexandra en réfléchissant rapidement.
Sondant rapidement qu'elle semblait décider à l'emmener, ce fut néanmoins sa dernière réflexion qui l'incita à prendre sa décision :

"Bon, on peu faire ce que je dit et se tirer de suite ou alors on peut attendre et dans ce cas je vous demanderais de vous servir de votre arme pour m'éviter de retomber entre les mains de ces porcs."

La bouche tordu par l'embêtement, Emrani eut de gros yeux, ne comprenant pas la décision et lâcha : "Bon très bien, mais bougez vite, on a plus beaucoup de temps. Et toi le Jeannot le lapin, enfiles moi ça et rapplique !"

Hésitant une seconde, le comte de Coat-Bras finit par enfiler les "vêtements" donné à ses esclaves, en l’occurrence ici, celui qu'avait tantôt Alexandra. Ensuite, il se dirigea vers la sortie, toujours sous la menace de l'arme d'Emrani.

En passant la porte, les fugitifs s'engagèrent immédiatement à gauche, la droite étant fermée par les deux agents resté en retraits et qui empêchaient des renforts d'arriver en ouvrant le feu sur quiconque tentait d'entrer dans le couloir. Ils avaient quelques cadavres à leur pieds.
"Vous vous contiez fleurette ou quoi ?!" vociféra Karl en lâchant une salve.

"Non, mais elle à tenue à l'emmener !" cria Amsul pour surplomber le raffut de la fusillade.

Regardant de qui il s'agissait, Karl reprit : "C'est pas vrai ! Cet abruti va nous ralentir !

- J'ai cru comprendre que ses volontés faisaient office de lois."
Répondit l'Eash sarcastiquement.

"Ouais bah en attendant, on ferait mieux de virer nos fesses d'ici avant que ces enfoirés ne s'organisent !"

Et sans attendre, le petit groupe bougea en vue de rallier les cuisines.
Mais, passer un angle ou tout un peloton les attendait en position, ils durent utiliser le comte comme couverture et recourir au plan de secours.
Profitant de la confusion générale, ils décidèrent de foncer vers la porte principale.

"Vous êtes dingues ?!" S'exclama Alexandra.

"Précisément, c'est pourquoi je compte bien que ça marche." A peine eut-il finit sa phrase qu'ils prit son talkie : "Extraction à ange gardien, faudrait nous foutre une belle merde en face, on arrive pour sortir par le point B.

- Reçu."


Un peu plus haut, utilisant une colline surplombante, un groupe sniper couvrait le palais. Le tireur pointa en direction de la cour d'entrée déjà en alerte pendant que son collègue calculait distances, force du vent et tout paramètres permettant un tir précis.

"Tu vois ces barils là bas ?

- De la poudre ?

- Ouais, leur arrivage de ce matin, met une balle explosive et shoot dedans."


Mettant la balle recommandée, le tireur, voyant une grosse cible malgré la distance, pu se passer des indications de son partenaire et pressa la détente.
La balle fila pour aller se désintégrer dans une multitude étincelante en plein milieux des barils de poudre qui explosèrent en lançant de grandes flammes dans les alentours immédiat tout en éjectant un panache de fumée noire.

La chose provoqua la panique en bas.
Au même moment, le responsable de la garde comtale arriva dans la cour et observa la situation :
Des gardes courait en tout sens, un panache de fumée noire montait vers le ciel. Quelques uns tentaient de calme les chevaux. Mais au centre, un homme se tenait, calmement, coordonnant avec une petite équipe des opérations en vue d'éteindre l'incendie et tenter de reprendre le contrôle de la situation.
S'avançant pour aller à sa rencontre, un sifflement lui arracha alors la tête et son corps tomba à terre comme un pantin désarticuler.
Réalisant immédiatement, il retourna sous les arcades entourant la cour : "Sniper ! Mettez-vous à couvert !"
Puis, cherchant du regard, il reconnu un sous-officier. L'interceptant, il voulut un rapport sur ce qu'il se passait : "On a une révolte d'esclave sur les bras, le comte est introuvable et l'incendie menace de se propager au palais. Par dessus le marcher, on à trouver plusieurs gardes morts et on soupçonne une intrusion.

- Bon, prenez une équipe avec vous, une mitrailleuse, et allez me mater la révolte ! A côté, affecter une équipe à la lutte contre l'incendie. Pour les intrus, je m'en charge."

Il se retourna pour partir à leur recherche avant de lâcher en s'éloignant : "...Et trouvez un moyen de virer ce putain de sniper !"
Le sous-officier acquiesça et commença à s'exécuter.

Mais, tandis que la garde commençait à réagir efficacement, dans ce brouhaha et bazar gigantesque, personne n'avait remarqué le petit groupe de fugitif qui s'était subtilement glissé jusqu'au portes pour s'esquiver.
Là, commençant à courir en ligne droite dans le petit village pour rejoindre le premier croisement, ils abandonnèrent la discrétion, jugeant que de toute manière, étant les seules personnes à sortirent de la bâtisse pour la quitter précipitamment, leur couverture était grillée.
Fort heureusement, comme prévu, le véhicule était là au coin, prêt à la récupérer. Ce qu'il fit avant de partir en trombe vers le versant caché de la colline surplombant le petit village et le palais.

A son sommet, le groupe sniper, sentant que sa position était de plus en plus localisable, opta pour quitter la zone et passer de l'autre côté.
Descendant en courant, ils virent la jeep faire halte en dérapant un peu, moteur chaud et près a démarrer dès qu'ils seraient montés. Donnant alors leurs armes et matériels, prenant soin de garder la tenue de camouflage improvisée avec eux, ils montèrent en hâte et le conducteur put enclencher la première pour partir en trombe, préférant partir du principe qu'ils seraient poursuivit.
Alors, ils s'éloignèrent dans l'étendue désertique, rejoignant le point d'extraction prévu afin de rentrer enfin chez eux...

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mark

Message par mark »

Annonce HRP : Du fait de l'évolution du temps et de ma meilleure compréhension de plusieurs antagonistes de l'aventure, j'estime que l'actuel scénario n'aurait dans les faits pas pu (ou du) se dérouler comme tel. Aussi, et afin de ne pas briser le rp, je clos l'aventure ici et laisse volontairement flou ce qu'il se passe jusqu'à la récupération à Mephren.
Je remercie entre autre Gwenael qui à contribué en grande partie à la réalisation de cette aventure, Sébaldie qui à aimablement accepter de prêter le cadre de son pays pour certaines scènes, Khiwill pour son agent secret et bien entendu Amine pour son intervention finale.

Cela dit, cela ne signe en rien la fin des chroniques et j'espère très bientôt en publier de nouvelles suivant un modèle que j'ai murit au fil des "rp sans liens" dont Yshka est l'aboutissement le plus poussé, tant pour aéré les textes que pour profiter d'illustrations.
D'autre part, et contrairement à ce que je fait actuellement, les chroniques ne seront désormais publiées, toujours par section de 5 à 10 pages, que lorsque l'ouvrage sera entièrement terminé et ce afin d'être sur de tenir un rythme de publication constant afin de ne pas sortir le lecteur (potentiellement intéressé) de l'immersion du scénario.

Amitiés sincères,
Mark

P.S : petit cadeau sur un petit travail que j'avais effectué dans l'hypothèse d'une série sur la guerre de pacification. ^^
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