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Jacinto

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  • C. Le système social

    • 1. La règlementation du travail

      Pas de réglementation des recrutements (sauf pour les étrangers : autorisation de travail nécessaire)
      Pas de réglementation sur la discrimination ni sur le harcèlement moral/sexuel
      Pas de réglementation des salaires (plus d’offres d’emploi que de demandes, situation favorable aux salariés pour négocier leur salaire)
      Pas de réglementation sur le pouvoir de direction de l’employeur (consignes, sanctions disciplinaires) : sacralisation du droit de propriété (l’entreprise est la chose du patron, on doit s’y immiscer le moins possible).
      • a. La réglementation des conditions de travail
      • Travail des enfants : interdit jusqu’à 12 ans ; encadré de 12 à 16 ans
      • Travail des femmes : autorisé
      • Travail de nuit : autorisé
      • Travail dominical : interdit (sauf secteurs touristiques)
      • Travail à temps partiel : autorisé
      • b. La réglementation du temps de travail
      • Durée quotidienne maximale = 11 heures (continues ou discontinues, avec une exigence de 10 heures consécutives de repos quotidien minimum)
      • Durée hebdomadaire maximale = 6 journées (dans la limite de 48h de travail)
      • Minimum de congés payés = 24 jours par an ; 2 jours par mois

        ATTENTION : Les sept jours du Carnaval de Siracuzzia sont fériés (sauf activités en lien avec le tourisme, le transport et l'alimentation)
      • c. La règlementation des relations collectives de travail
      • Syndicalisme : interdit
      • Grève : interdite
      • Représentation du personnel : aucune
      • d. La règlementation de la rupture contractuelle
      • Licenciements pour motif économique : autorisé (recours possible pour contester la réalité du motif)
      • Licenciements pour motif personnel : autorisé (recours possible pour contester la réalité du motif)
      • Rupture amiable : autorisée (pas de recours possible)
    • 2. La protection sociale
      • a. La prévoyance
      • Caractéristiques :

        - Aucun mécanisme de prévoyance public
        - Aucun mécanisme de prévoyance obligatoire
      • Principaux assureurs :

        [url=http://img4.hostingpics.net/pics/268888UBS.png]Unione dei Banchieri Siracuzziani
        (Société d’assurance généraliste)[/url]

        - Santé
        - Invalidité
        - Chômage
        - Vieillesse
        - Décès
        - Risques de l’activité
        - Logement
        - Bateau


        [url=http://img4.hostingpics.net/pics/30973910019.png]Generali Assicurazioni
        (Société d’assurance spécialisée dans le patrimoine)[/url]

        - Risques de l’activité
        - Logement
        - Bateau


        [url=http://img4.hostingpics.net/pics/327360logo.png]Cattolica Assicurazioni
        (Société mutualiste spécialisée dans les risques du salariat)[/url]

        - Santé
        - Invalidité
        - Chômage
        - Vieillesse
        - Décès
      • b. Les aides sociales
      • Elles sont versées par l’Église
      • Elles sont versées aux familles les plus modestes
      • Elles sont versées en tenant compte des revenus et de la composition du foyer
      • Elles sont financées par la dîme, les amendes pénales et les dons
Jacinto

Message par Jacinto »

[img]https://img4.hostingpics.net/pics/432346culture.png[/img]

  • A. Le système éducatif

    [img]https://img15.hostingpics.net/pics/253191Sanstitre1.jpg[/img]
    [indent]175[/indent]L'Università di Siracuzzia, seule « Scuola Universitaria »[aller=1]1[/aller] du pays
  • L’enseignement est une compétence exclusive de l’Église : Il n'y a pas d'établissements privés à proprement parler. L'Église a le monopole de l'éducation des esprits à Siracuzzia. Elle désigne les enseignants (membres du clergés bénévoles ou mandataires laïcs rémunérés), délimite les cycles, choisit les disciplines à enseigner et détermine les programmes. C'est également l'Église qui finance le système éducatif essentiellement grâce à la [url=http://www.simpolitique.com/post304568.html#p304568]Dîme[/url]. Les coûts de fonctionnement sont largement atténués par l'activité bénévole du clergé siracuzzain.
  • L'organisation : Le système éducatif est constitué de trois cycles ; il est obligatoire de suivre les cycles jusqu'à l'âge de 12 ans (âge à partir duquel l'enfant peut accéder au marché du travail). Les classes sont composées de 10 à 15 enfants/étudiants ayant validé le même nombre d'années. L'accès des enfants de nationalité étrangère au premier ou au deuxième cycle d'études n’est possible que si les parents satisfont une condition de domiciliation sur le territoire siracuzzain. L’accès des étudiants étrangers au troisième cycle d'études fait l’objet d’une procédure administrative sélective et spécifique au type d’enseignement envisagé. ATTENTION, la reconnaissance des diplômes obtenus à l’étranger n’est pas automatique.
    • 1. Premier cycle (3-10 ans)
    • 3 ans à 7 ans : Scuola infantile
      -> Inscription obligatoire (sanctions pénales)
      -> Apprentissage des fondamentaux : lire (extraits les plus faciles de la Bible), écrire, compter, chanter (chants religieux pour enfants)
      -> Du Lundi au Vendredi, 8h à 16h (MAIS 30 minutes de repos pour chaque heure travaillée)
      -> Validation automatique des années scolaires sauf opposition des enseignants
    • 7 ans à 10 ans : Scuola primaria
      -> Inscription obligatoire (sanctions pénales)
      -> Approfondissement des fondamentaux (calcul, dictée, lecture, solfège...) + début de l'apprentissage religieux (catéchisme, cours de latin...)
      -> Du Lundi au Vendredi, 8h-12h (enseignements fondamentaux) et 14h-17h (enseignements religieux)
      -> Validation automatique des années scolaires sauf opposition des enseignants
    • 2. Deuxième cycle (10-17 ans)
    • 10 ans à 12 ans : Scuola media
      -> Inscription obligatoire (sanctions pénales)
      -> Approfondissement des fondamentaux (littérature, musique, histoire, mathématiques, biologie...) enseignés de façon compatible avec avec la Bible + approfondissement de l'apprentissage religieux (catéchisme, cours de latin...).
      -> Du Lundi au Vendredi, 8h-12h (enseignements fondamentaux) et 14h-17h (enseignements religieux)
      -> Mise en pension non-mixte obligatoire (apprentissage de la vie en collectivité) + présence obligatoire à la messe dominicale
      -> Validation automatique des années scolaires sauf opposition des enseignants
    • 12 ans à 17 ans : Scuola superiore
      -> Inscription facultative
      -> Approfondissement des fondamentaux (philosophie, droit, économie, géographie, physique, chimie...) enseignés de façon compatible avec avec la Bible + approfondissement de l'apprentissage religieux (catéchisme, cours de latin...).
      -> Du Lundi au Vendredi, 8h-12h (enseignements fondamentaux) et 14h-18h (enseignements religieux ou travaux/actions sociales bénévoles au nom de l'Église)
      -> Mise en pension non-mixte obligatoire (apprentissage de la vie en collectivité) + présence obligatoire à la messe dominicale
      -> Validation automatique des années scolaires sauf opposition des enseignants
      -> Obtention d'un diplôme de deuxième cycle par validation de chacune des années d'études
    • 3. Troisième cycle (17-20/26 ans)
    • 17 à 20 ans : Scuola profesionale
      -> Inscription facultative
      -> Apprentissage d'un métier technique nécessitant, pour l'exercer, la détention d'un diplôme (concerne certains artisans et commerçants).
      -> Du Lundi au Samedi, 8h-12h (apprentissage théorique) + 13h-19h (apprentissage pratique en entreprise)
      -> L'Église se contente de désigner les mandataires laïcs chargés des enseignements théoriques et de délivrer les diplômes.
      -> Validation des années d'étude par l'obtention d'une note générale de contrôle continu supérieure à la moyenne.
      -> Obtention d'un diplôme professionnel de troisième cycle par validation de chacune des 3 années et la présentation d'un rapport d'apprentissage.
    • 17 à 26 ans : Scuola universitaria
      -> Inscription facultative
      -> Apprentissage d'une discipline intellectuelle (scientifique, littéraire ou juridique)
      -> Les 6 premières années d'étude sont consacrées à l'apprentissage de la discipline (par cours magistraux et travaux dirigés) de façon compatible avec la Bible
      -> Les 3 dernières années d'étude sont consacrées à un travail de recherche obligatoire et à la dispense de travaux dirigés aux étudiants de 1ère à 6ème année.
      -> Validation des années d'étude par l'obtention d'une note générale de contrôle continu supérieure à la moyenne.
      -> Obtention d'un diplôme universitaire de troisième cycle par validation de chacune des 9 années et la soutenance d'une thèse.


[ancre=2]*[/ancre] Les âges entre parenthèses ne tiennent pas compte d'éventuels redoublements ou sauts de classe
[ancre=1]1[/ancre] Établissement de troisième cycle de type universitaire
Jacinto

Message par Jacinto »

  • B. La mode

    La mode siracuzzaine est marquée par un goût très prononcé pour le chic. Siracuzzia a été très influencée par la mode britonnique de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Cette époque constitue l’âge d’or des relations commerciales entre la République Sérénissime et la Britonnie. Cette dernière suscitait à cette époque un grand intérêt de la part des siracuzzains, eux qui n’étaient qu’aux prémices de leur révolution industrielle alors que les britons jouissaient déjà des fruits de leurs avancées technologiques. Durant ces années, la noblesse siracuzzaine importait assez massivement des produits issus des usines britonniques, à commencer par les voitures de type [url=http://www.simpolitique.com/post306635.html#p306635]Bentley[/url], désormais célèbres pour n’être plus en circulation que dans l’archipel siracuzzain. L’influence britonnique s’est manifestée jusque dans le mode de vie des siracuzzains, lesquels importèrent au même moment les concepts de « dandisme » et de « gentleman ». Alors que la mode britonnique a continué d’évoluer vers des styles nouveaux s’éloignant de ces concepts, la Sérénissime les a conservés et se les est progressivement appropriés.

      • 1. Mode masculine
        [img]https://img11.hostingpics.net/pics/353007catenelleorologiodataschinoalbertchains.jpg[/img]
      • Style vestimentaire

        Tête :
        * Haut-de-forme
        * Cheveux coupés courts ou mi-longs, coiffés plaqués ou gominés
        * Moustache et, parfois, barbe taillée courte

        Corps :
        * Manteau long
        * Veste ample à coupe large ou redingote
        * Gilet brodé porté serré
        * Chemise blanche
        * Nœud papillon ou cravate portée en foulard

        Bas :
        * Pantalon porté ample et s’arrêtant à hauteur de cheville
        * Souliers ou mocassins en cuir

        Accessoires :
        * Pipe en bois verni
        * Gants fins
        * Canne
        * Montre à gousset portée dans une poche du gilet
        * Eau de toilette forte
      • Comportement socialement valorisé

        * Savoir rester calme et garder son sang-froid en toute circonstance
        * Ne pas être ennuyeux sans pour autant chercher à être dans la lumière
        * Avoir de l’esprit tout en sachant s’adapter à son interlocuteur
        * Avoir de l’audace et du courage sans jamais agir de façon déloyale
        * Supporter la souffrance et ne jamais s’en plaindre

      • 2. Mode féminine
        [img]https://img11.hostingpics.net/pics/915144catenelleorologiodataschinoalbertchains2.jpg[/img]
      • Style vestimentaire

        Tête :
        * Chapeau (capeline ou plus petit) orné de fleurs ou de rubans
        * Cheveux longs noués ou lâchés
        * Sourcils épilés très fins

        Corps :
        * Robe à manche longue ou corsage avec jupe
        * Ornements en broderies ou rubans
        * Châle fin de couleur
        * Ceinture fine portée au-dessus de la taille

        Bas :
        * Chaussures à talon large et plutôt court

        Accessoires :
        * Maquillage sobre (éclaircissement du teint, rouge-à-lèvre, contour des yeux)
        * Gants fins blancs remontant sur la manche si nécessaire et réhaussés d’un bracelet
        * Boucle-d ’oreilles discrètes (ex : perles)
        * Collier porté serré autour du cou
        * Fume-cigarettes
        * Petite ombrelle
        * Eau de toilette légère
      • Comportement socialement valorisé

        En haut de la pyramide sociale, les femmes sont victimes d’un système extrêmement patriarcal où elles ne tiennent bien souvent qu’un rôle très secondaire, souvent réduit à celui de gouvernante. La noblesse masculine voit d’un mauvais œil l’intrusion des femmes dans la gestion des affaires, quelles soient privées (comme un conflit avec une autre famille) ou publiques (les affaires politiques). Les femmes libres et affirmées sont perçues, souvent à tort, comme arrivistes, vénales, malhonnêtes, manipulatrices, corruptibles voire même débauchées et donc dangereuses. On leur préfère les femmes dociles, discrètes et dévouées à leur famille. Elles doivent aider les hommes de la famille à briller et elles doivent être dotées d’un certain sens du pardon, en particulier vis-à-vis des écarts de leur époux. C’est pour cette raison que la plupart des femmes de la noblesse n’ont aucun emploi et n’exercent aucune activité politique régulière. Néanmoins, une siracuzzaine issue de la noblesse se doit d’être un minimum instruite et renseignée sur les affaires de sa famille et de son pays sans pour autant y jouer un rôle actif.

        À l’inverse, plus on descend dans la pyramide sociale, plus les femmes sont indépendantes. Dans la bourgeoisie, les hommes sont beaucoup plus ouverts à ce que leur femme exerce une profession, y compris en dehors de l’entreprise familiale lorsqu’il en existe une. Dans les classes sociales inférieures, le travail des femmes est de toute façon indispensable pour les finances de la famille ; mais c'est ce qui leur a permis d'obtenir très rapidement leur émancipation, contrairement aux femmes de la noblesse. Dans la bourgeoisie et les classes sociales inférieures, la place de la femme est beaucoup plus centrale : elle ne se contente plus d'être une gouvernante, elle est la colonne vertébrale de la famille. Dans ces couches sociales sont valorisées les femmes dotées d'un fort tempérament et d'une grande détermination. Il est beaucoup plus difficile pour un siracuzzain roturier d'imposer ses volontés à son épouse que pour un siracuzzain issu de la noblesse. Durant l'éducation des femmes roturières, on cultive chez elles un sens de la liberté.
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