Confédération de Mahajanubia जानुबिया संघ جنبیا کنفیڈریشن
--- Médias et presse ---[/center]
Principaux journaux :
The Daily Mahajanubia,
Journal quotidien, relativement neutre sur le plan politique bien qu'à la ligne éditoriale généralement favorable au pouvoir
La Voix du Peuple
Journal progressiste hebdomadaire, ouvertement opposé au régime actuel bien qu'assez pragmatique que pour modérer son idéologie avec objectivité.
Janubie Libre
Journal hindu affilié au Akhand Hindu Rashtra, connu pour ses positions intolérantes en ce qui concerne les Britons, les chrétiens et les musulmans.
MRTN (Mahajanubia Radio Television Network)
Chaine de télévision nationale, opérée comme filiale de la Britonnia Broadcasting Corporation
C'est en tout cas ce qui semble s'organiser depuis les coulisses du Palais du Nizam, où des sources bien informées prétendent que des tractations seraient en cours entre la confédération et le Grand Royaume d'Horbarash. Des rumeurs renforcées par l'organisation récente de sondages dans les villes de notre voisin du Sud, précisément sur la question de la signature d'un traité de paix.
La guerre contre l'Horbarash est une vieille affaire, datant de 1952, soit plus de 80 ans maintenant. Ce conflit larvé n'a plus connu d'affrontements depuis au moins 14 ans, lors du dernier conflit frontalier en date entre les douanes des deux pays. D'ailleurs, si la frontière reste officiellement fermée, les contrôles y sont au mieux superficiels, se concentrant sur les principales routes et délaissant complétement les sentiers qui relient d'ailleurs plusieurs villages du Royaume et de la Confédération, entre lesquels un commerce florissant s'est développé depuis des décennies.
Si l'officialisation de la fin des hostilités pourrait nuire à ce commerce clandestin à court terme, il va de soit que la réouverture de véritables voies d'accès entre nos nations ne pourra qu'être générateur d'un formidable dynamise économique éventuellement. De plus, il est espéré que la paix permettra au Conseil de diminuer les subsides octroyés jusqu'ici aux principautés frontalières pour leur défense, permettant de rediriger ces ressources vers des projets d'infrastructure à l'échelle de toute la nation.
Interrogé sur la question, Son Altesse Qaiser, 1er Sahibzada de Sindabad, a refusé de commenter.
Et déjà la guerre... mais ailleurs
Presque passé inaperçu, le départ des troupes de Son Altesse Chand Singh rappelle toutefois que les fusils ne prendront pas la poussière de sitôt au Mahajanubia.
Répondant à un appel de la Britonnie pour l'aider à écraser une rebellion dans le Grand Duché de Caskar, la principauté Sikh de Khalsaraj a hissé le Nishan Sahib et mobiliser quelques 6000 de ses soldats pour partir guerroyer sur l'insulaire nation dytolienne.
Officiellement, chacun de ces braves s'est porté volontaire pour l'expédition, voyant dans l'aventure "l'occasion d'appliquer les préceptes de leur religion mais aussi d'honorer le serment d'allégeance à Sa Majesté Clarkson III, protecteur des dominions", selon le Nawab de Khalsaraj lui-même. À croire la présence du Gouverneur Général lors de l'inspection des troupes à l'aérodrome hier matin, on ne doutera pas que la seconde raison a pesé d'avantage que la première dans l'esprit du Nawab.
Ce n'est pas la première fois que la principauté de Khalsaraj envoie des troupes à l'étranger : depuis plus de trente ans, les guerriers Sikhs de la dynastie Singh forment près de 30% des bataillons Janubiens envoyés en opération sous la bannière du Commonwealth.
Mais que se passe-t-il exactement au Caskar ?
Il semblerait qu'une série de réformes rapides menées par la Grande Duchesse de Caskar aurait bousculé l'équilibre politique de l'île. Si une bonne partie de la population a accueilli ses réformes et la prospérité qui allait de paire à bras ouverts, une partie de la nation, notamment au sein de la noblesse, a vu d'un mauvais œil ce qu'ils voient comme un abandon des traditions et une perte de certaines valeurs. Que ces dernières contribuaient au maintient des privilèges socioéconomiques de la noblesse n'a fait qu'ajouter du sel dans une plaie déjà bien douloureuse.
Mis de côté par la politique centralisatrice de la Grande Duchesse, l'aristocratie de Caskar a demandé à d'avantage être intégrée et consultée... ce que la Grande Duchesse aurait accepté en échange d'un abandon par la noblesse du droit de taxer les citoyens, droit qui reviendrait alors exclusivement au gouvernement central de l'île. On peut comprendre pourquoi la noblesse fut fâchée : essayer d'imaginer le Nizam de Sindabad exigeant des Nawabs et Rajahs qu'ils abandonnent leurs droits à taxer leur sujet pour le "privilège" de siéger au Conseil. La situation a fortement dégénéré depuis deux ans, jusqu'à aboutir à l'enlèvement de la Grande Duchesse puis à une guerre ouverte entre les différents nobles voici trois mois.
Et pourquoi allons-nous nous y battre ?
Nous avons posé la question à l'un de ces "volontaires :
"-On va délivré la Grande Duchesse !!"
Plus de 11.000 morts du côté des traditionalistes. Encore plus de blessés. Un total de 18 régiments encerclés à Menos.
Et tout cela contre un peu plus d'un millier de morts pour les forces unionistes, lesquels reçoivent des renforts venus des quatre coins du monde.
La stratégie brillante de l'état-major unioniste a fonctionné à merveille : abandonnant lentement du terrain durant les premières semaines pour leurrer les traditionalistes dans un faux sentiment de sécurité qui les poussa à l'impulsivité et à l'excès d'optimisme quant aux capacité de leurs troupes, les gris en ont profité pour fortifiant des positions à l'arrière, anticipant le moment où les oranges se fracasseraient dessus, payant cher pour chaque mètre de terrain supplémentaire.
Stratégie en effet car c'est bien là la différence entre les deux camps dans cette lutte fratricide :
Les généraux traditionnalistes, confiant dans leur supériorité numérique initiale et dans la réputation de génie militaire de l'Oster Kourtchenko, ont pensé en terme opérationnel : concentrer leurs forces sur un point faible du front, défaire en détails l'ennemi via une supériorité numérique locale écrasante puis le prendre de vitesse avant qu'il ne puisse réagir.
Les généraux unionistes, de leur côté, ont pensé en terme stratégique, préférant engager l'adversaire dans une bataille d'attrition où, par le simple jeu des grands nombres, les lois statistiques l'emporteront sur la bravoure et le talent individuel. Là où leurs adversaires envoient des éclaireurs pour planifier des manœuvres sur le terrain, les unionistes envoient des diplomates à travers le monde pour trouver les volontaires qui comblent leur infériorité numérique. Que leur importe d'abandonner du terrain ? Ils pourront toujours le reprendre une fois que les renforts auront eu le temps d'arriver. Que leur importe aussi la succession de défaites tactiques ? Chacune d'elles coûtent aussi des troupes à l'ennemi... et celui-ci remplace ses propres pertes bien plus difficilement.
Aujourd'hui, l'armée de l'Union est forte de près de 74.000 hommes, avec des milliers d'autres encore en transit.
Les traditionalistes, eux, malgré un maigre flux de volontaires étrangers, ne comptent au mieux que 37.000 hommes, dont la moitié sont encerclés dans les ruines de Menos.
Si la victoire est encore lointaine, l'Union a su renversé la tendance et le mérite en est partagé par chacun de ses soldats, depuis le modeste paysan Kaiyuanais jusqu'au plus digne général !!
Mais les périls abondent : l'ennemi se fiche à présent de maintenir son front. Il ne voudra que briser celui de l'ennemi pour pouvoir s'échapper vers ses propres lignes.
Dans le dispositif de l'Union, Pline et Tanas sont les talons d'Achille où les batailles des prochains jours se joueront. Si l'Union tient là-bas, alors il aura vraiment remporté la plus totale des victoires, s'offrant un avantage stratégique décisif avec une supériorité numérique de 4:1 sur les traditionalistes, qui n'auront d'autre choix que de se replier sur Velk Nord et Velolek pour lécher leurs plaies tout en fortifiant la zone et en attendant des renforts... qui pourraient bien ne jamais arriver.
Avec un peu de chances, les volontaires Sikhs du Khalsaraj arriveront à temps pour participer à l'assaut final.
C'est dans une atmosphère joyeuse que Son Altesse le Rajah Adarsh Perugu a inauguré une nouvelle raffinerie pétrolière en compagnie d'une dizaine d'industriels venus de Britonnie et du Gouverneur-Général de Sa Majesté.
La construction, lancée voici déjà quelques années, a connu bien des difficultés mais c'est finalement achevée voici deux mois déjà. En l'absence d'incident, cette nouvelle raffinerie permettra d'améliorer l'approvisionnement en fuel de diverses qualités pour toute la région du Pragakaraj et des principautés voisines. Une avancée bien nécessaire, au vu des besoins croissants en carburant et électricité du second poumon économique de la Confédération.
La raffinerie, propriété d'un trust établi au Commonwealth, n'est toutefois que le dernier des quelques 68 projets industriels majeurs lancés par divers investisseurs de Britonnie depuis dix ans dans les régions côtières du pays. Une conséquence de la bonne santé des relations de notre pays avec nos amis de Dytolie et on serait même PRESQUE tenté de dire la preuve qu'une relation respecteuse est possible entre anciens colonisés et anciens colonisateurs lorsque chacun à appris à traiter l'autre avec le respect dû à un égal.
Presque...
...but stop helping us
Presque, en effet car, si le milieu des affaires opprime en silence le peuple au nom du sacro-saint profit, au moins travaille-t-il indirectement à améliorer le quotidien de l'Humanité.
Mais ces efforts construits en murmurant par des âmes prudentes et sans idéologie, le monde politique semble conspirer à les ruiner dans un vacarme aussi bruyant que maladroit.
Ainsi, suite à cette inauguration et pensant sans doute bien faire, la Première Ministre du Commonwealth a commenté :
[quote]La Mahajanubia peut devenir la clef de la future salvation de la Janubie .
Par son refus de la centralisation économique et bureaucratique , son rejet des blattes socialistes comme l'égalitarianisme collectiviste ou la fonctionnairisation du marché du travail , il ouvre une voie pavée d'or et offre un véritable exemple de réussite fidèle aux traditions et à la liberté individuelle .[/quote]
Une déclaration qui aurait provoqué exclamations de joie et remerciements de toute la Confédération à l'égard de Madame Spencer si la dame d'airain s'était arrêté là.
Elle poursuivra malheureusement dans son envolée lyrique :
[quote]La Mahajanubia et le Commonwealth pourrait au sein de l'UPO réaffirmer leurs liens sacrés et fondamentaux à la stabilité régionale et la prospérité mondiale , puisqu'il s'agit du pays au meilleur PIB de son propre continent avec un emplacement idéal sur la Mer des Folklands .
Il serait logique et profitable pour tous que la Britonnie y transfère , sous conditions techniques bien entendu afin d'en ralentir au maximum la prolifération en Janubie et surtout au Karupurajyam , des technologies récentes qui puissent booster la croissance locale et instaurer un lien supplémentaire de plus grande complémentarité entre nos deux glorieuses nations ; où la Mahajanubia serait notre manufacture pour ce qui coûte trop cher à produire ici d'une part , et d'autre part un avant-poste en avant-garde de la britonnicité en Janubie puis vers le Lointain Orient .[/quote]
Telle la célébre phrase britonne "You are a credit to your race", on ne doutera pas que Madame Spencer ne nourrissait que les meilleurs des sentiments lorsqu'elle prononça son discours.
Mais le bouillon de vieux préjugés, de paternalisme condescendant et d'arrogance toute britonnique qu'on peut trouvé comique dans d'autres circonstances (comme par exemple venant de grand-père au réveillon...) fait ici tache, surtout dans l'atmosphère actuelle qui règne en Janubie, où chaque nation cherche à oublier le passé et à mettre de côté ses petites rivalités pour se rapprocher.
Le Commonwealth, par la voix de son chef de gouvernement, donne ici raison aux critiques déjà exprimées par la presse de plusieurs pays, comme le journal "Cartagina sera" [url=http://www.simpolitique.com/post314070.html#p314070]du Montavo[/url] qui disait, je cite :
[...] Un Commonwealth tellement plus assez généreux, qu'il préfère dissocier les territoires réellement sous la houlette de ceux un peu trop indépendant, au travers de son ignoble (à l'esprit d'analyse) Union Panocéanique. "Soyez nos larbins mais ne soyez pas nous, ne partagez pas avec nous. Nous, sommes. Vous, servez Nous. Mais ne changez pas notre absolue essence.". Une essence n'ayant que le pouvoir comme étalon, et même pas le moindre concept idéologique, ethnique, ou autre base à toute communauté humaine.
Soyons clair : ici, à la rédaction de la Voix du Peuple, nous méprisons ouvertement nationalisme, colonialisme, racisme et capitalisme.
À défaut d'avoir trouver un meilleur moteur à l'amélioration du quotidien de frères, nous tolérons le dernier car il a au moins le mérite de mépriser l’existence de chacun à égale mesure.
Mais les trois premiers sont inacceptables. Et si la démocratie doit un jour triomphé dans ce pays, si le peuple doit se prendre en mains et non plus se laisser guider par une poignée d'hommes forts, alors il lui faudra trouver le courage de cracher au visage de ceux qui se disent ses amis et bienfaiteurs mais qui ne le voit en fait que comme une tête de bétail.
S'il est trop tôt pour dire si le Commonwealth pourrait être nuisible à une Janubie libre, démocratique et prospère, Madame Spencer l'est très clairement...
Adarsh Perugu, Rajah de Pragakaraj, a annoncé la signature d'un accord avec le Royaume de Hyptatie pour une coopération énergétique accrue.
Accompagnés de plusieurs entrepreneurs des deux contrées, il a ratifié avec la Reine Néfertiya IV une série de traités prévoyant, notamment, la mise en place d'une filière d'exportation surveillée d'uranium, un échange universitaire ainsi que plusieurs affaires dans le secteur agroalimentaire.
Un premier pas vers une possible relation amicale avec l'Empire Luciférien qui devrait bénéficié à tout le Mahajanubia mais plus particulièrement au Pragakaraj : siège de l'industrie nucléaire, la principauté voit dans l'Empire un terreau fertile pour ses exportations technologiques.
Avec une croissance de près de 11% en deux ans, l'Empire Luciférien a des besoins énergétiques croissants qu'il ne peut combler par ses seules ressources domestiques à ce stade. Victime par le passé d'une certaine isolation diplomatique de la part de nations chrétiennes et même d'un quasi-blocus par un de ses voisins, cette grande nation d'Algarbia a compris sa vulnérabilité en cas de perturbations des flux de libre-échange international et recherche donc à renforcer son autonomie énergétique.
Au vu des importantes réserves d'uranium enfouies sous ses sables, il est naturel que la voie nucléaire soit envisagée.
Si certaines voix au sein de l'UPO et même des cercles les plus progressistes du Mahajanubia se sont élevées pour exprimer leurs inquiétudes quant à la sulfureuse réputation de l'Empire Luciférien comme un peuple esclavagistes vénérant une secte apocalyptique, les esprits les calmes ont triomphé et Rajah Adarsh a décidé de donner une chance aux relations entre la Janubie et l'Hyptatie, y voyant "l'opportunité pour deux cultures qui se connaissent mal de dissiper toute méfiance et malentendu nés de l'ignorance, en vue de s'enrichir mutuellement sur le plan culturel".
En guise d'encouragement à l'établissement de relations cordiales, le traité prévoit la promesse par le Rajah du début de la mise en chantier d'une centrale nucléaire en Hyptatie à la fin 2036, complète avec infrastructures de raffinage du carburant nécessaire à la fission et de traitement des déchets.
De son côté, l'Empire Luciférien, alerté par les récentes envolées de la Ministre Spencer du Commonwealth, a exprimé ses craintes de voir l'uranium ainsi vendu utiliser à des fins autres que pacifiques. Une inquiétude que le Rajah a appaisé rapidement en offrant la mise en place d'une filière d'exportation contrôlée, où des inspecteurs hyptatiens auront accès l'ensemble du cycle de vie de l'uranium, depuis les mines jusqu'à la centrale de traitement des déchets, avec vérification des quantités d'isotopes présents à chaque étape pour garantir l'absence de disparition du précieux minerai radioactif.
[url=http://www.simpolitique.com/post316244.html#p316244]L'appel a été lancé voici déjà quelques jours[/url] et si peu de gens s'y sont déjà présentés spontanément, il n'empêche que les bureaux de gestion sécuritaire civile de l'armée britonnique sont fort occupé à gérer les dossiers des habitants des alentours de Saint-Andrew. Dès leur prise de service le matin, les officiers de l'armée de Sa Majesté Clarkson III sont face à une file de Janubiens pressés de participer au programme d'identification biométrique lancé par le Commonwealth.
Ce programme vise à une meilleur administration de la région, bien entendu pour des raisons de sécurité propre à toute installation militaire mais aussi "dans une volonté bienveillante de coopération de la Britonnie au développement humain du Mahajanubia" nous confirme le Porte-Parole de la Base Souveraine de Saint-Andrew.
Porte-Parole de la BSSA : "-C'est très simple, en fait : nous souhaitons une relation mutuellement bénéfique avec la population locale. Et si nous comprenons les inconvénients et inquiétudes liés à l'implantation de cette puce, nous tenons à rassurer les habitants quant au fait qu'elle est absolument pas nuisible pour leur santé. C'est même bien le contraire : elle nous fournira des données précieuses pour établir un plan sanitaire régional. D'ici peu, chaque homme, femme et enfant qui se sera enregistré auprès des autorités de Saint-Andrew pourra bénéficier d'un accès à des soins médicaux de base gratuits !!
De plus, nous envisageons de construire des écoles et de fournir des instituteurs, professeurs et autres formateurs pour les enfants et jeunes gens qui le désireront. Nous allons construire des routes, développer le petit port de pêche en un véritable port industriel moderne, établir des quartiers d'habitations connectés à l'électricité et l'eau potable, assécher les marais et autres nids à moustiques,...
Tout cela avec la coopération et, nous l'espérons, la participation active de la population à travers les milliers d'emplois que ces projets et l'implantation des familles britonnes vont générés. Nous apportons une vague de prospérité dans la région, en investissant dans le confort, l'éducation et la santé de la population vivant sur notre propriété.
Tout ce que nous demandons à ces braves gens pour bénéficier de tout cela, c'est d'abandonner un petit peu de leur vie privée, et ceci pour des raisons de simple sécurité militaire.
Un bien maigre sacrifice, si je puis dire."
Maigre sacrifice, en effet.
D'autant que, jusqu'ici, les autorités de Saint-Andrew n'ont forcé personne à se présenter.
La Dame d'Airain est sans doute maladroite avec les mots... mais ses actes sont bien ceux d'une femme honnêtes et généreuse.
Saint Andrew : mondialisme équitable ou néocolonialisme déguisé ?
Dans son édition d'il y a deux jours déjà, le journal [url=http://www.simpolitique.com/post316505.html#p316505]"les Brèves Eskhanes"[/url] soulignait quelques soucis potentiels avec l'implantation par le Commonwealth d'une base à la pointe de Sindabar. Ce quotidien étranger se permettait ainsi sans honte de critiquer le manque d'information de la population de notre pays, de douter des intentions bienveillantes de la Britonnie et d'aller jusqu'à accuser le gouvernement Spencer de "chantage" à l'égard des populations de la péninsule.
Quel orgueil, quel effronterie, quel geste impérialiste que de penser pouvoir comprendre la situation intérieur d'une autre nation et de se mêler de ses affaires intérieures. Une véritable négation de notre souveraineté, diraient les plus éclairés de nos intellectuels... et pourtant, ils auraient tord :
Nos collègues des Brèves Eskanes pointent bien un problème réel dans les relations entre le Commonwealth et la Confédération, à savoir que nos dirigeants sont entièrement soumis aux dictas de Lanfair, au point d'être les complices du gouvernement Spencer lorsque celui-ci décide de mettre en place une mesure qui s'apparente ni plus ni moins qu'à une forme de techno-servage qui ferait rougir les pires des COO de la VSV.
Oublions en effet un instant les généreux cadeaux que promet la Britonnie en échange de ce contrôle totale sur la vie de quelques 34.000 de nos concitoyens.
Ces présents ne sont d'ailleurs qu'un investissement de sa part pour d'autant mieux rendre dépendantes les populations à l'égard de l'administration du Commonwealth, en leur faisant miroité une vie libre mais relativement modeste face à une vie d'esclave dans une cage dorée, brisant leur volonté d'indépendance et leur fierté familiale avec l’appât d'une existence facile.
En sommes, ce que les règles édictées par les autorités du Commonwealth sous-entendent, ce n'est ni plus ni moins que la mise en coupe de la région, avec dépossession et embrigadement des populations locales tout en expulsant de chez eux les familles refusant de coopérer, puisque l'absence de puce rendra impossible les déplacements et l'exercice d'une profession. L'ensemble des mesures édictées par l'état-major de Britonnie, avec l'aval du Conseil de la Confédération, ont été décidées sans même se concerter avec les populations concernées. Certains villages, implantés depuis des générations, se voient ainsi ordonnés simple d'abandonner leurs terres, leurs maisons, leurs bateaux et leur mode de vie pour grossir la masse d'esclaves industriels des grandes villes. Le seul choix qui leur est réellement donné est la cité où ils échoueront : Saint-Andrew, où leur vie privée leur sera arrachée à vif par les prodiges de la technologie bionumérique, ou une autre mégapole où leur existence sera miséreuse, leurs Jatis relégués à un statut proche de celui des sans castes.
Nous assistons ici peut-être à un prototype d'une nouvelle forme de néocolonialisme qui, loin du paternalisme conquérant et agressif de jadis, vise à implanter des enclaves sécuritaires d'où une prospérité subsidiée finira par rallier les populations dans une forme d'esclavage volontaire, leurrant chacun sous la bannière du confort jusqu'à ce que l'industrialisme brutal rende ces enclaves assez rentables que pour inonder de dividendes une Britonnie peuplée d'administrateurs et de soldats. Avec son cheptel de serviteurs aux âmes transparentes car surveillées en permanence via des méthodes de haute technologie, le Commonwealth bâtira un avenir radieux pour l'état-nation sans frontières qu'il sera devenu ainsi que pour les 1% de dytoliens blancs de peau et roux de cheveux qui seront à sa tête, vivant de la sueur d'une multitude volontairement soumise par l'illusion d'une hausse rapide de ses conditions de vie matérielle, écran de fumée cachant le fait qu'ils ne sont rien d'autres que des bêtes de somme, troquant leur sueur au jour le jour sans avoir la maîtrise de leur outil de production ou même des compétences nécessaires à faire un plein usage de cet outil, à entretenir ou répliquer cet outil et encore moins à créer de meilleurs outils.
Mais nos propres mots parviennent difficilement à cerner le problème de manière aussi concise, précise et véridique que ceux de nos confrères.
Voici pourquoi, dans cette édition un petit peu plus chère, nous joignons une copie de leur article.
Que nos lecteurs soient assuré qu'il ne s'agit point d'un plagia : chaque roupie de plus payée en ce jour ira à la rédaction des Brèves Eskhanes, pour la remercier de souffler un vent de liberté spirituelle et d'esprit critique dans ce qui est autrement un paysage de morne soumission au pouvoir dans ce pays.
Après d'âpres négociations, le BASC (Bureau des Approvisionnements Stratégiques de la Confédération) et les autorités du Shakhanat Islamique du Karmalistan sont parvenu à un accord concernant un traité d'import-export entre nos deux nations. Le BASC a ainsi une option prioritaire sur de vastes quantités de charbon (2,18 millions de tonnes), cuivre (6000 tonnes) et fer (1 millions de tonnes) auprès des différentes entreprises minières actives au Karmalistan, approvisionnant ainsi nos entreprises en matière première nécessaires à leurs activités.
La réciprocité est valable pour les autorités du Karmalistan, qui donneront à leurs entreprises la possibilité d'acheter notre lithium mais aussi une partie de la production industrielle de nos entreprises, garantissant en cela une clientèle forte pour les années à venir.
L'accord sera générateur d'emplois et de prospérité, l'activité portuaire à elle seule augmentant sensiblement. Il est toutefois prévu que la dépendance en matières premières à l'égard du Karmalistan aille en déclinant à mesure que le BASC se garantit une plus grande diversité de fournisseurs. Si le BASC a pour volonté stratégique de ne pas dépendre exclusivement du Karmalistan, cela n'empêche pas ce dernier de rejoindre la courte liste des partenaires privilégiés, aux côtés de la Britonnie, du Vryheid, du Wildhorn et de l'Empire Luciférien.
Mahesh Koshaadhyaksh : Directeur du BASC "-C'est un jour important pour la Confédération qui, avec ce deuxième accord commercial de masse, rétablit enfin de réels échanges internationaux après l'écroulement de la Grande Hégémonie. S'il était important de réaffirmer notre souveraineté vis-à-vis de la finance mondiale voici quelques temps, l'Histoire a prouvé que le commerce restait une force positive pour toutes les sociétés humaines. C'est donc confiant dans l'ère nouvelle qui débute que la Confédération reprend des échanges commerciaux avec le reste du monde, sous l'oeil vigilent du BASC pour éviter les dérives ultralibérales de l'ère précédente. Ensemble, nous construirons une économie mixte fonctionnelle."
Après des mois de conflit faisant suite à la disparition de la Grande-Duchesse et la guerre civile qui l'a suivie peu après, l'île de Caskar semble s'avancer sur la voie de la réconciliation nationale. Une avance qui sera encore longue et douloureuse car les combats des six derniers mois ont laissé des plaies tant parmi les élites politiques que parmi la population. Mais un début encourageant avec le retour de la Grande-Duchesse. Celle-ci, comme affirmé par les Unionistes, avaient bel et bien été enlevée. Sa captivité l'avait amenée à échouer sur les étales des foires aux esclaves de l'Empire Luciférien, où elle fut achetée par l'un des nobles de cette contrée. Si les circonstances exactes de son évasion restent floues, la fuite aurait culminé en une bataille rangée dans le Nord de l'Empire, où la Grande-Duchesse, escortées par plusieurs de ses loyaux sujets venus la secourir, aurait ordonné une frappe par missile de croisière contre ses poursuivants avant d'embarquer un avion de transport dont le pilote mériterait sans doute quelques médailles rien que pour l'audace de l'atterrissage et du décollage rapide, réalisés en plein désert et sous le feu ennemi. Et si cela n'aurait pas suffit à satisfaire aux critères de courage et de compétence de l'armée Caskar, le brave en aura de toute façon mériter au moins une pour avoir défier et survécu à un engagement avec la chasse Luciférienne, pourtant renommée à travers le continent comme l'une des meilleures !! On ne saura jamais si cet intrépide individu aurait mérité une série d'autres décorations pour avoir détruit les chasseurs Lucifériens en les percutant en plein vol après une série d'acrobaties aériennes défiant autant la physique que les limites structurelles de son appareil : la République d'Aminavie, alertée par l'approche rapide vers sa frontière d'autant de trafic aérien non-identifié, aurait envoyé sa propre chasse, violant l'espace aérien de l'Empire avant de détruire plusieurs jets de combat lucifériens.
Cette série d'aventures trépidantes fera sans doute l'objet au moins d'un livre, sinon d'une adaptation cinématographique Britonnienne à gros budget. Et à lui seul, l'affrontement aérien entre des reliques datant de la Grande Hégémonie alimentera les débats spéculatifs entre fans d'Histoire militaire pour plusieurs années encore. Mais l'important n'est pas là : la Grande-Duchesse est de retour en Caskar. Les rebelles traditionalistes sont pour ainsi dire vaincus, leur cause défaite sur le champ d'honneur d'abord par les armées unionistes et le flot de volontaires internationaux, sur le plan diplomatique ensuite par un soutien étranger quasi-unanime à la cause unioniste et enfin sur le plan politique, où la population a retrouvé dans Alexandra une figure nationale à laquelle elle peut se rallier en masse.
Notre rédaction se fait le relai des vœux de prospérité de la Confédération des Principautés du Mahajanubia envers le Grand-Duché de Caskar, uni sous le règne d'Alexandra.
Algabre : incident frontalier sur la poudrière luciférienne
Mais si les espoirs de paix émergent enfin en Caskar, c'est au prix d'une nouvelle flambée de tensions en Algabre, où Aminaviens et Lucifériens se regardent avec une méfiance hostile depuis l'incident de frontière où des avions impériaux ont été abattu au-dessus du territoire de l'Empire par des avions Aminaviens, tout ceci sans provocation (selon les autorités impériales). Si une escalade de la situation en conflit ouvert n'est pas à exclure, on saluera toutefois les esprits sages des deux nations qui se sont réunis à Heptis pour trouver une solution diplomatique à cette crise.
La crise intervient alors même que le Mahajanubia venait de signer un accord commercial avec le Royaume d'Hyptatie, province luciférienne frontalière avec la République d'Aminavie.
La Confédération a déjà fait savoir, par la voix du Nizam que "le Mahajanubia n'avait ni intention ni même droit de s'ingérer dans les affaires internes de l'Agrabe mais qu'il espérait que, quelque soit le destin des mines d'uranium située dans les sables d'Hyptatie, son futur propriétaire saurait se montrer assez sage que pour ne pas bouleverser les accords préexistants".
Un commentaire qui a déchainé les passions au Conseil, entre les partisans de la Rani Ailis Arkidravi de Aadheratkhe et ceux du Rajah Adarsh Perugu de Pragakaraj.
Ailis Arkidravi : Rani d'Aadheratkhe "-Il est déjà hypocrite de prétendre que notre confédération désire intégrer la communauté des nations libres alors même que notre propre population ne dispose pas de droits démocratiques. Mais que doivent penser nos partenaires et alliés lorsqu'ils voient qu'à la première opportunité, nous signons des traités dont l'impact renforce des régimes non seulement anti-démocratiques mais aussi profondément ennemis des libertés individuelles et de la dignité humaine elle-même ?
Bien entendu, Madame Spencer haussera les épaules et donnera pour instructions à son gouvernement d'ignorer ce petit détail au nom du réalisme politique et du pragmatisme géostratégique. Elle agira en cela de la même manière que ne le fait notre Nizam et plusieurs de mes pairs dans ce Conseil, faisant passer l'intérêt national avant les principes auxquels nous prétendons adhérer. Mais les peuples ne sont pas aussi dupes et ils ne jugeront pas avec autant de légèreté égoïste de telles actions.
Si la Confédération du Mahajanubia désire se tenir en toute légitimité à la table de l'Union Panocéanique , elle doit pouvoir tirer cette légitimité d'actions en plein accord avec les principes de cette organisation !! Et non pas de son simple statut de pseudo-colonie Britonnique !! Et de même, si nos alliés veulent voir l'UPO être prise au sérieux comme avatar de la démocratie libérale, ils ne peuvent décemment accepter en leurs rangs des nations qui, avant même que l'encre n'ait sécher sur le traité de leur incorporation, trahissent immédiatement l'esprit de la constitution de l'UPO.
J'appelle ce conseil à ouvrir la voix et à dénoncer les traités avec l'Empire Luciférien, afin d'affaiblir cette tyrannie, de donner une chance à son peuple de se révolter contre l'oppression esclavagiste qui y règne et de voir la région entière devenir une nation avec laquelle nous pourrons traité sans honte dans le futur."
Adarsh Perugu : Rajah de Pragakaraj "-Oui, oui, nous savons tous ici que l'Empire Luciférien conserve des pratiques peu savoureuses. Et nous souhaitons tous ici voir l'esclavage disparaitre de ce monde. Tout comme nous souhaitons aussi que chacun mange à sa faim, que chacun puisse avoir une éducation de qualité, que chacun puisse s'offrir un logement confortable, le tout en étant protéger de chaque petite misère de l'existence, avec une justice intègre, impartiale et informée... et si possible en ne travaillant qu'une heure par jour dans des conditions sanitaires et sécuritaires optimales !!
Le fait est que la réalité est bien moins simple. Nous devons faire une balance entre idéalisme à long terme et pragmatisme quotidien. Et le quotidien, Altesse, est que près d'un cinquième de nos sujets dépendent d'une électricité fournie par des merveilles technologiques préservées depuis l'ère de la Grande Hégémonie. Ces merveilles ont un appétit vorace en uranium et l'Empire Luciférien est la seule nation suffisement stable que pour nous en fournir à l'heure actuelle.
Devrions-nous, par simple fanatisme idéaliste, refuser de traiter avec une telle nation ? Et ainsi condamner des millions de Janubiens à vivre une existance misérable ? Je ne crois pas !! Je préférerai encore trahir la lettre de la constitution de l'UPO, chose ne que nous ne faisons actuellement pas, d'ailleurs : nulle part cette constitution n'interdit de traiter avec des nations n'adoptant pas notre modèle politique ou nos valeurs. Nulle part elle n'implique même que l'UPO aurait une sorte de mission civilisatrice sacrée où nous nous imposerions le devoir de répandre les idéaux de liberté, de solidarité, d'équité et de fidélité. Nous nous sommes engagés à inclure ces idéaux dans NOTRE projet de gouvernement. Pas à forcer d'autres nations à les adopter.
Notre responsabilité en tant que dynasties va à nos sujets et uniquement à nos sujets. Pas à ceux de l'Impératrice d'Algabre.
J'irai même plus loin : si nous sommes bigots au point de fermer nos portes au commerce avec une autre nation, non seulement le Mahajanubia sera le seul à en souffrir mais en plus, nos loyaux sujets seront les premiers à piétiner ces beaux idéaux au nom desquels nous aurons refuser ce commerce. Et sitôt nos têtes tranchées et un nouveau gouvernement révolutionnaire en place, celui-ci s'empressera de faire la chose même que vous nous reprochez de faire aujourd'hui. Pas parce que c'est la chose juste à faire pour l'amélioration de la condition humaine... mais parce que c'est la chose nécessaire à faire pour l'amélioration de la condition janubienne !!"
C'est en tout cas [url=http://www.simpolitique.com/post317814.html?sid=98c098042858348af4085aec0a107c73#p317814]l'excellent idée déjà en vogue en Amarantie[/url], où une fédération du soccer à trois côtés a vu le jour récemment. Au Janubia, le soccer à trois côtés n'est qu'une curiosité mais le Nawat Pattel Oonchaanoranjan, de la principauté de Nilabandaragah, a décidé d'en faire une promotion active, vantant les mérites d'inclure une nouvelle dimension à un jeu.
Pattel Oonchaanoranjan : Nawat de Nilabandaragah "Au fil des années, le soccer a évolué en un ballet insipide. Si vous pouvez imaginé la combinaison du soccer, des échecs et du poker, vous aurez quelque chose qui approche l'intensité d'une partie de soccer à trois équipes. Intellectuellement, cela demande bien plus de réflexion et de sensibilité que le soccer actuel, où un manager commande les joueurs pour ainsi dire comme de vulgaires pions. J'invite chaque équipe professionnelle de soccer du Janubia à sélectionner son meilleur gardien et ses quatre meilleurs joueurs, afin de les grouper en une équipe pour une compétition amicale en 2034. L'équipe gagnante pourra alors représenter le continent du Janubia et défier sans complexe les Amarantins".
D'avantage qu'un simple jeu de puissance, de vitesse et de coopération, le soccer à trois intègre une part de stratégie, voir même de diplomatie, où chaque équipe risque de se retrouver à affronter le front commun des deux autres si elle domine un peu trop le jeu, forçant ainsi les meilleurs à ne pas appuyer trop vite leur talent... mais aussi encourageant les plus faibles à un jeu très agressif afin justement d'exploiter la moindre opportunité tant qu'ils le peuvent.
L'initiative a été partiellement moquée par l'actuel président de la Fédération du Football Associatif du Mahajanubia, qui a déclaré que "s'il s'agit de rendre les choses vraiment intéressantes, pourquoi pas un soccer à soixante-quatre équipes avec aussi une paire de tigres en guise d'arbitre". Une idée qui lui aurait valu une proposition par une chaîne de télévision de Britonnie.