Compendium Sancti-Brandani

Répondre
Otto

Message par Otto »

[center]Compendium Republicae Monasticorum Sancti Brandani
Encyclopédie de la République Monastique de Saint Brendan

[img]https://s2.qwant.com/thumbr/0x0/7/4/b03e805967b7949c35ed9e85b51875/b_1_q_0_p_0.jpg?u=http%3A%2F%2Fwww.france-pittoresque.com%2FIMG%2Fjpg%2FCopiste-2.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1[/img]
oui, c'est un cistercien et l'île n'est habité que par des colombaniens et quelques bénédictins de la stricte observance. Mais la photo est quand même assez belle.[/center]
Otto

Message par Otto »

Liber Primus - Informations Générales

Nom officiel : Republica Monastica Sancti Brandani Conflerti (littéralement : République Monastique de Saint Brendan de Conflert)
Nom courant : Saint Brendan
Gentilé : Sanctobrendanois, Sanctobrendanoise
Capitale : Monastère Saint-Brendan

Population : environ 3.500 âmes dont 800 religieux
Superficie : 300 km²
Densité : 11 habitants au km²

Langue officielle : latin
Langues parlées : Galg (dialecte celte), Norse (dialecte nordique), Gall-Godeil (dialecte mixte)

Institutions : État féodo-monastique
Philosophies politiques : traditionalisme
Philosophie économique : agrarisme
Fête nationale : 21 novembre, fête de Saint Colomban, patron de la plupart des monastères
Religion d'État : Catholicisme
Otto

Message par Otto »

Liber Secondus - Historia

Pars Prima - De decouvertione insulae

On trouve une première trace écrite de l'Île de Saint-Brendan dans la Navigatio sancti Brendani abbatis, récit du voyage de Saint Brendan, abbé gael originaire du Wildhorn actuel. Fils d'une famille britto-latine, il partit de son île natale avec sept autres moines afin d'installer un monastère dans le lieu le plus reclus possible. Ils découvrirent alors une île que le saint abbé décrivit comme la nouvelle Eden : des prairies et des forêts vierges de toute présence humaine, des chèvres sauvages grasses grâce aux herbages abondants etc. Saint Brendan et ses compagnons fondent alors le Monastère Saint Antoine des Mers aux environs de 500, qui devint ensuite le Monastère Saint Brendan vers 580.

Pars Secunda - De primis abbatis

L'installation de Saint Brendan et de ses disciples est rapidement suivie par l'installation de dizaine d'autres moines, édifiés par l'exemple édifiant de ces moines prêt à traverser la mer pour trouver un lieu de calme. Les plus anciens monastères de l'île sont alors fondés à ce moment-là et sont placés sous le patronage des grands saints du monde celte tel les Saints Fiannan, Colomban ou encore Lasserian.

Mais au-delà des religieux, des laïcs sont également attirés par cette terre dont la réputation de sainteté à traverser les mers. Très vites, des villages de colons s'installent autour des abbayes : il s'agit des premières installations non-monastiques de l'île, à la fin du VIème siècle.

Pars Tertia - De Godelis invasione

Mais la vie sur l'île ne serait être qu'une sinécure : au VIIIème, un peuple barbare débarque sur l'île pour essayer de profiter des richesses supposées de ce peuple de moines et de fermiers. Les Godels, venus de ce qui forme aujourd'hui le Royaume de Thorval, débarquèrent sur la côté est de l'île et commencèrent à piller divers villages de pêcheurs et de bergers. Rapidement, la population vint se réfugier au Monastère de Saint Brendan. Là, un miracle se produisit : l'abbé de l'époque, Saint Lasserian d'Erne, réussit à arrêter la progression des barbares par la prière. Cela fonctionna : les premiers nordiques se convertirent à la foi catholique et cessèrent leurs débarquements barbares pour se mêler à la population locale. C'est de ce moment là que date l'importante population nordique de l'île de Saint-Brendan.
Otto

Message par Otto »

Liber Tertius - Geografica

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/26/6/1498932923-monasteres-saint-brendan.png[/img]
Carte des monastères du Saint-Brendan[/center]

Liste des monastères :
Monastères sous la règle de Saint Colomban : en vert sur la carte
  • 1. Monastère Saint-Brendan
  • 2. Monastère Saint-Finnian
  • 3. Monastère Saint-Ciaràn
  • 4. Monastère Saint-Kieran
  • 5. Monastère Saint-Colomban
  • 6. Monastère Saint-Ruadhan
  • 7. Monastère Saint-Olaf
  • 8. Monastère Saint-Lasserian
  • 9. Monastère Saint-Sigurd
  • 10. Monastère de l'Incarnation du Verbe Divin
  • 11. Monastère Saint-Mobhi
  • 12. Monastère de Saint-Michel Archange, Prince de la Milice Céleste
Couvents féminins sous la règle de Saint Colomban : en violet
  • 1. Couvent de la Très Sainte Vierge Marie, Mère du Divin Sauveur
  • 2. Couvent Sainte-Darerca
  • 3. Couvent Sainte-Brigitte de Thorval
  • 4. Couvent Sainte-Grimoine de Wildhorn
Monastères sous la règle de Saint Benoît : en gris
  • 1. Monastère Saint-Benoît
  • 2. Monastère Saint-Fechin
A ces monastères, accueillant une communauté de moines conséquente (souvent plus d'une vingtaine) sous la direction d'un Père-Abbé, il faut ajouter des prieurés plus petits sous la direction d'un Prieur nommé par le Père-Abbé dont dépend le prieuré.

Les couvents, communautés féminines, ne peuvent avoir de Père-Abbé à leur tête et sont dirigés par des Mères-Abbesses. Néanmoins celles-ci ne peuvent pleinement assurer la charge pastorale de leur communauté (notamment en ce qui concerne la distribution des sacrements, une femme, fut-elle abbesse, ne pouvant pas dire la Messe ou entendre des confessions), elles sont secondés par un moine venant d'un monastère voisin.



Tout ces établissements religieux sont la base de la géographie sanctobrendanoise puisque près de chaque monastère et chaque couvent se trouve un village sur lequel le monastère ou le couvent possède le ban, c'est-à-dire l'autorité juridique suprême.
Otto

Message par Otto »

Liber Quatrus - Institutiones

Pars prima - De instituione politicae

Il n'est pas aisé de parler des institutions politiques sanctobrendanoise pour la simple et bonne raison qu'il en existe guère. Les différentes abbayes sont les seigneurs de l'île. C'est à elles que reviennent la charge d'entretenir les terres et de régler les conflits entre les habitants îles, quand bien même ils ne seraient pas des moines.

Chaque abbaye est dirigée par un Père-Abbé, élu à vie par l'ensemble des moines de l'abbaye. Sa fonction est d'abord spirituelle. Il est celui qui doit mener les moines sur les chemins de perfection qu'ils ont choisi en entrant dans la communauté. Il est responsable devant Dieu de ses moines. Il administre également la vie courante de la communauté religieuse. Enfin, chaque semaine il reçoit les habitants dépendant de l'abbaye, généralement le lundi, pour écouter leur doléance et agir comme il le peut. Grâce à la dîme qu'il prélève et à la journée mensuelle de corvée que chaque sujet de Saint-Brendan doit à son abbaye, il entretient les chemins et les bâtiments publics (moulin, four à pain).

Pars secunda - De justitiae

Un autre aspect important de la vie institutionnelle est la justice. Les Pères-Abbés sont bien conscient de la nécessité d'une justice humaine pour assurer à chacun le respect de ses droits et de ses biens. Ainsi, dans chaque abbaye, les Pères-Abbés ont pour habitudes de juger eux-mêmes toutes les affaires nécessitant un arbitrage, depuis le vol d'une pomme par un mendiant jusqu'au meurtre. Néanmoins, comme homme d’Église, il ne peut pas condamner les personnes qu'il juge. C'est pourquoi, à l'issue des procès de l'abbé, si un prévenu est reconnu coupable, il doit être jugé une seconde fois par un bailli, ministre local de la justice nommé par un ou plusieurs abbés et pouvant condamner à des amendes ou à des peines d'enfermement dans une des abbayes de l'île. La peine de mort, quant à elle, est strictement prohibée sur l'île.

Pars tertia - De tribibus

La dernière des institutions n'est pas tant une institution légale ou politique mais une institution sociale. Il s'agit des clans. Galgs comme Norses, les deux peuples habitant Saint-Brendan ont une organisation ancestrale clanique. Chaque village est dirigé par un petit chef, dont le titre est assez variable selon les traditions locales. Son autorité est avant tout militaire : c'est vers lui que l'on se tourne lorsque la milice est convoquée pour la défense locale. Mais il possède aussi une véritable aura morale. C'est bien souvent ce chef, plutôt que l'abbé, que l'on va voir pour régler des différents de la vie courante. Cette autorité n'est cependant guère reconnue par les moines qui y voient surtout une influence malsaine de quelques gros bras.
Répondre

Retourner vers « Saint Brendan »