Presse du Royaume de Vonalya
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Alwine
[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 15 novembre 2033.[/right]
Quand la presse thorvaloise saute sur les conclusions faciles, une tribune de Maître Ulfgar Tonne-Canons :
Nos collègues de l'Aften un estimé journal thorvalois, ont récemment publié un article sous le titre suivant : « Fièvre de gigantisme au Nord. », que par soucis de justice nous reproduisons [url=http://www.simpolitique.com/presse-actualite-t13571-60.html#p319693]dans les pages suivantes[/url], traduit en vonalyan. Suite à cela, Maître Ulfgar Tonne-Canons, membre respecté de la Guilde des Armuriers, a contacté notre journal pour demander à disposer d'un droit de réponse dans un texte, que nous publions ci-dessous. Les propos tenus n'engagent que Maître Ulfgar et non la rédaction de l'Éclair.
« Il est paru récemment dans la presse thorvaloise, que je me pique de suivre de loin en loin, un malheureux article bien loin de la pertinence, à mon avis, que l'on est en droit d'attendre d'un journaliste inscrit régulièrement auprès de la Guilde des Journalistes, hélas ! Puisque je m'estime attaqué, j'ai souhaité répondre, comme doit le faire tout homme sage lorsqu'on tente de s'en prendre à sa réputation, particulièrement lorsqu'il est actif dans un métier de création, et que de sa réputation dépendra sa capacité à vendre ou non ces créations, dans mon cas des armes, à ses contemporains, et donc, en bout de ligne, sa capacité à assurer la subsistance de sa famille !
Mais que dis donc ce scribouillard thorvalois ? Je ne doute pas que, dûment formés qu'ils ont été à la rigueur journalistique dans leur Guilde, les journalistes de ce bon vieux Éclair en donneront lecture, mais je vais vous résumer ça. En gros, après avoir chougné sur l'existence préalable de quelques entreprises énergétiques soveroves, passant le fait que ce sont des nains rachitiques à côtés de la SVG – désolé les slaves, mais faut dire ce qui est ! – voilà qu'ils pleurnichent, avec des tons d'annonce de l'apocalypse, sur la naissance de la CHVEV et de l'Ild Krasny, signes de l'abjecte mondialisation et blablabla une glose digne des mystères de leur foi là, comme ils disent ! Vous vous en doutez, la deuxième cause m'intéresse plus que la première, mais si au passage je peux défendre l'honneur des artisans de l'énergie, je n'y manquerai pas, bien sûr !
Car, au-delà des annonces de terreur et de ruine, quel est le propos ? Je vais vous le dire : opposer le méchant monde des grandes compagnies regroupant des intérêts multi-nationaux, dont les bonnes intentions sont balayées d'avance comme autant de sophismes, au monde parfais et idyllique du Thorval « patrie des paysans et des corporations d'artisans » ! N'importe quel vonalyan aura déjà compris la connerie du propos – pardon aux enfants qui liront, mais parfois il faut bien utiliser les thermes les plus directs et les plus vrais – et l'énorme vice de raisonnement qui se cache derrière ce raisonnement simpliste. Soit les scribouillards qui ont écris ça sont mal renseignés, soit ils raisonnent trop simplement, soit ils sont de mauvaise foi, mais je veux encore exclure cette dernière possibilité, car j'ai malgré tout du respect pour leur journal.
Où est-il, le vice ? Hé bien dans cette opposition entre les grands groupes et les corporations d'artisans ! Car, en fait, qui « possède » la Fédération Nationale des Armes du Vonalya, au fond ? La Couronne ? Elle en a un bout, pour garantir le bon droit, mais non, ce n'est pas elle qui décide. De vilains grands financiers ? Non plus, l'actionnariat privé est très marginal, et le fait surtout de bienfaiteurs qui ont soutenu la Fédération dans ses années les plus sombres. Non, qui possède la Fédération ? Hé bien les fédérés, autrement dit les Guildes concernées !
Hé oui, les Guildes. Et n'en déplaise aux scribouillards intéressés, on ne parle pas d'un mot dévoyé de son sens par le modernisme et blablabla ! Non, de vrais guildes, des corporations d'artisans, ni plus, ni moins. Personne ne possède les Guildes ou ne les dirige, sinon les artisans, maîtres et compagnons, qui la composent. Chacune a voté, chacune son tour. J'étais là quand les maîtres les plus respectés dans leurs arts de la Guilde des Armuriers ont débattu et voté, j'étais là quand on a reçu et décompté les votes des maîtres et compagnons, à travers les diverses sections locales. Personne ne nous a forcé. Nous l'avons choisi, parce que c'était une belle opportunité. Quelle autorité a donc un scribouillard thorvalois, qui n'a sans doute jamais touché à une fonderie de sa vie, pour nous dire que nous faisons mal ? Qui l'a établis juge de l'intérêt des artisans au-dessus des artisans eux-mêmes ?
Il en a été de même dans les Guildes des Forgerons et des Aviateurs, je le sais, et, à un niveau plus complexe, dans la Fraternité de la Mer, notre plus récent membre, entré dans la Fédération suite à la mise à l'eau des premiers grands navires de guerres modernes. Plus complexe, parce qu'une Fraternité n'est qu'un rassemblement de Guildes, et que les divers métiers de la mer ont ainsi coutume de faire cause et pot commun pour toutes les grandes entreprises qu'ils doivent mener, selon la solidarité propre aux marins et autres gens de la sorte !
Ors donc, aucun géant dans l'affaire, aucun titan de la finance, ou plutôt s'il y a un géant il n'est que l'addition des petits, des humbles, qui, mettant leurs savoirs en communs, ont décidé d'entreprendre un grand projet. Libre à nos confrères du Thorval de ne pas le vouloir, d'accord. Je serais prêt, à la limite, à entendre leurs critiques. Mais qu'un petit scribouillard monté en chaire se donne le mandat divin de critiquer et commenter les décisions prises par des centaines d'artisans de talent à travers tout le Vonalya, c'est là plus que je n'en accepterai ! Messire le scribouillard, je vous emmerde, vous et votre morale, et ils peuvent le marquer dans le journal ! Si vous vous estimez offensé, je ne doute pas qu'un des forgerons que vous avez également insulté se fera grand plaisir de me forger une arme tout spécialement vous corriger en duel !
Quant au propos final, l'objet de l'article, dont les viles calomnies n'étaient que l'argument, l'intégration dans la Ligue Boréale du Thorval, je ne me ferai pas juge de la conduite que les thorvalois se doivent d'avoir. Mais las, vraiment, si je peux me permettre de parler d'artisanat, c'est bien d'arrogance il me semble, bien un esprit contraire à celui des corporations libres, que de s'estimer meilleur que tous ses voisins, et de se contenter de les juger hautainement sans vouloir participer à des œuvres communes pour le meilleur bonheur de la famille dont on a la charge, sans apporter son savoir et ses idées au bien commun. C'est là l'attitude d'un mauvais homme et piètre artisan, mais, bien peu rôdé à la politique des rois, je ne saurais dire si c'est l'attitude d'un mauvais royaume également... »
La rédaction ne peut encore une fois que souligner que le point de vue exprimé ici est celui de Maître Ulfgar, et nullement celui du journal. La rédaction se refuse notamment à s'associer à la forme et au registre de son texte, qu'elle n'a pu modifier en rien, même sur ces aspects, liée par l'impérieux devoir de l'honnêteté journalistique.
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 15 novembre 2033.[/right]
Quand la presse thorvaloise saute sur les conclusions faciles, une tribune de Maître Ulfgar Tonne-Canons :
Nos collègues de l'Aften un estimé journal thorvalois, ont récemment publié un article sous le titre suivant : « Fièvre de gigantisme au Nord. », que par soucis de justice nous reproduisons [url=http://www.simpolitique.com/presse-actualite-t13571-60.html#p319693]dans les pages suivantes[/url], traduit en vonalyan. Suite à cela, Maître Ulfgar Tonne-Canons, membre respecté de la Guilde des Armuriers, a contacté notre journal pour demander à disposer d'un droit de réponse dans un texte, que nous publions ci-dessous. Les propos tenus n'engagent que Maître Ulfgar et non la rédaction de l'Éclair.
« Il est paru récemment dans la presse thorvaloise, que je me pique de suivre de loin en loin, un malheureux article bien loin de la pertinence, à mon avis, que l'on est en droit d'attendre d'un journaliste inscrit régulièrement auprès de la Guilde des Journalistes, hélas ! Puisque je m'estime attaqué, j'ai souhaité répondre, comme doit le faire tout homme sage lorsqu'on tente de s'en prendre à sa réputation, particulièrement lorsqu'il est actif dans un métier de création, et que de sa réputation dépendra sa capacité à vendre ou non ces créations, dans mon cas des armes, à ses contemporains, et donc, en bout de ligne, sa capacité à assurer la subsistance de sa famille !
Mais que dis donc ce scribouillard thorvalois ? Je ne doute pas que, dûment formés qu'ils ont été à la rigueur journalistique dans leur Guilde, les journalistes de ce bon vieux Éclair en donneront lecture, mais je vais vous résumer ça. En gros, après avoir chougné sur l'existence préalable de quelques entreprises énergétiques soveroves, passant le fait que ce sont des nains rachitiques à côtés de la SVG – désolé les slaves, mais faut dire ce qui est ! – voilà qu'ils pleurnichent, avec des tons d'annonce de l'apocalypse, sur la naissance de la CHVEV et de l'Ild Krasny, signes de l'abjecte mondialisation et blablabla une glose digne des mystères de leur foi là, comme ils disent ! Vous vous en doutez, la deuxième cause m'intéresse plus que la première, mais si au passage je peux défendre l'honneur des artisans de l'énergie, je n'y manquerai pas, bien sûr !
Car, au-delà des annonces de terreur et de ruine, quel est le propos ? Je vais vous le dire : opposer le méchant monde des grandes compagnies regroupant des intérêts multi-nationaux, dont les bonnes intentions sont balayées d'avance comme autant de sophismes, au monde parfais et idyllique du Thorval « patrie des paysans et des corporations d'artisans » ! N'importe quel vonalyan aura déjà compris la connerie du propos – pardon aux enfants qui liront, mais parfois il faut bien utiliser les thermes les plus directs et les plus vrais – et l'énorme vice de raisonnement qui se cache derrière ce raisonnement simpliste. Soit les scribouillards qui ont écris ça sont mal renseignés, soit ils raisonnent trop simplement, soit ils sont de mauvaise foi, mais je veux encore exclure cette dernière possibilité, car j'ai malgré tout du respect pour leur journal.
Où est-il, le vice ? Hé bien dans cette opposition entre les grands groupes et les corporations d'artisans ! Car, en fait, qui « possède » la Fédération Nationale des Armes du Vonalya, au fond ? La Couronne ? Elle en a un bout, pour garantir le bon droit, mais non, ce n'est pas elle qui décide. De vilains grands financiers ? Non plus, l'actionnariat privé est très marginal, et le fait surtout de bienfaiteurs qui ont soutenu la Fédération dans ses années les plus sombres. Non, qui possède la Fédération ? Hé bien les fédérés, autrement dit les Guildes concernées !
Hé oui, les Guildes. Et n'en déplaise aux scribouillards intéressés, on ne parle pas d'un mot dévoyé de son sens par le modernisme et blablabla ! Non, de vrais guildes, des corporations d'artisans, ni plus, ni moins. Personne ne possède les Guildes ou ne les dirige, sinon les artisans, maîtres et compagnons, qui la composent. Chacune a voté, chacune son tour. J'étais là quand les maîtres les plus respectés dans leurs arts de la Guilde des Armuriers ont débattu et voté, j'étais là quand on a reçu et décompté les votes des maîtres et compagnons, à travers les diverses sections locales. Personne ne nous a forcé. Nous l'avons choisi, parce que c'était une belle opportunité. Quelle autorité a donc un scribouillard thorvalois, qui n'a sans doute jamais touché à une fonderie de sa vie, pour nous dire que nous faisons mal ? Qui l'a établis juge de l'intérêt des artisans au-dessus des artisans eux-mêmes ?
Il en a été de même dans les Guildes des Forgerons et des Aviateurs, je le sais, et, à un niveau plus complexe, dans la Fraternité de la Mer, notre plus récent membre, entré dans la Fédération suite à la mise à l'eau des premiers grands navires de guerres modernes. Plus complexe, parce qu'une Fraternité n'est qu'un rassemblement de Guildes, et que les divers métiers de la mer ont ainsi coutume de faire cause et pot commun pour toutes les grandes entreprises qu'ils doivent mener, selon la solidarité propre aux marins et autres gens de la sorte !
Ors donc, aucun géant dans l'affaire, aucun titan de la finance, ou plutôt s'il y a un géant il n'est que l'addition des petits, des humbles, qui, mettant leurs savoirs en communs, ont décidé d'entreprendre un grand projet. Libre à nos confrères du Thorval de ne pas le vouloir, d'accord. Je serais prêt, à la limite, à entendre leurs critiques. Mais qu'un petit scribouillard monté en chaire se donne le mandat divin de critiquer et commenter les décisions prises par des centaines d'artisans de talent à travers tout le Vonalya, c'est là plus que je n'en accepterai ! Messire le scribouillard, je vous emmerde, vous et votre morale, et ils peuvent le marquer dans le journal ! Si vous vous estimez offensé, je ne doute pas qu'un des forgerons que vous avez également insulté se fera grand plaisir de me forger une arme tout spécialement vous corriger en duel !
Quant au propos final, l'objet de l'article, dont les viles calomnies n'étaient que l'argument, l'intégration dans la Ligue Boréale du Thorval, je ne me ferai pas juge de la conduite que les thorvalois se doivent d'avoir. Mais las, vraiment, si je peux me permettre de parler d'artisanat, c'est bien d'arrogance il me semble, bien un esprit contraire à celui des corporations libres, que de s'estimer meilleur que tous ses voisins, et de se contenter de les juger hautainement sans vouloir participer à des œuvres communes pour le meilleur bonheur de la famille dont on a la charge, sans apporter son savoir et ses idées au bien commun. C'est là l'attitude d'un mauvais homme et piètre artisan, mais, bien peu rôdé à la politique des rois, je ne saurais dire si c'est l'attitude d'un mauvais royaume également... »
La rédaction ne peut encore une fois que souligner que le point de vue exprimé ici est celui de Maître Ulfgar, et nullement celui du journal. La rédaction se refuse notamment à s'associer à la forme et au registre de son texte, qu'elle n'a pu modifier en rien, même sur ces aspects, liée par l'impérieux devoir de l'honnêteté journalistique.
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Alwine
[center]Vonalya Radio :[/center]
[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 15 novembre 2033, 10h30.[/right]
Merci encore une fois à la chorale du temple de Mani pour ce chant magnifique destiné à accompagner les danses nocturnes des prêtresses du Dieu, se baignant nues dans les rayons de la lune ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !
Nouvelles du monde :
*Alors qu'elle vient tout juste de co-fonder la Compagnie Horbaro-Vonalyanne pour l'Énergie Verte, la Société de la Chaleur Terrestre du Vonalya vient de connaître une légère frayeur au Lianwa, sur un des chantiers qu'elle a déjà entamé de par le simpomonde ! En effet, la SCTV a été engagée pour bâtir trois centrales dans la petite mais très riche nation insulaire de Ventélie, ce qui a été l'un des contrats lui permettant de se relancer après la période de passage à vide ayant suivit la fin des contrats du temps de l'Hégémonie. La frayeur eut lieu là-bas, quand un forage en profondeur visant à atteindre les puits de chaleur locaux a créé un mini-séisme d'une magnitude de 2,6 tout de même, mais qui n'a néanmoins pas faits de victimes ni de dégâts notables.
D'après les informations transmises par nos ingénieurs sur place, la secousse serait la conséquence d'une trop forte compression de l'eau en sous-sol, et la situation ne serait pas inquiétante, les autres tests de forage, sur la centaine effectuée, n'ayant posé aucun problème. La SCTV a affirmé sa « pleine et entière confiance » en ses ingénieurs sur place qui sauront « mettre à profit les richesses du sous-sol du Lianwa » en toute sécurité, d'après son porte-parole. Les travaux ne semblent en tous cas pas menacés, et la Société a communiqué sur environs encore un an et demi de construction avant que la centrale ne soit pleinement opérationnelle.
[center][...][/center]
*Au Peos, la situation est toujours floue sur la personne qui héritera en propre de la couronne, entre Sir Markus d'Hallvard et sa future épouse la princesse Roxanne de Galène. Néanmoins, il est certain que le couple a déjà des projets ! En digne fils du Vonalya, Sir Markus a déjà fait connaître ses priorités pour le futur : poursuivre dans la ligne de l'éducation, qui fait grandir le peuple, mais aussi faire en sorte de mettre le Peos sur toute les cartes, c'est à dire soigner son rayonnement. Un discours qui n'étonnera guère chez nous, où les trois dernières années furent consacrées à restaurer durablement le rayonnement vonalyan à travers le monde. Enfin, il a aussi parlé du sport, ce qui n'étonnerait guère son entourage, un proche ayant commenté qu'il avait toujours « été un grand sportif »... sans compter que c'est aussi une façon de favoriser le rayonnement d'un pays !
Sans surprise, le jeune homme s'est aussi dit prêt à servir le Peos quelque soit le rôle qu'il devra assumer, sur le trône ou en tant que consort, rejoignant l'analyse livrée notamment par son père sur nos ondes. De son côté, la promise a assuré également que, roi ou non, Sir Markus ne manquerait pas de responsabilités dans le futur du royaume, ce qui est assurément une bonne nouvelle et montre déjà l'harmonie qui doit régner dans ce couple...
[center][...][/center]
Nouvelles du Vonalya :
*La fondation d'Ild Krasny, intervenant peu de temps après les premiers succès de la politique de recherche militaire, a apparemment donné un coup de fouet supplémentaire aux chercheurs vonalyans ! C'est ainsi que, assistés par les ingénieurs envoyés par le TOPOR, qui leur ont livré certaines données précises sur l'utilisation optimale de diverses caractéristiques des missiles dans le froid du grand nord, que ne possédaient pas leurs collègues kaiyuanais et ragvarldais, les ingénieurs vonalyans seraient en train de préparer une nouvelle batterie de test dans le grand nord polaire de notre beau royaume. Même s'il est encore trop tôt pour livrer trop de précisions, l'un des chefs du projet à décris ces ajustements comme « plus que prometteurs » et s'est dit certains que « l'aide soverove ne pourra que nous permettre d'avancer plus vite et mieux »...
[center][...][/center]
Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, nous accueillons un groupe de jeunes scaldes venus nous chanter une série de balades, dont la première aura pour thème « les riantes rivières du Vonalya » !
[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 15 novembre 2033, 10h30.[/right]
Merci encore une fois à la chorale du temple de Mani pour ce chant magnifique destiné à accompagner les danses nocturnes des prêtresses du Dieu, se baignant nues dans les rayons de la lune ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !
Nouvelles du monde :
*Alors qu'elle vient tout juste de co-fonder la Compagnie Horbaro-Vonalyanne pour l'Énergie Verte, la Société de la Chaleur Terrestre du Vonalya vient de connaître une légère frayeur au Lianwa, sur un des chantiers qu'elle a déjà entamé de par le simpomonde ! En effet, la SCTV a été engagée pour bâtir trois centrales dans la petite mais très riche nation insulaire de Ventélie, ce qui a été l'un des contrats lui permettant de se relancer après la période de passage à vide ayant suivit la fin des contrats du temps de l'Hégémonie. La frayeur eut lieu là-bas, quand un forage en profondeur visant à atteindre les puits de chaleur locaux a créé un mini-séisme d'une magnitude de 2,6 tout de même, mais qui n'a néanmoins pas faits de victimes ni de dégâts notables.
D'après les informations transmises par nos ingénieurs sur place, la secousse serait la conséquence d'une trop forte compression de l'eau en sous-sol, et la situation ne serait pas inquiétante, les autres tests de forage, sur la centaine effectuée, n'ayant posé aucun problème. La SCTV a affirmé sa « pleine et entière confiance » en ses ingénieurs sur place qui sauront « mettre à profit les richesses du sous-sol du Lianwa » en toute sécurité, d'après son porte-parole. Les travaux ne semblent en tous cas pas menacés, et la Société a communiqué sur environs encore un an et demi de construction avant que la centrale ne soit pleinement opérationnelle.
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*Au Peos, la situation est toujours floue sur la personne qui héritera en propre de la couronne, entre Sir Markus d'Hallvard et sa future épouse la princesse Roxanne de Galène. Néanmoins, il est certain que le couple a déjà des projets ! En digne fils du Vonalya, Sir Markus a déjà fait connaître ses priorités pour le futur : poursuivre dans la ligne de l'éducation, qui fait grandir le peuple, mais aussi faire en sorte de mettre le Peos sur toute les cartes, c'est à dire soigner son rayonnement. Un discours qui n'étonnera guère chez nous, où les trois dernières années furent consacrées à restaurer durablement le rayonnement vonalyan à travers le monde. Enfin, il a aussi parlé du sport, ce qui n'étonnerait guère son entourage, un proche ayant commenté qu'il avait toujours « été un grand sportif »... sans compter que c'est aussi une façon de favoriser le rayonnement d'un pays !
Sans surprise, le jeune homme s'est aussi dit prêt à servir le Peos quelque soit le rôle qu'il devra assumer, sur le trône ou en tant que consort, rejoignant l'analyse livrée notamment par son père sur nos ondes. De son côté, la promise a assuré également que, roi ou non, Sir Markus ne manquerait pas de responsabilités dans le futur du royaume, ce qui est assurément une bonne nouvelle et montre déjà l'harmonie qui doit régner dans ce couple...
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Nouvelles du Vonalya :
*La fondation d'Ild Krasny, intervenant peu de temps après les premiers succès de la politique de recherche militaire, a apparemment donné un coup de fouet supplémentaire aux chercheurs vonalyans ! C'est ainsi que, assistés par les ingénieurs envoyés par le TOPOR, qui leur ont livré certaines données précises sur l'utilisation optimale de diverses caractéristiques des missiles dans le froid du grand nord, que ne possédaient pas leurs collègues kaiyuanais et ragvarldais, les ingénieurs vonalyans seraient en train de préparer une nouvelle batterie de test dans le grand nord polaire de notre beau royaume. Même s'il est encore trop tôt pour livrer trop de précisions, l'un des chefs du projet à décris ces ajustements comme « plus que prometteurs » et s'est dit certains que « l'aide soverove ne pourra que nous permettre d'avancer plus vite et mieux »...
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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, nous accueillons un groupe de jeunes scaldes venus nous chanter une série de balades, dont la première aura pour thème « les riantes rivières du Vonalya » !
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Alwine
[center]Vonalya Radio :[/center]
[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 30 novembre 2033, 10h30.[/right]
Merci encore une fois à la chorale du temple de Frigg pour ce doux « Ode à la Femme » composé au XIIe siècle environs ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !
Nouvelles du monde :
*Alors que le Nord se déchire sans doute bien trop facilement dans les conflits et dans la guerre, deux des partenaires de notre beau royaume, l'Eashatri et le Karmalistan, prouve que la sagesse surgit parfois justement là où on ne l'attend pas. En effet, ceux-ci ont magnifiquement désamorcé un climat très tendus créé par trois généraux de l'empire sans empereur, planifiaient déjà une invasion du grand voisin karmal, et avaient même déjà, visiblement, mené une opération de reconnaissance sur son sol en vue d'une future invasion, violant la frontière sans, évidemment, l'autorisation du gouvernement karmal, mais sans plus d'autorisations non plus du gouvernement eashe, bien entendu !
Après que la nouvelle eut « fuité », l'ambiance fut très tendue pendant quelques heures, mais après la rapide dénonciation de tous les partis de gouvernement, le Karmalistan a vite baissé son niveau d'alerte. S'en est suivit une vive désescalade, avec la déchéance et la vive condamnation des généraux rebelles de l'empire sans empereur, et l'annonce du retour à la normal des relations côté karmal. Souhaitons que cela serve d'exemple à certains nordiques aux pulsions un peu trop « suderones », et frémissons en imaginant ce qu'aurait donné un tel cassus belli entre peuples germaniques !
[center][...][/center]
*En Soverovie, les élections se sont conclues en une victoire en demi-teinte de l'Union de la Couronne. Si elle est toujours le premier parti de Soverovie, elle n'a plus la majorité absolue et a semble-t-il déjà engagé des pourparlers avec ses deux principaux rivaux, la Ligue et le Parti Progressiste. D'autres alliances seraient mathématiquement possibles mais hautement improbables, de sorte que le parti devrait garder la majorité effective au parlement soverov... mais que la ligne de cette nouvelle majorité s'inclinera forcément soit vers plus de libéralisme, soit vers plus de... panslavisme. Souhaitons que les serviteurs déclarés de la Couronne sachent en la matière faire les meilleurs choix pour les Principautés-Unies.
[center][...][/center]
Nouvelles du Vonalya :
*La démonstration des nombreuses tensions régionales sous-jacentes dans notre voisinage proche, et la guerre au Lykke, n'a fait que donner un coup de fouet supplémentaire à la recherche militaire. Plus que jamais, il semble nécessaire que le Vonalya puisse produire ses propres armes en cas de coupure prolongée des relations avec un de ses fournisseurs. C'est ainsi que les recherches pour produire des missiles, sous la triple aide de l'Horbarash, du Kaiyuan et de la Soverovie, ont connu une nouvelle accélération, avec un gain de motivation des chercheurs et d'intérêts des autorités. Plusieurs nouveaux tirs d'essais sont annoncés dans le grand nord – ostensiblement hors de toute possibilité d'influer sur un quelconque conflit ou d'intimider quoi que ce soit, même le Lykke – tandis que les chercheurs ont mis un coup d'accélérateur pour maîtriser au plus vite les techniques transmises par les ingénieurs issus de pays alliés.
[center][...][/center]
Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, nous accueillons la chorale chrétienne de l'Église Saint-Hallvard de Christabard qui va nous chanter un chant de paix et d'espérance de leur propre foi !
[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 30 novembre 2033, 10h30.[/right]
Merci encore une fois à la chorale du temple de Frigg pour ce doux « Ode à la Femme » composé au XIIe siècle environs ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !
Nouvelles du monde :
*Alors que le Nord se déchire sans doute bien trop facilement dans les conflits et dans la guerre, deux des partenaires de notre beau royaume, l'Eashatri et le Karmalistan, prouve que la sagesse surgit parfois justement là où on ne l'attend pas. En effet, ceux-ci ont magnifiquement désamorcé un climat très tendus créé par trois généraux de l'empire sans empereur, planifiaient déjà une invasion du grand voisin karmal, et avaient même déjà, visiblement, mené une opération de reconnaissance sur son sol en vue d'une future invasion, violant la frontière sans, évidemment, l'autorisation du gouvernement karmal, mais sans plus d'autorisations non plus du gouvernement eashe, bien entendu !
Après que la nouvelle eut « fuité », l'ambiance fut très tendue pendant quelques heures, mais après la rapide dénonciation de tous les partis de gouvernement, le Karmalistan a vite baissé son niveau d'alerte. S'en est suivit une vive désescalade, avec la déchéance et la vive condamnation des généraux rebelles de l'empire sans empereur, et l'annonce du retour à la normal des relations côté karmal. Souhaitons que cela serve d'exemple à certains nordiques aux pulsions un peu trop « suderones », et frémissons en imaginant ce qu'aurait donné un tel cassus belli entre peuples germaniques !
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*En Soverovie, les élections se sont conclues en une victoire en demi-teinte de l'Union de la Couronne. Si elle est toujours le premier parti de Soverovie, elle n'a plus la majorité absolue et a semble-t-il déjà engagé des pourparlers avec ses deux principaux rivaux, la Ligue et le Parti Progressiste. D'autres alliances seraient mathématiquement possibles mais hautement improbables, de sorte que le parti devrait garder la majorité effective au parlement soverov... mais que la ligne de cette nouvelle majorité s'inclinera forcément soit vers plus de libéralisme, soit vers plus de... panslavisme. Souhaitons que les serviteurs déclarés de la Couronne sachent en la matière faire les meilleurs choix pour les Principautés-Unies.
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Nouvelles du Vonalya :
*La démonstration des nombreuses tensions régionales sous-jacentes dans notre voisinage proche, et la guerre au Lykke, n'a fait que donner un coup de fouet supplémentaire à la recherche militaire. Plus que jamais, il semble nécessaire que le Vonalya puisse produire ses propres armes en cas de coupure prolongée des relations avec un de ses fournisseurs. C'est ainsi que les recherches pour produire des missiles, sous la triple aide de l'Horbarash, du Kaiyuan et de la Soverovie, ont connu une nouvelle accélération, avec un gain de motivation des chercheurs et d'intérêts des autorités. Plusieurs nouveaux tirs d'essais sont annoncés dans le grand nord – ostensiblement hors de toute possibilité d'influer sur un quelconque conflit ou d'intimider quoi que ce soit, même le Lykke – tandis que les chercheurs ont mis un coup d'accélérateur pour maîtriser au plus vite les techniques transmises par les ingénieurs issus de pays alliés.
[center][...][/center]
Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, nous accueillons la chorale chrétienne de l'Église Saint-Hallvard de Christabard qui va nous chanter un chant de paix et d'espérance de leur propre foi !
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Alwine
[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 30 novembre 2033.[/right]
La guerre embrase le Nord et menace l'approvisionnement et le commerce, mais la Couronne rassure :
Les actualités « noires » ont été nombreuses ces derniers temps, dans le nord de la Dytolie. D'abord majoritairement le contre-coup des événements de Nouvelle-Occilée, avec l'éclatement de la rivalité brito-wildhorner, qui s'est concrétisé par le blocus mené par le Wildhorn, avec l'appui du Breizhmor et de la Soverovie, entre autres, contre la Britonnie, blocus qui a duré jusqu'au retrait des troupes britonnes de Nouvelle-Occilée. Mais ce premier accrochage était encore modeste, réussissant à éviter tout conflit physique réel, et concernant une zone de tension lointaine. Las, les choses n'en sont pas restées là ! L'agitation religieuse au Lykke a attiré l'attention, encore plus quand la Soverovie a voulu, un temps, montrer des muscles pour tenter de la résoudre de force. La relance d'accusations portant sur la préparation d'une attaque sur la Britonnie et ses intérêts par le Wildhorn et certains pays alliés à celui-ci a également ramené une nouvelle décharge de tensions dans une situation déjà bien confuse.
Mais le plus gros choc fut sans doute celui de la guerre entre le Tötternland et l'Atzum ! Alors que, du Vonalya, on estimait que l'ultimatum du premier sur le second était, en toute logique, une pression diplomatique destinée à lui faire abandonner sa nouvelle lubie janubienne, tout comme la Ligue et d'autres lui avaient fait abandonner, en tonnant un bon coup, ses projets sur le continent polaire, il n'en fut rien, et passé quarante-huit heures l'armée de la grande nation germanique assaillit le petit empire germanique comme annoncé, ne surprenant certainement pas qu'au Vonalya ! Vint tout de suite après la demande d'adhésion à la Ligue Boréale du Tötternland, surprenante après une telle annonce, mais qui fut acceptée à la majorité qualifiée dans l'espoir de faire basculer le Tötternland vers une ligne plus raisonnable, ce qui fut en effet le cas puisque, dans la foulée des discussions autour de son intégration, le grand état allemand accepta une négociation sous l'égide de la Soverovie.
Il n'en reste pas moins que la guerre en Atzum a déjà fait des milliers de morts et sans doute des dizaines de milliers de déplacés, sans compter le coût astronomique des pertes des deux côtés, et que l'accord sera sans doute difficile à trouver. Outre les deux engagés, il a aussi déjà fait une victime collatéral, l'IJndenland, pays voisin des deux puissances en guerre... et à présent totalement enclavé côté terre par le Tötternland et son armée vu l'actuelle ligne de front. Plus grave encore, il y eu avant la trêve un premier affrontement naval... qui a forcément concerné l'IJndenland, puisque les deux états en guerre n'ont pas de frontière maritime commune et que son espace maritime sépare les deux autres ! Aucun dégât à signaler dans le petit état enclavé, mais les routes maritimes sont du coup pour ainsi dire coupées, rares étant les vaisseaux prêts à risquer de s'engager ainsi dans une zone de conflit active.
Alors donc que l'IJndenland est menacé non seulement militairement mais surtout humainement, l'approvisionnement en vivres depuis l'extérieur venant à y manquer, c'est aussi tout le commerce nordique qui est mis en péril. Les eaux britonnes ont été frappées par un blocus, les eaux au large de l'Atzum, de l'IJndenland et du Tötternland sont considérées comme dangereuses, et certaines nations, dont la Soverovie qui a montré les musques contre lui, se méfient de l'espace maritime du Lykke. Dans ces conditions, un certain nombre de petits états du nord ont déjà dû entamer leurs réserves de vivres hivernales, n'ayant pu être approvisionnées régulièrement par l'extérieur, et il est possible que d'autres nations de la région puissent manquer de fournitures diverses et variées, et cela sans même compter le risque que la guerre atzumo-töttern ne reprenne, ou que la rivalité brito-wildhorner ne fasse de nouvelles vagues.
Pourtant, la Couronne a communiqué pour rassurer la population, et s'est montrée confiante. Elle a ainsi indiqué que « l'approvisionnement du Vonalya n'était nullement compromis » et que le pays « n'avait aucune raison d'être aspiré dans l'un des conflits réel ou potentiel de la zone ». En effet, même si une partie des routes ont dû être déviées du trajet habituel, qui tend à longer les côtes du continent dytolien, l'approvisionnement est toujours parfaitement possible par l'ouest, en passant par le Wildhorn et le Ragvarld, puis en redescendant vers le sud bien au large de la zone de conflit. Même en cas de conflit larvé impliquant le Wildhorn, le trajet serait toujours facilement possible jusqu'au Ragvarld et de là vers le sud. Le Vonalya a rappelé que « personne n'avait intérêt à couler les navires vonalyans » dans la mesure où cela risquerait faire basculer le Vonalya de sa neutralité militaire habituelle à de possibles actions et, étant un acte d'agression, entraîner potentiellement ses alliés au passage.
De plus, la Couronne a souligné que « au-delà d'un appel à plus d'actions du gouvernement en interne », il n'y avait « aucune hostilité » entre le Lykke et le Vonalya, en bons termes depuis la réouverture des relations diplomatiques. Les espaces maritimes du Lykke sont toujours ouverts aux marchands vonalyans et à la plupart des marchands internationaux et « pour ceux qui ne se sentiraient pas bienvenus ou ne jugeraient pas la zone sûre », il reste toujours la route du nord, pratiquable grâce aux brises-glaces vonalyans, soveroves ou encore ragvarldais, qui évitait toute zone de tension potentielle et permettait en toute sécurité de rallier la Kvorquénie, la Soverovie, le Thorval et tout autre pays situé à l'est. En sommes, en dehors du commerce avec les zones directement en guerre et l'IJndenland, « rien ne vient compromettre les routes commerciales ouvertes au Vonalya ».
Sur le point de l'IJndenland, la Couronne a indiqué « condamner vivement » le fait que ce pays neutre soit ainsi pris en otage, et a rappelé « la vieille et solide amitié » entre le Vonalya et les Provinces-Unies. Elle a aussi appelé les adversaires à respecter strictement sa neutralité et à ne bloquer en aucun cas tout convois étranger devant s'y rendre. Enfin, elle a rappelé son attachement particulier à l'archipel de Noordzeeland, un attachement aussi bien historique et culturel que commercial puisque la Fraternité de la Mer détient la majorité des parts du port de Daldehaven, à Daldestad, la capitale de l'archipel. Si elle n'a pas, contrairement à l'Amarantie, envoyé de flotte là-bas pour « ne pas envenimer la situation » elle a, tout en saluant l'action amarantine, indiqué que le Vonalya « se portait garant » de l'archipel contre tous ceux voulant le transformer en base d'action et « était prêt à faire appel à son large réseau d'alliances si nécessaire » sur ce dossier.
Quoiqu'il en soit, remercions les Dieux d'être relativement épargnés, pour l'heure, par les troubles qui frappent notre région, et prions-les de tout notre cœur, de toute notre âme, pour qu'ils veulent bien, bientôt, éloigner ces tourments bien plus loin encore de nos côtes.
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 30 novembre 2033.[/right]
La guerre embrase le Nord et menace l'approvisionnement et le commerce, mais la Couronne rassure :
Les actualités « noires » ont été nombreuses ces derniers temps, dans le nord de la Dytolie. D'abord majoritairement le contre-coup des événements de Nouvelle-Occilée, avec l'éclatement de la rivalité brito-wildhorner, qui s'est concrétisé par le blocus mené par le Wildhorn, avec l'appui du Breizhmor et de la Soverovie, entre autres, contre la Britonnie, blocus qui a duré jusqu'au retrait des troupes britonnes de Nouvelle-Occilée. Mais ce premier accrochage était encore modeste, réussissant à éviter tout conflit physique réel, et concernant une zone de tension lointaine. Las, les choses n'en sont pas restées là ! L'agitation religieuse au Lykke a attiré l'attention, encore plus quand la Soverovie a voulu, un temps, montrer des muscles pour tenter de la résoudre de force. La relance d'accusations portant sur la préparation d'une attaque sur la Britonnie et ses intérêts par le Wildhorn et certains pays alliés à celui-ci a également ramené une nouvelle décharge de tensions dans une situation déjà bien confuse.
Mais le plus gros choc fut sans doute celui de la guerre entre le Tötternland et l'Atzum ! Alors que, du Vonalya, on estimait que l'ultimatum du premier sur le second était, en toute logique, une pression diplomatique destinée à lui faire abandonner sa nouvelle lubie janubienne, tout comme la Ligue et d'autres lui avaient fait abandonner, en tonnant un bon coup, ses projets sur le continent polaire, il n'en fut rien, et passé quarante-huit heures l'armée de la grande nation germanique assaillit le petit empire germanique comme annoncé, ne surprenant certainement pas qu'au Vonalya ! Vint tout de suite après la demande d'adhésion à la Ligue Boréale du Tötternland, surprenante après une telle annonce, mais qui fut acceptée à la majorité qualifiée dans l'espoir de faire basculer le Tötternland vers une ligne plus raisonnable, ce qui fut en effet le cas puisque, dans la foulée des discussions autour de son intégration, le grand état allemand accepta une négociation sous l'égide de la Soverovie.
Il n'en reste pas moins que la guerre en Atzum a déjà fait des milliers de morts et sans doute des dizaines de milliers de déplacés, sans compter le coût astronomique des pertes des deux côtés, et que l'accord sera sans doute difficile à trouver. Outre les deux engagés, il a aussi déjà fait une victime collatéral, l'IJndenland, pays voisin des deux puissances en guerre... et à présent totalement enclavé côté terre par le Tötternland et son armée vu l'actuelle ligne de front. Plus grave encore, il y eu avant la trêve un premier affrontement naval... qui a forcément concerné l'IJndenland, puisque les deux états en guerre n'ont pas de frontière maritime commune et que son espace maritime sépare les deux autres ! Aucun dégât à signaler dans le petit état enclavé, mais les routes maritimes sont du coup pour ainsi dire coupées, rares étant les vaisseaux prêts à risquer de s'engager ainsi dans une zone de conflit active.
Alors donc que l'IJndenland est menacé non seulement militairement mais surtout humainement, l'approvisionnement en vivres depuis l'extérieur venant à y manquer, c'est aussi tout le commerce nordique qui est mis en péril. Les eaux britonnes ont été frappées par un blocus, les eaux au large de l'Atzum, de l'IJndenland et du Tötternland sont considérées comme dangereuses, et certaines nations, dont la Soverovie qui a montré les musques contre lui, se méfient de l'espace maritime du Lykke. Dans ces conditions, un certain nombre de petits états du nord ont déjà dû entamer leurs réserves de vivres hivernales, n'ayant pu être approvisionnées régulièrement par l'extérieur, et il est possible que d'autres nations de la région puissent manquer de fournitures diverses et variées, et cela sans même compter le risque que la guerre atzumo-töttern ne reprenne, ou que la rivalité brito-wildhorner ne fasse de nouvelles vagues.
Pourtant, la Couronne a communiqué pour rassurer la population, et s'est montrée confiante. Elle a ainsi indiqué que « l'approvisionnement du Vonalya n'était nullement compromis » et que le pays « n'avait aucune raison d'être aspiré dans l'un des conflits réel ou potentiel de la zone ». En effet, même si une partie des routes ont dû être déviées du trajet habituel, qui tend à longer les côtes du continent dytolien, l'approvisionnement est toujours parfaitement possible par l'ouest, en passant par le Wildhorn et le Ragvarld, puis en redescendant vers le sud bien au large de la zone de conflit. Même en cas de conflit larvé impliquant le Wildhorn, le trajet serait toujours facilement possible jusqu'au Ragvarld et de là vers le sud. Le Vonalya a rappelé que « personne n'avait intérêt à couler les navires vonalyans » dans la mesure où cela risquerait faire basculer le Vonalya de sa neutralité militaire habituelle à de possibles actions et, étant un acte d'agression, entraîner potentiellement ses alliés au passage.
De plus, la Couronne a souligné que « au-delà d'un appel à plus d'actions du gouvernement en interne », il n'y avait « aucune hostilité » entre le Lykke et le Vonalya, en bons termes depuis la réouverture des relations diplomatiques. Les espaces maritimes du Lykke sont toujours ouverts aux marchands vonalyans et à la plupart des marchands internationaux et « pour ceux qui ne se sentiraient pas bienvenus ou ne jugeraient pas la zone sûre », il reste toujours la route du nord, pratiquable grâce aux brises-glaces vonalyans, soveroves ou encore ragvarldais, qui évitait toute zone de tension potentielle et permettait en toute sécurité de rallier la Kvorquénie, la Soverovie, le Thorval et tout autre pays situé à l'est. En sommes, en dehors du commerce avec les zones directement en guerre et l'IJndenland, « rien ne vient compromettre les routes commerciales ouvertes au Vonalya ».
Sur le point de l'IJndenland, la Couronne a indiqué « condamner vivement » le fait que ce pays neutre soit ainsi pris en otage, et a rappelé « la vieille et solide amitié » entre le Vonalya et les Provinces-Unies. Elle a aussi appelé les adversaires à respecter strictement sa neutralité et à ne bloquer en aucun cas tout convois étranger devant s'y rendre. Enfin, elle a rappelé son attachement particulier à l'archipel de Noordzeeland, un attachement aussi bien historique et culturel que commercial puisque la Fraternité de la Mer détient la majorité des parts du port de Daldehaven, à Daldestad, la capitale de l'archipel. Si elle n'a pas, contrairement à l'Amarantie, envoyé de flotte là-bas pour « ne pas envenimer la situation » elle a, tout en saluant l'action amarantine, indiqué que le Vonalya « se portait garant » de l'archipel contre tous ceux voulant le transformer en base d'action et « était prêt à faire appel à son large réseau d'alliances si nécessaire » sur ce dossier.
Quoiqu'il en soit, remercions les Dieux d'être relativement épargnés, pour l'heure, par les troubles qui frappent notre région, et prions-les de tout notre cœur, de toute notre âme, pour qu'ils veulent bien, bientôt, éloigner ces tourments bien plus loin encore de nos côtes.
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Alwine
[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 30 novembre 2033.[/right]
Les tensions nordiques risquent de faire mal à Vihreanil :
Plus que jamais, les tensions sont à leur comble dans le nord, comme nous l'écrivions dans les premières pages de cette édition. Si, comme nous le décrivions aussi, cela ne devrait pas impacter trop durement les routes commerciales vonalyannes, capables de s'adapter et de choisir des itinéraires alternatifs pour assurer le commerce vonalyan et l'approvisionnement de l'archipel, cela pourrait par contre avoir des conséquences néfastes pour la première ville, économiquement parlant, du pays, la fertile Virheanil. En effet, à l'approche de l'hiver, la cité se préparait à entrer dans sa période commerciale la plus faste : si son climat doux sert le Duché des Roses pour l'agriculture à la belle saison, il est plus propice encore, normalement, pour le commerce à l'hiver venu : les bateaux tendent à éviter les routes nordiques pour préférer faire relâche au grand port de Vihreanil, attirant avec eux de nombreuses richesses.
Sauf que voilà, les routes du sud, cette année-ci, se retrouvent au contraire désavantagées. D'une part, certains pays, comme la Soverovie, déconseillent à leurs vaisseaux de passer par les eaux maritimes du Lykke... qui bloquent l'espace maritime de la Cité des Roses par l'est et le sud, la coupant de facto du passage des vaisseaux concernés, qui n'ont plus aucun intérêt à faire un crochet jusqu'à ce port : mieux vaut pour eux passer par le nord, faire escale à Narvarion puis se diriger vers l'ouest, jusqu'à Ydmakorg ou mieux encore jusqu'à l'Île de Sundbard et ses nombreux ports... ou inversement quand ils reviennent depuis l'ouest. Même pour les autres, Vihreanil perd une partie de son intérêt avec les problèmes de liaisons avec le Tötternland et surtout l'IJndenland, une partie des vaisseaux s'arrêtant tout simplement dans l'ouest de l'archipel vonalyan !
Le Duché des Roses, qui avait fait de cette année son année de triomphe, se voit donc d'un coup bien grisonnant. Néanmoins il ne devrait pas être en recul, grâce justement aux autres atouts qui avaient permis d'espérer que 2033 fut son année de gloire, et qui sont toujours maintenus. En effet, il est toujours la siège de la Ligue Boréale et de la Fédération Dytolienne de Rugby, deux titres acquis cette année mais qui sont porteurs de beaucoup de prestiges... et aussi de quelques gains financiers, notamment grâce à l'apport en personnel international généralement fortuné qu'à connus la ville avec l'implantation de ces deux sièges. On ne pourra donc pas parler d'une « année noire » pour le plus puissant des duchés du Vonalya et sa fière capitale, mais les récents événements ont radicalement fait grisailler le ciel jusque-là radieux de celle-ci.
La plus grande crainte des responsables locaux est surtout qu'avec la crise un certain nombre de navires prennent l'habitude de s'arrêter sur Sundbard et ne continuent pas plus loin vers l'est, laissant le soin à d'autres compagnies de faire le transit. Hors les mieux placées pour cela seraient celles de l'île... et celles-ci pourraient très bien choisir d'éviter volontairement Vihreanil pour affaiblir le Duché, le grand rival commercial mais aussi agricole – sur le marché intérieur – des puissances chrétiennes comme païennes de Sundbard. Déjà l'île avait des atouts dans sa manche pour attirer les marchands des pays chrétiens des pays slaves et céruléens, via les mariages politiques de ses nobles, et le fait que ce soit le fils d'un des Comtes de l'île qui soit promis à monter bientôt sur le trône du Peos ne devrait pas freiner le phénomène. Le risque pour le Duché des Roses est donc que s'installent de « mauvaises habitudes » susceptibles de ralentir durablement, à terme, la machine économique de Vihreanil !
En attendant, si la crise ne profite certainement pas à la Couronne, elle risque de marquer paradoxalement une embellie pour le Domaine Royal et la capitale : en passant par la « route du nord » préconisée notamment par la Soverovie, il est quasiment obligatoire de faire escale à Narvarion, premier « port sur » d'importance depuis le début de l'itinéraire spécial. Une bien maigre consolation pour notre bon Roi, qui, en monarque de tout le royaume et non en seul seigneur de son domaine, troquerait sans doute bien volontiers cette embellie économique ponctuelle contre un climat de paix restaurer dans le Nord, mais qui devrait faire plaisir aux marchands et artisans de Narvarion, lesquels craignaient de voir leurs activités en perte de vitesse face à la concurrence de plus en plus vorace de Vihreanil, justement !
Difficile de dire qui les Dieux choisirons finalement d'avantager dans ces querelles commerciales, mais quoiqu'il en soit élevons vers eux nos prières pour qu'ils continuent de protéger notre pays contre les affres de guerres futiles et inutilement destructrices, et, tant qu'à faire, veuillent bien les éloigner du seuil de notre royaume...
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 30 novembre 2033.[/right]
Les tensions nordiques risquent de faire mal à Vihreanil :
Plus que jamais, les tensions sont à leur comble dans le nord, comme nous l'écrivions dans les premières pages de cette édition. Si, comme nous le décrivions aussi, cela ne devrait pas impacter trop durement les routes commerciales vonalyannes, capables de s'adapter et de choisir des itinéraires alternatifs pour assurer le commerce vonalyan et l'approvisionnement de l'archipel, cela pourrait par contre avoir des conséquences néfastes pour la première ville, économiquement parlant, du pays, la fertile Virheanil. En effet, à l'approche de l'hiver, la cité se préparait à entrer dans sa période commerciale la plus faste : si son climat doux sert le Duché des Roses pour l'agriculture à la belle saison, il est plus propice encore, normalement, pour le commerce à l'hiver venu : les bateaux tendent à éviter les routes nordiques pour préférer faire relâche au grand port de Vihreanil, attirant avec eux de nombreuses richesses.
Sauf que voilà, les routes du sud, cette année-ci, se retrouvent au contraire désavantagées. D'une part, certains pays, comme la Soverovie, déconseillent à leurs vaisseaux de passer par les eaux maritimes du Lykke... qui bloquent l'espace maritime de la Cité des Roses par l'est et le sud, la coupant de facto du passage des vaisseaux concernés, qui n'ont plus aucun intérêt à faire un crochet jusqu'à ce port : mieux vaut pour eux passer par le nord, faire escale à Narvarion puis se diriger vers l'ouest, jusqu'à Ydmakorg ou mieux encore jusqu'à l'Île de Sundbard et ses nombreux ports... ou inversement quand ils reviennent depuis l'ouest. Même pour les autres, Vihreanil perd une partie de son intérêt avec les problèmes de liaisons avec le Tötternland et surtout l'IJndenland, une partie des vaisseaux s'arrêtant tout simplement dans l'ouest de l'archipel vonalyan !
Le Duché des Roses, qui avait fait de cette année son année de triomphe, se voit donc d'un coup bien grisonnant. Néanmoins il ne devrait pas être en recul, grâce justement aux autres atouts qui avaient permis d'espérer que 2033 fut son année de gloire, et qui sont toujours maintenus. En effet, il est toujours la siège de la Ligue Boréale et de la Fédération Dytolienne de Rugby, deux titres acquis cette année mais qui sont porteurs de beaucoup de prestiges... et aussi de quelques gains financiers, notamment grâce à l'apport en personnel international généralement fortuné qu'à connus la ville avec l'implantation de ces deux sièges. On ne pourra donc pas parler d'une « année noire » pour le plus puissant des duchés du Vonalya et sa fière capitale, mais les récents événements ont radicalement fait grisailler le ciel jusque-là radieux de celle-ci.
La plus grande crainte des responsables locaux est surtout qu'avec la crise un certain nombre de navires prennent l'habitude de s'arrêter sur Sundbard et ne continuent pas plus loin vers l'est, laissant le soin à d'autres compagnies de faire le transit. Hors les mieux placées pour cela seraient celles de l'île... et celles-ci pourraient très bien choisir d'éviter volontairement Vihreanil pour affaiblir le Duché, le grand rival commercial mais aussi agricole – sur le marché intérieur – des puissances chrétiennes comme païennes de Sundbard. Déjà l'île avait des atouts dans sa manche pour attirer les marchands des pays chrétiens des pays slaves et céruléens, via les mariages politiques de ses nobles, et le fait que ce soit le fils d'un des Comtes de l'île qui soit promis à monter bientôt sur le trône du Peos ne devrait pas freiner le phénomène. Le risque pour le Duché des Roses est donc que s'installent de « mauvaises habitudes » susceptibles de ralentir durablement, à terme, la machine économique de Vihreanil !
En attendant, si la crise ne profite certainement pas à la Couronne, elle risque de marquer paradoxalement une embellie pour le Domaine Royal et la capitale : en passant par la « route du nord » préconisée notamment par la Soverovie, il est quasiment obligatoire de faire escale à Narvarion, premier « port sur » d'importance depuis le début de l'itinéraire spécial. Une bien maigre consolation pour notre bon Roi, qui, en monarque de tout le royaume et non en seul seigneur de son domaine, troquerait sans doute bien volontiers cette embellie économique ponctuelle contre un climat de paix restaurer dans le Nord, mais qui devrait faire plaisir aux marchands et artisans de Narvarion, lesquels craignaient de voir leurs activités en perte de vitesse face à la concurrence de plus en plus vorace de Vihreanil, justement !
Difficile de dire qui les Dieux choisirons finalement d'avantager dans ces querelles commerciales, mais quoiqu'il en soit élevons vers eux nos prières pour qu'ils continuent de protéger notre pays contre les affres de guerres futiles et inutilement destructrices, et, tant qu'à faire, veuillent bien les éloigner du seuil de notre royaume...
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Alwine
[center]La Croix du Nord :[/center]
[right]La voix des chrétiens du Vonalya !
Édition du 1 décembre 2033.[/right]
« À nos frères du Thorval », une lettre ouverte du père Jean Helsvensen :
Suite, nous a-t-il dit « aux récents bruits qui me sont venus de nos frères du Thorval et du Nord en général », le père Jean Helsvensen, Doyen de la communauté chrétienne de Christabard et homme de Dieu parmi les plus réputés de notre Royaume, a souhaité faire paraître une lettre ouvert « à nos frères du Thorval » et portant ce seul titre. Une copie, nous a-t-il dit, en a été envoyée à l'Aften, grand journal thorvalois, et à l'abbé-mitre Mathias, qui s'y est récemment exprimé.
« Mes frères et sœurs en Christ, et vous tous qui n'avez pas encore vu sa Lumière, si j'ai souhaité prendre la plume pour vous parler aujourd'hui au travers de cette page que vous tenez, c'est parce qu'il m'est venu, ces derniers temps, une vive inquiétude à propos de nos frères entre tous, les chrétiens du Thorval, qui furent nos guides dans la foi depuis Saint-Hallvard jusqu'à nos jours, et qui me semblent aujourd'hui risquer de se mettre en péril. C'est pour eux avant tout que j'écris, mais aussi pour les chrétiens du Vonalya, de tout le Nord et d'au-delà, pour les avertir de se garder de ces mêmes travers et de ces mêmes soucis.
Je voudrais tout d'abord clarifier mon plus profond respect pour l'abbé-mitre Mathias de Sainte-Brigitte, dont les récentes déclarations m'ont finalement motivées à prendre la plume, et que cette lettre n'est en rien une attaque contre lui, ou contre quiconque au Thorval. Ne suis-je pas un modeste Doyen, quand il est l'un des pasteurs de notre église, l'égal en rang, en vérité, de l'évêque de tout le Vonalya, ni plus ni moins que lui dans la grande église thorvaloise ? Mais moi, avec humilité, je crois bon de faire pour lui et pour les autres ce que devrait faire toujours tout bon chrétien pour un autre, en leur montrant les vices de la voie sur laquelle ils risquent de s'engager.
Car en effet, qu'a donc dit ce saint homme de Dieu pour me faire réagir ? J'ai demandé à ceux qui me publieront dans la presse vonalyanne de faire figurer [url=http://www.simpolitique.com/presse-actualite-t13571-60.html#p320261]une copie[/url] de l'article relayant ses propos, mais il donne son avis sur plusieurs pays du nord, dont le Lykke, où il fait peser toute la faute des récents heurts religieux sur « le gouvernement et les asgardiens », en refusant à considérer des fautes chrétiennes, ou encore la Soverovie, dont il déclare l'église « marchant dans les pas de l'église anglicane » et « schismatique » ! Assurément, il s'érige là en juge des hommes du Lykke et de la Soverovie, lui qui, se sachant plus respectueux qu'eux des voies de Dieu, se permet de les accabler de son jugement. Ors, je voudrais lui rappeler cette parole des Saintes Écritures, tirées de l'évangile selon Saint-Luc :
Au contraire, l'église soverov, avec humilité, se reconnaît pécheresse, comme le publicain, car elle l'est. Oui, ses archevêques dans leur pourpre se sont laisser aller au pêché. Oui, politiquement, elle a fait le choix, non par sagesse ou éclairement, mais par esprit de vengeance, pour accabler la Couronne, de soutenir aveuglément son rival, sans se soucier que celui-ci fut-ce pire, qu'il prône la domination des « slaves » sur les autres hommes, en totale contradiction avec la parole de l'Évangile qui nous proclame tous égaux, tous frères en Christ ! Sa voie de rédemption est-elle la bonne ? Je ne suis pas qualifié pour le dire. Elle n'est pas celle que j'aurais moi-même recommander, mais s'il revient à quelqu'un de réclamer un changement c'est au Saint-Père, grâce à l'inspiration reçue de l'Esprit Saint, et à nul autre.
Oui, nos frères thorvalois sont sans doute les meilleurs d'entre nous dans la foi, meilleurs que nous, chrétiens du Vonalya, qui bien qu'unis fraternellement dans une même église, d'un seul tenant sur nos deux pays, devons peut-être parfois faire trop de compromis avec nos voisins qui n'ont pas encore accueillit la Bonne Nouvelle. Mais qu'ils prennent garde à la tentation de se croire eux-mêmes meilleurs, de s'en glorifier. Car en vérité certainement les docteurs de la Loi furent les meilleurs des juifs à une époque, eux qui étaient proches de la parole de Dieu, mais quand ils ont commencé à s'en glorifier, ils se sont engagés dans une voie d'aveuglement qui les en a finalement coupé, et sur laquelle je ne voudrais pour rien au monde voir nos frères du Thorval marcher.
Car la prise de position de l'abbé-mitre Mathias ne fut qu'un symptôme d'un mal qui, me semble-t-il, frappe la société thorvaloise. Ainsi en est-il pour la Ligue Boréale, que de plus en plus les thorvalois rejettent car composé de royaumes trop différents du leurs, moins saints qu'eux, sans doute ! Mais qu'ils prennent garde ! Car le Thorval est sans aucun doute la Lumière de la Foi sur le Nord et sur la terre entière, un exemple pour les nations. Mais le Christ dit aussi, ainsi que Saint-Mathieu nous le rapporte :
Car n'est-ce pas le devoir de tout chrétien que de donner de sa personne pour propager la Bonne Nouvelle ? De s'exposer, quitte à souffrir avec grande joie, pour faire triompher par son exemple la Parole de Dieu ? Aucune campagne de conversion ne changera le Nord, mais l'exemple patient, la présence thorvaloise parmi les nations et non pas retiré comme l'était Israël aux temps d'avant le Christ, pourra apporter non seulement plus de foi mais aussi et surtout plus de morale, bien mieux que toutes les sentences et tous les jugements du monde, ce me semble.
Aussi, pour la salvation du Thorval comme de l'ensemble du Nord, prierais-je Dieu pour qu'il garde Sa Lumière dans les yeux de nos frères thorvalois et envoie l'Esprit Saint les inspirer pour leur donner la force et le courage d'inspirer par l'exemple, de construire par la présence, d'être justes et de nous rendre justes nous aussi par leur inspiration. »
Note : L'article est repris tel quel et avec la reproduction de l'article thorvalois dans l'Éclair du Vonalya et divers autres journaux.
[right]La voix des chrétiens du Vonalya !
Édition du 1 décembre 2033.[/right]
« À nos frères du Thorval », une lettre ouverte du père Jean Helsvensen :
Suite, nous a-t-il dit « aux récents bruits qui me sont venus de nos frères du Thorval et du Nord en général », le père Jean Helsvensen, Doyen de la communauté chrétienne de Christabard et homme de Dieu parmi les plus réputés de notre Royaume, a souhaité faire paraître une lettre ouvert « à nos frères du Thorval » et portant ce seul titre. Une copie, nous a-t-il dit, en a été envoyée à l'Aften, grand journal thorvalois, et à l'abbé-mitre Mathias, qui s'y est récemment exprimé.
« Mes frères et sœurs en Christ, et vous tous qui n'avez pas encore vu sa Lumière, si j'ai souhaité prendre la plume pour vous parler aujourd'hui au travers de cette page que vous tenez, c'est parce qu'il m'est venu, ces derniers temps, une vive inquiétude à propos de nos frères entre tous, les chrétiens du Thorval, qui furent nos guides dans la foi depuis Saint-Hallvard jusqu'à nos jours, et qui me semblent aujourd'hui risquer de se mettre en péril. C'est pour eux avant tout que j'écris, mais aussi pour les chrétiens du Vonalya, de tout le Nord et d'au-delà, pour les avertir de se garder de ces mêmes travers et de ces mêmes soucis.
Je voudrais tout d'abord clarifier mon plus profond respect pour l'abbé-mitre Mathias de Sainte-Brigitte, dont les récentes déclarations m'ont finalement motivées à prendre la plume, et que cette lettre n'est en rien une attaque contre lui, ou contre quiconque au Thorval. Ne suis-je pas un modeste Doyen, quand il est l'un des pasteurs de notre église, l'égal en rang, en vérité, de l'évêque de tout le Vonalya, ni plus ni moins que lui dans la grande église thorvaloise ? Mais moi, avec humilité, je crois bon de faire pour lui et pour les autres ce que devrait faire toujours tout bon chrétien pour un autre, en leur montrant les vices de la voie sur laquelle ils risquent de s'engager.
Car en effet, qu'a donc dit ce saint homme de Dieu pour me faire réagir ? J'ai demandé à ceux qui me publieront dans la presse vonalyanne de faire figurer [url=http://www.simpolitique.com/presse-actualite-t13571-60.html#p320261]une copie[/url] de l'article relayant ses propos, mais il donne son avis sur plusieurs pays du nord, dont le Lykke, où il fait peser toute la faute des récents heurts religieux sur « le gouvernement et les asgardiens », en refusant à considérer des fautes chrétiennes, ou encore la Soverovie, dont il déclare l'église « marchant dans les pas de l'église anglicane » et « schismatique » ! Assurément, il s'érige là en juge des hommes du Lykke et de la Soverovie, lui qui, se sachant plus respectueux qu'eux des voies de Dieu, se permet de les accabler de son jugement. Ors, je voudrais lui rappeler cette parole des Saintes Écritures, tirées de l'évangile selon Saint-Luc :
- Luc 18.9 Il dit encore, à l’adresse de certains qui se flattaient d’être des justes et n’avaient que mépris pour les autres, la parabole que voici :
10 « Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l’un était Pharisien et l’autre publicain.
11 Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui–même : “ Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain ;
12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j’acquiers. ”
13 Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : “ Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! ”
14 Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l’autre non. Car tout homme qui s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé. »
Au contraire, l'église soverov, avec humilité, se reconnaît pécheresse, comme le publicain, car elle l'est. Oui, ses archevêques dans leur pourpre se sont laisser aller au pêché. Oui, politiquement, elle a fait le choix, non par sagesse ou éclairement, mais par esprit de vengeance, pour accabler la Couronne, de soutenir aveuglément son rival, sans se soucier que celui-ci fut-ce pire, qu'il prône la domination des « slaves » sur les autres hommes, en totale contradiction avec la parole de l'Évangile qui nous proclame tous égaux, tous frères en Christ ! Sa voie de rédemption est-elle la bonne ? Je ne suis pas qualifié pour le dire. Elle n'est pas celle que j'aurais moi-même recommander, mais s'il revient à quelqu'un de réclamer un changement c'est au Saint-Père, grâce à l'inspiration reçue de l'Esprit Saint, et à nul autre.
Oui, nos frères thorvalois sont sans doute les meilleurs d'entre nous dans la foi, meilleurs que nous, chrétiens du Vonalya, qui bien qu'unis fraternellement dans une même église, d'un seul tenant sur nos deux pays, devons peut-être parfois faire trop de compromis avec nos voisins qui n'ont pas encore accueillit la Bonne Nouvelle. Mais qu'ils prennent garde à la tentation de se croire eux-mêmes meilleurs, de s'en glorifier. Car en vérité certainement les docteurs de la Loi furent les meilleurs des juifs à une époque, eux qui étaient proches de la parole de Dieu, mais quand ils ont commencé à s'en glorifier, ils se sont engagés dans une voie d'aveuglement qui les en a finalement coupé, et sur laquelle je ne voudrais pour rien au monde voir nos frères du Thorval marcher.
Car la prise de position de l'abbé-mitre Mathias ne fut qu'un symptôme d'un mal qui, me semble-t-il, frappe la société thorvaloise. Ainsi en est-il pour la Ligue Boréale, que de plus en plus les thorvalois rejettent car composé de royaumes trop différents du leurs, moins saints qu'eux, sans doute ! Mais qu'ils prennent garde ! Car le Thorval est sans aucun doute la Lumière de la Foi sur le Nord et sur la terre entière, un exemple pour les nations. Mais le Christ dit aussi, ainsi que Saint-Mathieu nous le rapporte :
- Mathieu 5.13 Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.
14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée;
15 et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Car n'est-ce pas le devoir de tout chrétien que de donner de sa personne pour propager la Bonne Nouvelle ? De s'exposer, quitte à souffrir avec grande joie, pour faire triompher par son exemple la Parole de Dieu ? Aucune campagne de conversion ne changera le Nord, mais l'exemple patient, la présence thorvaloise parmi les nations et non pas retiré comme l'était Israël aux temps d'avant le Christ, pourra apporter non seulement plus de foi mais aussi et surtout plus de morale, bien mieux que toutes les sentences et tous les jugements du monde, ce me semble.
Aussi, pour la salvation du Thorval comme de l'ensemble du Nord, prierais-je Dieu pour qu'il garde Sa Lumière dans les yeux de nos frères thorvalois et envoie l'Esprit Saint les inspirer pour leur donner la force et le courage d'inspirer par l'exemple, de construire par la présence, d'être justes et de nous rendre justes nous aussi par leur inspiration. »
Note : L'article est repris tel quel et avec la reproduction de l'article thorvalois dans l'Éclair du Vonalya et divers autres journaux.
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Alwine
[center]La Plume de Corbeau :[/center]
[right]Toujours à la pointe de la culture et de l'art du Vonalya !
Édition du 3 décembre 2033.[/right]
Œuvre polémique au Musée de la Rose de Vihreanil :
Les habitués de nos pages connaissent bien entendu le nom du Musée de la Rose de Vihreanil, l'un des musés les plus connus et reconnus de notre beau royaume, célébré notamment pour l'attention qu'il donne aux jeunes artistes vonalyans. Cette fois-ci, cependant, il est question de l'exposition organisée en l'honneur de la célèbre Maîtresse-Peintre Svarun Trait-de-Lumière, qui, comme chacun le sait, compte parmi les artistes vivants les plus aimés, respectés et admirés de notre beau pays. La maîtresse de l'art continue toujours de produire des toiles, aidée par quelques compagnons et plusieurs apprentis, mais aucun véritable amateur d'art vonalyan ne pourrait manquer de voir la différence entre les toiles qu'elle a entièrement exécutés, rares aujourd'hui, celles où elle a fait le plus gros du travail, et notamment le dessin des figures, et celles où elle n'a apporté que quelques touches, tant, même parmi ses élèves, nul n'a pu reproduire son tracé remarquable.
C'est une œuvre de la seconde catégorie, et même visiblement très largement réalisée par Maîtresse Trait-de-Lumière, qui est au cœur de la polémique depuis son accrochage il y a une semaine au Musée de la Rose. La toile représente à la fois une belle jeune femme et une personne connue, mais la polémique n'est pas là. Il s'agit d'une représentation de la très cotée Valya Valdebald, deuxième dauphine de Miss Univers 2033, artiste et modèle. Celle-ci a d'ailleurs eut la chance de voir une de ses œuvres, un magnifique ours blanc en train de pêché, exposé dans la sélection de jeunes talents de Maîtresse Svarun. Mais la polémique n'est pas là. Elle n'est même pas sur la nudité, comme cela pourrait se penser chez certains royaumes pudibonds, non, au contraire : la polémique réside plutôt dans son habillement !
En effet, la somptueuse robe bleue qui serait le dernier élément dont la maîtresse-peintre ait finalisé tous les détails n'est pas innocente puisqu'il s'agit... d'un modèle commercial ! Plus exactement, c'est l'une des robes de la marque Rød Vixen, lancée récemment par Dame Ottilia, bien connue comme étant une noble vonalyanne également noble en Amarantie, et y étant établit. Aussitôt que l'on s'en est aperçu, ce fut un véritable tollé chez nombres de critiques et amateurs d'arts, et même chez certains articles : oser transformer une œuvre de la grande Maîtresse-Peintre en une vulgaire « réclame publicitaire », comme l'a qualifié un critique acerbe de la première heure leur a semblé un véritable sacrilège, une trahison de la part de celle qu'ils ont pour beaucoup admiré depuis le début de leurs carrières, ou alors une horrible duperie contre cette maîtresse tant respectée.
Sans étonnement aucun, Maîtresse Svarun a balayé ces critiques d'un dédaigneux revers de la main. « Je me moque complètement », a-t-elle déclaré « du nom du tailleurs qui a réalisé les vêtements que je peints. Je peux éventuellement admirer leur travail quand le vêtement est beau, mais croyez-vous que, quand je peints de larges foules, je vais m'enquérir du tailleur de chaque personne pour ne choquer aucun spectateur ? » La Maîtresse-Peintre a d'ailleurs jugé « franchement ridicules » ce genre de critiques, y compris quand on lui a fait remarqué qu'il s'agissait d'une robe faite par une marque de vêtements et non pas par un tailleur traditionel, justement, commentant seulement : « Ah bon, on fait de si jolies choses ailleurs que chez un tailleur maintenant ? Comme quoi on arrête pas le progrès ! La robe était jolie, elle était bleue, qui l'a faite, je m'en fiche », a-t-elle conclu avant de congédier sèchement ceux qui l'interrogeaient, déjà appelée dans un prochain projet.
Les critiques ont plus encore plus sur mademoiselle Valdebald, accusée d'avoir trompé l'artiste, bien éloignée des considérations de marketing, en choisissant de mettre cette robe. L'intéressée à vivement contredit ces accusations, avec plus de douceurs que la Maîtresse-Peintre ceci dit. « Bien sûr, rétrospectivement, je comprend que certains soient interpellés, mais sur le moment je n'y ai pas pensé un instant. », nous a-t-elle confié. « Maîtresse Trait-de-Lumière m'avait demandé ma plus jolie robe bleue, et c'était celle-là ! Ce n'était pas un contrat pour Rød Vixen ou quoi que ce soit d'autre ! Simplement avec ma paye j'ai aussi reçu toute une série de robes selon les demandes que j'avais émises, dont cette robe bleue. Elle m'a semblé la plus belle quand j'ai fais quelques essayages, et elle a plu à Maîtresse Svarun... je n'y pas une seconde pensé à la marque. » Plus mesurée, elle a d'ailleurs elle aussi jugé que : « Les gens devraient dépasser ça. Une robe, c'est une robe. Aucune marque n’apparaît sur le tableau : si les critiques n'avaient pas bondis, qui aurait pu dire que c'était une Rød Vixen ? L'important c'est le tableau, pas qui a fait la robe ! ».
Et en effet, les critiques autour du tableau ont sans doute bien plus servit Rød Vixen, et le Musée de la Rose, que la cause de ceux qui les ont émises : au delà d'un petit cercle de mécontents, le tableau c'est surtout retrouvé au centre de l'attention et, via les critiques, tout le monde a su quelle était la marque de la robe et d'où elle venait. Nul doute que Dame Ottilia doit se frotter les mains de ce joli coup de pub au Vonalya qui ne lui aura pas coûté grand chose : en offrant les robes à mademoiselle Valdebald, elle espérait sans doute qu'elle allait se montrer avec, mais certainement pas qu'elle aurait droit à un tel écho dans le monde de l'art et dans la noblesse en général !
Hors le tableau est bien entendu une merveille et, la rédaction de notre journal ne peut qu'en convenir, la robe y est magnifiquement mise en valeur. Par la mise en valeur, via la critique, de la marque de celle-ci, c'est une énorme publicité bénéfique pour ladite marque, ne fut-ce que par effet de mode ! Sans compter bien sûr le coup de publicité pour l'exposition : approuvant ou désapprouvant, tout le monde veut voir le tableau de ses propres yeux pour se faire une idée, et, ajouté au succès qu'on pouvait attendre naturellement pour l'artiste, le Musée de la Rose a déjà annoncé le meilleur lancement d'exposition qu'il ait fait depuis des années, avec encore de nombreuses autres visites en vue.
Au-delà de la polémique, remercions donc les Dieux pour ce beau coup de projecteur supplémentaire apporté sur l'art dans notre beau royaume, et souhaitons de belles réalisations futures au Musée comme aux deux femmes concernées !
[right]Toujours à la pointe de la culture et de l'art du Vonalya !
Édition du 3 décembre 2033.[/right]
Œuvre polémique au Musée de la Rose de Vihreanil :
Les habitués de nos pages connaissent bien entendu le nom du Musée de la Rose de Vihreanil, l'un des musés les plus connus et reconnus de notre beau royaume, célébré notamment pour l'attention qu'il donne aux jeunes artistes vonalyans. Cette fois-ci, cependant, il est question de l'exposition organisée en l'honneur de la célèbre Maîtresse-Peintre Svarun Trait-de-Lumière, qui, comme chacun le sait, compte parmi les artistes vivants les plus aimés, respectés et admirés de notre beau pays. La maîtresse de l'art continue toujours de produire des toiles, aidée par quelques compagnons et plusieurs apprentis, mais aucun véritable amateur d'art vonalyan ne pourrait manquer de voir la différence entre les toiles qu'elle a entièrement exécutés, rares aujourd'hui, celles où elle a fait le plus gros du travail, et notamment le dessin des figures, et celles où elle n'a apporté que quelques touches, tant, même parmi ses élèves, nul n'a pu reproduire son tracé remarquable.
C'est une œuvre de la seconde catégorie, et même visiblement très largement réalisée par Maîtresse Trait-de-Lumière, qui est au cœur de la polémique depuis son accrochage il y a une semaine au Musée de la Rose. La toile représente à la fois une belle jeune femme et une personne connue, mais la polémique n'est pas là. Il s'agit d'une représentation de la très cotée Valya Valdebald, deuxième dauphine de Miss Univers 2033, artiste et modèle. Celle-ci a d'ailleurs eut la chance de voir une de ses œuvres, un magnifique ours blanc en train de pêché, exposé dans la sélection de jeunes talents de Maîtresse Svarun. Mais la polémique n'est pas là. Elle n'est même pas sur la nudité, comme cela pourrait se penser chez certains royaumes pudibonds, non, au contraire : la polémique réside plutôt dans son habillement !
En effet, la somptueuse robe bleue qui serait le dernier élément dont la maîtresse-peintre ait finalisé tous les détails n'est pas innocente puisqu'il s'agit... d'un modèle commercial ! Plus exactement, c'est l'une des robes de la marque Rød Vixen, lancée récemment par Dame Ottilia, bien connue comme étant une noble vonalyanne également noble en Amarantie, et y étant établit. Aussitôt que l'on s'en est aperçu, ce fut un véritable tollé chez nombres de critiques et amateurs d'arts, et même chez certains articles : oser transformer une œuvre de la grande Maîtresse-Peintre en une vulgaire « réclame publicitaire », comme l'a qualifié un critique acerbe de la première heure leur a semblé un véritable sacrilège, une trahison de la part de celle qu'ils ont pour beaucoup admiré depuis le début de leurs carrières, ou alors une horrible duperie contre cette maîtresse tant respectée.
Sans étonnement aucun, Maîtresse Svarun a balayé ces critiques d'un dédaigneux revers de la main. « Je me moque complètement », a-t-elle déclaré « du nom du tailleurs qui a réalisé les vêtements que je peints. Je peux éventuellement admirer leur travail quand le vêtement est beau, mais croyez-vous que, quand je peints de larges foules, je vais m'enquérir du tailleur de chaque personne pour ne choquer aucun spectateur ? » La Maîtresse-Peintre a d'ailleurs jugé « franchement ridicules » ce genre de critiques, y compris quand on lui a fait remarqué qu'il s'agissait d'une robe faite par une marque de vêtements et non pas par un tailleur traditionel, justement, commentant seulement : « Ah bon, on fait de si jolies choses ailleurs que chez un tailleur maintenant ? Comme quoi on arrête pas le progrès ! La robe était jolie, elle était bleue, qui l'a faite, je m'en fiche », a-t-elle conclu avant de congédier sèchement ceux qui l'interrogeaient, déjà appelée dans un prochain projet.
Les critiques ont plus encore plus sur mademoiselle Valdebald, accusée d'avoir trompé l'artiste, bien éloignée des considérations de marketing, en choisissant de mettre cette robe. L'intéressée à vivement contredit ces accusations, avec plus de douceurs que la Maîtresse-Peintre ceci dit. « Bien sûr, rétrospectivement, je comprend que certains soient interpellés, mais sur le moment je n'y ai pas pensé un instant. », nous a-t-elle confié. « Maîtresse Trait-de-Lumière m'avait demandé ma plus jolie robe bleue, et c'était celle-là ! Ce n'était pas un contrat pour Rød Vixen ou quoi que ce soit d'autre ! Simplement avec ma paye j'ai aussi reçu toute une série de robes selon les demandes que j'avais émises, dont cette robe bleue. Elle m'a semblé la plus belle quand j'ai fais quelques essayages, et elle a plu à Maîtresse Svarun... je n'y pas une seconde pensé à la marque. » Plus mesurée, elle a d'ailleurs elle aussi jugé que : « Les gens devraient dépasser ça. Une robe, c'est une robe. Aucune marque n’apparaît sur le tableau : si les critiques n'avaient pas bondis, qui aurait pu dire que c'était une Rød Vixen ? L'important c'est le tableau, pas qui a fait la robe ! ».
Et en effet, les critiques autour du tableau ont sans doute bien plus servit Rød Vixen, et le Musée de la Rose, que la cause de ceux qui les ont émises : au delà d'un petit cercle de mécontents, le tableau c'est surtout retrouvé au centre de l'attention et, via les critiques, tout le monde a su quelle était la marque de la robe et d'où elle venait. Nul doute que Dame Ottilia doit se frotter les mains de ce joli coup de pub au Vonalya qui ne lui aura pas coûté grand chose : en offrant les robes à mademoiselle Valdebald, elle espérait sans doute qu'elle allait se montrer avec, mais certainement pas qu'elle aurait droit à un tel écho dans le monde de l'art et dans la noblesse en général !
Hors le tableau est bien entendu une merveille et, la rédaction de notre journal ne peut qu'en convenir, la robe y est magnifiquement mise en valeur. Par la mise en valeur, via la critique, de la marque de celle-ci, c'est une énorme publicité bénéfique pour ladite marque, ne fut-ce que par effet de mode ! Sans compter bien sûr le coup de publicité pour l'exposition : approuvant ou désapprouvant, tout le monde veut voir le tableau de ses propres yeux pour se faire une idée, et, ajouté au succès qu'on pouvait attendre naturellement pour l'artiste, le Musée de la Rose a déjà annoncé le meilleur lancement d'exposition qu'il ait fait depuis des années, avec encore de nombreuses autres visites en vue.
Au-delà de la polémique, remercions donc les Dieux pour ce beau coup de projecteur supplémentaire apporté sur l'art dans notre beau royaume, et souhaitons de belles réalisations futures au Musée comme aux deux femmes concernées !
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Alwine
[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 8 décembre 2033.[/right]
Difficile composition d'une majorité parlementaire en Soverovie :
En dépit de leur image parfois un peu autoritaire dans le simpomonde, on oublie un peu trop souvent que nos amis soveroves ont une politique intérieure assez « molle », si nous osons employer ce terme. Non seulement le pouvoir royal est largement contre-balancé par celui des Princes, qui sont tous des héritiers potentiels de la Couronne et on tous un certain nombre de pouvoirs propres, mais encore le pouvoir aristocratique doit composer avec la présence d'un parlement élu démocratiquement, le Sejm, qui vient sensiblement compliquer la politique royale, en donnant son avis, parfois avec un caractère contraignant, parfois simplement indicatif, sur tous les sujets. Particulièrement influent sur la politique intérieure, l'assemblée n'a pour l'heure qu'un rôle purement consultatif sur la politique extérieure, mais la plupart des « partis » qui la composent militent pour une influence étendue.
C'est que, comme dans la plupart des parlements du simpomonde, on n'élit plus des hommes ou des femmes au Sejm, on élit avant tout des partis, où la voix individuelle est noyée dans une « ligne » collective. La Soverovie ne semble pas en être venue au stade de la partitocratie existant parfois ailleurs, heureusement pour elle, mais il n'empêche que ses parlementaires sont assez « disciplinés », comme on dit, et que grosso-modo celui qui contrôle une majorité des partis – en voix détenues du moins – contrôle le parlement. Jusqu'ici, c'était ces dernières années l'Union de la Couronne qui détenait cette majorité, seule. Le parti, majoritairement forgé pour collecter des voix à l'approbation du pouvoir royal, comme son nom l'indique, disposait de plus de la moitié des sièges du parlement, et pouvait donc agir seul pour appuyer et conseiller le pouvoir royal, l'avis desautres n'étant, au fond, qu'indicatif.
Tout a changé suite aux dernières élections, où l'appui de l'église soverove au parti panslave « la Ligue » a été déterminant pour renforcer celle-ci et affaiblir l'Union de la Couronne. Le respecté doyen Jean Helsvensen a ainsi déclaré, publié par nos collègues de la Croix du Nord puis repris par nous-mêmes, sans nous associer spécifiquement à ce propos, que cela constituait « un péché » de l'église soverove, déclarant notamment « Oui, politiquement, elle a fait le choix, non par sagesse ou éclairement, mais par esprit de vengeance, pour accabler la Couronne, de soutenir aveuglément son rival, sans se soucier que celui-ci fut-ce pire, qu'il prône la domination des « slaves » sur les autres hommes, en totale contradiction avec la parole de l'Évangile qui nous proclame tous égaux, tous frères en Christ ! ». On voit donc tout le bien que les catholiques vonalyans pensent de la Ligue... et sans nous associer à leur proclamation de pécher et à leurs arguments sur leur dieu Jésus, qui regarde les gens de leur foi, on ne peut que partager une partie de leurs craintes.
En effet, les récentes élections ont, donc, abouties à une situation où personne n'a l'avantage absolut. Les « conservateurs » sont divisés en deux blocs, l'un pour l'Union, l'autre pour la Ligue, tandis que les « progressistes » ont vu le bien nommé « Parti Progressiste » emporté la majorité de leurs voix. Au final on se retrouve avec trois « gros » partis, qui sont dans l'ordre du plus de sièges remportés l'Union, les Progressistes et la Ligue, avec l'obligation de voir deux d'entre eux au moins s'allier pour former une majorité, d'où des négociations entre partis, pratique classique dans les démocraties de tous poils. Hors, non seulement parce qu'elle est leader en nombre de sièges mais aussi parce que la Ligue et les Progressistes ont des programmes opposés et une lourde tradition d'hostilité, c'est l'Union qui a la main dans les négociations, et qui a d'ailleurs commencé à négocier des deux côtés dès l'annonce des résultats.
Hélas, les dernières actualités sont venues éclairer bien sombrement ladite négociation, puisque selon nos collègues de la presse soverove les Progressistes auraient « claqué la porte » des négociations. Reste à voir si l'expression n'était employé que pour donner du poids à leur opposition, ou si les Progressistes ferment bel et bien définitivement la porte à toute coopération avec l'Union. Dans le deuxième cas, hélas, le plus probable semble que l'Union se tournerait vers la Ligue, ce qui a été jugé comme « extrêmement préoccupant » par les spécialistes en analyse politique que nous avons contacté à l'Université de Narvarion. L'un d'entre eux, le professeur Herwar Plume-Nuit nous a ainsi expliqué que « ce serait là un très mauvais signal à envoyer au simpomonde » que de faire entrer la Ligue dans la majorité parlementaire « tant pour les questions intérieures qu'extérieures ».
En effet, d'après la professeur « faire entrer la Ligue c'est donner l'image d'une Soverovie qui, à l'intérieur, va être vue comme risquant de sombrer dans tous les extrémismes » vu le programme politique du parti. « Ce serait une grave erreur, alors que la plupart des nations qui ont critiqué la politique intérieure de la Soverovie par le passé semblent avoir épuisé le filon, que de leur donner à nouveau des éléments pour ranimer le débat », a-t-il estimé, ajoutant que de plus « ce ne sera certainement pas un signal propre à attirer les étrangers qualifiés dont les Principautés-Unies ont besoin... on a vu récemment, avec l'exemple que Montalvo, que les céruléens sont réticents à venir s'installer là-bas, alors imaginez avec l'image d'un parti prônant la suprématie des slaves associé au pouvoir ce que cela donnera ! ».
Sur le plan extérieur ce n'est pas mieux, juge-t-il. « Avec le récent arbitrage dans la guerre éclaire entre le Tötternland et l'Atzum, la Soverovie vient enfin de redorer son blason, de trouver un argument en or pour faire taire ses adversaires, comme par exemple les journalistes caskars. Elle a prouvé qu'elle pouvait être plus que la menace du gros gourdin brandis par les vonalyans pour forcer la paix brito-wildhorner ou par les posnans pour faire sortir les britons de Nouvelle-Occilée, mais bien un acteur de paix en elle-même », a-t-il analysé pour nous. « Associer la Ligue au pouvoir maintenant, c'est ruiner toute cette aura positive en paraissant coopter l'idée d'un parti panslave qui est associé à une image d'annexion de tous leurs voisins slaves et d'hostilité envers les autres peuples, bref, un parti qui concentre tous les clichés anti-soveroves en cours en Cérulée. »
Enfin, une association avec les panslaves seraient « une erreur fatale de communication envers la Ligue Boréale, qui ne pourrait que venir confirmer les idées de certains d'une Soverovie voulant « annexer » l'espace boréal à son profit et ternir la confiance envers les soveroves dans la Ligue Boréale », ajoutait encore le professeur, rappelant que les panslavistes s'étaient toujours plus ou moins opposés aux coopérations économiques entre la Soverovie et les états boréales, notamment le Vonalya, se contentant parfois d'être simplement critiques. Contacté par nos soins, le porte-parole de la Couronne a « refusé de commenter une situation tenant de la souveraineté de notre allié soverov », mais en-dehors du cadre officiel, plusieurs collaborateurs du ministère de la diplomatie nous ont avoué que la Ligue « au pouvoir » en Soverovie refroidirait sans doute beaucoup les relations avec celle-ci.
Quoiqu'il en soit, prions les Dieux pour que nos voisins et amis de Soverovie sachent faire les bons choix dans ce difficile équilibre à venir, et remercions-les que le Vonalya ne soit pas sujets à de tels fléaux néo-démocratiques !
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 8 décembre 2033.[/right]
Difficile composition d'une majorité parlementaire en Soverovie :
En dépit de leur image parfois un peu autoritaire dans le simpomonde, on oublie un peu trop souvent que nos amis soveroves ont une politique intérieure assez « molle », si nous osons employer ce terme. Non seulement le pouvoir royal est largement contre-balancé par celui des Princes, qui sont tous des héritiers potentiels de la Couronne et on tous un certain nombre de pouvoirs propres, mais encore le pouvoir aristocratique doit composer avec la présence d'un parlement élu démocratiquement, le Sejm, qui vient sensiblement compliquer la politique royale, en donnant son avis, parfois avec un caractère contraignant, parfois simplement indicatif, sur tous les sujets. Particulièrement influent sur la politique intérieure, l'assemblée n'a pour l'heure qu'un rôle purement consultatif sur la politique extérieure, mais la plupart des « partis » qui la composent militent pour une influence étendue.
C'est que, comme dans la plupart des parlements du simpomonde, on n'élit plus des hommes ou des femmes au Sejm, on élit avant tout des partis, où la voix individuelle est noyée dans une « ligne » collective. La Soverovie ne semble pas en être venue au stade de la partitocratie existant parfois ailleurs, heureusement pour elle, mais il n'empêche que ses parlementaires sont assez « disciplinés », comme on dit, et que grosso-modo celui qui contrôle une majorité des partis – en voix détenues du moins – contrôle le parlement. Jusqu'ici, c'était ces dernières années l'Union de la Couronne qui détenait cette majorité, seule. Le parti, majoritairement forgé pour collecter des voix à l'approbation du pouvoir royal, comme son nom l'indique, disposait de plus de la moitié des sièges du parlement, et pouvait donc agir seul pour appuyer et conseiller le pouvoir royal, l'avis desautres n'étant, au fond, qu'indicatif.
Tout a changé suite aux dernières élections, où l'appui de l'église soverove au parti panslave « la Ligue » a été déterminant pour renforcer celle-ci et affaiblir l'Union de la Couronne. Le respecté doyen Jean Helsvensen a ainsi déclaré, publié par nos collègues de la Croix du Nord puis repris par nous-mêmes, sans nous associer spécifiquement à ce propos, que cela constituait « un péché » de l'église soverove, déclarant notamment « Oui, politiquement, elle a fait le choix, non par sagesse ou éclairement, mais par esprit de vengeance, pour accabler la Couronne, de soutenir aveuglément son rival, sans se soucier que celui-ci fut-ce pire, qu'il prône la domination des « slaves » sur les autres hommes, en totale contradiction avec la parole de l'Évangile qui nous proclame tous égaux, tous frères en Christ ! ». On voit donc tout le bien que les catholiques vonalyans pensent de la Ligue... et sans nous associer à leur proclamation de pécher et à leurs arguments sur leur dieu Jésus, qui regarde les gens de leur foi, on ne peut que partager une partie de leurs craintes.
En effet, les récentes élections ont, donc, abouties à une situation où personne n'a l'avantage absolut. Les « conservateurs » sont divisés en deux blocs, l'un pour l'Union, l'autre pour la Ligue, tandis que les « progressistes » ont vu le bien nommé « Parti Progressiste » emporté la majorité de leurs voix. Au final on se retrouve avec trois « gros » partis, qui sont dans l'ordre du plus de sièges remportés l'Union, les Progressistes et la Ligue, avec l'obligation de voir deux d'entre eux au moins s'allier pour former une majorité, d'où des négociations entre partis, pratique classique dans les démocraties de tous poils. Hors, non seulement parce qu'elle est leader en nombre de sièges mais aussi parce que la Ligue et les Progressistes ont des programmes opposés et une lourde tradition d'hostilité, c'est l'Union qui a la main dans les négociations, et qui a d'ailleurs commencé à négocier des deux côtés dès l'annonce des résultats.
Hélas, les dernières actualités sont venues éclairer bien sombrement ladite négociation, puisque selon nos collègues de la presse soverove les Progressistes auraient « claqué la porte » des négociations. Reste à voir si l'expression n'était employé que pour donner du poids à leur opposition, ou si les Progressistes ferment bel et bien définitivement la porte à toute coopération avec l'Union. Dans le deuxième cas, hélas, le plus probable semble que l'Union se tournerait vers la Ligue, ce qui a été jugé comme « extrêmement préoccupant » par les spécialistes en analyse politique que nous avons contacté à l'Université de Narvarion. L'un d'entre eux, le professeur Herwar Plume-Nuit nous a ainsi expliqué que « ce serait là un très mauvais signal à envoyer au simpomonde » que de faire entrer la Ligue dans la majorité parlementaire « tant pour les questions intérieures qu'extérieures ».
En effet, d'après la professeur « faire entrer la Ligue c'est donner l'image d'une Soverovie qui, à l'intérieur, va être vue comme risquant de sombrer dans tous les extrémismes » vu le programme politique du parti. « Ce serait une grave erreur, alors que la plupart des nations qui ont critiqué la politique intérieure de la Soverovie par le passé semblent avoir épuisé le filon, que de leur donner à nouveau des éléments pour ranimer le débat », a-t-il estimé, ajoutant que de plus « ce ne sera certainement pas un signal propre à attirer les étrangers qualifiés dont les Principautés-Unies ont besoin... on a vu récemment, avec l'exemple que Montalvo, que les céruléens sont réticents à venir s'installer là-bas, alors imaginez avec l'image d'un parti prônant la suprématie des slaves associé au pouvoir ce que cela donnera ! ».
Sur le plan extérieur ce n'est pas mieux, juge-t-il. « Avec le récent arbitrage dans la guerre éclaire entre le Tötternland et l'Atzum, la Soverovie vient enfin de redorer son blason, de trouver un argument en or pour faire taire ses adversaires, comme par exemple les journalistes caskars. Elle a prouvé qu'elle pouvait être plus que la menace du gros gourdin brandis par les vonalyans pour forcer la paix brito-wildhorner ou par les posnans pour faire sortir les britons de Nouvelle-Occilée, mais bien un acteur de paix en elle-même », a-t-il analysé pour nous. « Associer la Ligue au pouvoir maintenant, c'est ruiner toute cette aura positive en paraissant coopter l'idée d'un parti panslave qui est associé à une image d'annexion de tous leurs voisins slaves et d'hostilité envers les autres peuples, bref, un parti qui concentre tous les clichés anti-soveroves en cours en Cérulée. »
Enfin, une association avec les panslaves seraient « une erreur fatale de communication envers la Ligue Boréale, qui ne pourrait que venir confirmer les idées de certains d'une Soverovie voulant « annexer » l'espace boréal à son profit et ternir la confiance envers les soveroves dans la Ligue Boréale », ajoutait encore le professeur, rappelant que les panslavistes s'étaient toujours plus ou moins opposés aux coopérations économiques entre la Soverovie et les états boréales, notamment le Vonalya, se contentant parfois d'être simplement critiques. Contacté par nos soins, le porte-parole de la Couronne a « refusé de commenter une situation tenant de la souveraineté de notre allié soverov », mais en-dehors du cadre officiel, plusieurs collaborateurs du ministère de la diplomatie nous ont avoué que la Ligue « au pouvoir » en Soverovie refroidirait sans doute beaucoup les relations avec celle-ci.
Quoiqu'il en soit, prions les Dieux pour que nos voisins et amis de Soverovie sachent faire les bons choix dans ce difficile équilibre à venir, et remercions-les que le Vonalya ne soit pas sujets à de tels fléaux néo-démocratiques !
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Alwine
[center]Le Rire des Glaciers :[/center]
[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 30 décembre 2033.[/right]
La Couronne de Soverovie vend finalement son âme au diable :
Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenu.
Hé oui cette fois c'est fait, la Couronne soverove a fini par « vendre son âme au Diable », comme disent les chrétiens. Non pas en pactisant avec las adorateurs du diable chrétien proprement dit, cela ce n'était que de la realpolitik externe. Non pas en scandalisant les chrétiens bien pensant du Thorval – mais visiblement guère d'ailleurs, à croire que ce sont les derniers vrais chrétiens du simpomonde – en mettant au pas leur église, en faisant une simple bande de fonctionnaires en robes et aimant les petits enfants, cela ce n'était que de la realpolitik interne. L'un et l'autre n'ont fait que scandaliser quelques thorvalois, la poignée qui est informée qu'il existe éventuellement des pays en-dehors des frontières du Thorval proprement dit ou que les tensions se résolvent autrement qu'à coup d'épée ou en priant leur dieu qui est unique mais trois en même temps.
Non, la Soverovie a vendu son âme au Diable, le Diable du panslavisme.
En effet, après de longues tractations, la nouvelle est tombée : l'Union de la Couronne, avatar politique du pouvoir royal, a fait le choix contre toute logique internationale de s'allier non pas avec le Parti Progressiste mais avec la Ligue Panslaviste – abrégée par correction en « la ligue » mais faisons fi ici des raccourcis, tout le monde sait bien quel est son vrai nom complet. Même nos confrères éclairés avaient pu souligner pourtant à quel point cela pouvait être une idée stupide, dès le début de ce mois de décembre, en se fendant d'un assez long article analysant tous les problèmes que posait une éventuelle alliance gouvernementale entre l'Union et la Ligue. Certes, bien sûr, les Progressistes avaient « claqué la porte », mais l'Union aurait pu revenir vers eux en baissant ses exigences, tout simplement, au lieu de choisir de plier plutôt aux exigences délétères de la Ligue. Cela aurait renforcé la Soverovie et aurait affûtés ses meilleures armes à l'international, qui sont avant tout l'économie et l'image d'une nation prêt à dialoguer avec tous, ce que les Progressistes auraient très bien incarnés.
Las, il semblerait que la Couronne et son Union aient préférés les petits arrangements politiques intérieures, et le fait de promouvoir la reproduction lapinesque de sa population – les principales pierres d'achoppement avec les Progressistes semblant tenir à l'avortement et aux allocations encourageant à procréé – et ce alors que la Soverovie est loin d'avoir de réels problèmes démographiques, à la realpolitik internationale, à laquelle elle avait pour l'instant pourtant toujours démontré son attention. Car sur le plan international, nul doute que l'arrivée au pouvoir des racistes panslavistes de la Ligue n'ait des répercussions. La Soverovie avait pourtant enfin réussi à faire oublier l'affaire des inuits, chassés du pays sous la faux de la conversion, et ses quelques maladresses diplomatiques de jeunesses, grâce à sa stabilité, son ouverture vis-à-vis de la Ligue Boréale et surtout son arbitrage réussi dans la crise germanique... elle vient probablement de balayer tout le bénéfice de ces patients efforts en offrant une cible en or pour tous ceux qui voudront la critiquer, et qui auront maintenant toutes les raisons de le faire.
Car en effet, que dit la Ligue ? Pour le savoir, écoutons la voix de son idéologue et officiel « numéros deux », monsieur Koltchak, bien connu pour ses livres de propagande vantant un « Grand Empire Slave », destiné à soumettre « les races inférieures et les païens », entre autres joyeusetés. Pour ceux qui se demanderaient quelles races sont « inférieures », monsieur Koltchak a clarifié les choses dans une récente interview : « Ce n'est pas être raciste que de dire la vérité: il existe différentes races humaines et la race slave est supérieure de facto aux autres. », et encore, parlant d'un supposé « grand remplacement » des soverovs par d'autres peuples, fantasmé par lui seul : « des latins, des scandinaves ou autres races inférieures ». Donc les païens inférieurs ce doit être heu... ah oui, nous !
Mais bien sûr nos liens diplomatiques nous préserverons de toute retombée néfaste... non ? Écoutons à nouveau monsieur Koltchak sur le sujet « Non, nous ne prônons pas un isolement diplomatique mais clairement une autre diplomatie que celle appliquée actuellement. » Et pour ceux qui imagineraient que la Ligue n'aurait pas son mot à dire en diplomatie, rajoutons encore : « Parmi [les exigences par rapport au programme] que nous avons mis en avant, je peux vous citer une plus grande représentativité du Sejm au sein de la diplomatie soverove. Cela permettra de faire en sorte que de tels drames ne se reproduisent plus jamais tant que la Ligue aura son mot à dire en diplomatie. », les « drames » étant bien entendu ici les ententes diplomatiques avec des nations jugées néfastes, au premier rang desquelles le Montalvo, mais dans lesquelles, sans doute, la Ligue et son idéologue rangent probablement les « païens inférieurs » que sont les vonalyans.
Pour ceux qui se demanderaient, cette interview que nous citons date du sept décembre, et le nouveau gouvernement ne fut proclamé que le dix-huit, onze jours plus tard. On ne peut donc pas dire que la Couronne ne savait pas à qui elle ouvrait les portes du pouvoir ! Et pour ceux qui se poseraient la question, en effet, dans le programme de gouvernement figure bien « Mise en place d'une procédure de consultation du Sejm dans le domaine diplomatique », entre autres mesures déjà révélatrices de l'influence de la Ligue sur ces questions. L'Union de la Couronne a beau gesticuler et tenter de dire que de facto la Ligue n'aura pas son mot à dire à l'extérieur, toutes les cartes sont là, et le parti est bien dans leur majorité, associé donc au gouvernement de la Soverovie via le lien entre le gouvernement et sa majorité parlementaire, même quand ledit gouvernement n'est pas issu des urnes, comme c'est – heureusement ! – encore le cas en Soverovie.
Les conséquences, prédies même par nos collègues éclairés, se font déjà entendre, avec l'Amarantie « qui considérait la Soverovie comme un éventuel allié militaire avant les élections [et] se montre aujourd’hui beaucoup plus réservé », selon la presse amarantine elle-même. Bien sûr cela n'arrêtera pas les panslaves, leur idéologue ayant déclaré, interrogé sur le sujet « Honnêtement... Je m'en bats les couilles », dans un style sobre et raffiné – censuré par la puritaine presse soverove, rendue dans toute sa splendeur digne de la verve diplomatique spencerienne par vos serviteurs, qui s'en voudraient de gâcher tant de talents oratoires – qui laisse déjà imaginer le nouveau rayonnement de la Soverovie grâce à ce nouveau parti au pouvoir aux côtés des sbires de la Couronne.
Et du côté vonalyan ? La ligne officielle, morne, n'a pas changée. Comme avant l'annonce de la coalition finale, le porte-parole de la Couronne a « refusé de commenter une situation tenant de la souveraineté de notre allié soverov », mot pour mot sa déclaration pour nos collègues éclairés en début du mois. En « off » toutefois, les langues se délient, et, sous couvert d'anonymat et blablablablabla, comme d'habitude, autour d'une bonne choppe d'hydromel, les commentaires vont bon train de la part de ceux qui ont l'habitude de commenter pour nous la situation internationale, et qui n'hésitent pas maintenant à cracher au sol en entendant le nom de « cette stupide Soverovie », pour reprendre les mots du plus véhément d'entre eux.
D'après eux – mais ça n'engage qu'eux hein, on se contente de retranscrire – la Couronne de Soverovie a fait une erreur diplomatique énorme. Le gouvernement vonalyan se sent unanimement, ou presque, trahis par ce choix des royalistes soveroves, qui ont choisi de piétiner les nombreux partenariats sovero-vonalyans, sans parler de la Ligue Boréale, pour une autre ligue « beaucoup plus puante » qui déclare hautement son mépris pour les « inférieurs païens » que nous serrions pour eux. Après ses moulinets totalement inutiles vis-à-vis du Lykke, qui auraient bien pu déclencher une guerre, la Soverovie n'aurait probablement pas de leçon de barbarisme à donner au Vonalya, mais qu'importe, les panslaves en donnent, crachant sur les vonalyans, sur les accords de la Couronne, et malgré ça ladite Couronne a choisi de les adouber. Une « trahison » du point de vue vonalyan qui entachera sans doute pour longtemps la confiance envers l'allié soverov, pourtant jusqu'ici toujours fidèlement défendu par la solide diplomatie vonalyanne.
Nul doute qu'ailleurs, les sentiments sont les mêmes, et que cette montée au pouvoir des panslavistes ne fera que donner du grain à moudre aux ennemis de la Soverovie. Alors... pourquoi ? Pourquoi une telle alliance ? Sans doute, hélas, parce que la Soverovie, à force de parlementarisme, est tombé dans le mal le plus classique et le plus nauséabonde des démocraties de ce siècle et du précédent : elle est devenue non plus une hybridation monarchie-démocratie mais une hybridation monarchie-partitocratie. Sans se soucier du bien de la nation ou du peuple, pourtant première préoccupation légitime des rois, la Couronne s'est laissée aller au bas marchandage politique, à ne voir que le gain immédiat. Elle pouvait faire passer plus de « points » avec l'un qu'avec l'autre, et elle a donc foncé, en se souciant peu de ruiner l'image diplomatique du pays.
Sans doute, le contre-coup ne sera-t-il que faible dans un premier temps. La Soverovie, à l'aube de l'année nouvelle, pourra annoncer un excellent bilan économique et politique. Mais... qu'en sera-t-il l'année prochaine ? Et les suivantes ? En acceptant de se laisser mener par le bout du nez pas la ligue panslave, pire, en acceptant de fusionner l'image et les idées de la ligue panslave avec celles de la Soverovie et de la Couronne aux yeux du monde, Anastasia et le parti la représentant ont ouvert une porte qu'ils ne pourront peut-être pas refermer. Avec le risque de sombrer soit dans une anarchie militariste à cause de la Ligue, soit, aux prochaines élections, dans un républicanisme libertaire, quand les partis plus « républicains » ramasseront de beaux morceaux d'électorat une fois les désastres du panslavismes constatés.
Dans tous les cas, le choix de la ligue panslave, celui des gains immédiats, de la compulsion infantile, de la satisfaction de l'envie du jour – baiser plus pour faire plus de petits soveroves, rien de « mieux » que ça – mènera très probablement la Couronne à la ruine de son image diplomatique, à la perte d'alliés potentiels, à la dégradation des alliances existantes, et, à terme, à une perte de pouvoir soit au profit d'un système néo-militariste, soit au profit d'une plus grande parlementarisation, jusqu'à, qui sait, voir le retour d'une république. Après tout, en prouvant qu'elle pouvait sombrer crassement dans la partitocratie, la Couronne pose la question de la plus-value qu'elle apporte réellement face à la masse des lignes de partis qui peuvent déjà très bien jouer à ce petit jeu destructeur pour le pays sans son aide...
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La Couronne de Soverovie vend finalement son âme au diable :
Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenu.
Hé oui cette fois c'est fait, la Couronne soverove a fini par « vendre son âme au Diable », comme disent les chrétiens. Non pas en pactisant avec las adorateurs du diable chrétien proprement dit, cela ce n'était que de la realpolitik externe. Non pas en scandalisant les chrétiens bien pensant du Thorval – mais visiblement guère d'ailleurs, à croire que ce sont les derniers vrais chrétiens du simpomonde – en mettant au pas leur église, en faisant une simple bande de fonctionnaires en robes et aimant les petits enfants, cela ce n'était que de la realpolitik interne. L'un et l'autre n'ont fait que scandaliser quelques thorvalois, la poignée qui est informée qu'il existe éventuellement des pays en-dehors des frontières du Thorval proprement dit ou que les tensions se résolvent autrement qu'à coup d'épée ou en priant leur dieu qui est unique mais trois en même temps.
Non, la Soverovie a vendu son âme au Diable, le Diable du panslavisme.
En effet, après de longues tractations, la nouvelle est tombée : l'Union de la Couronne, avatar politique du pouvoir royal, a fait le choix contre toute logique internationale de s'allier non pas avec le Parti Progressiste mais avec la Ligue Panslaviste – abrégée par correction en « la ligue » mais faisons fi ici des raccourcis, tout le monde sait bien quel est son vrai nom complet. Même nos confrères éclairés avaient pu souligner pourtant à quel point cela pouvait être une idée stupide, dès le début de ce mois de décembre, en se fendant d'un assez long article analysant tous les problèmes que posait une éventuelle alliance gouvernementale entre l'Union et la Ligue. Certes, bien sûr, les Progressistes avaient « claqué la porte », mais l'Union aurait pu revenir vers eux en baissant ses exigences, tout simplement, au lieu de choisir de plier plutôt aux exigences délétères de la Ligue. Cela aurait renforcé la Soverovie et aurait affûtés ses meilleures armes à l'international, qui sont avant tout l'économie et l'image d'une nation prêt à dialoguer avec tous, ce que les Progressistes auraient très bien incarnés.
Las, il semblerait que la Couronne et son Union aient préférés les petits arrangements politiques intérieures, et le fait de promouvoir la reproduction lapinesque de sa population – les principales pierres d'achoppement avec les Progressistes semblant tenir à l'avortement et aux allocations encourageant à procréé – et ce alors que la Soverovie est loin d'avoir de réels problèmes démographiques, à la realpolitik internationale, à laquelle elle avait pour l'instant pourtant toujours démontré son attention. Car sur le plan international, nul doute que l'arrivée au pouvoir des racistes panslavistes de la Ligue n'ait des répercussions. La Soverovie avait pourtant enfin réussi à faire oublier l'affaire des inuits, chassés du pays sous la faux de la conversion, et ses quelques maladresses diplomatiques de jeunesses, grâce à sa stabilité, son ouverture vis-à-vis de la Ligue Boréale et surtout son arbitrage réussi dans la crise germanique... elle vient probablement de balayer tout le bénéfice de ces patients efforts en offrant une cible en or pour tous ceux qui voudront la critiquer, et qui auront maintenant toutes les raisons de le faire.
Car en effet, que dit la Ligue ? Pour le savoir, écoutons la voix de son idéologue et officiel « numéros deux », monsieur Koltchak, bien connu pour ses livres de propagande vantant un « Grand Empire Slave », destiné à soumettre « les races inférieures et les païens », entre autres joyeusetés. Pour ceux qui se demanderaient quelles races sont « inférieures », monsieur Koltchak a clarifié les choses dans une récente interview : « Ce n'est pas être raciste que de dire la vérité: il existe différentes races humaines et la race slave est supérieure de facto aux autres. », et encore, parlant d'un supposé « grand remplacement » des soverovs par d'autres peuples, fantasmé par lui seul : « des latins, des scandinaves ou autres races inférieures ». Donc les païens inférieurs ce doit être heu... ah oui, nous !
Mais bien sûr nos liens diplomatiques nous préserverons de toute retombée néfaste... non ? Écoutons à nouveau monsieur Koltchak sur le sujet « Non, nous ne prônons pas un isolement diplomatique mais clairement une autre diplomatie que celle appliquée actuellement. » Et pour ceux qui imagineraient que la Ligue n'aurait pas son mot à dire en diplomatie, rajoutons encore : « Parmi [les exigences par rapport au programme] que nous avons mis en avant, je peux vous citer une plus grande représentativité du Sejm au sein de la diplomatie soverove. Cela permettra de faire en sorte que de tels drames ne se reproduisent plus jamais tant que la Ligue aura son mot à dire en diplomatie. », les « drames » étant bien entendu ici les ententes diplomatiques avec des nations jugées néfastes, au premier rang desquelles le Montalvo, mais dans lesquelles, sans doute, la Ligue et son idéologue rangent probablement les « païens inférieurs » que sont les vonalyans.
Pour ceux qui se demanderaient, cette interview que nous citons date du sept décembre, et le nouveau gouvernement ne fut proclamé que le dix-huit, onze jours plus tard. On ne peut donc pas dire que la Couronne ne savait pas à qui elle ouvrait les portes du pouvoir ! Et pour ceux qui se poseraient la question, en effet, dans le programme de gouvernement figure bien « Mise en place d'une procédure de consultation du Sejm dans le domaine diplomatique », entre autres mesures déjà révélatrices de l'influence de la Ligue sur ces questions. L'Union de la Couronne a beau gesticuler et tenter de dire que de facto la Ligue n'aura pas son mot à dire à l'extérieur, toutes les cartes sont là, et le parti est bien dans leur majorité, associé donc au gouvernement de la Soverovie via le lien entre le gouvernement et sa majorité parlementaire, même quand ledit gouvernement n'est pas issu des urnes, comme c'est – heureusement ! – encore le cas en Soverovie.
Les conséquences, prédies même par nos collègues éclairés, se font déjà entendre, avec l'Amarantie « qui considérait la Soverovie comme un éventuel allié militaire avant les élections [et] se montre aujourd’hui beaucoup plus réservé », selon la presse amarantine elle-même. Bien sûr cela n'arrêtera pas les panslaves, leur idéologue ayant déclaré, interrogé sur le sujet « Honnêtement... Je m'en bats les couilles », dans un style sobre et raffiné – censuré par la puritaine presse soverove, rendue dans toute sa splendeur digne de la verve diplomatique spencerienne par vos serviteurs, qui s'en voudraient de gâcher tant de talents oratoires – qui laisse déjà imaginer le nouveau rayonnement de la Soverovie grâce à ce nouveau parti au pouvoir aux côtés des sbires de la Couronne.
Et du côté vonalyan ? La ligne officielle, morne, n'a pas changée. Comme avant l'annonce de la coalition finale, le porte-parole de la Couronne a « refusé de commenter une situation tenant de la souveraineté de notre allié soverov », mot pour mot sa déclaration pour nos collègues éclairés en début du mois. En « off » toutefois, les langues se délient, et, sous couvert d'anonymat et blablablablabla, comme d'habitude, autour d'une bonne choppe d'hydromel, les commentaires vont bon train de la part de ceux qui ont l'habitude de commenter pour nous la situation internationale, et qui n'hésitent pas maintenant à cracher au sol en entendant le nom de « cette stupide Soverovie », pour reprendre les mots du plus véhément d'entre eux.
D'après eux – mais ça n'engage qu'eux hein, on se contente de retranscrire – la Couronne de Soverovie a fait une erreur diplomatique énorme. Le gouvernement vonalyan se sent unanimement, ou presque, trahis par ce choix des royalistes soveroves, qui ont choisi de piétiner les nombreux partenariats sovero-vonalyans, sans parler de la Ligue Boréale, pour une autre ligue « beaucoup plus puante » qui déclare hautement son mépris pour les « inférieurs païens » que nous serrions pour eux. Après ses moulinets totalement inutiles vis-à-vis du Lykke, qui auraient bien pu déclencher une guerre, la Soverovie n'aurait probablement pas de leçon de barbarisme à donner au Vonalya, mais qu'importe, les panslaves en donnent, crachant sur les vonalyans, sur les accords de la Couronne, et malgré ça ladite Couronne a choisi de les adouber. Une « trahison » du point de vue vonalyan qui entachera sans doute pour longtemps la confiance envers l'allié soverov, pourtant jusqu'ici toujours fidèlement défendu par la solide diplomatie vonalyanne.
Nul doute qu'ailleurs, les sentiments sont les mêmes, et que cette montée au pouvoir des panslavistes ne fera que donner du grain à moudre aux ennemis de la Soverovie. Alors... pourquoi ? Pourquoi une telle alliance ? Sans doute, hélas, parce que la Soverovie, à force de parlementarisme, est tombé dans le mal le plus classique et le plus nauséabonde des démocraties de ce siècle et du précédent : elle est devenue non plus une hybridation monarchie-démocratie mais une hybridation monarchie-partitocratie. Sans se soucier du bien de la nation ou du peuple, pourtant première préoccupation légitime des rois, la Couronne s'est laissée aller au bas marchandage politique, à ne voir que le gain immédiat. Elle pouvait faire passer plus de « points » avec l'un qu'avec l'autre, et elle a donc foncé, en se souciant peu de ruiner l'image diplomatique du pays.
Sans doute, le contre-coup ne sera-t-il que faible dans un premier temps. La Soverovie, à l'aube de l'année nouvelle, pourra annoncer un excellent bilan économique et politique. Mais... qu'en sera-t-il l'année prochaine ? Et les suivantes ? En acceptant de se laisser mener par le bout du nez pas la ligue panslave, pire, en acceptant de fusionner l'image et les idées de la ligue panslave avec celles de la Soverovie et de la Couronne aux yeux du monde, Anastasia et le parti la représentant ont ouvert une porte qu'ils ne pourront peut-être pas refermer. Avec le risque de sombrer soit dans une anarchie militariste à cause de la Ligue, soit, aux prochaines élections, dans un républicanisme libertaire, quand les partis plus « républicains » ramasseront de beaux morceaux d'électorat une fois les désastres du panslavismes constatés.
Dans tous les cas, le choix de la ligue panslave, celui des gains immédiats, de la compulsion infantile, de la satisfaction de l'envie du jour – baiser plus pour faire plus de petits soveroves, rien de « mieux » que ça – mènera très probablement la Couronne à la ruine de son image diplomatique, à la perte d'alliés potentiels, à la dégradation des alliances existantes, et, à terme, à une perte de pouvoir soit au profit d'un système néo-militariste, soit au profit d'une plus grande parlementarisation, jusqu'à, qui sait, voir le retour d'une république. Après tout, en prouvant qu'elle pouvait sombrer crassement dans la partitocratie, la Couronne pose la question de la plus-value qu'elle apporte réellement face à la masse des lignes de partis qui peuvent déjà très bien jouer à ce petit jeu destructeur pour le pays sans son aide...
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Alwine
[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 31 décembre 2033.[/right]
Les guildes vonalyannes et l'investissement international :
Récemment, plusieurs voix internationales se sont fait entendre pour s'interroger sur les conditions de l'investissement international au Vonalya, et notamment sur les conditions d'installations des entreprises étrangères dans notre pays. Visiblement, le mot « guilde » en effraye certains, tandis que d'autres ne sont pas assez au fait des conditions d'installations dans notre pays. Nous laisserons le gouvernement se pencher sur une clarification de sa communication, mais en attendant nous pouvons déjà nous pencher sur la question de l'installation d'entreprises étrangères en nous penchant tout simplement... sur quelques exemples. Car en dépit de la frilosité de certaines entreprises de cotation internationales, dans l'économie réelle les nombreux partenariats du Vonalya à travers le monde lui ont permis d'attirer un certain nombre d'entreprises étrangères sur son sol, dont certaines qui ont très bien réussi, d'ailleurs !
Un des meilleurs exemples est sans doute Faishan Motors, le géant de la construction mécanique kaiyuanaise, établis au Vonalya depuis mars 2032 et le Traité Kaiyuano-vonalyan de Narvarion, qui a marqué la réouverture des liens entre l'Empire et notre royaume après les troubles de la chute de l'Hégémonie, et le retour des investissements de chaque pays au sein de l'autre. Faishan Motors fut sans doute la plus importante des entreprises qui s'implantèrent au Vonalya, ouvrant une série de concessions dans le sud du pays pour la vente de moto et d'autres engins à deux roues, un marché largement à conquérir au Vonalya. Une aventure hasardeuse ? Que du contraire puisque ce fut à l'inverse une véritable réussite ! Faishan Motors a réussi à conquérir un marché encore largement libre, celui des engins à moteurs légers et maniables dans la partie du pays qui n'est que périodiquement recouverte par la neige, avant de commencer à s'agrandir dès début 2033.
En effet, au cœur de l'hiver, les vendeurs de la Faishan Motors se sont apperçu que, si la saison n'était guère propice aux motos, un autre véhicule était alors roi au Vonalya, avant de s'aviser qu'il l'était toute l'année dans le nord du pays : la moto-neige. Fabriquée au Vonalya ou importée depuis le nord de la Dytolie, la moto-neige est depuis la seconde moitié du XXe siècle de plus en plus utilisée au Vonalya, où elle est pratique et efficace en cas de neige, et toute l'année dans le nord du royaume. Des contacts furent pris avec des acteurs vonalyans du secteur, des ingénieurs recrutés via les Guildes – nous y reviendrons – et rapidement la Faishan Motors a mis sur pied une nouvelle division centrée sur le Vonalya et chargée de commercialiser des moto-neiges et, dans le futur, d'autres engins motorisés apparentés.
Ici nous atteignons la partie intéressante pour analyser l'économie vonalyanne. En effet, en arrivant, qu'est-ce qui attendait la Faishan Motors ? D'abord, une obligation : employer des travailleurs membres d'une Guilde. Mais qu'est-ce qui se cache derrière cette phrase toute simple ? D'abord précisions que ce n'est pas un régime de préférence : tout travailleur vonalyan actif doit être membre d'une Guilde, qu'il soit employé par une entreprise étrangère ou vonalyanne, qu'il soit salarié ou artisan indépendant. Faire partie des rangs d'une Guilde, cela implique d'abord un certain rang de compétence. La Guilde vérifie que vous êtes bien compétent pour ce que vous voulez faire, et éventuellement si vous êtes intéressé vous propose des formations. Les guildes anciennes et artistiques appellent cela la présentation d'un « chef d’œuvre », mais beaucoup dans les métiers modernes parlent tout simplement d'un examen de compétence. C'est plutôt positif pour l'employeur étranger puisque cela lui garantit qu'il peut recruter des travailleurs dont la compétence a été vérifiée pour la tâche à accomplir.
Bien, mais qu'en est-il des travailleurs venus de l'étranger, par exemple les premiers vendeurs de la Faishan Motors ou ses ingénieurs et mécaniciens chargés de s'occuper des réparations et de former la première génération des réparateurs locaux, entre autres ? Hé bien ils s'enregistrent, chacun au près de la Guilde appropriée. Les vendeurs au près de la Guilde des Commerçants, les mécaniciens dans leur Guilde des Mécaniciens, les ingénieurs dans celle des Ingénieurs en Mécanique et ainsi de suite. Il est très rare qu'une entreprise d'envergure dépende entièrement d'une seule guilde pour ses salariés, cela peut être vrai pour les petites entreprises mais pas pour les plus grandes et polyvalentes. On n'a donc pas une situation de dépendance d'une entreprise pour une Guilde précise, et de toute façon le contrôle interne de la Guilde empêcherait tout abus à ce niveau.
Bien entendu, le fait d'être dans une Guilde est non seulement obligatoire mais aussi porteur d'un certain nombre de devoirs et d'avantages. Tout d'abord le travailleur doit verser une petite partie de son salaire à la Guilde pour permettre à celle-ci de fonctionner – cela varie d'une guilde à l'autre mais reste toujours inférieur à 10%, ce pourcentage étant lui-même assez rare – et respecter la qualité de travail demandée par la Guilde. Le marché vonalyan n'est de toute façon pas calibré pour les produits de mauvaise qualité, mais les Guildes assurent un contrôle minimal sur ladite qualité – il n'est pas interdit de faire un objet « low cost » pour l'exportation, mais on s'assurera de sa qualité, qu'il ne risque pas de blesser l'utilisateur et ainsi de suite. En échange, la Guilde fonctionne à la fois comme un organe permettant la communication de l'état et des patrons vers ses affiliés et comme un syndicat défendant lorsque nécessaire ses membres au près de l'état et des patrons. Elle a prouvé son efficacité pour désamorcer les crises par le dialogue et éviter les grèves. Le patron sait pouvoir avoir un interlocuteur raisonnable et le travailleur sait pouvoir être défendu en cas d'abus évident.
Voilà donc comment s'est installé la Faishan Motors, pouvant recruter des concessionnaires et bientôt des mécaniciens compétents, et par ailleurs en rien bloquée ou discriminée fiscalement. Et pour son agrandissement ? Bien entendu, il n'était pas question d'installer des usines de production géantes de moto-neiges au Vonalya, le marché du travail vonalyan n'est simplement pas prévu pour ça. Mais, passant par les guildes approprié – car elles permettent aussi de rechercher facilement des travailleurs – Faishan Motors forma une équipe d'ingénieurs, de mécaniciens, de publicistes et d'autres métiers encore pour concevoir et vendre de nouvelles moto-neiges adaptées aux standards vonalyans. Parallèlement, elle commença à bâtir et aménager des lieux de production au Kaiyuan, où la main d’œuvre est bien moins chère qu'au Vonalya. En sommes il y eut bénéfice mutuel : de nouveaux emplois qualifiés au Vonalya, de nouveaux emplois de construction mécanique dans l'Empire du Kaiyuan.
Et donc au mois de novembre, les premières moto-neiges de Faishan Motors sont arrivées au Vonalya, et les premiers concessionnaires ont ouvert dans le nord du pays. Pour autant, il ne faut pas considérer que les guildes permettraient une sorte de « monopole » à ceux qu'elles auraient adoubé, comme certains le croient parfois à l'international. Faishan Motors vend des moto-neiges, d'autres gens vendent des moto-neiges. Tous leurs ingénieurs sont incorporés dans une guilde, comme leurs mécaniciens, leurs vendeurs et ainsi de suite, mais cela n'entrave en rien la libre concurrence. Si Faishan Motors parvient à conquérir ce marché, ce sera uniquement en alliant un prix compétitif et une qualité attrayante, tout simplement. Si elle échoue, ce sera simplement en n'étant pas parvenu à convaincre. Notons d'ailleurs que le marché est d'importance, puisqu'il pourrait permettre à l'entreprise de conquérir ensuite d'autres marchés nordiques.
En bref, les guildes n'ont en rien bloqué l'installation et le développement de la Faishan Motors, pas plus que d'éventuels blocages étatiques ou sociétaux. Comme tous les autres investissements, ceux de l'entreprise kaiyuanaise ont été bienvenue ! Et ce n'est qu'un exemple, parmi beaucoup d'autres, d'entreprises implantée dans notre beau Royaume et y ayant prospéré, même si elle est promise à être potentiellement une des plus rentables à terme. Reste à prier les Dieux que ceux des étrangers qui sont encore inquiet se rassurent, et surtout de continuer à favoriser le marché vonalyan pour qu'il croisse et prospère encore pendant les années à venir.
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 31 décembre 2033.[/right]
Les guildes vonalyannes et l'investissement international :
Récemment, plusieurs voix internationales se sont fait entendre pour s'interroger sur les conditions de l'investissement international au Vonalya, et notamment sur les conditions d'installations des entreprises étrangères dans notre pays. Visiblement, le mot « guilde » en effraye certains, tandis que d'autres ne sont pas assez au fait des conditions d'installations dans notre pays. Nous laisserons le gouvernement se pencher sur une clarification de sa communication, mais en attendant nous pouvons déjà nous pencher sur la question de l'installation d'entreprises étrangères en nous penchant tout simplement... sur quelques exemples. Car en dépit de la frilosité de certaines entreprises de cotation internationales, dans l'économie réelle les nombreux partenariats du Vonalya à travers le monde lui ont permis d'attirer un certain nombre d'entreprises étrangères sur son sol, dont certaines qui ont très bien réussi, d'ailleurs !
Un des meilleurs exemples est sans doute Faishan Motors, le géant de la construction mécanique kaiyuanaise, établis au Vonalya depuis mars 2032 et le Traité Kaiyuano-vonalyan de Narvarion, qui a marqué la réouverture des liens entre l'Empire et notre royaume après les troubles de la chute de l'Hégémonie, et le retour des investissements de chaque pays au sein de l'autre. Faishan Motors fut sans doute la plus importante des entreprises qui s'implantèrent au Vonalya, ouvrant une série de concessions dans le sud du pays pour la vente de moto et d'autres engins à deux roues, un marché largement à conquérir au Vonalya. Une aventure hasardeuse ? Que du contraire puisque ce fut à l'inverse une véritable réussite ! Faishan Motors a réussi à conquérir un marché encore largement libre, celui des engins à moteurs légers et maniables dans la partie du pays qui n'est que périodiquement recouverte par la neige, avant de commencer à s'agrandir dès début 2033.
En effet, au cœur de l'hiver, les vendeurs de la Faishan Motors se sont apperçu que, si la saison n'était guère propice aux motos, un autre véhicule était alors roi au Vonalya, avant de s'aviser qu'il l'était toute l'année dans le nord du pays : la moto-neige. Fabriquée au Vonalya ou importée depuis le nord de la Dytolie, la moto-neige est depuis la seconde moitié du XXe siècle de plus en plus utilisée au Vonalya, où elle est pratique et efficace en cas de neige, et toute l'année dans le nord du royaume. Des contacts furent pris avec des acteurs vonalyans du secteur, des ingénieurs recrutés via les Guildes – nous y reviendrons – et rapidement la Faishan Motors a mis sur pied une nouvelle division centrée sur le Vonalya et chargée de commercialiser des moto-neiges et, dans le futur, d'autres engins motorisés apparentés.
Ici nous atteignons la partie intéressante pour analyser l'économie vonalyanne. En effet, en arrivant, qu'est-ce qui attendait la Faishan Motors ? D'abord, une obligation : employer des travailleurs membres d'une Guilde. Mais qu'est-ce qui se cache derrière cette phrase toute simple ? D'abord précisions que ce n'est pas un régime de préférence : tout travailleur vonalyan actif doit être membre d'une Guilde, qu'il soit employé par une entreprise étrangère ou vonalyanne, qu'il soit salarié ou artisan indépendant. Faire partie des rangs d'une Guilde, cela implique d'abord un certain rang de compétence. La Guilde vérifie que vous êtes bien compétent pour ce que vous voulez faire, et éventuellement si vous êtes intéressé vous propose des formations. Les guildes anciennes et artistiques appellent cela la présentation d'un « chef d’œuvre », mais beaucoup dans les métiers modernes parlent tout simplement d'un examen de compétence. C'est plutôt positif pour l'employeur étranger puisque cela lui garantit qu'il peut recruter des travailleurs dont la compétence a été vérifiée pour la tâche à accomplir.
Bien, mais qu'en est-il des travailleurs venus de l'étranger, par exemple les premiers vendeurs de la Faishan Motors ou ses ingénieurs et mécaniciens chargés de s'occuper des réparations et de former la première génération des réparateurs locaux, entre autres ? Hé bien ils s'enregistrent, chacun au près de la Guilde appropriée. Les vendeurs au près de la Guilde des Commerçants, les mécaniciens dans leur Guilde des Mécaniciens, les ingénieurs dans celle des Ingénieurs en Mécanique et ainsi de suite. Il est très rare qu'une entreprise d'envergure dépende entièrement d'une seule guilde pour ses salariés, cela peut être vrai pour les petites entreprises mais pas pour les plus grandes et polyvalentes. On n'a donc pas une situation de dépendance d'une entreprise pour une Guilde précise, et de toute façon le contrôle interne de la Guilde empêcherait tout abus à ce niveau.
Bien entendu, le fait d'être dans une Guilde est non seulement obligatoire mais aussi porteur d'un certain nombre de devoirs et d'avantages. Tout d'abord le travailleur doit verser une petite partie de son salaire à la Guilde pour permettre à celle-ci de fonctionner – cela varie d'une guilde à l'autre mais reste toujours inférieur à 10%, ce pourcentage étant lui-même assez rare – et respecter la qualité de travail demandée par la Guilde. Le marché vonalyan n'est de toute façon pas calibré pour les produits de mauvaise qualité, mais les Guildes assurent un contrôle minimal sur ladite qualité – il n'est pas interdit de faire un objet « low cost » pour l'exportation, mais on s'assurera de sa qualité, qu'il ne risque pas de blesser l'utilisateur et ainsi de suite. En échange, la Guilde fonctionne à la fois comme un organe permettant la communication de l'état et des patrons vers ses affiliés et comme un syndicat défendant lorsque nécessaire ses membres au près de l'état et des patrons. Elle a prouvé son efficacité pour désamorcer les crises par le dialogue et éviter les grèves. Le patron sait pouvoir avoir un interlocuteur raisonnable et le travailleur sait pouvoir être défendu en cas d'abus évident.
Voilà donc comment s'est installé la Faishan Motors, pouvant recruter des concessionnaires et bientôt des mécaniciens compétents, et par ailleurs en rien bloquée ou discriminée fiscalement. Et pour son agrandissement ? Bien entendu, il n'était pas question d'installer des usines de production géantes de moto-neiges au Vonalya, le marché du travail vonalyan n'est simplement pas prévu pour ça. Mais, passant par les guildes approprié – car elles permettent aussi de rechercher facilement des travailleurs – Faishan Motors forma une équipe d'ingénieurs, de mécaniciens, de publicistes et d'autres métiers encore pour concevoir et vendre de nouvelles moto-neiges adaptées aux standards vonalyans. Parallèlement, elle commença à bâtir et aménager des lieux de production au Kaiyuan, où la main d’œuvre est bien moins chère qu'au Vonalya. En sommes il y eut bénéfice mutuel : de nouveaux emplois qualifiés au Vonalya, de nouveaux emplois de construction mécanique dans l'Empire du Kaiyuan.
Et donc au mois de novembre, les premières moto-neiges de Faishan Motors sont arrivées au Vonalya, et les premiers concessionnaires ont ouvert dans le nord du pays. Pour autant, il ne faut pas considérer que les guildes permettraient une sorte de « monopole » à ceux qu'elles auraient adoubé, comme certains le croient parfois à l'international. Faishan Motors vend des moto-neiges, d'autres gens vendent des moto-neiges. Tous leurs ingénieurs sont incorporés dans une guilde, comme leurs mécaniciens, leurs vendeurs et ainsi de suite, mais cela n'entrave en rien la libre concurrence. Si Faishan Motors parvient à conquérir ce marché, ce sera uniquement en alliant un prix compétitif et une qualité attrayante, tout simplement. Si elle échoue, ce sera simplement en n'étant pas parvenu à convaincre. Notons d'ailleurs que le marché est d'importance, puisqu'il pourrait permettre à l'entreprise de conquérir ensuite d'autres marchés nordiques.
En bref, les guildes n'ont en rien bloqué l'installation et le développement de la Faishan Motors, pas plus que d'éventuels blocages étatiques ou sociétaux. Comme tous les autres investissements, ceux de l'entreprise kaiyuanaise ont été bienvenue ! Et ce n'est qu'un exemple, parmi beaucoup d'autres, d'entreprises implantée dans notre beau Royaume et y ayant prospéré, même si elle est promise à être potentiellement une des plus rentables à terme. Reste à prier les Dieux que ceux des étrangers qui sont encore inquiet se rassurent, et surtout de continuer à favoriser le marché vonalyan pour qu'il croisse et prospère encore pendant les années à venir.