Médias du Sengaï

Chaarden

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[center]Ci-gît Pheu Sengaï – 1957-2032
Vers une recomposition du paysage politique sengaïais ?


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POLITIQUE : LA GAUCHE SENGAÏAISE AU BORD DE L’EXPLOSION. Chronique d’une longue descente aux séjours des morts. Il y a deux ans, le candidat du Pheu Sengaï est battu par Sumalee Kongsuwan pour le poste de Premier Ministre. Dans la foulée, le Pheu Sengaï jette ses dernières forces dans la bataille… et perd de justesse les élections parlementaires. La relative passivité des premiers mois du gouvernement Kongsuwan ont laissé le temps aux cadres du Pheu Sengaï de pratiquer une chasse aux sorcières pour désigner un bouc émissaire responsable de leurs échecs. Il y a quelques mois, la Loi Kongsuwan passe au Parlement en brisant les barrages de l’opposition. Et maintenant, le président du parti Pheu Sengaï (sur la photo ci-dessus) Manat Awenan se retrouve accusé de détournements de fonds. En effet, dans l’exercice de ses fonctions de députés, lors du précédent mandat ministériel, Manat Awenan percevait des fonds publics qui étaient destinés à financer son équipe du Rathasapha (Parlement) et à entretenir ses domaines ruraux en son absence. Problème : seul 20% de l’argent envoyé est arrivé à bon port. Le reste ? Droit dans les caisses noires du Pheu Sengaï pour financer la campagne à venir de Manat Awenan ainsi que celle des députés mis en difficulté dans les circonscriptions stratégiques. Une faute lourde de conséquence : non seulement cela n’a servi à rien, comme dit précédemment (défaites successives aux différentes élections), mais en plus, une affaire de mœurs s’ajoute à ça, avec la fréquentation supposée d’Awenan dans des bars junkies ou orgiaques. Le pire s’ajoute au mal, et plus aucun filet, semble-t-il, ne pourra rattraper Manat Awenan : les grandes lignes du Pheu Sengaï commencent d’ores et déjà à se distinguer et se forme indépendamment les unes des autres. La question est posée : vont-t-ils de facto finir le Pheu Sengaï à coup de pelles ?

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LE PHEU SENGAÏ EN PROIE A DE PROFONDES CRISES : LES LECONS A APPRENDRE. Que Manat Awenan ait dansé tout nu autour de femmes dénudées avec un chichon en bouche ne nous intéresse que fort peu. En revanche, l’avenir du Pheu Sengaï est très clairement menacé, et les exactions d’Awenan ne sont que le coup de boutoir final. Bien sûr, nous préférerons qualifier cela de « profondes crises », par prudence, mais le Pheu Sengaï est sur la pente descendante et le gouffre n’est plus très loin. Il y a cependant un autre aspect de cette histoire qui a retenu notre attention : qui a découvert le détournement de fonds publics et le scandale de mœurs ? Un certain Wantonan Tharapunasam, un des bras droits de l’ombre le plus fidèle de Sumalee Kongsuwan. Juriste de haut niveau, en lien avec le Shin Bak (services secrets), il a servi de bras armé à la Première Ministre pour tirer le dernier coup de tromblon dans la poitrine du Pheu Sengaï. Et cela semble suivre une logique presque terrifiante par sa régularité : Sumalee Kongsuwan a vaincu le Pheu Sengaï sur le terrain des idées et de la dialectique pour devenir Première Ministre. Ensuite, elle est volontairement restée en retrait pendant les premières années de son mandat pour laisser pourrir la situation au Pheu Sengaï et voir les lignes de fractures s’agrandir. Une fois les lézardes ouvertes, Sumalee Kongsuwan encore a lancé un puissant assaut avec sa Loi, qui est passée au travers de l’opposition désormais morcelée du Pheu Sengaï. Et pour finir, elle a activé ses réseaux occultes pour faire tomber la tête du parti et laisser émerger différentes lignes, entre lesquelles s’éparpilleront les électeurs, donnant une gauche sengaïaise complètement disloquée. Ainsi, la leçon à retenir de cette histoire, c’est que la communication extraordinaire de madame Kongsuwan et son visage fort charmant ne sont que le voile devant une femme d’Etat redoutable et une tacticienne politique de très haut vol. Apprenons de cela, ne sous-estimons pas nos adversaires, tirons parti de la chute du Pheu Sengaï –dont la mort, nous l’avons à la fin de cet article, ne laisse plus aucun doute-, et concentrons-nous sur notre avenir, fort des leçons apprises. Méfions-nous plus que jamais de la main d’acier et de son gant de soie.

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LES FAUX-DURS DU PHEU SENGAÏ FONDENT COMME DES CARAMELS, ET C’EST TANT MIEUX. Les Tibétains ont fait semblant de ne pas comprendre ce qui se passait. Le Pheu Sengaï, parti du gauche (sic) s’est réveillé ce matin avec les dents cassées, la nuque rompue et la drogue sur la table de chevet. Plus que la morphine et c’est terminé. Nous ne reviendrons pas sur l’affaire en elle-même, sachez juste que ces personnes qui se prétendaient tête de l’opposition… ne valent absolument pas mieux que ceux qui sont au pouvoir. Ils prétendaient leur tenir tête, précisément, mais se sont complètement dégonflés jusqu’à exploser comme de misérables baudruches. Mais quelles perspectives ? Il n’y a pas de temps à perdre, nous devons au plus vite trouver le moyen de tirer parti de la situation. Le Pheu Sengaï s’effondre, ce provoquera à court terme un grand appel d’air à gauche. Nous récupèrerons, nous, au Parti pour l’Indépendance, une partie de voix, peut-être quelques députés, probablement. Ainsi, le profit politique, aussi potentiel et relatif soit-il, ne peut être placé au premier plan. En fait, nous devons comprendre qu’un basculement symbolique vient de s’opérer : le Pheu Sengaï maintenait une fausse opposition entre les élites du haut et nous, les pouilleux dont tout le monde se fout. Maintenant, l’épouvantail a été arraché, il n’y a plus rien entre nous et le pouvoir, plus rien. Et voilà qui est pour nous une nouvelle composant essentielle de notre lutte : les faux rebelles éliminés, le manichéisme devient de plus en plus fort et cela ne pourra en aucun cas nous être négatif.
Chaarden

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[center]Les satellites sengaïais fendent l’éther

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AVEC QUARANTE-CINQ SATELLITES, LE SENGAÏ POSSEDE LA PLUS LARGE FLOTTE SPATIALE DU MONDE. Il n’est pas bien difficile de décrire la flotte satellitaire sengaïaise. Forte, elle se compose de très exactement trente-neuf satellites de technologie moyenne permettant la télécommunication de base, entendons par là télévision et téléphonie. Les six autres servent principalement à la recherche scientifique et à la géolocalisation. Ces derniers sont pour le moment centrés sur le Sengaï afin de réaliser des cartes très précises et permettre, à terme, de nous faire découvrir les recoins encore non-explorés du Royaume. A vrai dire, cette fonction de réalisation de cartes terrestres et maritimes précises se fera tranquillement pendant quelques mois. Le gouvernement a choisi d’axer les meilleurs satellites sur le développement technologique de la nation, en facilitant l’accès à la téléphonie mobile par exemple. En effet, un satellite performant, s’il est plus accessible, permet de réduire les coûts d’accès aux réseaux téléphoniques et donc d’améliorer les communications au sein d’une nation, facteur essentiel de développement. Dans les centres de recherche spatiale, les chercheurs les plus influents et les plus instruits de tout le Sengaï sont déjà en train de mettre la main à la pâte pour construire les satellites de demain, ajoutant les fonctions de triangulation GPS, de repérage améliorée d’armes ou encore d’observation spatiale de grande qualité. La porte de l’espace a été ouverte, le Sengaï a pris de l’avance et entend la conserver.

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L’ENVOI DE NOS SATELLITES DANS L’ESPACE : CONTROVERSES ET PROBLEMATIQUES. On pourra bien disserter longtemps sur l’étendue de la flotte spatiale sengaïaise qui, certes, est la plus large du monde, mais une question demeure sur la base de notre puissance spatiale, il s’agit bien évidemment de la plateforme de lancement spatial. Pour des raisons de gravité, elle doit se trouver au plus proche de l’équateur. Dans le cas du Sengaï, traversé par l’équateur, il s’agissait de la mettre le plus au Nord possible. L’urbanisation de nos côtes étant particulièrement forte, le choix a été fait d’installer notre plateforme de lancement dans un endroit plus reculé, à l’abri des regards, plus en altitude, à savoir dans les montagnes du Songphang. Pendant des mois, l’aristocratie dirigeante du Khunsoek Phudin a pratiqué un intense lobbying auprès des responsables en question au Rathasapha (Parlement). Doigt dans l’œil. Les Khunsoek, qui sont les moins Sengaïais de tous, ont échoué et le projet a été implanté sur les montagnes du Songphang, presque directement sur la ligne imaginaire de l’équateur. Face aux cris d’orfraie des Khunsoek, persuadés d’avoir été victimes d’une kabbale tibéto-thaïe népalophobe, les scientifiques en charge du projet ont avancé toute une série d’arguments solides pour démontrer la juste localisation de la plateforme : dans les montagnes, dans le Songphang Phudin. Cette affaire est bien plus grave qu’elle n’y paraît : en effet, il n’y a que trois pays qui ont une plateforme de lancement, le Sengaï, les Îles-Unies et le territoire Yanaon. Pour que celle du Sengaï soit la meilleure de toute -c’est bien le but recherché- il faut qu’elle soit à la pointe de la technologie et de la performance, d’où le succès des arguments scientifiques, son emplacement et les complexes installés autour. Et là se trouve le point d’orgue de la controverse : pour la première fois sur un sujet aussi important, les intérêts nationaux ont primé sur les intérêts claniques. Paradoxalement, se jeter dans la mondialisation libérale ne va-t-il pas amener à un regain du nationalisme strictement sengaïais et de notre fierté nationale, au détriment des particularismes régionaux, tenus par une aristocratie sur le déclin ?

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DE NOUVEAUX JOUETS, MAIS DES JOUEURS TOUJOURS IDENTIQUES. Un mot apparaît de plus en plus dans la bouche des têtes de nœuds qui nous gouvernent : il s’agit de l’aménagement du territoire. En revanche, et le piège est là, il n’est jamais parlé de l’égalité des territoires. Ainsi, il ne faut pas dynamiser chaque territoire, mais en dynamiser certains et espérer qu’ils attireront toute une population qui de fait, désertera d’autres terres. C’est le but de la récente affaire de la plateforme de lancement spatial. L’Ouest du Khunsoek Phudin jouit de beaucoup d’avantages, mais principalement utilisables pour développer l’agriculture. Essentiel, certes, mais la libéralisation délirante et l’ouverture de nos marchés à n’importe qui ne va faire que s’effondrer les prix du riz et mettre nos agricultures, surtout ceux du lac Hun, dans une position extrêmement inconfortable. Nos députés ont interpellé le gouvernement à plusieurs reprises afin de l’informer de la nécessité urgentissime d’engager un processus de reconversion de ces territoires : aménager intelligemment les surfaces agricoles pour dégager une main d’œuvre plus efficace et moins nombreuse et proposer de nouveaux emplois, mieux rémunérés et ayant plus d’avenir. Le Centre Spatial n’est pas seulement une plateforme de lancement, c’est aussi tout un personnel qui gravite (!) autour de multiples installations. Laboratoires, centres de recherche, base militaire… tout ce complexe qui va aujourd’hui se percher dans la montagne va devoir acheminer jusque chez lui de la main d’œuvre, engendrant de gros coûts en transports et en construction de logements. Tout ça pour quoi ? Pour enrichir encore plus les grandes entreprises de téléphonie mobile au détriment des pauvres, Népalais ou non. Quand le jeu est truqué, il ne faut pas changer le dé, il faut renverser le plateau.
Chaarden

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[center]L’Amiral Watarun mis à flot !

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LA TÊTE DE LA MARINE SENGAÏAISE VOGUE DANS LA MER. Il est peu de nations au monde capables de construire un porte-avion et d’en doter sa marine de guerre. Le Sengaï en fait partie. L’Amiral Watarun est son nom, en référence au chef des Armées de la Mer qui construisit la puissance maritime du Sengaï au XIVe siècle, Changol-Wan Watarun. L’Amiral Watarun peut transporter environ 2500 hommes en tout, pour une longueur totale d’un peu plus de 305 mètres, pouvant être propulsé à quelques 60 km/h. Un armement relativement basique, composé de missiles sol-air, de lance-roquettes sous-marins ou encore de lance-leurres, va probablement imposer à l’Amiral Watarun d’être intégré à une unité de protection, composée de frégates et de croiseurs. D’une capacité d’environ 30 à 40 aéronefs, l’Amiral Watarun s’impose comme le premier moteur de la puissance navale sengaïaise. Les perspectives annoncées par le gouvernement sont intéressantes à plusieurs égards : en effet, alors que l’Amiral Watarun a été construit à plus de 80% avec des fonds publics, le prochain porte-avion le sera avec 51% de fonds publics seulement. La Loi Kongsuwan a donné un véritable coup de fouet, salutaire pour les petites entreprises, relevant leur poids et leur capacité. Ainsi, elles peuvent s’investir massivement dans des projets d’envergure nationale. Des dizaines d’entre elles se sont déjà déclarées intéressées pour travailler sur les futurs projets des quais militaires sengaïais, du simple ferrailleur au plus grand électricien du pays. Les firmes sengaïaises prouvent là encore leur vitalité et leur lucidité. L’Amiral Watarun et ses filles qui vont bientôt arriver révèlent plus que jamais les forces de l’économie sengaïaise.

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L’AMIRAL WATARUN : PROBLEMATIQUES SOCIALES ET ECONOMIQUES CAUSEES PAR L’UN DES PLUS PUISSANTS NAVIRES QUI SOIT. Douze morts. Voilà le résultat de la construction de l’Amiral Watarun : douze ouvriers morts sur le chantier. Ecrasés, étouffés, chute mortelle… tragique conclusion souvent omise. Nous souhaiterions de même attirer l’attention du lecteur sur d’autres chiffres. On estime qu’environ 15 600 ouvriers ont travaillé, de près ou de loin, pour construire ce porte-avion. Près de 67% d’entre eux étaient Tibétains. Or, nous avons attendu avec impatience la publication de la liste des futurs matelots de l’Amiral Watarun : 4% de Tibétains, 96% de Thaïs. En plus de cela, rajoutons à la liste la concurrence inouïe qui a écrasé certaines entreprises tibétaines qui auraient bien voulu proposer leur travail sur le Watarun. Rien de rien. Ainsi, au-delà de l’augmentation de la force de frappe de notre armée, que nous ne pouvons qu’applaudir, le Watarun pose de nouveaux problèmes et ajoute encore un peu de sel sur les précédentes problématiques sociales et économiques. La concurrence économique nuit à l’unité nationale et ne fait qu’accentuer des fractures déjà trop marquées. L’armée demeure, on le voit, un bastion de la caste privilégiée thaïe, alors que les Tibétains et les Népalais doivent se contenter de former des milices locales, moins bien armées et disposant de prérogatives largement réduites. L’Amiral Watarun révèle peut-être les forces de notre économie, comme le soulignaient nos confrères du Sengaï Times mais il souligne par-dessus tout les fractures qui parasitent la bonne-entente entre les fils et les filles d’un même Royaume.

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LE WATARUN DANS LA MER DU SUD : VERS LA MORT DES CÔTES NEPALAISES DE LA MER INTERIEURE ? Après la Loi Kongsuwan et les satellites, les Thaïs se sont payés un nouveau gadget. Un gros tas de ferraille flottant avec des oiseaux de fer sur le dos. Au moins, il y a un avantage : c’est la première fois qu’ils construisent une arme qu’ils n’utiliseront pas contre nous. Quoique… ce porte avion est-il une arme économique plus qu’une arme de guerre « classique » ? En effet, il a été déployé, comme 89% de la flotte sengaïaise, dans la mer du Sud, au large de Pan Ranong. Ainsi, des millions de roupies ont été arrosés sur la côte, des centaines d’ouvriers sont partis au Sud du pays pour construire ce porte-aéronef et c’est encore une fois la côte Sud qui a été aménagé et investi. Nous souhaiterions toutefois rappeler qu’il existe un truc qui s’appelle la côte Nord, celle qui borde la mer intérieure et qui est peuplée par nous, Népalais, depuis des siècles. Cette côte ne dispose que d’une dizaine de pourcents de la flotte sengaïaise, et encore, principalement des navires de pêche. Nos députés vont rappeler sans aucun doute que les perspectives d’évolution au Nord ne sont pas nulles et dans les semaines à venir, des projets de développement vont être présentés au Rathasapha (Parlement). En effet, bien que les nations de la Mer Intérieure ne soit pas particulièrement développées, il faut tenir compte de tout l’argent qui peut y être pompée avec des accords commerciaux dignes de ce nom. Vu qu’on parle d’argent, les Thaïs vont vite s’en rendre compte. Et le jour où ils s’en rendront compte, ils auront besoin des infrastructures nécessaires pour mener à bien le développement de la région : ports, quais, navires, grues portuaires etc. Ou alors, peut-être que le fait qu’il n’y a là que des Népalais les poussera à ne rien faire ? L’argent ou l’égalité entre les ethnies ?
Chaarden

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[center]Elections sénatoriales en approche : enjeux et pronostics

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L’ALLIANCE NATIONALE DEMOCRATIQUE CONFIANTE A L’APPROCHE DU RENOUVELLEMENT DU WUTHISAPHA. Profitons de cet article pour faire un bref point sur ce qu’est le Wuthisapha, traduit à l’étranger par « Sénat sengaïais ». Il s’agit d’une institution composée de 200 membres, la plus puissante, avec le Rathasapha (Parlement). Ces 200 membres doivent répondre à plusieurs critères : avoir au moins 40 ans et avoir au moins 3 enfants. Il s’agit aussi de l’une des institutions les plus féminines du monde, puis qu’il est à l’heure actuelle constitué de 87 femmes et 113 hommes. Comment sont-ils nommés ? La moitié des Sénateurs est désignée par le Roi, qui soumet la liste au Rathasapha qui la valide généralement sans trop de difficulté. L’autre moitié est élue par les Sengaïais. Le vote est particulier : en effet, il s’agit de la seule élection où Thaïs, Népalais et Tibétains sont sur un pied d’égalité, car les cent circonscriptions d’élection des Sénateurs, les « changwats », sont réparties selon leur population. Quel est le rôle du Sénat ? Il doit vérifier la bonne exécution des lois et peut en bloquer une à la majorité, d’où l’enjeu qu’il représente pour l’opposition. De plus, à l’unanimité cette fois-ci, le Sénat peut destituer un ministre. Cette « unanimité requise » rend l’opération très difficile, bien qu’une consultation populaire puisse forcer le vote d’un Sénateur.
A l’heure actuelle, au vu des bons résultats qu’offre la politique de Sumalee Kongsuwan, tout porte à croire que le Roi portera au Sénat une liste de Sénateurs affiliés à l’AND, afin de conserver le boulevard de la Première Ministre et lui donner le plus de pouvoirs possibles pour mener à terme son programme, et envisager déjà, d’après certaines de nos sources, une réélection.


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LA NECESSAIRE REFORME DU WUTHISAPHA N’AURA DONC PAS LIEU. Les médias traditionnels se font des gorges chaudes de l’élection sénatoriale ; en effet, d’après eux, il s’agit de l’élection la plus démocratique du Sengaï, car les circonscriptions sont dessinées de sorte à ce que chacune contienne le même nombre d’habitants. Ainsi, les Sénateurs deviennent réellement représentatifs de la population sengaïaise. Certes. Toutefois, un problème se posait : entre 1933 et 1946, ce principe démocratique était appliqué strictement, et donc, plus de 80% du Sénat était composé de Tibétains, qui bloquaient les lois anti-tibétains et anti-népalaises (ce que les Népalais ont oublié) et toutes les réformes anti-sociales calquées sur la Dytolie. Ainsi, cette période a eu deux avantages : protéger le peuple sengaïais de l’Occidentalisation de son système politico-économique, et faire du Sengaï l’une des plus grandes démocraties du monde. En 1946, le pouvoir Thaï réagit extrêmement brutalement et le roi d’alors, le père de l’actuel, Panom III, promulgue des lois de réformes violentes : la moitié du Sénat sera désormais verrouillée et réservée aux Thaïs, à mi-mot. C’est ce système anti-démocratique qui est encore en vigueur aujourd’hui. Depuis des décennies, seuls les députés du Renouveau Tibétain, et quelques députés du Pheu Sengaï (du moins, ce qu’il en reste) résistent et demandent une réforme urgente du Sénat afin de faire entendre la voix du peuple sengaïais. Peut-être notre voix ne porte-t-elle pas assez loin, peut-être les oreilles des élites sont fermées.

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ENCORE MOINS DE SENATEURS QUE DE DEPUTES : Y A-T-IL ENCORE QUELQU’UN POUR FAIRE ENTENDRE DES MILLIONS DE NEPALAIS DU SENGAÏ ? Aux dernières élections sénatoriales, il y avait exactement 15 Sénateurs Népalais… sur 200. Quant aux députés, nous n’avons que 32. Voilà le triste tableau du Sengaï, où les petits sont tellement bas que leurs cris n’atteignent pas les oreilles haut-placées. Pour le moment, rien ne change. Il faut vraiment être Tibétain pour croire que quoi que ce soit va changer au niveau des institutions de ce pays. Rien, sinon une révolution, nous osons le mot. A l’heure actuelle, nous sommes bloqués par des Thaïs soumis à leur Roi –quand ça les arrange de truander contre nous- qui refusent obstinément de démocratiser un système qui nous appartient pourtant autant qu’à eux. Aux prochaines élections sénatoriales, nous allons probablement avoir à nouveau 15 députés. Toutefois, cela va-t-il vraiment être inutile ? En effet, rappelons que les Sénateurs ont le droit de proposer des motions de veto contre les lois. La Loi Kongsuwan est passée car la motion de veto proposée par les Sénateurs Népalais du Parti pour l’indépendance n’a pas été suivie par les 100 Sénateurs du Roi, et certains clowns du Renouveau Tibétain s’y sont même déclarés favorables. Bref, le calcul politique a primé sur l’analyse froide d’un rapport de force inégalitaire et contre-productif pour le bien de notre peuple. Ainsi, les millions de Népalais qui subissent l’ultra-libéralisme anti-démocratique du gouvernement doivent se taire, tandis que les Tibétains n’arrivent pas à se structurer : leurs députés et Sénateurs ne votent jamais ensemble et partent dans tous les sens. C’est ce désordre qui est reflété dans nos institutions, bien plus que le peuple sengaïais.
Chaarden

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[center]EDITION SPECIALE : Résultats des élections sénatoriales
L’Alliance Nationale Démocratique loin devant, le Pheu Sengaï frôle le ridicule


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Résultats définitifs
Alliance Nationale Démocratique (AND) : 101 sénateurs
Renouveau Tibétain (RT) : 85 sénateurs
Parti Pour l’Indépendance (PPI) : 12 sénateurs
Pheu Sengaï (PS) : 2 sénateurs



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SUMALEE KONGSUWAN RAFLE LA MISE AU WUTHISAPHA, LES SOCIALISTES DANS LES CHOUX. Comme d’habitude, les Sénateurs élus par le peuple sengaïais reflètent la composition ethnique du Royaume ; Tibétains et Népalais ont souvent des difficultés à s’extraire des schémas ethniques pour voter. Ainsi, le Sénat comportera 85 Sénateurs du Renouveau Tibétain, comme d’habitude, mais seulement 12 du PPI Népalais. Pourquoi ? Tout simplement parce que trois changwats [circonscription] du Nord contiennent les « ghettos » Thaïs et Tibétains, qui ont majoritairement voté pour l’AND. Cela peut paraître anecdotique, mais sans eux, l’AND n’obtenait pas la majorité au Sénat. L’autre évènement majeur, c’est bien sûr l’effondrement du Pheu Sengaï. Les deux sièges reçus par le parti socialiste thaï lui ont été donnés par le Roi. L’annonce du nombre de sièges a par ailleurs provoqué l’hilarité générale du Rathasapha (Parlement) lors de la ratification du choix royal. En effet, rappelons que le Roi du Sengaï choisit la moitié de la composition du Sénat, et il a choisi de donner toutes les cartes en main à la Première Ministre, s’arrangeant pour que l’AND ait bien la majorité absolue au Sénat, ce qui est une première dans l’histoire de la démocratie sengaïaise. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Sumalee Kongsuwan dispose d’un moyen de virer purement et simplement l’un de ses ministres, à condition que les Sénateurs lui soient totalement dévoués. Elle dispose aussi de l’assurance que les lois qu’elle promulgue ne rencontreront au Sénat qu’une résistance limitée. A côté, il ne faut pas non plus oublier que la légitimité du gouvernement n’est que plus renforcée et que plus que jamais, la démocratie sengaïaise est représentative des attentes du peuple sengaïais : le plein est fait, Sumalee Kongsuwan n’a plus qu’à appuyer sur l’accélérateur pour l’année qui lui reste.

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PLUS DE 40% DU SENAT POUR LE RENOUVEAU TIBETAIN. L’ALLIANCE NATIONALE DEMOCRATIQUE DOMINE TOUJOURS OUTRAGEUSEMENT. Nous avons déjà dit ici ce que nous pensions de la Loi Kongsuwan ; préférant y voir les opportunités qu’elle ouvre plutôt que la casse sociale qu’elle organise à coups de pioche. Toutefois, nous émettons les plus grandes réserves quant à l’élection sénatoriale qui vient d’avoir lieu. Le Renouveau Tibétain réalise son score habituel d’un peu plus de 80 Sénateurs. En revanche, le Roi a décidé de donner une prime outrageuse à l’Alliance Nationale Démocratique de Sumalee Kongsuwan : en n’octroyant que 2 sièges au Pheu Sengaï agonisant, il a en a donné plus de 98 au parti au pouvoir, ce qui lui garantit une « impunité législative » totale : aucune de ses lois ne pourra être contestée par le Sénat, qui était pourtant jusque-là le dernier organe démocratique du Royaume. Toutefois, il faut féliciter Sumalee Kongsuwan, qui démontre encore une fois qu’elle est une redoutable stratège politique : seul le torpillage qu’elle a lancé contre le Pheu Sengaï a pu créer le vide et donc l’appel d’air ayant bénéficié à son parti. Il était déjà arrivé que le groupe le plus important du Sénat soit le Renouveau Tibétain, mais chaque proposition de blocage ou autre proposée par ce groupe se heurtait à une coalition plus ou moins bancale du Pheu Sengaï et de l’AND. Il était possible de jouer sur le bon sens du PPI Tibétain ou de quelques sénateurs du Pheu Sengaï pour former des alliances de circonstance… mais toute cette tactique s’effondre aujourd’hui : l’AND domine sans partage sur le Sénat ; aucun changwat thaï n’a placé le Pheu Sengaï en tête et le Roi a donné 98% de ses sièges à l’AND. L’opposition existe, nous la sommes, mais trop faible. Le Roi a donné sa confiance à Sumalee Kongsuwan : plus rien ne l’empêche désormais de pousser jusqu’au bout ses projets libéraux. Le Sénat était notre dernier espoir d’une expression contestataire démocratique et écoutée, et il a volé en éclats en cette triste journée.

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LE DEFAITE DU PHEU SENGAÏ EST CONFIRMEE, AINSI QUE CELLE DE TOUT LE PEUPLE SENGAÏAIS. Qu’est-ce qui est petit, rouge et fait « blop blop » ? Un poisson rouge ? Presque : le Pheu Sengaï en train de se noyer. Deux sénateurs auront l’étiquette Pheu Sengaï. Déjà lorsqu’ils étaient trente, ils avaient du mal à se défendre, mais à deux, qu’est-ce que ça va être ? Probablement vont-ils rallier un groupe, le Renouveau Tibétain s’ils sont suicidaires, l’Alliance Nationale Démocratique s’ils sont lâches. Ils sont les deux, alors ça promet d’être intéressant. Cessons de tirer sur un corbillard et regardons l’avenir. Le PPI passe de 9 Sénateurs à 12 Sénateurs : sur les 5 changwats sur nos terres qui votent habituellement AND ou PS, 3 sont revenus au bercail et ont voté pour le PPI, c’est une belle victoire. Quant aux deux autres qui ont donné leur suffrage à l’AND, ils reviendront un jour ou l’autre, et ce jour-là, la domination du parti de gouvernement sur le Sénat sera très compromise… toutefois, une condition doit être remplie : il faut une opposition thaïe à l’AND. Pour le moment, la non-domination des Thaïs au Sénat était due aux guéguerres entre l’AND et le PS. Ce dernier a été schlagué par la Première Ministre, ce qui a conforté le Roi dans son idée de donner les clés du pays à Kongsuwan. Pour le moment, nous craignons bien évidemment qu’elle se serve de cet avantage indéniable pour aller encore plus loin et jeter le Sengaï dans le trou noir de la mondialisation, c’est-à-dire dans l’inconnu le plus complet. Aucune garantie, aucune ceinture de sécurité, seulement des plans vagues pour l’enrichissement de quelques-uns sur le dos de tous.
Chaarden

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[center]Quand la Princesse Natnaree parle économie…
Chômage au plus bas, croissance au plus haut, Princesse au milieu


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LA PRINCESSE NATNAREE REMPLACE SON PERE LE ROI PANOM IV DANS L’ANNONCE DES PERFORMANCES ECONOMIQUES SENGAÏAISES. La tradition veut que lorsque le ministère de l’économie promulgue enfin les chiffres officiels de l’économie sengaïaise, le Rama sorte de son palais, et, en direct depuis le parvis de celui-ci, annonce les plus importants d’entre eux et même, annonce les réformes et/ou projets à venir. Une petite entorse a été faite en ce jour. Etonnés, les journalistes ont vu la Princesse Natnaree, fille du roi, sortir du palais pour s’installer devant eux et prendre la parole à la place de son père. En effet, le fils aîné Chamaban est encore à la guerre, en Ashurdabad, tandis que le second fils, Thaksin, est en déplacement diplomatique. Exercice réussi pour la princesse qui, le plus calmement et le plus sérieusement du monde, est parvenue à remplir son rôle du jour. Ayant ensuite répondu aux journalistes avec bienveillance et fermeté, elle s’est affirmée, selon certains analystes politiques, comme la femme de la dynastie, première fille du Royaume. Sur les chiffres en eux-mêmes, une monnaie dévaluée, une croissance galopante, un chômage passant en-dessous des 3%... Et encore, des vides administratifs existant encore sur le territoire permettent de nous dire que le Sengaï est un pays de plein emploi. De plus en plus, les sociologues, douaniers de Phudin et publicains notent que des milliers de paysans regroupent et transmettent leurs pour être embauchés dans des usines ou d’autres travaux qui ouvrent un peu partout sur le territoire. La conférence de presse qui a suivi a par ailleurs beaucoup insisté sur cette question des mutations des formes de travail au sein du Royaume. La Princesse a annoncé que des recherches plus poussées allaient débuter pour cadrer cette question nouvelle dans la société sengaïaise. Quant aux projets, il a clairement été dit que suite aux élections sénatoriales (cf. article précédent), la première ministre Sumalee Kongsuwan ayant toutes les cartes en main avec des institutions à ses pieds, elle aurait de quoi parfaire ses réformes et créer un climat et un cadre économique efficace et cohérent pour l’avenir. Cela ne sera pas sans utilité face à un monde en perpétuel changement.

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LA DELICATE PRINCESSE NATNAREE A-T-ELLE PLUS DE SANG TIBETAIN QUE THAÏ ? Que nos journalistes furent ravis de voir la douce princesse descendre les escaliers du Palais Royal à la place de son père, probablement fatigué ! Non pas que nous nous réjouissons de la fatigue du roi, mais la présence de sa fille a considérablement détendu l’atmosphère. En effet, celle-ci s’apprêtait à être électrique, à cause de la présence de journalistes un peu plus teigneux, comme ceux de l’Aranamandou Tribune. Mais, droite et digne, la Princesse Natnaree a tenu bon de bout en bout et elle s’est presque imposée comme une femme d’Etat. Nous rappelons à cet égard que sa grand-mère, la mère du Rama Panom IV, était la fille d’un Raja tibétain. A notre plus grand plaisir, nous découvrons donc que la princesse a dans ses veines une partie du sang de la matriarche tibétaine. Ainsi, face à un parterre de journalistes et des millions de Sengaïais, elle a su annoncer des chiffres peu aisés et sa maîtrise des dossiers s’est révélée particulièrement étonnante. En dehors des résultats annoncés et de leurs conséquences, largement positives, il est important de comprendre ce qui se passe actuellement au Sengaï, tant au niveau politique que socio-économique. Si la Princesse remplace le Roi, cela signifie-t-il une « matriarcalisation » du pouvoir, ou un simple déclin de notre Roi ? De plus, au niveau social et économique, tout semble parti pour durer. Nous, Tibétains, ne sommes pas les puissants de cette économie, mais nous ne nous mettrons pas en position fœtal comme un vulgaire Népalais. Les opportunités vont continuer à pleuvoir, et il ne tient qu’à notre abnégation et à notre volonté de les faire fructifier. Nous sommes nombreux, forts et plein de potentiels. Sumalee Kongsuwan a un brelan d’as en main, abattons une quinte.

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LA PETITE POUPEE DU ROI S’ECORCHE LA LANGUE EN ANNONCANT LES CHIFFRES TRUQUES DE L’ECONOMIE SENGAÏAISE. Encore une jolie tactique de com’ pour faire passer la pilule : plutôt que de nous envoyer les bénéfices d’une économie en expansion, à laquelle nous ne participons que pour les miettes, par l’intermédiaire d’un roi croulant ou d’un prince surexcité, on nous les sert désormais avec un bel emballage ficelé. Est-il vraiment utile de donner les chiffres, du coup, vu que ce n’était pas le but ? Bref, le Sengaï enregistre un peu plus de 12% de croissance économique et 1,33% de croissance démographique –on notera l’indécence consistant à mettre les deux côte-à-côte comme si faire des enfants était une activité financière-. Evidemment, les chiffres sont superficiels, on ne nous sort jamais de schémas sur la répartition des richesses. Le Sengaï a gagné certes des milliards durant cette année, mais où sont-ils ? Nous, nous ne les avons pas vus, comme c’est étrange ! Il en va de même pour la monnaie, qui paraît alors encore plus superficielle : une roupie sengaïaise vaut environ un tiers de la monnaie lianwaise, la plus forte du monde. Maintenant que cela a été donné, il est temps de réfléchir sur les voiles que l’on nous met devant et en tirer les conséquences. Pendant longtemps, l’extrême médiocrité de ces chiffres fut cachée par l’absence de tableaux, schémas, graphiques suffisamment explicatifs, mais aujourd’hui, on nous envoie une Princesse comme voile supplémentaire : cela veut-il dire que les caches traditionnels ne suffisent plus ? Les puissants reconnaissent-ils enfin que la conscience des faibles grandit ? Alors oui, joignons-nous à eux et prenons ces annonces avec espoir.
Chaarden

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[center]La guerre en Ashurdabad divise l’opinion publique sengaïaise

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TROP LONGUE, TROP CHERE, TROP COMPLIQUEE, LA « GUERRE DES TROP ». Les résultats sont tombés : la guerre en Ashurdabad va avoir un coût d’environ deux milliards. Deux milliards, ces deux petits mots ont résonné avec terreur dans l’esprit des ministres en charge des portemonnaies de l’Etat. En soi, le problème n’est pas tant le coût de l’opération, mais bien les retours sur investissement. A un lourd investissement, on attend un lourd retour en cash, et ce n’est pas le cas pour le moment. Les élites de notre nation ne demandent pas tant un arrêt de la guerre que des opportunités de voir rembourser l’argent investi. Comment ? Les possibilités sont multiples. L’Etat devrait, selon certains, demander à l’Ashurdabad des facilités d’installation des entreprises sengaïaises à l’avenir. Mais quid de l’état délétère du pays ? D’autres demandent une réservation de certains chantiers, justement, aux entreprises sengaïaises. Certes, mais cette monopolisation des appels d’offres n’est-elle moralement condamnable –et rentable, d’ailleurs ?...-. D’autres demandent de concentrer toutes les forces économiques du Sengaï sur le canal. Mais quid de la géopolitique et de la « géocom’ » internationale ? D’autres demandent une signature de différents traités avec l’Ashurdabad et l’Eashatri qui ouvriraient le pays aux quatre vents économiques. Mais quid de l’impérialisme occidental ? D’autres demandent une intégration de l’Eashatri et de l’Ashurdabad, séparés ou unis, dans l’Organisation de Coopération de Choenglung. On le voit, les possibilités de résolution du conflit sont nombreuses, et le gouvernement planche déjà sur la question. Il demeure cependant un problème : tout ça est un alignement de « gestion de l’après ». Il serait toutefois pas inutile de « gérer le maintenant » : les rebelles ne sont pas écrasés, les morts se comptent encore par dizaines. Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, c’est le message que bon nombre de parlementaires ont précisément envoyé à la Première Ministre et au prince Chamaban, encore sur place.

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LE COÛT D’UNE GUERRE POURTANT PROCHE FAIT EMERGER BEAUCOUP –TROP- DE QUESTIONS. Qui paye ? Alors que la guerre en Ashurdabad aura un coût estimé aux alentours de deux milliards, qui va payer ? Techniquement, la Loi Kongsuwan n’a pas encore tout libéralisé, et l’armée fait partie des rescapés. Financée par de l’argent public, il faut du coup comprendre que c’est… nous qui allons payer. En effet, le coût de l’opération repose essentiellement sur l’entretien de l’armée. Nous, Tibétains, étant les plus nombreux dans le Royaume, les factures vont atterrir sur notre table. Toutefois, est-ce là une conséquence bien juste ? D’après les statistiques obtenues par nos députés au Rathasapha, plus de 85% des soldats engagés en Ashurdabad sont Thaïs. Et les 15% Tibétains et Népalais sont généralement les petits soldats envoyés en première ligne, bien que cela demande encore confirmation. Bien que la situation militaire de la Principauté soit en passe d’être réglée, il serait judicieux de retirer une partie de nos troupes, dans le seul but de ne pas maintenir sur place une force trop importante par rapport aux besoins locaux. Ainsi, les députés du Renouveau Tibétain ont déposé au Rathasapha un document très complet et très mesuré sur les coûts et les besoins de la guerre en Ashurdabad et proposent donc un retrait de 40% des effectifs engagés, et une plus grande coopération avec le Lianwa et le Kaiyuan, ce qui permettrait d’en finir avec la guerre tout en renforçant les liens entre membres de l’OCC. D’une pierre deux coups. A noter que beaucoup d’autres députés, indépendamment des partis, semblent disposer à écouter l’opinion publique et voter en faveur de cette proposition. Les principales critiques reposent sur le fait que cette proposition ne prend pas suffisamment en compte les gains que le Sengaï devrait logiquement tirer de cette opération. Beaucoup de propositions ayant été mises sur la table, passer la débroussailleuse dans ce champ de ronces est, semble-t-il, une condition préalable pour envisager l’après, mais voir le futur sans penser au présent a-t-il vraiment un sens ?

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LE BOURBIER DE L’ASHURDABAD FERA-T-IL VRAIMENT RECULER L’IMPERIALISME THAÏ ? Depuis quelques semaines maintenant, il est de bon ton de faire croire à la plèbe que la guerre en Ashurdabad est trop chère, trop longue, et nous ne savons trop quel autre qualificatif terrifiant ils vont ajouter. Tout cela n’est pas entièrement faux… mais simplement hypocrite. Trop cher pour qui ? Oui, si c’est nous qui payons, c’est très cher, par rapport à ce que nous gagnons –et non ce que nous produisons-. Mais si c’est la jet-set thaï qui paye, ce n’est qu’une goutte d’eau dans la mer. Toutefois, se concentrer sur la question du financement est à notre sens une erreur, et il n’y a qu’un Tibétain pour tomber dans ce piège grossier. La véritable question plonge dans les racines les plus anciennes, les plus profondes et les plus sombres de l’histoire sengaïaise. Rappelons-nous des siècles derniers, durant lesquels les armées thaïes venues du Nord marchaient sur les montagnes tibétaines (ils ont la mémoire courte, ceux-là) et les collines népalaises. Croyant les avoir pacifié en trois claquements de doigts, elles se tournent maintenant vers des objectifs plus grands. Hier c’était nous, aujourd’hui c’est l’Ashurdabad et même Mari, où le gouvernement a installé une base militaire sous couvert de protection. La question principale en jeu est celle de l’impérialisme thaï. Incapable de se contenir à sa côte pourtant riche et luxueuse, la petite nation thaïe est obligée de partir aux quatre coins du continent et même maintenant du monde, pour se sentir exister. Les enjeux purement ethniques sont d’ailleurs rejoints politiquement : la rébellion Shuktène était teintée de rouge, comme bon nombre d’aspirations libératrices dans ce monde. Pour les ultralibéraux qui nous dominent, rien n’est pire que le socialisme. Au moins, ils savent et comprennent qui est le véritable ennemi de l’injustice et de l’inégalité. Bien sûr, notre voix ne sera pas entendue, mais l’Histoire nous rendra justice, comme les seuls ayant élevé le ton contre la destruction des peuples de l’Ashurdabad.
Chaarden

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[center]D’immenses mines de lithium… découvertes sur les terres de Bachagyal

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LE PETIT PRINCE PEUT DESORMAIS SE FAIRE UN ARC EN OR MASSIF. LA LEGALITE DE SES ACTES MISE EN QUESTION. Une nouvelle a secoué le microcosme de l’activité minière sengaïaise. Rappelez-vous, il y a quelques mois, nous annoncions ici-même que [url=http://www.simpolitique.com/post302649.html#p302649]Bachagyal, le descendant des Rajas tibétains, avaient acheté 1000 m² de terres au pied des montagnes du Songphang[/url]. Beaucoup se moquèrent de cet achat : ces terres étaient parmi les moins chères de tout le Royaume, ne valant quasiment rien à cause de leur impraticabilité et leur désolation, juste aux portes du désert de Karavaï. Toutefois, il semblerait que la donne ait correctement changé. Le fils des Rajas tibétains a floué tout le monde et s’est placé dans une situation de grande illégalité. En effet, des filons de lithium ont été découverts dans le sol des terres qu’il a acheté. Il a volontairement caché les prospections réalisées dans le but d’acheter ces terres aux rabais, alors qu’à présent, leur prix a bondi… Il y a quelques jours, des agents des compagnies minières gouvernementales se sont rendues sur place et ont été accueilli par les milices tibétaines de Bachagyal, qui ont attendu la venue du petit prince pour consentir à l’entrée des agents gouvernementaux. Il ne fait absolument aucun doute que toute illégalité sera balayée par l’administration du Royaume afin de tout revienne en ordre. Le mensonge par omission pratiqué par le petit Bachagyal appelle une sanction exemplaire. Ce minerai appartient au Sengaï et reviendra au peuple sengaïais tout entier, au vue de l’importance stratégique majeure que représente le lithium dans le monde moderne.

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LE LITHIUM : PORTE D’ENTREE DE NOTRE PEUPLE AU SEIN DU GRAND PEUPLE SENGAÏAIS ? Probablement nos confrères des autres journaux mettront en lumière le lumineux, appuyant sur des banalités et des approximations. Il est temps de remettre à l’endroit quelques contre-vérités. Tout d’abord, il a pu être sous-entendu que la prospection préalable à l’achat des terres par Bachagyal était illégale. C’est faux, l’article 248b aliéna 12 du Code Foncier affirme que chaque terre publique peut être étudiée par un privé, particulier ou entreprise, sans qu’il n’ait à communiquer publiquement les résultats de ses recherches. Les terres achetées par Bachagyal étaient bel et bien publiques lors des prospections. Ensuite, d’autres diront que la présence de milices sur les terres du prince était illégale. C’est encore faux. D’après le Code Pénal (chapitre XII, article 29, aliéna 2) les milices sont commandées par les communautés dont elles sont issues et uniquement elles. Ainsi, les communautés songphaniennes de Gahan et de Masu ont envoyé leurs milices pour garantir la sécurité de terres qui hier encore n’intéressaient personne. Que le prince les ait demandé ou non ne regarde en aucun cas une quelconque autorité supérieure. Ensuite, beaucoup affirment que l’extraction du lithium coûtera beaucoup trop cher pour le prince et demandera donc l’intervention d’entreprises à gros capitaux et donc de l’Etat, or, [url=http://www.simpolitique.com/post302222.html#p302222]l’article 5 aliéna 4 de la Loi Kongsuwan[/url] énonce très clairement que seules les entreprises de plus de 5000 employés appartiennent à l’Etat. A l’heure actuelle, les entreprises travaillant sur les terres de Bachagyal possèdent toutes un nombre d’employé inférieur à 5000. Certains sont d’ailleurs à 4999, ce qui les fait passer sous le seuil légal, qu’on le veuille ou non. Le système de fonctionnement de toutes ces entreprises est le joint-venture, ce qui n’est absolument pas concerné par l’article 5 de la loi sus-citée. Ainsi, face aux marées et même tsunamis verbaux –et uniquement verbaux- qui se déversent, l’exploitation du lithium des terres du prince revêt une importance symbolique absolument cruciale. L’enrichissement qui peut en résulter ne peut être que bénéfique à nous, Tibétains, depuis trop longtemps relégués au second plan de la scène interne sengaïaise. Tous nos vœux de réussite aux entreprises du fils des Rajas Bachagyal.

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LE PETIT PRINCE QUI VEUT ÊTRE CALIFE A LA PLACE DU CALIFE EN SE FAISANT UNE ASPERGE-A-LUSTRER (sic) EN OR. Les Tibétains, on le sait, fonctionnent selon un modèle matriarcal. Les femmes font la loi. Ca se voit dans les sociétés des montagnes les plus reculées, où ce phénomène est particulièrement prégnant, mais on le voit désormais aussi dans les façons tibétaines de faire de la politique. Plutôt que d’affronter frontalement le pouvoir et de le prendre, on utilise une stratégie de gonzesse, c’est-à-dire on négocie avec celui qui l’a déjà, en l’occurrence, en se rendant respectable –c’est-à-dire friqué, au Sengaï- à ses yeux. C’est la raison pour laquelle Bachagyal, qui n’en peut plus de porter son ego, a décidé d’en déverser un peu sur son compte en banque. Fatigué que le sang qui coule dans ses veines ne fasse pas plier le monde devant lui, il a décidé de devenir un businessman pété de thunes comme n’importe quelle fiotte de la jet-set thaï. Le lithium qui vient d’être découvert sur ses terres va lui rapporter beaucoup –beaucoup, beaucoup- d’argent, à n’en pas douter. Reste à savoir ce qu’il va faire de ce lithium : l’exporter, le transformer lui-même… et encore, que va-t-il faire de l’argent qui en résultera. Probablement le mettre dans sa poche et construire un palais dans les montagnes, comme ses ancêtres : un beau perchoir tout d’ivoire et d’or, laissant les autres travailler pour lui. Son or sera sa luxure, mais probablement pas sa perte. Les Thaïs tentent d’ailleurs par tous les moyens de mettre ce clown en avant pour occulter les véritables besoins d’un petit peuple qui souffre des inégalités et des injustices d’un système corrompu auquel à décider de se rallier celui en qui beaucoup croyaient…
Chaarden

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[center]Les Universités du Sengaï : lieux de l’excellence

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LES AMBITIONS DEMESUREES DES UNIVERSITES SENGAÏAISES : LE PODIUM MONDIAL A L’ORDRE DU JOUR. Hier après-midi, alors que les derniers examens de l’année universitaire se terminaient, la première ministre Sumalee Kongsuwan s’est rendue avec le Ministre des Hautes Etudes dans les locaux de l’Université de Pan Ranong, où elle fit elle-même ses études jadis. Ils ont rencontré les Directeurs, de formation et d’instituts, afin de voir où en étaient les projets d’ouverture, comme on les appelle vulgairement. Il convient de rappeler comment fonctionnent les universités, au nombre de trois à Pan Ranong seul. Chaque université a à sa tête un Doyen, devant disposer d’au moins trois diplômes de troisième degré en trois filières différentes (humanités, sciences dures, géographie…). Autour de lui, un Conseil composé des Directeurs, généralement une trentaine. Ceux-ci dirigent les différentes formations et centres de recherche dans les différents domaines. Il n’est pas rare qu’un Directeur de formation (DF) dirige plusieurs filières. Par exemple, à Pan Ranong III, Outaben Ilansen est DF en histoire contemporaine, histoire moderne et littérature moderne. Il existe aussi des DI, des Directeurs d’instituts. Ceux-ci, moins nombreux, ont entre leurs mains des instituts, ou think thank, rattachés à l’université et chargés de sa communication ou de son développement à l’international, ou encore de « lobbying » auprès des institutions sengaïaises ou étrangères. Les liens entre les instituts et les entreprises du Royaume sont souvent pointés du doigt comme moralement peu acceptables, à tort ou à raison. Cette organisation des universités du Muang-Baï Phudin est ficelée depuis une dizaine d’années et fonctionne à plein régime. Ainsi, aujourd’hui, le but est clair : passer d’une reconnaissance nationale et régionale à un rayonnement mondial. Pour cela, des bourses postdoctorales sont d’ores et déjà disponibles et prisées à l’étranger, et leur nombre augmente. A la racine de ces innovations et de ce potentiel, sans aucun doute, la grande liberté laissée par l’Etat aux universités sengaïaises…

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LES TREMPLINS DE L’AVENIR POUR LES FILS ET FILLES DE NOTRE PEUPLE, PREMIER PAS VERS L’EQUITE DES PEUPLES DU ROYAUME. Il ne fait absolument aucun doute que les Universités du Sud du pays sont brillantes et contribuent à la culture sengaïaise comme peu d’autres institutions. Toutefois, il conviendrait de ne pas oublier que d’autres universités valent aussi la peine et commencent précisément à sortir la tête de l’eau. Les universités sengaïaises dans les montagnes tibétaines ne doivent pas être reléguées au second plan. Celles de Tingri et de Gyamda valent le détour, car malgré le manque de financement évident, elles possèdent en leur sein une quantité d’atouts absolument énorme. Premièrement, le nombre d’étudiants, largement supérieur aux autres universités du Sud, et équitablement lié à la surface disponible pour chaque étudiant. Deuxièmement, l’importante proportion des étudiantes : à Gyamda, 64% des étudiants sont des femmes, 61% à Tingri, contre seulement 46% à Pan Ranong I, par exemple. Troisièmement, les bibliothèques de nos universités sont parmi les plus grandes de toute la Ventélie. Des centaines de milliers d’ouvrages, dont prennent soin des centaines de bibliothécaires vouant leurs vies aux œuvres littéraires, pullulent dans des salles immenses des universités. D’autre part, il convient de souligner l’extraordinaire variété des sujets abordés par nos universités, et notamment celle de Tingri, où l’inspiration occidentale est évidente, et peut-être trop marquée du goût de certains universitaires du Sud. Toutefois, alors que le nombre d’étudiants se fait grandissant chaque année, il convient pour nos élites de prendre conscience du potentiel que nous avons là sous la main et des possibilités énormes que le monde actuel nous offre. Plus que jamais, notre matière grise peut forger des milliers de fils et de filles à devenir les artisans de la paix et de l’équité au sein d’un monde de plus en plus interconnecté dans un Royaume de moins en moins, nous l’espérons, divisé et inégalitaire.

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L’UNIVERSITE COMME FACTEUR DE REPRODUCTION SOCIALE ET DE DOMINATION CLASSISTE ET RACISTE. Certains se palucheront sur les résultats brillants de leurs universités, d’autres courront après les premiers pour devenir les meilleurs. Cette course au meilleur, cette course au plus fort, ne fait que masquer les fractures profondes du domaine éducatif et social qui en découle. Récemment, un clown du Sengaï Times s’était moqué du fait que nous, Népalais, n’avons pas d’universités dignes de ce nom, et que nous n’en n’avons pas du tout, en fait. En effet, mais ce journaliste aurait peut-être dû insister un peu plus sur les raisons de cette absence. Dès que les Népalais tentent quelque chose, dans ce pays, on menace de leur couper les vivres et on tue dans l’œuf chaque projet. Ainsi, les jeunes Népalais ayant des capacités, et il y en a, se retrouvent obligés d’aller étudier dans les perchoirs tibétains ou dans le lointain Sud. Ainsi, nous diront-ils, « l’université est donc bel et bien ouverte aux Népalais ! ». Pas de discrimination, donc. Certes. Et quid des tarifs ? Si l’université est gratuite, mais que 39% des étudiants en moyenne abandonnent dès la première année pour ne jamais revenir, on n’en parle pas. Les niveaux trop élevés demandés, la discrimination népalophobe de certains professeurs, l’absence de réelle liberté d’expression, la volonté forcenée de certains de cloisonner le savoir –et surtout les postes politiques et administratives qui en découlent- ne font que créer une université lamentablement faiblarde et close à tous ceux qui ne sont pas eux. Aujourd’hui, l’université sert surtout à reproduire les classes sociales dirigeantes, bien évidemment majoritairement Thaïs. Les Tibétains font leur beurre de leur côté, croyant encore qu’ils vont s’en sortir en utilisant les armes qu’ils se prennent sur la figure toute la journée. L’université se révèle comme le moyen qu’un peuple domine sur un autre, ne nous y méprenons-pas. Naïveté est mère de toutes les victimes.
Chaarden

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[center]La bicéphale aristocratie sengaïaise, entre modernité et tradition

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« Les nouveaux fils de l’aristocratie : écoles de commerce ou académies militaires ? »


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VERS UNE SEPARATION ENTRE ARISTOCRATIE TRADITIONNELLE ET ARISTOCRATIE POSTMODERNE ? Un fait a capté l’attention des universitaires à la tête des chaires de sociologie. Bien que remarquable et pressenti depuis quelques années, comme une taupe creusant le sol, un phénomène neuf ébranle l’ancienne aristocratie sengaïaise. On le sait, [url=http://www.simpolitique.com/post293236.html#p293236]le Royaume est divisé en cinq Phudins, avec chacun à leurs têtes une famille aristocratique : les Muang-Baï, les Chasombat, les Songphang, les Khunsoek et les Ratcha-Khaen[/url], famille à comprendre au sens le plus large possible, incluant les cousinages sur plusieurs générations. Pendant de longs siècles, les fils de cette aristocratie, dédiés uniquement à la gestion du clan et de son Phudin, demeuraient aux côtés de leurs pères et de leurs oncles pour apprendre à gérer la terre dont ils allaient hériter. Toutefois, au XXe siècle, la complexification du monde a induit une nécessaire scolarisation de ses fils, avec des précepteurs plus nombreux et plus savants que jadis. Aujourd’hui, le phénomène se poursuit et se conjugue avec une baisse de la mortalité infantile, entraînant une plus grande possibilité de varier les sujets étudiés, car chaque fils ne vit plus dans la crainte de devoir succéder à son frère aîné « au cas où ». Ainsi, les formations se sont spécifiées. Pendant longtemps, les fils de l’aristocratie sengaïaise apprenaient l’art de la guerre, ce que l’on traduirait d’ailleurs par « leadership », car on pensait que « qui tenait les soldats au front tenait les sujets dans le monde ». Aujourd’hui, une fracture se creuse : une aristocratie traditionnelle continue d’élever ses fils dans les académies militaires, on pense aux Muang-Baï, aux Khunsoek et au Ratcha-Khaen, tandis qu’une aristocratie plus moderne envoie ses fils dans des écoles de commerce, c’est le cas des jeunes Chasombat et Songphang. La petite taupe creusait jadis en souterrain, désormais ses tunnels se sont effondrés, et un sillon s’est formé entre deux chiens de faïence.

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LES JEUNES ARISTOCRATES DANS LES ECOLES DE COMMERCE : ADAPTATION OU ABANDON DE LA TRADITION ? De récentes études ont fait état de la chose suivante : alors qu’il y a 30 ans, 86% des jeunes aristocrates passaient par l’académie militaire, ils ne sont plus que 57% aujourd’hui, soit une baisse de près de trente points. Pourquoi les pères n’envoient-ils plus leurs fils là où ils sont eux-mêmes passés ? La théorie que nous souhaiterions démontrer est la suivante : au-delà du simplisme de l’abandon de nos traditions, les pères veulent-ils que leurs fils réussissent là où eux échouèrent ? Nous entendons par là ceci ; depuis bien trop longtemps, chacun le constatera, la situation économique au Sengaï est d’une rare misère. La répartition des richesses est absolument ridicule et relèverait, pour un œil étranger, de la plaisanterie, tant les riches sont riches et les pauvres… miséreux. Ce constat, peut-être lointain et planqué aux yeux des élites de Pan Ranong, n’a pas pu échapper aux yeux de l’aristocratie provinciale. Les pères ont constaté que la ligne économique et sociale suivie ces dernières décennies n’a donné aucun résultat probant et que donc, il fallait se former à la construction d’un nouveau modèle économique, car de son absence actuelle peut découler de la grogne sociale… Ainsi, alors que tous les adolescents et jeunes adultes de l’aristocratie passent leurs vies dans les boîtes chics de Pan Ranong, on ne leur demande plus forcément de poursuivre vers une carrière dans les armes, non. Certains pères les poussent vers les écoles de commerce, management et gestion, en particulier dans deux clans : les Songphang et les Chasombat. Le premier clan tout simplement car il règne sur les terres tibétaines où se concentrent plus de trois quarts des Sengaïais, dans un état de misère et de sous-développement crasse, il est plus que conscient des changements nécessaires. Quant au deuxième clan, il est à la croisée entre le Nord plein de potentialités et de richesses et le Sud ouvert sur le monde et empreint de cosmopolitisme. Ces deux clans comprennent les logiques du monde et souhaitent s’y agripper. Oui, l’aristocratie des académies militaires et l’aristocratie des écoles de commerce se séparent, et tout cela peut facilement s’expliquer si l’on comprend les rouages et les mécanismes qui régissent le Royaume.

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LES DRAGONNEAUX ONT DU PLOMB DANS L’AILE ET NE SAVENT PAS OU SE POSER. Entre deux beuveries dans les casinos de Pan Ranong, les gamins des aristocrates doivent se poser une question : afin de ne pas trop paraître pour les couillons qu’ils sont, il leur faut se gaver de diplômes, mais lesquels ? Fières de montrer leur testostérone à son niveau le plus haut, beaucoup de familles envoient leurs fils dans les académies militaires, comme cela fait se fait depuis des siècles, tandis que d’autres envoient leurs fils apprendre à mieux piller les richesses des autres. Autre fait intéressant à noter, au-delà de cette récente et grandissante bicéphalie de notre aristocratie, c’est la différenciation sexuelle. En effet, prenons l’exemple des Songphang : tenir le peuple tibétain ne demande pas beaucoup d’efforts (eh, avez-vous déjà vu un loup appeler d’autres loups pour tenir trois poules en respect ?), mais ils sont nombreux, alors les fils apprennent le métier des armes. Les filles, en revanche, sœurs et cousines des premiers, descendent souvent de leurs montagnes pour aller à Pan Ranong étudier la gestion et le commerce. Rappelons que les clans, quels qu’ils soient, sont Thaïs, quoi qu’on en dise, et que tous font leurs études sur la côte Sud. Alors que les autres journaux ne mettront en lumière que la différenciation généraux/businessmen qui se creusent, nous mettons aussi en avant la différenciation garçon/fille qui se creuse. Or, soyons clairs : le monde qui vient et la direction qu’a pris le Sengaï ne va pas vers un monde féodal de guerre et de police, mais un monde de calcul froid et de transactions molles, où les businesswomen s’en sortiront mieux et seront peut-être plus à même de gérer nos terres. Admettons ceci, et ajoutons cela : l’aristocratie sengaïaise durera, et vous avez le probable résultat : les femmes s’apprêtent à prendre les rênes de la plupart des clans. Maintenant, complétons cela : les femmes thaïs s’apprêtent à prendre les rênes de la plupart des clans, et vous avez le trailer d’un navet de science-fiction thriller.
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