Anecdotes et vie quotidienne
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Steve
Représentation congressionale, un défi pour les femmes
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/10/07/171007035413537268.png[/img][/center]
Bien que le féminisme et l'équité des genres ne soient pas des débats et des enjeux majeurs au Deseret, la femme demeure néanmoins très sous-proportionnée dans les grandes institutions démocratiques du Deseret. Représentant en nombre plus de la moitié des Deserans, les femmes demeurent cependant peu intéressée à l'activité politique deserane, comme en témoigne à chaque élection générale le nombre de candidates, ne surpassant que très rarement, voire jamais, les 40%. À l'heure actuelle où la Chambre des députés est composée de 148 parlementaires (en excluant les quatre sièges vacants), 52 sièges sont pris par des femmes contre 96 par des hommes. Représentation de 35% de la Chambre des députés, les femmes deseranes se maintiennent dans la moyenne des pays démocratiques.
Par formation politique, le constat est semblable. Au sein de l'Union deserane, 14 des 48 députés unionistes sont des femmes. Une proportion d'à peine 29%. Chez les démocrates, le constat est surprenant et aux antipodes de chez les unionistes : 30 des 77 députés démocrates sont des femmes. Soit une proportion de 39%, plus que la moyenne deserane. Autre formation politique représentée à la Chambre des députés, l'Olgaria Strong se maintien dans la moyenne nationale. 8 des 23 députés olgariens sont des femmes, soit une proportion de près de 35%.
Au sein du Sénat, la voix des femmes est également sous-représentée. À peine un peu plus de 29% des sénateurs sont des femmes, soit 8 sénatrices pour un total de vingt-sept sièges. Quant à leur famille politique, 5 des sénatrices sont démocrates contre 3 pour les unionistes. Des six nominations au Sénat depuis 2030, seulement deux représentaient des nominations féminines. Cinq de ces nominations ont été faites par la gouverneure de l'époque : Margaret Bates. Depuis 2010, elle demeure d'ailleurs la seule femme à avoir accéder à la fonction suprême.
Au sein du gouvernement, la situation est davantage reluisante. Sur les 19 fonctions principales (incluant les fonctions de gouverneur et vice-gouverneur), 10 sont détenues par des femmes. Soit un pourcentage plus qu'abordable de plus de 47% de femmes, Melissa Smith n'étant pas comptée en double dans le pourcentage, sinon de 52%). Parmi les postes notables détenus par une femme, le vice-gouvernariat (détenu par Melissa Smith), l'Éducation (détenue par Fannie Davis), les Finances (détenus par Mariann Herd), les Affaires étrangères (détenues par Melissa Smith) et la Santé et les services sociaux (détenus par Laura Gerdes).
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Bien que le féminisme et l'équité des genres ne soient pas des débats et des enjeux majeurs au Deseret, la femme demeure néanmoins très sous-proportionnée dans les grandes institutions démocratiques du Deseret. Représentant en nombre plus de la moitié des Deserans, les femmes demeurent cependant peu intéressée à l'activité politique deserane, comme en témoigne à chaque élection générale le nombre de candidates, ne surpassant que très rarement, voire jamais, les 40%. À l'heure actuelle où la Chambre des députés est composée de 148 parlementaires (en excluant les quatre sièges vacants), 52 sièges sont pris par des femmes contre 96 par des hommes. Représentation de 35% de la Chambre des députés, les femmes deseranes se maintiennent dans la moyenne des pays démocratiques.
Par formation politique, le constat est semblable. Au sein de l'Union deserane, 14 des 48 députés unionistes sont des femmes. Une proportion d'à peine 29%. Chez les démocrates, le constat est surprenant et aux antipodes de chez les unionistes : 30 des 77 députés démocrates sont des femmes. Soit une proportion de 39%, plus que la moyenne deserane. Autre formation politique représentée à la Chambre des députés, l'Olgaria Strong se maintien dans la moyenne nationale. 8 des 23 députés olgariens sont des femmes, soit une proportion de près de 35%.
Au sein du Sénat, la voix des femmes est également sous-représentée. À peine un peu plus de 29% des sénateurs sont des femmes, soit 8 sénatrices pour un total de vingt-sept sièges. Quant à leur famille politique, 5 des sénatrices sont démocrates contre 3 pour les unionistes. Des six nominations au Sénat depuis 2030, seulement deux représentaient des nominations féminines. Cinq de ces nominations ont été faites par la gouverneure de l'époque : Margaret Bates. Depuis 2010, elle demeure d'ailleurs la seule femme à avoir accéder à la fonction suprême.
Au sein du gouvernement, la situation est davantage reluisante. Sur les 19 fonctions principales (incluant les fonctions de gouverneur et vice-gouverneur), 10 sont détenues par des femmes. Soit un pourcentage plus qu'abordable de plus de 47% de femmes, Melissa Smith n'étant pas comptée en double dans le pourcentage, sinon de 52%). Parmi les postes notables détenus par une femme, le vice-gouvernariat (détenu par Melissa Smith), l'Éducation (détenue par Fannie Davis), les Finances (détenus par Mariann Herd), les Affaires étrangères (détenues par Melissa Smith) et la Santé et les services sociaux (détenus par Laura Gerdes).
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Steve
Financement agricole, le plat de friandises
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/10/16/17101608300112804.png[/img][/center]
Darryl, soixante-et-onze ans, est agriculteur dans la région de l'Ongher depuis qu'il a quatorze ans. Son père possédait la ferme qu'il avait lui-même hérité de son père. Trois générations d'agriculteurs faisant face aux défis de leur génération, avec les aléas, les vents et les temps de grand soleil. Darryl était un fervent partisan de la fusion entre les États fédérés du Dawson, du Deseret de l'Ongher pour ne former qu'une seule et grande république. Et pour cause, il savait que son domaine, l'agriculture, en bénéficierait. Bien sûr, il croyait que ces bénéfices arriveraient beaucoup plus tôt, mais la grande crise économique du début des années 2000 et la difficulté de la République du Deseret à s'élever comme promis dans ses premières années d'existence avait fait douter Darryl de son choix de voter en faveur d'une telle fusion. Aujourd'hui, ce doute n'existe plus. L'agriculture deserane est prospère et le gouvernement du Deseret finance largement les agriculteurs qui, pour la grande majorité, n'ont pas besoin de ses sommes pour engendrer les profits. D'ici quelques années, Darryl cédera à son fils James, cinquante ans, les parts de son entreprise agricole. Productrice de maïs depuis trois génération, la famille de Darryl s'est imposée comme l'une des plus grandes productions du Deseret. Et malgré ce succès, malgré les profits qui grimpent sans arrêt, les subventions gouvernementales coulent à flots. Ce que lèguera Darryl à James n'est nul autre qu'une pépite d'or. L'or des champs.
Darryl : «Putain, quand j'pense que ça, c'était une p'tite grange en 1970...», dit-il en pointant du doigt une maison qui témoigne de la richesse de la famille. «T'as déjà vu ça, toi, une maison comme ça payée par le gouvernement pour te remercier de rouler sur l'or? Ça, ça c'est le succès, fiston.»
James : «Ouan, bien hâte de voir ce que ça donnera après les élections. J'ai l'impression que l'étau est sur nos couilles et que peu importe du côté qu'on tourne la manivelle, elles vont être écrasées!»
Darryl laisse échapper un rire gras. Ce genre de rire qui ne laisse place à aucune imagination. S'il avait pu davantage baiser les institutions gouvernementales avec ce rire, il l'aurait fait. Et ce n'est guère propre à Darryl et son flagrant manque de savoir-vivre en société. Cette manipulation, cette utilisation abusive du système, ils sont des milliers à la pratiquer annuellement. Tous tentant de profiter au maximum d'un système qui fonctionne pour eux, d'un système qui a enrichit ceux qui, à la base, ne devaient pas avoir en objectif principal cet abominable rêve d'être millionnaires. Darryl frappe son fils sur l'épaule, toujours le rire gras qui viole les tympans, qui viole le bon sens.
Darryl : «Pleure pas pour ça, ils n'oseront jamais! T'as déjà vu des cochons pas de tête courir après leur queue? Bah, ouvre le canal parlementaire. Ils baisent tout ce qui bouge, et nous, on reste là, immobiles, et on attend qu'ils passent devant nous. Et après, on les encule.»
James : «Schoonover a l'air pas mal sérieux, mon père...»
Darryl : «Sérieux? C'est une merde comme toutes les autres! Un vaut-rien! Un enculeur de chèvre! Qu'il suce ma bite pendant que tu l'enculeras avec la fourche! Franchement, tu crois que ce con va passer? Alors t'es aussi con que lui! En nous attaquant, tu crois qu'il a une chance? J'te dit, le soir des élections, sa pute ne va sûrement pas lui donner la baise de la victoire.»
James : «Peu importe où on regarde, ils vont nous couper...»
Darryl : «Personne coupera rien à personne. On continuera de vivre sur l'or et eux continuons de s'en mettre plein les poches!»
Au Deseret, peu d'agriculteurs font un cas des promesses de l'Union deserane et du Parti démocrate de réduire les subventions agricoles. Ils sont plutôt d'avis que la menace est électoralement esthétique. Mieux couper ici pour mieux financer là. Une vieille stratégie qu'a vu Darryl plus d'une fois dans sa vie. Et pour cause, ce n'est pas la première fois qu'on brandit cette menace. Et aujourd'hui, non seulement on ne lui a jamais coupé quoi que ce soit, mais ses subventions ont plus que triplées depuis l'avènement de la République du Deseret. Une maison digne des familles les plus fortunées de l'Olgarie, une business qui roule avec plus d'une centaine d'employés et une relève assurée avec un fils qui ne compte pas jouer moins dans la magouille.
James : «T'as l'air sûr de ton fait...»
Darryl : «Trust me, le seul truc qu'ils feront avec leur bite, c'est de s'enculer eux-mêmes...»
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Darryl, soixante-et-onze ans, est agriculteur dans la région de l'Ongher depuis qu'il a quatorze ans. Son père possédait la ferme qu'il avait lui-même hérité de son père. Trois générations d'agriculteurs faisant face aux défis de leur génération, avec les aléas, les vents et les temps de grand soleil. Darryl était un fervent partisan de la fusion entre les États fédérés du Dawson, du Deseret de l'Ongher pour ne former qu'une seule et grande république. Et pour cause, il savait que son domaine, l'agriculture, en bénéficierait. Bien sûr, il croyait que ces bénéfices arriveraient beaucoup plus tôt, mais la grande crise économique du début des années 2000 et la difficulté de la République du Deseret à s'élever comme promis dans ses premières années d'existence avait fait douter Darryl de son choix de voter en faveur d'une telle fusion. Aujourd'hui, ce doute n'existe plus. L'agriculture deserane est prospère et le gouvernement du Deseret finance largement les agriculteurs qui, pour la grande majorité, n'ont pas besoin de ses sommes pour engendrer les profits. D'ici quelques années, Darryl cédera à son fils James, cinquante ans, les parts de son entreprise agricole. Productrice de maïs depuis trois génération, la famille de Darryl s'est imposée comme l'une des plus grandes productions du Deseret. Et malgré ce succès, malgré les profits qui grimpent sans arrêt, les subventions gouvernementales coulent à flots. Ce que lèguera Darryl à James n'est nul autre qu'une pépite d'or. L'or des champs.
Darryl : «Putain, quand j'pense que ça, c'était une p'tite grange en 1970...», dit-il en pointant du doigt une maison qui témoigne de la richesse de la famille. «T'as déjà vu ça, toi, une maison comme ça payée par le gouvernement pour te remercier de rouler sur l'or? Ça, ça c'est le succès, fiston.»
James : «Ouan, bien hâte de voir ce que ça donnera après les élections. J'ai l'impression que l'étau est sur nos couilles et que peu importe du côté qu'on tourne la manivelle, elles vont être écrasées!»
Darryl laisse échapper un rire gras. Ce genre de rire qui ne laisse place à aucune imagination. S'il avait pu davantage baiser les institutions gouvernementales avec ce rire, il l'aurait fait. Et ce n'est guère propre à Darryl et son flagrant manque de savoir-vivre en société. Cette manipulation, cette utilisation abusive du système, ils sont des milliers à la pratiquer annuellement. Tous tentant de profiter au maximum d'un système qui fonctionne pour eux, d'un système qui a enrichit ceux qui, à la base, ne devaient pas avoir en objectif principal cet abominable rêve d'être millionnaires. Darryl frappe son fils sur l'épaule, toujours le rire gras qui viole les tympans, qui viole le bon sens.
Darryl : «Pleure pas pour ça, ils n'oseront jamais! T'as déjà vu des cochons pas de tête courir après leur queue? Bah, ouvre le canal parlementaire. Ils baisent tout ce qui bouge, et nous, on reste là, immobiles, et on attend qu'ils passent devant nous. Et après, on les encule.»
James : «Schoonover a l'air pas mal sérieux, mon père...»
Darryl : «Sérieux? C'est une merde comme toutes les autres! Un vaut-rien! Un enculeur de chèvre! Qu'il suce ma bite pendant que tu l'enculeras avec la fourche! Franchement, tu crois que ce con va passer? Alors t'es aussi con que lui! En nous attaquant, tu crois qu'il a une chance? J'te dit, le soir des élections, sa pute ne va sûrement pas lui donner la baise de la victoire.»
James : «Peu importe où on regarde, ils vont nous couper...»
Darryl : «Personne coupera rien à personne. On continuera de vivre sur l'or et eux continuons de s'en mettre plein les poches!»
Au Deseret, peu d'agriculteurs font un cas des promesses de l'Union deserane et du Parti démocrate de réduire les subventions agricoles. Ils sont plutôt d'avis que la menace est électoralement esthétique. Mieux couper ici pour mieux financer là. Une vieille stratégie qu'a vu Darryl plus d'une fois dans sa vie. Et pour cause, ce n'est pas la première fois qu'on brandit cette menace. Et aujourd'hui, non seulement on ne lui a jamais coupé quoi que ce soit, mais ses subventions ont plus que triplées depuis l'avènement de la République du Deseret. Une maison digne des familles les plus fortunées de l'Olgarie, une business qui roule avec plus d'une centaine d'employés et une relève assurée avec un fils qui ne compte pas jouer moins dans la magouille.
James : «T'as l'air sûr de ton fait...»
Darryl : «Trust me, le seul truc qu'ils feront avec leur bite, c'est de s'enculer eux-mêmes...»
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Steve
Violences autochtones, les conséquences
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/10/18/17101807522978094.png[/img][/center]
Keith est un homme de valeurs, de convictions, de foi. Autant il croit au Seigneur Tout-Puissant qu'aux dieux autochtones qui prêchent le respect de l'Histoire, mais également l'importance de faire face aux obstacles de la vie. Qu'ils nous soient favorables ou non. Dans le stationnement du commissariat de police de sa petite localité au sud de l'Onegakawti, Keith est silencieux. Avec lui, sa femme et ses trois enfants âgés de quatre, cinq et sept ans. Tous pleurent, tous crient, mais Keith demeure imperturbable. Si son épouse le frappe de colère et d'incompréhension, l'implorant d'ignorer les enseignements de leurs ancêtres, Keith n'a guère l'intention de faillir aux volontés de ceux-ci. Âgé de trente-et-un an, l'homme n'a jamais fermé les yeux sur les valeurs et convictions de ses parents, de ses grands-parents et de tous ceux qui ont été sur cette Terre bénie avant eux. Fier, fort, Keith doit maintenant faire face aux conséquences de ses actes. Des actes qu'il ne regrette pas : ceux-ci devaient être faits pour que la paix et la sérénité demeurent sur les terres ancestrales de l'Olgarie centrale. L'épouse de Keith se calme, tente de sécher ses larmes, mais n'y parvient pas. Les enfants sont silencieux, ne désirant pas ajouter au climat tendu dans la voiture. Ils comprennent le choix de leur père, même s'ils en sont fortement atteints.
Épouse de Keith : «Tu n'as pas le droit de nous abandonner! Tu n'as pas le droit!»
Keith : «Je n'ai abandonné personne et je ne le ferai pas aujourd'hui, Misha. Je l'ai fait pour toi, pour nos fils et tous les fils de la région. Je l'ai fait pour nos dieux, et aujourd'hui, je ne peux pas m'y soustraire.»
Épouse de Keith : «Tu n'as pas le droit! Tu es indigne des Enseignements!»
Impassible, Keith se retourne vers son épouse, et instinctivement, la gifle au visage. Celle-ci baisse la tête, les deux mains sur sa joue qui lui cause une douleur à laquelle elle n'est guère habituée. L'homme ne s'excuse pas, et revient à sa position originale. Il comprend la douleur de son épouse, mais sait qu'elle sera bien entourée par la communauté. Elle ne manquera de rien. Ni elle, ni ses fils.
Keith : «C'est l'heure.»
Épouse de Keith : «Je t'en supplie... Keith... s'il te plaît, écoute-moi... Nous trouverons une solution... s'il te plaît...»
Keith : «La solution est dans la victoire, et celle-ci n'est possible que si je quitte cette voiture. Ramène les enfants à la maison et appelle Leon.»
L'homme au destin tragique se tourne vers ses enfants, à l'arrière de la voiture bleu marin.
Keith : «Fils, soyez les hommes que la communauté attend de vous. Soyez les porteurs de la lumière divine et ne baissez jamais pavillon devant l'adversité. Vivez ces aventures que nous ont promis nos ancêtres et battez-vous pour l'égalité et la survie de notre peuple. Soyez les armes de notre quête dans la victoire comme dans la défaite, mais ne tournez jamais le dos à l'inévitable. Soyez fiers, soyez braves.»
Larmes aux joues, Keith se retourne vers son épouse. Il l'embrasse sur le front et lui demande d'être forte. Sur une courte déclaration de son amour pour elle, il quitte la voiture et ordonne à sa femme de prendre sa place et de quitter l'endroit avant qu'il ne soit entré. Elle refuse, mais sous l'insistance de l'homme, obéit finalement. Désormais face à la porte d'entrée, Keith prend une profonde respiration et pénètre dans le petit édifice. Au comptoir, un policier lui demande s'il peut l'aider.
Keith : «Je me livre. J'ai tué l'officier de police.»
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Keith est un homme de valeurs, de convictions, de foi. Autant il croit au Seigneur Tout-Puissant qu'aux dieux autochtones qui prêchent le respect de l'Histoire, mais également l'importance de faire face aux obstacles de la vie. Qu'ils nous soient favorables ou non. Dans le stationnement du commissariat de police de sa petite localité au sud de l'Onegakawti, Keith est silencieux. Avec lui, sa femme et ses trois enfants âgés de quatre, cinq et sept ans. Tous pleurent, tous crient, mais Keith demeure imperturbable. Si son épouse le frappe de colère et d'incompréhension, l'implorant d'ignorer les enseignements de leurs ancêtres, Keith n'a guère l'intention de faillir aux volontés de ceux-ci. Âgé de trente-et-un an, l'homme n'a jamais fermé les yeux sur les valeurs et convictions de ses parents, de ses grands-parents et de tous ceux qui ont été sur cette Terre bénie avant eux. Fier, fort, Keith doit maintenant faire face aux conséquences de ses actes. Des actes qu'il ne regrette pas : ceux-ci devaient être faits pour que la paix et la sérénité demeurent sur les terres ancestrales de l'Olgarie centrale. L'épouse de Keith se calme, tente de sécher ses larmes, mais n'y parvient pas. Les enfants sont silencieux, ne désirant pas ajouter au climat tendu dans la voiture. Ils comprennent le choix de leur père, même s'ils en sont fortement atteints.
Épouse de Keith : «Tu n'as pas le droit de nous abandonner! Tu n'as pas le droit!»
Keith : «Je n'ai abandonné personne et je ne le ferai pas aujourd'hui, Misha. Je l'ai fait pour toi, pour nos fils et tous les fils de la région. Je l'ai fait pour nos dieux, et aujourd'hui, je ne peux pas m'y soustraire.»
Épouse de Keith : «Tu n'as pas le droit! Tu es indigne des Enseignements!»
Impassible, Keith se retourne vers son épouse, et instinctivement, la gifle au visage. Celle-ci baisse la tête, les deux mains sur sa joue qui lui cause une douleur à laquelle elle n'est guère habituée. L'homme ne s'excuse pas, et revient à sa position originale. Il comprend la douleur de son épouse, mais sait qu'elle sera bien entourée par la communauté. Elle ne manquera de rien. Ni elle, ni ses fils.
Keith : «C'est l'heure.»
Épouse de Keith : «Je t'en supplie... Keith... s'il te plaît, écoute-moi... Nous trouverons une solution... s'il te plaît...»
Keith : «La solution est dans la victoire, et celle-ci n'est possible que si je quitte cette voiture. Ramène les enfants à la maison et appelle Leon.»
L'homme au destin tragique se tourne vers ses enfants, à l'arrière de la voiture bleu marin.
Keith : «Fils, soyez les hommes que la communauté attend de vous. Soyez les porteurs de la lumière divine et ne baissez jamais pavillon devant l'adversité. Vivez ces aventures que nous ont promis nos ancêtres et battez-vous pour l'égalité et la survie de notre peuple. Soyez les armes de notre quête dans la victoire comme dans la défaite, mais ne tournez jamais le dos à l'inévitable. Soyez fiers, soyez braves.»
Larmes aux joues, Keith se retourne vers son épouse. Il l'embrasse sur le front et lui demande d'être forte. Sur une courte déclaration de son amour pour elle, il quitte la voiture et ordonne à sa femme de prendre sa place et de quitter l'endroit avant qu'il ne soit entré. Elle refuse, mais sous l'insistance de l'homme, obéit finalement. Désormais face à la porte d'entrée, Keith prend une profonde respiration et pénètre dans le petit édifice. Au comptoir, un policier lui demande s'il peut l'aider.
Keith : «Je me livre. J'ai tué l'officier de police.»
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Steve
Jeu des coulisses, l'analyse
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[justify]Sur le plateau télévisé de «The political game», une émission d'analyses politiques sur une chaîne d'information en continu, les différents analystes politiques sont invités à analyser, débattre et discuter des différents sujets touchant l'actualité politique au Deseret. Quatre jours après le retrait du Deseret dans le conflit mondial à la suite de la signature du Traité de Houndstad, les pièces du puzzle peinent toujours à être mis à la bonne place. Autour d'une table ronde, trois individus s'y retrouvent, dont l'animateur. Ils discutent de l'implication surprenante du Deseret dans le conflit, puis de son retrait peu après des sondages révélant que les Deserans étaient majoritairement contre l'entrée du Deseret dans ce conflit.
Donald McCarthy (animateur)
«Parce que, il faut bien l'admettre, on se demande tous pourquoi le Deseret s'est impliqué...»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«Bah, assurément. Non seulement on se demande pourquoi, mais moi, je me demande : qu'est-ce qui s'est passé au sein du Conseil des ministres? Par quelle magie le Conseil s'est-il dit : Oui, oui, très bonne idée? À l'époque de Powell -je ne sais pas comment ça fonctionne sous Jacobs, mais à l'époque de Powell, ça ne serait pas arrivé. On a vu la force de frappe politique du gouverneur et de sa numéro deux, et franchement, c'était épeurant. Cette implication a exposé le continent olgarien à un stress qui n'était pas nécessaire... En tant qu'ancien ministre des Affaires extérieures, je sais que les prochaines semaines risquent d'être difficile pour la vice-gouverneure Smith. L'Oblakee et le Shendoake demanderont sans doute des comptes. Pourquoi un tel risque? Pourquoi ne pas avoir consulté les alliés du continent? Le Deseret a fait cavalier seul et je ne serais pas surpris que ça coûte la tête à quelqu'un... voire même une défaite électorale cinglante...»
Arthur Sinclair (conseiller du gouverneur Bickford, 2026 à 2030)
«Je suis d'accord avec vous, Harvey. Si cette histoire se serait déroulé sous la dernière législature, vous pouvez être certain que je serais allé voir le gouverneur et que j'aurais claqué des portes!»
Donald McCarthy (animateur)
«Jacobs aurait-il été fortement conseiller de faire marche arrière?»
Arthur Sinclair (conseiller du gouverneur Bickford, 2026 à 2030)
«Soyons honnête : c'est fort possible. Je ne peux pas croire que dans le bureau du gouverneur, il n'y a pas un conseiller qui soit sain d'esprit... Moi, assurément, j'aurais gueulé! Hey! Voulez-vous bien me dire ce que c'est que ces conneries? Êtes-vous tombé sur la tête? Êtes-vous malade? Souffrant? Mourant? Êtes-vous tombé sur la tête en faisant du sport? Faites-vous une intolérance à quelque chose, bordel? C'est incroyable! Non, franchement, j'aurais conseiller de faire marche arrière. Comment peut-ont partir en guerre contre un régime démocratique pour des raisons aussi ridicules que l'Apartheid en Algarbe-du...»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«... Ce n'est pas vraiment ridicule, comme contexte, cependant, Arthur... Vous dépassez les limites...»
Arthur Sinclair (conseiller du gouverneur Bickford, 2026 à 2030)
«Non, non, oui... Je comprends, je ne veux pas dire que l'Apartheid est ridicule, mais utiliser cette raison pour agir militairement contre le Commonwealth, il ne faut pas être le crayon le plus aiguisé de la boite... Où étaient ses conseillers? Où était le Conseil des ministres? Qu'est-ce qui n'a pas tourné rond chez ce gouvernement?»
Donald McCarthy (animateur)
«Oui, mais si on regarde dans l'ensemble, le Deseret a obtenu ce qu'aucun autre pays a obtenu : la fin des vaisseaux commerciaux et civils militarisés de l'UPO et une ouverture surprenante de l'Algarbe-du-Sud pour mettre fin à l'Apartheid, ou à tout le moins, mettre sur pied des mesures...»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«À ne pas en douter, il s'agit de bonnes nouvelles pour le Deseret, mais pour la totalité des nations du monde, oui, bien sûr. La démilitarisation des vaisseaux commerciaux et civils des membres de l'Union panocéanique est une victoire pour la paix mondiale et l'espoir d'une stabilité dans les eaux territoriales et internationales, mais il ne faut pas dire non plus que le Traité de Hounstad est une réussite sur toute la ligne. Les promesses de l'Aleka sur l'Apartheid sont faibles et, concrètement, il faudra attendre trois, voire quatre années avant de mesurer sérieusement l'évolution de la situation. On ne peut pas la qualifier d'échec, mais pas de réussite non plus...»
Arthur Sinclair (conseiller du gouverneur Bickford, 2026 à 2030)
«C'est vrai, c'est un bon traité, mais il faudra que le Deseret y mette beaucoup du sien pour s'assurer qu'il ne demeure pas qu'un bout de papier avec des mots écrits en noir...»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«Absolument!»
Donald McCarthy (animateur)
«Est-ce qu'on peut qualifier l'implication du Deseret dans ce conflit comme un mauvais coup politique?»
Arthur Sinclair (conseiller du gouverneur Bickford, 2026 à 2030)
«Oui et non... Oui, parce que les Deserans y sont farouchement opposés et que concrètement, le Deseret n'avait pas à s'en mêler, mais non parce que dans l'ensemble, nous avons assisté à une belle ouverture de l'Union panocéanique.»
Donald McCarthy (animateur)
«Cette ouverture, ne serait-elle pas amplifiée parce que l'UPO va bientôt subir une guerre difficile à encaisser? Cette ouverture aurait-elle été la même en temps de paix?»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«Pour être honnête, j'en doute. L'Union panocéanique est et restera toujours le mouton noir de la diplomatie internationale. On n'adhère pas à l'UPO pour être apprécié du monde entier, loin de là. Ils sont bornés, nous n'allons pas nous en cacher, mais cette ouverture pourrait représenter une nouvelle politique diplomatique de l'UPO...»
Donald McCarthy (animateur)
«Quel avenir pour le gouverneur Jacobs? Défait ou réélu en octobre prochain?»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«Ouff... Pour moi, c'est cuit. Sa témérité aurait pu avoir de désastreuses conséquences pour le continent et la stabilité de la région... Encore une fois, je parie que l'Oblakee et le Shendoake demanderont des comptes. Est-ce qu'ils vont réclamer la tête de Melissa Smith? Écoutez,pour avoir occupé ce poste, je sais que c'est fort possible comme demande... Seul le temps nous le dira, mais pour moi, c'est une défaite assurée...»
Donald McCarthy (animateur)
«Arthur... Défait ou réélu?»
Arthur Sinclair (conseiller du gouverneur Bickford, 2026 à 2030)
«Peut-être qu'il va devoir rendre des comptes, mais pas seulement à ses alliés : à tous les Deserans. Honnêtement, je ne pourrais pas répondre. Dans trois mois, que vont retenir les Deserans? La menace de l'implication militaire et du désordre continental ou l'obtention de la stabilité des eaux internationales en la démilitarisation des vaisseaux? Si je devais faire la balance des pours et des contres, pour moi, je crois que... Ouais, c'est difficile. Le jeu en valait-il la chandelle? La réponse ultime sera aux urnes. Pas avant, je crois.»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«Ça dépend... S'il fallait que certaines têtes soient réclamées, je ne donne pas cher de ce gouvernement en octobre...»
Donald McCarthy (animateur)
«On peut donc dire que rien n'est perdu?»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«Oooh! mais rien n'est gagné!»
Donald McCarthy (animateur)
«Bon, on va à la pause... À tout de suite...»[/justify]
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[justify]Sur le plateau télévisé de «The political game», une émission d'analyses politiques sur une chaîne d'information en continu, les différents analystes politiques sont invités à analyser, débattre et discuter des différents sujets touchant l'actualité politique au Deseret. Quatre jours après le retrait du Deseret dans le conflit mondial à la suite de la signature du Traité de Houndstad, les pièces du puzzle peinent toujours à être mis à la bonne place. Autour d'une table ronde, trois individus s'y retrouvent, dont l'animateur. Ils discutent de l'implication surprenante du Deseret dans le conflit, puis de son retrait peu après des sondages révélant que les Deserans étaient majoritairement contre l'entrée du Deseret dans ce conflit.
Donald McCarthy (animateur)
«Parce que, il faut bien l'admettre, on se demande tous pourquoi le Deseret s'est impliqué...»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«Bah, assurément. Non seulement on se demande pourquoi, mais moi, je me demande : qu'est-ce qui s'est passé au sein du Conseil des ministres? Par quelle magie le Conseil s'est-il dit : Oui, oui, très bonne idée? À l'époque de Powell -je ne sais pas comment ça fonctionne sous Jacobs, mais à l'époque de Powell, ça ne serait pas arrivé. On a vu la force de frappe politique du gouverneur et de sa numéro deux, et franchement, c'était épeurant. Cette implication a exposé le continent olgarien à un stress qui n'était pas nécessaire... En tant qu'ancien ministre des Affaires extérieures, je sais que les prochaines semaines risquent d'être difficile pour la vice-gouverneure Smith. L'Oblakee et le Shendoake demanderont sans doute des comptes. Pourquoi un tel risque? Pourquoi ne pas avoir consulté les alliés du continent? Le Deseret a fait cavalier seul et je ne serais pas surpris que ça coûte la tête à quelqu'un... voire même une défaite électorale cinglante...»
Arthur Sinclair (conseiller du gouverneur Bickford, 2026 à 2030)
«Je suis d'accord avec vous, Harvey. Si cette histoire se serait déroulé sous la dernière législature, vous pouvez être certain que je serais allé voir le gouverneur et que j'aurais claqué des portes!»
Donald McCarthy (animateur)
«Jacobs aurait-il été fortement conseiller de faire marche arrière?»
Arthur Sinclair (conseiller du gouverneur Bickford, 2026 à 2030)
«Soyons honnête : c'est fort possible. Je ne peux pas croire que dans le bureau du gouverneur, il n'y a pas un conseiller qui soit sain d'esprit... Moi, assurément, j'aurais gueulé! Hey! Voulez-vous bien me dire ce que c'est que ces conneries? Êtes-vous tombé sur la tête? Êtes-vous malade? Souffrant? Mourant? Êtes-vous tombé sur la tête en faisant du sport? Faites-vous une intolérance à quelque chose, bordel? C'est incroyable! Non, franchement, j'aurais conseiller de faire marche arrière. Comment peut-ont partir en guerre contre un régime démocratique pour des raisons aussi ridicules que l'Apartheid en Algarbe-du...»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«... Ce n'est pas vraiment ridicule, comme contexte, cependant, Arthur... Vous dépassez les limites...»
Arthur Sinclair (conseiller du gouverneur Bickford, 2026 à 2030)
«Non, non, oui... Je comprends, je ne veux pas dire que l'Apartheid est ridicule, mais utiliser cette raison pour agir militairement contre le Commonwealth, il ne faut pas être le crayon le plus aiguisé de la boite... Où étaient ses conseillers? Où était le Conseil des ministres? Qu'est-ce qui n'a pas tourné rond chez ce gouvernement?»
Donald McCarthy (animateur)
«Oui, mais si on regarde dans l'ensemble, le Deseret a obtenu ce qu'aucun autre pays a obtenu : la fin des vaisseaux commerciaux et civils militarisés de l'UPO et une ouverture surprenante de l'Algarbe-du-Sud pour mettre fin à l'Apartheid, ou à tout le moins, mettre sur pied des mesures...»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«À ne pas en douter, il s'agit de bonnes nouvelles pour le Deseret, mais pour la totalité des nations du monde, oui, bien sûr. La démilitarisation des vaisseaux commerciaux et civils des membres de l'Union panocéanique est une victoire pour la paix mondiale et l'espoir d'une stabilité dans les eaux territoriales et internationales, mais il ne faut pas dire non plus que le Traité de Hounstad est une réussite sur toute la ligne. Les promesses de l'Aleka sur l'Apartheid sont faibles et, concrètement, il faudra attendre trois, voire quatre années avant de mesurer sérieusement l'évolution de la situation. On ne peut pas la qualifier d'échec, mais pas de réussite non plus...»
Arthur Sinclair (conseiller du gouverneur Bickford, 2026 à 2030)
«C'est vrai, c'est un bon traité, mais il faudra que le Deseret y mette beaucoup du sien pour s'assurer qu'il ne demeure pas qu'un bout de papier avec des mots écrits en noir...»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«Absolument!»
Donald McCarthy (animateur)
«Est-ce qu'on peut qualifier l'implication du Deseret dans ce conflit comme un mauvais coup politique?»
Arthur Sinclair (conseiller du gouverneur Bickford, 2026 à 2030)
«Oui et non... Oui, parce que les Deserans y sont farouchement opposés et que concrètement, le Deseret n'avait pas à s'en mêler, mais non parce que dans l'ensemble, nous avons assisté à une belle ouverture de l'Union panocéanique.»
Donald McCarthy (animateur)
«Cette ouverture, ne serait-elle pas amplifiée parce que l'UPO va bientôt subir une guerre difficile à encaisser? Cette ouverture aurait-elle été la même en temps de paix?»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«Pour être honnête, j'en doute. L'Union panocéanique est et restera toujours le mouton noir de la diplomatie internationale. On n'adhère pas à l'UPO pour être apprécié du monde entier, loin de là. Ils sont bornés, nous n'allons pas nous en cacher, mais cette ouverture pourrait représenter une nouvelle politique diplomatique de l'UPO...»
Donald McCarthy (animateur)
«Quel avenir pour le gouverneur Jacobs? Défait ou réélu en octobre prochain?»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«Ouff... Pour moi, c'est cuit. Sa témérité aurait pu avoir de désastreuses conséquences pour le continent et la stabilité de la région... Encore une fois, je parie que l'Oblakee et le Shendoake demanderont des comptes. Est-ce qu'ils vont réclamer la tête de Melissa Smith? Écoutez,pour avoir occupé ce poste, je sais que c'est fort possible comme demande... Seul le temps nous le dira, mais pour moi, c'est une défaite assurée...»
Donald McCarthy (animateur)
«Arthur... Défait ou réélu?»
Arthur Sinclair (conseiller du gouverneur Bickford, 2026 à 2030)
«Peut-être qu'il va devoir rendre des comptes, mais pas seulement à ses alliés : à tous les Deserans. Honnêtement, je ne pourrais pas répondre. Dans trois mois, que vont retenir les Deserans? La menace de l'implication militaire et du désordre continental ou l'obtention de la stabilité des eaux internationales en la démilitarisation des vaisseaux? Si je devais faire la balance des pours et des contres, pour moi, je crois que... Ouais, c'est difficile. Le jeu en valait-il la chandelle? La réponse ultime sera aux urnes. Pas avant, je crois.»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«Ça dépend... S'il fallait que certaines têtes soient réclamées, je ne donne pas cher de ce gouvernement en octobre...»
Donald McCarthy (animateur)
«On peut donc dire que rien n'est perdu?»
Harvey Johnson (ministre des Aff. Étrangères, 2022 à 2026)
«Oooh! mais rien n'est gagné!»
Donald McCarthy (animateur)
«Bon, on va à la pause... À tout de suite...»[/justify]
-
Steve
L'homme aux pieds dans la bouche, l'interview
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/24/171124053959766066.png[/img][/center]
[justify]Sur le plateau télévisé de «The Free Spirit Show», une émission d'entrevues recevant politiciens, artistes et acteurs de l'actualité deserane, l'animatrice Barbara Morris reçoit Karl Schoonover, chef de l'Union deserane, afin de discuter de ses récents déboires dans l'actualité et du programme de sa formation politique en vue des élections générales qui se dérouleront le 10 octobre prochain. Chaque entrevue ayant un temps attribué de vingt minutes, le chef unioniste est sur le plateau depuis déjà neuf ou dix minutes.
Barbara Morris (animatrice)
«Vous avez tout de même fait un fou de vous en insinuant une telle chose... N'avez-vous pas peur que si vous êtes porté au pouvoir, votre image à l'international soit ternie?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«Je ne le vois pas comme cela, bien au contraire. Je doute que mes propos tenus sur les réseaux sociaux puissent entacher un programme politique qui permettra des baisses d'impôt à tous les Deserans et qui permettra de réduire considérablement nos dépenses. Il faut remettre dans le contexte aussi : une telle publication le jour-même du déclenchement des élections, c'est trop beau pour être une coïncidence. Soyons réalistes : nous sommes en début de septembre. L'influence ne compte plus, quatre mois avant la fin de l'année? Où est le sérieux dans un tel exercice? Où est l'impartialité lorsque la méthodologie est louche et opaque? Je veux bien admettre que mes propos ont été intransigeants et sans nuance, mais peut-on démontrer un peu plus de respect envers l'exercice de la démocratie deserane? Peut-on s'interroger à voix haute sur les hasards douteux d'une telle pratique sans susciter la haine sur les réseaux sociaux? Je crois que oui. Je crois que participer à une telle activité de destruction, ce n'est pas Deserans. Maintenant, je crois que interrogation -que je me suis posée sur les réseaux sociaux, saura m'apporter une image d'homme intègre et honnête auprès de la communauté internationale. Je ne doute aucunement de ma capacité à rassembler les chefs d'États autour d'un Deseret unioniste et fier de ses racines indépendantistes.»
Barbara Morris (animatrice)
«Cette certitude n'est pas ébranlée par l'appui du gouverneur-général shendoaker à Robert Jacobs?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«J'admets sans réserve que si j'avais été dans la position de monsieur Ford, le gouverneur-général du Shendoake, je me serais gardé une petite gêne. Ne serait-ce que parce qu'un tel appui est une lame à double tranchant. Lorsque vous regardez les résultats des sondages, vous voyez quoi? Deux formations politiques aux coudes à coudes. Quand la balance est aussi droite, prendre position en tant que chef d'État est une terrible erreur. Monsieur Ford se retrouve devant un bien grand dilemme : ou son poulain remporte les élections en octobre, ou il devra se justifier devant le gouverneur Karl Schoonover. Et cette possibilité très forte est malaisante tant pour le Shendoake que le Deseret. Nos pays sont liés par bien plus que deux hommes. Ils sont liés par une riche histoire commune empreinte de violences psychologiques d'un pouvoir central réducteur. Le Deseret a fuit ce modèle et s'en tire très bien. Le Shendoake, lui, a préféré quitter une Fédération restrictive pour créer une Fédération restrictive. Voyez la logique comme elle est digne d'un appui aussi mal calculé...»
Barbara Morris (animatrice)
«Ressentez-vous de la jalousie face à tousces appuis pour monsieur Jacobs alors que vous n'en possédez aucun?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«Vous savez, je vais être assez clair à ce sujet : Ce n'est ni le Shendoake, ni l'Oblakee, ni l'Eashatri qui porteront au pouvoir le prochain gouvernement de la République du Deseret. Ce sont uniquement les Deserans et les Deseranes qui en ont marre de la corruption, des magouilles et des mensonges démocrates. Et en ce sens, non, je ne suis pas jaloux etje n'ai pas peur. Je sais ce que nous valons, je sais ce que notre programme vaut. Et je sais que les Deserans nous suivent dans notre volonté de remettre le Deseret sur les rails et de reconstruire la confiance qui s'est détériorée sous le gouvernement démocrate de Margaret Bates et de Robert Jacobs.»
Barbara Morris (animatrice)
«Parlons-en, votre programme électoral. Vos quatre mesures phares sont connues : privatiser le systèmede santé, réduire les dépenses publiques, abolir le ministère de l'Environnement et couper les vivres aux agriculteurs. Ces quatre mesures sont-elles suffisantes pour être porté au pouvoir?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«Le programme de l'Union deserane n'est pas uniquement composé de quatre points. Nous avons un programme en trois cent vingt-trois propositions pour reconstruire la confiance des Deserans envers les institutions politiques du Deseret. Vous savez, vous oubliez une promesse importante dans notre programme. C'est d'ailleurs l'une des promesses phares qui trouvent écho chez beaucoup de Deserans : cesser de se mettre à genou devant les États fédérés qui ont été trop lâches pour quitter les EFO lorsqu'ils en avaient la possibilité. Trouvez-vous cela normal que 255 millions de dollars soient offerts à ces États du nord plutôt qu'aux enfants de nos propres écoles? Trouvez-vous normal que nos taxes et nos impôts financent le quotidien de ces gens-là, les olgariens fédérés? L'Union deserane s'engage, au jour 1 de son mandat, d'abolir la subvention offerte à ces entités fédérés. C'est ridicule qu'on puisse...»
Barbara Morris (animatrice)
«... Sauf qu'il faut rem...»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«... Non, laissez-moi finir! C'est ridicule qu'on puisse être fier que 255 millions de dollars quittent nos frontières pour peu, voire pour rien. Vous rendez-vous compte de l'importance de la somme engagée dans cette histoire? Et d'ailleurs, quel est le projet de Robert Jacobs face aux États-Fédérés d'Olgarie? Vous le savez? Moi non plus. Parce qu'il ne compte pas en discuter avant qu'il soit réélu. Vous trouvez ça normal? Vous trouvez que les Deserans sont dupes à ce point? Le 10 octobre prochain, les Deserans vont élire, sans le savoir, un gouvernement démocrate qui adoptera une réintégration du Deseret aux États-Fédérés d'Olgarie. Ce n'est plus une crainte, c'est désormais un fait. Et l'intention de l'Union deserane est d'empêcher cette catastrophe. Cela devrait être l'intention de tous les Deserans et les Deseranes qui ont fait de nombreux sacrifices pour être prospères comme nous le sommes aujourd'hui! »
Barbara Morris (animatrice)
«Que répondez-vous à ceux qui vous accuse de retourner sous l'ère Gordon Waskaganish?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«Je ne répondrai pas à cela. C'est ridicule, réducteur et extrêmement insultant. Monsieur Waskaganish est un homme qui a donné sa vie pour servir les intérêts du Deseret. Aujourd'hui, c'est malheureux, mais il est accusé de choses extrêmement graves et jamais je n'accepterai que l'Union deserane adopte une passivité face aux actions présumées qui lui sont reprochées. J'ai mal à mon pays lorsque je lis de telles idioties. Nous ne nous sommes pas battus pour notre indépendance pour en arriver là. Je ne comprends même pas qu'on puisse en discuter aujourd'hui.»
Barbara Morris (animatrice)
«Plusieurs analystes politiques estiment que la victoire vous échappe. Vous y croyez?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«Certaines personnes qui n'ont pas réussi dans la vie s'improvisent experts en analyse politique. Vous y croyez?»
Barbara Morris (animatrice)
«Je ressens beaucoup d'animosité dans vos propos. N'est-ce pas quelque chose que vous devriez soigner si vous deveniez le chef d'État du Deseret?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«Je n'ai aucune animosité, je vous l'assure. Il fat néanmoins comprendre que nous assistons à du jamais-vu au Deseret : cette campagne électorale est devenue une campagne axée sur la destruction d'une personnalité qui ne fait pas dans la dentelles. Et c'est ce dont a besoin le Deseret ces quatre prochaines années : un gouverneur qui saura se tenir debout, qui saura remettre l'Aleka à sa place et qui saura adopter le ton dur face à l'Union panocéanique. Il faut cesser de créer de faux scandales : le vrai scandale, c'est que le lendemain de la victoire de Robert Jacobs, le Deseret deviendra un État fédéré des États-Fédérés d'Olgarie. Vous trouvez l'appui shendoaker bien mesuré? Évidemment, puisque le Shendoake a tout à gagner de la disparition de la République du Deseret... Le pantin de Robert Jacobs est-il en train de dépasser le maître de la magouille? J'en ai bien peur...»[/justify]
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/24/171124053959766066.png[/img][/center]
[justify]Sur le plateau télévisé de «The Free Spirit Show», une émission d'entrevues recevant politiciens, artistes et acteurs de l'actualité deserane, l'animatrice Barbara Morris reçoit Karl Schoonover, chef de l'Union deserane, afin de discuter de ses récents déboires dans l'actualité et du programme de sa formation politique en vue des élections générales qui se dérouleront le 10 octobre prochain. Chaque entrevue ayant un temps attribué de vingt minutes, le chef unioniste est sur le plateau depuis déjà neuf ou dix minutes.
Barbara Morris (animatrice)
«Vous avez tout de même fait un fou de vous en insinuant une telle chose... N'avez-vous pas peur que si vous êtes porté au pouvoir, votre image à l'international soit ternie?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«Je ne le vois pas comme cela, bien au contraire. Je doute que mes propos tenus sur les réseaux sociaux puissent entacher un programme politique qui permettra des baisses d'impôt à tous les Deserans et qui permettra de réduire considérablement nos dépenses. Il faut remettre dans le contexte aussi : une telle publication le jour-même du déclenchement des élections, c'est trop beau pour être une coïncidence. Soyons réalistes : nous sommes en début de septembre. L'influence ne compte plus, quatre mois avant la fin de l'année? Où est le sérieux dans un tel exercice? Où est l'impartialité lorsque la méthodologie est louche et opaque? Je veux bien admettre que mes propos ont été intransigeants et sans nuance, mais peut-on démontrer un peu plus de respect envers l'exercice de la démocratie deserane? Peut-on s'interroger à voix haute sur les hasards douteux d'une telle pratique sans susciter la haine sur les réseaux sociaux? Je crois que oui. Je crois que participer à une telle activité de destruction, ce n'est pas Deserans. Maintenant, je crois que interrogation -que je me suis posée sur les réseaux sociaux, saura m'apporter une image d'homme intègre et honnête auprès de la communauté internationale. Je ne doute aucunement de ma capacité à rassembler les chefs d'États autour d'un Deseret unioniste et fier de ses racines indépendantistes.»
Barbara Morris (animatrice)
«Cette certitude n'est pas ébranlée par l'appui du gouverneur-général shendoaker à Robert Jacobs?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«J'admets sans réserve que si j'avais été dans la position de monsieur Ford, le gouverneur-général du Shendoake, je me serais gardé une petite gêne. Ne serait-ce que parce qu'un tel appui est une lame à double tranchant. Lorsque vous regardez les résultats des sondages, vous voyez quoi? Deux formations politiques aux coudes à coudes. Quand la balance est aussi droite, prendre position en tant que chef d'État est une terrible erreur. Monsieur Ford se retrouve devant un bien grand dilemme : ou son poulain remporte les élections en octobre, ou il devra se justifier devant le gouverneur Karl Schoonover. Et cette possibilité très forte est malaisante tant pour le Shendoake que le Deseret. Nos pays sont liés par bien plus que deux hommes. Ils sont liés par une riche histoire commune empreinte de violences psychologiques d'un pouvoir central réducteur. Le Deseret a fuit ce modèle et s'en tire très bien. Le Shendoake, lui, a préféré quitter une Fédération restrictive pour créer une Fédération restrictive. Voyez la logique comme elle est digne d'un appui aussi mal calculé...»
Barbara Morris (animatrice)
«Ressentez-vous de la jalousie face à tousces appuis pour monsieur Jacobs alors que vous n'en possédez aucun?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«Vous savez, je vais être assez clair à ce sujet : Ce n'est ni le Shendoake, ni l'Oblakee, ni l'Eashatri qui porteront au pouvoir le prochain gouvernement de la République du Deseret. Ce sont uniquement les Deserans et les Deseranes qui en ont marre de la corruption, des magouilles et des mensonges démocrates. Et en ce sens, non, je ne suis pas jaloux etje n'ai pas peur. Je sais ce que nous valons, je sais ce que notre programme vaut. Et je sais que les Deserans nous suivent dans notre volonté de remettre le Deseret sur les rails et de reconstruire la confiance qui s'est détériorée sous le gouvernement démocrate de Margaret Bates et de Robert Jacobs.»
Barbara Morris (animatrice)
«Parlons-en, votre programme électoral. Vos quatre mesures phares sont connues : privatiser le systèmede santé, réduire les dépenses publiques, abolir le ministère de l'Environnement et couper les vivres aux agriculteurs. Ces quatre mesures sont-elles suffisantes pour être porté au pouvoir?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«Le programme de l'Union deserane n'est pas uniquement composé de quatre points. Nous avons un programme en trois cent vingt-trois propositions pour reconstruire la confiance des Deserans envers les institutions politiques du Deseret. Vous savez, vous oubliez une promesse importante dans notre programme. C'est d'ailleurs l'une des promesses phares qui trouvent écho chez beaucoup de Deserans : cesser de se mettre à genou devant les États fédérés qui ont été trop lâches pour quitter les EFO lorsqu'ils en avaient la possibilité. Trouvez-vous cela normal que 255 millions de dollars soient offerts à ces États du nord plutôt qu'aux enfants de nos propres écoles? Trouvez-vous normal que nos taxes et nos impôts financent le quotidien de ces gens-là, les olgariens fédérés? L'Union deserane s'engage, au jour 1 de son mandat, d'abolir la subvention offerte à ces entités fédérés. C'est ridicule qu'on puisse...»
Barbara Morris (animatrice)
«... Sauf qu'il faut rem...»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«... Non, laissez-moi finir! C'est ridicule qu'on puisse être fier que 255 millions de dollars quittent nos frontières pour peu, voire pour rien. Vous rendez-vous compte de l'importance de la somme engagée dans cette histoire? Et d'ailleurs, quel est le projet de Robert Jacobs face aux États-Fédérés d'Olgarie? Vous le savez? Moi non plus. Parce qu'il ne compte pas en discuter avant qu'il soit réélu. Vous trouvez ça normal? Vous trouvez que les Deserans sont dupes à ce point? Le 10 octobre prochain, les Deserans vont élire, sans le savoir, un gouvernement démocrate qui adoptera une réintégration du Deseret aux États-Fédérés d'Olgarie. Ce n'est plus une crainte, c'est désormais un fait. Et l'intention de l'Union deserane est d'empêcher cette catastrophe. Cela devrait être l'intention de tous les Deserans et les Deseranes qui ont fait de nombreux sacrifices pour être prospères comme nous le sommes aujourd'hui! »
Barbara Morris (animatrice)
«Que répondez-vous à ceux qui vous accuse de retourner sous l'ère Gordon Waskaganish?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«Je ne répondrai pas à cela. C'est ridicule, réducteur et extrêmement insultant. Monsieur Waskaganish est un homme qui a donné sa vie pour servir les intérêts du Deseret. Aujourd'hui, c'est malheureux, mais il est accusé de choses extrêmement graves et jamais je n'accepterai que l'Union deserane adopte une passivité face aux actions présumées qui lui sont reprochées. J'ai mal à mon pays lorsque je lis de telles idioties. Nous ne nous sommes pas battus pour notre indépendance pour en arriver là. Je ne comprends même pas qu'on puisse en discuter aujourd'hui.»
Barbara Morris (animatrice)
«Plusieurs analystes politiques estiment que la victoire vous échappe. Vous y croyez?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«Certaines personnes qui n'ont pas réussi dans la vie s'improvisent experts en analyse politique. Vous y croyez?»
Barbara Morris (animatrice)
«Je ressens beaucoup d'animosité dans vos propos. N'est-ce pas quelque chose que vous devriez soigner si vous deveniez le chef d'État du Deseret?»
Karl Schoonover (chef de l'Union deserane)
«Je n'ai aucune animosité, je vous l'assure. Il fat néanmoins comprendre que nous assistons à du jamais-vu au Deseret : cette campagne électorale est devenue une campagne axée sur la destruction d'une personnalité qui ne fait pas dans la dentelles. Et c'est ce dont a besoin le Deseret ces quatre prochaines années : un gouverneur qui saura se tenir debout, qui saura remettre l'Aleka à sa place et qui saura adopter le ton dur face à l'Union panocéanique. Il faut cesser de créer de faux scandales : le vrai scandale, c'est que le lendemain de la victoire de Robert Jacobs, le Deseret deviendra un État fédéré des États-Fédérés d'Olgarie. Vous trouvez l'appui shendoaker bien mesuré? Évidemment, puisque le Shendoake a tout à gagner de la disparition de la République du Deseret... Le pantin de Robert Jacobs est-il en train de dépasser le maître de la magouille? J'en ai bien peur...»[/justify]
-
Steve
Le sympathique que l'on déteste, l'interview
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/24/171124053959766066.png[/img][/center]
[justify]Sur le plateau télévisé de «The Free Spirit Show», une émission d'entrevues recevant politiciens, artistes et acteurs de l'actualité deserane, l'animatrice Barbara Morris reçoit Robert Jacobs, gouverneur du Deseret, afin de discuter de différents sujets, dont le budget, ses promesses électorales et la pression que tente d'exercer le marché bancaire lianwais. Chaque entrevue ayant un temps attribué de vingt minutes, le gouverneur est sur le plateau depuis déjà un peu plus de trois minutes.
[...]
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Non! Parce que ce que nous avions dit, ce n'était pas : "Venez vous exprimer, venez donner votre opinion, et quand vous le ferez, nous vous enverrons voir ailleurs avec maladresse et manque de savoir-vivre". Ce que nous avons dit, c'est : "Venez à la table des discussions, venez comprendre notre point de vue, prenez connaissance de la liberté que nous avons à prendre cette décision, et ensuite, regardons s'il y a d'autres possibilités". Est-ce que cette main tendue a été acceptée par le secteur bancaire lianwais? Absolument pas. Vous savez, lorsque vous demeurez braqué sur une position qui ne se tient pas, et que coûte que coûte, vous refusez de vous ouvrir à de nouveaux horizons et de nouvelles opportunités, il arrive ce qui est en train d'arriver : la confiance envers les banques lianwaises est en chute libre. Pourquoi? Parce qu'elles démontrent qu'elles ne respectent pas les lois dans les pays où elles font affaires, et surtout, elles démontrent que si quelque chose ne leur plaît pas, elles inventeront lois et contextes pour vous nuire. C'est une façon de faire qui ne me rejoint pas.»
Barbara Morris (animatrice)
«Acceptez-vous néanmoins de reconnaitre que leur position est compréhensible face à la situation actuelle?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Il y a une différence à faire entre comprendre une réaction très exagérée, aux antipodes du savoir-vivre et du respect des institutions, et comprendre qu'il y avait à cette table une partie qui crachait sur tous les mots qui sortaient de notre bouche. Écoutez, à un moment, il faut y mettre un terme, il faut aller de l'avant et il ne faut pas avoir peur de prendre position, même si celle-ci va à l'encontre du bien de quelques banques. J'aime le concept qui dit que le système bancaire a été créé par l'homme et qu'il ne représente qu'une fiction que les humains conservateurs refusent de voir ainsi. Le fait est que demain, si toute l'espèce humaine se tournait vers un système économique différent, un peu sur le principe de la lire électronique montalvéenne, et que d'un accord commun, nous annulions toutes les dettes pour le bien commun de l'Humanité, il n'y aurait aucun perdant, sinon ces richissimes hommes d'affaire qui possèdent des fortunes immenses par le biais que d'un chiffre énorme dans leur compte de banque.»
Barbara Morris (animatrice)
«Ça sonne très Parti socialiste, cette vision...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Oui et non... J'aime le concept, j'aime l'idée, mais cela ne veut pas dire que je partage l'idée entière. J'essaie simplement de vous expliquer qu'il n'y a pas lieu d'avoir une guerre de mots et des menaces entre les banques lianwaises et le Deseret. D'autant plus que ce différend repose principalement sur un aspect très important : celles-ci estiment que le Deseret a fusionné avec l'État olgarien, alors que ce n'est pas du tout le cas. L'État olgarien s'est dissout après avoir perdu la totalité de ses membres et donc de ses activités. Nous possédons leurs terrains, leurs infrastructures, leur matériel de guerre, c'est vrai. Entièrement vrai, mais il y a un contexte à toutes ces possessions. Devant la dissolution plus qu'impossible à empêcher, le président des États-Fédérés d'Olgarie a cédé à ses entités membres ses possessions. Le président Warren était libre de ses actions, et je doute bien sincèrement qu'il soit le genre d'homme qu'on puisse manipuler.»
Barbara Morris (animatrice)
«Vous parlez de Robert Warren, dernier président des États-Fédérés d'Olgarie et désormais député du Parti démocrate que vous dirigez..?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Oui, mais faire quelconque parallèle boiteux n'aiderait en rien le débat, mademoiselle Morris. Monsieur Warren a choisi de poursuivre son service public en continuant de représenter les gens de sa région au Congrès du Deseret, et c'est tout honnêtement à son honneur. Il a accédé au pouvoir après que son prédécesseur, rappelons-le, ait préféré fuir on-ne-sait-où afin de ne pas faire face aux défis qui allaient l'attendre. Monsieur Warren est un homme courageux, tenace, ambitieux et il aime sa région. Que celle-ci soit au Deseret ou non, il aime sa région et c'est un sentiment que partagent plus de sept millions de nouveaux Deserans.»
Barbara Morris (animatrice)
«Est-il ministrable?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Robert Warren? Affirmer le contraire serait une grave erreur, comme affirmer le contraire pour la totalité des membres du caucus démocrate. Robert a obtenu des rôles très importants aux États-Fédérés d'Olgarie et a réussi avec intelligence tous les mandats qui lui ont été confié, mais je n'ai pas l'esprit à songer à un remaniement ministériel. Premièrement, parce que nous venons de sortir de l'élection en octobre dernier, et parce que tous nos efforts sont sur l'adoption de ce budget.»
Barbara Morris (animatrice)
«Parlons-en, de ce budget. L'opposition unioniste vous accuse d'avoir abandonné les Deserans au profit des Deserans-Olgariens fédérés...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Et c'est complètement faux, évidemment. Bien sûr, une partie de ce budget doit servir à assurer une transition sans trop de dommage pour les Deserans et les services offerts, mais nous devons également faire face à une nouvelle réalité : le Deseret est devenu un "Greater Deseret", et avec ce grand changement viennent de grands ajustements, mais nous n'oublions personne et toutes nos décisions sont prises en ce sens.»
Barbara Morris (animatrice)
«Lorsqu'on regarde l'ensemble de vos promesses électorales, nous avons l'impression que vous avez oublié que trois jours après votre victoire, vous alliez annoncer les référendums sur la fusion. Inconscience ou incompétence?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«De l'ambition, plutôt. Toutes les promesses faites durant cette campagne électorale seront réalisées, et nous n'avons aucune, mais aucune, crainte`a ce sujet. Écoutez, je suis confiant et tout a été fait en connaissance de cause. Sommes-nous ambitieux? Évidemment! Et c'est ce pour quoi les Deserans ont voté. De l'ambition, des projets stimulants et un Deseret qui en sortira encore plus grand... Lorsque ce budget sera adopté, de nombreux domaines très importants seront comblés, en premier lieu la santé et l'éducation.»
Barbara Morris (animatrice)
«Parlons d'éducation. Hier, la ministre Addington a fait une énième sortie pour vanter le budget en éducation, faisant des références aux papillons et aux couleurs. Que répondez-vous à ceux qui soupçonnent chez elle une maladie mentale?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Diana sort du lot et elle est rafraichissante. Elle ne sort pas la cassette politique, elle vous répond franchement et avec ses tripes. C'est une femme que j'admire beaucoup et j'ai un profond respect pour elle. Ce n'est pas une politicienne, c'est une femme aimant la vie qui a donné ses compétences et ses talents aux Deserans par le biais de son implication en politique. Cette femme est intègre à elle-même, et l'avoir non seulement comme collègue, mais comme amie, c'est un privilège que je n'oublierai jamais.»
Barbara Morris (animatrice)
«Prend-t-elle de la drogue, selon vous?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
(rire) «Il faudra lui demander, mais elle risque de vous répondre qu'elle se drogue aux couleurs de la vie...» (rire)
Barbara Morris (animatrice)
(rire) «Cet homme! Ce Robert Jacobs qui plaisante, qui est serein, qui représente le gouverneur que toutes les sociétés démocratiques aimeraient avoir... Où est-il passé depuis votre victoire d'octobre dernier?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Oh!, il n'est jamais parti. L'actualité n'a seulement pas été de son côté... Sérieusement, je ne crois pas avoir changé, ni avoir perdu cet appétit pour la vie politique. Je continue d'aller sur le terrain, d'écouter ce que les Deserans me disent et ils seront à même de vous raconter l'accueil que je leur réserve dans mon emploi du temps. J'aime ce pays, j'aime les Deserans et, malgré certaines embûches, j'aime ce métier. C'est une vocation, vous savez. Ne deviens pas gouverneur de la République du Deseret qui veut. Il faut avant tout avoir la confiance des Deserans et, tous les jours, je ressens cette confiance. Chaque décision, chaque parole, tout est pris en considération de cette confiance et de ce soutien. Nous avons la chance de vivre dans le plus beau pays du monde, dans celui qui reconnaît le plus les droits humains, les droits de la presse... Nous reconnaissons le droit de vivre et détestons résolument de nous contenter du droit de survivre, et c'est une fierté que d'être originaire de ce pays... Est-ce que je raconte moins de blagues, est-ce que je m'empêche un peu de rire, à certaines occasions? Probablement que oui, parce qu'actuellement, chaque déclaration est décortiquée dans le but d'en trouver des tournants malhonnêtes... Et ça me pue au nez!»
[...][/justify]
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/24/171124053959766066.png[/img][/center]
[justify]Sur le plateau télévisé de «The Free Spirit Show», une émission d'entrevues recevant politiciens, artistes et acteurs de l'actualité deserane, l'animatrice Barbara Morris reçoit Robert Jacobs, gouverneur du Deseret, afin de discuter de différents sujets, dont le budget, ses promesses électorales et la pression que tente d'exercer le marché bancaire lianwais. Chaque entrevue ayant un temps attribué de vingt minutes, le gouverneur est sur le plateau depuis déjà un peu plus de trois minutes.
[...]
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Non! Parce que ce que nous avions dit, ce n'était pas : "Venez vous exprimer, venez donner votre opinion, et quand vous le ferez, nous vous enverrons voir ailleurs avec maladresse et manque de savoir-vivre". Ce que nous avons dit, c'est : "Venez à la table des discussions, venez comprendre notre point de vue, prenez connaissance de la liberté que nous avons à prendre cette décision, et ensuite, regardons s'il y a d'autres possibilités". Est-ce que cette main tendue a été acceptée par le secteur bancaire lianwais? Absolument pas. Vous savez, lorsque vous demeurez braqué sur une position qui ne se tient pas, et que coûte que coûte, vous refusez de vous ouvrir à de nouveaux horizons et de nouvelles opportunités, il arrive ce qui est en train d'arriver : la confiance envers les banques lianwaises est en chute libre. Pourquoi? Parce qu'elles démontrent qu'elles ne respectent pas les lois dans les pays où elles font affaires, et surtout, elles démontrent que si quelque chose ne leur plaît pas, elles inventeront lois et contextes pour vous nuire. C'est une façon de faire qui ne me rejoint pas.»
Barbara Morris (animatrice)
«Acceptez-vous néanmoins de reconnaitre que leur position est compréhensible face à la situation actuelle?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Il y a une différence à faire entre comprendre une réaction très exagérée, aux antipodes du savoir-vivre et du respect des institutions, et comprendre qu'il y avait à cette table une partie qui crachait sur tous les mots qui sortaient de notre bouche. Écoutez, à un moment, il faut y mettre un terme, il faut aller de l'avant et il ne faut pas avoir peur de prendre position, même si celle-ci va à l'encontre du bien de quelques banques. J'aime le concept qui dit que le système bancaire a été créé par l'homme et qu'il ne représente qu'une fiction que les humains conservateurs refusent de voir ainsi. Le fait est que demain, si toute l'espèce humaine se tournait vers un système économique différent, un peu sur le principe de la lire électronique montalvéenne, et que d'un accord commun, nous annulions toutes les dettes pour le bien commun de l'Humanité, il n'y aurait aucun perdant, sinon ces richissimes hommes d'affaire qui possèdent des fortunes immenses par le biais que d'un chiffre énorme dans leur compte de banque.»
Barbara Morris (animatrice)
«Ça sonne très Parti socialiste, cette vision...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Oui et non... J'aime le concept, j'aime l'idée, mais cela ne veut pas dire que je partage l'idée entière. J'essaie simplement de vous expliquer qu'il n'y a pas lieu d'avoir une guerre de mots et des menaces entre les banques lianwaises et le Deseret. D'autant plus que ce différend repose principalement sur un aspect très important : celles-ci estiment que le Deseret a fusionné avec l'État olgarien, alors que ce n'est pas du tout le cas. L'État olgarien s'est dissout après avoir perdu la totalité de ses membres et donc de ses activités. Nous possédons leurs terrains, leurs infrastructures, leur matériel de guerre, c'est vrai. Entièrement vrai, mais il y a un contexte à toutes ces possessions. Devant la dissolution plus qu'impossible à empêcher, le président des États-Fédérés d'Olgarie a cédé à ses entités membres ses possessions. Le président Warren était libre de ses actions, et je doute bien sincèrement qu'il soit le genre d'homme qu'on puisse manipuler.»
Barbara Morris (animatrice)
«Vous parlez de Robert Warren, dernier président des États-Fédérés d'Olgarie et désormais député du Parti démocrate que vous dirigez..?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Oui, mais faire quelconque parallèle boiteux n'aiderait en rien le débat, mademoiselle Morris. Monsieur Warren a choisi de poursuivre son service public en continuant de représenter les gens de sa région au Congrès du Deseret, et c'est tout honnêtement à son honneur. Il a accédé au pouvoir après que son prédécesseur, rappelons-le, ait préféré fuir on-ne-sait-où afin de ne pas faire face aux défis qui allaient l'attendre. Monsieur Warren est un homme courageux, tenace, ambitieux et il aime sa région. Que celle-ci soit au Deseret ou non, il aime sa région et c'est un sentiment que partagent plus de sept millions de nouveaux Deserans.»
Barbara Morris (animatrice)
«Est-il ministrable?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Robert Warren? Affirmer le contraire serait une grave erreur, comme affirmer le contraire pour la totalité des membres du caucus démocrate. Robert a obtenu des rôles très importants aux États-Fédérés d'Olgarie et a réussi avec intelligence tous les mandats qui lui ont été confié, mais je n'ai pas l'esprit à songer à un remaniement ministériel. Premièrement, parce que nous venons de sortir de l'élection en octobre dernier, et parce que tous nos efforts sont sur l'adoption de ce budget.»
Barbara Morris (animatrice)
«Parlons-en, de ce budget. L'opposition unioniste vous accuse d'avoir abandonné les Deserans au profit des Deserans-Olgariens fédérés...»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Et c'est complètement faux, évidemment. Bien sûr, une partie de ce budget doit servir à assurer une transition sans trop de dommage pour les Deserans et les services offerts, mais nous devons également faire face à une nouvelle réalité : le Deseret est devenu un "Greater Deseret", et avec ce grand changement viennent de grands ajustements, mais nous n'oublions personne et toutes nos décisions sont prises en ce sens.»
Barbara Morris (animatrice)
«Lorsqu'on regarde l'ensemble de vos promesses électorales, nous avons l'impression que vous avez oublié que trois jours après votre victoire, vous alliez annoncer les référendums sur la fusion. Inconscience ou incompétence?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«De l'ambition, plutôt. Toutes les promesses faites durant cette campagne électorale seront réalisées, et nous n'avons aucune, mais aucune, crainte`a ce sujet. Écoutez, je suis confiant et tout a été fait en connaissance de cause. Sommes-nous ambitieux? Évidemment! Et c'est ce pour quoi les Deserans ont voté. De l'ambition, des projets stimulants et un Deseret qui en sortira encore plus grand... Lorsque ce budget sera adopté, de nombreux domaines très importants seront comblés, en premier lieu la santé et l'éducation.»
Barbara Morris (animatrice)
«Parlons d'éducation. Hier, la ministre Addington a fait une énième sortie pour vanter le budget en éducation, faisant des références aux papillons et aux couleurs. Que répondez-vous à ceux qui soupçonnent chez elle une maladie mentale?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Diana sort du lot et elle est rafraichissante. Elle ne sort pas la cassette politique, elle vous répond franchement et avec ses tripes. C'est une femme que j'admire beaucoup et j'ai un profond respect pour elle. Ce n'est pas une politicienne, c'est une femme aimant la vie qui a donné ses compétences et ses talents aux Deserans par le biais de son implication en politique. Cette femme est intègre à elle-même, et l'avoir non seulement comme collègue, mais comme amie, c'est un privilège que je n'oublierai jamais.»
Barbara Morris (animatrice)
«Prend-t-elle de la drogue, selon vous?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
(rire) «Il faudra lui demander, mais elle risque de vous répondre qu'elle se drogue aux couleurs de la vie...» (rire)
Barbara Morris (animatrice)
(rire) «Cet homme! Ce Robert Jacobs qui plaisante, qui est serein, qui représente le gouverneur que toutes les sociétés démocratiques aimeraient avoir... Où est-il passé depuis votre victoire d'octobre dernier?»
Robert Jacobs (gouverneur du Deseret)
«Oh!, il n'est jamais parti. L'actualité n'a seulement pas été de son côté... Sérieusement, je ne crois pas avoir changé, ni avoir perdu cet appétit pour la vie politique. Je continue d'aller sur le terrain, d'écouter ce que les Deserans me disent et ils seront à même de vous raconter l'accueil que je leur réserve dans mon emploi du temps. J'aime ce pays, j'aime les Deserans et, malgré certaines embûches, j'aime ce métier. C'est une vocation, vous savez. Ne deviens pas gouverneur de la République du Deseret qui veut. Il faut avant tout avoir la confiance des Deserans et, tous les jours, je ressens cette confiance. Chaque décision, chaque parole, tout est pris en considération de cette confiance et de ce soutien. Nous avons la chance de vivre dans le plus beau pays du monde, dans celui qui reconnaît le plus les droits humains, les droits de la presse... Nous reconnaissons le droit de vivre et détestons résolument de nous contenter du droit de survivre, et c'est une fierté que d'être originaire de ce pays... Est-ce que je raconte moins de blagues, est-ce que je m'empêche un peu de rire, à certaines occasions? Probablement que oui, parce qu'actuellement, chaque déclaration est décortiquée dans le but d'en trouver des tournants malhonnêtes... Et ça me pue au nez!»
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-
Steve
Activité judiciaire quotidienne, la vente de drogues
[center][img]https://img.aws.livestrongcdn.com/ls-article-image-400/cpi.studiod.com/www_livestrong_com/photos.demandstudios.com/getty/article/78/121/78480105_XS.jpg[/img][/center]
[justify]En après-midi, alors que les oiseaux chantent à l'extérieur et que les gourmands deserans dégustent une viande bien cuite arrosée de sperme de taureau, une spécialité régionale, un juge de la Cour du Deseret entend une dizaine de causes où les accusés ont tous été arrêté durant la nuit. Processus obligatoire, les accusés doivent avoir une audience devant le juge pour être formellement accusé par le bureau du procureur. L'accusé doit alors déclarer s'il plaide coupable ou non coupable. Aucun autre plaidoyer n'est autorisé à cette étape. Si l'accusé plaide non coupable, une date de procès est alors fixée. S'il plaide coupable, le juge peut décider de donner une sentence immédiate ou de prendre l'affaire en délibéré et donne une date d'audience sur sentence. Trois accusés ayant déjà passé, l'avocate du bureau du procureur, une jeune femme mi- trentaine, affiche des traits sévères. Blonde, charismatique, queue de cheval jusqu'au bas du dos. L'accusé, un jeune homme bien connu des services policiers et du système judiciaire, affiche un sourire confiant, prétentieux.
[...]
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Bien, prochaine affaire. Maître Holm, procédez.»
Katherine Holm (avocate, bureau du procureur)
«Vingt-quatre ans, arrêté pour vente de stupéfiants cette nuit. Les agents de police ont trouvé sur lui quarante-six comprimés d'extasy, vingt-et-un comprimés de métamphétamine et sept grammes de cannabis. Récidiviste, cinq fois.»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Bien… Que plaide le prévenu?»
Richard Gordon (avocat de la défense)
«Non-coupable, votre honneur. Nous pe…»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«C’est une plaisanterie? Comment vous appelez-vous, mon garçon?»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Holy big cock, monsieur le juge, mais pour vous, ça peut être Vince!»
Richard Gordon (avocat de la défense)
«Il s’appelle Vince Neal, votre honneur, et veuillez pardonner mon client.»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Ouais non, ce sera pas nécessaire, you know, y’a de la beuh partout wesh, faut pas se vexer!»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Maître Gordon, retenez votre client s’il ne veut pas être forcé de se pencher devant des hommes très attendrissants en prison pour les prochaines semaines à venir… Quant à vous, monsieur Neal, je veux être bien certain que vous comprenez la situation et que vous plaidez en toute connaissance de cause. Êtes-vous conscient, dans l’état actuel des choses, que vous êtes accusé de possession de stupéfiants et de possession de stupéfiants dans le but de revendre?»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Ouais, ouais, c’est nickel, mais ça va, je ne fais pas le commerce illicite de la drogue alors ça va.»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Vous ne… Maître Holm, qu’a-t-on retrouvé sur ce jeune homme?»
Katherine Holm (avocate, bureau du procureur)
«Quarante-six comprimés d'extasy, vingt-et-un comprimés de métamphétamine et sept grammes de cannabis, votre honneur.»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Allez-vous me dire que c’est pour votre consommation personnelle?»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Bah non, monsieur le juge… Vous n’êtes pas con, hein! Ces trucs-là, je les vends, mais je ne fais pas de commerce illicite alors ça va.»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Ok… donc je récapitule… Vous vendez des stupéfiants, mais vous ne les vendez pas… Expliquez-moi.»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Ouais bah voilà… Ces pilules, c’est clair, je les vends dans la rue, vous comprenez, mais je ne suis pas coupable de commerce illicite parce que je ne corresponds pas à la définition du truc, vous comprenez? Je vous explique, c’est super facile : le commerce illicite, c’est faire un profit de la vente d’un truc illégal, right? Bah moi, je ne fais aucun profit, parce que tout ce que je gagne, je le réinvesti dans l’achat d’autres drogues, you catch? Alors je ne fais pas de profit! J’suis un peu comme un organisme à but non lucratif… ouais, c’est ça, c’est ça que je suis!»
Richard Gordon (avocat de la défense)
«Votre honneur, je…»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Attendez… Donc, monsieur Neal, vous comptez utiliser cette… défense… devant un tribunal?»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Fuck, ouais! Ça se tient, non? J’mange des culs avec ça, qu’est-ce que vous en dites?»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Non… non, pas vraiment, monsieur Neal… Maître Holm, avez-vous des recommandations?»
Katherine Holm (avocate, bureau du procureur)
«Nous recommandons qu’il soit suivi par le contrôleur judiciaire jusqu’à son procès, votre honneur, dans l’objectif qu’il n’échappe pas au système.»
Richard Gordon (avocat de la défense)
«C’est ridicule! Mon client est un citoyen honnête qui travaille dans une entreprise de rénovation résidentielle. Il est ponctuel, travaillant et son employeur est satisfait de son travail. Les requêtes du bureau du procureur sont…»
Katherine Holm (avocate, bureau du procureur)
«Franchement! Votre honneur, monsieur Neal travaille dans l’entreprise familiale et est sous la direction de son père. Nous sommes en droit de prétendre qu’après cinq récidives de son fils, il ne soit plus aussi insistant auprès des manquements de son fils…»
Richard Gordon (avocat de la défense)
«Des prétentions qui sont tout autant hypothétiques que scandaleuses, votre honneur. On ne peut tout simplement pas baser une décision sur des impressions sur un individu que la Cour n’a jamais rencontré!»
Katherine Holm (avocate, bureau du procureur)
«C’est d’être de très mauvaise foi pour prétendre que la…»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Ça suffit.»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Wesh vas-y Gordon, encule-là cette salope, elle bouffera ta bite!»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Ça suffit! Monsieur Neal, taisez-vous! Je vous envoie faire un séjour grassement payé aux frais des contribuables au centre de détention pour les quatorze prochains jours. À votre sortie, vous vous rapporterez à tous les soirs, 17h, au commissariat de votre quartier. Et si vous ouvrez la bouche une fois de plus dans ce tribunal, vous aurez le privilège de goûter à l’étendue de ma générosité. Est-ce que je me suis bien fait comprendre? On se revoit pour le procès le 27 septembre. Affaire suivante!»
[...][/justify]
[center][img]https://img.aws.livestrongcdn.com/ls-article-image-400/cpi.studiod.com/www_livestrong_com/photos.demandstudios.com/getty/article/78/121/78480105_XS.jpg[/img][/center]
[justify]En après-midi, alors que les oiseaux chantent à l'extérieur et que les gourmands deserans dégustent une viande bien cuite arrosée de sperme de taureau, une spécialité régionale, un juge de la Cour du Deseret entend une dizaine de causes où les accusés ont tous été arrêté durant la nuit. Processus obligatoire, les accusés doivent avoir une audience devant le juge pour être formellement accusé par le bureau du procureur. L'accusé doit alors déclarer s'il plaide coupable ou non coupable. Aucun autre plaidoyer n'est autorisé à cette étape. Si l'accusé plaide non coupable, une date de procès est alors fixée. S'il plaide coupable, le juge peut décider de donner une sentence immédiate ou de prendre l'affaire en délibéré et donne une date d'audience sur sentence. Trois accusés ayant déjà passé, l'avocate du bureau du procureur, une jeune femme mi- trentaine, affiche des traits sévères. Blonde, charismatique, queue de cheval jusqu'au bas du dos. L'accusé, un jeune homme bien connu des services policiers et du système judiciaire, affiche un sourire confiant, prétentieux.
[...]
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Bien, prochaine affaire. Maître Holm, procédez.»
Katherine Holm (avocate, bureau du procureur)
«Vingt-quatre ans, arrêté pour vente de stupéfiants cette nuit. Les agents de police ont trouvé sur lui quarante-six comprimés d'extasy, vingt-et-un comprimés de métamphétamine et sept grammes de cannabis. Récidiviste, cinq fois.»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Bien… Que plaide le prévenu?»
Richard Gordon (avocat de la défense)
«Non-coupable, votre honneur. Nous pe…»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«C’est une plaisanterie? Comment vous appelez-vous, mon garçon?»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Holy big cock, monsieur le juge, mais pour vous, ça peut être Vince!»
Richard Gordon (avocat de la défense)
«Il s’appelle Vince Neal, votre honneur, et veuillez pardonner mon client.»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Ouais non, ce sera pas nécessaire, you know, y’a de la beuh partout wesh, faut pas se vexer!»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Maître Gordon, retenez votre client s’il ne veut pas être forcé de se pencher devant des hommes très attendrissants en prison pour les prochaines semaines à venir… Quant à vous, monsieur Neal, je veux être bien certain que vous comprenez la situation et que vous plaidez en toute connaissance de cause. Êtes-vous conscient, dans l’état actuel des choses, que vous êtes accusé de possession de stupéfiants et de possession de stupéfiants dans le but de revendre?»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Ouais, ouais, c’est nickel, mais ça va, je ne fais pas le commerce illicite de la drogue alors ça va.»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Vous ne… Maître Holm, qu’a-t-on retrouvé sur ce jeune homme?»
Katherine Holm (avocate, bureau du procureur)
«Quarante-six comprimés d'extasy, vingt-et-un comprimés de métamphétamine et sept grammes de cannabis, votre honneur.»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Allez-vous me dire que c’est pour votre consommation personnelle?»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Bah non, monsieur le juge… Vous n’êtes pas con, hein! Ces trucs-là, je les vends, mais je ne fais pas de commerce illicite alors ça va.»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Ok… donc je récapitule… Vous vendez des stupéfiants, mais vous ne les vendez pas… Expliquez-moi.»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Ouais bah voilà… Ces pilules, c’est clair, je les vends dans la rue, vous comprenez, mais je ne suis pas coupable de commerce illicite parce que je ne corresponds pas à la définition du truc, vous comprenez? Je vous explique, c’est super facile : le commerce illicite, c’est faire un profit de la vente d’un truc illégal, right? Bah moi, je ne fais aucun profit, parce que tout ce que je gagne, je le réinvesti dans l’achat d’autres drogues, you catch? Alors je ne fais pas de profit! J’suis un peu comme un organisme à but non lucratif… ouais, c’est ça, c’est ça que je suis!»
Richard Gordon (avocat de la défense)
«Votre honneur, je…»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Attendez… Donc, monsieur Neal, vous comptez utiliser cette… défense… devant un tribunal?»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Fuck, ouais! Ça se tient, non? J’mange des culs avec ça, qu’est-ce que vous en dites?»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Non… non, pas vraiment, monsieur Neal… Maître Holm, avez-vous des recommandations?»
Katherine Holm (avocate, bureau du procureur)
«Nous recommandons qu’il soit suivi par le contrôleur judiciaire jusqu’à son procès, votre honneur, dans l’objectif qu’il n’échappe pas au système.»
Richard Gordon (avocat de la défense)
«C’est ridicule! Mon client est un citoyen honnête qui travaille dans une entreprise de rénovation résidentielle. Il est ponctuel, travaillant et son employeur est satisfait de son travail. Les requêtes du bureau du procureur sont…»
Katherine Holm (avocate, bureau du procureur)
«Franchement! Votre honneur, monsieur Neal travaille dans l’entreprise familiale et est sous la direction de son père. Nous sommes en droit de prétendre qu’après cinq récidives de son fils, il ne soit plus aussi insistant auprès des manquements de son fils…»
Richard Gordon (avocat de la défense)
«Des prétentions qui sont tout autant hypothétiques que scandaleuses, votre honneur. On ne peut tout simplement pas baser une décision sur des impressions sur un individu que la Cour n’a jamais rencontré!»
Katherine Holm (avocate, bureau du procureur)
«C’est d’être de très mauvaise foi pour prétendre que la…»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Ça suffit.»
Vince «Holy big cock» Neal (accusé)
«Wesh vas-y Gordon, encule-là cette salope, elle bouffera ta bite!»
James K. Kendall (juge de la Cour du Deseret)
«Ça suffit! Monsieur Neal, taisez-vous! Je vous envoie faire un séjour grassement payé aux frais des contribuables au centre de détention pour les quatorze prochains jours. À votre sortie, vous vous rapporterez à tous les soirs, 17h, au commissariat de votre quartier. Et si vous ouvrez la bouche une fois de plus dans ce tribunal, vous aurez le privilège de goûter à l’étendue de ma générosité. Est-ce que je me suis bien fait comprendre? On se revoit pour le procès le 27 septembre. Affaire suivante!»
[...][/justify]
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Steve
La sensation de l’heure, l'interview
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/24/171124053959766066.png[/img][/center]
[justify]Sur le plateau télévisé de «The Free Spirit Show», une émission d'entrevues recevant politiciens, artistes et acteurs de l'actualité deserane, l'animatrice Barbara Morris reçoit Evelyn Miranda, véritable sensation de l’heure sur la scène politique et nouvellement élue par acclamation cheffe de l’Union deserane. Citée, par exemple, en Eashatri comme véritable vent de changement, Miranda discutera notamment de l’image qu’elle projette, de ses intentions et de ses convictions et de sa relation avec le gouvernement Jacobs.
Barbara Morris (animatrice)
«Elle a récemment été élue, par acclamation, à la tête de l’Union deserane, ne se formalisant pas de la malédiction pesant sur la formation politique nationaliste. Mairesse de Lancaster à ses jeunes heures pendant vingt ans, elle tente aujourd’hui de s’imposer comme une alternative concrète à l’omnipuissance du gouverneur démocrate Robert Jacobs. Mesdames et messieurs, Evelyn Miranda! Madame Miranda, c’est un plaisir de vous recevoir ce soir. Nous avons tenté de vous inviter à plusieurs reprises, mais votre agenda était déjà bien rempli. N’avez-vous pas peur d’être épuisée si vous maintenez ce rythme?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«J’ai peur de beaucoup de choses, Barbara. J’ai peur des araignées, des crocodiles… J’ai aussi peur de me réveiller un matin et de constater la disparition de ma famille, puis de mes petits-enfants, mais pour être honnête avec vous, jamais la peur de bien servir les Deserans n’a traversé mon esprit. Cette façon de voir les choses, cette façon de travailler, elle est en moi depuis que je suis dans le monde de la politique, et ce tant municipale que nationale. Vous savez, lorsque j’ai été élue mairesse de Lancaster, à trente-et-un ans, les analystes politiques m’avaient qualifié de feu de poudre, de folie passagère. Non seulement parce que j’étais une jeune femme, et non seulement parce que j’étais la première femme à devenir mairesse d’une grande ville dans l’État du Dawson, mais également parce qu’ils ne pouvaient concevoir qu’une femme, en 2005, puisse avoir les reins suffisamment solides pour contenir la pression, la canaliser et s’en servir pour rendre service. J’ai été réélue en 2010, sous la République du Deseret, et je suis devenue présidente du Conseil régional de Lancaster. J’étais l’une des rares femmes, mais je ne m’en laissais pas imposer dans cet univers d’hommes, parce que j’avais confiance en moi, je savais que j’avais tous les atouts pour réussir. J’ai maintenu ce rythme en tant que députée, puis en tant que ministre. Et vous savez quoi? Je suis encore là, aujourd’hui, devant vous, et débordante d’énergie. Ce rythme, il est essentiel. Non pas pour gratter quelques votes, parce que l’objectif ultime, c’est que le Deseret en sorte gagnant, que ce soit moi ou un autre à la fonction de gouverneur, mais pour rappeler quotidiennement aux Deserans que ce sont eux, notre priorité. Nous sommes élus pour les représenter et leur rendre des comptes est la meilleure façon de les remercier et de saluer leur pouvoir dans la balance.»
Barbara Morris (animatrice)
«Ça tombe bien que vous en parliez… Vous projetez une image forte, une image qui n’a pas été vu depuis plusieurs années à l’Union deserane. Vous projetez l’image d’une cheffe qui ne veut pas nécessairement le pouvoir. Est-ce que ça peut rapporter, une telle stratégie?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«Il n’y a ni stratégie, ni plan pour remporter quoi que ce soit. Bien sûr qu’ultimement, je souhaite devenir gouverneure de la République du Deseret, mais pas par ambition personnelle : plutôt parce que le Deseret a besoin de changement. Ce changement, il est nécessaire à bien des égards. Et il faut le rappeler constamment, mais une croissance économique forte n’est pas le synonyme d’une gouvernance saine!»
Barbara Morris (animatrice)
«Et si le changement s’opérait sans vous, au cours des prochaines années?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«Eh bien, je quitterai mes fonctions, c’est aussi simple que cela. Mon objectif est de redresser le Deseret, de rétablir la confiance, d’enrayer la corruption ou les apparences de corruption. Mon but n’est pas d’attaquer quiconque, ni de remettre en doute l’intégrité de certaines personnes : il y a des tribunaux pour cela. Ce que je souhaite, c’est que le Deseret adopte un virage qui lui sera favorable. Ce n’est pas important qui adoptera ce virage. Que ce soit moi, monsieur Jacobs ou le Père-Noël… L’important, c’est que ça se fasse. Je l’ai répété à plusieurs occasions : si monsieur Jacobs veut profiter de notre plateforme pour en faire bénéficier le plus grand nombre de Deserans, alors je l’invite personnellement et officiellement à le faire. Nos plateformes politiques sont mises sur pied justement pour cette raison : travailler ensemble à l’élaboration d’un Deseret plus grand, en meilleure santé. Et pas seulement en meilleure santé économique, mais en meilleure santé dans tous les domaines. Actuellement, les premiers natifs souffrent de sous-financement en éducation, en programmes sociaux, en soutien psychologique… Le système de la santé est sans cesse pointé du doigt pour ses nombreuses lacunes dans la branche publique… Des sommes astronomiques sont versées dans des programmes désuets qui ne répondent pas aux réels besoins des Deserans… Depuis mars dernier, le Deseret fait face à une nouvelle réalité : une population augmentée due à une fusion avec les États fédérés olgariens. Est-ce que des actions concrètes sont mises en place pour assurer une saine transition auprès des nouveaux Deserans? Non. À l’Union deserane, nous souhaitons que la situation soit corrigée et le plus vite possible. Peu importe qui le fera, cela doit être fait.»
Barbara Morris (animatrice)
«Plusieurs vous reprochent de ne pas afficher vos couleurs, justement. Beaucoup se demandent quelles sont les convictions et les valeurs politiques d’Evelyn Miranda. On dit de vous que vous êtes une conservatrice modérée, comme on le disait de Karl Schoonover. Où vous situez-vous concrètement? À quoi peut-ont s’attendre de l’Union deserane sous votre direction?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«Je suis une femme de droite. Je l’ai toujours été, et je le serai toujours, mais vous savez, être de droite, ce n’est pas une maladie. Pas plus qu’être de gauche ne l’est. Certes, nos opinions divergent, mais nous demeurons néanmoins tous sous le même chapiteau et, à notre façon, nous souhaitons que le chapiteau se maintienne. Je n’aurai pas la prétention d’affirmer que les façons utilisées par les démocrates ne sont pas les bonnes, et que seule moi détient les réels secrets du véritable procédé. Car ce serait non seulement extrêmement prétentieux, mais aussi carrément faux. Ensuite, est-ce qu’être de droite veut forcément dire que nous sommes en faveur de la fermeture des frontières, que nous sommes contre l’immigration et qu’il faut absolument cracher sur tout ce qui s’appelle programmes sociaux? Franchement! C’est ridicule, et cela ne correspond en rien à l’Union deserane, ni à la droite deserane. Est-ce que je suis contre l’homosexualité? Non. Est-ce que je suis contre l’amour? Non. Est-ce que je crois que certains encadrements devraient voir le jour pour nous assurer que nous prenons de bonnes décisions et limiter les impacts négatifs si tel n’était pas le cas? Bien sûr! Ça ne s’appelle pas être homophobe, Barbara, ça s’appelle être prudente. Est-ce que ça fait de moi une mauvaise personne de droite qui déteste tout le monde? Je vous laisse juger, mais je peux vous assurer que de mon point de vue, ce n’est assurément pas le cas.»
Barbara Morris (animatrice)
«Votre fille aînée est homosexuelle… Accepteriez-vous, en tant que mère et cheffe de l’union deserane, qu’elle puisse adopter un enfant avec sa conjointe?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«C’est délicat, extrêmement délicat. J’adore Megan plus que tout au monde au même titre que mes deux garçons, peu importe les choix qu’elle fait dans la vie. Ai-je été choquée lorsqu’elle m’a annoncé son homosexualité? Je ne vous le cacherai pas : j’ai été très déçue, puis triste. Plusieurs rêves de mère s’envolaient. Est-ce que j’ai renié ma fille parce qu’elle préfère sa conjointe à un homme? Absolument pas! Mon époux et moi n’en avons pas fait de cas, et elles sont les bienvenues à la maison à tout instant. Et je crois que c’est tout ce qui importe…»
Barbara Morris (animatrice)
«Mais vous ne répondez pas… Accepteriez-vous que votre fille adopte un enfant?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«Actuellement, ce n’est pas permis au Deseret pour un couple homosexuel d’adopter un enfant, mais je vois où vous tentez d’en venir, et ça me désole un peu, parce que le débat n’a pas encore été amené à la Chambre des députés et parce que je crois que c’est le meilleur endroit pour faire valoir ses opinions en tant qu’élue. Je sais qu’il s’agit d’un sujet sensible tandis que le gouvernement de Margaret Bates a entamé différentes procédures pour favoriser les droits des couples homosexuels, mais je me dois d’être conséquente avec mes propres valeurs : je ne crois pas que je pourrais appuyer un projet de loi visant à autoriser, dans le cadre législatif actuel, l’adoption homosexuelle. Et cela n’a rien à voir avec l’homophobie, ou peu importe le nom que vous y donnerez, mais il est essentiel que le Deseret se dote d’études sur la question. Est-ce que le développement de l’enfant pourrait être touché par l’absence d’une figure maternelle ou paternelle? Y-a-t-il des études sérieuses sur la question? Sur les impacts tant chez l’enfant que chez le couple? De telles questions ont été posées lorsqu’il a été question de l’adoption par des couples hétérosexuelles dans l’État du Dawson dans les années 1950… Vais-je me cacher derrière de voile de l’hypocrisie et de l’aveuglement volontaire? Non. Faisons les études, analysons les résultats et ensuite, prenons une position éclairée sur la question. En attendant, je ne peux appuyer une telle initiative. Même si, pour cela, ça prive ma fille d’un enfant avec sa conjointe.»
Barbara Morris (animatrice)
«Qu’est-ce qui vous différencie de Charles Bickford, de Karl Schoonover, de tous les autres chefs unionistes? Pourquoi, plus que jamais, les Deserans devraient vous accorder leur confiance?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«Effectivement, pourquoi? C’est une question où je n’ai pas de réponse. Tout ce que je peux vous dire, c’est que je suis Evelyn Miranda. J’ai ma propre saveur, mes propres couleurs (pour reprendre les expressions de la ministre de l’Éducation Addington) et mon propre style de gestion. Monsieur Schoonover était un excellent chef, et un excellent chef de l’Opposition. J’ai beaucoup appris auprès de lui, et j’ai beaucoup appris auprès de monsieur Bickford également. Les deux hommes étaient de droite, certes, mais extrêmement différents. Je n’ai pas envie de décortiquer les raisons de leurs victoires et de leurs échecs, et je n’en vois pas l’intérêt : ce que je souhaite, c’est apporter ma voix comme nouvelle cheffe de l’Opposition officielle. Vais-je être à la hauteur? Je l’espère, et les Deserans en jugeront d’eux-mêmes le moment venu.»
Barbara Morris (animatrice)
«Justement, qu’est-ce qui fait qu’Evelyn Miranda est la sensation de l’heure?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«C’est un phénomène que je ne peux pas expliquer, mais peut-être que, tout comme moi, les Deserans en ont assez des guerres partisanes et des dossiers qui n’avancent pas parce que tel ou tel projet est de telle ou telle couleur. Ce n’est pas user de la stratégie du compromis, mais plutôt d faire preuve de jugement. Les premiers natifs demandent du financement en éducation pour leurs enfants qui étudient dans les écoles autochtones. Les démocrates ont octroyé cinquante millions de dollars. Et vous savez quoi? Je suis extrêmement heureuse de cette décision! C’est ce qu’il fallait faire! Vais-je m’y opposer parce qu’il s’agit d’une mesure démocrate? Bien sûr que non : je vais plutôt me réjouir pour tous les premiers natifs qui peuvent enfin espérer une évolution dans leur cheminement scolaire. Maintenant, est-ce que la somme est suffisante devant l’ajout de près de deux millions de premiers natifs originaires des ex-États fédérés olgariens? Non, mais c’est un début, et sur ce sujet, je serais extrêmement heureuse d’appuyer le gouvernement Jacobs pour faire évoluer la situation.»
Barbara Morris (animatrice)
«Ça! Ça! C’est ce que la plupart des observateurs ne comprennent pas. Pourquoi cette ouverture jamais vu par une opposition officielle au Deseret?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«Parce que c’est nécessaire. Parce que je suis la première à en avoir marre des joutes parlementaires qui n’en finissent plus sur des sujets idiots. L’an dernier, pas plus tard que l’an dernier, il y a eu un débat de près de trois heures sur la position d’une virgule dans un amendement à la Loi sur les chemins de fers. Pouvez-vous y croire? Je n’en veux plus, de ces idioties de l’Union deserane. Je souhaite que nous travaillions tous ensemble pour avancer. Là, nous reculons, et ça n’avantage personne.»
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[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/24/171124053959766066.png[/img][/center]
[justify]Sur le plateau télévisé de «The Free Spirit Show», une émission d'entrevues recevant politiciens, artistes et acteurs de l'actualité deserane, l'animatrice Barbara Morris reçoit Evelyn Miranda, véritable sensation de l’heure sur la scène politique et nouvellement élue par acclamation cheffe de l’Union deserane. Citée, par exemple, en Eashatri comme véritable vent de changement, Miranda discutera notamment de l’image qu’elle projette, de ses intentions et de ses convictions et de sa relation avec le gouvernement Jacobs.
Barbara Morris (animatrice)
«Elle a récemment été élue, par acclamation, à la tête de l’Union deserane, ne se formalisant pas de la malédiction pesant sur la formation politique nationaliste. Mairesse de Lancaster à ses jeunes heures pendant vingt ans, elle tente aujourd’hui de s’imposer comme une alternative concrète à l’omnipuissance du gouverneur démocrate Robert Jacobs. Mesdames et messieurs, Evelyn Miranda! Madame Miranda, c’est un plaisir de vous recevoir ce soir. Nous avons tenté de vous inviter à plusieurs reprises, mais votre agenda était déjà bien rempli. N’avez-vous pas peur d’être épuisée si vous maintenez ce rythme?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«J’ai peur de beaucoup de choses, Barbara. J’ai peur des araignées, des crocodiles… J’ai aussi peur de me réveiller un matin et de constater la disparition de ma famille, puis de mes petits-enfants, mais pour être honnête avec vous, jamais la peur de bien servir les Deserans n’a traversé mon esprit. Cette façon de voir les choses, cette façon de travailler, elle est en moi depuis que je suis dans le monde de la politique, et ce tant municipale que nationale. Vous savez, lorsque j’ai été élue mairesse de Lancaster, à trente-et-un ans, les analystes politiques m’avaient qualifié de feu de poudre, de folie passagère. Non seulement parce que j’étais une jeune femme, et non seulement parce que j’étais la première femme à devenir mairesse d’une grande ville dans l’État du Dawson, mais également parce qu’ils ne pouvaient concevoir qu’une femme, en 2005, puisse avoir les reins suffisamment solides pour contenir la pression, la canaliser et s’en servir pour rendre service. J’ai été réélue en 2010, sous la République du Deseret, et je suis devenue présidente du Conseil régional de Lancaster. J’étais l’une des rares femmes, mais je ne m’en laissais pas imposer dans cet univers d’hommes, parce que j’avais confiance en moi, je savais que j’avais tous les atouts pour réussir. J’ai maintenu ce rythme en tant que députée, puis en tant que ministre. Et vous savez quoi? Je suis encore là, aujourd’hui, devant vous, et débordante d’énergie. Ce rythme, il est essentiel. Non pas pour gratter quelques votes, parce que l’objectif ultime, c’est que le Deseret en sorte gagnant, que ce soit moi ou un autre à la fonction de gouverneur, mais pour rappeler quotidiennement aux Deserans que ce sont eux, notre priorité. Nous sommes élus pour les représenter et leur rendre des comptes est la meilleure façon de les remercier et de saluer leur pouvoir dans la balance.»
Barbara Morris (animatrice)
«Ça tombe bien que vous en parliez… Vous projetez une image forte, une image qui n’a pas été vu depuis plusieurs années à l’Union deserane. Vous projetez l’image d’une cheffe qui ne veut pas nécessairement le pouvoir. Est-ce que ça peut rapporter, une telle stratégie?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«Il n’y a ni stratégie, ni plan pour remporter quoi que ce soit. Bien sûr qu’ultimement, je souhaite devenir gouverneure de la République du Deseret, mais pas par ambition personnelle : plutôt parce que le Deseret a besoin de changement. Ce changement, il est nécessaire à bien des égards. Et il faut le rappeler constamment, mais une croissance économique forte n’est pas le synonyme d’une gouvernance saine!»
Barbara Morris (animatrice)
«Et si le changement s’opérait sans vous, au cours des prochaines années?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«Eh bien, je quitterai mes fonctions, c’est aussi simple que cela. Mon objectif est de redresser le Deseret, de rétablir la confiance, d’enrayer la corruption ou les apparences de corruption. Mon but n’est pas d’attaquer quiconque, ni de remettre en doute l’intégrité de certaines personnes : il y a des tribunaux pour cela. Ce que je souhaite, c’est que le Deseret adopte un virage qui lui sera favorable. Ce n’est pas important qui adoptera ce virage. Que ce soit moi, monsieur Jacobs ou le Père-Noël… L’important, c’est que ça se fasse. Je l’ai répété à plusieurs occasions : si monsieur Jacobs veut profiter de notre plateforme pour en faire bénéficier le plus grand nombre de Deserans, alors je l’invite personnellement et officiellement à le faire. Nos plateformes politiques sont mises sur pied justement pour cette raison : travailler ensemble à l’élaboration d’un Deseret plus grand, en meilleure santé. Et pas seulement en meilleure santé économique, mais en meilleure santé dans tous les domaines. Actuellement, les premiers natifs souffrent de sous-financement en éducation, en programmes sociaux, en soutien psychologique… Le système de la santé est sans cesse pointé du doigt pour ses nombreuses lacunes dans la branche publique… Des sommes astronomiques sont versées dans des programmes désuets qui ne répondent pas aux réels besoins des Deserans… Depuis mars dernier, le Deseret fait face à une nouvelle réalité : une population augmentée due à une fusion avec les États fédérés olgariens. Est-ce que des actions concrètes sont mises en place pour assurer une saine transition auprès des nouveaux Deserans? Non. À l’Union deserane, nous souhaitons que la situation soit corrigée et le plus vite possible. Peu importe qui le fera, cela doit être fait.»
Barbara Morris (animatrice)
«Plusieurs vous reprochent de ne pas afficher vos couleurs, justement. Beaucoup se demandent quelles sont les convictions et les valeurs politiques d’Evelyn Miranda. On dit de vous que vous êtes une conservatrice modérée, comme on le disait de Karl Schoonover. Où vous situez-vous concrètement? À quoi peut-ont s’attendre de l’Union deserane sous votre direction?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«Je suis une femme de droite. Je l’ai toujours été, et je le serai toujours, mais vous savez, être de droite, ce n’est pas une maladie. Pas plus qu’être de gauche ne l’est. Certes, nos opinions divergent, mais nous demeurons néanmoins tous sous le même chapiteau et, à notre façon, nous souhaitons que le chapiteau se maintienne. Je n’aurai pas la prétention d’affirmer que les façons utilisées par les démocrates ne sont pas les bonnes, et que seule moi détient les réels secrets du véritable procédé. Car ce serait non seulement extrêmement prétentieux, mais aussi carrément faux. Ensuite, est-ce qu’être de droite veut forcément dire que nous sommes en faveur de la fermeture des frontières, que nous sommes contre l’immigration et qu’il faut absolument cracher sur tout ce qui s’appelle programmes sociaux? Franchement! C’est ridicule, et cela ne correspond en rien à l’Union deserane, ni à la droite deserane. Est-ce que je suis contre l’homosexualité? Non. Est-ce que je suis contre l’amour? Non. Est-ce que je crois que certains encadrements devraient voir le jour pour nous assurer que nous prenons de bonnes décisions et limiter les impacts négatifs si tel n’était pas le cas? Bien sûr! Ça ne s’appelle pas être homophobe, Barbara, ça s’appelle être prudente. Est-ce que ça fait de moi une mauvaise personne de droite qui déteste tout le monde? Je vous laisse juger, mais je peux vous assurer que de mon point de vue, ce n’est assurément pas le cas.»
Barbara Morris (animatrice)
«Votre fille aînée est homosexuelle… Accepteriez-vous, en tant que mère et cheffe de l’union deserane, qu’elle puisse adopter un enfant avec sa conjointe?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«C’est délicat, extrêmement délicat. J’adore Megan plus que tout au monde au même titre que mes deux garçons, peu importe les choix qu’elle fait dans la vie. Ai-je été choquée lorsqu’elle m’a annoncé son homosexualité? Je ne vous le cacherai pas : j’ai été très déçue, puis triste. Plusieurs rêves de mère s’envolaient. Est-ce que j’ai renié ma fille parce qu’elle préfère sa conjointe à un homme? Absolument pas! Mon époux et moi n’en avons pas fait de cas, et elles sont les bienvenues à la maison à tout instant. Et je crois que c’est tout ce qui importe…»
Barbara Morris (animatrice)
«Mais vous ne répondez pas… Accepteriez-vous que votre fille adopte un enfant?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«Actuellement, ce n’est pas permis au Deseret pour un couple homosexuel d’adopter un enfant, mais je vois où vous tentez d’en venir, et ça me désole un peu, parce que le débat n’a pas encore été amené à la Chambre des députés et parce que je crois que c’est le meilleur endroit pour faire valoir ses opinions en tant qu’élue. Je sais qu’il s’agit d’un sujet sensible tandis que le gouvernement de Margaret Bates a entamé différentes procédures pour favoriser les droits des couples homosexuels, mais je me dois d’être conséquente avec mes propres valeurs : je ne crois pas que je pourrais appuyer un projet de loi visant à autoriser, dans le cadre législatif actuel, l’adoption homosexuelle. Et cela n’a rien à voir avec l’homophobie, ou peu importe le nom que vous y donnerez, mais il est essentiel que le Deseret se dote d’études sur la question. Est-ce que le développement de l’enfant pourrait être touché par l’absence d’une figure maternelle ou paternelle? Y-a-t-il des études sérieuses sur la question? Sur les impacts tant chez l’enfant que chez le couple? De telles questions ont été posées lorsqu’il a été question de l’adoption par des couples hétérosexuelles dans l’État du Dawson dans les années 1950… Vais-je me cacher derrière de voile de l’hypocrisie et de l’aveuglement volontaire? Non. Faisons les études, analysons les résultats et ensuite, prenons une position éclairée sur la question. En attendant, je ne peux appuyer une telle initiative. Même si, pour cela, ça prive ma fille d’un enfant avec sa conjointe.»
Barbara Morris (animatrice)
«Qu’est-ce qui vous différencie de Charles Bickford, de Karl Schoonover, de tous les autres chefs unionistes? Pourquoi, plus que jamais, les Deserans devraient vous accorder leur confiance?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«Effectivement, pourquoi? C’est une question où je n’ai pas de réponse. Tout ce que je peux vous dire, c’est que je suis Evelyn Miranda. J’ai ma propre saveur, mes propres couleurs (pour reprendre les expressions de la ministre de l’Éducation Addington) et mon propre style de gestion. Monsieur Schoonover était un excellent chef, et un excellent chef de l’Opposition. J’ai beaucoup appris auprès de lui, et j’ai beaucoup appris auprès de monsieur Bickford également. Les deux hommes étaient de droite, certes, mais extrêmement différents. Je n’ai pas envie de décortiquer les raisons de leurs victoires et de leurs échecs, et je n’en vois pas l’intérêt : ce que je souhaite, c’est apporter ma voix comme nouvelle cheffe de l’Opposition officielle. Vais-je être à la hauteur? Je l’espère, et les Deserans en jugeront d’eux-mêmes le moment venu.»
Barbara Morris (animatrice)
«Justement, qu’est-ce qui fait qu’Evelyn Miranda est la sensation de l’heure?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«C’est un phénomène que je ne peux pas expliquer, mais peut-être que, tout comme moi, les Deserans en ont assez des guerres partisanes et des dossiers qui n’avancent pas parce que tel ou tel projet est de telle ou telle couleur. Ce n’est pas user de la stratégie du compromis, mais plutôt d faire preuve de jugement. Les premiers natifs demandent du financement en éducation pour leurs enfants qui étudient dans les écoles autochtones. Les démocrates ont octroyé cinquante millions de dollars. Et vous savez quoi? Je suis extrêmement heureuse de cette décision! C’est ce qu’il fallait faire! Vais-je m’y opposer parce qu’il s’agit d’une mesure démocrate? Bien sûr que non : je vais plutôt me réjouir pour tous les premiers natifs qui peuvent enfin espérer une évolution dans leur cheminement scolaire. Maintenant, est-ce que la somme est suffisante devant l’ajout de près de deux millions de premiers natifs originaires des ex-États fédérés olgariens? Non, mais c’est un début, et sur ce sujet, je serais extrêmement heureuse d’appuyer le gouvernement Jacobs pour faire évoluer la situation.»
Barbara Morris (animatrice)
«Ça! Ça! C’est ce que la plupart des observateurs ne comprennent pas. Pourquoi cette ouverture jamais vu par une opposition officielle au Deseret?»
Evelyn Miranda (cheffe de l'Union deserane)
«Parce que c’est nécessaire. Parce que je suis la première à en avoir marre des joutes parlementaires qui n’en finissent plus sur des sujets idiots. L’an dernier, pas plus tard que l’an dernier, il y a eu un débat de près de trois heures sur la position d’une virgule dans un amendement à la Loi sur les chemins de fers. Pouvez-vous y croire? Je n’en veux plus, de ces idioties de l’Union deserane. Je souhaite que nous travaillions tous ensemble pour avancer. Là, nous reculons, et ça n’avantage personne.»
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-
Steve
La liberté religieuse, l'appel à la libéralisation
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/04/29/180429025114216826.png[/img][/center]
[justify]Il y a un peu plus de vingt-cinq ans, lors de la création de la République du Deseret, le gouvernement avait décidé de poursuivre l'application d'une loi très stricte envers tout mouvement religieux. Cette loi, votée par l'État fédéré du Deseret en 1953, voyait tous les mouvements religieux autres que le catholicisme et le protestantisme comme des ennemis. Cette loi, qui avait été adoucit vers les années 1980 pour permettre la pratique de l'islam et de certains autres courants mineurs, est à l'origine de guerres idéologiques très sanglantes et de la criminalisation de tout mouvement jugé comme interdit à la pratique publique au Deseret, surnommée sectes. Si la pratique de n'importe quelle religion est permise à la maison, la loi ne permet pas la pratique dans des lieux de cultes pour les mouvements considérés comme des sectes. Nouvellement ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme, la très célèbre chanteuse olgarienne Deloris Reynolds est devenue la porte-parole de cette loi que le gouverneur Jacobs avait promis d'adoucir pour permettre à tout courant religieux d'exercer le culte sans avoir peur de la répression policière. Dans un petit restaurant éloigné de la région de Jackson, Reynolds est attablée aux côtés d'un homme, surnommé monsieur Yancy. Un homme qui, de son propre aveu, représente les intérêts d'un mouvement religieux qui aimerait que l'ostracisation de l'État deseran cesse.
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Pour être honnête, je n'ai pas encore pris connaissance du dossier, mais je vous assure que je comprends votre position.»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Vous semblez être une femme extrêmement compétente, je ne serais pas surpris que le meilleur soit à venir pour vous, Deloris, mais comme je vous le dit, nous devons être en mesure de nous entendre dès ce soir...»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Allons, ne soyez pas précoce. Ne savez-vous donc pas, monsieur Yancy, qu'un pénis qui sait se contenir est un pénis qui sait donner plaisir?»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Bien sûr, bien sûr... Une femme aussi splendide que vous sait de quoi elle parle, je ne voudrais pas paraître grossier, madame la ministre, mais désormais, vous possédez entre vos mains un des plus importants dossiers de notre décennie.»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Vous croyez?»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Si je le crois? Ne soyez pas modeste, douce créature, je vous en prie. Si le gouverneur vous a confié ce dossier, c'est parce qu'il sait que vous êtes à la hauteur, tout comme vos seins le sont, si je peux me le permettre...»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Ne cherchez pas à me charmer pour obtenir gain, monsieur Yancy...»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Oserais-je? Tout ce que j'essaie de vous dire, c'est que vous détenez le pouvoir suprême entre vos mains. Celui ou celle qui délivrera le Tout-Puissant de ce mutisme forcé attirera chez lui richesse et immortalité de l'âme. Imaginez un instant le scénario où vous déposez votre projet de loi visant la libéralisation du culte des mouvements sectaires. Tous ces fidèles qui attendent depuis si longtemps vous seront à jamais redevable. Et, évidemment, loin de moi l'idée de vous convaincre de quoi que ce soit, mais qui d'autre pourrait marquer le mandat de ce gouvernement critiqué de toute part? Votre réussite dans ce dossier serait la réussite de la décennie, voire du siècle au Deseret... On ne parlerait pas seulement de vous comme la plus grande chanteuse country du monde, mais la plus grande femme, rien de moins!»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Rien de moins..?»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Deloris, vous semblez être une femme qui sait cerner les hommes au premier regard... Regardez-moi... Regardez-moi attentivement... Ai-je l'air d'un homme manipulateur? Ai-je l'air d'un homme qui ne vous apprécie que pour votre corps, et non pas votre immense intelligence? Dites-moi...»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Vous avez raison... j'ai confiance en vous, vos yeux m'inspirent chaleur, humidité, sexe... Que souhaiteriez-vous concrètement?»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Excluant vous? Excluant la déesse charnelle que vous êtes? Rien de moins que l'excellence à laquelle vous nous avez habitué durant votre carrière, torride sensualité. J'imagine que ce projet de loi sera la priorité de votre mandat ministériel, puisque évidemment, vous ne pourrez vous contenter de moins. Ce n'est guère un reproche, sachez-le. Il s'agit plutôt d'une reconnaissance de votre talent et de votre capacité à changer le monde... Si votre projet de loi libéralisait tous les mouvements, leur permettant de pratiquer le culte dans des établissements publics, que la répression policière cesserait, que les mouvements considérés comme sectes devenaient légaux... imaginez à quel point vous seriez perçue comme la plus grande femme de notre Histoire!»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Je n'aimerais pas apprendre que vous vous jouez de moi...»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Alors laissez-moi payer l'addition. Allons dans ma chambre et laissez-moi vous démontrer à quel point je vous respecte. Laissez-moi vous démontrer à quel point je ne me joue pas de vous...»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Allons, allons... N'ouvrez pas des chantiers que votre bite ne saurait compléter...»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Bien. Monsieur..! L'addition, je vous prie!»
Les deux se lèvent. Monsieur Yancy laisse passer la ministre Reynolds devant lui, la complimentant sur les formes «excitantes» de sa robe rouge. Tandis qu'elle s'éloigne en direction de la porte, attendant Yancy, le lobbyiste non-autorisé paie l'addition au serveur, calant du même coup son verre de vin. Avec une grimace de dégoût, il regarde le serveur avant de lui dire quelques mots. Puis il sort accompagné de la ministre.
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Qu'est-ce qu'on ne ferait pas...»[/justify]
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/04/29/180429025114216826.png[/img][/center]
[justify]Il y a un peu plus de vingt-cinq ans, lors de la création de la République du Deseret, le gouvernement avait décidé de poursuivre l'application d'une loi très stricte envers tout mouvement religieux. Cette loi, votée par l'État fédéré du Deseret en 1953, voyait tous les mouvements religieux autres que le catholicisme et le protestantisme comme des ennemis. Cette loi, qui avait été adoucit vers les années 1980 pour permettre la pratique de l'islam et de certains autres courants mineurs, est à l'origine de guerres idéologiques très sanglantes et de la criminalisation de tout mouvement jugé comme interdit à la pratique publique au Deseret, surnommée sectes. Si la pratique de n'importe quelle religion est permise à la maison, la loi ne permet pas la pratique dans des lieux de cultes pour les mouvements considérés comme des sectes. Nouvellement ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme, la très célèbre chanteuse olgarienne Deloris Reynolds est devenue la porte-parole de cette loi que le gouverneur Jacobs avait promis d'adoucir pour permettre à tout courant religieux d'exercer le culte sans avoir peur de la répression policière. Dans un petit restaurant éloigné de la région de Jackson, Reynolds est attablée aux côtés d'un homme, surnommé monsieur Yancy. Un homme qui, de son propre aveu, représente les intérêts d'un mouvement religieux qui aimerait que l'ostracisation de l'État deseran cesse.
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Pour être honnête, je n'ai pas encore pris connaissance du dossier, mais je vous assure que je comprends votre position.»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Vous semblez être une femme extrêmement compétente, je ne serais pas surpris que le meilleur soit à venir pour vous, Deloris, mais comme je vous le dit, nous devons être en mesure de nous entendre dès ce soir...»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Allons, ne soyez pas précoce. Ne savez-vous donc pas, monsieur Yancy, qu'un pénis qui sait se contenir est un pénis qui sait donner plaisir?»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Bien sûr, bien sûr... Une femme aussi splendide que vous sait de quoi elle parle, je ne voudrais pas paraître grossier, madame la ministre, mais désormais, vous possédez entre vos mains un des plus importants dossiers de notre décennie.»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Vous croyez?»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Si je le crois? Ne soyez pas modeste, douce créature, je vous en prie. Si le gouverneur vous a confié ce dossier, c'est parce qu'il sait que vous êtes à la hauteur, tout comme vos seins le sont, si je peux me le permettre...»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Ne cherchez pas à me charmer pour obtenir gain, monsieur Yancy...»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Oserais-je? Tout ce que j'essaie de vous dire, c'est que vous détenez le pouvoir suprême entre vos mains. Celui ou celle qui délivrera le Tout-Puissant de ce mutisme forcé attirera chez lui richesse et immortalité de l'âme. Imaginez un instant le scénario où vous déposez votre projet de loi visant la libéralisation du culte des mouvements sectaires. Tous ces fidèles qui attendent depuis si longtemps vous seront à jamais redevable. Et, évidemment, loin de moi l'idée de vous convaincre de quoi que ce soit, mais qui d'autre pourrait marquer le mandat de ce gouvernement critiqué de toute part? Votre réussite dans ce dossier serait la réussite de la décennie, voire du siècle au Deseret... On ne parlerait pas seulement de vous comme la plus grande chanteuse country du monde, mais la plus grande femme, rien de moins!»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Rien de moins..?»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Deloris, vous semblez être une femme qui sait cerner les hommes au premier regard... Regardez-moi... Regardez-moi attentivement... Ai-je l'air d'un homme manipulateur? Ai-je l'air d'un homme qui ne vous apprécie que pour votre corps, et non pas votre immense intelligence? Dites-moi...»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Vous avez raison... j'ai confiance en vous, vos yeux m'inspirent chaleur, humidité, sexe... Que souhaiteriez-vous concrètement?»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Excluant vous? Excluant la déesse charnelle que vous êtes? Rien de moins que l'excellence à laquelle vous nous avez habitué durant votre carrière, torride sensualité. J'imagine que ce projet de loi sera la priorité de votre mandat ministériel, puisque évidemment, vous ne pourrez vous contenter de moins. Ce n'est guère un reproche, sachez-le. Il s'agit plutôt d'une reconnaissance de votre talent et de votre capacité à changer le monde... Si votre projet de loi libéralisait tous les mouvements, leur permettant de pratiquer le culte dans des établissements publics, que la répression policière cesserait, que les mouvements considérés comme sectes devenaient légaux... imaginez à quel point vous seriez perçue comme la plus grande femme de notre Histoire!»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Je n'aimerais pas apprendre que vous vous jouez de moi...»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Alors laissez-moi payer l'addition. Allons dans ma chambre et laissez-moi vous démontrer à quel point je vous respecte. Laissez-moi vous démontrer à quel point je ne me joue pas de vous...»
Deloris Reynolds (ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme)
«Allons, allons... N'ouvrez pas des chantiers que votre bite ne saurait compléter...»
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Bien. Monsieur..! L'addition, je vous prie!»
Les deux se lèvent. Monsieur Yancy laisse passer la ministre Reynolds devant lui, la complimentant sur les formes «excitantes» de sa robe rouge. Tandis qu'elle s'éloigne en direction de la porte, attendant Yancy, le lobbyiste non-autorisé paie l'addition au serveur, calant du même coup son verre de vin. Avec une grimace de dégoût, il regarde le serveur avant de lui dire quelques mots. Puis il sort accompagné de la ministre.
Monsieur Yancy (lobbyiste)
«Qu'est-ce qu'on ne ferait pas...»[/justify]
-
Steve
L'Heure politique, la dauphine
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/08/08/180808080828685225.png[/img][/center]
[justify]Jimmy Sanders (animateur)
«Vous venez d’entendre Ain’t no mountain sur les ondes de Radio Live en direct de Lancaster. Il est présentement 17 heures et vous vous apprêtez à passer la prochaine heure en ma présence, Jimmy Sanders, pour l’Heure politique. Et je peux vous confirmer que ces temps-ci, ce ne sont pas les sujets qui manquent pour l’émission. Vous l’avez sans doute appris en regardant les nouvelles, ou en les lisant, cette semaine : huit autres démocrates ont claqué la porte et siègeront dorénavant en tant qu’indépendants. Depuis juillet, combien de députés démocrates ont rejeté l’orientation prise par le gouverneur Jacobs? Une trentaine! Si plusieurs chroniqueurs parlent d’hécatombe démocrate, certains sont encore d’avis qu’il faut laisser le gouverneur Jacobs aller au fond de plan… Et c’est le cas de mon invitée que nous rejoignons au téléphone : Ashley Adamson, vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales. Madame la vice-gouverneure, vous êtes présentement la seule membre du cabinet démocrate qui utilise toutes les plateformes possibles pour défendre le gouverneur. Entêtement ou conviction?»
Ashley Adamson (vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales)
«J’aimerais saluer vos auditeurs, premièrement. Ensuite, je crois que toute cette histoire, si on peut l’appeler ainsi, est une question de perspective. Pour certain, c’est de l’entêtement, pour d’autres, c’est une conviction. Peu importe la réponse que je vous donnerai, les gens ne changeront pas leur opinion en se basant sur ma réponse. Cependant, et c’est vrai, je crois qu’il s’agit à la fois d’entêtement et de conviction. Je suis têtue, mais je crois également qu’on condamne trop rapidement le gouverneur Jacobs et les actions de notre gouvernement sur de nombreux sujets, ces temps-ci, et je crois que c’est un raccourci malhonnête.»
Jimmy Sanders (animateur)
«Il y a beaucoup de rumeurs qui courent ces jours-ci à l’effet que le gouverneur Jacobs pourrait être tenté de démissionner. Les nombreuses polémiques qui s’accrochent à lui auront-elles raison de votre chef? Est-ce que vous sentez qu’il est sur le point de mettre un terme à sa carrière politique?»
Ashley Adamson (vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales)
«Je ne crois pas. En tout cas, nous n’avons jamais eu une telle discussion, ni en privé ni au caucus, et je sais que cette rumeur fait vendre beaucoup de papiers cette semaine, mais je ne crois pas que monsieur le gouverneur annoncera son départ de la vie politique. Vous savez, monsieur Jacobs est un homme bien qui dispose d’un énorme bagage de valeurs qu’il met en application à tous les moments de sa vie tant politique que privée. Je crois qu’il est malhonnête de le dépeindre comme il l’est depuis plusieurs mois dans les médias. Je ne cherche pas à défendre sa personne, croyez-moi bien, mais je suis affectée par les mots difficiles lancés à l’égard de notre gouvernement et je le suis encore plus par les énormes pertes que nous subissons depuis quelques temps.»
Jimmy Sanders (animateur)
«Quand je vous entends, et ne le prenez pas mal, j’ai l’impression d’entendre une hypothétique successeure à Robert Jacobs. Préparez-vous le terrain pour vous présenter à sa succession?»
Ashley Adamson (vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales)
(rire) «Je ne prépare le terrain pour rien du tout. J’ai confiance en l’homme que les Deserans ont porté au pouvoir et je continue de croire qu’il peut nous aider à réaliser de grandes choses. Certes, l’actualité mine les actions de notre gouvernement, mais nous ne sommes pas en stagnation et tout continue à bien se dérouler.»
Jimmy Sanders (animateur)
«Donc, on comprend que vous allez conserver la langue de bois en bonne politicienne. Il y a quelques jours, vous avez dû remettre les pendules à l’heure concernant certains mouvements minoritaires, mais qui monopolisent l’actualité en Amadach, concernant leur volonté d’être rattaché au Deseret. Vous avez dit que cela ne se ferait pas, mais j’ai envie de vous demander : indépendamment de votre positon, le Deseret pourrait-il ajouter à sa collection l’Amadach comme il l’a fait avec les neuf états fédérés olgariens?»
Ashley Adamson (vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales)
«Ah!, encore cette histoire… Ce qui se passe en Amadach est très désolant, mais ça arrive partout : ce n’est pas propre à l’Amadach ou aux Îles Lorthon. Il y a longtemps, les Deserans, prenant contrôle de leur territoire, avait chassé les représentants de la couronne britonne du territoire de l’actuelle région de Jefferson. C’est dommage qu’un conflit en arrive à de telles actions, mais ce n’est pas extraordinaire. Néanmoins, les deux situations –la fusion avec les états fédérés et un rattachement de l’Amadach, sont des situations très différentes et il est malhonnête d’y voir une quelconque ressemblance. Les états fédérés olgariens et le Deseret ont partagé plus de trois cent dans d’histoire commune, de liens forts tant sur le plan économique que social. Il y a de fortes ressemblances entre ces ex-états fédérés et le Deseret, et c’est ce qui a permis d’en arriver à une fusion homogène. Ce que je veux dire, c’est que dans le quotidien des Deserans et des Olgariens fédérés, rien n’a changé, sinon en mieux. Le lendemain de la fusion, les Olgariens fédérés sont retourné au travail et les services gouvernementaux gérés antérieurement par le gouvernement central des États-Fédérés d’Olgarie ont été réactivés. Concernant l’Amadach, il n’y a aucun lien qui pourrait permettre un tel rattachement. Des Amadachans sont venus vers le sud il y a plus de cinq cent ans? Effectivement, mais aujourd’hui, il n’en résulte d’aucune base solide pour affirmer qu’il y a une histoire commune. Nous ne pouvons pas permettre que le Deseret soit perçu comme la terre d’accueil de toutes les entités nationales en difficulté quelconque. Nous n’allons pas devenir les nouveaux États-Fédérés d’Olgarie, et je crois que c’est dans l’intérêt de tout le monde.»
Jimmy Sanders (animateur)
«Donc, votre gouvernement abandonnerait les Amadachans qui croient en nous et en notre modèle?»
Ashley Adamson (vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales)
«Non. Ce que je dis, c’est que l’Amadach est libre et peut disposer elle-même de son modèle en puisant ici et là les modalités qu’elle estime essentielles au bon fonctionnement de son État. Le rêve d’être rattaché au Deseret est utopiste, et concrètement, ridicule.»
Jimmy Sanders (animateur)
«Certains analystes politiques deserans disent que les Amadachans ne seraient pas mieux servi : ils tentent de fuir la corruption et les influences étrangères en souhaitant rejoindre un État corrompu qui influencerait ses affaires internes…»
Ashley Adamson (vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales)
«C’est une malhonnêteté désobligeante, et je n’approuve aucunement vos propos…»
[…][/justify]
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/08/08/180808080828685225.png[/img][/center]
[justify]Jimmy Sanders (animateur)
«Vous venez d’entendre Ain’t no mountain sur les ondes de Radio Live en direct de Lancaster. Il est présentement 17 heures et vous vous apprêtez à passer la prochaine heure en ma présence, Jimmy Sanders, pour l’Heure politique. Et je peux vous confirmer que ces temps-ci, ce ne sont pas les sujets qui manquent pour l’émission. Vous l’avez sans doute appris en regardant les nouvelles, ou en les lisant, cette semaine : huit autres démocrates ont claqué la porte et siègeront dorénavant en tant qu’indépendants. Depuis juillet, combien de députés démocrates ont rejeté l’orientation prise par le gouverneur Jacobs? Une trentaine! Si plusieurs chroniqueurs parlent d’hécatombe démocrate, certains sont encore d’avis qu’il faut laisser le gouverneur Jacobs aller au fond de plan… Et c’est le cas de mon invitée que nous rejoignons au téléphone : Ashley Adamson, vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales. Madame la vice-gouverneure, vous êtes présentement la seule membre du cabinet démocrate qui utilise toutes les plateformes possibles pour défendre le gouverneur. Entêtement ou conviction?»
Ashley Adamson (vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales)
«J’aimerais saluer vos auditeurs, premièrement. Ensuite, je crois que toute cette histoire, si on peut l’appeler ainsi, est une question de perspective. Pour certain, c’est de l’entêtement, pour d’autres, c’est une conviction. Peu importe la réponse que je vous donnerai, les gens ne changeront pas leur opinion en se basant sur ma réponse. Cependant, et c’est vrai, je crois qu’il s’agit à la fois d’entêtement et de conviction. Je suis têtue, mais je crois également qu’on condamne trop rapidement le gouverneur Jacobs et les actions de notre gouvernement sur de nombreux sujets, ces temps-ci, et je crois que c’est un raccourci malhonnête.»
Jimmy Sanders (animateur)
«Il y a beaucoup de rumeurs qui courent ces jours-ci à l’effet que le gouverneur Jacobs pourrait être tenté de démissionner. Les nombreuses polémiques qui s’accrochent à lui auront-elles raison de votre chef? Est-ce que vous sentez qu’il est sur le point de mettre un terme à sa carrière politique?»
Ashley Adamson (vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales)
«Je ne crois pas. En tout cas, nous n’avons jamais eu une telle discussion, ni en privé ni au caucus, et je sais que cette rumeur fait vendre beaucoup de papiers cette semaine, mais je ne crois pas que monsieur le gouverneur annoncera son départ de la vie politique. Vous savez, monsieur Jacobs est un homme bien qui dispose d’un énorme bagage de valeurs qu’il met en application à tous les moments de sa vie tant politique que privée. Je crois qu’il est malhonnête de le dépeindre comme il l’est depuis plusieurs mois dans les médias. Je ne cherche pas à défendre sa personne, croyez-moi bien, mais je suis affectée par les mots difficiles lancés à l’égard de notre gouvernement et je le suis encore plus par les énormes pertes que nous subissons depuis quelques temps.»
Jimmy Sanders (animateur)
«Quand je vous entends, et ne le prenez pas mal, j’ai l’impression d’entendre une hypothétique successeure à Robert Jacobs. Préparez-vous le terrain pour vous présenter à sa succession?»
Ashley Adamson (vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales)
(rire) «Je ne prépare le terrain pour rien du tout. J’ai confiance en l’homme que les Deserans ont porté au pouvoir et je continue de croire qu’il peut nous aider à réaliser de grandes choses. Certes, l’actualité mine les actions de notre gouvernement, mais nous ne sommes pas en stagnation et tout continue à bien se dérouler.»
Jimmy Sanders (animateur)
«Donc, on comprend que vous allez conserver la langue de bois en bonne politicienne. Il y a quelques jours, vous avez dû remettre les pendules à l’heure concernant certains mouvements minoritaires, mais qui monopolisent l’actualité en Amadach, concernant leur volonté d’être rattaché au Deseret. Vous avez dit que cela ne se ferait pas, mais j’ai envie de vous demander : indépendamment de votre positon, le Deseret pourrait-il ajouter à sa collection l’Amadach comme il l’a fait avec les neuf états fédérés olgariens?»
Ashley Adamson (vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales)
«Ah!, encore cette histoire… Ce qui se passe en Amadach est très désolant, mais ça arrive partout : ce n’est pas propre à l’Amadach ou aux Îles Lorthon. Il y a longtemps, les Deserans, prenant contrôle de leur territoire, avait chassé les représentants de la couronne britonne du territoire de l’actuelle région de Jefferson. C’est dommage qu’un conflit en arrive à de telles actions, mais ce n’est pas extraordinaire. Néanmoins, les deux situations –la fusion avec les états fédérés et un rattachement de l’Amadach, sont des situations très différentes et il est malhonnête d’y voir une quelconque ressemblance. Les états fédérés olgariens et le Deseret ont partagé plus de trois cent dans d’histoire commune, de liens forts tant sur le plan économique que social. Il y a de fortes ressemblances entre ces ex-états fédérés et le Deseret, et c’est ce qui a permis d’en arriver à une fusion homogène. Ce que je veux dire, c’est que dans le quotidien des Deserans et des Olgariens fédérés, rien n’a changé, sinon en mieux. Le lendemain de la fusion, les Olgariens fédérés sont retourné au travail et les services gouvernementaux gérés antérieurement par le gouvernement central des États-Fédérés d’Olgarie ont été réactivés. Concernant l’Amadach, il n’y a aucun lien qui pourrait permettre un tel rattachement. Des Amadachans sont venus vers le sud il y a plus de cinq cent ans? Effectivement, mais aujourd’hui, il n’en résulte d’aucune base solide pour affirmer qu’il y a une histoire commune. Nous ne pouvons pas permettre que le Deseret soit perçu comme la terre d’accueil de toutes les entités nationales en difficulté quelconque. Nous n’allons pas devenir les nouveaux États-Fédérés d’Olgarie, et je crois que c’est dans l’intérêt de tout le monde.»
Jimmy Sanders (animateur)
«Donc, votre gouvernement abandonnerait les Amadachans qui croient en nous et en notre modèle?»
Ashley Adamson (vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales)
«Non. Ce que je dis, c’est que l’Amadach est libre et peut disposer elle-même de son modèle en puisant ici et là les modalités qu’elle estime essentielles au bon fonctionnement de son État. Le rêve d’être rattaché au Deseret est utopiste, et concrètement, ridicule.»
Jimmy Sanders (animateur)
«Certains analystes politiques deserans disent que les Amadachans ne seraient pas mieux servi : ils tentent de fuir la corruption et les influences étrangères en souhaitant rejoindre un État corrompu qui influencerait ses affaires internes…»
Ashley Adamson (vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales)
«C’est une malhonnêteté désobligeante, et je n’approuve aucunement vos propos…»
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