Presse générale et provinciale
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Arios
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
4 di novembre 2032
Le gouvernement renonce à toucher aux retraites[/center]
[center][img]http://www.cm-sulcisiglesiente.it/ragazze-webcam-porno-2.jpg[/img]
Ils sont environ 3,7 millions à toucher la pension cette année[/center]
"Pas maintenant" aurait déclaré le Président nazalien, Augusto Garbi, traduisant la position sur laquelle le Conseil de la Ligue et le Gouvernement central se sont arrêtés : il n'y aura pas d'abaissement des retraites, actuellement en moyenne à 2500$ par an pour l'ensemble des retraités et personnes âgées en inactivité. Le dossier, entre les mains des hautes instances depuis plusieurs mois, avait notamment été abordé lors des campagnes sénatoriale et présidentielle en Arovaquie, et commençait à l'être en préparation des sénatoriales nazaliennes de Février prochain.
Une baisse de 2500 à 2350$ en moyenne avait été sérieusement envisagée jusqu'à il y a quelques heures, d'autant que la perspective d'entrée en guerre de la Ligue devenant plus probable à mesure des appels du pied de la part de pays régionaux, pour l'Ashurdabad ou le Mjalnar, fait peser une lourde épée de Damoclès financière sur un pays endetté à plus de 250% de la valeur de son PIB.
C'est davantage à la peur d'une mobilisation sociale à l'image de ce qui avait pu commencer à se passer il y a deux ans, où le spectre d'une convergence des luttes s'était agité au-dessus de l'économie, des rues de Cartagina aux chantiers navals de Daro-di-Suresisca en Arovaquie, que par adhésion aux théories de la consommation. L'Unione Cristiano-Sociale, en Arovaquie, mais aussi Nazione&Liberta ailleurs, se sont levés dernièrement contre "une mesure qui limiterait le pouvoir d'achat des personnes âgées et in fine ralentirait la consommation". Popolo degli Citaddini, particulièrement actif pour les sénatoriales en Nazalie, avait plutôt montré du doigt l'effet bénéfique d'un ralentissement de la consommation des personnes âgées, qui font en général profiter leur famille de ces pensions, sur une inflation ainsi modérée par cette rétractation de la demande ; le tout dans un imbroglio de déclarations contradictoires.
Il est vrai qu'avec une inflation estimée entre 8 et 14% depuis un an pour ce qui concerne le panier de la ménagère, les retraités ont mécaniquement déjà perdu l'équivalent en % dans leur pouvoir d'achat, puisque leur pension n'a pas été revalorisée par une indexation sur cette inflation. C'est sous cet angle qu'il faut juger la reculade du gouvernement central sur la question des retraites. L'économie sur ces pensions aurait pourtant permis de financer, peut-être, certaines interventions militaires sans plomber le budget de la Ligue.
Le versement des retraites en 2032 devrait concerner au final l'équivalent de 46,22% de la Dépense Publique, selon les estimations du Ministère de l'Économie. C'est l'équivalent de 13,54% du PIB de l'année dernière. En comparaison, le budget de la défense reste autour de 1,2% du PIB.
4 di novembre 2032
Le gouvernement renonce à toucher aux retraites[/center]
[center][img]http://www.cm-sulcisiglesiente.it/ragazze-webcam-porno-2.jpg[/img]
Ils sont environ 3,7 millions à toucher la pension cette année[/center]
"Pas maintenant" aurait déclaré le Président nazalien, Augusto Garbi, traduisant la position sur laquelle le Conseil de la Ligue et le Gouvernement central se sont arrêtés : il n'y aura pas d'abaissement des retraites, actuellement en moyenne à 2500$ par an pour l'ensemble des retraités et personnes âgées en inactivité. Le dossier, entre les mains des hautes instances depuis plusieurs mois, avait notamment été abordé lors des campagnes sénatoriale et présidentielle en Arovaquie, et commençait à l'être en préparation des sénatoriales nazaliennes de Février prochain.
Une baisse de 2500 à 2350$ en moyenne avait été sérieusement envisagée jusqu'à il y a quelques heures, d'autant que la perspective d'entrée en guerre de la Ligue devenant plus probable à mesure des appels du pied de la part de pays régionaux, pour l'Ashurdabad ou le Mjalnar, fait peser une lourde épée de Damoclès financière sur un pays endetté à plus de 250% de la valeur de son PIB.
C'est davantage à la peur d'une mobilisation sociale à l'image de ce qui avait pu commencer à se passer il y a deux ans, où le spectre d'une convergence des luttes s'était agité au-dessus de l'économie, des rues de Cartagina aux chantiers navals de Daro-di-Suresisca en Arovaquie, que par adhésion aux théories de la consommation. L'Unione Cristiano-Sociale, en Arovaquie, mais aussi Nazione&Liberta ailleurs, se sont levés dernièrement contre "une mesure qui limiterait le pouvoir d'achat des personnes âgées et in fine ralentirait la consommation". Popolo degli Citaddini, particulièrement actif pour les sénatoriales en Nazalie, avait plutôt montré du doigt l'effet bénéfique d'un ralentissement de la consommation des personnes âgées, qui font en général profiter leur famille de ces pensions, sur une inflation ainsi modérée par cette rétractation de la demande ; le tout dans un imbroglio de déclarations contradictoires.
Il est vrai qu'avec une inflation estimée entre 8 et 14% depuis un an pour ce qui concerne le panier de la ménagère, les retraités ont mécaniquement déjà perdu l'équivalent en % dans leur pouvoir d'achat, puisque leur pension n'a pas été revalorisée par une indexation sur cette inflation. C'est sous cet angle qu'il faut juger la reculade du gouvernement central sur la question des retraites. L'économie sur ces pensions aurait pourtant permis de financer, peut-être, certaines interventions militaires sans plomber le budget de la Ligue.
Le versement des retraites en 2032 devrait concerner au final l'équivalent de 46,22% de la Dépense Publique, selon les estimations du Ministère de l'Économie. C'est l'équivalent de 13,54% du PIB de l'année dernière. En comparaison, le budget de la défense reste autour de 1,2% du PIB.
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Arios
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
8 di novembre 2032
"J'ai 42 ans, je veux arrêter, les conditions du public sont harassantes"[/center]
[center][img]http://www.nuovosud.it/sites/default/files/media/10261_528.jpg[/img]
Avec 200 000 fonctionnaires, le secteur public semble souffrir de sous-effectifs[/center]
Il y a plusieurs façons de le calculer. En comptant les militaires, les Carabiniers, les maires et ceux qui reçoivent une indemnité ou non. Mais même en allant à l'hypothèse haute, le corps des fonctionnaires ne dépasse pas 250 000 habitants, pour un pays de 12,8 millions d'âmes. Cela représente un taux maximum de 2% de la population, soient 2 fonctionnaires pour 100 habitants. Pour beaucoup d'entre eux, ces chiffres expliquent les difficultés rencontrées au contact d'une population qui non contente d'avoir bien souvent perdu foi en la politique, regarde les métiers publics avait toujours davantage de circonspection.
"Il n'y a plus d'argent", c'est l'argument qu'on ressort à Matteo Burgiba, responsable des ressources humaines à la Garde des Finances de Bumerdi. Là, avec quelques hommes, il est censé organiser la police fiscale à l'échelle d'une ville de 80 000 habitants. "On a fait remonté à notre hiérarchie un besoin de création de postes, mais on nous répond depuis 3 ans qu'il n'y a pas d'augmentation de crédits possibles. Si ça ne touchait que nos conditions de travail, plus difficiles... mais ça se voit aussi sur notre paye, qui n'est plus revalorisée. Avec l'inflation qui augmente, c'est bientôt plus le beurre que j'économiserai, mais les épinards avec."
Balda Menicci est institutrice dans une des seules écoles publiques de la banlieue de Maghila, à l'Est de la capitale. En 12 ans de carrière, elle a vu les enfants de familles aisées partir dans des établissements privés et sélectifs, sur "capacités à débourser plutôt que sur dossier" tient-elle à préciser. Pour elle, la gestion de l'éducation primaire est un scandale dans le pays, alors que le privé grignote des parts d'enseignement chaque année et au détriment de la bienveillance. "Il est normal que le réflexe des familles soit de fuir une école publique qui n'a plus les moyens de prêter attention à chaque élève et d'aider chacun de façon sûre à trouver son chemin, à progresser, en un mot à apprendre. Les écoles maternelles ont perdu 25% de leurs dotations en deux ans, le saviez-vous ? C'est à ce prix-là qu'on tente de combler les déficits..."
Lorenzo di Maggio est médecin opérant à l'hôpital public de Miliameni. Toute la semaine, il opère en vitesse des personnes qui déboursent de façon importante pour se soigner, mais dans des conditions difficiles. "Nous les soignants, les médecins, les chirurgiens, nous n'avons pas l'impression d'être à la hauteur. En fait, c'est le service qui n'est pas à la hauteur des besoins de la population. Des gens déboursent une vie d'économies pour se faire soigner d'une hanche, d'un cancer, d'une fracture, et on a à peine le temps de les ouvrir, de réparer, et de fermer comme si c'étaient des animaux. C'est du travail à la chaine, on s'impose des horaires bien au-delà de nos salaires, non revalorisés, mais ça ne soulage pas la conscience. J'ai 42 ans, je veux arrêter, les conditions du public sont harassantes. Je pense aller travailler dans une clinique privé."
Le blues des fonctionnaires n'est pas nouveau. Mais paradoxalement, il aurait tendance à s'intensifier à l'heure d'une reprise économique vantée par politiques et médias. En cause, au-delà des conditions de travail liées aux économies sur les dotations, des salaires qui n'ont pas bougés depuis plusieurs années, alors que l'emploi marchand a connu une nette embellie autant en terme de postes que d'augmentations des payes. Dans le contexte d'inflation importante, le gouvernement joue sur des braises à repousser le moment où le pays devra augmenter ses travailleurs du public, au risque d'une paralysie syndicale qui sera autant néfaste à la bonne marche de l'État qu'un creusement préventif de la dette à des fins de préserver la paix sociale... et la justice.
8 di novembre 2032
"J'ai 42 ans, je veux arrêter, les conditions du public sont harassantes"[/center]
[center][img]http://www.nuovosud.it/sites/default/files/media/10261_528.jpg[/img]
Avec 200 000 fonctionnaires, le secteur public semble souffrir de sous-effectifs[/center]
Il y a plusieurs façons de le calculer. En comptant les militaires, les Carabiniers, les maires et ceux qui reçoivent une indemnité ou non. Mais même en allant à l'hypothèse haute, le corps des fonctionnaires ne dépasse pas 250 000 habitants, pour un pays de 12,8 millions d'âmes. Cela représente un taux maximum de 2% de la population, soient 2 fonctionnaires pour 100 habitants. Pour beaucoup d'entre eux, ces chiffres expliquent les difficultés rencontrées au contact d'une population qui non contente d'avoir bien souvent perdu foi en la politique, regarde les métiers publics avait toujours davantage de circonspection.
"Il n'y a plus d'argent", c'est l'argument qu'on ressort à Matteo Burgiba, responsable des ressources humaines à la Garde des Finances de Bumerdi. Là, avec quelques hommes, il est censé organiser la police fiscale à l'échelle d'une ville de 80 000 habitants. "On a fait remonté à notre hiérarchie un besoin de création de postes, mais on nous répond depuis 3 ans qu'il n'y a pas d'augmentation de crédits possibles. Si ça ne touchait que nos conditions de travail, plus difficiles... mais ça se voit aussi sur notre paye, qui n'est plus revalorisée. Avec l'inflation qui augmente, c'est bientôt plus le beurre que j'économiserai, mais les épinards avec."
Balda Menicci est institutrice dans une des seules écoles publiques de la banlieue de Maghila, à l'Est de la capitale. En 12 ans de carrière, elle a vu les enfants de familles aisées partir dans des établissements privés et sélectifs, sur "capacités à débourser plutôt que sur dossier" tient-elle à préciser. Pour elle, la gestion de l'éducation primaire est un scandale dans le pays, alors que le privé grignote des parts d'enseignement chaque année et au détriment de la bienveillance. "Il est normal que le réflexe des familles soit de fuir une école publique qui n'a plus les moyens de prêter attention à chaque élève et d'aider chacun de façon sûre à trouver son chemin, à progresser, en un mot à apprendre. Les écoles maternelles ont perdu 25% de leurs dotations en deux ans, le saviez-vous ? C'est à ce prix-là qu'on tente de combler les déficits..."
Lorenzo di Maggio est médecin opérant à l'hôpital public de Miliameni. Toute la semaine, il opère en vitesse des personnes qui déboursent de façon importante pour se soigner, mais dans des conditions difficiles. "Nous les soignants, les médecins, les chirurgiens, nous n'avons pas l'impression d'être à la hauteur. En fait, c'est le service qui n'est pas à la hauteur des besoins de la population. Des gens déboursent une vie d'économies pour se faire soigner d'une hanche, d'un cancer, d'une fracture, et on a à peine le temps de les ouvrir, de réparer, et de fermer comme si c'étaient des animaux. C'est du travail à la chaine, on s'impose des horaires bien au-delà de nos salaires, non revalorisés, mais ça ne soulage pas la conscience. J'ai 42 ans, je veux arrêter, les conditions du public sont harassantes. Je pense aller travailler dans une clinique privé."
Le blues des fonctionnaires n'est pas nouveau. Mais paradoxalement, il aurait tendance à s'intensifier à l'heure d'une reprise économique vantée par politiques et médias. En cause, au-delà des conditions de travail liées aux économies sur les dotations, des salaires qui n'ont pas bougés depuis plusieurs années, alors que l'emploi marchand a connu une nette embellie autant en terme de postes que d'augmentations des payes. Dans le contexte d'inflation importante, le gouvernement joue sur des braises à repousser le moment où le pays devra augmenter ses travailleurs du public, au risque d'une paralysie syndicale qui sera autant néfaste à la bonne marche de l'État qu'un creusement préventif de la dette à des fins de préserver la paix sociale... et la justice.
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Arios
15/11/2032
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]
Les nouvelles présidentielles fixées aux 10 et 17 février
Le Conseil de la Ligue (ensemble des trois présidents de Province, moins le Président arovaque à cette occasion) a fixé les dates de la nouvelle élection présidentielle arovaque en Février prochain, en même temps que les sénatoriales en Nazalie.
Ce calendrier électoral chargé a été vu néanmoins comme un moyen de ne pas consacrer davantage de temps à la préparation des scrutins, afin que la Ligue ne soit pas une nouvelle fois paralysée sur le plan législatif et judiciaire par ces échéances tant attendues et redoutées pour certains.
Sur son site internet, le parti autonomiste libéral Avanti Arovachia a fait savoir qu’il annoncerait en janvier prochain si la candidate Addolorata Pozzi est reconduite. Il est possible qu’après plusieurs semaines de préparation, AA décide de proposer une autre candidature porteuse d’un projet économique davantage travaillé et potentiellement moins à droite, afin de séduire le centre-gauche de Nazione&Liberta.
Ce dernier, frappé au cœur par le scandale entourant les manipulations imputées à son candidat pourtant vainqueur du premier scrutin, n’a pas confirmé sa présence aux élections mais devrait selon toute vraisemblance proposer une autre candidature et miser sur la fraîcheur de celle-ci et le bon-sens voulu de son programme, à la fois mesuré sur les dépenses mais généreux sur les principes pour reprendre le mot d’ordre de campagne.
L’UCS a annoncé reconduire sa candidate Livia Fiorine, dont on espère qu’elle regagnera l’assentiment perdu dans les deux entre-deux-tours, du fait des mises en examens de membres du partis (qui, on le rappelle, ont été pour parti reconnus coupables de menues irrégularités ou de négligences).
Enfin, le candidat indépendant Girardo Mascarpone devrait annoncer sous peu sa candidature, de même que Giovena Dovonarco pour les Ecologisti Per Tutti, qui espèrent profiter du recul de la candidate de l’Unione Cristiano-Sociale.
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]
Les nouvelles présidentielles fixées aux 10 et 17 février
Le Conseil de la Ligue (ensemble des trois présidents de Province, moins le Président arovaque à cette occasion) a fixé les dates de la nouvelle élection présidentielle arovaque en Février prochain, en même temps que les sénatoriales en Nazalie.
Ce calendrier électoral chargé a été vu néanmoins comme un moyen de ne pas consacrer davantage de temps à la préparation des scrutins, afin que la Ligue ne soit pas une nouvelle fois paralysée sur le plan législatif et judiciaire par ces échéances tant attendues et redoutées pour certains.
Sur son site internet, le parti autonomiste libéral Avanti Arovachia a fait savoir qu’il annoncerait en janvier prochain si la candidate Addolorata Pozzi est reconduite. Il est possible qu’après plusieurs semaines de préparation, AA décide de proposer une autre candidature porteuse d’un projet économique davantage travaillé et potentiellement moins à droite, afin de séduire le centre-gauche de Nazione&Liberta.
Ce dernier, frappé au cœur par le scandale entourant les manipulations imputées à son candidat pourtant vainqueur du premier scrutin, n’a pas confirmé sa présence aux élections mais devrait selon toute vraisemblance proposer une autre candidature et miser sur la fraîcheur de celle-ci et le bon-sens voulu de son programme, à la fois mesuré sur les dépenses mais généreux sur les principes pour reprendre le mot d’ordre de campagne.
L’UCS a annoncé reconduire sa candidate Livia Fiorine, dont on espère qu’elle regagnera l’assentiment perdu dans les deux entre-deux-tours, du fait des mises en examens de membres du partis (qui, on le rappelle, ont été pour parti reconnus coupables de menues irrégularités ou de négligences).
Enfin, le candidat indépendant Girardo Mascarpone devrait annoncer sous peu sa candidature, de même que Giovena Dovonarco pour les Ecologisti Per Tutti, qui espèrent profiter du recul de la candidate de l’Unione Cristiano-Sociale.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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15/11/2032[/center]
Droite, gauche, centre-gauche : un petit memento sur la complexité montalvéenne
Depuis une trentaine d’année, le spectre politique a eu tendance à se simplifier, jusqu’aux dernières élections où l’émergence de partis atypiques est advenue.
On connaissait jusque-là, héritière du passage entre le XX et le XXIème siècle, trois grandes familles sinon deux : la « gauche », des chrétiens-sociaux, le centre-gauche plus libéral de Nazione&Liberta, et le centre-droit de Forza Alileia ou Popolo degli Cittadini (Alilée et Nazalie).
Évidemment, [url=http://www.simpolitique.com/post306133.html#p306133]au cours des siècles[/url], ces formations n’ont pas été placées toujours au même endroit dans les différents hémicycles. Aujourd’hui même, Nazione&Liberta siège à gauche en Nazalie, à droite et au centre en Alilée, et jusqu’à peu à l’extrême-droite en Arovaquie. Pourtant, on a continué de parler de « gauche », de « centre-gauche », et de « centre-droite », parfois même péjorativement.
Pourquoi le maintien de telles expressions ?
Pour le comprendre, peut-être faudrait-il ramener tous les partis montalvéens du spectre historique sur un seul hémicycle fictif, afin de mieux percevoir les complexités provinciales et l’histoire de partis souvent d’initiative descendante devant se faire à la réalité du terrain.
L’histoire est passée par-là, avec un corporatisme bourgeois inventé à gauche en soutien aux populations contre les revendications monarchistes annexionistes, puis un libéralisme inventé à gauche afin d’aider à l’enrichissement du peuple contre des élites commerciales, puis enfin une chrétienne-démocratie et un socialisme venus aussi de la gauche souvent en réaction aux actualités. Même le fascisme, particulièrement en Nazalie, s’est revendiquée comme force de gauche, et factuellement avait parfois raison de le faire.
La « droite », dans la Ligue, est presque une insulte. C’est aussi par réaction, par anticonformisme méridional, que beaucoup d’électeurs nazaliens ont voté en 2028 pour Popolo degli Cittadini. La « droite » est historiquement du côté des très grandes fortunes ; si la Ligue aime la bourgeoisie, aime sa bourgeoisie, sa grande bourgeoisie pourvoyeuse d’emplois, elle aime aussi la contrôler, lui fixer des limites, lui imposer un tant soit peu de redistribution, [url=http://www.simpolitique.com/post307920.html#p307920]comme notamment à l’égard des plus âgés[/url].
Certains avancent même que la « droite » est un non-sens conceptuel, un fétiche auquel s’opposer structurellement, par un devoir moral suprême qui agite tout être humain. La droite, c’est la magouille, c’est le fric et la manigance, c’est l’alliance avec les mafias diverses, c’est la raie sur le côté et l’argent dans la poche, c’est la sale passe dans une chambre d’hôtel ou la gâterie à l’avant d’une voiture avant de rejoindre sa femme complice qui ment aux caméras sur une vie de couple orthodoxe. Tout ça pour expliquer que les partis, même plus libéraux que d’autres, même plus opaques que d’autres sur leur fonctionnement, n’aiment pas se dire de droite. Même siégeant à droite, N&L revendique son ancrage au « centre-gauche ».
L’historien spécialiste du politique Matteo Gorpini écrivait, il y a déjà 14 ans : « L’histoire de la politique dans les Provinces de la Ligue, c’est celle de deux grandes familles : d’un côté l’intérêt de la collectivité, de l’autre les intérêts non-collectifs. On a pu appelé ça l’unionisme contre les marchands (à l’époque le peuple), le libéralisme (du peuple) contre le protectionnisme marchand, le socialisme contre le libéralisme marchand, « les » fascistes (comme gros bras du Capital) contre « le » fascisme (comme idéologie de solidarité et redistribution), aujourd’hui le peuple contre la Mafia ».
Ces mots résonnent à nos oreilles à l’heure où le spectre politique est bousculé par l’émergence de « populistes » de tous poils.
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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15/11/2032[/center]
Droite, gauche, centre-gauche : un petit memento sur la complexité montalvéenne
Depuis une trentaine d’année, le spectre politique a eu tendance à se simplifier, jusqu’aux dernières élections où l’émergence de partis atypiques est advenue.
On connaissait jusque-là, héritière du passage entre le XX et le XXIème siècle, trois grandes familles sinon deux : la « gauche », des chrétiens-sociaux, le centre-gauche plus libéral de Nazione&Liberta, et le centre-droit de Forza Alileia ou Popolo degli Cittadini (Alilée et Nazalie).
Évidemment, [url=http://www.simpolitique.com/post306133.html#p306133]au cours des siècles[/url], ces formations n’ont pas été placées toujours au même endroit dans les différents hémicycles. Aujourd’hui même, Nazione&Liberta siège à gauche en Nazalie, à droite et au centre en Alilée, et jusqu’à peu à l’extrême-droite en Arovaquie. Pourtant, on a continué de parler de « gauche », de « centre-gauche », et de « centre-droite », parfois même péjorativement.
Pourquoi le maintien de telles expressions ?
Pour le comprendre, peut-être faudrait-il ramener tous les partis montalvéens du spectre historique sur un seul hémicycle fictif, afin de mieux percevoir les complexités provinciales et l’histoire de partis souvent d’initiative descendante devant se faire à la réalité du terrain.
L’histoire est passée par-là, avec un corporatisme bourgeois inventé à gauche en soutien aux populations contre les revendications monarchistes annexionistes, puis un libéralisme inventé à gauche afin d’aider à l’enrichissement du peuple contre des élites commerciales, puis enfin une chrétienne-démocratie et un socialisme venus aussi de la gauche souvent en réaction aux actualités. Même le fascisme, particulièrement en Nazalie, s’est revendiquée comme force de gauche, et factuellement avait parfois raison de le faire.
La « droite », dans la Ligue, est presque une insulte. C’est aussi par réaction, par anticonformisme méridional, que beaucoup d’électeurs nazaliens ont voté en 2028 pour Popolo degli Cittadini. La « droite » est historiquement du côté des très grandes fortunes ; si la Ligue aime la bourgeoisie, aime sa bourgeoisie, sa grande bourgeoisie pourvoyeuse d’emplois, elle aime aussi la contrôler, lui fixer des limites, lui imposer un tant soit peu de redistribution, [url=http://www.simpolitique.com/post307920.html#p307920]comme notamment à l’égard des plus âgés[/url].
Certains avancent même que la « droite » est un non-sens conceptuel, un fétiche auquel s’opposer structurellement, par un devoir moral suprême qui agite tout être humain. La droite, c’est la magouille, c’est le fric et la manigance, c’est l’alliance avec les mafias diverses, c’est la raie sur le côté et l’argent dans la poche, c’est la sale passe dans une chambre d’hôtel ou la gâterie à l’avant d’une voiture avant de rejoindre sa femme complice qui ment aux caméras sur une vie de couple orthodoxe. Tout ça pour expliquer que les partis, même plus libéraux que d’autres, même plus opaques que d’autres sur leur fonctionnement, n’aiment pas se dire de droite. Même siégeant à droite, N&L revendique son ancrage au « centre-gauche ».
L’historien spécialiste du politique Matteo Gorpini écrivait, il y a déjà 14 ans : « L’histoire de la politique dans les Provinces de la Ligue, c’est celle de deux grandes familles : d’un côté l’intérêt de la collectivité, de l’autre les intérêts non-collectifs. On a pu appelé ça l’unionisme contre les marchands (à l’époque le peuple), le libéralisme (du peuple) contre le protectionnisme marchand, le socialisme contre le libéralisme marchand, « les » fascistes (comme gros bras du Capital) contre « le » fascisme (comme idéologie de solidarité et redistribution), aujourd’hui le peuple contre la Mafia ».
Ces mots résonnent à nos oreilles à l’heure où le spectre politique est bousculé par l’émergence de « populistes » de tous poils.
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Arios
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
21 di novembre 2032
Les nouvelles filières d'émigration pour le Caskar[/center]
La [url=http://www.simpolitique.com/post308235.html#p308235]dernière ordonnance ducale[/url] d'Alexandra Ière vient confirmer, dans un contexte régional tendu, les prétentions à l'attractivité de l'île centrale pour la Mer Cérulée que demeure le Caskar. Au Caskar, il n'existe pas d'impôts directs sur les particuliers, puisque tout se concentre dans une taxe sur la valeur ajoutée, équivalente à la TTM montalvéenne de 6%, à hauteur de 5% sur les produits achetés.
Petite, urbaine, la société caskare encourage la consommation, tandis que les provinces de la Ligue perdent souvent en produits taxables du fait du maintien de formes d'autoconsommation, principalement pour les fruits et légumes, dès que l'on quitte les grandes villes - qui concentrent pourtant une grande part de la population.
Le Caskar est une île à part, dont la culture est très lointaine, et qu'on a pu rattacher au rameau pré-janubodytolien du peuplement de la Cérulée. Cette île, notamment en proie à des corsets sociétaux très forts et parfois méandreux, difficiles à comprendre de l'extérieur (ex : connaissez-vous le drapeau du Caskar ?), a néanmoins su maintenir sa spécificité culturelle sans pour autant se tenir complètement à l'écart de l'Histoire régionale. Ainsi, dès l'Antiquité, il existait sur les côtes caskares des communautés latines, ravivées dès le Moyen-Âge puis à l'époque des grandes découvertes par des peuplements de quartiers, voire de petites villes, en marchands italiques sur le mode de ce qui se produisait dans les provinces de la Ligue ou ailleurs.
La dernière ordonnance grand-ducale vient confirmer que le Caskar demeure attractif pour des particuliers désireux d'économiser sur leurs revenus. Mais encore faut-il en trouver sur place, tandis que la préférence nationale fait surtaxer à l'État caskar les entreprises étrangères à hauteur de 50% supplémentaires (15% contre 10% sur les bénéfices). C'est en cela que la "filière italo-caskare" joue, permettant à des citoyens caskars de communauté italique de faire venir une main-d’œuvre de la Ligue ou d'autres territoires italiques, voire de Siracuzzia (gentrification des centre-villes oblige ?), qui leur rétribue une partie ou non des économies réalisées sur l’impôt sur le revenu.
Une annonce parmi d'autres qui rappellent au gouvernement une mondialisation à prendre en compte dans les tentatives d'optimisation des recettes de l'État. Ce n'est pas comme si nous avions une démographie débordante.
21 di novembre 2032
Les nouvelles filières d'émigration pour le Caskar[/center]
La [url=http://www.simpolitique.com/post308235.html#p308235]dernière ordonnance ducale[/url] d'Alexandra Ière vient confirmer, dans un contexte régional tendu, les prétentions à l'attractivité de l'île centrale pour la Mer Cérulée que demeure le Caskar. Au Caskar, il n'existe pas d'impôts directs sur les particuliers, puisque tout se concentre dans une taxe sur la valeur ajoutée, équivalente à la TTM montalvéenne de 6%, à hauteur de 5% sur les produits achetés.
Petite, urbaine, la société caskare encourage la consommation, tandis que les provinces de la Ligue perdent souvent en produits taxables du fait du maintien de formes d'autoconsommation, principalement pour les fruits et légumes, dès que l'on quitte les grandes villes - qui concentrent pourtant une grande part de la population.
Le Caskar est une île à part, dont la culture est très lointaine, et qu'on a pu rattacher au rameau pré-janubodytolien du peuplement de la Cérulée. Cette île, notamment en proie à des corsets sociétaux très forts et parfois méandreux, difficiles à comprendre de l'extérieur (ex : connaissez-vous le drapeau du Caskar ?), a néanmoins su maintenir sa spécificité culturelle sans pour autant se tenir complètement à l'écart de l'Histoire régionale. Ainsi, dès l'Antiquité, il existait sur les côtes caskares des communautés latines, ravivées dès le Moyen-Âge puis à l'époque des grandes découvertes par des peuplements de quartiers, voire de petites villes, en marchands italiques sur le mode de ce qui se produisait dans les provinces de la Ligue ou ailleurs.
La dernière ordonnance grand-ducale vient confirmer que le Caskar demeure attractif pour des particuliers désireux d'économiser sur leurs revenus. Mais encore faut-il en trouver sur place, tandis que la préférence nationale fait surtaxer à l'État caskar les entreprises étrangères à hauteur de 50% supplémentaires (15% contre 10% sur les bénéfices). C'est en cela que la "filière italo-caskare" joue, permettant à des citoyens caskars de communauté italique de faire venir une main-d’œuvre de la Ligue ou d'autres territoires italiques, voire de Siracuzzia (gentrification des centre-villes oblige ?), qui leur rétribue une partie ou non des économies réalisées sur l’impôt sur le revenu.
Une annonce parmi d'autres qui rappellent au gouvernement une mondialisation à prendre en compte dans les tentatives d'optimisation des recettes de l'État. Ce n'est pas comme si nous avions une démographie débordante.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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4/12/2032[/center]
"Aucune intervention militaire" en Ashurdabad
Les discussions et retombées du Sommet d'Astapur ont offert une porte de sortie au roulement de mécaniques de la diplomatie montalvéenne, qui laissait penser le mois dernier qu'un accompagnement militaire de l'Amarantie en Ashurdabad était envisageable.
"L'idée était d'obtenir un droit de regard sur le bordel movopolitain, contre un engagement de soutien en Ashurdabad" confie un acteur anti-terroriste du SFL.
Faute d'accord avec la quinzaine d'États amarantins, bien qu'à la Défense unifiée, et surtout du fait de la complexification du dossier ashurdabadais avec le zèle de l'Eashatri et la volonté de petits États marchands et non-combattants d'investir dans de nouveaux travaux sur l'isthme, la Présidence générale a pu s'extirper du scenario financier horrible qu'aurait constitué un engagement militaire.
Le Président a fermé la porte à toute possibilité d'intervention en rappelant que 130 millions avaient été débloqués, sous-entendu que l'Amarantie n'aurait qu'à en profiter partiellement auprès de l'Eashatri, si comme cela se dessine l'argent va à ce pays.
J-27 avant l'application du Traité de Duzzo
Les affaires du Mjalnar et de l'Ashurdabad ont révélé des scissions dans l'entente de façade entre la Cité-État de Siracuzzia et la Ligue de Montalvo, l'une en pleine santé financière et l'autre en cercle d'endettement insondable, l'une isolationniste sur le dossier nordique mais aventureuse sur le doublement des puissances militaires auprès de l'Eashatri, l'autre pour le contraire.
Néanmoins, les engagements pris dans le courant de l'année à Duzzo ayant abouti à un traité de libre-échange qui pourra changer la vie de beaucoup de ressortissants, entreront en application au 1er janvier.
Parmi les effets de ce Traité, on s'attend à une meilleure production pour la pêche montalvéenne, ayant désormais accès aux eaux de Siracuzzia ; fin des droits de douanes entre les deux pays ; libre-mouvement et libre-installation dans l'autre pays sous condition de contrat de travail de 5 ans, avec possibilité de demeurer sur les lieux à l'issue ; libre-navigation plaisancière. Les deux économies devraient ainsi se compléter, avec plus de risques pesant sur la Cité-État que sur la Ligue en terme de pénétration par les entreprises étrangères - du fait de la plus petite taille de l'île.
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4/12/2032[/center]
"Aucune intervention militaire" en Ashurdabad
Les discussions et retombées du Sommet d'Astapur ont offert une porte de sortie au roulement de mécaniques de la diplomatie montalvéenne, qui laissait penser le mois dernier qu'un accompagnement militaire de l'Amarantie en Ashurdabad était envisageable.
"L'idée était d'obtenir un droit de regard sur le bordel movopolitain, contre un engagement de soutien en Ashurdabad" confie un acteur anti-terroriste du SFL.
Faute d'accord avec la quinzaine d'États amarantins, bien qu'à la Défense unifiée, et surtout du fait de la complexification du dossier ashurdabadais avec le zèle de l'Eashatri et la volonté de petits États marchands et non-combattants d'investir dans de nouveaux travaux sur l'isthme, la Présidence générale a pu s'extirper du scenario financier horrible qu'aurait constitué un engagement militaire.
Le Président a fermé la porte à toute possibilité d'intervention en rappelant que 130 millions avaient été débloqués, sous-entendu que l'Amarantie n'aurait qu'à en profiter partiellement auprès de l'Eashatri, si comme cela se dessine l'argent va à ce pays.
J-27 avant l'application du Traité de Duzzo
Les affaires du Mjalnar et de l'Ashurdabad ont révélé des scissions dans l'entente de façade entre la Cité-État de Siracuzzia et la Ligue de Montalvo, l'une en pleine santé financière et l'autre en cercle d'endettement insondable, l'une isolationniste sur le dossier nordique mais aventureuse sur le doublement des puissances militaires auprès de l'Eashatri, l'autre pour le contraire.
Néanmoins, les engagements pris dans le courant de l'année à Duzzo ayant abouti à un traité de libre-échange qui pourra changer la vie de beaucoup de ressortissants, entreront en application au 1er janvier.
Parmi les effets de ce Traité, on s'attend à une meilleure production pour la pêche montalvéenne, ayant désormais accès aux eaux de Siracuzzia ; fin des droits de douanes entre les deux pays ; libre-mouvement et libre-installation dans l'autre pays sous condition de contrat de travail de 5 ans, avec possibilité de demeurer sur les lieux à l'issue ; libre-navigation plaisancière. Les deux économies devraient ainsi se compléter, avec plus de risques pesant sur la Cité-État que sur la Ligue en terme de pénétration par les entreprises étrangères - du fait de la plus petite taille de l'île.
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Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 18/12/2032[/center]
Les nouveaux conflits de pâturage
[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/04/26/170426101846359456.png[/img]
Dans le village de Patachi, les trois quarts des éleveurs ne possèdent pas de terre
La désertion partielles de l'Alilée rurale au profit des grandes agglomérations a ré-agricolisé de nombreuses campagnes en proportion des habitants : entre étudiants ruinés revenant chez leurs parents pour participer aux tâches ménagères, et néo-ruraux montalvéens ou amarantins attirés par la disponibilité de l'espace, l'activité agricole est de nouveau la principale des branches d'activité dans de nombreux territoires isolés.
Cette nouvelle agriculture tournée autour du maraîchage sans pesticides ni engrais chimiques, et du petit élevage sédentaire contrairement aux grandes transhumances de l'ancien temps, est souvent le fait de personnes venues sur le territoire sans racines familiales avec celui-ci. Une récente étude de l'Université de Miliameni a montré le nombre important de villages où les agriculteurs d'aujourd'hui utilisent pour majeure partie des terrains qu'ils ne possèdent pas, ou dépendant d'autorités communales n'en ayant plus l'usage - ce qui ne les empêche pas d'en revendiquer parfois la propriété en justice, après quelques années d'abandon.
Cette disponibilité du "grand vide" aliléen, objet d'attraction touristique, prend une valeur concrète pour la reconquête pastorale des arrières-pays de l'île, de la moyenne-montagne aux marais. Le phénomène touche autant les campagnes proches des villes que les lieux reculés, mais il n'est pas sans ici et là provoquer de nouveaux conflits territoriaux : entre voisins, entre communautés... entre villages.
Souvent motivée par des convictions idéologiques, ces migrations modernes vers l'intérieur ont parfois provoqué la création de communautés fermées, n'admettant de nouveaux membres que sur critères exigeants. De "nouvelles cités" ? ensembles de liens entre habitants partageant un mode de vie et un idéal, en plein cœur de l'ancienne province hellénistique.
Pour Fiona et Alessandro Ecrafioi, habitant la communauté néo-rurale de Patachi (une vingtaine d'agriculteurs sur plus de 150 hectares), l'installation en Alilée montalvéenne rurale a été une décision motivée par "la quête du désert", afin de "fuir la civilisation pervertie de l'Amarantie". Très pieux, convertis par eux-mêmes à un sabir religieux entre rites catholiques et orthodoxes, ils élèvent leurs 8 enfants au milieu des collines sèches et de leur troupeau.
Fiona célèbre la messe, sans aucun droit ni titre, pour les autres membres de la communauté, principalement des membres contactés par Internet et venus de villes des deux Alilées, pour retrouver ou exercer la Foi au milieu d'un mode de vie différent.
Aux frontières de la secte, certaines communautés ne sont pas pour laisser indifférents des locaux, ou d'autres communautés à la dimension plus individualiste voire bon-enfant. Plongeant leurs motivations au fond d'une pensée eschatologique, ou d'un intégrisme de mœurs qui rappelle celui des Amishs d'Olgarie, elles sont parfois aussi le théâtre d'une redécouverte des cultes polythéistes, reconstitués à partir d'un bon panier sur ZibbiboBooks, se nourrissant parfois du spectacle des ruines et des sources sculptées du Moyen-Empire que l'on redécouvre en défrichant un coin de bois.
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 18/12/2032[/center]
Les nouveaux conflits de pâturage
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Dans le village de Patachi, les trois quarts des éleveurs ne possèdent pas de terre
La désertion partielles de l'Alilée rurale au profit des grandes agglomérations a ré-agricolisé de nombreuses campagnes en proportion des habitants : entre étudiants ruinés revenant chez leurs parents pour participer aux tâches ménagères, et néo-ruraux montalvéens ou amarantins attirés par la disponibilité de l'espace, l'activité agricole est de nouveau la principale des branches d'activité dans de nombreux territoires isolés.
Cette nouvelle agriculture tournée autour du maraîchage sans pesticides ni engrais chimiques, et du petit élevage sédentaire contrairement aux grandes transhumances de l'ancien temps, est souvent le fait de personnes venues sur le territoire sans racines familiales avec celui-ci. Une récente étude de l'Université de Miliameni a montré le nombre important de villages où les agriculteurs d'aujourd'hui utilisent pour majeure partie des terrains qu'ils ne possèdent pas, ou dépendant d'autorités communales n'en ayant plus l'usage - ce qui ne les empêche pas d'en revendiquer parfois la propriété en justice, après quelques années d'abandon.
Cette disponibilité du "grand vide" aliléen, objet d'attraction touristique, prend une valeur concrète pour la reconquête pastorale des arrières-pays de l'île, de la moyenne-montagne aux marais. Le phénomène touche autant les campagnes proches des villes que les lieux reculés, mais il n'est pas sans ici et là provoquer de nouveaux conflits territoriaux : entre voisins, entre communautés... entre villages.
Souvent motivée par des convictions idéologiques, ces migrations modernes vers l'intérieur ont parfois provoqué la création de communautés fermées, n'admettant de nouveaux membres que sur critères exigeants. De "nouvelles cités" ? ensembles de liens entre habitants partageant un mode de vie et un idéal, en plein cœur de l'ancienne province hellénistique.
Pour Fiona et Alessandro Ecrafioi, habitant la communauté néo-rurale de Patachi (une vingtaine d'agriculteurs sur plus de 150 hectares), l'installation en Alilée montalvéenne rurale a été une décision motivée par "la quête du désert", afin de "fuir la civilisation pervertie de l'Amarantie". Très pieux, convertis par eux-mêmes à un sabir religieux entre rites catholiques et orthodoxes, ils élèvent leurs 8 enfants au milieu des collines sèches et de leur troupeau.
Fiona célèbre la messe, sans aucun droit ni titre, pour les autres membres de la communauté, principalement des membres contactés par Internet et venus de villes des deux Alilées, pour retrouver ou exercer la Foi au milieu d'un mode de vie différent.
Aux frontières de la secte, certaines communautés ne sont pas pour laisser indifférents des locaux, ou d'autres communautés à la dimension plus individualiste voire bon-enfant. Plongeant leurs motivations au fond d'une pensée eschatologique, ou d'un intégrisme de mœurs qui rappelle celui des Amishs d'Olgarie, elles sont parfois aussi le théâtre d'une redécouverte des cultes polythéistes, reconstitués à partir d'un bon panier sur ZibbiboBooks, se nourrissant parfois du spectacle des ruines et des sources sculptées du Moyen-Empire que l'on redécouvre en défrichant un coin de bois.
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Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 19/12/2032[/center]
Faudra-t'il un dictateur ?
[img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/04/26/170426073757645295.png[/img]
Le vieux titre latin est Dictator ou Magister populi...
On l'imagine sortant du Palazzo gouvernemental, au sommet de la colline majeure de Cartagina, sur les rives de Cérulée. Sur un tapis de roses déposées par les nouvelles vestales, jeunes filles déshéritées de l'ancienne capitale punique, il marche en saluant la foule pour rejoindre la voiture qui le conduit au Corso dei Vincitorri, qu'il remonte entouré de ses généraux.
Depuis l'annulation de la dette, pour laquelle il a été élu par l'unanimité des trois Sénats, le Magister populi ou Maître du Peuple doit organiser le maintien des institutions, la sauvegarde des frontières, la lutte sans pitié contre le marché noir qui menace un peu plus la stabilité financière de la Ligue, et surtout la menace des puissances étrangères, impayées.
Dans les bunkers du désert nazalien, la Ligue imprime en masse sa nouvelle monnaie, sans valeur sur les marchés internationaux. SognarAir, nationalisée, assure les vols interprovinciaux durant la nuit, afin d'éviter au mieux les risques de missiles tirés depuis les sous-marins ennemis en Cérulée. Car la guerre, bientôt, a suivi l'unilatéralisme économique de Cartagina, pour un faux prétexte qui cache essentiellement les besoins de montrer qu'on n'efface pas d'ardoise tout seul. Une guerre lente, une guerre à distance, une guerre de sabotages et de missiles clandestins, une guerre officieuse, dans un silence officiel.
Dans le port de Suresisca, les ouvriers s'activent. Payés en points de consommation, sur leur compte électronique, ils renforcent la flotte liguée. Au fin fond de la Transvélécie, et le long des autres frontières continentales ou des ports moyens d'Alilée, les mafias étrangères fournissent le pays en fer, ressource indispensable pour l’agrandissement de la marine, qui mélangée au charbon arovaque permettra la mise à l'eau des nouveaux bâtiments.
Le Dictateur, crédité des pouvoirs absolus par les trois Sénats, assure à chaque citoyen un logement, de la nourriture, l'électricité, l'eau, Internet. Des logements neufs sont construits dans les banlieues, partout l'industrie est encouragée, l'emploi obligatoire. Les mafias, quand elles ne collaborent pas, sont décapitées, tant bien que mal, souvent dans la violence illégale, avec des dégâts collatéraux sur les populations qui jusqu'alors s'en accommodaient. On ne fait plus dans la demi-mesure, il n'y a plus de temps pour la tolérance.
L'isolement des trois Provinces se renforce, la Ligue prise dans le cul de sac de l'annulation de ses dettes. Mais depuis l'intérieur, le Dictateur réforme, et travaille à rechercher de nouveaux alliés. Les dictatures, qui fonctionnaient si bien dans l'Antiquité, pourraient-elles avoir leur place aujourd'hui ?
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 19/12/2032[/center]
Faudra-t'il un dictateur ?
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Le vieux titre latin est Dictator ou Magister populi...
On l'imagine sortant du Palazzo gouvernemental, au sommet de la colline majeure de Cartagina, sur les rives de Cérulée. Sur un tapis de roses déposées par les nouvelles vestales, jeunes filles déshéritées de l'ancienne capitale punique, il marche en saluant la foule pour rejoindre la voiture qui le conduit au Corso dei Vincitorri, qu'il remonte entouré de ses généraux.
Depuis l'annulation de la dette, pour laquelle il a été élu par l'unanimité des trois Sénats, le Magister populi ou Maître du Peuple doit organiser le maintien des institutions, la sauvegarde des frontières, la lutte sans pitié contre le marché noir qui menace un peu plus la stabilité financière de la Ligue, et surtout la menace des puissances étrangères, impayées.
Dans les bunkers du désert nazalien, la Ligue imprime en masse sa nouvelle monnaie, sans valeur sur les marchés internationaux. SognarAir, nationalisée, assure les vols interprovinciaux durant la nuit, afin d'éviter au mieux les risques de missiles tirés depuis les sous-marins ennemis en Cérulée. Car la guerre, bientôt, a suivi l'unilatéralisme économique de Cartagina, pour un faux prétexte qui cache essentiellement les besoins de montrer qu'on n'efface pas d'ardoise tout seul. Une guerre lente, une guerre à distance, une guerre de sabotages et de missiles clandestins, une guerre officieuse, dans un silence officiel.
Dans le port de Suresisca, les ouvriers s'activent. Payés en points de consommation, sur leur compte électronique, ils renforcent la flotte liguée. Au fin fond de la Transvélécie, et le long des autres frontières continentales ou des ports moyens d'Alilée, les mafias étrangères fournissent le pays en fer, ressource indispensable pour l’agrandissement de la marine, qui mélangée au charbon arovaque permettra la mise à l'eau des nouveaux bâtiments.
Le Dictateur, crédité des pouvoirs absolus par les trois Sénats, assure à chaque citoyen un logement, de la nourriture, l'électricité, l'eau, Internet. Des logements neufs sont construits dans les banlieues, partout l'industrie est encouragée, l'emploi obligatoire. Les mafias, quand elles ne collaborent pas, sont décapitées, tant bien que mal, souvent dans la violence illégale, avec des dégâts collatéraux sur les populations qui jusqu'alors s'en accommodaient. On ne fait plus dans la demi-mesure, il n'y a plus de temps pour la tolérance.
L'isolement des trois Provinces se renforce, la Ligue prise dans le cul de sac de l'annulation de ses dettes. Mais depuis l'intérieur, le Dictateur réforme, et travaille à rechercher de nouveaux alliés. Les dictatures, qui fonctionnaient si bien dans l'Antiquité, pourraient-elles avoir leur place aujourd'hui ?
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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24/12/2032[/center]
Plusieurs Sénateurs ressuscitent l'Union des Cités du Sud pour les élections
[img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5f/Wided_Bouchamaoui_%26_Zakaria_Hamad_02.JPG/320px-Wided_Bouchamaoui_%26_Zakaria_Hamad_02.JPG[/img]
Salvatore Grandi, Pasquale Tatuini et Giasmina Zebbo ont réussi leur pari, au grand dam de Nazione&Liberta dont ils sont issus et siègeaient jusque-là au Sénat provincial. À la tête d'une fronde d'une douzaine de Sénateurs et de très nombreux élus locaux, ils se sont entendu pour présenter des listes sous une étiquette commune lors des sénatoriales de Février prochain.
C'est sous le nom d'Unione delle Città del Sud, référence directe aux forces régionalistes du XIXème siècle qui représentaient au Sénat les intérêts des villes isolées du sud et de l'intérieur de la Nazalie, qu'ils dirigeront leur campagne électorale en visant de nombreuses circonscriptions, principalement dans le sud.
"Nous militerons pour une très forte décentralisation, car pensons qu'elle est la clef d'une meilleure compréhension des territoires et donc adaptation de politiques efficaces, le tout sous l'angle d'un attachement certain à nos régions, à leurs spécificités territoriales, à leurs intérêts. [...] Trop longtemps, Cartagina a négligé tout ce qui n'était pas sur la côte Est. [...] Faisons avec des gens d'ici, pour les gens d'ici." a déclaré Giasmina Zebbo en sortie de négociations avec ses confrères.
De son côté, le polémiste marqué à gauche, Davido Esciotari, a raillé ce choix de différenciation : "Eh voilà. On le sentait venir, le vent populiste, le vent au sable sale, le vent des intérêts du local sans compréhension du général. C'est le vent de la décentralisation. De l'Antiquité spartiate, des cités qui se tirent dessus. Il faut dire que la région, il en avait bel exemple : Movopolis, Spongiorie, Montorive... Hyptatie, Lucifériens, ... Hédonistes et Sadiques, prenant leur plaisir à cracher sur la capitale, à cracher sur ce qu'ils ne comprennent pas, car ils ne comprennent pas que la capitale agit pour eux".
Des propos à l'image d'une violence des réactions qui n'a pas été sans provoquer une nouvelle polémique, à deux mois du scrutin. Alors que "Mangiare Paste" rebats à lui seul les cartes des calculs de majorité pour le centre-droit et le centre-gauche (Popolo degli Cittadini & Nazione&Liberta), si l'UdCS réussit son entrée en campagne le résultat final pourrait encore perdre en prévisibilité.
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24/12/2032[/center]
Plusieurs Sénateurs ressuscitent l'Union des Cités du Sud pour les élections
[img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5f/Wided_Bouchamaoui_%26_Zakaria_Hamad_02.JPG/320px-Wided_Bouchamaoui_%26_Zakaria_Hamad_02.JPG[/img]
Salvatore Grandi, Pasquale Tatuini et Giasmina Zebbo ont réussi leur pari, au grand dam de Nazione&Liberta dont ils sont issus et siègeaient jusque-là au Sénat provincial. À la tête d'une fronde d'une douzaine de Sénateurs et de très nombreux élus locaux, ils se sont entendu pour présenter des listes sous une étiquette commune lors des sénatoriales de Février prochain.
C'est sous le nom d'Unione delle Città del Sud, référence directe aux forces régionalistes du XIXème siècle qui représentaient au Sénat les intérêts des villes isolées du sud et de l'intérieur de la Nazalie, qu'ils dirigeront leur campagne électorale en visant de nombreuses circonscriptions, principalement dans le sud.
"Nous militerons pour une très forte décentralisation, car pensons qu'elle est la clef d'une meilleure compréhension des territoires et donc adaptation de politiques efficaces, le tout sous l'angle d'un attachement certain à nos régions, à leurs spécificités territoriales, à leurs intérêts. [...] Trop longtemps, Cartagina a négligé tout ce qui n'était pas sur la côte Est. [...] Faisons avec des gens d'ici, pour les gens d'ici." a déclaré Giasmina Zebbo en sortie de négociations avec ses confrères.
De son côté, le polémiste marqué à gauche, Davido Esciotari, a raillé ce choix de différenciation : "Eh voilà. On le sentait venir, le vent populiste, le vent au sable sale, le vent des intérêts du local sans compréhension du général. C'est le vent de la décentralisation. De l'Antiquité spartiate, des cités qui se tirent dessus. Il faut dire que la région, il en avait bel exemple : Movopolis, Spongiorie, Montorive... Hyptatie, Lucifériens, ... Hédonistes et Sadiques, prenant leur plaisir à cracher sur la capitale, à cracher sur ce qu'ils ne comprennent pas, car ils ne comprennent pas que la capitale agit pour eux".
Des propos à l'image d'une violence des réactions qui n'a pas été sans provoquer une nouvelle polémique, à deux mois du scrutin. Alors que "Mangiare Paste" rebats à lui seul les cartes des calculs de majorité pour le centre-droit et le centre-gauche (Popolo degli Cittadini & Nazione&Liberta), si l'UdCS réussit son entrée en campagne le résultat final pourrait encore perdre en prévisibilité.
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Arios
[center]Cartagina sera
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30/12/2032[/center]
La sénatrice Giasmina Zebbo précise le projet de l'Unione delle Città del Sud
[img]http://www.scoopinfo.net/images/content_articles/index58f628a4e300f.jpg[/img]
Vous avez repris le nom d'un groupement politique du XIXème siècle, pourquoi invoquer cette filiation ?
Nous l'invoquons et nous revendiquons cette filiation. Les cités du Sud, au milieu du dix-neuvième siècles, avaient fait le constat de leur particularisme et proposaient des solutions redistributives, parmi d'autres, essayant d'attirer l'attention. Si le particularisme n'est plus ethnique ni douanier aujourd'hui, il demeure néanmoins géographique.
Pensez-vous que l'éclatement des processus décisionnaires est la solution à l'heure de l'amplification de la dette publique, donc d'un effort de redistribution qui pèse sur les institutions de la capitale et de la Ligue ?
Déconcentrer les services de l'État et décentraliser une partie de ses prérogatives aux collectivités locales, particulièrement dans le cas du Sud et du centre de la Nazalie, c'est mieux connaître les besoins et mieux y répondre. Concrètement, au-delà du débat théorique, nous souhaitons une meilleure autonomie pour des villes comme Duzzo, Melulech, Bumerdi, Lebira... et cela passe par l'augmentation des dotations, au service d'une augmentation des pouvoirs, comme par exemple la création de postes publics dans la manutention et l'éducation afin de répondre aux caractéristiques de chaque cité.
Mais comment cela se finance, rapport à ma dernière question ?
Nous pensons que les richesses sont là et les chiffres de la croissance à sortir à la fin de l'année le confirmeront. Il suffit de mieux les répartir, quitte à augmenter certains impôts et principalement ceux sur les entreprises d'envergure.
Cela ne serait pas un signal négatif envoyé aux potentiels investisseurs ? La Ligue est déjà mal notée par des organismes comme la FIDES, du fait de son insécurité notamment.
L'insécurité est directement l'enfant du mal-emploi, directement imputable au manque de liens entre la capitale et les territoires. Déconcentrons, décentralisons, ramenons le civique au niveau du citoyen et beaucoup des brebis perdues rentreront dans l'effort collectif nazalien et montalvéen.
On critique, parfois, la proximité de votre vision avec celle des Amarantins, ou pire encore, des Lucifériens... comment rassurer des électeurs sur ce point ?
On ne peut accuser l'Unione delle Città del Sud d'être un instrument à déconstruire la Ligue et l'État. La ligne rouge que nous fixons est clairement celle de l'éparpillement, comme le vantent des partis en vogue en Arovaquie, en Alilée, peut-être demain en Nazalie. Nous sommes contre toutes formes d'autonomisation provinciale. C'est au sein des provinces que nous revendiquons une meilleure assise de l'État, par la déconcentration et l'adaptation au savoir-faire des collectivités locales.
Cependant, notre devoir de Céruléens est de rester aussi fidèle aux acquis permanents de notre histoire antique : c'est l'autonomie des Cités les unes par rapport aux autres, sur un tas de sujets, qui a fait la grandeur des mondes puniques ou grecs.
Avez-vous donc des contacts avec des politiques en Alilée, Sénateurs ou autres, qui voudraient porter là-bas, pour 2034, vos théories décentralisatrices ?
Je ne peux pas vous répondre, allez enquêter là-bas. Ce qui est sûr, c'est que si une Province est en place pour être la plus fidèle à la sagesse antique, c'est bien l'Alilée.
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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30/12/2032[/center]
La sénatrice Giasmina Zebbo précise le projet de l'Unione delle Città del Sud
[img]http://www.scoopinfo.net/images/content_articles/index58f628a4e300f.jpg[/img]
Vous avez repris le nom d'un groupement politique du XIXème siècle, pourquoi invoquer cette filiation ?
Nous l'invoquons et nous revendiquons cette filiation. Les cités du Sud, au milieu du dix-neuvième siècles, avaient fait le constat de leur particularisme et proposaient des solutions redistributives, parmi d'autres, essayant d'attirer l'attention. Si le particularisme n'est plus ethnique ni douanier aujourd'hui, il demeure néanmoins géographique.
Pensez-vous que l'éclatement des processus décisionnaires est la solution à l'heure de l'amplification de la dette publique, donc d'un effort de redistribution qui pèse sur les institutions de la capitale et de la Ligue ?
Déconcentrer les services de l'État et décentraliser une partie de ses prérogatives aux collectivités locales, particulièrement dans le cas du Sud et du centre de la Nazalie, c'est mieux connaître les besoins et mieux y répondre. Concrètement, au-delà du débat théorique, nous souhaitons une meilleure autonomie pour des villes comme Duzzo, Melulech, Bumerdi, Lebira... et cela passe par l'augmentation des dotations, au service d'une augmentation des pouvoirs, comme par exemple la création de postes publics dans la manutention et l'éducation afin de répondre aux caractéristiques de chaque cité.
Mais comment cela se finance, rapport à ma dernière question ?
Nous pensons que les richesses sont là et les chiffres de la croissance à sortir à la fin de l'année le confirmeront. Il suffit de mieux les répartir, quitte à augmenter certains impôts et principalement ceux sur les entreprises d'envergure.
Cela ne serait pas un signal négatif envoyé aux potentiels investisseurs ? La Ligue est déjà mal notée par des organismes comme la FIDES, du fait de son insécurité notamment.
L'insécurité est directement l'enfant du mal-emploi, directement imputable au manque de liens entre la capitale et les territoires. Déconcentrons, décentralisons, ramenons le civique au niveau du citoyen et beaucoup des brebis perdues rentreront dans l'effort collectif nazalien et montalvéen.
On critique, parfois, la proximité de votre vision avec celle des Amarantins, ou pire encore, des Lucifériens... comment rassurer des électeurs sur ce point ?
On ne peut accuser l'Unione delle Città del Sud d'être un instrument à déconstruire la Ligue et l'État. La ligne rouge que nous fixons est clairement celle de l'éparpillement, comme le vantent des partis en vogue en Arovaquie, en Alilée, peut-être demain en Nazalie. Nous sommes contre toutes formes d'autonomisation provinciale. C'est au sein des provinces que nous revendiquons une meilleure assise de l'État, par la déconcentration et l'adaptation au savoir-faire des collectivités locales.
Cependant, notre devoir de Céruléens est de rester aussi fidèle aux acquis permanents de notre histoire antique : c'est l'autonomie des Cités les unes par rapport aux autres, sur un tas de sujets, qui a fait la grandeur des mondes puniques ou grecs.
Avez-vous donc des contacts avec des politiques en Alilée, Sénateurs ou autres, qui voudraient porter là-bas, pour 2034, vos théories décentralisatrices ?
Je ne peux pas vous répondre, allez enquêter là-bas. Ce qui est sûr, c'est que si une Province est en place pour être la plus fidèle à la sagesse antique, c'est bien l'Alilée.