Presse et actualité
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Zaldora
[justify][center]Aften[/center]
Le bourgmestre dénonce l'Université.
20 août 2032
Élu récemment par les bourgeois pour un mandat de deux ans, le bourgmestre de la capitale a jeté un pavé dans la marre. Provenant de la corporation des boulangers de Jensgård, Monsieur Anskar Bagværksen n'a pas froid aux yeux, voici sa déclaration pleine de courage et d'audace qui fera date, à défaut de maintenir paix et concorde au sein de la Cité :
« C'est une réalité, la loi commune est réduite à peau de chagrin dans notre pays, chaque sujet de Sa Majesté, quelque soit sa position, tombe sous le coup de trois ou quatre privilèges minimums [autonomie politique, droit de glanage, vaine pâture, droit de refuser le paiement d'un impôt...]. Nous ne contestons pas le principe, il est même très bon. Néanmoins, nous devons nous lever contre les privilèges abusifs dont jouit l'Université. Elle profite d'une autonomie totale, ne souffre d'aucune tutelle, ni de régulation. En plus de cela, les maitres et les étudiants échappent à la justice laïque. Cela ne peut plus durer. La corporation universitaire est représentée à notre corporation municipale, via son Chancelier. En retour, nous demandons simplement que l'un de nos échevins siège parmi le recteur, les gradués et les officiers de l'institution. »
La réponse du Recteur, élu hier pour l'année estudiantine à venir, ne s'est pas fait attendre. Il y dénonce sans ménagement les propos du chef de la ville et assure que « l'Université n'a pas l'intention de se renier, en cédant sa liberté à une force politique ou économique. » En un rien de temps, ce dernier reçu le soutien des maitres, des officiers et des étudiants qui se dirent prêts à faire grève dans le quartier savant [nom traditionnel de l'implantation universitaire] si les autorités municipales ne renonçaient pas à leurs scandaleuses prétentions. Un bras de fer s'annonce entre Anskar Bagværksen et le monde universitaire Jensgårdois, par nature assez fier et peu enclin à renoncer à ses privilèges vieux de sept siècles. Reconnaissons au bourgmestre le mérite d'oser défier une puissante institution telle que l'Université, véritable État dans l'État et exemple des criantes lacunes administratives d'un royaume basé sur les relations interpersonnelles [Féodalité] plutôt que sur une structure étatico-bureaucratique digne de ce nom.[/justify]
Le bourgmestre dénonce l'Université.
20 août 2032
Élu récemment par les bourgeois pour un mandat de deux ans, le bourgmestre de la capitale a jeté un pavé dans la marre. Provenant de la corporation des boulangers de Jensgård, Monsieur Anskar Bagværksen n'a pas froid aux yeux, voici sa déclaration pleine de courage et d'audace qui fera date, à défaut de maintenir paix et concorde au sein de la Cité :
« C'est une réalité, la loi commune est réduite à peau de chagrin dans notre pays, chaque sujet de Sa Majesté, quelque soit sa position, tombe sous le coup de trois ou quatre privilèges minimums [autonomie politique, droit de glanage, vaine pâture, droit de refuser le paiement d'un impôt...]. Nous ne contestons pas le principe, il est même très bon. Néanmoins, nous devons nous lever contre les privilèges abusifs dont jouit l'Université. Elle profite d'une autonomie totale, ne souffre d'aucune tutelle, ni de régulation. En plus de cela, les maitres et les étudiants échappent à la justice laïque. Cela ne peut plus durer. La corporation universitaire est représentée à notre corporation municipale, via son Chancelier. En retour, nous demandons simplement que l'un de nos échevins siège parmi le recteur, les gradués et les officiers de l'institution. »
La réponse du Recteur, élu hier pour l'année estudiantine à venir, ne s'est pas fait attendre. Il y dénonce sans ménagement les propos du chef de la ville et assure que « l'Université n'a pas l'intention de se renier, en cédant sa liberté à une force politique ou économique. » En un rien de temps, ce dernier reçu le soutien des maitres, des officiers et des étudiants qui se dirent prêts à faire grève dans le quartier savant [nom traditionnel de l'implantation universitaire] si les autorités municipales ne renonçaient pas à leurs scandaleuses prétentions. Un bras de fer s'annonce entre Anskar Bagværksen et le monde universitaire Jensgårdois, par nature assez fier et peu enclin à renoncer à ses privilèges vieux de sept siècles. Reconnaissons au bourgmestre le mérite d'oser défier une puissante institution telle que l'Université, véritable État dans l'État et exemple des criantes lacunes administratives d'un royaume basé sur les relations interpersonnelles [Féodalité] plutôt que sur une structure étatico-bureaucratique digne de ce nom.[/justify]
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Zaldora
[justify][center]Aften[/center]
La querelle de l'Université prend de l'ampleur.
23 août 2032
C'est le nom donné à la confrontation qui agite depuis trois jours le corps municipal, aussi appelé borgerligting, et l'Université de Jensgård. Suite aux menaces de grève proférées par le Recteur, le bourgmestre Anskar Bagværksen a riposté et montré à qui veut bien voir sa détermination à aller jusqu'au bout. Ce dernier a en effet réunis ses échevins [représentants élus des habitants qui participent au gouvernement de la Cité] et obtenus leur soutien unanime. Seul le Chancelier de l'Université, présent lors de l'évènement, apporta contradictions avant de prendre congé dans une colère que l'on dit noire. Mais la corporation municipale a poursuivit son effort et ne s'est pas arrêtée en si bon chemin. Le lendemain, Anskar Bagværksen se tourna vers la seconde facette du borgerligting : le suffrage des bourgeois, la démocratie directe. C'est ainsi que l'on vit le parvis de la Cathédrale Saint Erland, mais aussi la place du Beffroi, se garnirent de monde. On y trouva des médecins, des artisans, des ouvriers, des intellectuels et des étudiants, venus donner leur avis à main levée sur la question suivante : quel est votre opinion sur la querelle de l’Université ? A 60% contre 40%, le peuple Jensgårdois choisit de soutenir l'autorité locale au détriment de son adversaire estudiantin.
Acculée, l'Université est désormais sommée d'ouvrir ses portes à la corporation municipale, renforcée par le soutien massif des gens du bourg. Néanmoins, le Recteur refuse de céder et annonce la grève jusqu'au retour du respect plein et entier à l'encontre de son institution. Quelques étudiants se rendirent dans la campagne proche, les faubourgs ruraux, pour y soulever la paysannerie contre la tyrannie du bourgmestre et des citadins. Les péquenauds ne l'entendirent toutefois pas de cette oreille et répondirent peu ou prou comme suit : « On n'a pas le temps en plein août. Puis, vous voulez qu'on se mêle de vos affaires pour que vous puissiez après fourrer votre nez dans les nôtres. Barrez-vous ! »
La crise secoue bel et bien la capitale. Sa Majesté reste pour le moment silencieuse, au même titre que l'Évêque de Jensgård qui est lui directement concerné par le capharnaüm en préparation.[/justify]
La querelle de l'Université prend de l'ampleur.
23 août 2032
C'est le nom donné à la confrontation qui agite depuis trois jours le corps municipal, aussi appelé borgerligting, et l'Université de Jensgård. Suite aux menaces de grève proférées par le Recteur, le bourgmestre Anskar Bagværksen a riposté et montré à qui veut bien voir sa détermination à aller jusqu'au bout. Ce dernier a en effet réunis ses échevins [représentants élus des habitants qui participent au gouvernement de la Cité] et obtenus leur soutien unanime. Seul le Chancelier de l'Université, présent lors de l'évènement, apporta contradictions avant de prendre congé dans une colère que l'on dit noire. Mais la corporation municipale a poursuivit son effort et ne s'est pas arrêtée en si bon chemin. Le lendemain, Anskar Bagværksen se tourna vers la seconde facette du borgerligting : le suffrage des bourgeois, la démocratie directe. C'est ainsi que l'on vit le parvis de la Cathédrale Saint Erland, mais aussi la place du Beffroi, se garnirent de monde. On y trouva des médecins, des artisans, des ouvriers, des intellectuels et des étudiants, venus donner leur avis à main levée sur la question suivante : quel est votre opinion sur la querelle de l’Université ? A 60% contre 40%, le peuple Jensgårdois choisit de soutenir l'autorité locale au détriment de son adversaire estudiantin.
Acculée, l'Université est désormais sommée d'ouvrir ses portes à la corporation municipale, renforcée par le soutien massif des gens du bourg. Néanmoins, le Recteur refuse de céder et annonce la grève jusqu'au retour du respect plein et entier à l'encontre de son institution. Quelques étudiants se rendirent dans la campagne proche, les faubourgs ruraux, pour y soulever la paysannerie contre la tyrannie du bourgmestre et des citadins. Les péquenauds ne l'entendirent toutefois pas de cette oreille et répondirent peu ou prou comme suit : « On n'a pas le temps en plein août. Puis, vous voulez qu'on se mêle de vos affaires pour que vous puissiez après fourrer votre nez dans les nôtres. Barrez-vous ! »
La crise secoue bel et bien la capitale. Sa Majesté reste pour le moment silencieuse, au même titre que l'Évêque de Jensgård qui est lui directement concerné par le capharnaüm en préparation.[/justify]
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[justify][center]Aften[/center]
Querelle de l'Université : Sa Majesté entre dans le jeu, la ville réagit.
25 août 2032
La tempête causée par la querelle de l'Université déferle depuis bientôt une semaine sur Jensgård. Tout s'est passé très rapidement et rares sont ceux qui virent venir la crise. Les deux camps opposés campent sur leurs positions et laissent présager un conflit long, sur plusieurs mois, qui se jouera à l'usure et à la détermination de chacun. Une grève prolongée n'arrangerait absolument pas le corps municipal qui ne peut se permettre une Université atone pendant trop longtemps. Et si l'autorité municipale venait à atteindre son objectif, les étudiants pourraient fuir la capitale pour l'étranger, ou encore émigrer vers Valborg ou Sankt-Thøger dont les universités les accueilleraient à bras ouverts. Bien que libres, ces dernières restent toutefois moins cotées que celle de Jensgård. Ou peut-être vivrons-nous une prochaine redéfinition des prestiges?
Face à ce péril réel, Sa Majesté est sortie de son silence pour proposer son arbitrage. Hélas, le bourgmestre émis une fin de non-recevoir à la proposition royale. Nous recopions sa déclaration qui a tout de la levée de bouclier communale : « Nous remercions la Reine Marie pour ses bonnes intentions. Cependant, cette affaire est du ressort de la ville et seulement d'elle, l'ingérence seigneuriale est proscrite par nos chartes communales et celle-ci prend Sa Majesté en compte autant que les autres seigneurs, ruraux qui plus est. Les questions liées à l'Université sont notre responsabilité et si la Reine souhaite s'en mêler, nous exigeons à minima qu'elle nous rembourse dix ans de droit de commune et qu'elle vienne vivre entre nos murs. A défaut, Marie peut rester dans son château, au milieu de la boue, et cesser de s'intéresser à des affaires qui ne la regardent pas. »
Une sortie qui humilie Marie III. Au sein d'autres monarchies, le bourgmestre aurait été pendu pour moins que ça. Le Recteur de l'Université, Jesper Holmsen, a commenté l'hypocrisie du chef de la cité, « prompt à dénoncer les privilèges des autres, tout en étant prêt à se battre comme un lion pour préserver les siens. » Il a pour sa part accepté l'arbitrage de Sa Majesté, confiant en son impartialité et en son sens de la justice, expliquant que « ce qui différencie la reine du reste de la société, c'est l'onction au Saint-Chrême mais aussi son indépendance. Ici, elle n'est pas au dessus des partis politiques mais des corps, des communautés, des clans, des institutions et des paroisses aux intérêts particuliers. Contrairement à Monsieur Bagværksen, nous respectons la reine et tout ce qu'elle représente pour ce pays. »
Le comportement du bourgmestre détonne au sein de contrées non habituées aux actes d'autorité, constituées de communautés libertaires où la tradition politique impose le respect des coutumes particulières et des privilèges, favorisant le mille feuilles public et empêchant la constitution d'un État uniformisant, autoritaire et fort.[/justify]
Querelle de l'Université : Sa Majesté entre dans le jeu, la ville réagit.
25 août 2032
La tempête causée par la querelle de l'Université déferle depuis bientôt une semaine sur Jensgård. Tout s'est passé très rapidement et rares sont ceux qui virent venir la crise. Les deux camps opposés campent sur leurs positions et laissent présager un conflit long, sur plusieurs mois, qui se jouera à l'usure et à la détermination de chacun. Une grève prolongée n'arrangerait absolument pas le corps municipal qui ne peut se permettre une Université atone pendant trop longtemps. Et si l'autorité municipale venait à atteindre son objectif, les étudiants pourraient fuir la capitale pour l'étranger, ou encore émigrer vers Valborg ou Sankt-Thøger dont les universités les accueilleraient à bras ouverts. Bien que libres, ces dernières restent toutefois moins cotées que celle de Jensgård. Ou peut-être vivrons-nous une prochaine redéfinition des prestiges?
Face à ce péril réel, Sa Majesté est sortie de son silence pour proposer son arbitrage. Hélas, le bourgmestre émis une fin de non-recevoir à la proposition royale. Nous recopions sa déclaration qui a tout de la levée de bouclier communale : « Nous remercions la Reine Marie pour ses bonnes intentions. Cependant, cette affaire est du ressort de la ville et seulement d'elle, l'ingérence seigneuriale est proscrite par nos chartes communales et celle-ci prend Sa Majesté en compte autant que les autres seigneurs, ruraux qui plus est. Les questions liées à l'Université sont notre responsabilité et si la Reine souhaite s'en mêler, nous exigeons à minima qu'elle nous rembourse dix ans de droit de commune et qu'elle vienne vivre entre nos murs. A défaut, Marie peut rester dans son château, au milieu de la boue, et cesser de s'intéresser à des affaires qui ne la regardent pas. »
Une sortie qui humilie Marie III. Au sein d'autres monarchies, le bourgmestre aurait été pendu pour moins que ça. Le Recteur de l'Université, Jesper Holmsen, a commenté l'hypocrisie du chef de la cité, « prompt à dénoncer les privilèges des autres, tout en étant prêt à se battre comme un lion pour préserver les siens. » Il a pour sa part accepté l'arbitrage de Sa Majesté, confiant en son impartialité et en son sens de la justice, expliquant que « ce qui différencie la reine du reste de la société, c'est l'onction au Saint-Chrême mais aussi son indépendance. Ici, elle n'est pas au dessus des partis politiques mais des corps, des communautés, des clans, des institutions et des paroisses aux intérêts particuliers. Contrairement à Monsieur Bagværksen, nous respectons la reine et tout ce qu'elle représente pour ce pays. »
Le comportement du bourgmestre détonne au sein de contrées non habituées aux actes d'autorité, constituées de communautés libertaires où la tradition politique impose le respect des coutumes particulières et des privilèges, favorisant le mille feuilles public et empêchant la constitution d'un État uniformisant, autoritaire et fort.[/justify]
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[justify][center]Aften[/center]
Le bourgmestre mal reçu.
7 septembre 2032
Le titre de l'article est un euphémisme. En effet, alors qu'il se flattait le gosier des excellents bières produites par la taverne des Trois Roses, où il a ses habitudes, le bourgmestre dû courir à l’hôpital (Hôtel-Dieu) quelques minutes plus tard afin de soigner une main droite meurtrie, laquelle était fracturée. L'agression eu lieu le 26 août après Vêpres, un homme de carrure moyenne à la barbe rousse s'approcha soudainement du chef de la ville, lui bloqua le bras et cogna de « toutes ses forces » sur sa main à l'aide d'une chope en fer. Une quarantaine de témoins virent la scène et permirent aux manteaux bleus [guet bourgeois] de retrouver l'agresseur, entrain de dormir chez lui, comme si de rien n'était, à Matines.
Son procès s'est ouvert le lendemain aux aurores à la Prevosté municipale. Il s'agit de Monsieur Peter Arne Jensen, catholique et père de trois enfants, individu sans histoire et menuisier de la ville. Les parties se sont démenés durant plusieurs jours afin d'enquêter, de recueillir témoignages et pièces à convictions, interroger et entendre les gens concernés. Les déclarations que fit l'accusé, via l'avocat que lui prêta sa guilde, sont intéressantes et nous retranscrivons ici les minutes du procès : « Pourquoi avoir ciblé la main et pas la tête, par exemple ? - Mon client soutient l'Université contre la corporation municipale. Viser la main était un symbole, la pays en est friande. Peter a ainsi voulu dire qu'obtenir 60% des votes ne donnent pas le droit de mépriser les 40% restants. Il regrette toutefois d'y être allé si fort. »
Ces explications semblent avoir fait mouche. La prevosté a condamné, aujourd'hui en fin d'après-midi, le menuisier à une amende de dix Couronnes d'or, et cinq autres à payer directement au bourgmestre en tant que dommages et intérêts. Un arrêté judiciaire bien en deçà des demandes du procureur communal qui exigeait l'exil du prévenu dans le Skovegårdais, au milieu des forêts de pins et de hêtres. Cette punition aurait en effet été bien pire pour le bourgeois, obligé d'aller vivre dans une région dont il ne connoit ni les mœurs, ni les dialectes, ni les clans, ni les seigneurs. Il aurait en plus perdu sa famille et sa clientèle. Terrible déchéance, même pour un humble menuiser. Au final, le tribunal fit preuve de clémence et refusa de sévir à ce point.
Cela dit, nous apprenons à quelques minutes du tirage (20h) que Monsieur Bagværksen a décidé de faire appel de la décision devant la Store Domstol, autrement dit la Grande Cour (royale). Que dira la justice de Sa Majesté sur cette affaire, un peu rocambolesque et davantage politique qu'elle en a l'air ?[/justify]
Le bourgmestre mal reçu.
7 septembre 2032
Le titre de l'article est un euphémisme. En effet, alors qu'il se flattait le gosier des excellents bières produites par la taverne des Trois Roses, où il a ses habitudes, le bourgmestre dû courir à l’hôpital (Hôtel-Dieu) quelques minutes plus tard afin de soigner une main droite meurtrie, laquelle était fracturée. L'agression eu lieu le 26 août après Vêpres, un homme de carrure moyenne à la barbe rousse s'approcha soudainement du chef de la ville, lui bloqua le bras et cogna de « toutes ses forces » sur sa main à l'aide d'une chope en fer. Une quarantaine de témoins virent la scène et permirent aux manteaux bleus [guet bourgeois] de retrouver l'agresseur, entrain de dormir chez lui, comme si de rien n'était, à Matines.
Son procès s'est ouvert le lendemain aux aurores à la Prevosté municipale. Il s'agit de Monsieur Peter Arne Jensen, catholique et père de trois enfants, individu sans histoire et menuisier de la ville. Les parties se sont démenés durant plusieurs jours afin d'enquêter, de recueillir témoignages et pièces à convictions, interroger et entendre les gens concernés. Les déclarations que fit l'accusé, via l'avocat que lui prêta sa guilde, sont intéressantes et nous retranscrivons ici les minutes du procès : « Pourquoi avoir ciblé la main et pas la tête, par exemple ? - Mon client soutient l'Université contre la corporation municipale. Viser la main était un symbole, la pays en est friande. Peter a ainsi voulu dire qu'obtenir 60% des votes ne donnent pas le droit de mépriser les 40% restants. Il regrette toutefois d'y être allé si fort. »
Ces explications semblent avoir fait mouche. La prevosté a condamné, aujourd'hui en fin d'après-midi, le menuisier à une amende de dix Couronnes d'or, et cinq autres à payer directement au bourgmestre en tant que dommages et intérêts. Un arrêté judiciaire bien en deçà des demandes du procureur communal qui exigeait l'exil du prévenu dans le Skovegårdais, au milieu des forêts de pins et de hêtres. Cette punition aurait en effet été bien pire pour le bourgeois, obligé d'aller vivre dans une région dont il ne connoit ni les mœurs, ni les dialectes, ni les clans, ni les seigneurs. Il aurait en plus perdu sa famille et sa clientèle. Terrible déchéance, même pour un humble menuiser. Au final, le tribunal fit preuve de clémence et refusa de sévir à ce point.
Cela dit, nous apprenons à quelques minutes du tirage (20h) que Monsieur Bagværksen a décidé de faire appel de la décision devant la Store Domstol, autrement dit la Grande Cour (royale). Que dira la justice de Sa Majesté sur cette affaire, un peu rocambolesque et davantage politique qu'elle en a l'air ?[/justify]
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Zaldora
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 11h35 - 14/09/2032
« L'Université est en grève illimitée depuis le 2 septembre, date de la rentrée universitaire à Jensgård. Les bâtiments multiséculaires de la prestigieuse institution sont verrouillés et vide de monde, tandis que maitres et étudiants se réunissent dans le quartier savant, non pas dans l'oisiveté à beugler des slogans stupides, mais à lire des livres d'érudits, qui de médecine, qui de philosophie, qui de théologie, qui d'histoire. Les cours se déroulent à même la rue, autant que les débats oraux et intellectuels lancés par les maîtres mènent à des discussions parfois enflammées mais respectueuses entre étudiants. A l'origine de la situation, le chef de la Cité n'a pas souhaité faire de commentaires. Son attention semble se détourner de l'Université et aller à la préparation de son argumentaire devant la Grande Cour à propos de l'agression dont il a été victime le 26 août dernier. Rien n'indique cependant un renoncement de la municipalité à exercer un certain contrôle sur le monde universitaire de la ville.
La réforme agraire, destinée à fournir des alleux aux paysans avec aussi un aspect redistributif, suit son cours. Selon une étude que nous avons pu réaliser sur le terrain, les extrêmes sont les suivants [à l'exclusion des communaux qui sont à part et s'étendent dans certains cas via la réforme] : les alleux comptent dorénavant pour 75% des terres concernées au sein du comté de Tårnlund, tandis que celles-ci ne sont que de 13% (elles étaient néanmoins de 10% il y a six mois) dans le Brakanland. Les provinces proches des terres royales telles que le Skjalmland ou le Sikkerlandet ont toutes un taux d'alleux supérieur à 50%, alors que les autres contrées nobiliaires, du Taungård jusqu'au Mølleåen, en passant par les prés du pays d'Engegaard, se situent au milieu des deux extrêmes avec une moyenne de 30% de terres concédées en totalité aux paysans. Les disparités s'érodent mais demeurent toujours fortes. Pour savoir si cette importante réforme sera une réussite, il faudra vraisemblablement attendre 2036-2037.
Au pieux et dévoués peuples catholiques, nous souhaitons, en ce 14 septembre, une bonne fête de la Glorieuse Croix et un saint Quatre temps. »[/justify]
Håber radio (AM) 11h35 - 14/09/2032
« L'Université est en grève illimitée depuis le 2 septembre, date de la rentrée universitaire à Jensgård. Les bâtiments multiséculaires de la prestigieuse institution sont verrouillés et vide de monde, tandis que maitres et étudiants se réunissent dans le quartier savant, non pas dans l'oisiveté à beugler des slogans stupides, mais à lire des livres d'érudits, qui de médecine, qui de philosophie, qui de théologie, qui d'histoire. Les cours se déroulent à même la rue, autant que les débats oraux et intellectuels lancés par les maîtres mènent à des discussions parfois enflammées mais respectueuses entre étudiants. A l'origine de la situation, le chef de la Cité n'a pas souhaité faire de commentaires. Son attention semble se détourner de l'Université et aller à la préparation de son argumentaire devant la Grande Cour à propos de l'agression dont il a été victime le 26 août dernier. Rien n'indique cependant un renoncement de la municipalité à exercer un certain contrôle sur le monde universitaire de la ville.
La réforme agraire, destinée à fournir des alleux aux paysans avec aussi un aspect redistributif, suit son cours. Selon une étude que nous avons pu réaliser sur le terrain, les extrêmes sont les suivants [à l'exclusion des communaux qui sont à part et s'étendent dans certains cas via la réforme] : les alleux comptent dorénavant pour 75% des terres concernées au sein du comté de Tårnlund, tandis que celles-ci ne sont que de 13% (elles étaient néanmoins de 10% il y a six mois) dans le Brakanland. Les provinces proches des terres royales telles que le Skjalmland ou le Sikkerlandet ont toutes un taux d'alleux supérieur à 50%, alors que les autres contrées nobiliaires, du Taungård jusqu'au Mølleåen, en passant par les prés du pays d'Engegaard, se situent au milieu des deux extrêmes avec une moyenne de 30% de terres concédées en totalité aux paysans. Les disparités s'érodent mais demeurent toujours fortes. Pour savoir si cette importante réforme sera une réussite, il faudra vraisemblablement attendre 2036-2037.
Au pieux et dévoués peuples catholiques, nous souhaitons, en ce 14 septembre, une bonne fête de la Glorieuse Croix et un saint Quatre temps. »[/justify]
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Zaldora
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 09h35 - 23/10/2032
« Malgré une très relative accalmie entre 1960 et 1969, les guerres privées semblent toujours présentes dans l'esprit des seigneurs, des clans, des paysans... 2032 en aura connu trente. L'une d'elle se tint cet été sur les collines du Fårbjergeois, pour la suprématie sur des pâturages montagneux. Cette petite guerre, en dehors de l'autorité de Sa Majesté, opposa le comte Bjørn au clan pastoral dirigé par Knud. Elle se matérialisa par une bataille d'une heure sur les crêtes, impliquant une centaine d'hommes. Les forces comtales prévalurent tandis que le bilan s'était élevé à trois morts, neuf blessés et vingt prisonniers.
Deux faides eurent aussi lieu du 12 au 15 octobre.
L'une impliqua des vassaux répondant à Per XIII de Skovegård : le seigneur Jørn de Siltagtig et la dame Freya de Hyggeligbusk. La cause profonde fut le contrôle du bois à gibier de St Dismas qui sépare ces seigneuries frontalières. Tout débuta le 12 lorsque Jørn défia ses voisins en instaurant un péage dans la forêt, obligeant Freya à lui déclarer la guerre. Trois jours d'escarmouches, opposant une quinzaines de combattants, suivirent et se conclurent par la victoire des provoqués. En conséquence, Freya de Hyggeligbusk supprima le péage et... ajouta officiellement le bois de St Dismas à son domaine. Le bilan fut de quatre blessés.
L'autre eu pour théâtre les plaines de Hårland. Elle s'étendit du 13 au 15 octobre et vit les paysans du clan Magnusing [nom de l'ancêtre commun+ing] affronter les gens de l'Ulving, qu'ils accusaient d'avoir bafoué l'honneur de leur parentèle en s'étant moqué d'eux lors des fêtes de la moisson, au début du mois de septembre. Là encore, l'affaire connue son lot d'escarmouches éparses, avant que Magnusing ne décide d'y aller en force, prenant trois chevaux à Ulving et incendiant l'écurie. La faide arriva alors à son terme, marquée par trois blessés.
A chaque fois, des combats à faible intensité, sur une petite échelle et fortement localisés, se déroulant en dehors des juridictions et très difficile à contrôler.
[center]---[/center]
Une nouvelle plus réjouissante pour terminer. Au sein du pays de Flodland, les abbayes installées sur le nord de ce terroir viennent d'abandonner 60 tønde [30 hectares] de sols arables au bénéfice des sans-terres de la baronnie. Ce geste s'effectue, d'après les moines, dans le cadre de la grande réforme foncière et agraire désirée par la reine Marie III. »[/justify]
Håber radio (AM) 09h35 - 23/10/2032
« Malgré une très relative accalmie entre 1960 et 1969, les guerres privées semblent toujours présentes dans l'esprit des seigneurs, des clans, des paysans... 2032 en aura connu trente. L'une d'elle se tint cet été sur les collines du Fårbjergeois, pour la suprématie sur des pâturages montagneux. Cette petite guerre, en dehors de l'autorité de Sa Majesté, opposa le comte Bjørn au clan pastoral dirigé par Knud. Elle se matérialisa par une bataille d'une heure sur les crêtes, impliquant une centaine d'hommes. Les forces comtales prévalurent tandis que le bilan s'était élevé à trois morts, neuf blessés et vingt prisonniers.
Deux faides eurent aussi lieu du 12 au 15 octobre.
L'une impliqua des vassaux répondant à Per XIII de Skovegård : le seigneur Jørn de Siltagtig et la dame Freya de Hyggeligbusk. La cause profonde fut le contrôle du bois à gibier de St Dismas qui sépare ces seigneuries frontalières. Tout débuta le 12 lorsque Jørn défia ses voisins en instaurant un péage dans la forêt, obligeant Freya à lui déclarer la guerre. Trois jours d'escarmouches, opposant une quinzaines de combattants, suivirent et se conclurent par la victoire des provoqués. En conséquence, Freya de Hyggeligbusk supprima le péage et... ajouta officiellement le bois de St Dismas à son domaine. Le bilan fut de quatre blessés.
L'autre eu pour théâtre les plaines de Hårland. Elle s'étendit du 13 au 15 octobre et vit les paysans du clan Magnusing [nom de l'ancêtre commun+ing] affronter les gens de l'Ulving, qu'ils accusaient d'avoir bafoué l'honneur de leur parentèle en s'étant moqué d'eux lors des fêtes de la moisson, au début du mois de septembre. Là encore, l'affaire connue son lot d'escarmouches éparses, avant que Magnusing ne décide d'y aller en force, prenant trois chevaux à Ulving et incendiant l'écurie. La faide arriva alors à son terme, marquée par trois blessés.
A chaque fois, des combats à faible intensité, sur une petite échelle et fortement localisés, se déroulant en dehors des juridictions et très difficile à contrôler.
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Une nouvelle plus réjouissante pour terminer. Au sein du pays de Flodland, les abbayes installées sur le nord de ce terroir viennent d'abandonner 60 tønde [30 hectares] de sols arables au bénéfice des sans-terres de la baronnie. Ce geste s'effectue, d'après les moines, dans le cadre de la grande réforme foncière et agraire désirée par la reine Marie III. »[/justify]
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[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 10h35 - 02/01/2033
« 14% de croissance ? Beaucoup parmi nous ne le virent pas venir. Le pays aurait-il cédé à l'idéologie développiste ? Nos contrées n'eurent pourtant pas à subir d'enclosures, d'industrialisation, de politiques de grands travaux. Aucun chantier de bureaux ou de centres commerciaux, non plus. En d'autres termes, on ne coula pas de béton sur les soles céréalières, les champs de pois ou les prés, et les vaches laitières ne se mirent pas à crever d'épuisement à cinq ans au lieu de vingt. Alors comment ? Sachant que la hausse est faible en valeur absolue, il faut peut-être aller en chercher la cause chez un sursaut des orfèvres de Jensgård, des potiers et de la soie de Sankt-Thøger, après une période maussade. Ce dernier secteur d'activité demeure cependant incertain, à cause des risques sur les routes commerciales d'Orient (vers et depuis Kaiyuan principalement).
C'est dans la brume matinale que Sa Majesté s'est embarquée sur le Nåde, son trois-mâts motorisé, à destination du Caskar où une visite solennelle est prévue le 10 janvier prochain. Une petite délégation est à ses cotés, on y trouve par exemple les très provinciaux et pittoresques bourgmestres de Valborg et de Sankt-Thøger, ainsi que notre respecté chef municipal, Son Excellence Anskar Bagværksen. Attention Marie, à force de repousser votre tour du royaume, les péquenauds finiront par croire que vous préférez les « horsains » comme ils disent (et se l'appliquent entre eux selon qu'un paysan soit du pays/terroir ou non) à vos propres sujets ! »[/justify]
Håber radio (AM) 10h35 - 02/01/2033
« 14% de croissance ? Beaucoup parmi nous ne le virent pas venir. Le pays aurait-il cédé à l'idéologie développiste ? Nos contrées n'eurent pourtant pas à subir d'enclosures, d'industrialisation, de politiques de grands travaux. Aucun chantier de bureaux ou de centres commerciaux, non plus. En d'autres termes, on ne coula pas de béton sur les soles céréalières, les champs de pois ou les prés, et les vaches laitières ne se mirent pas à crever d'épuisement à cinq ans au lieu de vingt. Alors comment ? Sachant que la hausse est faible en valeur absolue, il faut peut-être aller en chercher la cause chez un sursaut des orfèvres de Jensgård, des potiers et de la soie de Sankt-Thøger, après une période maussade. Ce dernier secteur d'activité demeure cependant incertain, à cause des risques sur les routes commerciales d'Orient (vers et depuis Kaiyuan principalement).
C'est dans la brume matinale que Sa Majesté s'est embarquée sur le Nåde, son trois-mâts motorisé, à destination du Caskar où une visite solennelle est prévue le 10 janvier prochain. Une petite délégation est à ses cotés, on y trouve par exemple les très provinciaux et pittoresques bourgmestres de Valborg et de Sankt-Thøger, ainsi que notre respecté chef municipal, Son Excellence Anskar Bagværksen. Attention Marie, à force de repousser votre tour du royaume, les péquenauds finiront par croire que vous préférez les « horsains » comme ils disent (et se l'appliquent entre eux selon qu'un paysan soit du pays/terroir ou non) à vos propres sujets ! »[/justify]
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Zaldora
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 10h35 - 08/02/2033
« Les apothicaires et les chirurgiens des deux cités du domaine royal, Jensgård et Valborg, se sont unis afin de pétitionner Sa Majesté sur la nécessité, selon eux, d'abroger la reconnaissance des chartes d'herboristes dont l'homologation remonte au 14 mars 1256. La compétence sur le statut des communautés de métier relève du droit de ban de la reine sur ses terres, à l'image des autres grands feudataires sur les leurs. Celle-ci est toutefois tenacement disputée par les corporations municipales [villes] qui se rêvent de l'inclure à l'autonomie communale, étant déjà l'une des plus étendue au monde. La guerre fait également rage depuis des siècles entre les différents métiers médicaux, dont les herboristes sont la principale cible, souvent traités d'incompétences ou de charlataneries. Malgré les rumeurs et les insolences lancées à leur encontre, les herboristeries bénéficient d'une clientèle fidèle et stable.
La paysannerie bouvière se prépare à l'arrivée prochaine de la saison des vêlages ayant coutumièrement lieu de la fin février à début avril. Les mœurs sont toutefois divergentes chez les bergers Helligins [des terroirs montagneux et des vallées au centre du royaume] dont les mises à bas se font l'été, souvent en pleins alpages. La garde et la conduite des troupeaux en altitude est une tâche confiée aux femmes dont les Laling, chant scandinave d'appel du bétail, résonnent de façon mystique sur les parois montagneuses et les crêtes. »[/justify]
Håber radio (AM) 10h35 - 08/02/2033
« Les apothicaires et les chirurgiens des deux cités du domaine royal, Jensgård et Valborg, se sont unis afin de pétitionner Sa Majesté sur la nécessité, selon eux, d'abroger la reconnaissance des chartes d'herboristes dont l'homologation remonte au 14 mars 1256. La compétence sur le statut des communautés de métier relève du droit de ban de la reine sur ses terres, à l'image des autres grands feudataires sur les leurs. Celle-ci est toutefois tenacement disputée par les corporations municipales [villes] qui se rêvent de l'inclure à l'autonomie communale, étant déjà l'une des plus étendue au monde. La guerre fait également rage depuis des siècles entre les différents métiers médicaux, dont les herboristes sont la principale cible, souvent traités d'incompétences ou de charlataneries. Malgré les rumeurs et les insolences lancées à leur encontre, les herboristeries bénéficient d'une clientèle fidèle et stable.
La paysannerie bouvière se prépare à l'arrivée prochaine de la saison des vêlages ayant coutumièrement lieu de la fin février à début avril. Les mœurs sont toutefois divergentes chez les bergers Helligins [des terroirs montagneux et des vallées au centre du royaume] dont les mises à bas se font l'été, souvent en pleins alpages. La garde et la conduite des troupeaux en altitude est une tâche confiée aux femmes dont les Laling, chant scandinave d'appel du bétail, résonnent de façon mystique sur les parois montagneuses et les crêtes. »[/justify]
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Zaldora
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 10h35 - 28/02/2033
« Selon des témoignages, plusieurs clans habitant les littoraux Hårlandais feraient route depuis tôt ce matin vers Bervarald afin de pêcher le Skrei. Depuis des temps ancestraux, des millions de ces cabillauds migrent vers les côtes de l'île Vonalyenne en janvier, avant de repartir dans leur berceau arctique au mois d'avril. C'est à cette période qu'à lieu la pêche du Skrei, traditionnellement de façon artisanale pour maintenir la vitalité de l'espèce. Il n'y a pas d'autres endroits sur la carte où l'homme peut avoir accès à cette morue de luxe, connue pour la délicatesse et l'incroyable blancheur de sa chair, en plus d'être particulièrement riche en protéines et en vitamines. Les clans pourraient causer un incident avec le Vonalya étant donné qu'aucune autorisation de pêche ne leur a été décernée par les autorités de la nation polaire. Les pêcheurs Hårlandais n'auraient, d'après certains dires, pas penser une seule minute à la demander et seraient même partit armés "au cas où on les attaquerait".
Cet évènement nous montre, outre le caractère non-inféodé de nos peuples, la très bonne santé du cadre clanique. En effet, dans la vie traditionnelle nordique, l'individu seul n'est rien, il a besoin des autres, c'est un être purement social qui vit en famille, en clan. L'individu, qui ne doit pas être nié, prospère à l'intérieur d'une communauté. »[/justify]
Håber radio (AM) 10h35 - 28/02/2033
« Selon des témoignages, plusieurs clans habitant les littoraux Hårlandais feraient route depuis tôt ce matin vers Bervarald afin de pêcher le Skrei. Depuis des temps ancestraux, des millions de ces cabillauds migrent vers les côtes de l'île Vonalyenne en janvier, avant de repartir dans leur berceau arctique au mois d'avril. C'est à cette période qu'à lieu la pêche du Skrei, traditionnellement de façon artisanale pour maintenir la vitalité de l'espèce. Il n'y a pas d'autres endroits sur la carte où l'homme peut avoir accès à cette morue de luxe, connue pour la délicatesse et l'incroyable blancheur de sa chair, en plus d'être particulièrement riche en protéines et en vitamines. Les clans pourraient causer un incident avec le Vonalya étant donné qu'aucune autorisation de pêche ne leur a été décernée par les autorités de la nation polaire. Les pêcheurs Hårlandais n'auraient, d'après certains dires, pas penser une seule minute à la demander et seraient même partit armés "au cas où on les attaquerait".
Cet évènement nous montre, outre le caractère non-inféodé de nos peuples, la très bonne santé du cadre clanique. En effet, dans la vie traditionnelle nordique, l'individu seul n'est rien, il a besoin des autres, c'est un être purement social qui vit en famille, en clan. L'individu, qui ne doit pas être nié, prospère à l'intérieur d'une communauté. »[/justify]
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Zaldora
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 10h35 - 02/04/2033
« Quinze gardes champêtres alliés à des clans mineurs, les Hakuning et les Iorunding, mirent un terme aux méfaits des Knaging, clan pillard sévissant depuis des mois dans le Haneraaber, petit pays traditionnel du sud-est arrosé par le fleuve Gamleåen. Étant donné la résistance des voleurs, l'arrestation dégénéra rapidement en bagarre générale et l'on dénombre trente blessés légers : doigts écrasés, lèvres fendues, dents brisées, côtes froissées, commotions cérébrales, bras et jambes cassés. La présence policière aurait, dit-on, évité une vengeance plus lourde méditée depuis des semaines par les clans mineurs. Au total, les Knaging pillèrent trente-trois vaches, vingt moutons, dix chèvres, trois chevaux, des sacs de grains et plusieurs kilos de pomme de terre aux paysans Haneraaberais. La marchandise leur a été restituée, tandis que les Knaging seront prochainement jugés par la haute-justice du seigneur de Tresletterne. Ils risquent l'exil.
L'Université de Jensgård est toujours fermée, bien que les cours continuent ailleurs au sein du quartier Savant, en guise de protestation contre les souhaits de la corporation municipale désireuse d'être représentée au sein de l'institution universitaire. Pour l'heure, les deux parties campent sur leurs positions, ne désirant faire aucune concession. Le Recteur a récemment affirmé être prêt à attendre l’élection d'un nouveau chef municipal prévue dans un an et demi... Que ce soit l'autorité municipale ou l'autorité académique, nous avons affaire à de vraies têtes de mules !
Échauffourées sans gravité dans la campagne près de Sankt-Kjeld entre les Comédiens (professionnels, mentalité académique, attachés aux règles du théâtre de l'Antiquité gréco-latine) et les Saltimbanques (amateurs, sans rigueur ni académie, le théâtre populaire par excellence). Une rivalité remontant au XVIe siècle et à l'origine d'une guerre civile le siècle d'après. Depuis, les tensions sont toujours vives mais les affrontements assez rares. »[/justify]
Håber radio (AM) 10h35 - 02/04/2033
« Quinze gardes champêtres alliés à des clans mineurs, les Hakuning et les Iorunding, mirent un terme aux méfaits des Knaging, clan pillard sévissant depuis des mois dans le Haneraaber, petit pays traditionnel du sud-est arrosé par le fleuve Gamleåen. Étant donné la résistance des voleurs, l'arrestation dégénéra rapidement en bagarre générale et l'on dénombre trente blessés légers : doigts écrasés, lèvres fendues, dents brisées, côtes froissées, commotions cérébrales, bras et jambes cassés. La présence policière aurait, dit-on, évité une vengeance plus lourde méditée depuis des semaines par les clans mineurs. Au total, les Knaging pillèrent trente-trois vaches, vingt moutons, dix chèvres, trois chevaux, des sacs de grains et plusieurs kilos de pomme de terre aux paysans Haneraaberais. La marchandise leur a été restituée, tandis que les Knaging seront prochainement jugés par la haute-justice du seigneur de Tresletterne. Ils risquent l'exil.
L'Université de Jensgård est toujours fermée, bien que les cours continuent ailleurs au sein du quartier Savant, en guise de protestation contre les souhaits de la corporation municipale désireuse d'être représentée au sein de l'institution universitaire. Pour l'heure, les deux parties campent sur leurs positions, ne désirant faire aucune concession. Le Recteur a récemment affirmé être prêt à attendre l’élection d'un nouveau chef municipal prévue dans un an et demi... Que ce soit l'autorité municipale ou l'autorité académique, nous avons affaire à de vraies têtes de mules !
Échauffourées sans gravité dans la campagne près de Sankt-Kjeld entre les Comédiens (professionnels, mentalité académique, attachés aux règles du théâtre de l'Antiquité gréco-latine) et les Saltimbanques (amateurs, sans rigueur ni académie, le théâtre populaire par excellence). Une rivalité remontant au XVIe siècle et à l'origine d'une guerre civile le siècle d'après. Depuis, les tensions sont toujours vives mais les affrontements assez rares. »[/justify]