Chroniques du Caskar

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[center]CHRONIQUES DU CASKAR[/center]
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[center]Au nom de la paix[/center]

[quote][justify]Le Soleil se couchait sur la résidence Ducale teintant de feu l'horizon et les jardins magnifiquement décorés.
Sur le balcon principal, les conseillers et les Grands Officiers étaient réunis pour fêter la réussite de la politique extérieure qui avait dépassée toute leurs attentes. Ils discutaient ainsi gaiement en buvant du Klenos, un vin très léger idéal pour se détendre.

"Je dois vous avouer Madame Dekropos, que réussir pareille exploit en si peu de temps ferait pâlir de jalousie n'importe quel nation isolée ! Félicita Salander

- Pour sur, obtenir une invitation officielle de la couronne Arsonnaise relève du miracle. Renchéri Antalevi.

- Merci très chers amis, mais, si je puis me permettre, ce succès est le fruit de nos efforts communs. A tous. Remarqua Ariane.

- Soit, en ce cas, à nous ! Déclara avec enthousiasme Marakes.

Un brouhaha enthousiaste le suivi ponctué par le tintement des verres. Au même moment, la porte en bois carrelées de vitre donnant sur le balcon s'ouvrit, livrant le passage à Alexandra.

Peu après, se rendant compte de sa présence, tous inclinèrent légèrement la tête en lui faisant face. Elle rendit le salut et dès que ce fut fait, Boardesteckt leva son verre : "je bois à la santé de celle qui nous à ramené la paix !"

Bientôt, elle fut imité par les autres convives qui répétèrent en coeur.
La souveraine, dans le même temps, se servit un verre et le leva de même : "à la santé de ceux sans qui rien de tout celà n'aurait été possible."
De petit sourires reconnaissant s'affichèrent sur les visages avant que la Grande Duchesse ne les invitent à reprendre leurs conversations.

De son côté, Ariane, ayant perçu dans le regard de sa souveraine ce petit air révélant qu'elles ont à parler, sortit discrètement du groupe pour rejoindre la Duchesse. Une fois qu'elles furent à l'écart, Alexandra remarqua :

"Je suis forcée de reconnaître que vous avez fait très fort.

- Oh... Il fallait bien à l'Arsois des invités, sinon, ils auraient eu l'air con.

- Peut-être mais être cité comme l'un des plus proches amis d'un empire qui, quoi qu'on en dise, reste une puissance majeure de la région, ça n'est pas à la portée de tous.

- Vous parlez de la Brittonie ? Souria, amusée, Ariane.

- Par exemple. Concéda Alexandra en l'imitant.

- Plus sérieusement, celà représente un renforcement de la légitimité de ce gouvernement de manière non-négligeable dans le pays, aucun auparavant n'avait été invité de la sorte.

- Oh. Vous connaissant, vous n'allez pas en rester là, d'ailleur, nous allons recevoir d'ici peu plusieurs délégations.

- Oui, je suis au parfum, cependant, je suis forcée d'admettre que les railleries de Boardesteckt ont attiré mon attention. Dit Alexandra tout en regardant le personnage

- Il faut reconnaître qu'elles sont osées.

- Certes, mais surtout, il est vrai que le silence des seigneurs est plus que troublant et je soupçonne qu'ils préparent quelque chose.

- Un "accident" ? Suggéra Dekropos.

- Par exemple, mais, c'est une bonne chose en soit.

Ariane se figea : "J'avoue que j'ai du mal à comprendre votre Altesse".
La souveraine eut un petit sourire tout en se retournant pour s'accouder au rebord.
Faisant de même, Ariane n'eut pas à attendre la réponse.

"Puisque de toute évidence, ma provocation à montrée que leurs démarches visaient juste à tester mon caractère, pour savoir si j'étais parmis ces fantoches qui m'ont précédés; il apparait qu'il va nous falloir réduire leurs ardeurs et rapidement.

- A quoi songez vous au juste ? S'enquit la conseillère.

- A quelque chose qui soit à la fois radicale et propre, il faut éviter l'effusion de sang.

- Sans vouloir vous décevoir, cela me parait compliqué avec le zigotos que nous avons. Je parierais même qu'ils vont chercher à vous poussez, pour que vous franchissiez le pas de l'agression qui se termine en bain de sang et ainsi justifier leur révolte.

- Sans doute, mais il va falloir y résister et se montrer plus malins qu'eux.

- D'accord, mais si je puis me permettre, tous les seigneurs ne sont pas nos ennemis et une quantité non-négligeable d'entre eux ont le même sentiment que vous. Le problème, ajouta Ariane embarassée, c'est qu'ils sont entouré de personnages qui vous haissent. Pas parce que vous êtes souveraine, mais parce que vous reigniez.

- Ah ! Pouffa Alexandra; voilà qu'en plus, il nous faut distinguer le bon grain du mauvais, ça ne va pas être simple !

- Si je puis me permettre, lorsque nous nous sommes rencontrés, vous m'avez prévenu que si j'acceptais de travailler avec vous, il serait hors de question de jeter l'éponge de quelque manière que ce soit. Sourit la conseillère avec bienveillance.

Alexandra la regarda dans les yeux, puis, riant un peu en se remémorant ses propres paroles, elle contempla l'étendu verte créer par les feuilles des arbres en pensant que tout en faisant la fête, tous savaient que la partie était loin d'être gagnée...[/justify]

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06 Février 2032,
Setan,

[justify]Dans l'après-midi montante, un homme arrive devant une résidence modeste mais néanmoins élégante.
A son entrée, seul un planton dans sa cabine vérifie l'identité de l'arrivant avant d'ouvrir les portes.
Un chemin recouvert de gravier se livre à la voiture qui le remonte pour déboucher devant un rond-point agrémenté d'une fontaine au centre.

Descendant sans cérémonie, le passager, une malette sous le bras, considéra un instant la grande batisse comme pour s'assurer qu'il était au bon endroit.
Un serviteur planter devant la porte d'entrée elle-même juchée en haut de larges escaliers, invita le personnage à le suivre.
Obéissant, ce dernier rejoignit son "guide" en montant les marches quatres-à-quatres.
Une fois qu'il fut certain d'être suivi, le serviteur commença à mener l'arrivant en travers de la maison. Elle était tout ce qu'il y avait de plus sobre : Un grand salon pour une cuisine modeste sans oublier une entrée assez imposante au bout de laquelle se trouvaient les escaliers.

Tandis qu'ils les empruntaient, le serviteur précisa que "le colonel l'attendait dans son bureau et qu'il attachait beaucoup d'importance à ce qu'il tenait sous le bras."
Regardant sa malette, le personnage assura que tout était là et qu'il pourrait certainement trouvé la personne adéquate parmis tout ce monde.
"C'est à lui d'en juger". Répondit simplement le serviteur en s'arrêtant à l'entrée de l'étage : c'était un long couloir bordé par des portes.

Le serviteur désigna celle au bout du couloir. Le porteur de la malette lui fit un petit signe de tête en remerciement et se dirigea d'un pas décidé vers la porte du fond.
Avant d'entrer, il se retourna. Le serviteur avait disparu. Frappant alors, il entendit une voix assurée lui répondre "entrez".

En ouvrant la porte, l'arrivant entra dans un bureau assez spacieux dont les mur de bois n'étaient pas sans rappeler ceux de la résidence Ducale.
Le bureau au fond de la pièce, avait deux larges fenêtres carrelés verticales qui permettaient une excellente illumination de la pièce.
Debout derrière le bureau, se tenait un homme à qui on aurait pu donner facilement la trentaine. Il lisait, lunettes sur le nez.

"Bonjour monsieur Valakin !" Lança-t-il sans attendre en refermant son ouvrage et retirant ses lunettes.
Prenant ensuite une canne dans sa main droite, il avança vers son invité en boitant, s'appuyant sur le support.
Tendant la main à Valakin, celui-ci la serra en inclinant légèrement la tête, en même temps que le Colonel.

- Alors, avez-vous apportez ce que je vous ais demander ? Demanda-t-il directement en le fixant.

- Bien sur monsieur. Dit le personnage en jouant à l'équilibriste pour prendre un dossier qu'il tendis au boiteux.

Ce dernier regarda l'exemplaire d'une façon neutre puis, repartant en boitant vers son bureau, il posa le dossier dessus.

- Que vous a-t-on dit au sujet de cette mission Messire Valanik ? Demanda-t-il soudain en se retournant.

Hésitant un temps, surpris par la question, il finit par répondre :
- Qu'il s'agissait d'une mission de la plus haute importance pour la sécurité de l'Etat, en fait, il s'agit même de la mission qui doit décider du sort de la paix dans ce pays.

- Bien, en ce cas; commença-t-il en s'appuyant sur son bureau; vous devez également savoir que notre boulot va être de forcer les seigneurs qui veulent le retour à l'autonomie à se révéler. Pour y parvenir, nous allons devoir agir dans l'ombre sans que personne ne puisse remonter jusqu'à nous. Par ailleurs, il est évident qu'en cas d'échec, c'est la guerre-civile assurée.
Voyez-vous, le subtil équilibre qui tient en place ce pays vient du fait que les deux partis qui s'affrontent : les unionistes et les autonomistes, se tiennent mutuellement en respect de par leurs volontés, à tous deux, de rallier l'opinion populaire.

- Pour ça, la grande duchesse à un train d'avance ! Remarqua Valanik

- Bien sur, dans les villes qui sont son domaine propres. Mais dans les campagnes, c'est plus compliqué. Dans les faits, la population, bien qu'elle soit éduqué, doit tout ce qu'elle possède au seigneurs locaux et de fait, elle est fidèle à ceux-ci.
Tout notre problème va consister à retourner cette opinion contre les seigneurs, de sorte à ce que des protestations éclates et que son Altesse puissent ainsi officiellement les déposer.

- Et que fait-on pour les fidèles à la couronne ?

- Pour l'instant, nous manquons d'informations pour nous payez le luxe de faire des distinctions. Aussi, nous n'avons qu'à croiser les doigt pour recevoir des instruction du cabinet concernant ces derniers, s'il y en a. Conclu le Colonel.

- Comment devons nous procéder Colonel ?

Se levant pour passer derrière son bureau et s'y asseoir, le Colonel commença à tripoter ses lunettes.

- Ça, vous le savez déjà. En revanche, je distingue une pointe d'étonnement pour la personne que j'ai choisie pour cette délicate opération.

- Je dois avouer Colonel que des choix plus... raisonnables étaient possibles. Les forces spéciales par exemple, avaient des candidats très intéressants.

- Oh ! Soupira le Colonel. Epargnez moi ces gros bras qui ne peuvent pas s'empêcher de zigouiller tout ce qui se trouve sur leurs chemin !

- Certes, mais... enfin votre choix est plutôt... surprenant. On n'a...

- On n'a jamais vu un taulard remplir une mission à au risque de la plus grande importance pour la sécurité du Duché n'est-ce pas ?

- Oui, sans compter qu'après s'être gelé les miches pendant deux ans sur l'Iceberg, il ne doit pas nous portez dans son coeur.

- Surement, mais voyez-vous, ce type à beau croupit en taule, c'est tout de même un ancien des organisations mafieuses de notre bon vieux Caskar. Il est réputé pour avoir mené à bien plusieurs opérations de guérilla contre des seigneurs, on dit même qu'il en a battu plusieurs en duel et qu'il à failli devenir bras droit de Fernomis.

- Le Grand Ponte de la Kretcha ?

- Exactement, et oui, nous parlons bien de notre bonne vielle organisation mafieuse nationale.
Bref, je veux que vous alliez le sortir de son bain de neige et que vous le rameniez ici.

- Qu'est-ce qui l'en a empêché ?

- Quoi donc ?

- De devenir n°2 ?

"Oh !" S'exclama avec un sourire le Colonel en refermant le dossier pour le tendre à Valanik : "Moi !"[/justify]


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Le lendemain matin,
Setan, Résidence de Dame Dekropos.

Montant l'escalier à toute allure, une servante se précipite vers une double porte contre laquelle elle frappe modérément plusieurs fois.
A l'intérieur, Ariane, encore endormie, s'éveille sous les coups répétés et finit par se dresser sur ses coudes malgré un mal de crâne. Elle regarde la porte avant de lancer : "Entrer !"

La servante entre alors pour désigner la fenêtre sur la droite de l'officière en reprenant son souffle.
Intrigué, Ariane se lève, enroulée dans sa couette et regarde à travers les carreaux. A ce moment, elle se fige : à l'orée du jardin, Alexandra faisait tranquillement chasser son faucon.
Se retournant alors précipitemment, elle précise à la servante avant qu'elle ne sorte : "Vous avez bien fait."
Puis, prenant ses vêtements rapidement, elle s'habille aussi vite que possible.
Après cela, descendant les marches quatres-à-quatres, elle rejoint la Grande Duchesse en achevant les finitions de sa tenue.

"Bonjour dame Dekropos"; lui dit la souveraine sans quitter des yeux son faucon.

- Bonjour votre Altesse. Répondit-elle avant d'hésiter à demander : "Que... Que faîtes-vous là ?

- J'ai entendu parler du jardin de votre résidence et comme je réfléchissait à une solution pour notre problème, je me suis dit que je pourrait exposer mes conclusions à votre analyse tandis que mon faucon profiterait de vos étendues ?

- Ah, eh bien, oui... Mais il aurait été mieux de me faire cherchez desuite.

- J'y penserais la prochaine fois."

A cet instant, le faucon, revenant d'un coup d'aile sur Alexandra, agrippa de ses griffes le gant protecteur, tolérant de petites caresses sous le bec de la part de sa maitresse.

"Et... Quelle était cette idée votre Altesse ?

- Je songeais à... réunir ces fauteurs de troubles afin de les étudiers tout en facilitant leurs échanges.
Ainsi, nous pourrons tenter d'en convaincre certain, peut-être même d'en séduire une partie ou d'en corrompre un bon nombre.

- Mais, celà ne risque-t-il pas de favoriser l'émergeance de complot ? Demanda Dekropos alors même qu'Alexandra faisait redécoller l'animal

- C'est exactement l'idée. Lui répondit-elle.

- En ce cas, que faîtes-vous du seigneur du Sud ?

- C'est précisément lui dont il faut se méfier; il est expérimenté, traditionnaliste et il nous voit, je parle bien sur de ce gouvernement, comme une infraction au "Caskar qu'il connaît". Expliqua la souveraine, d'une voix calme.

- Vous ne l'aimez pas beaucoup n'est-ce pas...

- Ce n'est pas la question... C'est un homme remarquable, d'une intelligence redoutable et je suis forcée d'admettre que je suis embarassée de l'avoir pour ennemi.

- Pourquoi donc ?

- Parce que je pense qu'aucun complot ne verra le jour sans qu'il donne son accord. Je soupçonne même qu'il ne se risquera pas à en formenter un lui même où qu'il y participe, mais plutôt qu'il regardera de loin ce qu'il se passe en donnant un coup de pouce le moment venu. Et croyea moi, il sait sentir les situations critiques. Concéda Alexandra.

- Il serait donc difficile de le rattacher à l'un d'entre-eux ?

- Disons même impossible. Néanmoins, le Colonel m'a fait part d'un plan qui devrait balayer ces problèmes, aussi, je pense que ce projet peut voir le jour.

- Et quand devrait se dérouler la première... réunion votre Altesse ?

- Le plus tôt possible. Il faut motiver les complots, c'est le seul moyen de nous en débarasser une bonne fois pour toute !

- Ne peut-on vraiment raisonner le Duc ?

- Aucune chance, la seule chose que sa clairvoyance ne peut surmonter, c'est sa haine envers ma famille. Je suis bien placée pour le savoir. Dit-elle tout en murmurant la deuxième phrase.

L'éclair de détermination qui traversa le regard d'Alexandra n'échappa pas à Ariane qui s'inclina légèrement pour prendre congé.

Tout en retournant vers la maison, elle sentait que la Grande Duchesse n'aurait aucun mal à venir à bout des seigneurs; le seul obstacle réel, le seul qui rivalisait avec elle et dont elle se méfiait était ce Duc : Philipe de Sakina, seigneur du Sud.
Une guerre se préparait, une guerre de l'ombre, qui remettrait en jeu l'unité et la pacification du Caskar. Une guerre dont les deux plus grands rivaux seraient la Grande Duchesse et le Duc de Sakina. Tout était en place, il ne restait plus, qu'à ouvrir les hostilités...



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17 Février 2032,
Hégémonie de Domanie,
Prison de Kalaknis

Alors que la nuit tombait, un hélicoptère approchait du roc de glace. Cette prison, possédée par la Domanie mais gérée et occupée par des Caskars, abritait la quasi-totalité des "indésirables" du pays.
Cette fois, le capitaine Valakin s'y rendait pour une mission spéciale.

La mer était d'un bleu virant au noir avec la luminosité baissante. Lorsque l'appareil fut en vue. Il s'identifia par radio tout en poursuivant son approche.
Quelques minutes plus tard, il se posait sur le seul héliport, unique point d'accès.
Descendant en baissant la tête, le vent dégagé par les pâles balayant les environs avec force; le passager vit s'approcher un homme en tenue d'hiver qui lui demanda s'il était le Capitaine Valakin.

"Oui, cria ce dernier pour couvrir le raffut des pâles; voici la missive de sauf-conduit

- D'accord, répondit le personnage en prenant le document avant de poursuivre : je suis le directeur de la prison, je vous propose d'entrer, vous n'êtes pas soumis au même régime "glace" que nos invités."

Et, guidant le capitaine, les deux hommes entrèrent à l'intérieur des murs délimitant le périmètres de la prison à l'instant même ou l'hélicoptère repartait.
"Il reviendra peu avant votre départ, ça limite les risques d'évasion. Précisa le directeur alors qu'ils descendaient les escaliers

- C'est vrai que vous ne lésinez pas sur les moyens.

- Il faut reconnaître que la technologie Domanienne est d'ordinaire assez fiable, mais à celà, on peut toujours compter sur la nature même de l'endroit. Dehors, il fait trop froitd pour survivre longtemps et nous sommes à une centaine de kilomètres de toute terre habitée, alors, même si vous savez nager, l'eau vous tuerait en trois minutes.

- Un vrai coffre-fort.

- Il n'a pas été choisit pour rien. Sourit le directeur.

- Mon bonhomme est prêt ?

- Il n'attend plus que vous, mais... vous comptez sérieusement le faire sortir ? Après tout, il reste dangereux.

Alors qu'ils ouvrait une porte donnant sur une vaste cour intérieur, Valakin répondit :
"C'est précisément pour ça."

Là, il porta son regard sur d'étrange trou où un homme n'aurait pu tenir qu'assis et don le sommet était bloqué par des grilles de métal.

"Notre mitard, pour "les enfants pas sages".

- Mon type y est allé ?

- Oui, et je dois avouer qu'il est parmis les rares à avoir bien supporter sa croisière.

- C'est à dire ?

- Il n'a chopé qu'une peneumonie au bout d'une semaine. Répondit le directeur sans sourciller alors qu'ils atteignaient l'autre bout.

Là, il descendirent à nouveau d'autres escalier en bas desquels attendait un poste de garde.
Ce dernier ouvrit les portes électroniques sur leurs passage et ils arrivèrent ainsi, rejoint par deux gardiens, à la porte d'une cellule dont le directeur ouvrit le judas.

Jetant un rapide coup d'oeil, Valakin demanda à ce qu'on le laisse entrer.
Bien que surpris, le directeur fit exécuter sa demande tout en mettant en garde : "c'est à vos risques et périls".

Le voyant passa au vert, ouvrant la porte de fer sur une petite cellule assez large pour acceuillir un lit et un petit bureau.
Une fois entré, on referma la porte derrière Valakin.

Le prisonnier était à la table, en train d'écrire. En entendant entrer l'officier, il marmonna :
" Le dernier à avoir tenter ce genre de folie est ressorti les pieds devant.

- Oublié la réplique du psychopate mal embouché Idaloski, ça ne vous convient vraiment pas. Soupira Valakin.

Intrigué, Karl se retourna : "Vous êtes ?

- Capitaine Valakin, de la Daska.

- La Daska ?" Pouffa Karl; "Connait pas !

- Cet office n'existe pas, en revanche, vous connaissez surement le Colonel

Un silence glaciale lui répondit. Finalement, après un moment, le prisonnier se retourna en lâchant :
"Je crains que vous ayez perdu votre temps capitaine, vous pouvez repartir.

- A vrai dire, dans l'immédiat, c'est vous qui êtes entre quatre mur à vous geler les miches pendant que le Colonel est confortablement assis dans un fauteuil. Remarqua Valakin

- Peut-être, mais si vous êtes ici, ça signifie que le Colonel à tenu à me sortir de mon trou et par extension qu'il n'a pas d'autre choix. Donc, autrement dit, c'est moi qui suis en mesure de mener cette discussion. Lança-t-il en se levant vers Valakin.

- En fait, nous vous offrons la possibilité de vous vengez de l'un de vos vieux ennemis.

- J'en ai tellement !

- Certes, mais nous pensons nous souvenir que le plus dangereux d'entre eux est un certain Philipe... Philipe de Sakina. Dit le capitaine

Karl le fixa, une haine tenace emplit alors son regard. Malgré tout, il parvint à se contrôller et alla taper contre le mur avec rage. Davantage parce qu'il se rendait compte que le Colonel le connaissait mieux que lui-même que pour sa haine envers De Sakina.

- Très bien"; soupira-t-il en maitrisant sa colère; "parlez !"

- Nous avons l'intention de vous faire rentrer au pays. Là, nous monterons un assassinat contre le seigneur de Sakina que vous déjouerez; ainsi, vous pourrez approcher le Duc qui vous sera redevable et par la même, infiltrer la tête pensante des complots contre la Grande Duchesse. Expliqua Valakin

Karl resta silencieux, réfléchissant.

- Il est bien évident que vous ne devez pas le toucher, et même le protéger, la mission est dangereuse, nous le reconnaissons, car si vous êtes pris, vous serez raccourci aussi sec. Néanmoins, en cas de succès, vous ne retournerez pas entre ces quatres murs et vous pourrez remettre dans votre dictionnaire un mot.

- Lequel ?

- Liberté.

Karl considéra la proposition un instant.

"Soit, je marche.

- Parfait !" Conclut Valakin en faisant volte-face avant d'ajouter : "Au fait, n'espérez pas contacter la Kretcha, son nouveau patron est parmis ces gens qui veulent votre peau." Sourit-il avec malice en sortant.

Rester seul, Karl se dit que, de toute manière, son trou commençait à le lasser et qu'il ne serait pas contre revoir le Caskar...

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Quelques heures plus tard, alors que l'aiguille approchait des 20H00, la porte de la cellule s'ouvrit de nouveau :
"C'est l'heure." Annonça un garde en présentant les menottes.

Karl se leva, fit un dernier tour du regard de sa cellule avant de se laisser entraver. Puis, il se laissa conduire à travers les couloir de la prison jusqu'a l'héliport.
L'appareil chargé de l'emmener l'attendait, moteurs prêt à monter en puissance, le capitaine Valakin déjà embarqué.
Alors qu'il se disposait à avancer jusqu'à la machine, un gardien le retint par le bras et lui montra la clé. D'abord intrigué, Karl se retourna vers lui. A ce moment, le garde amena la clé sur les menottes et les ouvris. Une fois retirées, Karl se frotta un temps les poignets comme pour sentir de nouveau la liberté. Enfin, il avança d'un pas décider vers l'hélicoptère et s'installa rapidement.

Là, Valakin ordonna au pilote de décoller. Ce dernier, acquiesçant, tira la manette des gazs vers le haut, donnant l'impulsion qui arracha l'appareil du sol.
Au sol, les gardes regardèrent un temps l'engin s'élever avant de rentrer à l'abri.
Depuis la cabine, la prison reprit son aspect de toujours; isolé, froide et rude. Karl la fixa un temps.

"On dirait que vous regrettez de partir." Remarqua Valakin.

- Non, mais j'y ai quand même vécu un temps, et j'escompte bien ne plus la revoir après ce jour." Répondit-il en se tournant vers le capitaine.

Ce dernier eu un petit ricannement : "Tachez de ne pas faire à nouveau des conneries alors."
Karl n'eut aucune réaction à part regarder de nouveau à travers la fenêtre le bloc de glace s'éloignant.

L'hélicoptère prit un cap droit vers la mer, Karl, le remarquant, demanda où ils allaient.

"Etant donné que nous ne souhaitons pas que votre retour soit connu, nous avons prit le maximum de précaution pour vous ramener.

- Oh, votre sollicitude me touche." Singea Karl. "Si vous me disiez plutôt ce qu'il se passe en notre bonne vielle terre Caskar. ?

- Pour faire simple, on vous a sortit d'un enfer pour vous plonger dans un autre; désolé." Lâcha-t-il sans réel compassion. "Le Caskar est devenu un Grand Duché qui ne tient en place que parce que les seigneurs ne peuvent plus combattre, son Altesse Alexandra dispose de la plus grande force militaire du pays et les tiens ainsi en respect.

- Pourquoi ne s'en sert-elle pas pour balayer les réticences ?

- Parce qu'elle ne veut pas d'effusion de sang et que cela reviendrait à déclencher une autre guerre civile. Au cas où vous l'auriez oublié, elle à déjà passer 5 ans en exil pour des motifs similaires.

- Tout le monde à ses prisons dirait-on. Remarqua Idaloski avec sarcasme.

Valakin, lui jeta un regard en coin avant de poursuivre :
"Bref, le pays est officiellement en paix, mais une guerre de l'ombre divise les seigneurs fidèles et la Grande Duchesse avec les traditionalistes qui cherchent à l'évincer.

- Si j'étais eux, j'opterais pour l'assassinat, c'est rapide, simple et ça fous le bordel.

- Justement, nous le savons, et nous espérons qu'ils vont commettre cette erreur pour que la Duchesse puisse justifier la suppression de leurs pouvoirs.

- C'est risqué. S'étonna Karl.

- D'autant plus qu'elle n'a pas encore de successeur, ce qui pose un certain problème.

- Oui, il suffit qu'un attentat soit un succès pour que la partie soit finie.

- Exactement, le soucis est que, curieusement, nous n'avons eu vent d'aucune préparation de ce genre pour l'instant, et comme nous supposons que tout passe par le Duc de Sakina... Laissa entendre Valakin.

- C'est pour ça que je suis là...

Le capitaine approuva. Et, à cet instant, son regard se figea sur la mer :
"Là !" S'écria-t-il "Le voilà !".
Regardant par le hublot, Karl aperçu, fendant la surface des flots, un sous-marin nucléaire en surface faisant des signaux lumineux à l'hélicoptère.
Descendant comme convenu, l'engin s'approcha de la masse noir pour le survoler d'un demi-mètre, juste assez pour que les deux passagers sautent sur le pont avant de repartir.

Tandis qu'ils se relevaient et que le bruit du moteur s'éloignait, un officier de la marine s'approcha des arrivant pour demander en criant à moitié sous la force du vent:
"Avez-vous la missive ?"

[url=https://www.youtube.com/watch?v=UmMu8we5P8k]illustration sonore[/url]

Valakin se contenta de tendre le même papier que celui présenté à la prison. Le sous-marinier le prit et d'un geste de la main, signala au capitaine que tout était en ordre. Puis il indiqua aux arrivants de le suivre.

Au même instant, le capitaine, depuis la baignoire, ordonnait de se préparer à plonger.
Appuyant trois fois sur la sirène pour annoncer la manœuvre, il rentra en dernier dans le poste de commande. Un brouhaha intense y régnait.
Un officier lança alors au capitaine :
"Tous les voyants au vert capitaine, ballast prêts, immersion paré, pas de contact sonar ou radar.
- Rentrez les antennes, barres à 30°, plongez à 100 mètres, en avant deux-tiers." Ordonna le maître du bâtiment.
L'ordre se répercutant en échos des officiers jusqu'au matelots, ceux-ci finirent par peser sur les barres de plongée tout en confirmant une dernière fois les instructions.

La lourde structure s'enfonça alors lentement dans les flots, retournant vers le règne de silence qu'était le sien sous la puissance de ses moteurs.
En trois minutes, l'imposant bâtiment disparu de la surface.

Lorsqu'on avertit le capitaine que le submersible avait rejoint la profondeur désirée, celui-ci compléta : "Pleine vitesse, cap au 2-7-0.
- A vos ordres, en avant pleine vitesse, cap 2-7-0."
Puis, rejoignant la table des cartes avec son second, il en afficha une présentant les fonds marins dans la région des côtes-nord de Dytolie.

Au même instant, Karl et Valakin finissait d'être installé dans leurs cabines.

Leur réceptionniste conclut : "Vous êtes invités à la table du commandant ce soir, nous arriverons au Caskar dans 4 jours si tout se passe bien."
Et alors qu'il sortait, il se retourna : "Oh, au fait, bienvenue à bord du TNA Intransigeant.

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18 Février 2032,
Setan, résidence Ducale,
A la nuit tombée.

Les voitures amenaient, depuis un bon moment maintenant, les seigneurs de l'ensemble des contrées. Tous avaient répondus présents. Il faut dire qu'il était temps de découvrir cette jeune femme qui faisaient trembler certain d'entre-eux devant la menace de l'union.

La salle de réception était un vaste hall au bout duquel trônait un escalier se séparant en deux au niveau d'un palier médian pour rejoindre l'étage des deux côtés.
Alexandra attendait là, accompagnée par Dekropos.

" Pas un ne manque, il semblerait que votre projet ait réussi votre Altesse.

- Un instant Dame Dekropos, je n'ai pas encore vu l'invité d'honneur; répondit-la souveraine avec méfiance.

A ce moment, à la porte de la pièce, un attroupement de seigneurs s'écarta lentement en s'inclinant respectueusement. Rapidement, les regards se portèrent sur l'arrivant et, automatiquement, tous s'inclinèrent sur le passage de celui-ci.

Alexandra eu un sourire en coin : "Le voici." Elle descendit les marches pour aller à sa rencontre.

"Votre Altesse." salua simplement ce dernier en inclinant au minimum sa tête.

"Messire de Sakina." répondit de même la Grande Duchesse, le regard plein de braises.

Un lourd silence tomba, les regards se fixant sur les deux rivaux. La tension était palpable.
Le Duc croisa les mains : "Charmante idée que votre petite réception Altesse, vous n'avez rien perdu de la grâce de votre mère. Complimenta-t-il avec un faux sourire.

- Je vous remercie messire, quand à moi, je constate que vous faîtes toujours aussi forte impression lorsque vous paraissez. Rétorqua-t-elle calmement mais sèchement.

- Je m'en excuse votre Altesse, tout particulièrement lorsque nous sommes sous votre toit et que vous êtes notre hôte, cependant, je ne contrôle pas les faits et geste de qui que ce soit.
Il abordait un ton innocent et cette dernière remarque n'était pas sans arrière pensée.

- Sous-entendriez-vous que c'est mon cas ?

- Force est de constater, votre Altesse, que vos projets on de quoi inquiéter les seigneurs qui ont l'impression d'être... contraints à l'union. Ajouta-t-il avec une humilité simulée.

- Et vous venez plaider leur cause, je suppose ? Demanda simplement Alexandra qui sentait parfaitement que son interlocuteur requérait une entrevue en tête à tête.

- Si votre Altesse me le permet. Le Duc inclina la tête plus bas que la première fois.

- Nous serons plus à notre aise dans le cabinet." Conclut Alexandra en commençant à remonter les marches, sachant que le Duc la suivrait.

Le lourd silence reprit sa place, les regards les suivirent jusqu'à ce qu'il disparurent. Là, il fallut encore attendre qu'Ariane frappe des mains pour lancer la musique et détourner les esprits de la confrontation.

Une fois les portes du cabinet fermées, Alexandra marcha jusqu'à la fenêtre à côté de son bureau pour admirer les jardins, attendant en réalité que son adversaire parle le premier.

"On peut dire que tu as fait un retour en fanfare Alexandra, je suis impressionné.

- Pour toi, c'est "votre Altesse".

- Oh, à votre guise, votre Altesse" S'inclina en singeant le Duc. "Permettez moi simplement de remarquer que ce retour n'est pas pour plaire à tout le monde...

- Il est bien évident que tu ne t'inclus pas dedans.

- Moi ? Voyons, tu sais bien que j'ai toujours observé une stricte neutralité...

-... Jusqu'à ce que l'heure soit venue oui ! Ajouta-t-elle le visage fermé.

- Alexan... Votre Altesse, soupira-t-il, je ne cherche pas à être votre ennemi, mais votre politique porte clairement préjudice au droit seigneuriaux et ceux-ci risquent... de mal le prendre.

- Ne me sort pas ces balivernes là toi aussi ! Haussa-t-elle le ton en se rapprochant à quelques centimètres du grand seigneur pour le fixer dans les yeux.

- Balivernes ? C'est toi qui me parle de balivernes ? Soyons réalistes Alexandra, nous savons tout deux que cette conversation ne va mener à rien, simplement parce que je pense que nous connaissons tout deux la solution qui permet d'éviter tout conflit, et de contenter tout le monde, tu le sais comme moi, il suffirait de transformer les pouvoirs des seigneurs en pouvoir d'administrateur et de faire de même avec leurs forces qui deviendrait respectivement polices locales et gardes-côtes ! Seulement, cette situation dépasse le Caskar, elle nous dépasse même nous; tu dit lutter contre des traditionalistes mais tu luttes contre eux par la même voie : tu ne veux pas de cette solution, tu ne veux pas à épargner à des familles entières le déshonneur, la peine, les larmes et l'humiliation ! Tu prétends chercher le bonheur du peuple, mais en réalité, Alexandra, tout ceci, tout ce merdier, n'a lieu que parce que tu es en pleine vendetta personnelle, parce que tu veux la tête de ceux qui ont fait du mal à ta famille et que tu ne t'arrêteras, que lorsque tu auras assouvie ta vengeance ! "
Son discours était rester calme. Après un temps, il ajouta avec un sourire mécanique : "Ou si tu meurs, c'est selon."

Il voyait dans le regard de la jeune femme qu'il avait touché juste, en fait, il se demandait comment elle se retenait encore de lui bondir dessus.

Elle argumenta alors sèchement, d'un ton haineux.
"Peut-être que si tu avais chercher ce compromis avec ma mère, elle l'aurait accepté à bras ouvert, tu aurais probablement hérité d'un rôle au gouvernement et tu serais devenu un héros de ce pays et rien de tout ceci ne serait jamais arrivé ! Seulement, vois-tu, c'est ton intérêt personnel qui te guide. Et tu t'es servie de moi pour éliminer celle qui l'à renversée après t'être assurer que je sois humiliée ! Tout cela uniquement pour t'assurer que personne ne vienne déranger tes affaires ! Et tout ceux qui ont comploté contre ma mère sont de la même espèce. Alors ne me parle surtout pas de ce qui est juste ou non !

S'éloignant de nouveau, sentant qu'elle reprenait le contrôle de ses émotions, elle entendit dans son dos une voix traitresse lui lancer :
"Il semblerait néanmoins que les filles de ta maison close t'aient apprises certaines choses : j'ai entendu dire que les ambassadeurs... et les monarques; appuya-t-il; se précipitaient depuis peu à Setan pour te rencontrer, toi et tes manières "délicieuses"."

Alexandra se retourna, l'air calme, froid, elle avança jusqu'à lui. Il y avait une table derrière. Lorsqu'elle fut presque collée, elle le saisi brusquement à la gorge, faucha son pied et le fit basculer dos sur la table tout en sortant à la vitesse de l'éclair un couteau qu'elle plaça au niveau de son ventre.

"Elle m'en ont apprise d'autre plus... tranchantes. Et je ne sais pas ce qui me retient de t'ouvrir le bide en deux !" Lui cracha-t-elle à quelques centimètres du visage, les traits tordus par la colère et la haine.

Tout en luttant pour prendre de l'air sans pour autant se débattre, le Duc répondit avec un sourire vainqueur : "Parce qu'il te reste encore une dette à payer, une dette que tu as... envers moi, je t'ai malgré tout sauvé Alexandra, sans moi, tu serais un cadavre !" Puis, comme pour appuyer son triomphe, il eut un cour fou rire.

A ce moment, Alexandra lui asséna un coup dans les parties tout en relâchant l'étreinte qu'elle exerçait sur sa gorge. Ce qui lui procura le plaisir tout particulier d'entendre son rire s'étouffer d'un coup, avant que son corps ne glisse à terre.

"Sort d'ici, je sais ce que je voulais savoir." Lui ordonna-t-elle en rangeant son arme pour retourner vers son bureau.

Se caressant le coup comme pour se débarrasser des dernières marques de doigts en se relevant, le Duc répondit en sortant : "Moi de même... votre Altesse."
Il était satisfait, il connaissait désormais l'objectif de son adversaire, et surtout, il était parvenu à lui faire perdre son sang-froid.

Alexandra retourna à la fenêtre et posa ses mains sur le rebord, tentant de calmer son esprit encore concentré sur le mauvais génie qui venait de sortir.
Elle entendit frapper. Tournant d'un coup la tête vers la porte, les traits encore raidis, elle se rendit compte que c'était Dame Dekropos :

"Dois-je vous... vous faire porter pâle votre Altesse ?" Demanda-t-elle avec une douceur teintée de peur.

- Non ! Lança-t-elle; occupez les justes un moment." lui dit-elle en diminuant progressivement l'agressivité de sa voix. "Il faut que je me calme."

Ariane acquiesça et referma la porte. Alexandra, restée seule, fixa un moment la vitre, ressassant malgré elle ce qui venait de se passer, elle aurait aimer... le démolir, le faire souffrir, le... Un tintement de verre qu'on casse la sortie de ses réflexions. La vitre en face d'elle était brisée, elle avait le poing ensanglanté.
Réalisant l'absurdité de la chose, elle se calma presque automatiquement et regarda son poing en soupirant.

"Et merde !"

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21 Février 2032,
Côtes Nord Caskar, TNA Intransigeant
A l'aube.

Le second arracha de l'imprimante un message venant d'arriver. Le parcourant rapidement en se dirigeant vers le capitaine penché sur une carte de la région; il lui remit le document :
"Ça vient d'arriver commandant."
Se redressant pour prendre et lire le message, le capitaine mit les lunettes pendant à son cou.

Après un court instant de silence troublé par le bruit de la machinerie et des installations, celui-ci regarda son second : "Faîtes venir Valakin et Idaloski.

Quelques instants plus tard, les concernés arrivèrent, guidé par le second.

"Commandant.

- Il y a un changement de programme capitaine. Annonça l'officier en regardant alternativement le message et Valakin.

L'agent fronça alors les sourcils, intrigué par ce qu'on lui disait : De quel ordre ?

Le commandant partis alors en direction de la table des cartes adjacente pour appuyer son propos :
"Je suis chargé de vous déposer le long de la côte, l'amirauté semble craindre qu'un comité d’accueil ne vous attende à Setan. Or, l’État Major à cru comprendre que le retour de monsieur Idaloski devait rester discret.

Posant sa main sur la petite armoire contenant les cartes à côté de la table, Valakin eut une réflexion à haute voie.
"Serait-il possible que les traditionalistes aient envisagé l'option sous-marin ?

- Je crains que ce ne soit pas la question capitaine Valakin, de toute évidence, les gens pour qui vous travaillez ont estimé que c'était une possibilité. Maintenant, il s'agit de savoir où vous désirez que je vous dépose.

- Où je désire que... ? Répéta avec une surprise doublée d'incompréhension Valakin.

- Non, je parlais à monsieur Idaloski capitaine, pour vous, les ordres sont de rester à bord jusqu'à Setan où un de mes hommes se déguisera pour leurrer les adversaires potentiels.

- Mais... Vous ne comptez sérieusement pas laisser Idaloski seul ?

- Auriez vous un doute quand à sa loyauté ? Demanda le commandant avec lassitude.

- Je ne lui fait absolument pas confiance ! Vous savez d'où il vient ? Répondit Valakin piqué au vif.

- Non et sincèrement je n'en ai rien à faire, la seule chose qui m'importe c'est de savoir si à cause de ce type, moi et l'ensemble de mes hommes allons perdre nos jobs et finirent fusillés ?" Dit-il en tournant la fin de sa phrase à l'image de sa tête, en direction d'Idaloski."
Laissant un temps durant lequel Karl paru ne pas saisir le sens de la pensée, il ajouta :
"Parce que si vous vous plantez, qu'il arrive quoi que ce soit à la Grande Duchesse, ou que les traditionalistes l'emportent, c'est ce qui nous attends tous."

Hésitant un temps, Karl ne put s'empêcher de faire un tour de la pièce du regard, constatant que l'ensemble des membres d'équipage présents, attirés par les éclats de voix, le fixait désormais.

- Peut-on compter sur vous ? Insista le commandant de bord.

Reportant son regard sur le personnage, Karl eu un acquiescement de la tête : Vous avez ma parole d'honneur. "
Valakin tourna la tête vers lui, surpris par la déclaration de l'ancien prisonnier. En fait, il n'en revenait pas.
S'en rendant compte, Karl précisa : "Ne vous en faîtes pas Valakin, je n'oublie pas ce que je dois au Colonel..." A cet instant, il regarda dans les yeux le capitaine en fronçant les sourcils. "Mais je m'en occuperais une fois ce merdier terminé."

Tandis qu'un duel de regard divisait les deux hommes sur qui toute l'attention portait, le commandant eu un toussotement tout en faisant signe à son second de reprendre en main l'équipage qui semblait suivre l'affaire avec attention.
Obéissant, ce dernier, par un éclat de voix, ramena à son tour le quartier-maître :
"Monsieur Lavnock, nous ne sommes pas à un spectacle de théâtre mais sur un bâtiment de guerre, voulez-vous, je vous prie, vous en rappelez et faire de même avec le reste de l'équipage ?

- Oui lieutenant. Acquiesça le sous-officiers avant de réveillez à son tour par sa puissante voix le reste de l'équipage pour le concentrer de nouveau sur ses consoles et machines.

"Messieurs, dit ensuite plus bas le commandant; vos querelles ne m'intéresse pas. En fait, j'aimerais plutôt savoir où je dois vous lâchez, monsieur Idaloski.

Rompant le duel de regard, les deux passagers se tournèrent à nouveau vers le
commandant :
"Choisissez la zone nord, les risques sont minimes, ce sont en majorités des fidèles de la Grande Duchesse qui possèdent ces terres. Conseilla Valakin.

- Une minute !" corrigea Idaloski en levant son doigt. "Cette opération était censée être top secrète n'est-ce pas ?

Surpris, Valakin mit un petit temps avant de répondre, sans comprendre ou Karl voulait en venir : "Oui... "

"Alors cela signifie qu'il y a des taupes au seins de l’État-major, et probablement du gouvernement. Sinon, comment nos adversaires auraient-ils pu être au courant ?

- C'est juste..." concéda le capitaine en posant ses mains sur la table, l'air soucieux.

- Mais où voulez- vous en venir ? Demanda le commandant de bord.

- A ceci, si ils ont su que nous rentrions à votre bord, alors il y a fort à parier qu'ils apprennent le changement de plan, ou tout du moins, qu'ils le suspectent. En conséquence, et plus encore si nous faisons face au Duc Philipe, il faut s'attendre à ce que des agents épient notre arrivée le long de la côte nord-ouest; aussi, je serais plutôt d'avis d'aborder... Karl allongea son dernier mot tout en cherchant sur la carte, un point propice : "ici !"

Le commandant se pencha pour voir le point désigné. Lorsqu'il le trouva il redressa vivement la tête vers Karl en écarquillant les yeux: "Vous êtes malade ?"

- J'espère en tout cas que c'est ce que vont penser nos adversaires.

- Bien sur qu'il vont le penser !" Se redressa le commandant sidéré. "Cette région est extrêmement dangereuse et puis... Il s'interrompit pour se pencher par dessus la table afin de se rapprocher d'Idaloski : Admettons. Nous nous faufilons dans ces récifs et faisons surface suffisamment longtemps pour vous permettre de sortir sans nous éventrer sur les rochers, ce qui relèverait déjà de l'exploit ! Maintenant, dîtes moi comment vous comptez rejoindre la côte, qui est tout de même à un kilomètre de ce point;" appuya-t-il en bougeant son doigt sur la carte comme pour tracer la distance, "que nous n'avons pas de canot à moteur, ce qui signifie que vous serez à la mercie du courant; et qu'en fait, les seules embarcations dont nous disposons sont destinées au sauvetage, et croyez moi, elles sont bien repérables car en même temps, elles ont été fait pour ça !?

- Qui dit que nous aurons besoin de faire surface ? Rétorqua avec un sourire malin Idaloksi.
Le visage de l'officier commandant parut s'éclaircir, soudain, un léger sourire intéressé arbora sa face.

"Ah parce que vous êtes un poisson Idaloski ? Railla Valakin qui ne voyait pas comment il comptait faire pour rejoindre la côte sous l'eau.

- Non, mais si mes souvenirs sont bon, tout sous-marins dispose de tenues de plongées. Sourit-il à l'intention du Commandant.

- Bien sur, mais comment comptez-vous sortir sans que le sous-marin ne soit amener à faire surface ?

- Par les tubes lances-torpilles.

- Pardon ? Le regarda dubitativement le commandant.

- Vous m'éjectez avec la combinaison par un tube lance-torpille. C'est faisable ?

Le maîtres du bâtiment réfléchit au plan un instant, le considérant.

"Ne me dîtes pas que vous envisagez une seconde de réaliser cette idée folle ?! Se scandalisa Valakin en fixant l'officier sans parvenir à croire qu'il songeait réellement à l'appliquer.

- Pour tout vous dire capitaine, je ne vois pas de solution plus discrète. Remarqua-t-il à l'intention de Valakin avant de s'adresser à Idaloski : "Va pour votre idée, mais par sécurité, notre plongeur vous accompagnera pour ramener l'équipement, il n'est pas question de laisser de trace quand à votre arrivée.

A peine eut-il finit sa phrase qu'il laissa les deux agents à la table des cartes pour quitter le compartiment sous la remarque d'un membre d'équipage : "le commandant quitte la passerelle !".

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Trois jours plus tard, dans les jardins de la résidence Ducale, Alexandra se promenait à l'ombre des oliviers, occupant son esprit à une intense réflexion.

Une voix derrière elle la fit sursauter :

"Votre Altesse !

- Pardis, se rassura Alexandra, ne me faîtes plus cette frayeur Dame Dekropos, j'ai déjà assez de sujets d'inquiétude !

- Veuillez me pardonnez, s'excusa Ariane en inclinant légèrement la tête.

- Ce n'est rien, que se passe-t-il ?

- J'ai enfin retrouvé la carte des différentes seigneuries du territoire dressé du temps de votre mère et je lui ai fait subir une mise à jour. Dit-elle en lui tendant une pochette à dessin.

La Grande Duchesse la prit et l'ouvrit en poussant une exclamation de satisfaction avant de
concéder : Les choses vont être beaucoup plus claires maintenant ! Cela dit, je m'étonne que cela n'est pas été fait avant...

- Les frontières bougeaient tellement souvent que personne n'a eu le courage de la modifier.

- C'est l'original ?! Demanda Alexandra avec inquiétude.

- Non, c'est une copie, je n'allais pas massacré une œuvre authentique datant d'un quart de siècle !

- Vous me rassurez, sourit la souveraine en consultant la carte.
A propos... Au cour de ma... disons entrevue avec le Duc de Sakina, êtes vous parvenue à faire un tour des opinions et divisions entre unionistes et traditionalistes ?

"Oui." Affirma Ariane en plaçant ses mains pour faire comprendre qu'elle avait besoin de la carte. Lui laissant, Alexandra la suivie jusqu'à ce qu'elle pose le document sur une pierre à l'ombre d'un arbre. Là, elle s’asseya de côté et commença à faire part de ses découvertes tout en indiquant les fiefs concernés :

- La scission est disparate et inégale, cependant, une majorité de petits seigneurs vous sont favorables tandis que les Grands penchent plutôt côté traditionaliste.

- Sans surprise donc...

- Si, une ! Corrigea Dekropos; un bon nombre de comte sont neutre et hésitent à rallier un camp, je pense qu'il s'agit de mesure de précaution de leur part.

- Bien sur, ils ne veulent pas être dans le camps qui perdra ses lettres de noblesses. Nous remédierons à cela par une ordonnance garantissant que tout seigneurs n'aillant pas été la source du renversement de la reine et qui sont prêts à faire amende honorable tout en reconnaissant le nouveau pouvoir ducale n'auront rien à craindre et conserveront l'ensemble de leurs biens et terres.

- Qu'en est-il du peuple votre Altesse ?

- C'est notre soutien le plus important, il va être également notre meilleur arme contre les seigneurs adverses. Il va falloir éditer une série de "désirs"; dans la mesure du possible, ils devront être relayé par la presse de sorte à ce que le peuple soit au courant et qu'il désapprouve les seigneurs si ceux-ci refusent de l'appliquer sur leurs terres.

- Ainsi, vous contournez leurs souveraineté.

- Surtout, je force la main de nos adversaires, ce qui va, je l'espère, les pousser à commettre une bêtise. Mais quoiqu'il en soit, le moment venu, ils leurs sera impossible de rejoindre le camp traditionaliste en cas de conflit si nous rallions suffisamment de personnes par nos actes.

- Dans ce cas, il faut s'attendre à de potentielles représailles sur ce que les seigneurs peuvent considérer comme étant des rebelles.

- Non, car cela me donnerait la légitimité pour les suspendre et c'est la chose qu'il craignent le plus.

Il y eut un silence au bout duquel Ariane remarqua :

- Votre Altesse, n'avons-nous néanmoins pas intérêt à réfléchir aux méthodes que pourrait utiliser les seigneurs pour vous contrer et peut-être, vous évincer ?

- Oui, cela semble logique... Mais, n'ayez pas d'inquiétudes, nous avons l'homme qu'il faut dame Dekropos. Et de ce que j'en sais, c'est un atout auquel personne ne s'attend...

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25 Février 2032,
Duché de Sakina, Ville d'Ellil
Dans les environs de 15h.

Dans le ciel flottait le drapeau du Duché alors que les gens se précipitaient au fenêtre et dans la rue pour assister au passage de leur seigneur. Le duc Philipe était à cheval, passant entre les ruelles de hautes maisons en saluant de la main.
De chaque côté du passage se tenaient des gens applaudissant le défenseur de la tradition du pays.
Ces bains de foules n'étaient pas sans inquiéter les proches et gardes du seigneurs qui, pour minimiser les risques, choisissaient des lieux d’apparitions dont la fidélité populaire était quasi-fanatique.

Au milieu de cette foule se tenait Karl, affublé d'un costume traditionnel de la région. Il observait silencieusement le plénipotentiaire défilé sous les acclamations.
De douloureux souvenirs remontaient dans son esprit, il en venait à se demander comment il allait se retenir de l'égorger à la première occasion.
Puis, se remémorant les paroles de Valakin, il parvint à reprendre le contrôle de ses émotions, se disant qu'une plus belle manière de se venger n'existait pas.
Ensuite, il s'attelat à repérer la zone d'opération du sniper chargé de l'assassinat.
Remontant les ruelles en précédant le cortège, Karl chercha une tour. Celles-ci étaient construites pour affirmer le pouvoir du seigneur, et il n'était pas rare que l'architecture change selon les propriétaires...
En tournant une rue, il l'a vit : elle était cylindrique et élancée vers le ciel. Avec différentes ouvertures sur ses pourtours, ce qui faisait d'elle un excellent poste d'observation... et de tir.
Se frayant alors un chemin au milieu de la foule, il approcha sans détour de la porte et entra tout en s'assurant que l'agitation ambiante rendait son acte inaperçu.

L'intérieur était creux; seul un escalier suivant le pourtour de l'architecture montait en spirale tout en s'arrêtant régulièrement à des paliers faisant face aux ouvertures.
Comme prévu, les gardes étaient assommés. Un petit bruit de pièce d'armement s'imbriquant confirma à Karl que son "alibi" était bien là.

Montant lentement les marches pour éviter que ses pas ne résonnent à l'intérieur de la structure, il aperçut, arrivé au tiers de l'édifice, que le cortège s'approchait dangereusement de la fenêtre de tir idéale.
Pressant alors le pas, il attira l'attention du tireur qui présenta sa tête par dessus son palier, cherchant du regard l'auteur de ce raffut.
Lorsqu'il aperçut Karl, la face paniqué en sachant l'ignorance du sniper quand au plan globale prévu, celui-ci se reconcentra pour aligner le Duc qui était quasiment dans son viseur.

Tandis qu'il calmait tout son être pour un tir parfait, il entendait les pas nerveux se rapprocher de lui à toute allure, prêt à empêcher l'acte. Le tireur devait choisir entre ouvrir le feu au jugé maintenant ou neutraliser le fauteur de trouble au risque de laisser passer son axe de tir idéal.
Tant pis, il pressa la détente.

Au dehors, une détonation fulgurante retentit qui surprise la foule toute entière, réduite soudainement au silence.
Lorsqu'elle reporta son regard sur le cheval ducale, son propriétaire était désarçonné, couché face contre le sol, dans une marre de sang.

Le tireur esquissa un simple sourire de satisfaction avant de donner un coup de crosse en arrière pour frapper l'arrivant.
Karl prit le coup en pleine jambes et vacilla avant de tomber à la limite du rebord. Se redressant tout en se mettant face à l'imprudent, le sniper rechargea une balle et le pointa.
Réagissant à la vitesse de l'éclair, Karl donna un grand coup de pied sur le canon de l'arme qui dévia de son axe, faisant partir le coup dans le vide.
Un temps surpris par la manœuvre, le tireur reçu ensuite une violent coup dans le ventre qui le fit reculer jusqu'à la fenêtre tandis que son arme tombait vers le sol de la tour.
Karl profita de ce temps de répit pour se remettre debout et se préparer à un corps à corps.
Mais, à son plus grand désarrois, son adversaire sortit de son dos un sabre très court, de la taille d'un couteau de cuisine.
Sans esquisser un sourire, ce dernier entreprit de planter Karl qui évita le coup pour saisir le poignet imprudemment avancé et tenter de le retourner contre l'attaquant. Celui-ci, lâchant alors l'arme, asséna un coup de sa main libre dans les côtes exposées de Karl qui fit une grimace en reculant.
Tentant alors d'en finir, le tireur opta pour un coup de pied au niveau du torse. Ce à quoi Karl répondit par un évitement tout en récupérant la jambe qu'il tint.
Mais, l’inertie crée par le mouvement plaça le sniper dans une délicate posture : il était désormais face au vide, un pied pour le maintenir en place, l'autre entre les mains de Karl.

Il y eut un temps d'arrêt.

Puis, les portes s'ouvrirent brutalement pour vomir les gardes ducaux qui se précipitèrent sur les marches après un rapide tour des lieux du regard.
Tournant alors la tête pour regarder celui qui tenait sa vie entre ses mains, le tireur aperçut, après un temps d'hésitation, une froide détermination de son adversaire qui, d'un coup franc, poussa la jambe, ce qui fit tomber l'exécutant dans le vide dans un cri de peur qui figea les gardes.
Après un bruit sourd doublé du son des os fracassés, il montèrent en hâte jusqu'au lieu du tir. Là, le sergent en charge regarda rapidement la situation et eut une hésitation. Après un temps de silence, il ordonna :
"Essayer de voir si on connait le type qui mange les pavés...". L'un de ses hommes acquiesça avant de descendre rapidement les marches.
Pendant ce temps, le sergent dévisagea Karl d'un air indécis : Ce brun au yeux noisettes semblait, sur le moment, inoffensif. Il ne cherchait pas à expliquer quoi que ce soit, il semblait transit de peur.

"Sergent, il porte un équipement militaire ! Et le fusil vient du Nord !".

Ne tardant alors pas à relier le combat qu'il avait vu en arrivant, le sergent eut tôt fait d'assimiler cet étrange personnage à un allié.
"On peut dire que l'on vous doit une fière chandelle !" Remarqua-t-il en se penchant dans l'ouverture pour regarder la rue avant d'ajouter pour lui-même : "Position idéale, ce n'était pas un amateur..."
Puis, se tournant de nouveau vers Karl, il demanda intrigué : "Mais que faisiez-vous là ?
- J'ai entendu des bruits suspects, alors, je suis entré...

Le sergent le considéra un temps, l'air peu convaincu. Comme pour se rattraper, Karl enchaîna : "Le Duc va bien ?
- Il est stabilisé !" Répondit avec une assurance teintée de bonheur le sergent. "La balle n'a fait que traverser le bras au niveau de l'articulation, il est hors de danger."

Karl eut à ce moment un soupir involontaire. Le sergent l'interpréta comme un signe de compassion et de fidélité au Duc. Oubliant alors l'excuse faite sur le pouce que venait de lui servir son interlocuteur, il arbora un large sourire : "C'est grâce à vous qu'on le doit !"

Idaloski, soudain rassuré, eut un petit sourire nerveux, mais ce n'était pas pour avoir sauvé le Duc : il venait de passer avec succès son test d'entrée...

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