[center]La Gazette Gombette
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[Actualités - RP] La Gazette Gombette
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Dmitri Korolev
[center]Championnat Royal Gombet d'Automobile Sportive
[img]https://i0.wp.com/s3.amazonaws.com/scardigest/wp-content/uploads/Ferrari-250-GT-Competizione-Chassis-2735-Fiorano-1.jpg?fit=690%2C280[/img]
Le célèbre pilote Amédée di Valdo, pour une fois sur le siège passager de sa machine, son brillant concepteur l'ingénieur Gianni Formiginella étant au volant[/center]
Publié le 14/04/2034, Autodrome d'Aousta
Panem et Circenses. Comme toutes les populations du monde, les Gombets ont besoin de se détendre régulièrement. Comme tous le savent probablement, la pratique des sports est fortement encouragée par les pouvoirs publics. Ils permettent l'oxygénation du corps et de l'âme, et servent d’exutoire aux turpitudes de l'existence. Les sports les plus populaires du pays en termes de licenciés se trouvent être ceux les plus facilement praticable par la population : le football et le rugby. Mais lorsqu'il s'agit de popularité en absolu, alors rien ne dépasse celle du Championnat Royal Gombet d'Automobile Sportive.
Le prestige des écuries engagées, la bravoure des pilotes ou encore les sensations générées par le passage des bolides vrombissants sont autant de facteur qui explique qu'à chaque course, la populace se masse le long des routes ou auprès de son poste de radio pour suivre les parcours de leurs idoles. Les règles du championnat sont assez simple : les écuries peuvent engager chacune deux automobiles d'usine par saison (mais le nombre est illimité avec les pilotes privés), automobiles qu'elles peuvent modifier à leur guise durant la durée de cette dernière toujours en respectant le règlement technique draconien. En effet, cette compétition a pour objectif de promouvoir l'adresse et la compétence technique des pilotes et des constructeurs, et se conçoit comme la descendance des tournois chevaleresques des temps d'autrefois. Aussi, aucun équipement électronique n'est autorisé à bord, rien de superflus doit être rajouté à la machine et son pilote. Ainsi, airbags, assistance au freinage ou la direction, injection électronique, etc. sont des équipements prohibés. A l'issu d'une course, les pilotes se partagent les points en fonction de leur classement, ce qui permet un classement global une fois les 10 épreuves de la saison terminées.
Mais cette compétition n'est pas qu'un divertissement pour les foules et un hobby pour les heureux élus, mais bien une façon de s'élever socialement. En effet, il est arrivé plus d'une fois qu'un pilote ou un ingénieur dont le niveau d'excellence était tel ai été anobli par la monarchie, en récompense de la valeur démontrée sur la piste.
Nous sommes donc présent cet après-midi (ndlr : hier après-midi) à l'autodrome d'Aousta dans l'Ouest du pays à la séance d'essais libres de l'écurie Formiginella. L'écurie fondée par le patriarche Bruno Formiginella il y a maintenant quasiment 80 ans, et dont les performances ces dernières saisons n'étaient pas à la hauteur du prestige de l'écurie (rappelons-le, avec 24 victoires en 76 saisons, elle est l'écurie la plus titrée), cherche un second souffle avant l'ouverture de cette nouvelle saison. La signature d'Amédée di Vlado, pilote de la région, biberonné aux exploits de la maison mais qui n'avait pas été retenu à l'époque et avait fini par connaitre la gloire avec les concurrents a sauté sur l'occasion de rejoindre son écurie de cœur. Surtout, l'équipe mise beaucoup sur le développement d'un nouveau moteur pour retrouver. En effet, dissimulé sous l'immense capot d'acier se trouve un moteur V12 à 90° de 48 soupapes et 3 000cm3, alimenté par 6 carburateurs double-corps placés au sommet du V. L'engin développe 300ch et permet une accélération redoutable pour cette machine de seulement 960kg à vide, le 0 à 100km/h est notamment avalé en 5,2s. Di Valdi s'est de plus déclaré particulièrement satisfait du comportement de l'automobile dans les courbes rapides, l'arrière partant avec une extrême régularité de manière très saine, alors que l'agilité du modèle dans les épingles plus resserrées est également satisfaisante. Voyez sa déclaration, ainsi que celle de l'ingénieur en chef :
Amédée di Valdo (pilote) : "Le comportement de l'automobile est très sain. Joueur à souhait dans les courbes rapides, il est facile de la faire sortir de dérive et de la remettre dans l'axe de la piste. Le nouveau moteur est une petite merveille, et je suis sur que si la fiabilité est au rendez-vous, ce qui est toujours délicat à affirmer en période de pré-saison, nous serons cette année plus compétitif que par le passé."
Romano Gioacchino (ingénieur en chef) : "Nous avons déployé énormément d'efforts pour développer une voiture à même d'évoluer au niveau de performance que l'on attend d'une écurie comme la notre. Notre santé financière améliorée(*) nous a permis d'investir plus que les années précédentes et je suis sur que nos années de galères sont bientôt terminées, et que feu mon grand-père n'aura plus honte de nous la-haut à la droite de Dieu.
Rappelons que la saison commence la semaine prochaine par la course des Mille Lieux, qui rejoint justement Aousta à la capitale, Saint-Maurice d'Agaune. Il est fort probable d'ailleurs que le Roy Rodolphe XVIII, grand admirateur de sport automobile et lui-même pilote dans sa jeunesse, soit présent à l'arrivée des participants.
NB (*) : L'écurie Fiormiginella s'est vue confiée la maîtrise d’œuvre d'un contrat de fourniture d'automobiles pour le parc automobile du palais royal et du gouvernement (50 Storchi 290 GTE), dans l'optique de disposer du matériel nécessaire à la reprise des relations diplomatiques.
[img]https://i0.wp.com/s3.amazonaws.com/scardigest/wp-content/uploads/Ferrari-250-GT-Competizione-Chassis-2735-Fiorano-1.jpg?fit=690%2C280[/img]
Le célèbre pilote Amédée di Valdo, pour une fois sur le siège passager de sa machine, son brillant concepteur l'ingénieur Gianni Formiginella étant au volant[/center]
Publié le 14/04/2034, Autodrome d'Aousta
Panem et Circenses. Comme toutes les populations du monde, les Gombets ont besoin de se détendre régulièrement. Comme tous le savent probablement, la pratique des sports est fortement encouragée par les pouvoirs publics. Ils permettent l'oxygénation du corps et de l'âme, et servent d’exutoire aux turpitudes de l'existence. Les sports les plus populaires du pays en termes de licenciés se trouvent être ceux les plus facilement praticable par la population : le football et le rugby. Mais lorsqu'il s'agit de popularité en absolu, alors rien ne dépasse celle du Championnat Royal Gombet d'Automobile Sportive.
Le prestige des écuries engagées, la bravoure des pilotes ou encore les sensations générées par le passage des bolides vrombissants sont autant de facteur qui explique qu'à chaque course, la populace se masse le long des routes ou auprès de son poste de radio pour suivre les parcours de leurs idoles. Les règles du championnat sont assez simple : les écuries peuvent engager chacune deux automobiles d'usine par saison (mais le nombre est illimité avec les pilotes privés), automobiles qu'elles peuvent modifier à leur guise durant la durée de cette dernière toujours en respectant le règlement technique draconien. En effet, cette compétition a pour objectif de promouvoir l'adresse et la compétence technique des pilotes et des constructeurs, et se conçoit comme la descendance des tournois chevaleresques des temps d'autrefois. Aussi, aucun équipement électronique n'est autorisé à bord, rien de superflus doit être rajouté à la machine et son pilote. Ainsi, airbags, assistance au freinage ou la direction, injection électronique, etc. sont des équipements prohibés. A l'issu d'une course, les pilotes se partagent les points en fonction de leur classement, ce qui permet un classement global une fois les 10 épreuves de la saison terminées.
Mais cette compétition n'est pas qu'un divertissement pour les foules et un hobby pour les heureux élus, mais bien une façon de s'élever socialement. En effet, il est arrivé plus d'une fois qu'un pilote ou un ingénieur dont le niveau d'excellence était tel ai été anobli par la monarchie, en récompense de la valeur démontrée sur la piste.
Nous sommes donc présent cet après-midi (ndlr : hier après-midi) à l'autodrome d'Aousta dans l'Ouest du pays à la séance d'essais libres de l'écurie Formiginella. L'écurie fondée par le patriarche Bruno Formiginella il y a maintenant quasiment 80 ans, et dont les performances ces dernières saisons n'étaient pas à la hauteur du prestige de l'écurie (rappelons-le, avec 24 victoires en 76 saisons, elle est l'écurie la plus titrée), cherche un second souffle avant l'ouverture de cette nouvelle saison. La signature d'Amédée di Vlado, pilote de la région, biberonné aux exploits de la maison mais qui n'avait pas été retenu à l'époque et avait fini par connaitre la gloire avec les concurrents a sauté sur l'occasion de rejoindre son écurie de cœur. Surtout, l'équipe mise beaucoup sur le développement d'un nouveau moteur pour retrouver. En effet, dissimulé sous l'immense capot d'acier se trouve un moteur V12 à 90° de 48 soupapes et 3 000cm3, alimenté par 6 carburateurs double-corps placés au sommet du V. L'engin développe 300ch et permet une accélération redoutable pour cette machine de seulement 960kg à vide, le 0 à 100km/h est notamment avalé en 5,2s. Di Valdi s'est de plus déclaré particulièrement satisfait du comportement de l'automobile dans les courbes rapides, l'arrière partant avec une extrême régularité de manière très saine, alors que l'agilité du modèle dans les épingles plus resserrées est également satisfaisante. Voyez sa déclaration, ainsi que celle de l'ingénieur en chef :
Amédée di Valdo (pilote) : "Le comportement de l'automobile est très sain. Joueur à souhait dans les courbes rapides, il est facile de la faire sortir de dérive et de la remettre dans l'axe de la piste. Le nouveau moteur est une petite merveille, et je suis sur que si la fiabilité est au rendez-vous, ce qui est toujours délicat à affirmer en période de pré-saison, nous serons cette année plus compétitif que par le passé."
Romano Gioacchino (ingénieur en chef) : "Nous avons déployé énormément d'efforts pour développer une voiture à même d'évoluer au niveau de performance que l'on attend d'une écurie comme la notre. Notre santé financière améliorée(*) nous a permis d'investir plus que les années précédentes et je suis sur que nos années de galères sont bientôt terminées, et que feu mon grand-père n'aura plus honte de nous la-haut à la droite de Dieu.
Rappelons que la saison commence la semaine prochaine par la course des Mille Lieux, qui rejoint justement Aousta à la capitale, Saint-Maurice d'Agaune. Il est fort probable d'ailleurs que le Roy Rodolphe XVIII, grand admirateur de sport automobile et lui-même pilote dans sa jeunesse, soit présent à l'arrivée des participants.
NB (*) : L'écurie Fiormiginella s'est vue confiée la maîtrise d’œuvre d'un contrat de fourniture d'automobiles pour le parc automobile du palais royal et du gouvernement (50 Storchi 290 GTE), dans l'optique de disposer du matériel nécessaire à la reprise des relations diplomatiques.
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Dmitri Korolev
[center]Procès des bourreaux de la fille Lavauret
[img]https://www.cute-calendar.com/images/en/teaser/international-justice-day.jpg[/img]
Publié le 23/04/2034, siège du Vidomnat de Saint-Maurice d'Agaune[/center]
Hier se tenait à au siège du vidomnat* de la capitale, Saint-Maurice d'Agaune, un procès hors normes. Celui d'une douzaine d'homme accusé du plus sordide des meurtres, l'assassinat de Guiraude Lavauret. Cet assassinat avait défrayé la chronique il y a deux semaines par sa violence et sa folie. La pauvre Mme. Lavauret, accusée de sorcellerie, avait été attrapée, jugée de manière expéditive et jeter pieds et points liés dans un puits, avant d'être purement et simplement lapidée pour ses crimes.
Il faut d'abord rappeler que la sorcellerie n'est plus considéré comme étant une réalité démontrable en Gombet depuis prêt d'un siècle, et que de par ce fait, personne ne peut être condamnée à ce titre depuis les années 30. Ce point est encore débattu par les ecclésiastiques, la frange la plus traditionaliste du clergé continuant d'affirmer que la sorcellerie est une réalité et que perpétrateurs devraient être poursuivis. Pour autant, la justice du pays souhaite maintenant se baser sur des faits tangibles et irréfutables avant de condamner un suspect. Malgré la grande religiosité de la population, la justice du pays se base depuis un siècle maintenant sur le droit, et non plus sur des ordalies. Dans la grande confrontation que se livre la société entre les laïcs et religieux, la justice est un bastion de ces derniers, étant assez logiquement un repère de cartésiens et d’adeptes de la logique au détriment du mysticisme.
Dès lors, la première action du tribunal a été de déclarer la condamnation comme nulle et nous avenue. Par l'absence de preuve, parce que l'autorité d'accusation (un moine chargé de l'instruction des élèves du village) n'était pas compétente et parce que le chef d'accusation n’existe tout simplement pas. La pauvre Mme. Lavauret est donc lavée de tout soupçons, et elle sera d'ailleurs enterrée religieusement demain. L'accusation a donc cherchée à remonter le file des événements pour établir les responsabilités. Il s'est avéré qu'une forme d'hystérie collective s'est emparée de la foule, selon un schéma propre aux folies collectives. Pour autant, le profil de trois meneurs a été identifié. Mme. Ponsine, mère d'un certain Bernat fiancé récemment décédé de la victime, son fils aîné et son meilleur ami. Il s'est avéré que c'était ces deux derniers qui avaient lancé la victime dans le puits, alors que la mère a décidé de la lapider, voyant qu'elle ne se noyait pas. Une demi-douzaine d'autres personnes ont été condamnées au bagne dans les mines d'or de l'île Saint-Colomba pour complicité aggravée.
Quoi qu'il en soit, cette triste affaire nous rappelle que même si le progrès pour le progrès n'est pas souhaitable, l'éducation primaire des sujets devrait être une priorité pour éviter un obscurantisme rampant.
(*) : Le vidomne est, à l'origine un titre de noblesse désignant un noble détenait ses terres non pas d'un seigneur laïc comme la plupart du temps, mais d'un seigneur ecclésiastique. La coutume voulait qu'il occupe les fonctions de juge pour ce dernier, ce qui avec le temps a fait évoluer le sens du mot pour désigner non plus le tenant de la charge, mais la charge elle-même.
[img]https://www.cute-calendar.com/images/en/teaser/international-justice-day.jpg[/img]
Publié le 23/04/2034, siège du Vidomnat de Saint-Maurice d'Agaune[/center]
Hier se tenait à au siège du vidomnat* de la capitale, Saint-Maurice d'Agaune, un procès hors normes. Celui d'une douzaine d'homme accusé du plus sordide des meurtres, l'assassinat de Guiraude Lavauret. Cet assassinat avait défrayé la chronique il y a deux semaines par sa violence et sa folie. La pauvre Mme. Lavauret, accusée de sorcellerie, avait été attrapée, jugée de manière expéditive et jeter pieds et points liés dans un puits, avant d'être purement et simplement lapidée pour ses crimes.
Il faut d'abord rappeler que la sorcellerie n'est plus considéré comme étant une réalité démontrable en Gombet depuis prêt d'un siècle, et que de par ce fait, personne ne peut être condamnée à ce titre depuis les années 30. Ce point est encore débattu par les ecclésiastiques, la frange la plus traditionaliste du clergé continuant d'affirmer que la sorcellerie est une réalité et que perpétrateurs devraient être poursuivis. Pour autant, la justice du pays souhaite maintenant se baser sur des faits tangibles et irréfutables avant de condamner un suspect. Malgré la grande religiosité de la population, la justice du pays se base depuis un siècle maintenant sur le droit, et non plus sur des ordalies. Dans la grande confrontation que se livre la société entre les laïcs et religieux, la justice est un bastion de ces derniers, étant assez logiquement un repère de cartésiens et d’adeptes de la logique au détriment du mysticisme.
Dès lors, la première action du tribunal a été de déclarer la condamnation comme nulle et nous avenue. Par l'absence de preuve, parce que l'autorité d'accusation (un moine chargé de l'instruction des élèves du village) n'était pas compétente et parce que le chef d'accusation n’existe tout simplement pas. La pauvre Mme. Lavauret est donc lavée de tout soupçons, et elle sera d'ailleurs enterrée religieusement demain. L'accusation a donc cherchée à remonter le file des événements pour établir les responsabilités. Il s'est avéré qu'une forme d'hystérie collective s'est emparée de la foule, selon un schéma propre aux folies collectives. Pour autant, le profil de trois meneurs a été identifié. Mme. Ponsine, mère d'un certain Bernat fiancé récemment décédé de la victime, son fils aîné et son meilleur ami. Il s'est avéré que c'était ces deux derniers qui avaient lancé la victime dans le puits, alors que la mère a décidé de la lapider, voyant qu'elle ne se noyait pas. Une demi-douzaine d'autres personnes ont été condamnées au bagne dans les mines d'or de l'île Saint-Colomba pour complicité aggravée.
Quoi qu'il en soit, cette triste affaire nous rappelle que même si le progrès pour le progrès n'est pas souhaitable, l'éducation primaire des sujets devrait être une priorité pour éviter un obscurantisme rampant.
(*) : Le vidomne est, à l'origine un titre de noblesse désignant un noble détenait ses terres non pas d'un seigneur laïc comme la plupart du temps, mais d'un seigneur ecclésiastique. La coutume voulait qu'il occupe les fonctions de juge pour ce dernier, ce qui avec le temps a fait évoluer le sens du mot pour désigner non plus le tenant de la charge, mais la charge elle-même.