Presse du Royaume de Vonalya

Alwine

Message par Alwine »

[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]

[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 6 août 2034.
[/right]

Aboutissement du plan de recherches militaires de la Couronne :

Cette fois ça y est, après plusieurs beaux succès au fil du temps, le plan de recherche militaire est finalement arrivé à son terme, du moins pour la première phase ! En effet, le Vonalya a rattrapé son retard technologique en matière militaire en devenant capable de produire de façon autonome tous les types d'équipements militaires connus avec une qualité satisfaisante ! Bien entendu, on est, dans la plupart des domaines, encore loin d'avoir l'expertise pour égaler les armes déjà en service dans l'Armée Royale, mais il n'empêche, cela place le Vonalya dans une position de production polyvalente, pour son compte en cas de besoin, mais aussi pour la vente à l'étranger, que peu d'autres nations ont atteinte. La prochaine étape sera sans nul doute de rattraper les plus polyvalents des producteurs mondiaux, à commencer par l'Empire Luciférien, en parvenant à maîtriser la production des armes de dernière génération les plus simples, à savoir les chars et l'artillerie, même si ce n'est apparemment pas une priorité immédiate de la Couronne.

En attendant, penchons-nous de plus prêt sur les dernières réussites en date ! En effet, après la maîtrise des navires de guerre proprement dits, croiseurs et frégates, puis des sous-marins de guerre, le Vonalya a réussi, coup sur coup, à maîtriser la construction des géants des mers que sont les portes-avions et, peut-être surtout, à réussir à créer de façon autonome des missiles balistiques ! Les portes-avions sont, comme nous venons de le dire, de vrais géants, relativement peu utilisés, puisque la plupart des flottes nationales n'en comptent qu'un, au plus quelques uns, leur coût de construction et d’entretien étant élevé, sans compter qu'ils demandent une escorte solide pour être efficaces dans des conditions de guerre réelle, et que rien ne sert donc de multiplier les portes-avions si on a pas les flottes pour les protéger. Il n'empêche que c'est une technologie rare et relativement peu maîtrisée, qui ajoutera une carte maîtresse aux catalogues d'armements vonalyans et, donc, pourront potentiellement déboucher sur de nouvelles commandes !

La deuxième avancée, peut-être la plus attendue, est donc celle des missiles balistiques. Certes, il s'agit de la catégorie la plus « courte », qui tire jusqu'à huit cents kilomètres de distance, mais cela reste néanmoins au niveau de la plupart des missiles possédés par le Royaume à l'heure actuel, et au niveau des autres productions internationales actuelles dans ce domaines. De plus, pour un état comme le Vonalya, qui se préoccupe avant tout de sa défense et de la stabilité régionale, des missiles à « courte » portée, cet adjectif restant après tout très relatif, sont sans doute les plus utiles à court et à moyen terme. C'était une technologie que la Couronne était très impatiente de maîtriser, surtout en cette époque où les missiles balistiques et les missiles de croisière ont pris une place capitale dans les préoccupations des différentes grandes nations de ce monde. Le fait que la Britonnie sache que le Vonalya est maintenant capable de construire des missiles pouvant frapper son territoire métropolitain sans difficulté semble sans doute une meilleure garantie que tous les blocus et les actions militaires pour dissuader les britons d'un mauvais usage du Skorpion-Klub contre le Vonalya !

Alors qu'il est très improbable de voir le Vonalya mettre à l'eau des portes-avions pour son propre compte avant un bon moment, il est donc beaucoup plus vraisemblable d'imaginer que des commandes de missiles seront effectuées par la Couronne au prêt de l'industrie nationale, et il n'est d'ailleurs pas interdit d'imaginer, en fonction de l'évolution de la situation, que des commandes soient aussi passées au prêt de certains alliés, si le besoin semble s'en faire sentir. Pendant ce temps, le catalogue militaire vonalyan est définitivement fin prêt pour l'exportation, et nous pouvons cesser de nous en faire pour notre partenaire soverov : même s'il est souhaitable que son complexe de production reste actif, en cas de besoin le Vonalya serait maintenant capable de produire seul tout ce dont il aurait besoin, même si, comme l'a confirmé le porte-parole de l'Ild Krasny, l'idéal vonalyan reste de poursuivre la coopération avec l'ami et l'allié soverov, aussi bien pour des raisons de facilité de production que pour garder solide le lien entre nos deux pays.

Et pendant ce temps, la recherche continue bien entendu de progresser dans d'autres domaines ! Outres les recherches déjà en cours, avec la SVG qui progresse toujours sur ses techniques de forages et d'exploitation du pétrole, d'une part, et les constituantes de la CHVEV qui poursuivent leurs efforts pour transférer aux partenaires vonalyans la technologie hydroélectrique sans barrage, la Couronne a profité de l'occasion pour signaler que les fonds jusqu'ici investit par elles dans la recherche militaire allaient être redéployées dans deux domaines-clefs : d'une part, en activant le partenariat avec le Kodomo prévu dans les traités de juin 2033 en lançant le transfert de la technologie des plastiques sans pétroles. En raison de la relative apathie internationale du Kodomo ces derniers temps, la Couronne a en outre précisé que les recherches avanceraient si possible avec l'aide kodomo, sinon sans. D'autre part, une équipe sera aussi affectée à la maîtrise de l'hydrogène, élément essentiel de l'exploitation du gaz vonalyan s'il en est !
Alwine

Message par Alwine »

[center]Radio Glace :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, maintenant aussi sur les ondes et toujours sur le web !
Programme du 6 août 2034, 12h00.
[/right]

Eeeeeeeeeeet oui vous êtes bien sur Radio Glace, la radio libre, sans concession, sans retenue, sans faux semblants ! C'est l'heure de notre bulletin d'information de la mi-journée, qui va vous présenter les nouvelles du simpomonde et de notre cher pays, sans filtre et sans chaînes ! Aujourd'hui au menu, entre autres choses, le Vonalya comparé à une beauté manipulatrice, le regain d'intérêt autour de la question de l'hydrogène eeeeeeeeeeet notre pays qui après les missiles se lance dans le plastique ! Nous rappelons que le Roi ne nous cautionne pas, l'Évêque non plus et le Haut-Prêtre encore moins, c'est bien pour ça qu'il faut nous écouter !

Nouvelles du monde :

*Pour ceux qui auraient la curiosité de suivre la presse amarantine, nous avons encore eut droit à un vrai morceau de bravoure de la part du journaliste très actif et homme politique important – qui a dit que la démocratie c'était la séparation des pouvoirs ? – j'ai nommé l'inimitable Horasiu Zamfir ! Très apprécié, pour son côté humoristique bien involontaire, de ceux d'entre nous qui suivent la presse céruléenne, notre champion a une nouvelle fois fait fort en se fendant d'un long éditorial dont le propos principal, entre deux sous-entendus racistes, était de comparer toutes les nations impliqués de prêt ou de loin dans l'actuel conflit mondial et à l'attitude un tout petit peu plus subtile que celle consistant à simplement foncer dans le tas en se choisissant, parfois bien arbitrairement, un adversaire, à l'attitude... des femmes. Plus exactement de belles séductrices, même ! Alors comme ça ça peut paraître flatteur, mais quiconque connaît le bonhomme sait que sous sa plume « femme » est la pire des insultes mortelles qu'on puisse imaginer !

En gros, pour simplifier, il traite tous ceux qui ont une attitude plus subtile que celle de l'homme des cavernes de pédale, sauf que comme dans son pays être une pédale est un titre de gloire, à la place il les traite de femmes ! Bon, en soit l'insulte change, mais ne vole pas plus haut. On peut toutefois la trouver particulièrement amusante dans la bouche d'un représentant d'une Ligue au pouvoir essentiellement commercial, héritière principale d'une civilisation qui a fait sa force du commerce et non de la force brutale. Les ancêtres hellènes de monsieur Zamfir ont bâtit leurs vastes thalassocraties avant tout par le pouvoir de l'argent et du réseau commercial, et les cités qui ont dominées les autres sur le long terme ne furent jamais celles qui avaient la puissance militaire brute : si celles-ci remportaient parfois des victoires, elles étaient toujours au final dépassées par celles qui savaient manier la force monétaire, ainsi que l'art des alliances politiques.

En bref, monsieur Zamfir ferait bien de s'intéresser à ce qui a fait la grandeur de sa propre civilisation, avant de commencer à critiquer les autres...

[center][...][/center]

*Pendant longtemps resté au second plan, la maîtrise de l'hydrogène semble avoir repris une place de choix dans les préoccupations de plusieurs pays du simpomonde. Alors que jusqu'ici c'était en quelque sorte un fait acquis que tout le monde savait fabriquer de l'hydrogène pur à partir de gaz naturel, il semblerait que ce savoir ait en fait été globalement perdu à la suite de la chute de l'Hégémonie... du moins est-ce la seule explication que l'on a pu nous fournir ! C'est ainsi que dans dans plusieurs pays du monde, dont le Vonalya, d'ailleurs, des recherches ont été lancées afin de retrouver ce savoir-faire perdu !

[center][...][/center]

Nouvelles du Vonalya :

*Notre pays vient à peine d'apprendre à faire des missiles, mais ça ne lui a pas suffit ! Maintenant, il tient à apprendre à faire du plastique, ou plus exactement à en faire sans utiliser de pétrole dans le processus. On reconnaît que à priori c'est une bonne idée pour se rendre moins dépendant de l'or noir, mais on voit venir gros comme une maison que ce sera sans doute encore une nouvelle combine pour tenter de valoriser encore plus le gaz vonalyan, en le transformant directement en plastique, aussi bien pour le marché intérieur qu'international, même si bien entendu on en est encore loin, surtout vu l'apathie du Kodomo qui devait nous aider à donner la première impulsion en la matière !

[center][...][/center]

Et voilà qui clôt notre édition de la mi-journée ! Nous nous reverrons dans deux heures pour un nouveau bulletin, sans fautes ! En attendant, nous allons vous diffuser un débat sur les dangers réels et concrets des nouveaux dispositifs de dissimulations de missiles de croisière qui ont mené à tant de polémiques ces derniers mois, avant de finalement servir de prétexte au conflit actuellement en cours dans les eaux du nord comme du sud !
Alwine

Message par Alwine »

[center]Vonalya Radio :[/center]

[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 6 août 2033, 10h30.
[/right]

Merci encore une fois à la chorale du Temple de Thor pour ce magnifique « Ode à la Force », chantant certaines des prouesses de force du Dieu guerrier ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !

Nouvelles du monde :

*Alors même que le royaume est en guerre, la Hachémanie a connu une actualité mouvementée à la tête de l'état ! En effet, on a appris que le roi avait eut un « accident domestique », et peu de temps après une de ses parentes, sa tante la princesse Mouna bint Abdallah al Zahyed a été désignée comme régente par les autres membres de la famille royale. Mais celle-ci fut rapidement démise de ses fonctions par l'héritier officiellement choisi par le roi, le prince Rashid ben Qabus al Massoud, un cousin du monarque qui a agit avec l’appui des forces armées. Une rapide analyse de la situation ne pouvait alors manqué de faire soupçonner un vaste jeu de pouvoir dynastique entre les deux branches de la famille royale hachémanienne, les al Zahyed et les al Massoud, la première, à laquelle appartient le roi actuel, ayant visiblement mal accepté de voir le pouvoir passer dans la seconde suite à la décision du souverain.

Selon la version communiquée par le prince héritier, qui tient actuellement les rênes du pouvoir, et qui devrait clarifier les choses, c'est non seulement ce transfert dynastique mais aussi les récentes mesures en faveur des libertés religieuses et politiques qui auraient décidé une partie de la famille royale à agir, en tentant d'empoisonner le roi, qui est actuellement toujours aux soins intensifs. La gestion du royaume sera donc, fort logiquement, assurée par le prince héritier, en tant que régent naturel, tandis que les princes et princesses rebelles sont en attente de jugement...

[center][...][/center]

*Comme souvent, l'actuel conflit mondial semble être une source d'émulation scientifique ! Alors que de nombreuses nations semblent avoir mis un « coup de collier » sur leurs recherches notamment militaires, à commencer bien entendu par notre propre royaume, sous l'impulsion dudit conflit, d'autres pays, comme l'Amarantie, semblent profiter de l'occasion et des connexions avec leurs alliés de circonstances pour lancer de nouveaux accords de recherches internationaux ! Quoi de plus normal après tout que d'aider un allié en temps de guerre... et cette impulsion scientifique sera peut-être d'ailleurs la seule note vraiment positive du conflit...

[center][...][/center]

Nouvelles du Vonalya :

*Si la recherche militaire se termine pour l'instant, ce n'est pas pour autant que la recherche en générale s'arrête, bien entendu ! Ainsi, un peu occulté par l'annonce des grands succès des chercheurs militaires, nous pouvons mettre en avant avec un peu de retard les réussites, il y a peu, du programme destiné à maîtriser l'énergie hydroélectrique sans réservoir, avec les tests de plusieurs systèmes très prometteurs dans le sud du pays ! Difficile de dire quand cette voie de recherche-là aboutira pour de bon, mais en tous cas soyons heureux de voir qu'elle continue à progresser elle aussi à son rythme !

[center][...][/center]

Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, nous accueillons la chorale du village de Jarvurk qui va nous chanter une joyeuse chanson locale sur le bonheur de retrouver sa famille après un long voyage !
Alwine

Message par Alwine »

[center]Radio Glace :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, maintenant aussi sur les ondes et toujours sur le web !
Programme du 12 août 2034, 12h00.
[/right]

Eeeeeeeeeeet oui vous êtes bien sur Radio Glace, la radio libre, sans concession, sans retenue, sans faux semblants ! C'est l'heure de notre bulletin d'information de la mi-journée, qui va vous présenter les nouvelles du simpomonde et de notre cher pays, sans filtre et sans chaînes ! Aujourd'hui au menu, entre autres choses, le Caskar qui continue d'engloutir encore et toujours plus en dépenses militaires, les noiristant aussi indépendants de l'Aleka que l'Aleka de la Britonnie eeeeeeeeeeet les moyens déployés par le Vonalya pour mettre le pied dans le marché du plastique sans pétrole ! Nous rappelons que le Roi ne nous cautionne pas, l'Évêque non plus et le Haut-Prêtre encore moins, c'est bien pour ça qu'il faut nous écouter !

Nouvelles du monde :

*S'il y en a qui n'ont jamais peur des dépenses, ce sont bien les militaristes... et comme le soulignaient récemment les analystes mahajanubiens, les pays de tradition militaire moins outrée peuvent, en temps de guerre, démultipliées leurs coûts militaires sans atteindre la folie des grandeurs d'autres nations, même en temps de paix ! Le Caskar, pourtant grand défenseur supposé de la paix, nous le montre encore, en dépassant encore un peu plus son budget militaire ! Il a ainsi racheté le dernier-né des chantiers navals de notre royaume, ce porte-avion qui était plus pour ses constructeurs un cas d'école, un moyen d'ajouter un produit stratégique à un catalogue de vente, qu'un item utile pour l'armée royale. Que le Vonalya ait voulu le vendre n'est pas étonnant, que le Caskar ait accepté de l'acheter peut par contre franchement l'être !

Bien sûr, ce n'est rien comparé aux milliards dépensés pour acheter des vaisseaux au Ragvarld, plus tôt dans l'année, mais quand même, la dette militaire du Caskar se creuse de plus en plus ! Pour un pays prétendant aimer la paix, il amasse beaucoup d'arme... et pour un pays se prétendant le champion de la construction navale, cela fait vraiment beaucoup de vaisseaux achetés à la Ligue Boréale, tout de même !

[center][...][/center]

*On se rappellera comment, dans un de ces derniers « faits d'armes » de mettre fin à la crise des Skorpion-Klub, madame Spencer avait complètement nié l'indépendance de l'Aleka, montrant à tous la notion de liberté au sein de l'Union Panocéanique. Mais maintenant nous avons plus cocasse, puisque l'Aleka vient de nous illustrer... qu'il ne fait que reproduire ce schéma à son niveau ! En effet, comme l'un des « banthoustan », ou en fait couramment traduit « noiristan », ou encore « réserve pauvre où on fourre les noirs », n'est pas très chaud à l'idée de se prendre des missiles pour protéger le système de ségrégation qui le maintient sur un territoire pauvre et sans ressources, et on le comprendra, ce qui fait que le peuple y gronde, pendant que le gouvernement fantoche, lui, tente de maintenir l'ordre comme il peu pour faire bonne figure par rapport au maître... enfin au « partenaire unique vingt fois plus riche et armé » blanc.

Néanmoins au cas où le message ne serait pas assez clair, le gouvernement alekan a tenu à en remettre une couche, en proclamant que les noiristans étaient libres... enfin, tant qu'il ne leur prenait pas l'envie d'aller y « rétablir l'ordre ». En fait comme l'Aleka lui-même, qui est libre sauf si la Britonnie dit ponctuellement le contraire. Aaaaaaaah, l'Union Panocéanique... quel modèle de liberté à défendre !

[center][...][/center]

Nouvelles du Vonalya :

*Alors qu'ailleurs on se concentre sur les armes, notre pays semble avoir momentanément oublié cette fixette-là, et se concentrer plutôt, à la place, sur le fameux plastique sans pétrole ! Alors qu'on se demande de plus en plus si le Kodomo pourra donner plus qu'une impulsion de départ pour cette recherche, une chose est sûre au moins, notre pays y tient, au point qu'il se murmure qu'une partie de l'argent « rentré » grâce à la vente du porte-avions aux Caskar servira à augmenter encore le budget de cet important projet !

[center][...][/center]

Et voilà qui clôt notre édition de la mi-journée ! Nous nous reverrons dans deux heures pour un nouveau bulletin, sans fautes ! En attendant, nous allons vous diffuser un débat sur les racines du conflit actuel !
Alwine

Message par Alwine »

[center]Le Rire des Glaciers :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 12 août 2034.
[/right]

Aux racines de la guerre :

Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenu.

La guerre fait rage au large de la Dytolie. La guerre fait rage entre la Janubie et l'Algabre. La guerre pourrait bien, bientôt, faire rage dans d'autres coins du monde, si certains s'avisent de vouloir impliquer Yanaon, si les mauvais intérêts sont touchés ou si quelqu'un souhaite aller profiter du dégarnissement des défenses du Txile, par exemple. Tout ça, c'est du connu, et nul doute que de nouveaux bulletins tomberont bientôt pour nous informer de combien de vaisseaux encore, civils ou militaires, auront été détruits pendant telle ou telle bataille. On peut légitimement se poser une question toute simple, en voyant ce gaspillage d'hommes, de ressources, de moyens et de vaisseaux parfois des plus précieux, et cette question, la plus fondamentale de toutes, c'est « Pourquoi ? ».

Car en effet, pourquoi un tel déchaînement de violence et de mort ? La cause avancée, proclamée, officielle, ce sont les Skorpion-Klub, ces systèmes spéciaux de lancement de missiles de croisière, qui ont été inventés en Aleka puis transmis de membre à membre au sein de l'Union Panocéanique, passant à la Britonnie puis finalement au Vryheid. Lequel Vryheid a, de concert avec l'Aleka, signé officiellement, dans un traité, sa volonté de garantir l'usage strictement défensif de cette arme et qui semblait prêt à en arrêter la production si la guerre prenait fin. Mais la guerre n'a pas prit fin pour autant, et difficile de croire que même la démonstration de la destruction de tous les modèles actuellement en service puisse changer quoique ce soit à la résolution des membres déjà engagés de la Coalition. Non, si ce lance-missiles déguisé a pu jouer le rôle de détonateur, de prétexte, il ne pourra probablement plus arrêter la guerre à ce stade, et n'aura sans nul doute été que cela, un prétexte, des plus opportuns, certes, mais un prétexte tout de même.

Alors quoi ? L'autre argument avancé en cours de conflit par certains coalisés a été le régime alekan : l'apartheid serait si horrible que toutes ces justes nations se seraient levées pour y mettre fin. En soit, sur papier, on peut se dire que ça tient. C'est en tous cas un prétexte plus solide : difficile pour l'Aleka d'y mettre fin comme ça, d'un coup, volontairement, surtout en pleine guerre. Là aussi, le Deseret a obtenu des avancées, mais les coalisés peuvent toujours dire que ce n'est pas assez. Seulement, à bien y regarder, qui s'offusque de l'apartheid, c'est à dire du régime de séparation blanc/noir, officiellement égalitaire, en réalité à l'avantage des blancs ? L'Empire Luciférien, qui autorise l'esclavage et dont une large partie de l'esclavage intérieur se fait par des blancs sur des noirs. L'Amarantie, qui autorise « l'aliénation », et a elle aussi une population marginalisée, constitué de toutes les femmes du pays. Ou encore le Txile, où le traitement des indigènes est loin d'être exemplaire, bien que non institutionnalisé, comme c'est le cas en Aleka. Imaginer que ces pays-là soient mus seulement par le désir de justice sociale, au point de faire une guerre aussi coûteuse et sanglante semble bien difficile.

Alors, quoi, au-delà des divers prétextes, plus ou moins bons, et qui d'ailleurs ont pu joué le rôle de motivation autant que de caution à l'opinion publique ? Qu'est-ce qui, vraiment, a décidé ces pays à entrer en guerre ? Hé bien il y a fort à parier que ce soit l'attitude globale du Commonwealth, qui a faillit plusieurs fois déjà le mené à une guerre d'anéantissement, qui soit au final à l'origine de cette action, l'élément précis des Skorpion-Klub ayant servit de prétexte pour cristalliser une tension sous-jacente bien plus ancienne, tandis que l'apartheid fournis une raison toute trouvée pour insister et pour concrétiser l'action. La violence, la brutalité, le manque de respect de la politique internationale de la Britonnie et de l'Aleka, donc du Commonwealth en général, a accumulé une tension qui devait bien finir, tôt ou tard, par exploser.

Prenons deux exemples concrets, un pour chaque partie « principale » du Commonwealth. Au sud, l'Aleka a plusieurs fois tenté de reconstituer l'ancienne zone d'influence britophone dans le sud de son continent, à son avantage. D'abord, par une longue tradition d'hostilité envers le Vryheid – qui ne semble guère lui en vouloir toutefois – et ensuite par une longue intervention armée au Kaskadia. Cette dernière a très peu fait parlé d'elle dans le reste du monde, essentiellement, sans doute, parce que peu de gens se souciaient des conflits dans ce coin reculé d' Algabre ! Le monde a néanmoins vu la tentative pour faire se rattacher le pays à l'Aleka, et pu prendre conscience de l'appétit alekan. Malgré le côté « démocratique » qu'on a tenté de donner à la tentative, cela aurait été un pays longuement occupé par l'armée alekane qui ce serait « rallié », un phénomène que beaucoup n'ont sans doute pas manqué d'épingler.

Plus significatif fut toutefois la brève invasion britonne en Nouvelle-Occilée, laquelle fut suivie de tentatives marquées et prolongées de forcer le rattachement de l'ancienne province posnane à l'Union Panocéanique. On se souviendra du tollé que cela avait provoqué, et notamment du blocus boréal qui avait été mis en place, jusqu'à envisager une invasion de la Britonnie si celle-ci refusait de faire marche arrière, avec l’appui de la Posnanie, première impliquée dans l'affaire. Finalement la Britonnie a fait marche arrière, et la Ligue s'est affaiblie, mais il n'empêche que l'épisode a marqué, y compris ailleurs dans le monde. Et ce n'est certainement pas un hasard si la Posnanie a saisit le premier prétexte au vol pour rejoindre une ligue anti-britonne quelques temps plus tard, elle qui a finalement bel et bien perdu une province dans l'affaire, bien que l'ayant empêchée de tomber entre les mains de la Britonnie.

Mais pour les autres, me direz-vous, ceux qui n'ont pas été directement bafoués ? Hé bien tous ces exemples, entre autres, ont eut valeur d'avertissement. L'affaire du Montalvo en a certainement aussi mis pas mal en alerte dans les actuels coalisés, à commencer par l'Amarantie, l'Aminavie – qui se retrouve avec une base britonne officieuse sur sa frontière – et l'Empire Luciférien. Plus largement, la tendance de la Britonnie a vouloir grappiller des miettes d'influence partout, que ce soit au travers de l'Union Panocéanique, de déploiements armés, de gouverneurs fantoches ou d'autres méthodes a fini par alerter un certain nombre de nations, soit parce qu'elles en avaient subit les retombées négatives, soit parce qu'elles avaient peur d'être de prochaines cibles, soit encore parce qu'elles voyaient leur espace vital concurrencé par le déploiement briton. En voulant trop s'étendre sur trop de fronts sans consolider sa puissance, la Britonnie a trop prêté le flanc, et dès qu'elle a fournis une occasion, les prédateurs se sont précipités.

Car, sûrement, la faiblesse intrinsèque de l'Union Panocéanique a-t-elle sûrement joué un rôle dans tout cela. Ce qui avait fait la force de l'ancien empire briton, c'était sa terrible flotte de guerre, mais l'Union n'est pas en cela son héritière : entre les pays sans flottes, ceux qui construisent à peine leur armée et le Commonwealth qui, à force de mutualisé ses moyens a donné jour à deux flottes atrophiées, elle n'avait tout simplement pas les moyens de ses ambitions. Avec des territoires disséminés un peu partout, et surtout un fort éloignement entre la métropole et ses colonies-alliées, la flotte aurait dû être le point fort de l'Union, et au contraire c'était son point faible. Toutes les armées du Mahajanubia resteront lettres mortes pour la Britonnie si celle-ci n'a pas les moyens d'assurer leur transport jusqu'aux autres membres de l'Union, par exemple !

C'est bien conscients de cette faiblesse que les coalisés ont attaqués, et la perspective d'une victoire facile et rapide a peut-être incité certains pays moins concernés, comme le Txile, à se joindre à la curée. Avec la mise à l'eau opportune d'une flotte de guerre vryre, qui a pu renforcer le sud de l'Union, et l'entrée en guerre d'alliés extérieurs à celle-ci, comme le Lorthon, qui a lui renforcé le nord, la victoire sera moins facile que prévu. Mais difficile d'imaginer que, dans l'état des choses, l'Union pourra longtemps garder le contrôle des mers. Et une fois les mers coupées et un blocus, même sommaire, mis en place, il sera impossible de faire communiqué les différentes parties. De quoi permettre aisément le pillage des zones les moins bien défendues, et, peut-être, permettre aussi des coups décisifs sur le « cœur de cible » qu'est le Commonwealth.

En résumé, la combinaison d'un grand nombre de scandales et d'actes d’agressivités, ainsi que d'une tendance marquée à vouloir étendre son influence partout, d'une part, et d'une faiblesse structurelle, d'autre part, a fait de l'Union Panocéanique et surtout du Commonwealth une cible tentante pour de nombreuses nations, pour diverses raisons. Les nombreuses sorties agressives et bourdes diplomatiques de Spencer n'ont sans doute rien arrangé. Et quand au final un prétexte suffisamment universel s'est présenté, cette lourde accumulation a fini par se concrétiser, par un faisceau d'intérêts de nations pourtant très diverses. Reste à voir si l'Union saura surmonter ses faiblesses pour y faire face victorieusement, ou si, sous la pression, elle se délitera, voir sera détruite par l'effondrement de sa nation-centre... cela, seul l'avenir pourra le dire !
Alwine

Message par Alwine »

[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]

[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 15 août 2034.
[/right]

Coup d’œil sur le marché de la téléphonie au Vonalya :

On a sortit tout récemment une étude sur les parts de marché des différentes grandes marques de téléphonie mobile, au niveau international. Il en ressort une part de titan pour le puisant groupe kaiyuanais Black Lotus, puis deux dauphins que sont Xsmart, du Yuhanaca, et Alekom Electronics, du Commonwealth, les autres sociétés du simpomonde se partageant le reste du gâteau en parts bien plus petites. Mais bien entendu, cette situation mondiale n'est pas forcément le reflet fidèle de la situation partout dans le monde. Une grande partie de l'avance de la Black Lotus vient ainsi sans nul doute de sa forte implantation dans les marchés ventélio-janubiens, où se trouvent les plus grands réservoirs de population du simpomonde. Quand on a conquis les marchés du Kaiyuan, du Sengaï, de l'Eashatri et de l'Horbarash, pour n'en citer que quelques-uns, forcément, les consommateurs susceptibles d'être touchés dans certains pays faiblement peuplés, comme le nôtre, comptent assez peu au regard du chiffre des consommateurs mondiaux !

Pourtant, notre journal a décidé de se pencher sur cette question, en examinant un peu le marché de la téléphonie mobile au Vonalya. Il faut déjà précisé que tout le monde n'est pas forcément équipé, chez nous, mais que le téléphone mobile a néanmoins bonne presse : dans de nombreux endroits, il est difficile d'amener le téléphone fixe, et il faut donc se fier au mobile avant tout. Toutefois, parmi les équipés, tout le monde n'est pas non plus forcément passé au « smartphone » : les téléphones mobiles d'ancienne génération sont encore largement en usage. Une fois tout cela précisé, et vu la population déjà modeste du Vonalya à la base, on comprendra que l'analyse de notre marché ne soit pas forcément un enjeu majeur pour les grandes compagnies de téléphonie... mais encore une fois, cela ne doit pas nous empêcher de nous y intéresser !

Nous avons donc constaté que deux marques sont principalement présentes au Vonalya. Xsmart n'a jamais réussi a percer sur le marché vonalyan, sans doute en partie à cause de sa zone de production très éloignée, combinée à un manque criant de clarté internationale du pays qui l'a vu naître. Ajoutons à cela que les modèles de la marque dorimarienne sont jugés trop fragiles et trop « gadget » par beaucoup de vonalyans, qui ne veulent pas, pour reprendre la formule d'un usagé que nous avons interrogé « d'un machin mal foutu qui se casse au moindre choc et aux prix de vente abusif ». Le manque d'accord commerciaux avec le Yuhanaca n'a sans doute pas aidé non plus la marque a gagner en visibilité sur un marché qu'elle peut du coup toucher moins facilement que ses concurrentes.

Concernant le leader du marché, c'est sans surprise, ici comme ailleurs, le géant Black Lotus qui tient le haut du pavé. Pour la majorité de la population, les modèles du géant ventélien apportent « tout ce qu'on est en droit d'attendre d'un smartphone ». Pour une population relativement peu adepte de « gadgets » en tous genre, les produits de la Black Lotus semblent une évolution raisonnable sur les anciens modèles de GSM, avec des fonctionnalités nouvelles et utiles, comme l'appareil photo intégré, sans pour autant trop de dépaysement, et un coût qui reste abordable. En effet si en soit le vonalyan moyen a de l'argent à utiliser, il rechigne à le placer dans ce qui reste avant tout un outil de communication simple. Là où certains pays étrangers connaissent parfois des frénésies d'achat autour de tel ou tel nouveau modèle doté de tel ou tel nouvelle capacité, le vonalyan moyen se soucie surtout de trouver un outil lui permettant de téléphoner d'un peu partout sans difficulté, avec pourquoi pas quelques fonctionnalités supplémentaires au passage.

Enfin, Alekom Electronics est aussi parvenu à se faire une place, principalement avec un marché de niche, celui des téléphones à la fois modernes et ultra-résistants. Sans doute fort de l'expérience du Nunakya, la marque du Commonwealth a su rencontrer les attentes d'une certaine catégorie de population, à commencer par ceux qui vivent dans le grand nord et ont besoin de rester facilement joignables. Pas questions pour ceux-ci de risquer de tomber en panne de téléphone en raison d'un peu d'eau au mauvais endroit, ou d'une chute de l'appareil. On constate peu ici l'impact de l'image du Commonwealth et de l'Aleka : quand ce type de personnes veut un téléphone, elle en veut un pratique et résistant, qui puisse remplir les fonctions que les radios portatives ne peuvent pas remplir, il ne se soucie pas de savoir d'où vient spécifiquement l'appareil. De plus, dans les esprits des vonalyans du grand nord, l'idée du Commonwealth renvoie bien plus au Nunakya qu'à la lointaine Aleka.

Au final, on retrouve donc certaines tendances identiques à l'international, et quelques spécificités nationales ! Remercions en tous cas les Dieux pour ce nouveau moyen de communication qui, sans remplacer les anciens, est venu très utilement les compléter !
Alwine

Message par Alwine »

[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]

[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 27 août 2034.
[/right]

L'Ild Krasny a le vent en poupe avec de nouvelles commandes :

L'industrie vonalyanne de l'armement avait de quoi être fière, avec ses nouvelles réalisations technologiques, mais la fierté est sans doute plus grande encore, dans les couloirs de la Fédération et dans ceux de l'Ild Krasny, maintenant que ces progrès ce sont traduits... par de nouvelles commandes ! C'était en effet une chose que d'investir dans la recherche comme l'industrie de l'armement vonalyanne l'a fait, avec le soutient de la Couronne, ces dernières années, en passant d'une offre relativement restreinte à l'origine à un des catalogues les plus étendus du simpomonde, juste derrière des géants comme les industries lucifériennes, par exemple ! La fusion avec la TOPOR soverovienne a également aider à donner de l'élan à l'entreprise d'armement vonalyanne, qui, sous la bannière de l'Ild Krasny, parvient maintenant à décrocher un nombre tout à fait respectable de commandes !

C'est ainsi qu'après les commandes réalisées pour le partenaire ragvarldais, l'entreprise s'est très vite remise à l'ouvrage. Tout d'abord, devant la multiplication de l'implication des missiles longue portée de toutes sortes, la Couronne a passé commande d'une quinzaine de missiles à la compagnie d'armement, dans le but de renforcer l'arsenal vonalyan et de pouvoir être certain d'avoir les moyens de riposter aux attaques éventuelles de nos ennemis, sachant que faire connaître cette capacité de riposte est souvent, justement, le meilleur moyen de dissuader les attaques un moyen bien plus efficace que de se fendre d'embargos divers et variés. Dans le cas de la Britonnie par exemple, il est connu de tous que l'île-métropole de l'Union Panocéanique est à portée des missiles vonalyans. Un élément plus probant pour dissuader l'utilisation du Skorpion-Klub contre nous que n'importe quelle vaine tentative de blocage.

Mais le plus gros des commandes passées a été, sans réelle surprise, impulsé beaucoup plus directement par le conflit en cours. Alors que la coalition luciférienne semble se reposer exclusivement sur son stock de matériel, n'ayant encore passé aucune commande extérieur ni même encore fait tourner une seule fois ses industries – alors même que, comme nous le mentionnions plus haut, l'industrie de l'armement luciférienne est sans doute la plus fournie du simpomonde – le camp briton, lui, n'hésite pas à déployer de lourds efforts pour s'assurer une victoire sur la durée en remplaçant ses pertes au fur et à mesure grâce à de nouvelles commandes. Après avoir activé les industries nationales au Vryheid notamment, et après avoir mobilisé les chantiers navals caskars, c'est jusqu'au Vonalya qu'ils ont étendu leurs commandes. Le Vryheid a ainsi passé commande de pas moins de deux cents avions de combat, l'une des fiertés de l'industrie d'armement vonalyanne, à l'Ild Krasny, qui les construira et les livrera en dix fois vingt avions, livrés normalement à raison de deux dizaines chaque mois.

Alors que certaines voix se sont fait entendre sur le fait que cette vente pourrait représenter un parti-pris, le porte-parole de l'Ild Krasny a tenu à mettre les choses au point dans un communiqué, où il a précisé que « en aucun cas l'Ild Krasny ne prend parti dans le conflit, que ce soit en son nom propre ou en celui du Vonalya », ajoutant que « Il s'agit ici de vendre des armes à un de nos alliés, le Vryheid, alors qu'il est menacé sur son propre sol. Cela n'a rien de déshonorant, que du contraire. », et en spécifiant par ailleurs que « L'Ild Krasny est bien entendu totalement ouverte aux commandes de la part des nations faisant partie de la coalition luciférienne. Jusqu'ici, ceux-ci n'ont jamais émis de demande de commande de matériel, ni en interne, ni à notre adresse. », confluant enfin qu'il aurait été « malhonnête d'accuser l'Ild Krasny de partialité quand un seul des deux camps passe commande, d'autant que nous restons, je le redis, totalement ouverts à des commandes venant des pays du bloc luciférien... nous vendons des armes, nous ne faisons pas de politique ».

Si elle n'a pas été aussi disserte, la Couronne a également fait passer l'idée que les commandes des pays en guerre à des entreprises vonalyannes, qu'elles soient d'armement ou autre, n'influençaient nullement la position du Vonalya, qui reste résolument neutre dans ce conflit pour l'instant. Du reste, l'ambiance est bien plutôt à se réjouir de cette commande historique, qui permettra à l'Ild Krasny de refaire ses finances fructueusement après avoir largement puisé dans ses caisses pour financer les différentes recherches militaires conduites ces dernières années. Avec cette nouvelle preuve que cet investissement a tout pour être rentable, la compagnie pourra faire taire les quelques critiques qui existent encore et, qui sait, commencer à réunir des fonds pour d'autres futures recherches, même si elles ne sont pas immédiatement au programme !

Quoiqu'il en soit, remercions les Dieux pour ces commandes qui ne pourront que faire tourner les industries vonalyannes, tout en les priant de nous tenir nous-mêmes longtemps à l'écart des guerres qui poussent ainsi un certain nombre de pays à de nouvelles commandes !
Alwine

Message par Alwine »

[center]Le Rire des Glaciers :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 11 septembre 2034.
[/right]

De spécialiste de l'austérité sans raisons au spécialiste de la bêtise sans limite :

Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenu.

Si je vous parle du Deseret, le nom qui vous viendra sans doute directement à l'esprit et celui du gouverneur Jacobs. Je doute que tous mes lecteurs puissent me dire son prénom – c'est Robert, si jamais vous ne l'aviez pas – mais enfin, ces deux mots, « Deseret » et « Jacobs », je pense qu'ils éveillent un écho chez tout le monde l'un par rapport à l'autre. Les plus réactifs pourront peut-être me parler de la gouverneur déchue, Margaret Bates, ou de la vice-gouverneure, Melissa Smith, qui a fait une visite remarquée chez nous il y a peu. Ce n'est déjà pas si mal, notons-le, pour un pays aussi loin à l'occident : je doute que la majorité des vonalyans puissent donner de tête le nom des dirigeants de la plupart des pays d'Olgarie ou de Dorimarie, même parmi les plus actifs. Le Deseret ne s'en tire donc pas trop mal en parvenant à laisser une image durable aux vonalyans et en y associant même le nom d'un leader qui, en un mandat pourtant court, aura assurément déjà su laisser sa marque si la sphère géopolitique.

Bon, maintenant, même dans ceux qui m'auraient ressortit les trois noms sus-cités, seule une minorité aurait pu m'identifier le nom de Karl Schoonover, il y a encore quelques jours. Pour ceux qui n'auraient pas internet ou n'auraient pas suivit l'affaire autrement, resituons rapidement le personnage. Pour rappel, le Deseret est une démocratie, et donc sujette à l'instabilité de l'exécutif qui caractérise toute démocratie : à chaque cycle électoral, de nouveaux candidats peuvent tenter de prendre la place du chef actuel. Monsieur Schoonover est le principal candidat pour prendre la place du gouverneur Jacobs, et le seul qui soit vraiment sérieux, car il n'y a au fond, au Deseret, que deux partis politiques capables de mobiliser assez d'influence et d'argent pour permettre l'élection d'un candidat à la fonction suprême. Jacobs menait le pays au nom des démocrates, et compte bien rempiler, et l'ami Karl voudrait l'en empêcher en tant que champion des unionistes.

Jusque là tout va bien. Sauf que la campagne électorale vient de commencer, période où il est d'usage que chaque candidat prétende défendre un « programme », une sorte de résumé de ce qu'il compte faire pendant son mandat, et où en fait chacun cherche à faire de la publicité pour lui et à salir ses opposants. Officiellement, le programme de Schoonover, c'est d'instaurer l'austérité. Comme le Deseret est plus riche que jamais, comme la politique d'investissement des démocrates a multiplié le PIB national, il est convaincu qu'il faut changer totalement ça et couper dans les dépenses de l'état. C'est vrai quoi, un état qui, parce qu'il gagne plus, dépense plus, et met en place des aides à la population, c'est indécent ! Au passage, l'ami Karl veut aussi faire faire un virage à la diplomatie deserane, jugeant sans nul doute que voir le Deseret parmi le top des nations économiques c'est indécent et qu'il serait inconvenant de continuer à faire du Deseret la figure de proue de la panolgarie.

Bizarrement, monsieur Jacobs n'a pas jugé utile d'attaquer toutes ces bases, mais bien sûr, monsieur Schoonover lui ne s'est pas gêné pour attaquer le leader démocrate. Selon lui Jacobs avait ruiné l'image du Deseret par ses dernières actions, et n'était pas soutenu par les autres pays olgariens d'importance. Manque de bol pour lui, dans les jours qui suivent sort un sondage mené depuis l'Eashatri à travers le monde entiers, et classant Jacobs comme le quatrième dirigeant le plus influent du simpomonde pour l'année 2034, d'une part, et les gouvernements des pays voisins font savoir que si, ils soutiennent tout à fait Jacobs et seraient même heureux de le voir rester. On comprend que ça lui ait fait un coup au moral, à l'ami Karl, le champion de l'austérité sans raisons ! Hélas, cela l'a poussé à basculer dans le ridicule, enfin, plus qu'il n'y était déjà.

Car quelle a été sa réaction face à ce sondage ? La première, sur le vif ? Insinuer au près de ses électeurs que l'Eashatri n'existait pas et n'était qu'un nom de pays inventé par les démocrates pour pouvoir sortir un faux sondage ! Oui, rien de moins ! Ce qui n'est pas d'accord avec monsieur Schoonover ne mérite visiblement pas d'exister, et qu'importe que ce soit la nation la plus dynamique de Janubie, l'une des futures clefs du commerce international ! C'est bien sûr pour ça que tous les habitués d'internet le connaissent maintenant, et ça augure déjà bien pour un futur chef d'état. S'il suffit que la presse même pas d'état d'un pays émette un point de vue contraire au sien pour que monsieur Schoonover remette en cause l'existence dudit pays, on peut dire qu'il risque de faire le gouverneur le plus incompétent de l'histoire du Deseret ! Mais bien sûr exprimer ce point de vue vaudra peut-être au Vonalya d'être barré des atlas de géographie deseran en cas de victoire de l'ami Karl... qu'importe, nous prenons le risque !

En attendant, au lieu de faire un mea culpa, Schoonover s'enfonce dans le ridicule. Sa nouvelle lubie ? Soutenir que non seulement Jacobs a si pas inventé un pays, au moins manipulé les médias d'une nation souveraine à l'autre bout du monde pour truquer un sondage de portée internationale à son seul profit, mais encore qu'il compte réintégrer le Deseret dans les États-Fédérés d'Olgarie s'il est réélu. Rappelons que actuellement monsieur Jacobs est l'architecte de la chute des EFO, en organisant soigneusement la prise d'indépendance des états encore dans la fédération. En bref, Jacobs est l'homme qui démantèle les EFO. S'il injecte de l'argent là-bas, c'est pour garantir la réussite de l'indépendance, et ainsi dynamiter définitivement le spectre d'un retour possible à la fédération, puisque la fédération aura définitivement disparue. En bref, il assure l'indépendance définitive du Deseret... et Schoonover ne trouve rien de plus bête que de l'accuser de tout le contraire !

Au final, comme le montre une récente interview, l'ami Karl devient de plus en plus agressif, de plus en plus vulgaire, de plus en plus stupide. De sujet à l'air à priori brillant, il se révèle, soumis à la pression, un bien mauvais candidat. Mais les deserans peuvent s'en féliciter, ils ont l'occasion de ne pas l'élire. Il aurait été ô combien plus désastreux qu'il montre ces failles une fois au pouvoir, là où il aurait assurément été confronté à bien plus de déception, de contradictions, de choses n'allant pas dans son sens et de personnes étrangères n'étant pas de son avis ! Enfin, où il « pourrait être », après tout l'élection n'est pas encore jouée, et en démocratie, comme chacun sait, tout peut toujours arriver, même la plus bête des choses...
Alwine

Message par Alwine »

[center]Radio Glace :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, maintenant aussi sur les ondes et toujours sur le web !
Programme du 24 septembre 2034, 12h00.
[/right]

Eeeeeeeeeeet oui vous êtes bien sur Radio Glace, la radio libre, sans concession, sans retenue, sans faux semblants ! C'est l'heure de notre bulletin d'information de la mi-journée, qui va vous présenter les nouvelles du simpomonde et de notre cher pays, sans filtre et sans chaînes ! Aujourd'hui au menu, entre autres choses, le Mahajanubia met un coup d'arrêt à la notion de liberté de la presse dans l'indifférence générale, le Montalvo tente de se refaire une image eeeeeeeeeeet le gaz, le gaz toujours plus de gaz ! Nous rappelons que le Roi ne nous cautionne pas, l'Évêque non plus et le Haut-Prêtre encore moins, c'est bien pour ça qu'il faut nous écouter !

Nouvelles du monde :

*C'est un jour de fête aujourd'hui pour nos confrères journalistes de la « Voix du Peuple », au Mahajanubia, car aujourd'hui... ils sont libres ! Libres, après une période d'emprisonnement de cinq jours. Alors certes dit comme ça ça semblerait banal : les journalistes après tout commettent des crimes aussi bien que n'importe qui ! Oui mais... le soucis c'est qu'on les a emprisonné, à des fins d'intimidation manifeste, pour avoir exercé leur métier, et rien d'autre ! Pour avoir transmis des informations – attention, pas de fausses informations hein, juste pas les informations que voulait le pouvoir en place – à des populations jugées trop « fragiles », ou sans doute trop bêtes pour les comprendre, plutôt, ils ont été jetés en prisons par l'un des princes de la principale dynastie du pays, le tout dans l'indifférence générale, la seule réaction officielle venant d'Eashatri, et encore, très tardivement. Le reste de la scène nationale comme internationale semble indifférente.

Alors, certes, on nous répondra que c'est la guerre, et que cela excuse sans doute un certain « enthousiasme » de certaines personnes chargées d'appliquer la loi. C'est une mauvaise excuse en soit, mais surtout, il faut espérer que ce ne sera pas l'occasion pour les autorités centrales mahajanubiennes de plonger dans la répression de la liberté d'expression, même après la fin de la guerre. Ce n'est nullement une question de « démocratie » ou non, mais bien une question de liberté et de bonheur des peuples, comme le prouve même notre triste royaume qui, tout autocratique qu'il soit, laisse jusqu'à maintenant libre la voix de la presse, heureusement pour nous d'ailleurs !

[center][...][/center]

*Pendant ce temps, le Montalvo se réveil un peu groggy d'une demi-année de vie sous la poigne britonnique d'Edmund Buttler. Alors que le super-monar... heu super-premier-ministre s'en est retourné se « concentrer sur la Britonnie », et cela alors même que quand on voit les discours de son opposant travailliste, où ceux de l'ex-premier ministre par intérim Kharpal Braregh on se dit qu'il aurait mieux fait de se concentrer sur sa retraite et de laisser d'autres gens plus compétents aux commandes... alors, donc, que le Montalvo se retrouve finalement libéré de l'action de l'homme qui aura plongé le pays dans la stagnation économique et le marasme pendant six mois environs, le pays, qui pendant un temps avait paru devoir assurer un rôle de leader en Cérulée, doit se réinventer une image et redevenir aux yeux de ses voisins tout simplement fréquentable, dans un contexte de baisse notable du tourisme.

Le nouveau président, bien que mis en place directement par le précédent, semble au moins attaché à racheter les erreurs de celui-ci, en lançant notamment une campagne de communication sans hésiter à donner de sa personne, mettant sa famille en avant pour ramener une certaine image touristique de la Ligue, espérant visiblement capitaliser justement sur l'instabilité de ses voisins pour reprendre du poil de la bête ! Un pari que le Montalvo devra gagner s'il veut redevenir une puissance régionale et mondiale respectée...

[center][...][/center]

Nouvelles du Vonalya :

*Alors que la Société Vonalyanne du Gaz s'est notamment faite remarquée pour ses investissements au Kaiyuan, où elle manœuvre pour fonder une société de gestion d'aéroports locaux, de façon plus discrète elle continue de placer une partie de ses fonds dans... l'extraction ! Les recherches pour améliorer les capacités d'extraction de la Société, en dépit du ralentissement des partenaires soverovs et kodomos, ne semblent pas ralentir du tout du côté de la SVG, visiblement décidée à prendre en main encore et toujours plus le marché gazier mondial...

[center][...][/center]

Et voilà qui clôt notre édition de la mi-journée ! Nous nous reverrons dans deux heures pour un nouveau bulletin, sans fautes ! En attendant, nous allons vous diffuser un débat sur l'état du conflit et l'étonnant effondrement apparent de la coalition anti-britonne !
Alwine

Message par Alwine »

[center]Radio Glace :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, maintenant aussi sur les ondes et toujours sur le web !
Programme du 24 septembre 2034, 12h30.
[/right]

Korvag Brise-Lame : « Eeeeeeeet après ce bulletin d'informations qui nous a parlé notamment de la guerre et de ces conséquences, ainsi que de la recherche gazière, à croire que l'industrie gazière n'en a jamais assez et doit toujours investir plus pour plus de puits dont ils tireront plus de gaz, mais on ne va pas refaire le débat à ce sujet, vous vous en doutes, après, donc, ce bulletin d'informations, retrouvons tout de suite notre débat de la mi-journée !

Aujourd'hui, je recevrai le professeur Wilmar Barbe-Grise, détenteur d'une chaire en science politique à l'Université de Narvarion, d'une part, et l'expert militaire Gurfar Bras-de-Hel, que nous avons déjà reçu plusieurs fois ! Messieurs, bonjour ! »

Wilmar Barbe-Grise  : « Bonjour à vous, bonjour à vos auditeurs. C'est toujours un plaisir d'essayer d'éclairer mes contemporains. »

Gurfar Bras-de-Hel  : « Ouai ouai, tout pareil ! Bonjour à vous, Korvag, c'est toujours bien de passer sur une radio libre ! »

Korvag Brise-Lame : « Ahah, content de voir votre enthousiasme ! Aujourd'hui, notre débat devait à l'origine porter sur la guerre, et sur les conséquences possibles de l'effondrement de l'Union Panocéanique, avec la ruine annoncée de l'Aleka. Mais la donne a pas mal changé en quelques jours, aussi nous allons plutôt nous recentrer, toujours sur la guerre... mais plutôt sur le surprenant désengagement massif de la Coalition anti-britonne ! Messieurs, vos avis ? »

Gurfar Bras-de-Hel  : « Ils manquent de couilles... j'peux dire ça à la radio ? Oui ? Bon bah ils manquent de couilles. Les coalisés, je veux dire. Sur le terrain, ils gagnaient. Ils auraient pu nettoyer ce trou à rat qu'est l'Aleka, bordel de dieux ! Ils avaient pris pied, le plus dur était fait ! S'ils avaient tenu le choc, ils pouvaient gagner, les alekans étaient même en train d'évacuer leur île, merde ! Mais ils se sont déballonnés comme la bande de lâches qu'ils sont, là. Non pas que notre armée aurait fait mieux hein. Les généraux de chez nous se seraient sans doute évanouis rien qu'à imaginer un débarquement !

Mais enfin bref, ils se sont dégonflés au moment-clef. Ils ont pas réalisé, j'pense, avant d'entrer en guerre, ce que c'était vraiment, la guerre. Enfin, tout le monde a tendance à l'oublier. La guerre contre un vrai état, j'veux dire, pas des promenades contre des terroristes avec trois mitraillettes comme en Ashurdabad. Ils étaient pas prêt au choc, et ils ont flanchés comme des merdes, alors que s'ils avaient eut une bonne grosse paire de couilles, y avait largement moyens qu'ils rasent l'Aleka, là, ce qui était leur but affiché quand même ! »

Korvag Brise-Lame : « Un point de vue... entiers ! Professeur ? »

Wilmar Barbe-Grise  : « Je serai plus nuancé. Tout d'abord, je pense que la guerre n'est pas encore finie. Certes, on constate un certain nombre de désengagements. L'Aminavie semble décidée à faire marche arrière, la Hachémanie a changé de gouvernement et le Txile lui-même, échaudé, semble aussi vouloir se désengager. Pour l'heure toutefois le premier belligérant engagé, l'Empire Luciférien, n'a pas annoncé de désengagement. Plus, toutes ces armées sont toujours massées en Aleka... comment va se passer le désengagement ? Comment vont se comporter les troupes ? Ce sont des questions qui ne sont pas encore résolues.

Ensuite, si le retrait aminavien semble acté, les autres... rien n'est moins sûr. Des pêcheurs ont signalé une énorme flotte ventélienne faisant voile vers le Txile, alors que l'armée est au loin... est-ce que les alliés britons accepteront d'annuler cette attaque, ou est-ce que considérera que le Txile doit payer son action dans le conflit ? Les négociations sont toujours ouvertes du côté de la Hachémanie et de la Posnanie... et aucune négociation ne semble en vue du côté des lucifériens. Avec le visible retournement de veste de l'Aminavie, qui dit si la phase suivante du conflit ne se passera pas, justement, directement dans l'empire... »

Korvag Brise-Lame : « Donc pour vous la guerre n'est pas finie... mais sur le retrait ? Incriminez-vous aussi leur manque de heu... couilles ? »

Wilmar Barbe-Grise  : « Je ne m'aventurerai pas à estimer cela. Néanmoins, je pense que les causes sont avant tout politiques. On avait promis aux populations une victoire rapide et glorieuse contre la Britonnie, mais au final les réalités de la guerre ont été toutes autres. Déjà, le bourbier a été au rendez-vous... »

Gurfar Bras-de-Hel  : « Roh faites pas votre pleureuse ! D'accord, les britons ont trouvé des alliés, mais s'ils avaient tenus bons, les coalisés étaient encore largement les plus forts ! »

Wilmar Barbe-Grise  : « Je ne dis pas le contraire. Mais quel coût humain et financier aurait eut la victoire ? Alors que les pays commençaient à sentir le contre-coup du conflit, la grogne les a gagné. Il faut voir aussi que le combat n'a rien eut de « glorieux ». Il y a plus de pertes civiles que militaire, au final ! Difficile dans ce cadre de vendre la « gloire » d'un conflit au près de la population. »

Gurfar Bras-de-Hel  : « La population aussi... encore une fois, la vraie guerre, c'est comme ça. Y a que dans les promenades à dix contre un contre des terroristes sous armés qu'on peut jouer à « je suis gentil je bute pas les civils », bordel ! »

Wilmar Barbe-Grise  : « Un point de vue de militaire. »

Gurfar Bras-de-Hel  : « J'ai jamais dis que j'étais marchand de thé non plus ! »

Wilmar Barbe-Grise  : « Certes, mais les gouvernements doivent se préoccuper avant tout du point de vue des civils, que ce soit le « peuple » ou les élites économiques. Cela a certainement joué. Pour le reste, la Coalition était... fragile. Ils avaient l'avantage technique et militaire sur la Britonnie, mais un net désavantage dans la solidité politique. Le point faible de l'Union, c'était sa flotte. »

Gurfar Bras-de-Hel  : « C'est pas faute de leur avoir clamé, par Thor ! »

Wilmar Barbe-Grise  : « ... un point faible connu. Mais le point faible de la Coalition, c'était sa cohésion. Du côté Briton, on peut critiquer l'édifice d'alliance, mais il existe. On a le Commonwealth, ses dominions et ses alliés personnels. Seuls les fidèles d'entre les fidèles étaient engagés dans la guerre. C'était clair, net et précis. Personne d'ailleurs n'a fait défaut, en dépit de certaines oppositions internes, tout le monde a « tenu le choc ». Les nations amies mais moins « sûres », comme le Montalvo ou le Karmalistan, n'ont pas été prospectées.

Au contraire, la Coalition était de bric et de broc, et l'Union n'a pas manqué d'en jouer. Des démocraties, des autocraties, des oligarchies, des pays opposés religieusement, des pays sans liens entre eux aussi, unis seulement par un intérêt commun à l'instant T contre la menace politique de l'Union. La façade s'est très très vite lézardée. Les états les plus vulnérables en interne, comme le Deseret, à la veille d'une élection, où l'Amarantie, déchirée entre les intérêts des diverses entités, ont très vite désengagé. Le Deseret n'a même rien engagé du tout. »

Gurfar Bras-de-Hel  : « Une belle bande de lâches, oui ! »

Wilmar Barbe-Grise  : « Disons plutôt... comment dire... des états poursuivant leurs intérêts. Le Deseret voulait une victoire politique, il l'a eu, il a très vite reculé. Sans ça, Jacobs n'aurait jamais pu espérer la remontée qu'il connaît. La scène intérieure deserane... »

Korvag Brise-Lame : « Pardon de vous couper, professeur, mais nous nous éloignons un peu, non ? Nous avions quand même, une fois « dégraissé » les états les plus fragiles sur le soutient interne à la guerre, un bloc encore solide. »

Wilmar Barbe-Grise  : « Une fausse impression ! Les états restant étaient très peu liés entre eux, avec peu de liens antérieurs à la guerre, voir une hostilité nette. Ce n'est pas un hasard si l'Aminavie a reculé la première : la rivalité avec les lucifériens, la désapprobation du colonialisme posnan, tout cela est remonté a la surface et a lézardé la façade d'union des coalisés. Le peuple aminavien, premier à essuyer des pertes en Aleka, seul à lutter en Britonnie, devant faire face à une guerre civile, acceptait sans doute très mal d'endurer tout ça pour des ennemis idéologiques.

Pour le reste, c'est la même chose, mais à moindre échelle. La Hachémanie et le Txile n'avaient que peu de liens avec les lucifériens ou les posnans, une fois l'Amarantie partie, plus personne n'assurait le dialogue. Ajoutez à cela les troubles internes en Hachémanie, d'une part, et la contestation de la guerre couplée au risque d'une contre-invasion au Txile, d'autre part, et il n'est guère étonnant que les lézardes aient finies par éclater. Chaque défection fragilisait un peu plus ce qui restait de Coalition, et sur la fin, l'effet n'en a été que plus fort. »

Korvag Brise-Lame : « Hé bien, une analyse des plus intéressantes. Je vous propose de marquer une courte pause puis de revenir sur les diverses questions militaires, sur les conditions d'un éventuel rembarquement, les potentielles contre-attaques et le reste, ensuite. »

Gurfar Bras-de-Hel  : « Et là aussi croyez-moi, y en aura à dire ! Le prof a pas tord de dire que la guerre n'est pas finie de ce côté-là, croyez-moi ! »
Répondre

Retourner vers « Vonalya »